Les regards ne cillèrent pas, plongés l'un dans l'autre, ils se lançaient le défi silencieux d'être le dernier à flancher. Hypnotisant, les orbes marronnés de la prédatrice attirèrent ceux de la proie dont le vert s'assombrissait à mesure qu'elle se rapprochait.
Il se consumait en elles depuis trop longtemps, ce besoin viscéral de posséder l'autre.
Alors bien vite le contact visuel ne suffit plus et dut prendre forme physique. Emma avala la distance qui les séparait, son bassin allant jusqu'à buter contre les genoux croisés de Regina qui dénoua ses jambes sans tarder, sommant ainsi la plus jeune de s'enfoncer davantage dans ses filets. La blonde fit donc un dernier pas, se coinçant délibérément entre les cuisses galbées et le marbre blanc du bureau. La brune se mordilla outrageusement la lèvre, se sentant définitivement d'attaque à prendre tout ce que l'autre était disposée à lui donner.
« Et bien, qu'est-ce que vous attendez ? », lança-t-elle à la détenue.
Ultime provocation visant à libérer la bête dissimulée derrière cette façade d'ange blond: Regina posa son index sous le menton de sa future amante pour venir caresser de son pouce la bouche rosée.
Il n'en fallut plus à Emma. Elle attrapa le visage de la femme et l'attira vers elle pour l'embrasser. Elle l'embrassa avec passion, avec besoin, besoin de la sentir au plus proche d'elle. Regina agrippa la nuque de la jeune femme, désirant approfondir ce baiser qui brûlait déjà tout son être, et qui pourtant ne suffirait sans doute jamais à la rassasier.
Les mains de la blonde se posèrent au creux des reins de la brune avant de rapidement se frayer un chemin sous les fesses rebondies. Les jambes de la directrice s'enroulèrent autour de la taille de celle qui venait de la soulever. Ainsi posée sur les bras finement musclés, elle dominait la détenue de plusieurs centimètres, ce qui lui arracha un petit sourire satisfait. Petit sourire bien vite balayé par le baiser qu'elle offrit à celle qu'elle surplombait.
Les bouches ne purent se quitter, accolées l'une à l'autre par une force métaphysique qui les dépassait toutes les deux, rien, même leur plus solide volonté n'était capable de briser ce baiser.
Baiser consumant, baiser plaisant mais calcinant, baiser délectant, puissant, pressant, baiser palpitant et pourtant insuffisant.
Insatisfaite, elle était condamnée à l'être si elle ne prenait pas les devants. Elle se devait de découvrir l'inconnu de cette femme dont elle voulait tout percevoir. Elle insinua alors sa main dans le dos de la brune, arriva jusqu'en bas de la nuque délicate pour se saisir de la fermeture éclair qu'elle descendit d'un coup sec. Elle laissa ensuite ses doigts redescendre lentement le long de la colonne fraîchement dénudée dont l'épiderme se couvrait progressivement de frissons.
En sentant Emma la déshabiller, Regina décroisa ses jambes pour retomber sur ses pieds. Elle laissa la blonde lui caresser le dos un moment avant de se reculer d'un petit pas, quittant son contact, renonçant ainsi à la chaleur de son toucher.
Attentive à ses moindres mouvements, la détenue la regarda faire, ne voulant pas intervenir une seconde, appréciant plus que de raison la voir se dévêtir sous ses yeux. Elle l'observa faire partir ses doigts du haut de son cou et les descendre vers l'extrémité de ses épaules, balayant ainsi les bretelles qui faisaient encore tenir sa robe.
Sensuel, le tissu entama sa chute le long du corps si désirable, dévoilant un léger soutien-gorge noir, tombant au niveau de sa taille avant de ralentir vers les courbes de ses hanches pour finir par s'échouer au sol, disparaissant sous les chaussures rouge et noir à talons hauts.
Le visage de la directrice était confiant. Il ne pouvait que l'être face à l'air adorateur qu'affichait celle qui la dévorait des yeux.
Pleinement satisfaite, elle l'était devant cette vision surnaturelle qui se projetait sur ses rétines. En aucun cas elle n'aurait pu penser que l'imaginaire de ses fantasmes puisse être ainsi terrassé par une réalité si belle. Jamais au grand jamais elle n'aurait cru possible d'être si sensible aux charmes d'un corps.
Mais pouvait-on vraiment tomber amoureux d'un physique ? Ou était-ce plus profond que cela ? Quoi qu'il en soit, ça ne l'empêchait pas de trouver la perfection dans tout ce qui composait Regina.
« Vous êtes..., commença Emma avec peine, Vous êtes à couper le souffle. »
Émue par un simple compliment ?
Ce n'était pas son genre. Et pourtant...
Le manque des louanges de Graham depuis qu'elle avait mis un terme à leur liaison, les trois semaines passées à ramasser à la pelle les insultes et critiques de Léopold. Nombreux étaient les éléments pouvant expliquer le vif bonheur procuré par l'adulation d'Emma.
Mais n'était-il vraiment question que de cela ? Ou la raison était-elle en fait bien plus profonde ?
Quoi qu'il en soit, cela ne l'empêchait pas de se laisser flatter par ces belles paroles qui sonnaient si juste à son oreille.
La blonde, toujours ensorcelée par la superbe de la brune, fut incapable du moindre mouvement. Cette dernière perdit alors patience et se décida à prendre les devants, s'installant confortablement sur le sofa dans sa plus belle position suggestive.
Elle l'attendait, à moitié allongée sur le velours obscur, pour seuls habits ses dessous en dentelle ébène qui dévoilaient de manière subtile ses parties les plus intimes.
Divine, Regina était divine.
Et en la voyant ainsi, sa peau d'albâtre contrastant avec la noirceur du reste, Emma ne put en venir qu'à une seule et unique conclusion: de toutes les couleurs, le noir était définitivement la sienne.
« Dites-moi Miss Swan, vous allez rester plantée là encore longtemps ou vous comptez me rejoindre ? », nargua la moqueuse.
Oh non elle n'allait pas rester plantée là bien longtemps. Elle était incapable d'attendre davantage. Ses pensées les plus lubriques appelaient à être réalisées, ses désirs les plus sombres à être accomplis et ses pulsions les plus bestiales à être exorcisées.
Elle se fit rapidement une place sur le sofa auprès de la brune qui l'accueillit dans un baiser luxurieux.
Placée au-dessus du corps nu qu'elle dominait de son poids, la blonde se plut à laisser vaquer ses mains sur la peau douce, à laisser ses doigts se balader au hasard à la découverte de ce nouveau territoire, à laisser son toucher conquérir cet inconnu qui n'allait plus le rester longtemps.
La bouche d'Emma délaissa celle de Regina au profit de son cou qu'elle parsema d'humides baisers. Mouillée par la langue, chérie par les lèvres et marquée par les dents, la gorge de la reine n'en sortirait pas indemne, la poitrine non plus...
Les mains de la blonde, jusqu'ici occupées à torturer le ventre tendu et friand de caresses, se glissèrent entre le velours du canapé et le dos cambré pour venir dégrafer le soutien-gorge en dentelle qui vola à l'autre bout de la pièce. Dès lors, ses doigts se posèrent autour des petits seins, dont l'extrémité déjà érigée ne faisait que témoigner davantage de l'excitation à laquelle la brune était soumise.
« Miss Swan, soupira-t-elle alors que la bouche d'Emma suçait déjà son téton durci, Attendez... »
Les attentions portées à sa poitrine ne cessèrent, au contraire, elles gagnèrent en intensité.
« Miss Swan!», insista la martyre dans un geignement.
Le visage d'Emma se recula dans une moue boudeuse, le regard vert était plein d'incompréhension.
Regina repoussa les mains encore égarées sur son buste et s'extirpa de la prise de la blonde.
Le visage d'Emma se figea, la moue boudeuse se mua en une expression affolée.
Avait-elle fait quelque chose de mal ?
Était-elle allée trop vite ?
La brune avait-elle pris peur, tout à coup ?
Devait-elle s'excuser puis prendre la fuite tant qu'il en était encore temps ?
Nombreuses étaient les questions défilant dans l'esprit d'Emma.
Regina était là, debout au milieu de son bureau, nue comme un ver, son string noir pour seule parure. Un petit sourire moqueur se dessina sur son joli minois à la vue de l'air désemparé qu'affichait la blonde. Frustration ou culpabilité, il était dur de déterminer ce qui rongeait le plus la jeune femme encore assise sur le sofa.
D'une démarche féline, jouant de son corps dénudé qu'elle savait transpercé par les orbes verts, la directrice entama les quelques pas qui la séparait de la porte. Arrivée devant le bois verni de noir, sa main se posa sur la clef déjà insérée dans la serrure. Puis, d'un geste rapide, elle verrouilla son bureau à double tour.
« Garce. », entendit-elle jurer dans son dos.
Elle se retourna, la bouche en O, l'air faussement scandalisée.
« Vous m'avez fait peur, se justifia Emma, ne voulant pas braquer la femme qu'elle désirait tant.
- J'espère bien... », souffla la brune dans un petit sourire diabolique qui fit rouler des yeux la blonde.
De sa marche lascive, la prédatrice s'approcha de sa proie. Si jusqu'ici elle l'avait laissée faire, c'était maintenant à son tour de mener la danse.
Mais peine fut-elle arrivée au pied du sofa que l'autre posait déjà ses mains sur ses hanches, prête à la faire basculer avec elle.
« Bas les pattes! », ordonna la directrice en lui assénant une petite tape sur l'avant-bras.
Emma la regarda en fronçant les sourcils.
« Levez-vous. », exigea la femme.
Emma obéit, Regina prit son visage en coupe pour l'embrasser, et bien vite ses mains descendirent pour venir se saisir du bas du teeshirt qu'elle retira d'un geste pressé.
Les yeux bruns se plongèrent alors dans le décolleté voluptueux de la blonde,
s'émerveillant de la vue des deux seins pourtant encore couverts de l'épais dessous en coton blanc. Très vite cependant, il ne resta plus rien du vilain soutien-gorge, offrant une vision d'autant plus délectante aux prunelles chocolat qui s'écarquillèrent avant de s'enflammer devant la poitrine ronde enfin dévoilée.
Emma n'avait pu résister à l'envie de retirer son soutien-gorge tant voir Regina la regarder ainsi lui était grisant. Les deux yeux, assombris par le désir, la scrutait avec une intensité telle qu'elle en eut la chair de poule.
Hypnotisée par le corps de la blonde qui s'offrait à elle, Regina avança une main timide en direction du buste nu et envoûtant. Elle glissa ses doigts le long des clavicules saillantes, puis les descendit pour caresser la gracieuse poitrine, jusqu'à effleurer l'extrémité des tétons pointant à son contact.
« C'est bon je peux vous toucher maintenant ?, demanda Emma dans un souffle rauque, ne supportant plus de devoir garder ses mains hors de la délicieuse silhouette qui lui faisait face et qui s'amusait à lui triturer les seins.
- Pas encore. », taquina la brune en décollant finalement les yeux de sa poitrine pour s'aligner à son regard.
La mine joueuse, la belle s'agenouilla, descendant avec elle le jogging bleu de sa partenaire. Puis, elle remonta lentement sur ses jambes, ne manquant pas de faire traîner ses ongles sur le corps de la blonde, ongles qui laissèrent derrière eux les traces éphémères de leur langoureux passage.
« Maintenant vous pouvez. », autorisa-t-elle une fois son visage arrivé à la hauteur de celui d'Emma.
Un bref éclat de rire s'échappa des lèvres rosées avant que les rouges ne le fassent taire en introduisant un énième baiser.
Les deux corps s'enflammèrent, peau contre peau, le contact de l'autre n'était que plus appréciable, l'envie d'en finir, elle, que plus insupportable.
Ses mains posées dans le dos de la blonde, Regina avança en direction du canapé, faisant reculer Emma avec elle jusqu'à ce que cette dernière ne tombe à la renverse sur le velours noir. Là, telle une véritable panthère, le regard acéré et un sourire carnassier scotché au visage, la brune grimpa sur la jeune femme qu'elle épingla au sofa en s'essayant sur ses hanches.
Réjouie de dominer ainsi, la prédatrice se fit plus incisive. De ses mains, elle empoigna la poitrine gonflée, de sa bouche, elle baisa avec appétit la gorge déployée, arrachant ainsi à sa proie ses premiers gémissements.
Nageait-elle en plein délire, ou Regina Mills était-elle bien sur elle, en train d'embrasser et de toucher chaque parcelle de sa peau ?
Cela avait tout d'un rêve pour Emma, et pourtant il n'en était rien, tout ceci était réel. La sublime brune était bien juste au-dessus d'elle, collant sa poitrine nue contre la sienne, mêlant ses doigts à sa chevelure blonde, embrassant sa mâchoire avec ardeur, et... plaquant son genoux contre son point le plus sensible ?
« Regina! », glapit-elle alors qu'un soudain plaisir venait irradier son bas ventre.
La rotule de la brune appuya dans de lents mouvements circulaires contre la culotte en coton blanc que l'humidité ne tarderait pas à trahir. La blonde, victime de ces secousses de bienfait inespéré, se laissa aller dans de lourds soupirs qui allèrent mourir dans la bouche rouge venue pour l'embrasser.
Baiser passionné, plein de sensualité, baiser arrêté par quelques mots susurrés.
« Je vous ai connue moins docile, Miss Swan. »
Elle la provoquait, la garce.
Ni une, ni deux, la blonde échangea les rôles avec la brune, pour le plus grand bonheur de cette dernière, comme se plaisait à attester son petit sourire satisfait.
« Vous n'êtes pas croyable, souffla Emma en comprenant qu'elle avait fait exactement ce que sa tortionnaire attendait d'elle.
- Pourquoi ?, interrogea Regina de son faux air innocent.
- Vous pouviez simplement le dire, expliqua la jeune femme, Que vous en vouliez aussi, ajouta-t-elle en lui embrassant un sein, faisant rouler l'autre dans sa main.
Un gémissement échappa à la reine.
- Je n'ai nul besoin de dire quoi que ce soit, soupira-t-elle d'aise, Vous faites déjà exactement ce que je veux... »
Et vous n'avez encore rien vu, pensa Emma en délaissant la poitrine dressée pour s'occupait du ventre plat dont les muscles se tendirent sous le poids de ses lèvres. Sa bouche occupée à faire se contracter l'abdomen de Regina, ses doigts inquisiteurs se faufilèrent jusqu'au lambeau de dentelle noir. La blonde survola la fine culotte, faisant trembler la brune d'anticipation.
« Encore un peu de patience... », souffla-t-elle à l'attention de la directrice.
Emma se recula ensuite pour se glisser entre les jambes de Regina qui la regardait attentivement, surveillant tous ses mouvements pour prévoir la moindre de ses actions. Elle qui s'attendait à la voir plonger entre ses cuisses, fut fort surprise de l'observer retirer ses chaussures à la place. Les escarpins aux semelles écarlates traversèrent la pièce avant de s'écrouler sur le marbre noir dans un fracas.
Elle déposa un baiser sur sa cheville, un autre légèrement au-dessus, puis encore un autre, un suivant sur son genou, un au sommet de sa jambe, et pour finir un sur le bas de son aine.
Puis, elle remonta pour venir l'embrasser avec passion. Les mains de Regina se perdirent dans la tignasse blonde, les doigts d'Emma, quant à eux, se frayèrent un chemin sous la culotte en dentelle. La détenue commença alors à caresser l'intimité de la directrice, à glisser contre ses lèvres humides, à jouer avec son clitoris gonflé.
« Miss Swan...», gémit la femme, visiblement désireuse de plus.
Sensible aux plaintes libidineuses de la brune, la blonde la pénétra de ses deux doigts. Regina se cambra violemment, tira sur les boucles d'or et mordit la lèvre inférieure d'Emma dans un nouveau baiser enflammé. Les hanches de la femme se mouvèrent au rythme des lents
va-et-vient auxquels elle était confrontée, sa respiration devint irrégulière face à la stimulation frénétique de son nerf le plus sensible.
Se plaisant à faire grimper les sensations luxurieuses chez sa belle, Emma se perdit dans sa contemplation. Les doux cheveux bruns légèrement en bataille, d'habitude pourtant si bien coiffés. Les paupières closes où le trait de crayon noir minutieusement tracé commençait à couler. Les joues rougies qui remplaçaient l'habituel teint éclatant. Le rouge à lèvres carmin dont il ne restait plus grand chose. Le corps de coutume si élégamment vêtu reposant à présent dans son plus simple appareil.
La débauche sciait bien à Regina Mills, sublimant sa beauté de ce petit quelque chose dont Emma aurait voulu l'exclusivité.
Les pénétrations se firent plus rapides, plus dures, plus profondes.
Ivre de sensations plus délicieuses les unes que les autres, Regina s'était laissée happer par un sentiment de bien-être hors norme. Dès l'instant où la blonde avait eu le malheur de l'effleurer de ses doigts, la brune avait compris qu'elle allait sans aucun doute terrasser tous ceux qu'elle avait connus auparavant.
Ainsi possédée par Emma Swan, tout lui paraissait décuplé. De la simple caresse d'un sein, à l'innocent baiser posé au creux du cou, jusqu'au plus violent des va-et-vient.
Tout, absolument tout procurait à Regina un plaisir divin si pur, qu'elle jura pouvoir atteindre le septième ciel avant même de jouir.
Submergée de satisfaction, une larme s'échappa de ses paupières fermées, larme qui n'échappa en aucun cas à Emma.
« Est-ce que ça va ?, demanda-t-elle inquiète en retirant sa main du sexe débordant de désir.
Les yeux noirs s'ouvrirent dans l'incompréhension la plus totale.
- Oui, oui ça va, dit-elle sans savoir quelle réponse donner à une question aussi absurde.
- Vous êtes sûre ?, insista Emma.
- Bon dieu! Par pitié, fermez-la et continuez!», jura la brune que la frustration commençait à gagner.
La blonde, bien que confuse une seconde, obtempéra.
Elle posa un baiser sur sa clavicule, la brune sourit, elle déposa le suivant à la naissance de sa poitrine, Regina empoigna ses cheveux, elle lui embrassa ensuite le bas de l'abdomen, le corps de la reine se tendit, le dernier fut déposé entre ses cuisses, la faisant soupirer d'impatience.
La culotte noire commença doucement à glisser le long du galbe de ses jambes, elle redressa la tête.
Les yeux chocolat aux pupilles dilatées se plongèrent dans les ténébreuses prunelles vertes.
Le morceau de dentelle s'échoua au sol. Les mains de la blonde se saisirent des cuisses de la brune, son visage s'enfonça entre ces dernières. La tête de Regina repartit violemment en arrière dans un geignement. La langue d'Emma aurait rapidement raison d'elle, elle était déjà au bord du gouffre. Seulement avant qu'elle n'explose, la bouche de sa tortionnaire quitta son sexe pour venir se poster contre son oreille.
« Je vous ai connue plus sauvage, Madame Mills. », murmura la blonde en rentrant brusquement deux doigts en elle.
Les ongles de Regina se plantèrent dans le dos d'Emma. L'extase était proche. Les doigts se recourbèrent, le vagin se resserra, une vive jouissance irradia le corps de la brune, les ongles griffèrent dans de longues traînées le dos de la blonde qui se mordit la lèvre, tant pour supporter la douleur, que pour se retenir de commenter la beauté exacerbée de la femme qui venait de jouir pour elle.
Le pouls battant à tout rompre, la respiration fébrile, les muscles épuisés et le corps dégoulinant de luxure, la reine se laissa enfoncer dans le velours noir du sofa, récupérant avec difficulté de son orgasme foudroyant. Le preux chevalier se délecta de l'image de sa souveraine.
Lorsque les orbes verts trouvèrent enfin les bruns, un soudain élan de tendresse infiltra les deux femmes qui se nouèrent dans une étreinte douce et affectueuse.
« A votre tour maintenant...», décida Regina au bout d'un moment, mettant ainsi fin à l'échange délicat.
Emma la regarda faire, elle l'observa descendre le long de son corps, persistant à laisser son regard braqué sur elle malgré la difficulté à garder les yeux ouverts sous les savoureuses tortures qu'elle lui infliger.
Elle le jura, elle aurait pu venir rien qu'en la regardant.
Alors lorsque Regina lui retira sa culotte, la blonde pria pour que son manque d'expérience l'aide à se retenir plus longtemps. Seulement il n'en fut rien et multiples furent les orgasmes que lui soutira la brune pourtant novice.
Enfermées à double tour dans le bureau décoré de noir et blanc, les deux femmes étaient sur leur petit nuage. Elles occultèrent tout le reste pour se concentrer l'une sur l'autre, pour se donner corps et âme à leurs ébats qu'elles prolongèrent des heures durant.
Les traits étaient détendus, les visages comblés et les silhouettes enlacées l'une à l'autre, elles fixaient le plafond, encore béates face à tout ce qui venait de se passer .
« C'était..., commença Regina en brisant soudain le silence.
- Magique, compléta spontanément Emma.
- Disons que ce n'était pas trop mal. », rétorqua la brune.
La blonde roula les yeux devant la mauvaise fois évidente de la femme.
« Oh merde!, s'écria-t-elle alors que son regard se posait sur l'horloge qui lui faisait face.
- Langage, corrigea immédiatement la directrice
- Il est déjà quatorze heures!, se justifia Emma en se leva d'un bond.
- Quatorze heures ?!, répéta Regina sans y croire, se levant à son tour avec précipitation.
- Je vais être en retard pour mon heure de ménage à la bibliothèque, se lamenta la blonde en enfilant ses habits en vitesse, Et si c'est Belfrey qui pointe je suis vraiment dans la merde.
- Cessez d'être grossière et dépêchez-vous, condamna la brune en agrafant son soutien-gorge, Ne vous inquiétez pas, Belfrey ne fera rien, j'y veillerai personnellement, ajouta-t-elle en se glissant dans sa robe.
- Mais j'ai quand même loupé le déjeuner, se plaignit Emma en remontant son jogging, Et il y avait la tarte aux pommes de Granny en dessert.
Regina pouffa de rire en chaussant ses escarpins.
- Parce que vous auriez préféré manger la tarte de Granny ?, railla-t-elle.
- Sans vouloir vous offenser Madame Mills, rien ne vaut la tarte de Granny. », piqua Emma.
La directrice lança un regard noir à la détenue qui, l'air moqueur, s'appliquait à lacer ses chaussures.
Quand elle se releva enfin, la blonde fut surprise de voir la brune assise derrière son bureau, la tenue impeccable, et la coiffure et le maquillage déjà arrangés avec soin.
Prenait-elle si longtemps à faire ses lacets ou la reine était-elle une véritable magicienne ?
« Tenez, dit Regina en lui tendant l'une de ses pommes au rouge si parfait, Pour me faire pardonner de vous avoir privé de déjeuner. », ajouta-t-elle avec sarcasme.
Emma prit le fruit dans sa main et l'étudia un instant du regard.
Croquer dans la pomme était tentant...
taquiner une dernière fois la directrice l'était encore plus.
« Je connais l'histoire de Blanche Neige, je sais ce qu'il lui est arrivé, expliqua-t-elle d'un ton des plus sérieux, Et je sais lire entre les lignes, votre Majesté. »
Elle lança le fruit rubis que Regina intercepta sans la lâcher des yeux.
La blonde jeta ensuite un petit clin d'œil avant de quitter le bureau, laissant derrière elle une brune qui n'attendait plus que son retour.
[ Salut!!
Alors ça vous a plu ? :)
Petit message pour vous prévenir qu'il n'y aura pas de chapitre la semaine prochaine, mes partiels m'ont rattrapée :')
Le rythme d'un nouveau chap chaque jeudi reprend donc dans 15 petits jours ;)
Merci de me lire et à bientôt!!]
