Chapitre 5

Point de vue de Sanji

Je pensais pas que je finirais dans mon lit si rapidement, mais en même temps, la tension est montée d'un coup, et ce n'est certainement pas dans mon état que j'allais essayer de réprimer mes envies. Et puis, ça fait un an, c'est beaucoup, alors ça ne fait que multiplier mon désir.

Il s'est levé et m'as soulevé par les cuisses avant de me plaquer avec force contre le mur et de m'embrasser avec vigueur. Savoir qu'il me désire autant, moi, ça a l'effet d'une bombe dans ma tête.

S- Ma chambre.

Il avait à peine eu le temps de demande, j'avais à peine eu la force de répondre, que j'étais déjà sur mon lit, frémissant de désir. Il allume la grande lumière, je me cache les yeux sous cette luminosité agressive et lui demande de l'éteindre tout en allumant ma petite lampe de chevet. Je rouvre les yeux, et mon regard tombe - évidemment - sur lui. Il est si beau.. Il me souris et son regard m'enflamme de l'intérieur, je me cambre sous l'envie.

°°°°°Début du Lemon°°°°°

Sans que je comprenne quand ni comment, il est entre mes jambes, tenant fermement mes poignet au dessus de ma tête à l'aide de sa main droite tandis que sa main gauche défait habilement ma boucle de ceinture. Tout dans mon corps se met en alerte, mes yeux cherchent les siens, ma peau demande la sienne, mes mains veulent le toucher, mon cerveau crie son nom, d'ailleurs y'a pas que lui qui crie son nom, mon entrejambe aussi, mais je ne crains qu'il ne me faille encore attendre.

Je ne pense pas que Zoro soit le genre de mec à aller droit au but, je pense plutôt que c'est le genre de gars qui fait attendre, qui se fait désirer. J'en ai confirmation quand, sans lâcher mes poignets, il viens frôler mon cou de ses lèvres, me recouvrant de frisson et me faisant gémir d'impatience tout en remuant mon bassin dans l'espoir de rencontrer le sien, sans succès.

S- Zoro...

Il remonte vers mon oreille

Z- Oui?~

S- S'il te plaît...

Il ne me répond rien, il se remet au dessus de moi et je peux voir le sourire pervers qui prend place sur son visage. Il libère mes poignets et reviens embrasser mon cou, de ma clavicule à ma mâchoire. Mes mains se perdent dans ses cheveux, caressent son dos, agrippent ses bras, descendent le long de son torse en prenant garde à éviter sa cicatrice. Sous ses baisers qui m'enivrent, ma respiration s'accélère, devient plus profonde, plus chaude. Ce n'est pas seulement mon souffle qui se réchauffe, c'est tout mon corps. Il passe une main sur ma joue, mon regard brillant de désir se plante dans le sien, ardent et charnel.

Z- Je t'aime

Il ne me laisse pas le temps de répondre qu'à nouveau, ses lèvres prennent possessions des miennes. Rapidement, il demande l'accès à ma langue en mordant ma lèvre inférieure. Je ne saurais lui refuser quoi que ce soit actuellement. Je suis totalement à sa merci, sous son emprise, je suis fasciné, omnibulé. Doucement, sa langue viens rencontrer la mienne et c'est tendrement qu'elles commencent à danser au rythme de mes gémissements. Il s'appuie sur ses coudes et se calle entre mes jambes, son bassin se frottant au mien, un son rauque s'échappant de sa gorge au même moment.

Je le veux, je le désire, je l'aime. Une main plonge dans mes cheveux avant de passer sous ma tête tandis qu'une autre passe sous mon dos. Je me retrouve au dessus de lui, à califourchon, tandis que Zoro est appuyé contre le mur, me regardant avec un air de défi. D'accord, c'est donc à celui qui fera céder l'autre.

Point de vue de Zoro

Il cogite une demie seconde avant de prendre le même sourire que moi. Il se penche au dessus de moi, m'offrant, par delà la vue de son beau visage, une vision des plus érotiques de sa cambrure. Ses lèvres partent dans mon cou, y déposant des baisers mouillés qui me donnent envies de le plaquer au matelas. Il mordille la peau sous mon oreille, fait courir le bout de ses doigts le long de ma poitrine jusqu'à mon bas ventre, me faisant frémir et, sans que je ne puisse me retenir, gémir faiblement.

Ses dents se resserrent plus fort sur mon cou avant que ses baisers ne se mettent à descendre de plus en plus au sud. Plus il descend, plus la température monte, plus je suis impatient, plus je me sens serré dans mes vêtements. Il dépose un baiser mouillé sous mon nombril, mes hanches se soulèvent instinctivement. Je le sens sourire contre ma peau alors que ses mains s'affairent contre le bouton de mon pantalon.

Lorsqu'il parvient - non sans mal - à l'ouvrir, il lève la tête vers moi, se lèche les lèvres, et descend, à une lenteur qui me rend fou, ma braguette. Je fini par perdre patience, j'inverse nos places, me lève, retire mon pantalon et lui enlève précipitamment le sien également. Il n'a pas l'air de cet avis, il passe au dessus de moi encore une fois, s'asseyant sur mon entrejambe.

Mes mains viennent empoigner ses hanches tandis que je le regarde, au dessus de moi, se mordant la lèvre en souriant et en rougissant avant de se cacher derrière une de ses mains. Je me redresse et retire sa main de ses yeux.

Z- Pourquoi tu te caches? T'es sublimes mon coeur.

A l'entente du surnom que je lui ai attribué, il rougis d'avantages et se couvre le visage de ses deux mains.

Z- Tu veux que j'éteigne la lumière?

Je ne suis quand même pas un sauvage, le but, c'est qu'il se sente bien, pas qu'on fasse un film de cul. Même si - entre nous- le mélange des deux serrait parfait.

Il acquiesce timidement et je me recouche pour éteindre sa petite lampe, nous plongeant dans une semi obscurité, la lumière des lampadaires de la rue filtrée à travers ses rideaux pour seul éclairage. Il se couche sur moi, marquant une petite pause. Il me sert dans ses bras.

S- Je me sens bien avec toi..

Z- Tu m'en vois ravis.

Je l'embrasse tendrement et gémis de surprise quand je sens sa main passer sous mon caleçon avant de passer autour de mon entrejambe, la libérant partiellement de sa prison de tissus. Je le sens sourire contre mes lèvres. Contrairement à ce que je pensais, il sait exactement à quel jeu il joue ce petit cachotier.

A nouveau, sa bouche dévie de la mienne pour aller jusqu'à mon bas ventre, passant par mon cou et mon torse. Il relève la tête vers moi, une lueur dans le regard que je ne lui connaissait pas jusqu'à présent. Il dépose un baiser au bout de mon membre et tout mes muscles se contractent.

Il me retire mon caleçon et s'assois entre mes jambes avant de se pencher au dessus de mon entrejambe, me fixant droit dans les yeux. Mon souffle accélère, tout comme les battements de mon coeur. L'adrénaline coulent dans mes veines. Un soupir de plaisir s'échappe de ma bouche lorsqu'il passe sa langue sur mon gland. Mon bassin se soulève par reflex, j'en veux plus.

Je le veux lui, j'ai envie de lui.

Il lève les yeux vers moi en souriant avant de me prendre en bouche. Je laisse ma tête tomber contre le coussin, mes yeux se ferment pour permettre à mon cerveau de se focaliser uniquement sur les sensations qu'il m'apporte.

Point de vue de Sanji

Lorsque je le prend en bouche, sa tête bascule en arrière et un son rauque lui échappe.

Je compte bien lui faire perdre ses moyens. Par contre, faut pas que je remue trop, sinon, je vais avoir l'estomac patraque.

Je le pompe ardemment, jouant avec ma langue et ses sensations. Il attrape un oreiller et le plaque sur son visage avant de gémir bruyamment dedans, me donnant encore plus envie de l'entendre, je veux lui faire plaisir comme jamais quelqu'un ne lui a fait plaisir. Et il semble que je m'y prend plutôt bien parce qu'il commence à être prit de spasmes.

Soudain, il me repousse, m'allonge à sa place et passe entre mes jambes, se frottant contre moi, les pupilles dilatées par le plaisir et l'envie. Je me sens comme sa proie, comme un fruit défendu qu'il s'apprête à dévorer, et ce n'est pas pour me déplaire. Ses lèvres saisissent les miennes en long et langoureux baiser tandis qu'une de ses mains caresse tendrement ma joue.

J'ai envie de lui, maintenant, tout de suite, sans délais.

Je met fin au baiser pour finir de me déshabiller avant de me recoucher sur le dos, les jambes écartées, le dos cambré.

Z- Ah ouais, t'es comme ça toi?

Je rougis violemment et ferme les yeux sous la gêne. Il passe subitement entre mes cuisses et me susurre à l'oreille

Z- J'aime ça ~

Je frissonne et tout mon corps se met à l'appeler.

Il fouille dans les tiroirs de ma table de chevet.

Z- La cachette universelle

Il en sort un tube de lubrifiant. Tient, j'ai ça moi? Il faut croire que oui.

Il en met sur ses doigts, et à en juger par son regard, je vais passer un agréable moment.

Point de vue de Zoro

J'entre un premier doigt en lui et récolte un soupir de plaisir. Il ferme les yeux, le sourire aux lèvres, je ne saurais dire si c'est de la joie ou de la gêne dissimulée, sûrement un mélange des deux. Il remue son bassin, j'entre un deuxième doigt et cette fois j'obtient un petit gémissement de sa part. Je commence à les bouger en lui, d'abord simplement.

J'ai tellement envie d'être en lui

Oui mais là c'est pas pareil, tu dois prendre ton temps et pas y aller comme un bourrin. C'est ton petit-ami, c'est pas n'importe qui.

La petite voix dans ma tête a raison. Je dois pas faire de la merde avec Sanji, je dois y mettre de l'amour. Bordel un rapport avec de l'amour c'est quoi, c'est comment, je sais pas comment faire moi!

C'est pas le moment de faire de la merde soldat!

Je sais mais j'ai peur de le décevoir!

Si tu continues à jouer ta flipette tu vas tout gâcher! Reprend toi merde!

Je me reprend et entame des mouvements de ciseaux en lui, il se cambre et gémis mon nom dans un soupir d'aisance qui me fait sourire. Je dois pas faire de la merde, j'ai si peur de tout gâcher, c'est la première fois que ça m'arrive, c'est la première fois que je me soucie avant tout du plaisir de l'autre.

Ses hanches ondulent délicieusement sur mes doigts tandis que des gémissements exquis s'échappent de ses lèvres entrouvertes. Face à cette vision, je ne peux qu'être de plus en plus excité.

Point de vue de Sanji

C'est sûrement l'alcool, ou juste sa présence, mais je me sens comme en dehors de mon corps, ou peut être qu'au contraire, que je ne fais qu'un avec mon enveloppe charnelle. Je n'en sais rien, tout ce que je suis en mesure de confirmer, c'est que toutes les sensations qu'il me procure à l'heure actuelle sont parfaites. Je me sens bien, infiniment bien. Je rouvre les yeux lorsqu'une sensation de vide se répand en moi.

Je relève la tête vers Zoro, ses yeux se plongeant dans les miens. Un sourire naît sur son visage, un sourire qui me donne des frissons et fait trembloter mon corps d'envie à son égard.

Z- On passe à la suite?

Je hoche la tête avec conviction et il se remet à fouiller dans le tiroir avant d'en sortir un préservatif. Je ne peux me retenir de me mordre ma lèvre. Mon corps se réchauffe de plus en plus, mon bassin bouge sans que j'en ai réellement conscience.

Point de vue de Zoro

J'avais vraiment peur de ne pas rentrer dedans.

En même temps d'habitude tu met pas de capote.

Oui justement parce qu'elles sont toujours trop petites.

T'es pas le seul de bien membré dans cette pièce pour le coup.

Je me place à l'entrée de Sanji et agrippe ses hanches. Il tend ses bras vers moi.

Faut que tu te baisse vers lui, vous devez être proches, c'est ça l'amour.

Je pose mes coudes de chaque cotés de sa tête et commence à le pénétrer lentement, j'ai vraiment peur de lui faire mal. Lorsque ses gémissements arrivent à mon oreilles et que je sens ses mains partir caresser mon dos, je suis soudainement soulagé et gémis également sous la sensation, bien que ce fichu bout de latex gâche pas mal de chose. Je dégage les mèches de cheveux qui me gâche la vue sur son si beau visage et passe ma main sur une de ses joues avant de l'embrasser tendrement tout en commençant à me mouvoir en lui.

Point de vue omniscient

Dans l'esprit de Sanji, tout devenait si flou et si net en même temps, tout en lui sonnait à l'unisson, tout en lui était d'accord sur cette seule et unique phrase : j'aime Zoro.

Ce dernier, penché au dessus du blond, tentait par tout les moyens de lui exprimer son amour, infini bien que récent. Tout les deux ne savaient pas comment cet amour était né à vrai dire, tout ce qu'ils savaient, c'est que désormais il était encré dans leur coeur, et tout ce qu'il voulait, c'est que cet amour de se meurtrisse jamais.

Dévoré par les sensations, l'amour, le chaud, Sanji ne retenait pas ses gémissements, pour une fois, et sûrement la première fois de sa vie, il se sentait accepté tel qu'il est. Il se sentait désiré tel qu'il est. Et surtout, il se sentait aimé tel qu'il est.

Zoro, lui, il était juste heureux, "juste" n'a pas la place dans cette phrase, pour lui, être heureux, c'est rare, en fait, il ne se souviens plus trop la dernière fois qu'il s'est sentit aussi apaisé. Il voulait prendre soin de Sanji, et même si il ne savait pas comment faire, il se jura en cet instant, de le protéger même au péril de sa vie.

Leur gestes deviennent de plus en plus assurés, ils commencèrent enfin à prendre conscience de leur complémentarité. Il était temps pas vrai?

Point de vue de Sanji

Je sais pas pourquoi j'ai envie de pleurer, je ne sais pas pourquoi je sens les larmes me monter aux yeux malgré cet immense sourire qui s'étire sur mon visage. Je me cache entre mes mains et Zoro me les retire.

Z- Qu'est-ce qu'il y a?

Face à son air inquiet, je n'ai pas su comment m'exprimer, la réponse est sortie toute seule

S- Rien, je suis juste heureux.

Point de vue omniscient

Les larmes de Sanji se mirent à couler, les gestes de Zoro se firent infiniment tendre. Il embrassait son cou, sa joue, passait doucement ses mains dans ses cheveux, lui murmurait à l'oreille combien il l'aimait. Et le vert savait, il avait enfin compris comment on y met de l'amour. Il faut juste laisser son coeur parler.

Z- Je t'aime Sanji, je t'aime je t'aime je t'aime...

Les larmes du blond coulaient de plus en plus alors que son sourire ne s'en faisait que plus grand. Sans crier garde, le corps de Sanji fut pris d'un spasme qui le fit gémir plus fort, ses mains s'accrochèrent solidement au dos de Zoro qui compris qu'il était proche de l'extase.

Lui donner du plaisir, le noyer sous l'amour, je l'aime. Ce sont les seuls mots qui passaient dans l'esprit du vert.

Dans la tête de Sanji, il ne s'y passait rien, enfin, si. Y'avait tellement de truc qui courraient dans sa tête, des mots d'amour qui hurlaient, des sensations qui tremblaient, des papillons qui tournoyaient. Trop de choses pour qu'il arrive à s'y retrouver.

Ils sentaient tout les deux que toutes ces sensations allaient bientôt venir à bout d'eux. Zoro réprimait ce plaisir au prit de celui de Sanji, ce dernier avait les yeux fermés, la bouche entrouverte, permettant à ses innombrables gémissements de s'évanouir dans l'air. Sanji se sentais partir, il sentait que les spasmes le rongeaient de plus en plus, qu'il se resserrait de plus en plus autour du vert.

Il suffit d'un coup de reins plus fort que les autres pour qu'il implose. Il griffa le dos de Zoro sans en avoir réellement conscience, il gémissait son nom d'une voix qu'on ne lui connaissait pas alors que son corps tout entier tremblait et que sa tête trouvait refuge dans le cou de son bien aimé.

Se fût rapidement au tour de l'esprit de Zoro de s'embrouiller, et à son corps de lâcher prise, se tendant brutalement sous quelques contractions musculaires dans un gémissement sourd, se retenant du mieux qu'il pouvait au dessus de Sanji afin de ne pas l'écraser.

C'est en sueur, souriant, et surtout rempli de bonheur qu'il se retira avant de se laisser tomber aux cotés de son blond pour reprendre son souffle. Z- Je t'aime putain. S- Moi aussi. Zoro se leva pour se débarrasser du bout de latex avant de revenir vers Sanji qui pleurait comme une madeleine

Z- Eh..

Il le prit dans ses bras

Z- Qu'est-ce qu'il se passe mon amour..?

S- J-Je, Je suis heureux, c-c-c'est tout.

Il le serra un peu plus contre lui et tenta de calmer ses pleurs. C'est dans les bras l'un de l'autre, éclairé par la lumière des lampadaires à travers les rideaux, qu'ils s'endormirent. Le coeur plein d'amour, la tête vide de soucis.