D- Tu veux toujours avoir le dernier mot hein?
Il reprend son sérieux et se penche au dessus de la table, en face de moi
D- Sauf que si je m'y colle, tu ferra pas long feu, et c'est une promesse.
-
Point de vue de Mihawk
-
Zoro se lève lui aussi, j'aime pas. Ils vont s'engueuler. Il se penche vers lui et lui sourit d'un air mesquin.
Z- Essaye pour voir.
Doffy lui rit au nez, il lui attrape le bras et le retourne, le couchant dos sur la table, le maintenant couché par la gorge de son autre main. J'aime pas.
D- Convaincu?
M- Doffy stop.
Il le lâche tout de suite.
D- Je jouais.
M- Je sais, mais arrête. Ce que tu prends comme un jeu, d'autres peuvent s'en sentir en danger.
La réaction de Zoro chez moi me revient en tête, il avait paniqué et m'avait repoussé avant de tomber en arrière dans la baignoire.
M- Ca va Zoro..?
Z- Oui. Oui ça va.
Il était resté couché sur la table, sous le choc. Il se relève et se frotte le cou.
Doffy le regarde en souriant, je lui donne un coup de coude.
M- Arrête.
Il me prend la gorge et approche mon oreille de sa bouche.
D- Tu veux pas jouer toi..?
Je me défait et le fusille du regard.
M- Je t'ai dis d'arrêter.
Il s'approche encore de moi et me lèche le cou avant de s'en aller sans un mot.
Z- Et tu lui dis rien?
M- Il a toujours été comme ça.. Et ça depuis qu'on le connais..
Z- Ouais enfin.. Vous êtes ensembles quand même..
M- Il a pas le même rapport à ça que toi et moi.
Z- Et ça l'excuse?
M- Non, mais.. Zoro, je sais des choses, dont j'ai pas le droit de parler, mais.. Laisse tomber..
Z- Et ça rend son comportement compréhensible? Mihawk je me fais du soucis là.
M- T'as pas à t'en faire, vraiment.
Z- Tu me le promet?
Je baisse les yeux.
Il me prend le poignet et me tire jusque dans ma chambre malgré tout mes efforts pour me dégager. Il claque la porte.
Z- Maintenant tu m'expliques.
M- Rien.
Z- Mihawk!
Il frappe dans le mur à côté de lui.
M- Arrête, ça va je te dis.
Z- Comment je pourrais en être sûr, à moins que je me trompe, t'as grandis dans les abus, alors qu'est-ce qui me dit que tu sais réellement les identifier hein?
M- Alors ça certainement pas. Il est brut des fois, mais jamais il ne s'est passé de chose pareille je te le jure.
Z- Et combien de fois tu t'es laissé faire?
M- Aucune. Et déjà ça ne te regarde pas pourquoi je parle de ça avec toi?
Z- Parce que si les rôles étaient inversé on en serait là.
Il a raison mais
M- J'ai le double de ton âge je te-
Z- Quand c'est pour baiser avec moi tu t'en fou d'avoir le double de mon âge alors tu vas arrêter.
M- Tu vas encore mettre ça sur le tapis? Qui à voulu ça? Toi ou moi?
Z- Tu veux qu'on se prenne la tête pour ça? T'es sérieux?
M- C'est toi qui en parle dès que tu en as l'occasion.
Il soupire.
Z- Tu sais quoi.
Il ouvre la porte
Z- Laisse tomber, si t'as envie de parler tu sais où me trouver.
Il la claque derrière lui en sortant.
J'ai rien compris.. Il a prit peur pour rien ou je me suis mal exprimer?
Je vais dans sa chambre.
Z- Casse toi.
M- Zoro on s'est sûrement mal compris.. Je ne te parlais pas de sexe, mais de supériorité à l'autre.. De démonstration de force.. Tu m'as demandé si tu avais à t'en faire et j'ai baissé la tête, mais moi ça va.. Je te le jure. C'est Doffy que ça affecte. Pas moi. Tu t'es tout de suite mis un contexte sexuel en tête et c'est pas le cas.
Z- Ca a l'air de rien sauf d'un contexte sexuel je suis désolé.
Il me répond froidement.
M- Zoro!
Ses yeux deviennent ronds comme des soucoupes.
M- Putain tu m'écoutes là?!
Z- Sors.
M- Tu m'as dis de venir te parler, c'est ce que je fais, et maintenant je suis sensé dégager?
Z- Mihawk, sors. S'il te plaît.
Il devient pâle.
M- Qu'est-ce qu'il se passe..?
Z- Rien, va t'en s'il te plaît.
M- Zoro..
Il se lève de son lit.
Z- Dégage!!!!
Je recule de peur.
M- Qu'est-ce qui se passe Zoro..?
Z- Rien il ne se passe rien!
Il soupire.
M- Okay..
Je fais demi tour, ayant quand même peur qu'il ne s'en prenne à moi, il a une aura écrasante quand il est en colère.
Z- Ce qu'il a fait, à moi, et toi, ça m'a rappelé.. De très mauvais souvenirs.. Désolé d'être agressif.. Je me sens en danger c'est tout..
Je m'arrête sans me retourner vers lui, de peur qu'il ne sente oppressé par mon regard.
Z- Sur le moment j'étais juste plus inquiet pour toi qu'autre chose, alors c'était pas compliqué de ne pas y penser, mais après, forcément, ça a ressurgit. C'est tout. Voilà. Désolé.
Je lui fais face.
M- C'est rien, je comprends. Tu veux en parler?
Z- Oui, enfin, je crois que ça pourra m'aider, alors, je vais le faire.
Il s'assoit sur son lit et me pointe sa chaise de bureau.
Z- Je t'en prie.
Je m'assois sur son bureau et le fait que je n'utilise pas la chaise semble l'amuser un peu.
Z- Bref, alors, euh.. J'avais 15 ans.. Et je pense que tu t'en doutes.. C'est là où..
Il s'arrête.
Z- T'as compris..
Je hoche la tête quand il lève les yeux vers moi pour être sûr que j'ai bien saisi la chose, puis son regard se perd à nouveau sur le sol.
Z- J'étais sortis faire un tour, rien de mal à l'époque, j'étais pas là dedans, je rentrais juste de ma balade du soir que j'avais pris l'habitude de faire depuis 4 mois à l'époque, ça faisait 5 mois que j'avais appris la mort de mes parents. J'essayais de m'en remettre comme possible, mais c'était très dur, et ça l'a toujours été jusqu'à ce qu'on me révèle la vérité sur leur mort, parce que jusque là j'en étais le responsable. Jusque là c'est moi qui avait causé leur mort car j'avais causé cet accident de voiture.
Il se sert l'avant bras.
Z- J'étais au bout de ma rue. J'avais emménagé dans mon éternel appartement il y avait deux semaines de ça. Et cette foutue porte de merde qui se fermait pas me rendait dingue, mais cette fois, j'ai laissé couler. J'étais pas d'humeur à me prendre la tête pour la porte de l'immeuble. Je l'ai claquée rapidement et je suis monté à mon appartement.
Il baisse la tête.
Z- Je pensais que c'était le voisin du dessus qui rentrait du boulot, on se croisait souvent à cette heure là à l'époque. J'ai ouvert ma porte et j'ai même pas eu le temps de comprendre. J'ai volé à l'intérieur. J'avais même pas fini de vider mes cartons. Les seuls meubles que j'avais, c'était le piano, mon piano, une table basse et un canapé.
Il parle de petits détails, comme si il voulait éviter le fait principal, mais surtout comme si ça lui était arrivé hier..
Z- Il a claqué la porte, et j'ai même pas réagis, je comprenais pas ce qu'il se passait, et j'ai mis du temps à comprendre qu'il s'était pas trompé d'appart, qu'il était pas ivre, qu'il savait ce qu'il faisait, et que ça n'avait rien de bon pour moi. J'étais pas aussi vif d'esprit à l'époque. En réalité, j'ai commencé à avoir ce tic d'analyser à partir de là. Parce que je me suis toujours dis que si j'avais compris un peu avant, ça se serait peut-être passé autrement.
M- Zoro..
Il est de plus en plus pâle.
Z- Non, j'en ai jamais parlé à personne, je pense que là, j'en ai besoin. Je suis lancé. Alors même si je pleure, même si je suis sur le point de tomber dans les pommes, tu me coupes pas. Je t'en prie..
Je ne réponds pas, signe que j'ai compris.
Z- J'aurais peut-être pu sortir rapidement.. On m'aurait entendu hurler dans la cage d'escalier.. Mais non, il a fallu attendre.. Attendre qu'il m'empoigne la gorge et me jette sur le canapé pour que je comprenne. Et j'ai paniqué, je me suis figé, j'arrivais même plus à bouger. Il..
Il marque une longue pose avant de venir s'assoir à côté de moi.
Z- Pour moi, ça arrivait qu'aux filles ce genre de chose.. Et j'ai compris que c'était pas le cas quand il est passé au dessus de moi..
Il se relève, essayant de trouver un endroit, une position qui puisse l'aider à se sentir moins dans l'inconfort. Il fini par s'assoir sur le rebord de la fenêtre.
Z- J'ai réussi à le pousser et me relever, mais au lieu de sortir, je suis allé vers mon piano, peut-être parce que j'y tenais plus qu'à ma vie à l'époque, peut-être parce que j'étais tellement stupide que j'ai cru que c'était la meilleure solution, peut-être que j'étais tellement paniqué que j'ai même pas réfléchis. J'ai fais que le rendre fou de rage. J'ai essayer de tourner autour du piano, il est passé par-dessus et m'a choppé le bras, et la même scène qu'avec Doffy s'est produite. Sauf qu'il faisait pas que me bloquer.
Il se met à pleurer.
Z- Il me serrait la gorge si fort que j'ai cru que je pourrais plus jamais parler si j'en sortais en vie. J'ai sentis ma gorge se broyer sous sa main. Et quand il m'a lâché, là aussi j'aurais eu le temps de m'enfuir, mais j'avais les yeux qui pleurais, et je voulais juste reprendre mon souffle à ce stade. Quelque part, j'avais déjà abandonné. Je savais que j'aurais beau tout faire, j'y aurais pas échappé.
Je ne sais pas si je suis sensé me lever, le prendre dans mes bras, rester là.
Il me regarde et hoche la tête, comme un accord.
Je le sers contre moi, essayant de ne pas être trop brusque.
Z- Et je me suis pas trompé.. J'ai rien pu faire.. Et je me suis pas trompé.. J'ai pas pu parler avant une semaine après ça..
Il s'accroche à moi et pleure de plus en plus
Z- Et le premier truc que j'ai dis à qui que ce soit quand j'ai pu parlé, c'était à la patronne du bordel quand je lui ai demandé pour bosser.
Il reste accroché à moi quelques secondes, puis il se recule et essuie ses larmes sans réussir à arrêter celles qui suivent. Son regard se perd à nouveau dans le vide.
Z- J'ai jamais rangé mon appart depuis ça.. Tout les papiers qui ont volé, je les ai mis sur le piano. Ce putain de piano. Je l'ai ensevelis sous la crasse parce qu'il me rappelait d'horribles choses et que j'y tenais trop pour m'en débarrasser. Tout les cartons renversés y sont encore si les flics n'ont rien touchés.
Il a vécu là dedans pendant tout ce temps..?
Z- J'ai jamais cherché à effacer ce passage de ma vie, j'ai toujours pensé que ce n'était qu'un dû pour ce que j'avais fait à mes parents.
M- Zoro.. Je..
Z- Les choses qui se sont produites ne pourront jamais êtres changées. Et il est beaucoup trop tard pour les rendre moins douloureuses. Aucun de mes partenaires, personne de mes relations amoureuses bancales n'a jamais su. Ils m'ont fait accidentellement revivre, par des gestes ou des paroles, une chose qui m'a changé, qui m'a.. Tué.. Et c'est comme si je mourrais un peu plus à chaque fois, comme si je m'effaçais un peu plus. Et encore aujourd'hui, comme ça peut arriver quand on me touche sans que j'entende la personne arriver, quand on m'attrape brusquement la gorge, même pour jouer, même pour baiser, encore aujourd'hui ça me tue à petit feu, un peu plus à chaque fois. Et j'ai jamais rien dis à personne. Parce que ne pas en parler rend la chose moins réelle.
Il relève la tête vers moi.
Z- Voilà pourquoi je suis là aujourd'hui. Voilà ce qui fait que je suis la personne que je suis, ce qui fait que de fil en aiguille, je suis en face de toi. Sans ça, je serais jamais entré dans ce bordel, j'aurais jamais perdu mon œil, j'aurais jamais pris de drogue, j'aurais jamais accepté d'en vendre.. Etc.. Et maintenant je me sens con, je parle de ce qui m'est arrivé alors que je suis pas à plain-
M- Non, je t'interdis de dire ça. T'as pas à te sentir con. Des choses on en a vécu, reparties différemment c'est tout.
Z- Si tu vois les choses comme ça..
M- Oui je les vois comme ça, tu n'as pas à te sentir illégitime.
Z- Merci..
Il pose son front sur mon épaule.
Z- Merci de m'avoir écouté.
Je n'ose pas le toucher, le serer fort contre moi, lui dire que rien ne pourra lui arriver tant qu'il est avec nous, mais il n'y croirait pas.
M- C'est plus que normal Zoro.
Z- En parle jamais à personne, je t'en supplie.
M- Je te le promet, si c'est ce que tu veux je m'y tiendrais.
Z- Merci..
Il se recule et essuie à nouveau ses larmes.
Z- Je pensais pas que ça me ferrai autant de bien..
M- Je peux te poser des questions?
Z- Oui, bien sûr.
M- T'es rentré dans ce bordel pour quelles raisons exactement..?
Z- Mon corps n'a plus jamais eu aucune valeur depuis ce jour, et il en a peine à mes yeux aujourd'hui. Je sais pas, j'ai peut-être voulu me faire à l'idée que ça pourrais recommencer un jour, alors autant être habitué à se faire utiliser. C'est fataliste comme raisonnement, mais c'est le seul que j'ai été en capacité de suivre à l'époque. Et voilà..
M- Pourquoi tu es resté à vivre dans ton appartement sans jamais rien toucher?
Z- J'ai jamais eu la force de changer quoi que ce soit. J'y ai pensé, tellement de fois, mais rien que de m'approcher du piano, ne serait-ce que pour jeter les papiers..
M- C'est une des raisons qui a fait que tu ne joues plus?
Z- Je me sentais si libre en jouant du piano. Et ce jour là.. J'ai détesté cet instrument, du plus profond de mon cœur, parce que si il n'avait pas été là, peut-être que j'aurais eu l'idée de sortir. Inconsciemment j'ai toujours rejeté la faute sur le piano. L'objet qui me rendait libre m'a emprisonné.
M- Je comprends mieux..
Z- Je me doute que du coup, mon comportement et mes réactions prennent un sens pour toi..
M- Pourquoi tu t'es infligé le silence..?
Z- J'avais envie de mourir.. J'avais personne, j'avais plus personne.. Et Luffy est plus ou moins entré dans ma vie.. J'ai vite compris son syndrome du sauveur, et je voulais pas qu'il se tue à essayer de sauver quelqu'un déjà mort à l'intérieur. Il a jamais su ce que je faisais de ma vie, on se croisait au lycée parce qu'à l'époque j'y allais encore. Mais rien de plus, et mine de rien, je pense bien qu'il est la raison pour laquelle je respire encore. C'était la seule personne à me demander comment j'allais. La seule à s'en foutre que je sois gosse de riche. La seule à s'en foutre pas mal que je l'envoie chier, la seule qui revenait le lendemain comme si je ne lui avais jamais mal parlé.
M- T'as rien dis à personne parce que tu voulais pas être sauvé..?
Z- Je me suis condamné. Je voulais pas que Luffy le sache, j'avais trop peur. Si il savait pour ça, il aurait su pour le bordel, puis pour tout le reste..
M- Mais.. Vous vous connaissez depuis tout ce temps..?
Z- Oui, et j'ai toujours réussi à lui cacher.
M- T'as porté tout ce silence seul..?
Z- Ouais.. Il l'a apprit le jour où j'ai été fais trèfle. Il a rien laissé transparaître mais j'ai senti à quel point il s'en voulait.
Je reste silencieux.
M- Ca fait beaucoup de vérité à assimiler.. Désolé..
Z- Je comprends t'en fais pas.
M- Je te pensais déjà très courageux, mais là..
Z- C'est de la lâcheté.
M- Tu ne me convaincra pas. T'as porté tout ça seul pendant des années. T'as jamais rien dis à la personne, la seule personne, avec qui tu étais plus ou moins proche, pour le protéger. Tu as tout pris et gardé sur tes épaules. C'est loin d'être de la lâcheté à mes yeux.
Z- Prends ça comme tu veux, toi non plus tu ne me ferra pas changer d'avis.
M- J'ai quand même espoir de te faire voir la vérité. Arrête de te dénigrer comme ça.
Quelqu'un toque à sa porte.
Z- Non.
R- Doflamingo te cherches.
Z- Je suis occupé.
D- Zoro s'il te plaît..
Il me regarde, comme si il attendait ma permission. Je hausse les épaules.
Z- Je parle, est-ce que ça peut attendre?
D- Ouais..
Ils s'en vont.
Z- Tu disais..? Désolé..
M- Qu'il faut que tu arrêtes de te voir si nul. Tu as de la valeur.
Il rigole
Z- Ouais, si c'est ce que tu penses tant mieux.
M- Regarde moi dans les yeux et dis moi que ce que je pense de toi t'es égal.
Il lève les yeux et prend un air de défi avant de tourner la tête
Z- Tu fais chier.
M- Non, je te prouve juste la vérité. A toi de l'accepter ou pas.
Je distingue un sourire.
Z- N'empêche, pour quelqu'un qui n'est pas là depuis le début, on a une relation plus qu'étrange toi et moi.
M- Je suis bien d'accord. Mais on sait faire la part des choses maintenant, même si ça a été compliqué pendant un certain temps.
Z- Même maintenant, si personne n'explique, c'est très ambigu.
M- Oui.. Ça te gêne?
Z- Non, non absolument pas, je te rassure, j'en parlais juste comme ça, c'est pas des reproches, on sait tout les deux où on en est, ce qu'on fait et ce qu'on fait pas.
M- Pourquoi m'en avoir parlé à moi?
Z- En toute honnêteté?
M- Oui.
Z- T'es la personne dont je me sens le plus proche. Celle avec qui j'ai le plus d'aisance à parler. Celle avec qui je ne me sens jamais gêner. Et je vais pas te cacher que ça a sûrement à voir avec tout ce qui s'est passé.
M- Au moins, ça aura créé des liens.
Z- J'espère juste que c'est réciproque..
M- Je serais pas là. Je serais pas le premier à chercher à comprendre, à être prêt à me prendre des coups et j'en passe. Je pense que ça se voit.
Z- C'est vrai.. Désolé..
M- Je comprends t'en fais pas. T'as toujours pensé que j'étais comme ça avec toi par intérêt, t'as toujours pensé ça de tout le monde, je suis pas offensé.
Z- J'ai une question.. Ce soir là, après m'avoir acheté.. Chez toi.. Je t'ai demandé pourquoi.. Tu m'as mentis en me disant que c'était parce que j'étais beau et intelligent.. La vraie raison c'était quoi..?
M- La vraie raison..?
Z- Oui.
Je prends une grande inspiration.
M- Honnêtement?
Z- S'il te plaît..
M- J'ai eu un coup de foudre, je saurais même pas comment le dire autrement.
Z- Un.. Coup de foudre..?
M- Ouais..
Z- Et ça s'est arrêter quand..?
M- J'en sais rien. C'est plus là, mais je saurais pas dire si ça a disparu d'un coup ou petit à petit.
Z- Pourquoi tu m'as pas dis la vérité?
M- Tu portais une alliance Zoro. Je le savais très bien. Je savais très bien qui étais Sanji dès le moment où on l'a croisé en remontant pour que tu ailles prendre ton téléphone.
Z- Tu savais que.. J'avais pas le choix..?
Je hoche la tête
Z- Tu savais qui j'étais..?
M- Non, absolument pas. Tu ne m'as jamais dis ton nom de famille avant que je ne me retrouve en face de Luffy quand il a prit la place de Dragon , et je ne regarde jamais les primes, c'est pas un truc qui me passionne.
Je prends mon téléphone.
M- Mais je regarde depuis quelques semaines.. Et la tienne explose..
Z- Oui je sais, 550 millions.
M- Non, ça c'était y'a deux jours.. Zoro regarde..
Je lui tends mon téléphone.
Z- Quoi..? Pourquoi..?
M- Je sais pas.. Mais vous trois n'arrêtez pas de grimper en flèches depuis le jour où on aurait dû attaquer..
Z- On est tous en danger là t'es au courant..?
M- Oui, je le sais. Mais j'ai bien peur qu'on soit comme condamné.. Soit on y va, soit ils nous trouveront un jour où l'autre..
Z- On devrait retourner vers Luffy..
M- T'es sûr de toi..?
Z- C'est hors de question que vous soyez en danger comme ça.. Je ferrai avec.
M- T'es sû-
Z- Oui.
Il est déjà en train de faire un sac.
-
Point de vue de Zoro
-
M- Je vais prévenir les autres..
Z- Oui.
Je bourra tout rapidement et je descends au salon. Ils sont déjà tous là.
B- Prêt?
Z- Vous-
T- On savait.
R- On t'as suivi en ayant connaissance de cause.
D- Aller… On y va.
On monte tous en voiture dans le pick up mais Doflamingo n'a pas l'air d'accord avec ça.
D- Je pense qu'on devrait plutôt faire vite.. On va monter deux par deux dans mes voitures, à ce stade, ils savent sûrement déjà où on est. Robin monte avec Boa, Law avec moi.
Il me donne les clés d'une Lamborghini.
D- On se rejoint là bas.
Z- Pourquoi on est repartit comme ça?
D- Selon les compétences de conduite et de tir. J'équilibre. On sait pas sur qui on peut tomber sur la route. Aller, on perd pas de temps.
On descend rapidement sortir les voiture.
M- Conduis.
Je monte et démarre sans perdre de temps, j'ouvre ma portière une fois sortit dans la cour.
Z- Faites attention sur la route. A toute à l'heure.
D- Vous aussi.
B- A toute à l'heure Zoro.
Je la referme et part en trombe.
Z- Vous saviez comment ma prime allait évoluer..
M- On t'aurait jamais laissé seul. Nous on a prit cette décision sans réfléchir mais Boa, Law, et Robin, eux ils savaient très bien dans quoi ils allaient, ils l'ont fait pour toi. Tu peux vraiment compter sur eux.
Z- On s'est fait harcelé parce que les autres aussi savaient comment ça allait évoluer..?
M- Ouais..
-_-_-_-_-_-_-_-_-_
Je tire le frein à main. On est arrivé sans encombre.
Shanks déboule dans les escaliers.
Je sors de la voiture et il me prend dans ses bras.
Sh- Je suis content de te revoir gamin.
Z- Shanks tu vas me briser une côte.
Il me lâche en s'excusant.
Sh- Venez, les autres vont arriver aussi.
M- Doffy vous a prévenu?
Sh- Oui, il m'a appelé avant de partir, il est au téléphone avec Ace. Tu étais celui qu'on attendais. Si toi tu es là, les autres arriveront aussi.
Nami sort et c'est presque si elle saute les marches.
N- Zoro!
Elle me saute dans les bras et se met à pleurer.
Z- Qu'est-ce qui se passe..?
N- Je sais que j'ai pas tout fait bien.. Mais je l'ai fais pour toi.. Je voulais pas que tu souffres.. Je pensais bien faire.. Je suis désolée..
Je la sers contre moi.
Z- C'est rien, c'est de l'histoire ancienne. Arrête de pleurer tu vas gonfler.
Elle essuie ses larmes.
N- Je suis contente de te revoir imbécile.
Sh- On devrait rentrer.
On obéit et ils partent devant, Mihawk m'adresse un sourire.
M- Ca va le faire?
Z- Oui, je crois..
On arrive au salon.
Z- Luffy?
Sh- Dans son bureau.
Z- Okay.
J'y vais et on essaye de me retenir
N- Je serais toi-
Z- C'est pas le cas.
Je toque à sa porte
Z- Luffy, c'est Zoro, on peut parler?
Il ne me répond pas mais je l'entends bouger derrière la porte.
Z- Si tu veux pas parler c'est pas grave. Toque une fois pour oui et deux pour non, ça te va?
toc*
Z- Tu vas bien?
toc toc*
Z- A cause de notre départ?
toc toc toc*
Z- Ca veut dire quoi? Oui et non?
toc*
Z- Je suis désolé, j'avais pas le choix, c'était pas viable pour moi cet environnement. Je suis désolé de t'avoir abandonné.
L- Je l'ai cherché..
Z- Pourquoi vous avez fait ça..
Il ne répond pas. Il a du replongé dans sa phase non verbale..
Z- Tu veux que je te laisse?
toc toc*
Z- Tu me laisse entrer?
Un long silence, puis la porte se déverrouille.
toc*
Je ne sais pas sur quoi je vais tomber..
