D- On verra ça en arrivant, à cette vitesse Mihawk on arrivera en fin d'après midi.

M- Je suis prudent c'est différent, et ça nous laisse le temps de parler et décuver.

-

Point de vue de Mihawk

-

Je règle le rétroviseur pour voir Zoro.

M- Et toi, comment tu te sens?

Z- Là tout de suite?

M- Ouais.

J'alterne entre la route et le reflet de son regard.

Z- A l'aise, je suis vraiment bien avec vous étonnamment.

D- En quoi c'est étonnant?

Z- Bah, je suis la 5ème roue du carrosse, pas besoin de rappeler ce qu'il s'est passé avec Mihawk, et l'autre jour avec toi. Je pense pas que tout le monde se sentirais à l'aise à ma place.

D- C'est vrai, mais le principal c'est que TOI tu te sentes bien.

Z- Et c'est le cas.

M- Et vis-à-vis de notre retour vers tout le monde?

Z- Honnêtement?

M- Oui, honnêtement.

Z- J'ai pas envie de les voir. Je suis super heureux pour Nami et Lucci, je suis heureux d'être le parrain, je suis heureux que Luffy sorte de sa phase, je suis heureux pour Perona, mais et moi dans tout ça? C'est égoïste je le sais, mais j'ai juste le sentiment que tout le monde me crache son bonheur à la gueule.

D- Et en quoi nous on est différents?

Z- J'en sais rien, vous êtes franc, et ça change tout. Si ça va pas entre vous, qu'il y ai des gens ou pas, vous dites les choses, et c'est qu'un exemple. Vous êtes franc entre vous et avec les autres.

Je souris

M- Ca fait plaisir à entendre.

Z- C'est juste ce que je pense.

M- Avec Doffy on se demandait un truc, tu nous dis si c'est indiscret, mais, c'est une question à la con rien d'important.

Z- J'écoute.

M- Quand tu bossais dans ce bordel, comment ça se passait?

Z- Genre ma soirée type?

D- Ouais.

Z- En gros, j'arrivais vers 18h, je venais à la sortie des cours après être repassé chez moi prendre mon sac que je préparais le matin avant de partir au lycée. Je me change, je me maquille, je me coiffe et je suis prêt vers 18h40. Le service commence à 19h, je parlais avec les autres pendant ce temps, la maman nous expliquait le programme, les passages etc. Arrivé 19h, je me mettais au bar et commençait à servir les premiers arrivant, je passais sur scène en milieu et fin de soirée. Je bossais toujours en duo quand j'étais pas sur scène. Les filles étaient rassurées d'avoir un mec avec elles, surtout au bar. La sécurité faisait son boulot, mais c'était toujours mieux d'être deux.

Il baisse la tête.

Z-Vers 21h30 je quitte le bar, je me change, me recoiffe et fait des retouches maquillages, bien souvent c'était la maman qui m'aidait, je suis une bite en maquillage moi. Mais j'ai toujours aimé sa façon de mettre les paillettes dans mes cheveux. Un peu avant 22h, je faisais mon premier passage, c'était toujours l'équivalent de 500 dollars assuré.

D- Mais tu gagnais combien là dedans?

Z- Beaucoup, de quoi m'acheter une voiture comme celle-ci en un an. J'étais celui qui gagnais le plus. Je donnais tout aux autres, j'en voulais pas de cet argent. Une fois par mois on faisait des ventes aux enchères, une nuit à remporter, le prix le plus élevé que j'ai eu ça devait être 1' 700' 000 yens.

M- 15' 000 dollars?

Il hoche la tête.

Z- Cette somme j'en faisait dons à des œuvres de charité. Je distribuais à tout le monde.

D- Et tes tarifs?

Z- J'y viens. Une fois mon premier passage fait, on passait dans la salle, et c'est les gens qui me donnaient leur prix. Au début j'allais vers eux. Au bout d'un petit mois je n'avais même plus à bouger. C'est limite si ils se battaient. Mes prix moyens ça devait être 300 le show privé et 950 l'heure je crois. Mais ça montait vite. Un petit par ci un petit par là. Bref, après ça, je devais avoir un autre passage, le dernier de la soirée. C'était à 2h30. Alors avant, je me changeais, si j'avais le temps je prenais une douche aussi. Retouche coiffure maquillage et je passais. Une fois fait, on mettait doucement tout le monde dehors. Le temps de se changer, compter les billets, prendre sa part, refaire son sac, remettre des bons vêtements etc, je sortais vers 3h30. Voilà comment se passaient mes soirées. Et je me levais le lendemain à 6h30 pour être au lycée à 7h45.

D- Et tu tenais le coup?

Z- Oui, et puis, j'ai vite découvert l'existence de cette putain de poudre blanche, alors j'avais encore plus de force pour tenir la nuit. Voilà, c'est comme ça que c'était.

M- Et y'a jamais eu de problème dans ce club?

Z- J'avais autorisation de frapper les clients si c'était trop, comme n'importe quelle fille ou autre mec qui y bossait. La sécurité étaient vraiment super. La seule fois où ça a dérapé, c'était ma faute.

M- C'est pas ta faute Zoro arrête de dire ça.

Z- Désolé..

Doffy lui donne la bouteille.

D- Aller boit, t'en a besoin. Merci d'avoir répondu.

Z- C'est normal, ça me dérange pas d'en parler avec vous. Moi aussi j'ai le droit de vous posez des questions?

M/D- Evidemment

Z- Selon vous, qu'est-ce qui vous a brisé?

D- C'est profond comme question.

M- Le fait que mes parents ne m'ai jamais aimé est une bonne réponse, mais en soit, je pense que ce qui m'a brisé dans la vie, c'est quand mon "père" m'a poussé dans cette chambre avec cet homme.

Je sers le volant malgré le fait que j'essaye de m'en empêcher.

D- Moi, je dirais.. J'en sais rien à vrai dire, j'ai toujours été brisé je crois.

Il reste silencieux quelques secondes.

D- Je pense que c'est le fait d'avoir toujours grandis dans le luxe et tout ce qui va avec, puis d'avoir compris de moi-même et à mes dépends à quel point ce monde est moche. Je pense que c'est ça. Et toi?

Z- J'en sais rien, m'être fait violer? Battre? Abandonner? Frapper? Tirer dessus? Attaché et battu puis laissé pour mort? J'en sais rien. Beaucoup de choses je pense.

Il boit et repasse la bouteille à Doffy.

D- Bon aller on est ivre on va pimenté la chose. C'est quoi ton fantasme n1 Zoro?

Z- Mmh… La soumission extrême, de moi ou de l'autre peu importe. Et vous?

D- Bondage.

M- Jeu de rôle.

Z- J'ai jamais essayé le bondage.

D- Vraiment?

Z- J'ai jamais réussis à faire les nœuds.

Il éclate de rire.

Z- Je suis nul pour ça.

D- Le mieux c'est de t'entraîner sur toi-même.

Z- C'est ce que j'ai fais.

D- Ah, alors c'est que c'est l'autre qui est sensé s'en charger alors.

Z- Ou juste que je suis pas fais pour ça.

D- Aussi.

M- Ca y est une nouvelle passion commune entre Doffy et Zoro. Les nœuds.

D- C'est de l'art je te signale.

M- Ouais, le saucissonnage.

D- Tu t'en pleins pas normalement je te signale.

Je rougis.

M- Tait toi.

Z- J'interviens bonsoir.

Il prend la bouteille de Doffy et boit avant de reprendre la parole.

Z- Je veux bien essayer le bondage moi si ça vous dis. Je suis assez curieux.

D- Ca laisse des marques.

Z- Et alors..?

D- Je pense pas que ça va te plaire que tout le monde te regarde de la sorte.

Z- Ben, je fais ce que je veux non?

D- Oui, mais t'es ivre.

Z- Mais conscient.

D- On en reparlera. Prend pas cette décision comme ça. Mais je suis pas contre.

M- Moi non plus, même si j'aurais rien à faire là.

D- Mais si.

Il me regarde salement.

D- Tu auras une place de choix t'en fais pas.

Je me reconcentre sur la route.

M- Ouais bref, je vais éviter de nous jeter du ravin.

Z- Ca serais fun.

D- T'as pensé à voix haute Zoro.

Z- Merde, pardon.

-_-_-_-_-_-_-_-_

Le soleil se lève et je passe le volant à Doffy.

D- On est arrivé dans 1h30, essaye de dormir mon cœur okay?

M- Oui.

Zoro s'est endormit il y a 30 minutes, je le rejoins sur la banquette arrière et m'installe, la veste en plume de Doffy me servant d'oreiller.

D- Bonne nuit mon cœur.

Il se retourne vers moi et m'embrasse avant de démarrer et de repartir.

-_-_-_-_-_-_

J'ouvre les yeux quand la voiture s'arrête.

D- On est arrivé les dormeurs.

Je secoue doucement Zoro qui se couche sur moi, la tête sur mes genoux.

Z- Non encore 30 minutes..

Je rigole et passe ma main dans ses cheveux.

M- On est arrivé, il faut se réveiller Zoro.

Il se relève, les yeux encore fermés.

Z- Je te suis.

Il pose une main sur mon épaule et se laisse guider les yeux fermés jusque dans le salon.

A- Vous voilà, je vous présente les trois nouveaux.

Zoro se frotte les yeux.

Z- Ouah la première impression de merde. Je suis encore bourré.

Il ouvre doucement les yeux.

Z- Zoro enchanté.

Il tends sa main pour qui voudra bien la prendre.

?- Ouvre les yeux déjà petit enculé.

Z- Ta gueule Barto-

Il ouvre grand les yeux.

Z- Bartolomeo!

Ils se prennent dans les bras l'un de l'autre.

B- T'es devenu beaucoup plus stock qu'avant dit donc, et c'est quoi toutes ces nouvelles cicatrices là?

Z- Erreur de parcours, et toi c'est quoi tout ces tatouages et ce piercing là?

B- Un peu de folie ne fait pas de mal à personne.

Je pensais qu'ils ne se connaissaient presque pas, on dirait deux meilleures amies qui se retrouve après les vacances.

Re- Moi c'est Rebecca sinon.

B- Ah oui pardon, je te présente mes partenaires de crimes. Rebecca, et Viola.

Vi- Enchantée.

Z- De même.

B- Alors, tu dois être Mihawk?

M- Oui, et lui c'est Doffy.

B- Je sais, j'ai beaucoup entendu parler de lui.

Z- Tu fangirl dans le fond je le sens.

B- Ta gueule évidemment que je fangirl.

Il le frappe dans le ventre.

Z- Tu veux jouer à ça? Viens là.

Ils sortent dans le jardin.

Re- Je pensais qu'il le connaissait à peine, on dirait des meilleurs amis depuis toujours.

D- Ouais Zoro nous a dit la même chose mais je vois que c'est pas le-

Il s'arrête de parler en voyant Zoro envoyer son poing dans la gueule de Bartolomeo. Je me précipte vers lui.

M- Eh Zoro arrête tu fais quoi là?!

Ils s'arrêtent.

B- Bah on se bat ça se voit pas?

Z- On joue c'est rien.

Bartolomeo riposte.

M- Okay, vous amochez pas trop s'il vous plait.

B- On essaye.

Ils rigolent et se remettent à se frapper.

M- Bon..

D- Je parie sur Zoro.

Vi- Moi sur 'Meo.

M- Zoro.

On s'assoit à table et on les regardes se frapper. Au bout de 20 minutes, ils reviennent, le visage ensanglanté.

D- Alors?

B/Z- Il a gagné.

M- Je suis impressionné que tu rivalises aussi bien avec Zoro.

Re- Je suis choquée qu'il ai tenu le coup face à 'Meo.

Z- T'as gardé ton surnom de merde à ce que je vois.

B- Ta gueule c'est mes parents qu'il faut blâmer pour ce prénom de merde. Moi j'essaye juste de sauver le bateau. Et tu peux parler mais t'en a eu plein des surnoms toi.

Z- Sauf que c'est les autres qui me les ont donné.

D- Genre quoi?

B- Bah y'a eu le fameux Dead Shot.

Z- Ouais celui là il m'a suivi longtemps j'avoue..

M- En quel honneur?

Z- Rien de glorieux.

B- Zoro rate jamais sa cible.

Z- Ouais enfin vous auriez pu faire preuve d'originalité et pas juste pomper le nom d'un comics.

B- Y'en a eu beaucoup mais je crois que celui que tout le monde connaissait c'était Scar. Les gens avaient peur rien qu'en parlant de lui. T'avais une sacré réputation à l'époque.

Z- Parce que maintenant non?

Ils rigolent.

B- Je dois avouer que je n'aurais pas parié sur toi pour finir en top 3 de la liste.

Z- Moi-même je m'y voyais pas.

B- Au fait, vous faisiez quoi dehors?

D- On se bourrait la gueule.

Meo regarde le torse de Doffy.

B- Ouais, je vois ça.

M- Nan ça c'est moi.

B- Ca m'aurait pas étonné de la part de Zoro hein il-

Z- Nan, ta gueule pour le coup.

M- Ouais non parle pas de ça Bartolomeo sinon on va pas être pote.

Il lève les mains en l'air.

B- Désolé.

Z- C'est rien, mais parle pas de ça.

B- Alors, sinon, la vie toi ça va comment?

Z- Alors, j'ai un copain, là on est séparé pour x raisons qui ne te regardent pas, et sinon mon parcours tu le connais c'est ton boulot.

B- Je vois, et c'est qui?

Z- Le blond que t'as du voir en arrivant. Sanji.

B- Vous allez être séparés alors…

Z- Et toi?

B- Rien de spécial, personne à mes côtés et c'est pas plus mal, je fais ma vie, je gagne bien mon pain, le reste c'est secondaire.

L- Salut.

Luffy entre dans la pièce.

Z- Ca va?

Il hoche la tête.

L- Faim.

Il ouvre les placards et prends de quoi faire un casse croûte. Il s'installe à table.

Z- La parole revient petit à petit c'est une bonne chose.

L- Oui.

Il lui sourit.

B- Donc voilà, on en est là. Tu vas être avec moi pour l'année à venir.

Z- Ouais, d'ailleurs on sera où?

B- Les gens avec moi, on va au panama.

Vi- Ceux avec moi, on part pour le Chili.

Re- Et nous, on va en Argentine.

Z- Pas d'extradition?

B- Vous faites l'objet d'un arrêt mondial, ça marche pas l'extradition ou non, si on vous prend vous êtes fait.

M- Le Panama? Pourquoi ça?

B- C'est mon choix. On bosse ensemble mais on a tous nos méthodes.

Z- Je vois, ça va se passer comment?

B- Pas de sortie en dehors du périmètre dans mon terrain. Aucune entorse à la règle ne sera tolérée. Pas de communication avec le monde extérieur pendant les 6 premiers mois, après, on avisera. C'est les règles de base. Vous faites ce que vous voulez sur le terrain. Pas d'intrus à l'intérieur.

Z- Cool. Super ça.

B- Et ben si tu voulais pas faire dans l'abstinence t'avais qu'à pas atterrir jusque là. Mes règles sont là pour être respectées. Si un de vous enfreint la règle, il sera sanctionné. C'est non négociable.

Z- T'es payé combien pour ça?

B- 100 millions par tête. C'est ma fin de carrière cette mission.

Z- Une fin de carrière à 26 ans t'es bien.

B- J'ai bossé pour ça

Z- Je sais t'en fais pas.

M- Donc, on parlera à personne pendant 6 mois?

B- Oui, alors j'espère que vous vous appréciez.

D- Oui, on s'apprécie.

M- Pas de soucis là-dessus.

B- Super. Le terrain que j'ai est en bord de mer, entouré par la jungle, on y accède uniquement en bateau et il est surveillé 24/24 par une milice armée. Niveau sécurité on a tout ce qu'il faut.

Z- Je me fais pas de soucis là-dessus.

M- On peut se faire livrer des trucs?

B- Oui, on a une sorte de boite au salon, tout le monde écrit ce qu'il veut, signe d'un surnom, et on vous trouve ça dans les pus bref délais. C'est pas une prison.

D- On fait ce qu'on veut?

B- Dans le respect de la vie commune oui, vous faites ce que vous voulez.

D- Cool.

B- Vos activités criminelle cesseront toutes du jour au lendemain. Vos téléphones et puces seront détruit. Ne gardez rien de digital de votre ancienne vie. Dès le jour J, vous deviendrez des souvenirs aux yeux du monde ne l'oubliez pas.

Z- Oui chef. Bon aller moi je suis mort je vais faire dodo.

M- Moi aussi.

D- De même.

Z- A plus Meo.

B- Bonne nuit.

M- Merci.

On descend dans nos chambre et Zoro fait le tour du bar.

Z- Un dernier pour la route.

D- A ton abstinence Zoro.

Z- Ta gueule, je te jure ta gueule j'ai envie de tout défoncer rien que d'y penser.

D- T'en fais pas va. Ca va aller, tu rattrapes l'adolescence que t'as pas eu vois ça comme ça.

Z- J'aimerais bien t'y voir moi.

D- Tape toi Meo en attendant et ça ira.

Il rigole.

Z- Meo est aussi hétéro qu'un nazi.

D- Coup dur. Bah qu'est-ce que tu veux que je te dise c'est la vie.

Z- La vie c'est de la merde.

Je me retiens de rire.

D- Tu vas rester au bar?

Z- Ouais.

D- Pas trop longtemps, t'as besoin de dormir.

Z- Oui maman.

M- Bonne nuit Zoro.

Z- Vous aussi.

Il reste accoudé au bar, le regard perdu dans son verre.

-

Point de vue de Zoro

-

Putain c'est sérieux là? Personne ne rentre ni ne sort du terrain..? C'est pas juste. Je vais passer la pire année de ma vie.

"Non Zoro, t'as vécu bien pire que ça"

Oui mais même putain.

"T'es frustré à l'avance c'est un truc de dingue"

Je me sers un autre verre.

S- Zoro..?

Je sursaute, il est arrivé à pas de loup.

Z- Oui?

S- T'es en état de parler..?

Z- Parler oui, sérieusement non.

S- Tant mieux, j'ai pas envie de parler sérieusement.

Z- Viens, je vais pas te mordre.

Il passe derrière le bar avec moi.

S- Ca a été cette soirée?

Z- Oui, et toi t'as dormis? T'as une petite mine.

S- J'ai pas vraiment dormis, mais ça va, la fatigue est gérable.

Z- Je te propose pas un verre. Du coup.

S- Non, merci, ça ira pour cette fois.

Z- T'as vu Meo alors?

S- Ouais… 6 mois sans se parler..

Z- Ca va être chiant..

S- C'est comme ça.. Si c'est le prix à payer pour vivre je suis prêt à donner ce temps. C'est pas grand-chose comparé au reste.

Z- Au moins tu sera rassuré, personne n'a le droit d'entrer ou sortir.

S- Ca me rassure pas.

Z- Meo est hétéro. Alors si, t'as de quoi être rassuré.

S- En quoi? Tu vas juste péter les plombs là bas. Tu détestes être enfermé comme un animal en cage.

Z- Ouais bah comme tu l'as dis, c'est comme ça.

S- De toute façon, c'est comme si tout allais se mettre en pause pendant un an, nos amitié, nos relations..

Z- Tu sais que je t'aime pas vrai..?

"Merde Zoro ferme ta gueule putain"

S- Tu sais que t'as trop bu pas vrai?

Z- Ouais.. Je sais.. Je suis rond.. Mais je pense ce que je dis..

S- Oui, je le sais. Moi aussi je t'aime.

Z- Je sais..

S- Tu voulais en venir quelque part?

Z- Ca sera pas en pause, je ferrai avec, je pourrais très bien décider de te sortir de ma tête pendant ce temps, mais c'est pas ça qui me fera avancer. Tu auras toujours une place importante dans ma tête comme dans mon cœur, quoi que je fasse, quoi qu'on devienne à l'avenir.

S- Tu devrais aller dormir Zoro..

Il baisse la tête.

Z- J'essaye juste de te dire ce que j'ai dans la tête, le fait que j'ai bu ne me rend pas moins sincère.

S- Je sais, mais me dire ça maintenant, je sais pas si c'est une bonne chose.

Z- Fait ta vie Sanji, je serais là au bout du compte n'en doute pas. C'est pas au bout de cette année qu'on aura fini de bosser sur tout ce qu'il y a de mal entre nous, mais on saura déjà tout ce qu'on veut dire, tout ce qu'on veut changer, comment le faire, et ça, ça c'est le plus gros de tout ça. Si tu as toutes ces réponses le jours où je pourrais te prendre dans mes bras, alors on se remettra ensemble.

Je fini mon verre cul sec.

Z- Je t'aime, mais je ne peux pas aimer aussi fort une personne qui ne reconnaît jamais ses tords même au pied du mur.

Je fait le tour du bar.

Z- Bonne nuit Sanji.

S- Je.. Eh attend..

Il attrape ma main.

S- Zoro..

Z- Quoi..?

S- Dors avec moi.

Z- Non, je peux pas.

S- Et pourquoi ça?

Z- C'est pas ce qu'on est-

S- Tu le veux oui ou non, c'est pas ce qu'on est sensé faire qui importe, c'est ce qu'on pense être une bonne chose.

Je le tire dans ma chambre et ferme la porte à clé.

Z- Aller viens.

Je me couche dans le lit et lui ouvre mes bras.

S- Tu dors habillé?

Z- Trop bu pour ça, viens.

Il vient se blottir dans mes bras.

S- Je suis désolé de t'infliger ça.

Z- Tu ne m'infliges rien du tout en dormant avec moi. Ca me fait du bien de t'avoir prêt de moi.

Il se détend en entendant mes paroles.

S- Merci.

Z- M'en veux pas.. Je m'endors..

S- C'est que tu en as besoin.

Z- T'en vas pas pendant mon sommeil.. S'il te plaît..

S- Je ne vais nulle part, t'en fais pas..

Il caresse mes cheveux.

S- Je vais nulle part.

Il me sourit

Z- Comme il va me manquer ce sourire..

Je le sers contre moi.

Z- Je t'aime putain.

"Zoro tu fais de la merde là, tu cèdes."

J'en ai rien à branler putain je vais pas le voir pendant tout ce temps je peux pas rester en froid avec lui juste pour ça.

"Juste?"

J'ai pas à faire le mec distant et froid qui veut plus rien avec lui. On est dans des circonstances qui font que je peux juste pas faire ça.

S- Moi aussi Zoro.

Je suis vraiment bien là.

"Tu peux pas faire comme si il ne c'était rien passé!"

Putain ta gueule!

"Il a fait comme les autres! Et toi tu le pardonne aussi facilement? T'es qu'on faible Zoro!"

S- Zoro.. Qu'est-ce qui se passe?

Il se recule et caresse ma joue.

S- Dis moi la vérité..

Je détourne le regard.

Z- Je me sens pas super bien..

S- Tu veux que je te laisse?

Z- Non, reste, s'il te plaît..

Je m'accroche à lui.

S- Tu veux en parler?

Z- C'est juste que.. C'est juste que l'année sans te voir c'était pas prévu ça, je sais plus quoi faire. Se remettre ensemble ça serait précipiter les choses? Ne pas se remettre ensemble ça serait en faire trop? J'en sais rien je sais plus j'ai jamais su en fait.

S- La question c'est tu veux quoi toi.

Z- Toi, je te veux toi, mais pas comme ça, pas aussi simplement.

S- Alors voilà, tu l'as ta réponse non? On se remettra ensemble, mais pas avant qu'on parte pour un an.

Z- J'ai peur que tu m'oublies.

S- Comme si ça pouvais arriver.

Z- Ca arrivera.

S- Tu seras surpris alors.

Je m'assois au bord du lit, lui tournant le dos.

Z- Pourquoi il a fallu que tu agisses comme eux..

Les larmes commencent à me bloquer la gorge.

Z- Pourquoi t'as fais ça..

S- Zoro.. Je-

Z- Je comprends pas pourquoi tu m'as fais ça.. Je comprends pas.. Tu savais.. Je t'avais déjà raconté des dizaines de fois à quel point ça m'avais traumatisé.. T'as calmé je sais pas combien de mes crises de panique après que j'ai fais des cauchemars à ce propos. Et voilà que tu fais ça.. Et en plus t'as eu le culot de me rabâcher mes actes passés..? A me dire de retourner faire la pute..? Sanji tu sais même pas pourquoi je suis rentré dans ce bordel…

S- Tu n'as jamais voulu en parler, et je suis personne pour te forcer à parler.

Z- Mais tu te permet de critiquer mes actes sans en connaître la moitié des raisons..

S- Je t'écoute alors.

Je me met à pleurer.

Z- J'avais 15 ans, c'était quelques mois.. Quelques mois après la mort de mes parents..

S- Zoro..

Il pose sa main sur mon épaule et je le repousse.

Z- J'ai pas envie de faire la version longue, je suis pas prêt pour ça putain. Pourquoi je dois te le dire.

S- Je te force pas Zoro, si tu ne veux rien dire ne dis rien.

Z- Sauf que je dois. Ca fais partie des trucs à faire si on veut avancer.

Il ne répond rien.

Z- Putain..

Je passe mes mains dans mes cheveux.

Z- Je peux pas..

J'ai du mal à respirer, les pleurs m'étouffent et des flash-backs me reviennent.

S- Eh..

Il s'assied à côté de moi et prend ma main.

S- Zoro.. Je suis là.. Ca va aller okay..?

Z- Non ça va pas aller putain.

Dis le putain.

"Il va te haïr"

Dis le.

"Tu vas le dégoûter"

S- Zoro..

Z- Je me suis fait violer.

C'est sortit.

C'est sortit.

Je l'ai dis.

S- Quoi…?

Z- Me fais pas répéter.

S- Mais.. Pourquoi tu me l'a jamais-

Z- J'en ai jamais parlé à personne avant cette semaine..

S- Qui d'autre est-

Z- Mihawk. Pense ce que tu veux. Je lui en ai parlé parce que je me sentais à l'aise avec lui.

S- Je ne vais pas faire de reproche, je suis rassuré que ta parole se libère petit à petit.

Z- Merci..

S- Merci de quoi?

Z- De pas m'en vouloir de lui en avoir parlé avant toi.

S- Je ne peux pas comprendre ce que ça fait de parler d'un truc comme ça pour la première fois, je ne peux qu'essayer de me mettre à ta place. Je suis personne pour te dire que c'est pas ce que tu aurais dû faire. Si tu as jugé que c'était bon pour toi, alors c'est que ça l'était dans ce cas. Mais.. J'ai une question.. T'es pas obligé d'y répondre.

Z- Je t'écoute.

S- Pourquoi t'en a jamais parlé..?

Z- Ne pas en parler rend la chose moins réelle..

S- Sauf que tu sais très bien que ça l'est.. Qu'est-ce qui a été le déclencheur de ta prise de parole..?

Z- Chez Doffy.. Je suis sortis un soir.. Et je m'en rappelais plus mais j'ai pris du GHB à la place de filles au bar pour leur éviter ce genre de chose.. Je suis rentré, mon état à inquiété. Law m'a fais une prise de sang, on m'a dit que j'avais ça dans le sang. Moi, je me souvenais de rien. Alors j'ai paniqué. J'ai péter un câble, j'ai hurlé sur tout le monde, j'ai lâché ce qui m'était arrivé comme ça.. Et voilà..

S- Je vois.. Je peux.. Je peux te prendre dans mes bras?

Je hoche la tête et me laisse aller contre lui.

Il fond en larme.

S- Je suis désolé, je suis désolé de ne pas avoir su comment te mettre en confiance pour parler, je suis désolé si j'ai fais des choses qui ont pu te rappeler ça, je suis désolé..

Z- T'as pas à l'être.. C'est pas ta faute tout ça..

Je sens mon corps se vider de toute émotion.

Z- C'est la faute à personne.. C'est l'humain.. L'humain est mauvais.. On est tous né pour faire du mal aux autres..

S- Zoro..?

Je me sens vide.

Z- Certains ont juste la force de faire autrement..

S- Eh..

Je me sens un peu secoué. Je me sens dans le gaz.. Puis c'est le noir.

"Zoro, réveille toi"

J'ai pas la force, je me sens pas bien.

"Réveille toi"

Je suis bien là..

"Zoro, ton cœur flanche là"

Comment ça..?

"Il bat de moins en moins.. Zoro réveille toi ça va pas là"

Kuina veille sur moi..

"Kuina n'a pas de pouvoir divin putain si tu crèves tu crèves pour de bon"

Je me sens porté en dehors de ma chambre.

Il se passe quoi…?

"Putain réveille toi connard"

J'ai pas la force je te dis, laisse moi tranquille, je suis bien là..

"Tu vas abandonné tout le monde en te laissant crever?"

J'ai plus rien à faire ici.. J'ai trop souffert.. Je veux juste que ça cesse..

"T'es pas un lâche"

Je crois que j'en suis devenu un.

"Zoro!"

Ta gueule.. Law va gérer…

"Il te reste maximum 4 minutes avant que ton cerveau meurt"

Je veux juste arrêter de souffrir..

"Parce que c'est pas ce qui est en train d'arriver là? Oui les choses sont pas toujours rose mais putain regarde le toi d'il y a trois ans et regarde ce que tu as et ce que tu es à présent"

Je veux juste.. Je veux juste arrêter d'avoir mal.. Je veux plus.. Je peux plus.. J'en peux plus..

"Réveille toi putain, fais un effort, juste un dernier, un dernier, le dernier.."

J'ai trop fais d'effort.. J'ai trop donné pour si peu recevoir.. J'ai trop donné par rapport à tout ce qu'on m'a prit, à tout ce qu'on m'a volé..

"Zoro je t'en supplie, une dernière fois.. Une dernière chance.. Accorde toi une dernière chance.."

J'ai plus envie.. Laisse moi baisser les bras une bonne fois pour toute.. Laisse moi arrêter de me détruire pour vivre..

"Croit moi.. Pour une fois dans ta putain de vie, fais moi confiance.."

Une fois. La première, et la dernière. Okay?

"Réveille toi bordel!"

Je sens mon corps se réchauffer.

"Merci"

J'ai sommeil, je vais être dans le coma..?

"Ouvre les yeux"

Pas la force.

"Tu l'as, au fond de toi"

Je plisse les yeux et les ouvres un peu.

T- Putain.

Il se laisse tomber en arrière dans les jambes de Boa, il tremble.

Z- Il s'est passé quoi..?

Je regarde autour de moi. Je suis dans la pièce centrale du sous sol, allongé.

T- Vas te reposer Zoro.. C'est mieux..

Il se relève, encore tremblant.

Z- Law.. Qu'est-ce qui s'est passé.. C'est mon corps j'ai le droit de savoir..

T- Je..

B- Ton cœur Zoro.. Il s'est arrêté.. Law a dû.. Faire un pari risqué..

Z- Un choc de morphine..?

Il hoche la tête.

T- Je suis désolé.. J'avais pas le choix.. Je sais que ça aurait pu te tuer.. Mais c'était ça où on restait là à croiser les doigts en sachant que ça ne marcherait pas..

Z- Le défibri-

T- Ca n'a pas marché..

Z- Pourquoi..?

T- Je..

L- Comme Ace.

J'essaye de m'assoir, Boa m'aide et je me tourne vers Ace.

A- Ton cœur s'arrête de battre parfois quand tu es en trop gros manque.. Manque de cocaïne..

L- Trois.

A- Quand j'ai été hospitalisé après l'accident de Luffy.. J'ai fais trois arrêts.. Un de plus et les médecins arrêtaient de me réanimer..

T- Ca doit cesser Zoro.. Tout de suite.. Ton mental tient peut-être, mais ne surestime pas ton corps…