T- Ca doit cesser Zoro.. Tout de suite.. Ton mental tient peut-être, mais ne surestime pas ton corps…
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Point de vue de Zoro
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Et je sais pas pourquoi, ni réellement quand ni comment, mais j'ai fondu en larme. La honte m'écrasait. Ils étaient tous là, autour de moi, à me regarder pleurer comme un enfant tombé de vélo.
Z- Je veux juste… Je veux juste que tout ça s'arrête.. J'ai rien demandé..
Quelqu'un se penche vers moi dans mon dos et pose ses deux mains sur mes épaules. Je sais rien qu'à la façon de m'approcher que c'est Mihawk.
Z- J'ai pas demandé tout ça, je peux plus, je veux plus, j'ai jamais voulu ça putain!
J'essaye de me relever, mais Luffy comprends tout de suite que j'ai l'intention de m'en aller et me prend dans ses bras.
Z- Je veux rien de tout ça, j'ai juste essayé de sauver la vie à mes amis.. Et encore putain à l'époque la majorité d'entre vous était des inconnus pour moi! J'ai fais preuve de bonté et voilà où ça m'a mené!
Je repousse Luffy et Mihawk.
Z- Normal que mon cœur lâche à force d'être serré constamment. Il est pincé toute la journée. Du matin au soir il me fait mal et pas juste mentalement parlant. Je suis tellement sous pression et stressé que forcément, il lâche. Rien à voir avec la cocaïne Ace, j'en ai pris une fois en deux semaines. C'est pas pour être méchant, mais je ne tourne pas à plein régime comme toi à l'époque. Mon corps arrive plus à suivre et c'est normal. Mon mental va tellement mal et se dégrade si vite que même moi je sais même pas si je vais me réveiller quand je vais me coucher. Alors foutez moi tous la paix. Cette histoire, toutes ces histoires, elles sont en train de me tuer, de me bouffer. C'est corrosif et j'ai beau faire tout ce que je peux pour garder la tête haute, j'y arrive pas. Je peux plus. J'ai plus la force. Mon corps lâche parce que c'est ce qui me tenait debout jusqu'à présent. Y'a plus rien à sauver là. Y'a absolument plus rien à sauver chez moi. C'est bon, je me rends. Moi j'abandonne.
M- Comment ça tu te-
Z- Ils me cherchent et bien c'est bon, j'arrête de m'épuiser à jouer au jeu du chat et de la souris avec eux. Je veux plus faire ça. J'en ai marre de me cacher, j'en ai marre d'être mal, j'en ai marre de toutes ces merdes.
L- Eux.. Torturer..
Z- Je dirais rien, j'ai jamais rien dis à propos de qui que ce soit même une arme dans la bouche, même attaché sur une table à me faire lacérer. Alors laissez moi. Je me rends, j'abandonne. J'ai pas peur de mourir, j'ai plus peur de ça. Je vais pas dire que j'en ai envie, j'ai juste envie de plus souffrir comme ça.
M- On va pas te laisser faire ça.
Z- Parce que tu serais capable de me mettre KO pour pas que je sorte de cette maison?
Je me tourne vers lui.
Z- Tu pourrais lever la main sur moi après tout ce que je t'ai dis?
"Zoro, t'es manipulateur là"
Je m'en fou. Je m'en fou. Je m'en fou.
Mihawk baisse la tête.
M- Je..
Il recule d'un pas.
M- Non.
Z- Alors qui? Qui d'entre vous serait prêt à me frapper jusqu'à ce que je ne puisse plus bouger? Hein?
Shanks m'empoigne pas le cou et me lève.
Sh- Je crois que là, tu vas trop loin.
Z- Lâche mon cou.
J'arrive à peine à respirer.
Sh- Redescend sur terre Zoro.
J'essaye de me libérer, c'est Mihawk qui lui dit de me lâcher la gorge.
Je sens les larmes me monter aux yeux à nouveau tandis que les flash-backs se remettent à me marteler le crâne.
"?- Ta gueule putain"
"?- Arrête de faire comme si tu n'en avais pas envie, ça m'excite encore plus"
Mes jambes me lâchent et je me couvre les oreilles.
Z- Allez vous en.
Quelqu'un pose sa main sur moi, Ace je dirais.
Z- Dégage! Me touche pas!
Pourquoi ça remonte dans ma tête.
Z- Cassez vous!
Quelqu'un me prend dans ses bras, c'est l'odeur de Boa.
Z- Dégage putain!
Je la repousse bien plus violemment que ce que je voulais.
On me relève la tête, j'ai à peine le temps de voir le bleu des yeux de Sanji que ses lèvres sont déjà contre les miennes. Il me prends dans ses bras et je me débat.
Z- Lâche moi!
S- Ca va le faire..
Z- Casse toi!
S- Je vais nulle part.
Z- Laisse moi!
Il cesse de répondre et me garde contre lui de toute ses forces.
Z- Me touche pas!
Je le sens sangloter
Z- Laisse moi! Dégage!
Je sens un piqure dans mon cou.
Z- T'es sérieux Sanji?!
Je le repousse et il se laisse faire.
Z- C'était quoi ça encore..
Je regarde Law.
Z- C'est quoi..
T- Un calmant.
Z- Et tu te permet.. Tu te permet de faire ce genre de chose..?
T- T'as besoin de dormir Zoro..
Z- T'es vraiment qu'un connard..
Je suis pris d'une fatigue extrême et lutte de toute mes forces. J'essaye de me mettre debout.
M- Reste assis, c'est mieux.
Z- Cassez vous..
Je fais signe à tout le monde s'en aller. Les seuls à rester sont Law, Luffy, Mihawk, Doffy et Sanji.
Z- J'ai pas été assez clair..?
Ca me demande tellement de force de rester conscient..
Z- Du balais aller.. Vous comprenez pas quoi..
T- Tu vas t'endormir d'un moment à l'autre Zoro..
Z- Faux, j'ai plein d'adrénaline dans les veines, tu viens juste de me shooter monsieur le médecin. C'est ça d'agir sous le stress.
J'essaye de me relever mais mes jambes ne fonctionnent pas comme je le souhaite, je me ramasse et reste à genou.
Z- Laissez moi.
Je ne peux pas dormir, mon cœur bats beaucoup trop vite.. Mais je ne peux rien faire parce que je n'ai aucune force..
M- Est-ce que tu veux pas au moins aller dans ta chambre..?
Z- Mais ferme la toi putain!
Il s'assied à mes côtés.
M- Tu sais très bien que je ne suis pas là pour te faire chier, alors ai au moins l'obligeance de ne pas me manquer de respect s'il te plaît. Okay? Je te propose de t'emmener dans ta chambre parce qu'ici n'importe qui te verra dans cet état et je sais que tu as horreur de ça. Donc, qu'est-ce que tu en dis..?
Je me contente de hocher la tête. Il se relève et demande à Doffy de l'aider. Ils me soulèvent précautionneusement du sol et m'emmène dans ma chambre.
Ils m'aident à m'assoir sur mon lit.
M- On te laisse?
Je ne répond pas et je reste à fixer le sol.
M- Zoro..?
C'est comme si mon âme avait quitté mon corps.. Je.. Je ne suis plus rien..
Je sens juste les larmes couler le long de mes joues.
Z- Oui.. Laissez moi..
Ils sortent et je passe ma main dans mon dos pour récupérer mon arme.
J'ai pas à subir tout ça.
Mes pleurs s'accentuent mais j'étouffe mes sanglots.
Je pose le canon de l'arme sur ma tempe.
"Zoro.. T'es bien sûr de toi..? T'es prêt à abandonner tout le monde là..?"
Mon doigt commence à appuyer sur la gâchette.
Ma porte s'ouvre en trombe, le coup de feu résonne et un cri résonne depuis l'étage du dessus.
J'ai entendu le coup de feu..
Je relève les yeux vers la personne qui me tient la main.
S- Je t'en supplie..
Ses yeux pleurent des torrents de larme.
A- C'était qu-
Sanji lui ferme la porte au nez d'un coup de pied sans me lâcher du regard.
S- Zoro.. S'il te plaît fais pas ça..
Je le pousse en arrière, il se heurte violemment à la porte.
S- Zoro putain!
Il essaye de me prendre l'arme, et il fini par réussir à cause de mon manque d'énergie. Il la jette dans la grand pièce avant de refermer la porte. Il vient s'assoir à côté de moi.
S- Dis moi.. Je suis là.. Parle moi..
Z- J'ai rien à te dire.. Rend moi mon arme.
Je me lève et prend la direction de la grande pièce. Il bloque la porte.
S- Zoro..
Il me prend dans ses bras.
S- Je t'en supplie arrête..
Z- Je veux juste ne plus avoir mal comme ça Sanji.. Arrête de te mettre en travers de ma route..
J'essaye de le faire bouger de devant la porte.
Z- J'ai pas envie de m'énerver sur toi..
S- Arrête.. Qu'est-ce que je peux faire pour que tu ne fasses pas ça.
"Sois méchant aller c'est bon il le cherche là"
Z- J'en sais rien tire toi une balle et peut-être que ça me calmera.
Il ouvre la porte et prend l'arme.
Z- Attend tu fais quoi là j'étais pas sérieux j-
Le coup de feu résonne.
S- Putain de merde ça fait mal.
Il tombe à genoux et je me précipite vers lui. Il s'est tiré une balle dans la cuisse.
Z- Putain t'es con! Law!
Tout le monde rapplique.
D- Il s'est passé quoi?
Doffy m'aide à lui faire un garrot.
S- Rien du tout, j'ai fais une fausse manipulation et y'avait pas la sécurité.
Law arrive en courant.
T- Mais c'est pas vrai putain je peux avoir une journée de repos ici ou pas. Boa!
Elle arrive en courant.
T- Il me faut de quoi retirer et recoudre.
B- Oui.
T- Comment c'est arrivé.
S- Je suis un enculé qui sait pas mettre une sécurité ça te va?
Il sert les dents sous la douleur.
S- Putainnnnnn.
M- Première fois?
S- Oui, et la dernière j'espère. Putain de merde.
T- Okay alors déjà Sanji tu dois te calmer. La balle est pas ressortie je dois l'enlever.
S- Donc tu m'anesthésie hein?
T- Localement oui, mais arrête de bouger, sinon elle va s'enfoncer ou elle risque d'endommager ta jambe encore plus.
Je reste à côté de mon blond, je prends sa main, les larmes aux yeux. Je lui murmure des excuses et il se contente de me sourire.
S- T'es un peu comme Luffy, il te faut un gros choc pour revenir à toi-même. J'ai fini par trouver, je te cache pas que je recommencerait plus hein.
Il me fait un peu rire, il prend ça à la rigolade alors qu'en vrai il est en train de paniquer.
Z- T'es vraiment bête..
S- Toi aussi t'es vraiment bête..
T- Bon aller Sanji je dois t'emmener en haut, je fais pas ça ici je veux prendre un minimum de précaution.
S- Oui, je peux pas me lever là.
T- Zoro aide moi.
On le porte jusqu'au bureau de Law.
T- Tu peux sortir merci. Boa c'est bon tout est prêt?
B- Oui.
T- Merci.
S- Zoro..
Z- Je suis vraiment obligé de partir?
T- Met des gants et un masque.
Z- Merci..
S- Je suis le roi des cons.
Z- On est deux comme ça.
T- Sanji, je fais l'injection.
S- Fait ce que t'as à faire je te fais confiance, sort cette merde de là.
Il essaye de rire mais il est plus que paniqué.
Z- Eh..
Je passe une main dans ses cheveux.
Z- Ca va le faire okay?
Il hoche vigoureusement la tête.
T- Tu sens quelque chose?
S- Non.
T- Okay alors je commence. Zoro essaye de lui parler, faut qu'il soit détendu au maximum.
Z- Euh d'accord. Alors euh..
S- T'embête pas, je sens rien, je vais pas stresser pour rien. Et quand j'y repense, j'ai connu pire comme douleur.
Il me sourit tristement.
S- Mais au moins on parle bien, je l'aurais fait plus tôt si j'avais su.
Il rigole.
S- Désolé je dis n'importe quoi.
Z- C'est pas le truc le plus bizarre qu'il soit arrivé aujourd'hui.
S- C'est vrai. Alors comme ça tu connais Meo?
Z- Il t'a dit quoi sur moi?
S- Plein de chose.
Z- Aller balance.
S- Il m'a dit à quel point tu était un charmeur quand tu l'as connu.
Il me fait un clin d'œil.
Z- Je charmais personne pour ma défense, c'est pas ma faute si.. Si les gens me courent après en quelques sortes.
S- Je sais bien. Il m'a aussi raconté toutes les fois où vous avez mit le feu à des poubelles juste pour passer le temps.
Z- Ah oui, ça.. Des conneries sans intérêts.
S- Et sinon, il ne m'a rien dit de plus à ton sujet.
Z- Tant mieux.
S- Il sait des choses compromettante à ton sujet?
Z- Compromettante non, mais des choses qu'il devrait garder pour lui oui.
S- Comme?
Z- Il m'a connu à l'époque de Roméo. Alors.. Il sait pas mal de choses sur cette période de ma vie..
S- Tu sais que rien de ce qu'il pourra dire ne me fera te voir d'un mauvais œil pas vrai?
Z- Je sais, c'est moi qui n'ai pas envie d'entendre ce genre de chose, pas pour le moment.
S- Je comprends.
T- Je l'ai.
Il nous montre la balle.
S- Bien joué Monsieur le médecin.
Il le remercie en disant que ce n'est rien, mais il est quand même touché qu'on le félicite.
T- Je vais te recoudre.
S- Mais fait je t'en prie.
Il se fiche totalement de ce que Law lui fait. Il a une confiance absolue en lui.
S- Tu m'en veux pas?
Z- C'est à moi de te demander ça, j'étais pas sérieux.
S- J'ai préféré le faire quand même. J'aurais fais n'importe quoi..
Il me sourit et les larmes lui montent aux yeux.
S- Je ferais n'importe quoi, et si c'était à refaire je le referais.
T- Abuse pas de mes talents non plus Sanji.
S- Oui désolé.
T- Donc tu t'es vraiment tiré une balle volontairement?
S- Oui, je suis le roi des cons.
T- Je confirme.
-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_
J'aide Sanji à marcher, on redescend au salon là où tout le monde attend de ses nouvelles.
S- Je suis vivant.
Luffy se lève et le sert dans ses bras.
L- J'ai eu peur.
Ba- C'est aussi agité tout les jours?
S- Oui je le crains.
Ba- C'est bon à savoir.
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Point de vue de Mihawk
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Sanji relève la tête vers Zoro, le regard attendrit dès qu'il croise le sien.
S- C'est bon, tu peux me laisser si tu veux. Je vais bien.
Zoro ne répond pas et ressert sa poigne sur sa taille pour lui signaler qu'il n'ira nulle part.
D- Il était temps.
Je tourne la tête vers lui.
M- De?
D- T'as vu la même chose que moi non?
Je souris.
M- Oui.
D- Aller viens.
Il prend ma main et me tire dans notre chambre.
D- On va profiter qu'il y ai personne en bas.
-_-_-_-_-_-_-_-_-_
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Point de vue de Zoro
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"Lâche le Zoro"
Non.
"Lâche le"
Non.
"Personne va te le voler, maintenant lâche Sanji."
Non.
La personne concernée par ma dispute avec moi-même se retourne vers moi.
S- Ca va toi..?
Il pose son menton sur mon torse et me regarde de là.
Z- Oui, pourquoi ça irait pas?
"Quelle question Sherlock peut-être parce que y'a une heure de ça t'essayais de te mettre une bale dans la tête?"
S- Tu sais très bien pourquoi.. Tu veux qu'on aille en parler?
Il me fait les yeux doux là?
"T'y échappera pas, tu peux pas dire non quand il fait ces yeux là."
Z- Si tu veux.
Il me tire en boîtant jusqu'au garage mais on tombe sur Boa et Franky qui bricolent.
S- Okay pas là.
Il remonte et essaye d'ouvrir la porte du bureau de Luffy.
S- C'est verrouillé, pas là.
Z- On à qu'à aller dans ta chambre.
S- J'avais peur que tu le prennes mal si je te traînais là.
Il en prend la direction.
S- Je te rassure, j'ai rangé.
Il ouvre la porte et se laisse tomber dans son lit.
S- Tu me fais un câlin?
Il tends les bras vers moi et je vais m'y blottir.
S- Je t'aime. Me fais plus jamais une frayeur pareille.
Z- J'essayerai.. Moi aussi je t'aime.
S- Tu veux bien.. Dormir avec moi jusqu'à ce qu'on soit séparé?
Z- Si tu veux.
S- Non, pas comme je veux, est-ce que tu le veux?
Z- Oui.
Je le sers un peu plus contre moi et enfoui mon nez dans son cou.
Z- Evidemment que je veux.
-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_
Je me suis endormi, je me réveille parce qu'il est en train de me secouer.
S- Je dois aller faire à manger, j'ai préféré te réveiller parce que j'avais peur que tu ne paniques si tu te réveillais sans que je ne sois là. Et comme ça, tu pourra mieux dormir ce soir en plus.
Z- Merci..
J'essaye d'émerger comme je peux.
S- Viens avec moi je vais te faire un café ça devrait t'aider.
Je tends ma main vers lui pour qu'il m'aide à me lever.
Z- Merci.
S- C'est normal. Aller viens.
On descends à la cuisine et il me dit de m'asseoir à table.
Z- Je vais t'aider, tu vas pas tout faire.
Je secoue la tête pour essayer de me réveiller une bonne fois pour toute.
S- Je te fais ton café déjà, après si tu veux m'aider tu pourras, mais essaye d'émerger d'abord.
Z- Marché conclu?
S- Je suis pas en train de négocier avec toi.
Il me sourit.
S- Va t'assoir.
Z- Oui chef.
Je me laisse tomber sur une chaise.
Pourquoi tout ça à l'air si.. Normal..? C'est comme si rien n'était jamais arrivé.
"Tu l'aimes bien plus que tu ne le détestes. C'est tout, c'est simple."
Z- Dis.. Sanji..
Il se retourne vers moi, souriant.
Z- Je..
Il penche la tête sur le côté.
S- Tu?
Z- Rien.. Pardon..
Il hausse les épaules.
S- Comme tu veux.
Il se reconcentre sur le café et me l'amène quelques instants plus tard.
S- Voilà, je t'ai déjà mis le sucre.
Z- Merci mon- Sanji.
Il se retient de sourire.
Z- Je.. On.. On peut parler..?
S- Oui bien-sûr, j'ai encore un peu de temps avant de cuisiner.
Il prend place en face de moi et tire le cendrier vers lui avant de s'allumer une clope.
S- Je t'écoute.
Il voit que je cherche mes mots.
S- Prend ton temps.
Z- Si.. Si je te disais.. Que.. Que je pense être prêt.. À.. À te pardonner.. Est-ce que.. Est-ce que tu accepterai..?
Il s'arrête. Sa cendre tombe sur la table.
S- Hein? Comment ça..? Que j'accepte quoi?
Z- Qu'on se remette ensemble..
Je baisse la tête, mort de honte.
"Tu vas finir par mettre ton nez dans le café si tu continues."
S- T'es sérieux..? Ou te fiches de moi?
Z- Je suis sérieux, tu sais que je rigole pas avec ce genre de chose.
S- Tu te remet avec moi pour quelle raison?
Z- Je te l'ai dis.. Je te pardonne..
S- Tu me pardonnes ou tu en as marre d'être seul..?
Je relève la tête vers lui, un peu outré de ce qu'il vient de dire.
S- C'est pas méchant, mais j'aimerais que ça se passe dans les bonnes conditions.
Z- J'ai besoin de toi. J'aurais pu ne rien dire pour ce que tu m'as fais et les choses que tu m'as dite, parce que tu sais combien de fois ça m'est arrivé. J'aurais pu laisser couler. Mais.. Je l'ai pas fais, je me suis forcé à te sortir de ma tête, à te juger comme si tu étais un inconnu parce que mes sentiments me rendaient aveugle et ça m'a fait peur. J'ai pris mes distances, j'ai réfléchis, je me suis mis dans des états et des situations toutes plus débiles les unes que les autres.. Juste.. Juste pour m'assurer que je t'aimais vraiment, et me prouver que c'était bien de l'amour et pas juste de l'attachement..
S- Avec tout ce que tu as pu faire en une semaine, je trouve ça osé de dire que tu l'as fais par amour ou je ne sais quoi.
Z- Je sais. Mais tu veux que ça se fasse dans de bonnes conditions, alors je t'explique. Et c'est à toi de juger si je te demande ça pour les bonnes raisons.
S- Tu me demandes ça maintenant parce qu'on va être séparé pendant un an?
Z- Ca précipite ma décision mais je ne pense pas que ça l'influence.
S- Je vois.. Non, non je ne veux pas. Je te connais Zoro, tu supportes pas d'être seul, et vu que ta vie tombe en miette tu t'accroches à moi en pensant que m'avoir à tes côtés va te donner une raison de vivre. Tu t'accroches à moi parce que tu penses que le fait qu'on se remette ensemble sera une sorte d'approbation pur tout ce que tu as pu faire ces derniers jours. Je donne pas mon approbation à ce genre de comportement. Tu me pardonnes mes agissements et je t'en remercie infiniment, mais ça veut pas dire que tu te pardonnes ce que toi t'as fais. Je suis pas certain que se remettre ensemble pour se quitter tout de suite après soit une bonne chose. Ca ne fera que nous faire du mal.
Z- Pourquoi tu me demandes de dormir avec toi alors?
S- Parce que j'en ai envie. C'est tout. J'aimerais profiter de ta présence avant qu'on se sépare.
Z- Profiter est le terme exact?
S- Pas dans le sens négatif.
Z- On peut juste passer du temps ensemble, pas obligé d'en arrivé là dans ce cas. Et tu peux comprendre que je trouve ta demande étrange en y repensant, tu m'as quand même demander d'être ton coup d'un soir.
S- On va pas se parler pendant 6 mois.
Z- Tu dis de moi, le truc sur perdre le pédales et s'accrocher à l'autre, mais ça, c'est la même chose.
S- Donc elle nous mène où cette conversation?
Z- On est en train de négocier j'ai l'impression, et ça me plaît pas.
S- Moi non plus, on s'arrête là?
Z- Oui. Ca me va.
S- Super.
Il me sourit et se lève.
S- Mais ça m'a quand même fait plaisir de parler sérieusement et calmement avec toi.
Je lui souris en retour.
Z- C'est vrai, mais on ne réponds pas à nos questions tu sais. Ça me va si la discussion s'arrête là, mais je trouverai ça dommage.
S- On est les deux en train d'essayer de justifier nos demandes et nos actes, on négocie l'un avec l'autre.
Z- Et si c'était la seule solution? Parce que j'en vois pas d'autre mis à part te laisser t'en aller tu vois..
S- Alors on négocie, et si ça va trop loin on fait quoi?
Z- On saura juste que c'est pas encore le moment.
S- Je voyais pas les choses comme ça, okay. Alors on "négocie".
Z- Je veux pas dormir avec toi parce que j'ai l'impression que tu cherches juste à m'empêcher de faire autre chose.
S- Je cherche pas à t'empêcher de faire autre chose je veux juste passer du temps avec toi.
Z- Pourquoi la nuit, passer du temps avec moi okay mais quand je dors je vois pas l'intérêt.
S- Tu veux te remettre avec moi mais tu veux pas qu'on dorme ensemble?
Z- Je veux pouvoir me dire et dire à tout le monde que tu es mien. Parce que c'est ce dont j'ai envie, que tu m'appartiennes tout comme je t'appartiens.
S- Sauf que là tu ne m'appartiens pas et tu ne manques pas de me rappeler.
Z- Tu m'as trop pris pour acquis Sanji.
S- Je pourrais dire la même chose.
Z- Je ne t'ai jamais pris pour acquis, j'ai toujours eu conscience que tu ne resterai pas infiniment à mes côtés.
S- Pourquoi?
Z- Parce que personne n'a jamais été aussi proche de moi que toi, personne n'a jamais été aussi gentil avec moi que toi, personne n'a jamais été aussi patient, aimant, tendre, chaleureux. Je savais très bien qu'un jour, je détruirais tout ou tomberai de haut. Je ne t'ai jamais pour acquis parce que je n'ai jamais eu l'impression que tu étais totalement mien.
S- Tu n'as jamais eu confiance en moi?
Z- En moi Sanji, c'est en moi que j'ai jamais eu confiance vis-à-vis de notre relation.
S- Et donc pourquoi on devrait se remettre ensemble si ce problème n'est toujours pas réglé?
Z- Parce que c'est pas le genre de problème qui se règle comme ça. Et je pense que tu le sais. Négociation suivante? Pourquoi tu tiens à ce point à ce qu'on couche ensemble comme si c'était juste un vulgaire plan cul?
S- Quand je t'ai demandé ça, je pensais que c'était sûrement la seule façon qu'il me restait pour que tu t'intéresse à moi. C'est tout.
Z- T'es sûr?
S- Tu te rappelles ce que tu m'avais dis chez Mihawk quand on es venu te chercher? Je te cite : Comment tu peux réellement penser que je t'aime alors que je ne t'ai jamais montré la chose dont j'ai le plus honte. Ou quelque chose comme ça en tout cas. Tu te rappelles ce que j'ai fais et dis une fois qu'on est rentré?
Z- T'as essayé de coucher avec moi.
S- Et?
Z- Et tu m'as dis que tu m'avais toujours montré ce qui te faisais le plus honte.
S- Mes cicatrices. Pare que en disant ça, tu m'as dis qu'à tes yeux, montrer qu'on aime c'est montrer notre vulnérabilité, ou bien la chose qui nous rend vulnérable, par conséquent, notre honte. C'est pour ça que j'ai essayé de faire ce que j'ai fais à ce moment là, et c'est pour ça que j'ai réessayé.
Z- Tu ne pouvais pas juste me dire que-
S- Tu aurais compris si je t'avais simplement dis "je t'aime ne pars pas"? Je ne pense pas.
Z- Donc, je dois dormir avec toi, je dois.. Excuse moi du terme mais vu comment tu as demandé ça j'en vois pas d'autre.. Te baiser, et moi dans cette histoire? J'y gagne quoi? Je te traite comme un jouet et tu te remet avec moi? Elle est où la logique?
S- Parce que tu penses que toi ce que tu fais c'est logique..?
Z- Je n'ai jamais dis que ça l'était et je suis pertinemment conscient que ça ne l'est pas.
S- Et pour ce qui est de la séparation à venir?
Z- Fais ce que tu veux. Je ne vais pas te donner des règles alors que je ne serais même pas là pour savoir si tu les respecte ou pas. Pas de règles équivaut à pas de trahison. Vis ta vie comme tu le souhaites pendant cette année. Et si tu perd tes sentiments à mon égard qu'il en soit ainsi. Qu'on s'aime encore ou pas après ça, on aura grandis, changé. On sera.. Comment tu avais dis déjà..? Ah oui, des inconnus avec des souvenirs.
S- Ouais.. Malheureusement tu as raison.
Z- Sur quel point?
S- On sera des inconnus.
Z- Alors autant pas se casser la tête, c'est le meilleur truc à faire.
S- Oui.. Et pour le temps qu'il nous reste?
Z- On fait comme si c'était jamais rien passé..?
S- T'en est sûr?
Z- J'ai pas envie de me prendre la tête pour ça alors qu'il se pourrait que tu ne veuilles plus jamais entendre parler de moi dans 6 mois.
S- Donc.. T'as vraiment envie qu'on fasse comme si il ne s'était jamais rien passé?
Z- Si je te le dis c'est qu-
Il tire ma chaise et passe à califourchon sur moi avant de m'embrasser langoureusement. Je pensais qu'il en attendait plus alors je n'y ai pas répondu, mais son bassin ne bouge pas. Je prends part au baiser et passe mes mains dans son dos.
Il se recule d'un coup.
S- Désolé.
Il essaye de se relever mais je le prend par les hanches et l'en empêche.
Z- T'es bien ici.
Il se fige.
S- Et tu fais quoi si quelqu'un passe? Tu me fais voler?
Z- Non, à moins que tu ne souhaites pas être vu.
S- Ca pourrait t'apporter des ennuis..
Z- En quoi?
Je sers ma prise sur ses hanches.
S- Tout le monde va te faire la morale, à toi et à moi. Et j'ai peur que ça ne nous lasse de notre "arrangement".
Je le lâche.
Z- Pas faux.
Il m'embrasse chastement et se relève.
S- En plus je dois faire à manger.
Z- Donc on se cache comme Roméo et Juliette?
S- Je pense que ça serait préférable, même si ni toi ni moi ne savons faire semblant. Rien que le fait d'essayer les ferra taire je pense.
Z- Je suis d'accord. Alors on fait comme ça.
-_-_-_-_-_-_-_-_-_
Le soir venu, Luffy essaye de prendre la parole pour nous expliquer comment notre départ va être organisé.
L- On va partir.. Avion.. Va amerrir… Puis on va partir de notre côté.. Bateau..
Le noireau regarde Meo pour qu'il finisse à sa place.
B- Trois bateaux, trois destinations. Une fois que l'avion aura amerrit, il coulera, c'est un atterrissage d'urgence, sortez vite de l'appareil ou vous coulerez avec lui. Une fois sortit, vous ne vous connaissez plus. Vous n'avez jamais entendu parler des autres. Vous n'êtes plus rien. Compris?
Luffy, Sanji et moi hochons la tête.
B- Pour ce qui est des communications, ni vous ni les autres ne montrerons signe de vie à qui que ce soit. Pas de téléphone, pas internet, pas d'appel, même pas entre vous. Compris?
M- Les morts ça tient pas de compte insta en même temps.
B- Exact. Il vous reste 5 jours ensemble. Profitez en. Et non, 6 mois sans se parler et toute une année sans se voir, c'est beaucoup. Un indice? Nami sera mère depuis 6-7 mois quand vous la reverrez pour certains. Ca vous donne une idée de ce qui vous attends?
Z- Oui..
B- C'est normal d'être triste, mais estimez vous heureux. Vous êtes vivant.
S- On l'est.
L- Pour le moment..
Il balance son téléphone au milieu de la table et n'est pas capable de cacher sa peur.
C'est nos primes.
Monkey D. Luffy - 1'500'000'000
Roronoa Zoro - 1'456'000'000
Vinsmoke Sanji - 1'405'000'000
Z- Putain…
On se regarde tout les trois, sur le cul.
S- Et les autres..?
Portgas D. Ace (Gold D. Ace) - 1'285'000'000
Shanks - 1'207'000'000
Dracule Mihawk - 1'109'000'000
Donquichote "Joker" Doflamingo - 1'103'000'000
B- Ca montera en flèche jusqu'à ce que vous soyez déclaré mort. Et ça baissera petit à petit pour les autres.
On actualise la page.
Monkey D. Luffy - 1'501'000'000
S- Tu prends 1 millions par minute..
B- Vous trois grimpez de la sorte, vous avez battu le record de Roger il y a déjà bien longtemps.
A- Ils ont foutu le prénom de mon putain de père à côté du mien.
