Voici ma première fanfic !... Pas encore complète, mais je rajouterai des chapitres au fur et à mesure... Normalement, il devrait y avoir minimum cinq chapitres. En espérant que cette histoire vous plaise, n'hésitez pas à laisser un kudo et/ou un commentaire ^^.

A noter que Azumanga Daioh ne m'appartient pas et est la propriété de Shogakukan et MediaWorks; je ne tire absolument aucun profit de cette histoire.

Sur ce, bonne lecture !


« ELLE A DIT OUI ! », s'écria Kaori. Sous le coup de l'excitation, elle ne s'était même pas rendue compte des nombreux élèves qui l'avaient entendu. Parmi eux, son amie de toujours, Chihiro.

« Pourquoi tu cries comme ça ? » Lui demanda-t-elle.

« Ca y est, Chihiro ! Elle vient me dire oui ! » Répondit Kaori.

« Hein ? Qui est-ce qui t'a dit oui ? »

« Ann- euh,... Sakaki »

« Ah, Sakaki ? La grande fille de l'autre classe ? »

« Oui ! Elle... Elle a accepté un rendez-vous avec moi ! »

Chihiro sourit à son tour en entendant son amie annoncer un tel événement.

« C'est génial !... Et tu y vas quand ? »

« Direct après l'école ! Mieux encore : je reste tout le week-end... »

Oui, ce qui semble ici être un simple rendez-vous était un grand événement pour Kaori. Dès le moment où elle a vu Sakaki pour la première fois, ce fut le coup de foudre. Elle avait tenté plusieurs fois de se rapprocher de cette future athlète que tant d'écoliers adulent, mais qu'au bout du compte, peu ont eu l'occasion de vraiment connaître. Il faut dire que d'un côté, Sakaki était de nature très réservée; elle était le plus souvent assise seule dans le fond de la classe, le regard un peu vide, et elle ne parlait que très rarement aux autres élèves, si l'on excepte Chiyo et sa bande... Ce trait de caractère, couplé à sa stature relativement imposante pour son âge, l'avaient quelque peu apporté une réputation de personnage « mystérieux ». De l'autre, Kaori n'avait pas encore osé la demander en rendez-vous. Certes, elle avait fait de nombreuses activités avec elle, et avait même essayé plusieurs fois de la prendre en photo pendant le voyage d'été, mais elle n'avait jusqu'ici jamais vraiment essayé d'aborder le sujet de ce rendez-vous avec Sakaki, par peur d'être rejetée. D'autant plus qu'elle ne voulait pas qu'on sache que son grand amour était une fille, même si à ce stade, une bonne partie de sa classe était au courant avant même qu'elle ne sorte du placard. Mais ce jour-là, ça y était. Elle avait enfin passé le pas. Malgré qu'elle eu légèrement bafouillé par pure timidité, Sakaki avait accepté son invitation. Enfin, après tellement de tentatives peu concluantes, Kaori avait prit son rendez-vous avec Sakaki. Elle avait même obtenu mieux qu'elle n'espérait : pas seulement une journée, mais tout un week-end avec la personne à qui elle voulait déclarer son amour. Et cela, Kaori l'attendait depuis plusieurs mois.

Dans sa classe, Sakaki n'avait pas non plus manqué d'annoncer la nouvelle à ses amies.

« Non, je le crois pas !... » s'écria Kagura. « T'as accepté un rendez-vous avec Kaori ? »

En guise de réponse, Sakaki hocha la tête.

« Kaori est toujours gay ?... » demanda Osaka.

« On dit « lesbienne » pour les filles, Osaka » rétorqua Yomi. « Je crois qu'on te l'a déjà dit, d'ailleurs... »

« Alors, ça y est ? » répondit Tomo. « Tu vas enfin admettre que vous êtes en couple toutes les deux ? »

« Ferme-la ! »

« Alors, raconte ! » s'exclama Chiyo, la plus jeune du groupe. « Comment ça s'est passé ? »

Sakaki, inquiète à l'idée de révéler trop d'informations, mit quelques secondes avant de répondre. Mais son explication fut la suivante : « Bah... Kaori m'a juste proposé de venir dormir chez elle ce week-end, et... »

Tomo laissa échapper un rire moqueur, interrompant son amie.

« Ah, parce qu'elle va dormir chez toi, en plus ?... » enchérit-elle.

Pour la faire taire, Yomi lui donna une tape dans le dos. Parmi le groupe, Chiyo avait l'air d'être la plus intéressée par cette histoire.

« Vous dormez ensemble tout le week-end ? » s'écria-t-elle. « C'est génial ! Tu as accepté, au moins ? »

« Euh... Oui. »

« Et ben ! » S'exclama à son tour Kagura. « Si on avait su que vous finiriez ensemble toutes les deux ! »

Sakaki rougit de honte en se couvrant le visage.

« Elle a dit qu'elle dormiraient ensemble ce week-end... » répondit Chiyo d'un air perplexe.

Ce à quoi Tomo s'esclaffa comme à son habitude.

« Ouais ! En petite cuillère ! », dit-elle.

Osaka enchaîna à son tour : « Moi, une fois, j'ai essayé de boire une soupe avec une petite cuillère... Je suis habitué aux baguettes, et du coup, j'y suis pas arrivé... »

« Non, non », répondit Kaguya. « Tomo parlait pas de cette petite cuillère ».

Osaka comprit aussitôt ce dont Tomo parlait, et que, de nouveau, elle passait a côté du sujet... Mais Chiyo, elle, ne voyait pas trop ce qu'elle voulait dire.

« Alors, c'est quoi, la petite cuillère dont Tomo parle ? »...

« La petite cuillère, c'est ça ! »

Tomo attrapa Yomi par la taille et se colla contre elle pour illustrer ses explications. Bien entendu, ça ne plaisait pas du tout à Yomi...

« Tomo, arrête ! » dit-elle dans ses dents, à deux doigts d'imploser. « Lâche-moi tout de suite ! »

« Ah, je vois ! C'est comme un câlin, en fait ! »

Chiyo se mit à rire.

« C'est un truc d'amoureux, tu comprendras plus tard. » enchérit Osaka.

« Et vous allez faire quoi pendant ce week-end ? » demanda Kagura.

Mais avant que Sakaki ne puisse répondre, Madame Yukari entra dans la classe et ordonna aux élèves de regagner leur place.

« On ferait mieux d'en parler après... » murmura Sakaki.

Le reste de la journée se déroula normalement, que ce soit pour Sakaki ou Kaori. Puis vint l'heure de la fin des cours. La sonnerie retentit, et tous les élèves reprirent leurs affaires pour soit rejoindre leurs clubs, soit rentrer chez eux. Kaori reprit ses affaires à elle, ainsi qu'une valise qu'elle avait apporté et qu'elle avait chargé de vêtements, et se dirigea vers le couloir. s'apprêtait à partir lorsque son professeur, monsieur Kimura, la rattrapa.

« Alors, Kaori ? », lui demanda-t-il. « Tu es toujours d'accord pour ces cours particuliers ? »

« Euh... Merci, professeur, mais... J'ai trouvé quelqu'un d'autre », répondit Kaori d'un air un peu embarrassé.

Le professeur afficha un air à la fois déçu, mais compréhensif.

« Oh, dommage... N'hésite pas à revenir vers moi si ça ne fonctionne pas avec cette personne, d'accord ? »

« Merci, mais,... ça devrait aller ».

Kaori salua son professeur en lui disant :

« Bon week-end, professeur ».

Ensuite, elle quitta la classe rapidement, tentant tout de même de cacher son embarras manifeste. En effet, Kaori avait menti à monsieur Kimura à propos de ces cours particuliers : elle n'avait même pas cherché à contacter qui que ce soit... Mais hors de question pour elle d'aller en remédiation avec ce monsieur. Ce n'était un secret pour personne : Kimura n'était pas méchant, mais il avait un certain intérêt pour les adolescentes, ce qui fait que de nombreuses élèves l'évitaient en dehors des cours. A juste titre...

Kaori et Sakaki s'étaient donné rendez-vous devant l'entrée du lycée. Avant de sortir, Kaori alla chercher une boîte de pralines en forme de cœur dans son casier. Une boîte qu'elle avait acheté pour Sakaki, et pour laquelle elle avait économisé deux mois d'argent de poche. Mais le prix n'était pas important pour Kaori; ce qui comptait pour elle, c'était que son amoureuse apprécie le geste. Kaori rangea la boîte de chocolats dans son cartable, puis partit en direction du point de ralliement. Mais en s'y plaçant, Kaori eu la mauvaise surprise de constater que Sakaki n'était pas là. Kaori, inquiète, regarda de gauche à droite pour essayer de la repérer. Mais pas de Sakaki en vue. Inquiète, Kaori laissa de nombreuses questions traverser son esprit. Avait-elle déjà oublié ?... Ou alors, avait-elle décidé de ne pas venir du tout ?

En fait, de son côté, Sakaki était un peu resté pour parler à ses amies. Il faut dire que elle aussi appréhendait ce premier rendez-vous de manière assez contradictoire : elle était à la fois réjouie d'inviter quelqu'un chez elle, mais aussi nerveuse à l'idée que ce rencard tourne mal. Chiyo, celle avec qui elle s'entendait le mieux malgré la différence d'âge et chez qui elle avait dormi une fois, était venue la voir une dernière fois avant de repartir.

« Tu le sens comment, ce rendez-vous ? » lui demanda-t-elle.

« Euh... Je... Je ne sais pas. » bafouilla nerveusement Sakaki.

Chiyo afficha un air perplexe.

« Comment ça, tu ne sais pas ?... »

« Bah, euh... Je... En fait, j'ai peur que ça finisse mal. J'invite jamais personne chez moi. »

« Pourquoi ça finirait mal ?... Vous vous entendez bien toutes les deux !... Et puis, quand tu es venue dormir chez moi, ça s'est très bien passé. »

Sakaki répondit par un léger sourire un peu niais.

« Ouais, c'est vrai... Mais, n'empêche, là, c'est pas pareil. Kaori est amoureuse de moi. »

« Oh,... Désolée, mais,... je ne sais pas trop quoi te dire à ce niveau-là. Je ne suis jamais tombée amoureuse. »

Sakaki sentait que Chiyo voulait l'aider à mieux se sentir par rapport à son rendez-vous amoureux. Mais voilà, Chiyo était encore très jeune et innocente, et elle avait d'autres priorités plus importantes qui lui empêchaient de penser à avoir une vie amoureuse. Bien entendu, vu son âge, il y a beaucoup de choses qu'elle ne savait pas, à en juger ses réactions un peu à côté de la plaque lors de certaines conservations avec les filles...

« Tout ce que je peux te dire, c'est qu'il faut que tu gardes confiance en toi ! » dit-elle à Sakaki avec un grand sourire.

« OK. Merci du conseil, Chiyo. » répondit Sakaki.

Puis elle jeta un coup d'oeil à l'horloge... Elle découvrit qu'elle avait manqué l'heure de rendez-vous de cinq minutes.

« Oh, j'suis en retard !... Je dois y aller, Chiyo ! A lundi ! »

« Passe un bon week-end ! »

Sakaki se dirigea aussitôt vers la sortie, en marche rapide histoire de rattraper le temps perdu. Kagura la vit en sortant de la classe et lui dit, à voix haute : « Bonne chance ! ». Mais Sakaki ne l'entendit pas. Jusqu'ici, Sakaki n'était jamais arrivée en retard à un rendez-vous.

Kaori, elle, attendait toujours son amie devant les portes du lycée... Mais elle avait beau poireauter, personne ne venait vers elle. Kaori se résigna d'un air triste. Pour elle, c'était trop tard : Sakaki l'avait oubliée et vaqué à ses propres occupations... Prête à repartir chez elle, Kaori reprend son cartable. Elle tourne la tête une dernière fois, quand soudain... Elle aperçut une fille bien plus grande que toutes les autres traverser les portes du lycée en même temps que plusieurs autres élèves. Pas de doutes, c'est Sakaki ! Le visage de Kaori s'éclaire aussitôt. Afin d'être remarquée, elle fait des grands signes en direction de son amie.

« Par ici, Annaisha ! » cria-t-elle.

Annaisha, c'était le prénom de Sakaki. Mais elle était tellement réservée que ses camarades ne retenaient que son nom de famille. Ou alors, le faisaient-il tout simplement par politesse ? Ou parce que ce prénom leur semblait trop compliqué à retenir ?... En tout cas, Kaori était la seule qui l'appelait par son prénom. Du coup, aucun risque qu'elle la confonde avec quelqu'un d'autre. Elle entendit Kaori l'appeler et s'approcha d'elle.

« Salut, Kaori... Désolée pour le retard. »

« Oh, mais,... c'est pas grave du tout » répondit nerveusement Kaori. « L'important, c'est que tu sois là ».

Annaisha baissa la tête, un peu indécise sur le reste de la journée.

« Alors, euh... Qu'est-ce que tu veux faire, ce week-end ? »

« C'est toi qui décides, Annaisha. »

« Oh, non ! Te... Te prives pas pour moi. Si tu veux faire quelque chose en particulier, dis-le moi et on le fera. »

« Bah, euh... »

Kaori n'eut aucune idée sur le moment.

« Tu... Tu as tes affaires avec toi ? »

« Ouais. Dans cette valise. », répond Kaori en lui montrant l'objet concerné.

« OK. On peut y aller, alors ? »

« Ouais, allons-y ! »

Les deux filles se mirent en route en direction de la maison d'Annaisha. Cette dernière appréciait que quelqu'un lui tienne enfin compagnie chez elle; la seule fois où elle a vu une camarade de classe en dehors des cours, c'était chez Chiyo, qui l'avait invitée. Kaori, elle, était aux anges. D'ici une demi-heure, elle allait enfin mettre les pieds dans l'endroit où la personne à qui elle souhaite déclarer sa flemme habitait. Mais encore faudrait-il qu'elle trouve le bon moment, une fois installée, pour lui offrir cette boîte de pralines...