NDT : Bonsoir tout le monde ! Violet a publié un nouveau chapitre pour le tome 4 et il était trop bien, j'ai l'impression d'être sur un ressort depuis que je l'ai lu, je veux la suite ! Vu comment elle fait ses chapitres, à mon avis, il reste au moins quatre chapitres dans le tome 4 puis on commencera le tome 5 (smiley choqué). Si extraordinaire ! J'ai hâte de lire tout ça.
Sur ce, passons au chapitre 5 et je vous promets, il est drôle, il a été très amusant à traduire. Bonne lecture !
Chapitre 5
Le matin suivant, lorsque Rigel entra dans la salle commune, elle trouva Pansy tranquillement assise sur l'une des chaises à dossier bas, parcourant leur manuel de Métamorphose. La blonde était en fait vraiment jolie dans la pale lumière verte parvenant des fenêtres du lac, nota Rigel objectivement. Elle s'avança vers son amie et attendit que Pansy la remarque. Pansy ferma le livre avec soin et leva ses yeux bleus lumineux pour en rencontrer des gris.
« Bonjour Rigel, dit-elle.
– 'Jour. »
Rigel pointa de la tête la porte de la salle commune.
« Je vais faire un tour.
– J'adorerais venir avec toi », sourit Pansy.
Rigel nota qu'elle était déjà habillée pour aller petit-déjeuner malgré l'heure matinale. Elle offrit galamment son bras, se sentant plus qu'idiote alors que Pansy se levait gracieusement et déposait légèrement sa main sur le coude de Rigel. Ils quittèrent la salle commune et Rigel les dirigea immédiatement vers le hall d'entrée. Elle trouva que les robes et chaussures de Pansy paraissaient trop fines pour les cachots et elle avait de toute façon déjà exploré les cachots, donc elle décida qu'ils visiteraient le rez-de-chaussée et, peut-être, le sous-sol si elles avaient le temps. Rigel voulait tout particulièrement comprendre où exactement était le tableau qui menait aux cuisines.
Pendant qu'elles marchaient, Rigel apprit beaucoup de choses sur son amie. Pansy avait été nommée à partir d'une sorte de violette car sa mère les aimait beaucoup et elle était enfant unique. Ses parents avaient fait appel à de nombreux tuteurs pour elle au fil des années donc elle était venue à Poudlard avec une éducation complète des lois sorcières, étiquettes sang-pures, histoire magique – ce qui incluait une connaissance élargie des personnes et familles les plus connues et les plus influentes du monde magique occidental. Elle confia à Rigel que la raison pour laquelle personne n'avait essayé de remplacer leur professeur d'Histoire, Binns, par quelqu'un de plus compétent était parce que la plupart des étudiants, et en particulier ceux des familles influentes comme les Malfoy ou les Parkinson, s'y connaissait déjà très bien.
Pansy mentionna également qu'elle avait envie de prendre Soins aux créatures magiques en troisième année car quand elle était plus jeune, un troupeau de licorne s'était installé dans la forêt derrière son manoir, qui était un Réserve sorcière de la faune, et elle avait été plutôt proche des magnifiques créatures avant qu'elles ne repartent. Rigel avait su que Pansy était principalement innocente – comme n'importe quel enfant de onze ans le serait – mais elle n'avait pas réalisé à quel point c'était important pour Pansy jusqu'à présent et elle fit le vœu silencieux de protéger cette innocence autant que possible pour les sept prochaines années.
Lorsqu'elles entrèrent dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner, Rigel savait que la couleur préférée de Pansy était la pervenche, qu'elle détestait l'odeur de la lavande (parce qu'elle y était allergique) et que présentement, sa plus grande ambition était d'apprendre à faire de la pâtisserie car sa grand-mère faisait les tartes et gâteaux les plus délicieux, encore mieux que n'importe quel elfe de maison, mais que sa mère refusait de la laisser s'entraîner à la maison. Rigel trouva qu'elle ne détestait pas la compagnie de Pansy aussi longtemps que Pansy se contentait de parler d'elle-même. Elle rappela un peu Archie à Rigel, la façon dont elle portait facilement la conversation entière sans devenir énervante (en tout cas, pas pour Rigel qui n'aimait pas parler beaucoup). Maintenant qu'elle y pensait, Draco lui rappelait un peu Archie aussi, la façon dont il poursuivait impulsivement tout ce qui le piquait sur le moment. Il semblait que Rigel avait inconsciemment dérivé vers le familier ici à Poudlard, cependant il semblait que Pansy et Draco s'étaient eux-mêmes attachés à elle. Elles se rendirent ensemble à la table des Serpentard et Rigel attendit poliment que Pansy prenne un siège avant de faire de même elle-même, notant se faisant que Pansy avait réussi à la faire asseoir encore une fois à côté de Malfoy. Elle se demanda si c'était son destin d'être toujours entre ces deux-là.
« Bonjour, dit Pansy à l'assemblée générale des premières années.
– Où étiez-vous vous deux ce matin ? demanda Davis.
– On marchait, dit Pansy, beurrant son scone avec attention. C'était une façon plutôt rafraîchissante de commencer la journée.
– Juste marcher ? demanda lentement Greengrass, évidemment encore suspicieuse du fils du don juan notoire Sirius Black.
– Il y a eu de la discussion impliquée également, je crois », dit Rigel.
Elle cligna des yeux quand Pansy eut un rire étonné.
« Tu as un certain sens de l'euphémisme, Rigel, dit-elle, les yeux scintillant malicieusement et semblant avoir résolu une magnifique énigme. Je savais que tu devais avoir un sens de l'humour pour avoir été élevé par Sirius Black et James Potter.
– Je crois que la plupart des professeurs attendent anxieusement que les véritables blagues ne commencent, dit Zabini, un léger sourire jouant sur ses lèvres. Et les terreurs Weasley ont passé chaque repas depuis le placement sur le bord de leurs chaises avec anticipation. »
Rigel regarda avec intérêt la table des Gryffondor où il semblait effectivement y avoir deux rouquins identiques, observant l'un après l'autre la salle et la fixant avec des expressions confuses. Elle haussa les épaules, disant :
« Je n'ai pas de talents pour les farces.
– Eh bien, en tant que compagnon de dortoir, je suis vraiment rassuré, lui apprit Nott. Et si jamais tu décides de continuer la tradition familiale, fais-nous une faveur et entraîne-toi sur les Poufsouffle.
– Je ne suis pas sûr que Malfoy et Pansy le prendrait très bien », dit-elle platement.
Les autres échangèrent des airs confus mais Malfoy frappa son tibia sous la table et Pansy la bouscula légèrement.
« Rigel pense qu'il est drôle en nous appelant Poufsouffle parce que nous l'avons tellement "coucouné" hier, dit Pansy, un sourire adorable fleurissant sur son visage alors qu'elle entamait sa vengeance. Voyez-vous, il avait quelques problèmes avec les sortilèges que nous avons appris et nous étions seulement en train d'essayer d'aider, n'est-ce pas Malfoy ? »
Rigel grogna intérieurement alors que Malfoy lui répondait, tout aussi doucereusement :
« Nous l'étions effectivement et Black n'est pas le seul avec un sens de l'euphémisme. Ses tentatives étaient tout simplement abyssales, n'est-ce pas Parkinson ?
– Oh, tu dois m'appeler Pansy, dit la blonde joyeusement. Après tout, nous allons travailler ensemble un long moment si nous devons essayer d'apprendre à ce plébéien comment la magie est supposée être accomplie.
– Dans ce cas, j'insiste pour que tu m'appelles Draco, dit galamment Malfoy, secouant tristement la tête vers Rigel, car j'ai peur que nous ayons une longue route devant nous.
– Vous verrez si je m'assieds à côté de vous deux en Métamorphose, marmonna Rigel dans son cantaloup.
– Oh tu le feras, et seulement parce que nous nous assiérons à côté de toi », lui assura Pansy.
Rigel supposa qu'elle l'avait mérité pour les avoir appelés des Pouf' devant ses camarades mais maintenant tout le monde suspectait à moitié qu'elle était une Cracmolle, si les regards dans sa direction était une indication quelconque. Dix minutes plus tard, elle suivit un préfet en Métamorphose où un chat était assis silencieusement sur le bureau vide du professeur. Rigel fixa le chat, une suspicion se formant dans son esprit. Elle avait été entourée d'animagi pendant toute son enfance et entre Sirius, James et Remus quand il était sur Tue-loup elle reconnaissait un animal qui n'était pas un animal quand elle en voyait un.
Sans surprise, quand l'horloge murale sonna l'heure, le chat sauta du bureau, se transformant dans l'air en la femme au visage strict qui les avait accueillis avant leur placement. La plupart de la classe lâcha des exclamations silencieuses et regardèrent leurs voisins en admiration. Professeure McGonagall marcha à grandes enjambées vers le tableau noir et agita sa baguette vers un bout de craie. Il s'anima et commença à rédiger des notes sur la théorie du cours pendant qu'elle se présentait et faisait l'appel :
« Bienvenue en Métamorphose, dit-elle, ne sonnant pas du tout accueillante. C'est un sujet très difficile et j'attends de vous tous que vous travailliez dur et vous vous y appliquiez. Il n'y aura pas de pitreries ici ; tout comme les Potions, il s'agit peut-être de la branche de magie où les choses peuvent vite tourner mal si vous n'êtes pas extrêmement attentif. Mr Black ! » appela-t-elle.
Rigel contint son sursaut mais elle sut qu'elle devait paraître surprise.
« Oui, madame ?
– Vous saviez ou aviez deviné que je n'étais pas ce que je semblais être quand vous êtes d'abord entré ici », commenta-t-elle.
Rigel se demanda au juste comment elle s'en était rendue compte mais dit :
« Oui, madame.
– Comment ?
– Vous étiez trop immobile, dit Rigel, faisant référence à la forme de chat de la professeure. Les chats sont naturellement des animaux tranquilles mais vous étiez très vigilante donc j'ai supposé que vous étiez un humain en forme animale.
– Pourquoi ne pas simplement supposer que j'étais un familier ou une autre sorte d'animal intelligent ? » pressa-t-elle.
Rigel sentit qu'elle était le type de professeur qui voulait toujours la réponse la plus complète possible.
Elle ne pouvait pas dire à la classe que son père et son oncle étaient des animagi non déclarés, donc elle haussa simplement les épaules et dit :
« Tous nos professeurs étaient présents dans la salle de classe quand nous arrivions jusqu'à présent, j'ai remarqué que vous aviez quitté la table du personnel avant que nous ayons fini de petit-déjeuner et les marques autour de vos yeux sont inhabituelles pour un chat tigré.
– Excellente compétence d'observation, approuva sèchement McGonagall. Cinq points pour Serpentard. Il est vital que vous commenciez à développer une reconnaissance à la magie en tout temps. La magie peut être utilisée pour tromper les peu méfiants, particulièrement en Métamorphose, qui est la magie de transformer une chose en une autre mais il y a presque toujours des signes, si vous vous rappelez de les chercher. »
Elle passa le reste de la leçon à leur apprendre à transformer des allumettes en aiguilles et Pansy et Malfoy, comme on pouvait s'y attendre, eurent beaucoup plus de chances que Rigel.
« La mienne est devenue argentée, je crois », nota Pansy, rayonnante.
Ils avaient été prévenus que leurs chances de réussites le premier jour étaient faibles.
« Je crois que la mienne a un trou au bout », ajouta Malfoy, semblant plutôt satisfait.
Ces deux-là se tournèrent vers Rigel avec attente et elle regarda son allumette.
« Oh, regardez, j'ai fait une allumette », dit-elle, feignant une sorte de joie rêveuse.
Ils soupirèrent d'elle donc elle offrit un petit, mais vrai sourire, et dit :
« Vous avez tous les deux bien réussi. Je suis si fier », ajouta-t-elle, juste pour les voir lui faire la tête à nouveau.
Ils ressemblaient à des jumeaux quand ils faisaient ça, côte à côte, tous les deux la peau claire avec des cheveux blonds et des expressions d'exaspération amusée sur leurs visages.
« Tu es impossible, dit Malfoy. À ce rythme, ils t'expulseront à la fin de la semaine et alors, Pansy va pleurer et Zabini s'installera dans notre dortoir pour fuir les crétins de frères et j'ai entendu dire qu'il ronfle. Je raterai mon sommeil réparateur et Pansy ne sera pas capable d'utiliser ses sorts de glamour sur moi…
– Je n'utilise pas de glamour !
– … Car elle sera trop bouleversée et en train de pleurer et je deviendrai moche et ainsi sans influence et tout sera de ta faute », finit-il avec grandiloquence.
Rigel leva les yeux au ciel et retourna à son allumette, supposant qu'elle pouvait au moins pratiquer l'incantation un peu plus. Elle sentit Malfoy la fixer comme si elle avait commis quelque crime impensable en n'étant pas talentueuse comme lui, alors que Pansy lui rabattait les oreilles à propos de son commentaire sur le glamour, et souhaita ardemment qu'elle avait quelque chose de pointu pour le trouer avec pour que le petit con supérieur arrête de l'embêter !
Pansy stoppa net sa tirade avec une exclamation et Malfoy regarda stupidement son allumette, sauf que ce n'était plus une allumette. C'était une aiguille.
« Oh, bien réussi, Mr. Black. »
Professeure McGonagall était venue vérifier leur travail et avait vu l'aiguille se transformer.
« Dix point de plus pour Serpentard. Mr. Malfoy, Miss Parkinson, vous avez fait de très bons essais également. »
Aussitôt qu'elle fut partie, Pansy cria :
« Quinze points pour Serpentard en un cours ! »
Malfoy lui jeta un regard qui disait concentre-toi.
« Black, comment, au nom de Merlin, as-tu fait ça ?
– Comme toi, juste mieux, sourit Rigel d'un air suffisant, un peu étonnée d'elle-même mais ne voulant pas le montrer.
– Tu n'as même pas dit l'incantation », chuchota-t-il avec force.
Le regard de plaisir émerveillé sur son visage mettait Rigel mal à l'aise donc elle mentit :
« Si, je l'ai dit, tu ne m'as juste pas entendu par-dessus les jacassements de Pansy. »
Il ne sembla pas convaincu.
« Mais même, tu étais mauvais en Sortilèges et en Défense, et ceci est censé être beaucoup plus dur.
– Qu'est-ce que tu as fait différemment ? demanda Pansy. Je veux dire, à quoi pensais-tu quand tu l'as fait ?
– Je pensais que je voulais quelque chose pour crever l'œil de Malfoy », dit Rigel.
Pansy sembla ne pas pouvoir dire si Rigel était en train de rire ou non.
« J'imagine que tu avais juste besoin de la correcte motivation, alors. »
Malfoy eut un sourire satisfait et cette fois, Rigel grogna doucement pour de vrai.
« Donc cela veut dire qu'on peut t'embêter à chaque cours… en fait, nous y sommes pratiquement obligés. Pansy et moi sommes la clef de ton succès. »
Après Métamorphose, en route pour Botanique, Zabini les approcha. Rigel n'en savait pas beaucoup sur le garçon, à part ce que les gens disaient sur sa dangereusement magnifique mère, mais il avait une présence tranquille quand il parlait, en dépit de son jeune âge.
« J'ai remarqué ton succès en cours de McGonagall, dit-il nonchalamment. Il semblerait que ces deux-là exagéraient ce matin, hocha-t-il en direction de ses amis (et quand est-ce que Malfoy était devenu un de ses amis ?). Tu sembles être plein de surprises.
– Je crois que c'était juste un coup de chance, dit Rigel. Peut-être que cette allumette en particulier avait été une aiguille auparavant.
– Uh huh. »
Le garçon à la peau sombre souleva un sourcil.
« En tout cas, la maison Serpentard semble avoir gagné un précieux atout inattendu en ta personne, Black.
– De même, je suis sûr, Zabini », approuva poliment Rigel alors qu'ils atteignaient les serres et que Professeure Chourave les fit entrer dans la première.
Professeure Chourave était une enseignante très intéressante, pensa Rigel. Elle les fit examiner différents types de sol et deviner quelle sorte de plantes magiques pousserait le mieux dans chacun d'eux. Rigel connaissait les propriétés de beaucoup de plantes mais elle n'avait jamais su que les conditions de croissance avaient autant d'impact sur la puissance des propriétés magiques d'une plante et ses éléments. Elle était choquée de découvrir que si mis à pousser dans le mauvais sol, le Voltiflor perdait la moitié de ses valeurs nutritionnelles donc pour une potion de vitamine à un niveau standard, il en faudrait deux fois plus ! Elle devrait commencer à demander où les ingrédients qu'elle avait achetés avaient poussé avant de les utiliser dans ses potions.
Après Botanique, ils étaient tous un petit peu sale mais aucun ne prit la peine de se laver avant déjeuner puisqu'ils avaient tous Vol cet après-midi et étaient voués à transpirer à nouveau. Malfoy était pratiquement en train de vibrer sur son siège, il était surexcité, bien que son visage soit stoïque comme toujours. Rigel posa une main sur son bras la quatrième fois que sa jambe cogna contre les siennes, parce qu'il ne pouvait pas s'arrêter de la faire rebondir, et il se calma finalement suffisamment pour finir son repas avec quelque décorum. Elle partagea un regard amusé avec Pansy qui n'était pas du tout intéressée par l'idée de voler sur un balai en général.
Ils avaient Vol avec les Gryffondor et la barrière entre les maisons n'avait jamais été aussi apparente pour Rigel que le moment où ils atteignirent le terrain et que les Gryff' s'alignèrent d'un côté tandis que les Serpentard allaient de l'autre. Elle reconnut Neville du train et sourit légèrement (autant qu'elle le faisait habituellement) dans sa direction quand il la reconnut. Pansy était en train de donner un affreux regard à une fille appelée Lavande, la haïssant probablement juste pour le principe à cause de son allergie, et Malfoy était en train de faire plier du regard le rouquin dégingandé qu'elle savait être de la même famille que les jumeaux Weasley, probablement un jeune frère. Le garçon semblait tout aussi mécontent de regarder Malfoy et Rigel pensa qu'elle devrait les tenir loin l'un de l'autre si elle voulait une existence paisible à Poudlard.
Madame Bibine souffla dans son sifflet pour obtenir leur attention et dit :
« Aujourd'hui nous allons juste voir les bases. Je sais que beaucoup d'entre vous avez des balais chez vous et penseront sûrement que ce rappel est indigne de vous mais si vous comptez jouer au Quidditch pour votre maison, vous voudrez être sûrs de maîtriser les fondamentaux. Ne vous inquiétez pas, sourit-elle comme un requin, si vous vous êtes trompés pendant toute votre vie, je vous le dirai. »
Pas du tout rassurés, la classe suivit néanmoins ses directives et commença à crier « DEBOUT ! » à leurs balais. Malfoy leva les yeux au ciel et claqua des doigts impérieusement à la vieille Comète à côté de lui et dit « Debout. » Il vola dans sa main comme s'il avait simplement attendu une opportunité pour faire cela.
Pansy obtint du sien de se retourner quelques fois et en devint finalement énervée et le ramassa juste depuis le sol avec un air renfrogné sur le visage. Rigel dit « Debout » dans un ton qui n'était apparemment pas convainquant pour son Étoile filante.
Malfoy, qui était sur la droite de Rigel, l'examina et dit :
« C'est la même chose qu'un Wingardium Leviosa mais le balai transporte la magie au lieu de ta baguette. Tu dois le vouloir, Black.
– Pourquoi je ne peux pas le ramasser comme Pansy ? demanda-t-elle, sachant pertinemment ce que Malfoy allait dire.
– Parce que tu n'apprendras jamais de cette façon. »
Il lança un regard à Pansy derrière Rigel et dit :
« Pansy ne veut pas apprendre mais tu devrais prendre ça sérieusement.
– Pourquoi ? » dit-elle, décidant que Malfoy était beaucoup plus drôle exaspéré.
Elle se demandait combien de temps elle pouvait prétendre être mauvaise en Quidditch juste pour l'ennuyer.
« Je ne veux pas apprendre non plus. »
Il la regarda en fronçant les sourcils.
« Tu dois aimer le Quidditch. Si Pansy ne l'aime pas, c'est toi qui aimeras pour que je ne sois pas le seul dans notre groupe. »
Elle souleva ses sourcils au raisonnement plutôt enfantin, essayant d'ignorer la partie d'elle-même qui était flattée qu'il considérât les opinions de Pansy et elle les seules qui vaillent la peine d'être prises en compte.
« Très bien, dit-elle. Debout. »
Le balai s'éleva de façon continue vers sa main tendue et le bois semblait vibrer avec anticipation sous ses doigts. Elle examina avec regret le vieux balai, sachant qu'il serait terriblement déçu quand elle agirait comme une ignorante dans les airs. Cependant, si les gens savaient qu'elle n'était pas horrible sur un balai, ils voudraient la faire essayer d'entrer dans leur équipe de maison et cela la distrairait de ses études de Potions. Sans mentionner l'attention non sollicitée si elle rentrait effectivement dans l'équipe, couplé avec les inévitables frasques qui viendraient avec en tentant de cacher son sexe biologique dans les vestiaires, etc. Ajouté à cela la probabilité à 100% que si son Oncle Sirius venait la regarder jouer il réaliserait immédiatement qu'elle n'était pas Archie et il était hors de question qu'elle puisse se permettre d'être douée en Quidditch.
« Montez sur vos balais », appela Madame Bibine, démontrant comment ils devaient balancer une jambe de l'autre côté.
Tout le monde se plaça plus ou moins bien et elle dit :
« Maintenant, à trois, je veux que vous vous éleviez légèrement du sol, rester en vol stationnaire puis revenir en vous penchant un peu. Un… »
Mais Neville était déjà dans les airs et en train de grimper sans s'arrêter. La classe poussa des cris d'exclamations et le garçon au visage rond agrippa fermement le balai, sa tête devenue blanche comme de la craie de terreur. Bibine décolla du sol et vola vers lui, tendant une main pour essayer de le ramener en sureté mais au moment où elle l'atteignit, la prise de Neville avait faibli. Il chuta droit vers le sol et Rigel eut à peine le temps de penser, alors qu'elle regardait avec un désarroi glacé, que si elle voulait faire léviter quelque chose dans toute sa vie, c'était Neville, maintenant. Alors, incroyablement, il ralentissait, s'arrêtant, planant quelques centimètres au-dessus du sol et Rigel réalisa qu'elle tenait sa baguette avec le bout pointé directement sur le Gryffondor sidéré. Ses yeux noisette laiteux rencontrèrent les siens et le regard d'extrême gratitude qu'ils avaient fit trembler sa main. Le sort se brisa et Neville atterrit avec une expiration de souffle soulagée sur l'herbe molle. Bibine atterrit quelques secondes plus tard et aida le garçon à se remettre sur ses pieds. Quand il était clair qu'il tremblait trop pour tenir debout, elle dit :
« Pauvre garçon, vous avez eu une belle frayeur. Allons à l'infirmerie chercher un philtre calmant. »
Elle le souleva dans ses bras, montrant une force surprenante et déclara par-dessus son épaule :
« Restez ici et sur le sol ou vous serez en colle jusqu'à votre diplôme. »
Rigel avait rapidement rangé sa baguette quand Neville avait touché le sol mais il était trop tard pour éviter d'être remarquée et la plupart de la classe la fixait. Elle pouvait voir les Gryffondor être déchirés entre soulagement que leur camarade n'ait pas été blessé et suspicion qu'un serpent visqueux aiderait un lion pour, semblait-il, aucune raison. Ses propres camarades de maison étaient juste franchement bouche bée, ayant eu l'impression qu'elle ne pouvait même pas réaliser le sort de Lévitation, encore moins sur un objet mouvant lourd sous la pression. Rigel, ne voulant pas examiner cette ligne de questionnement elle-même, se tourna ostensiblement vers Pansy et dit :
« Penses-tu que Professeure Chourave s'en fiche où l'on trouve l'échantillon de terre qu'on est supposé analyser pour notre devoir ? »
Pansy cligna des yeux, cherchant la logique. Rigel soupira et se tourna vers Malfoy :
« Je veux dire, elle ne peut pas s'attendre à ce qu'on se balade dans la Forêt interdite, non ? On pourrait probablement juste demander au Garde-chasse pour un échantillon de son jardin. »
Malfoy avait l'air de considérer l'idée de la baffer donc elle plissa les yeux et aboya :
« Arrête de me regarder comme si j'étais hystérique. Laisse tomber.
– Tomb… »
Il jura à mi-voix.
« Tu es invraisemblable parfois et ce n'est pas un compliment. »
Elle haussa les épaules et était prête à changer de sujet à nouveau quand elle remarqua le Gryffondor rouquin marchant vers eux. Avec un pressentiment dans l'estomac, elle colla son expression la plus amicale qu'elle pouvait trouver tout en étant encore en train de paniquer à l'intérieur.
« Hey… ! commença-t-il, véhément.
– Hey, tu connais Neville, pas vrai ? l'interrompit Rigel.
– Je… oui, bien sûr, fit le rouquin en fronçant les sourcils. Il est dans notre dortoir mais…
– Super ! sourit-elle avec raideur. Peux-tu lui dire que j'espère qu'il va bien quand tu le verras la prochaine fois ?
– Eh bien, oui, j'imagine. »
Il semblait très confus maintenant.
« Oh, bien sûr, quelle impolitesse de ma part. »
Rigel planta sa main dans le visage du Gryffondor.
« Je m'appelle Rigel Black. Si tu lui dis juste que Rigel dit bonjour, il saura qui tu veux dire.
– Ron Weasley. »
Il examina avec attention sa main, ce qui fit souffler Pansy avec énervement.
« C'est O.K., Pansy, dit Rigel d'un ton rassurant. Si mes frères étaient les jumeaux Weasley, j'aurais l'habitude de chercher des farces partout aussi. Sur mon honneur, c'est juste une main », dit-elle à Weasley.
Il eut la décence de rougir avec embarras à être critiqué pour son impolitesse mais saisit l'excuse alors qu'il secoua sa main brièvement :
« On ne peut jamais être trop prudent avec ces deux-là.
– Je comprends », lui assura Rigel sérieusement.
Malfoy était en train de percer un trou dans la tête de Weasley mais Rigel espéra qu'il pourrait garder ses commentaires pour lui-même.
Le Gryffondor sembla se rappeler soudainement pourquoi il était venu ici en premier lieu et dit avec agressivité :
« Pourquoi t'as empêché Neville de tomber ?
– Je ne m'étais pas rendu compte que mon intervention offenserait quelqu'un, dit-elle, décidant que bluffer et faire comme si elle avait voulu le faire était ce qu'il y avait de mieux pour le moment. Je ferai attention, la prochaine fois, de te laisser le faire.
– Ce n'est pas… Je veux dire… se mordit-il la lèvre en une frustration évidente. Qu'est-ce que cela te rapporte ?
– C'est toujours une tragédie quand du bon sang se trouve gaspillé, dit-elle. La famille Longdubat est très ancienne et cela aurait été une honte pour leur lignée de mourir d'un accident aussi évitable. »
Elle était en réalité assez fière de sa réponse. Elle trouvait que cela sonnait convenablement sang-pur et intéressé, considérant la réputation de sa maison. Weasley paraissait voir toutes ses pires peurs se réaliser donc elle devait avoir dit quelque chose de bien et il la persifla avec dédain avant de retourner de son côté du terrain. Peut-être que cela se serait terminé là si seulement Malfoy avait su garder sa grande bouche fermée.
Il rit de façon plutôt grossière :
« Oh oui, quelle tragédie de perdre quelqu'un avec tant de potentiel pour grandir en un morveux amoureux de moldus traître à son sang comme ses parents. »
Weasley sortit immédiatement sa baguette et lança un sort si vite que Rigel réfléchit plus tard qu'il était probablement juste en train d'attendre une bonne excuse. Un jet de lumière jaune maladif fonça sur Malfoy qui semblait estomaqué à l'idée de quiconque l'attaquant réellement pour ce qu'il considérait probablement une raillerie banale. Pansy cria avec colère mais ce fut Rigel qui bougea sans penser de côté pour pousser Malfoy hors du chemin du sort. Il la frappa dans l'épaule et la fit tomber à la renverse dans l'herbe.
Au loin, elle entendit Pansy crier de nouveau et Malfoy hurler quelque chose avec colère tandis que Weasley bégayait que c'était censé toucher Malfoy. Ceci, bien sûr, ne rendit pas Malfoy plus heureux et, alors que Rigel s'asseyait lentement, s'inquiétant de la douleur dans son coude là où elle avait touché le sol, elle vit Weasley retourner en courant chez ses camarades de maison tandis que Crabbe et Goyle empêchaient Malfoy de le poursuivre.
« Quel amusant petit tableau, dit-elle, bouffie. J'espère que quelqu'un va dire à Malfoy qu'il ressemble à un scottish-terrier énervé en ce moment. »
Pansy se tourna vers elle au son de sa voix et dit :
« Draco, viens ici ! Rigel va bien. »
Malfoy tourna violemment la tête et rompit rageusement la prise de Crabbe et Goyle. Il marcha à grandes enjambées vers l'endroit où Rigel était assise joyeusement dans la terre et s'accroupit à côté de Pansy.
« Tout va bien, Black ?
– Tout va mal, dit-elle, souriant stupidement à son visage soucieux. Comme mes yeux. Ce ne sont pas mes yeux. J'ai volé les tiens, j'en ai peur.
– Quoi ? lui dit-il, fronçant les sourcils. Black, tu n'as aucun sens.
– Tu ne peux pas avoir de sens, dit-elle sagement. Tu dois le trouver. »
Cette déclaration lui sembla amusante donc elle se laissa retomber sur le sol et ria de bon cœur au ciel, lui demandant si, s'te plaît, il pouvait faire pleuvoir du miel pour un jour ou deux dans sa tête.
« Qu'est-ce qui ne va pas avec lui ? Weasley, qu'est-ce que tu lui as putain de fait ?! exigea Malfoy.
– C'était juste un maléfice de Jambencoton, cria Weasley, le visage encore rouge mais semblant légèrement inquiet aussi. Ce n'était pas censé le faire tomber !
– Un Jambencoton est orange rouge en couleur, dit Zabini froidement, jetant un œil à Rigel. Celui-là ressemblait plus à un maléfice de Cervengelée pour moi.
– Cervengelée ?! recommença à crier Pansy. Tu as tourné son cerveau en gelée ?
– Pan, c'est okay, dit Rigel de son meilleur ton calme, qui apparut être un peu du côté des gloussements. Le ciel va faire pleuvoir du miel pour moi demain et si nous avons de la gelée aussi alors tout le monde pourra avoir du toast. »
Malfoy grogna :
« Tu as intérêt à ramener tes fesses ici et le conjurer maintenant, idiot de con, ou mon père va…
– Au nom de Merlin, qu'est-ce qu'il se passe ici ? »
Madame Bibine était de retour et elle ressemblait à une reine amazone prête à réprimander une tempête.
« Mr Black, vous allez bien ?
– Non ! dit Pansy hystériquement. Non, il ne va pas bien, il a de la gelée à la place du cerveau !
– Ah. »
L'enseignante de Vol ramena Rigel par les épaules en une position assise une fois de plus et fixa intensément le visage de Rigel.
« Le maléfice de Cervengelée, n'est-ce pas ? Pas d'inquiétude, Miss Parkinson, cela disparaitra dans quelques minutes. Qui est responsable de cela ?
– Weasley, attaqua Malfoy. C'est comme ça que les Gryffondors ont décidé de rembourser Black pour sauver la vie inutile de leur camarade de maison.
– Je n'ai pas fait ça, dit honnêtement Rigel. C'était ma baguette qui l'a fait. Je la tenais juste à ce moment-là. Tu ne devrais pas être en colère, ajouta-t-elle, regardant tristement son ami blond. Cela fait remuer tes sourcils d'une façon terrible. »
Pansy s'étouffa sur un rire et jeta ses bras autour de Rigel.
« Espèce d'idiot ! Pourquoi as-tu fait une telle chose ?
– Sérieusement, Black. »
Malfoy avait un air renfrogné maintenant.
« De nous trois, tu es le seul qui n'a pas encore appris le charme du Bouclier. Qu'est-ce qui te donne le droit de te jeter devant un sortilège inconnu, hein ? »
Rigel se détacha prudemment de Pansy.
« Je préfèrerais que tu ne m'enlaces pas, Pan, dit-elle. Je ne veux pas que ta mère l'interprète mal. »
Pansy pouffa, désabusée.
« Pourquoi elle l'interpréterait mal ? Tu ne m'aimes pas de cette façon ? Je suis anéantie, vraiment.
– Je me doutais que tu le serais, soupira Rigel. C'est la faute de Sirius tout ça. Il a rendu toutes les filles effrayées de moi donc maintenant je suis coincé à être ami avec un Malfoy.
– Je t'en voudrais si tu étais sain d'esprit, dit Malfoy. Considère-toi béni d'être seulement digne de ma présence.
– Es-tu un ange alors Malfoy ? sourit-elle. Tu ressembles un peu à l'un d'eux mais sans le halo, c'est dur d'être certain. »
Madame Bibine souffla dans son sifflet et annonça que le cours était terminé donc Pansy et Malfoy la remirent debout et la firent marcher aussi rapidement que possible vers le château, lançant des regards mauvais aux Gryffondor sur leur route hors du terrain. Le maléfice ne disparut pas avant qu'ils soient presque de retour à la salle commune, moment où elle grogna, se détacha de leur étreinte et serra sa tête avec force.
« Rigel ? questionna Pansy avec précaution.
– Je sais maintenant pourquoi c'est appelé le Cervengelée, gémit-elle à travers le martellement dans sa tête. C'est parce que ton cerveau semble avoir été pressé comme du jus quand ça disparaît. Sérieusement, aïe. »
Ses amis laissèrent échapper deux soupirs jumeaux de soulagement.
« Merci Merlin, dit Malfoy d'une voix traînante. Je ne pense pas que j'aurais été capable de supporter une minute de plus les inanités qui sortaient de ta bouche.
– Oh, chut, Draco, dit doucement Pansy, essayant de ne pas causer plus de douleur à Rigel. Il a pris ce maléfice pour toi après tout.
– Personne ne le lui a demandé, marmonna Malfoy.
– De rien, dit Rigel, s'approchant du bout de mur qu'on ne remarquait pas. Ouroboros. »
Ils la rattrapèrent alors qu'elle entrait dans la salle commune et un accord tacite fut passé de ne pas parler du cours de Vol, la presque chute de Neville, ou du séjour à la la land de Rigel pour le reste de la journée, au moins. Ils travaillèrent sur leurs devoirs de Botanique jusqu'au dîner (bon, Pansy et Draco firent les siens et Rigel prétendit travailler tout en pensant aux Potions) et Rigel alla se coucher plus tôt ce soir-là, fatiguée et confuse des événements de la journée.
Elle était loin de se douter qu'elle n'était pas la seule. Pansy et Draco restèrent tous deux éveillés cette nuit, pensant qu'il y avait beaucoup plus à voir chez leur nouvel ami qu'aucun des deux ne l'avait imaginé quand ils l'avaient rencontré, juste deux jours plus tôt.
NDA : Donc celui-là a été beaucoup plus long que ce que j'avais prévu. J'essaie de garder les chapitres à 3000 mots chacun mais ils continuent à me fuir (celui-là est à 4900 [5590 en français]…). Donc dites-moi ce que vous pensez des caractérisations jusqu'à présent (puisque nous n'avons pas encore atteint l'intrigue) et merci beaucoup pour avoir tout simplement lu jusqu'ici.
NDT : Si seulement la Violet du passé savait à combien de mots elle est rendue maintenant. Son dernier chapitre sorti (pas si long en vrai par rapport aux autres) fait 27 000 MOTS ! Ah, elle était si ignorante du monstre qu'elle allait pondre.
J'espère que vous avez aimé le chapitre ! On se retrouve le mois prochain :D
Chali
