Chapitre 14
Jasmin, lavande
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« - Comment vous sentez-vous ? », demanda-t-elle d'un air soucieux alors qu'elle le regardait prendre sa potion, assise devant une pile de parchemins. Harry leur jeta un bref regard avant de se replonger dans la lecture de « Enchantements et psychisme, un mariage dangereux ».
« - Plutôt bien. Elle a un goût de…de fraise ? »
« - Oui, je sais, c'est un des seuls ingrédients qui n'altère pas la potion tout en modifiant un peu son goût. Vous aimez ? »
Du coin de l'œil, il vit Harry se cacher un peu plus derrière son volume et devina le sourire moqueur qu'il s'efforçait de dissimuler.
« - Oui, c'est plutôt plaisant. »
Dehors, Février régnait en maître: par moments, les conduits d'aération de la maison sifflaient avec autant de conviction que le Spectre de la Mort en personne et le froid s'insinuait sournoisement par tous les interstices qu'il pouvait trouver.
« - Il neige encore… » soupira Hermione en jetant un coup d'œil à la fenêtre du salon de Square Grimmaurd où ils s'étaient réfugiés.
Remus détourna ses pensées de la pleine lune qui surviendrait dans une semaine et les concentra sur le site qu'il devrait inspecter le lendemain. Il ne put s'empêcher d'en frissonner: une caverne sous-marine, en plein Nord de la côte écossaise. Bien que son équipe soit rodée à ce genre d'expédition, il sentait que l'opération se promettait d'être pénible. Si leurs hypothèses se révélaient juste, ils avaient toutes les chances de découvrir en ces lieux l'entrée d'anciennes galeries où plusieurs siècles auparavant, lors des Révoltes, les gobelins avaient trouvé refuge. Et s'ils étaient chanceux (et c'était là que leur mission commençait, en réalité), cette découverte serait accompagnée de richesses jusqu'ici perdues.
Aucun d'entre eux ne savait réellement quelle sorte de trouvaille les attendait. Il y aurait sûrement de l'or, c'était une évidence, et s'ils étaient chanceux cet or serait accompagné de quelques artefacts gobelins, peut-être même des découvertes historiques. Mais il ne fallait pas être trop optimiste. Il savait qu'avant tout, il y aurait des maléfices à briser.
Il ignorait où l'enverrait la mission suivante. Ils n'en étaient jamais informés à l'avance. Sans doute pour ne pas détourner leur attention du projet sur lequel ils devaient travailler. Il réapprenait à quel point un travail stimulant pouvait améliorer l'intérêt d'une existence, lui donner un sens et accessoirement, combler une partie du vide qui finissait pourtant par le rattraper, chaque soir lorsque son lit, cette banquise, l'enroulait dans ses draps secs.
Il réalisa soudain le regard inquiet qu'elle posait sur lui et choisit de s'en détourner.
Quelque chose de froid vint délicatement se poser sur sa paupière. Il ouvrit les yeux et vit, au-dessus de lui, le ciel blanc d'une matinée déjà entamée. Ensuite seulement il réalisa que le froid s'étendait à l'ensemble de son corps.
Un peu comme si la pensée qui avait surgi dans son esprit s'était du même coup matérialisée, quelque chose de doux et de chaud, de terriblement réconfortant se posa sur tout son corps. Un autre flocon de neige s'écrasa sur son visage et il fit un geste pour le balayer.
Il lui fallait se lever…A peine avait-il fait un geste pour se redresser qu'il sentit autour de ses épaules un bras amical qui l'aida dans sa tâche.
« - Je m'attendais à vous trouver entièrement congelé, mais vous m'avez l'air parfaitement en vie. Vous n'avez pas trop froid ? »
« - Ca va aller. Cette couverture… »
« - C'est cette cape que vous m'avez offerte. Je l'ai ensorcelée. »
Il tourna enfin la tête vers elle et entendit ses cervicales grincer de mécontentement. Elle le regardait, ses grands yeux - aussi sombres que la nature autour d'eux était immaculée - l'étudiant avec gravité.
« - Nous allons transplaner, à moins que vous vous trouviez bien ici ? »
« - Pas spécialement. »
Elle sourit en saisissant son bras nu et une seconde plus tard ils étaient dans son jardin, lui toujours à demi allongé dans la neige (si bien que son dos lui faisait l'effet de ne plus exister) et elle, accroupie à ses côtés. Elle saisit un pan de cape et en recouvrit ses épaules rougies par le froid. Il voyait sa mâchoire trembler, ses lèvres bleues, ses joues écarlates. Il posa une main tremblante sur cette peau abrasée, sourd aux lancements que le froid faisait naître dans son propre corps, et la caressa avec toute la délicatesse dont il était encore capable.
« - Vous êtes complètement gelé, il faut rentrer », dit-elle avec inquiétude, bien que dans ses yeux se soit installée une expression vacante.
Il n'allait pas lui reprocher, une fois de plus, de se trouver là. Elle savait qu'il réprouvait sa présence, et il savait qu'elle le savait. C'était une situation étrange, tenue en équilibre par leurs silences respectifs ; et pour la première fois il n'avait pas le cœur de lui reprocher quoi que ce soit.
La chaleur de la pièce lui parut étouffante, en contraste avec le froid abrasif de l'extérieur. Il n'attendit pas et se dirigea directement l'escalier qui menait à l'étage. Il portait toujours, serrée autour de son corps, la cape qu'elle avait ensorcelée pour la rendre plus chaude. Son état mental était confus, encore embrouillé par la toute récente réappropriation de son corps, par le froid qui continuait d'habiter ses membres, mais envers et contre tout charmé, comme toujours, de la présence qui l'aidait à gravir les escaliers.
Une fois arrivés dans la chambre il se tourna vers elle. Elle soutint son regard et ne jugea pas bon de sortir de la pièce tout comme il l'espérait.
« - Vous avez l'intention de me donner le bain ? »
Il la vit hésiter.
« - Pourquoi pas ? », répondit-elle avec une insolence inattendue. Ce nouveau trait de caractère le surprit, et lui fit même un peu peur. Mais il n'était pas certain de ne pas l'aimer. Il ne répondit pas et se retourna, jeta la cape sur le lit et entra dans la salle de bain sans regarder en arrière, certain qu'elle ne l'avait pas suivi.
Il s'était trompé. Une main devança la sienne et tourna le robinet d'eau froide, puis celui d'eau chaude. Il était stupéfait. La vulnérabilité que lui conférait sa nudité passait totalement au second plan, il s'était habitué à son regard sur son corps. Il se moquait parfaitement qu'elle le trouve laid car de toute façon, il n'avait jamais eu la folie d'espérer lui plaire.
La forme de son corps, les poils qui s'étendaient sur ses bras, son torse, ses jambes, la courbe de son ventre, la taille de son sexe, il avait par bonheur la chance de se moquer de ce qu'elle était susceptible d'en penser.
Alors pourquoi était-il incapable de se retourner, de faire face à ce qu'il lirait dans son regard ? Un long moment étira ses secondes, seulement meublé par ses pensées confuses, par le bruit de l'eau contre les parois de la douche et aussi par le désir qui progressivement montait dans son ventre, réchauffant son corps bien plus efficacement que n'importe quel vêtement ou sortilège. Il pensa avec confusion qu'il avait de la chance de lui tourner le dos et avança sous le jet, laissant l'eau chaude s'écraser sur sa peau.
Elle était là, toujours derrière lui. Sa présence, son odeur, son souffle. Elle était restée. Jusqu'où aurait-elle l'audace de forcer son intimité ? Jusqu'où n'était-elle pas allée, de toute façon ?
Il passa une main sur son visage ruisselant et ramena ses cheveux en arrière, toujours sans se retourner. Il senti quelque chose de lisse parcourir son dos et comprit qu'elle l'avait suivi, avançant avec lui sous le jet d'eau chaude. Habillée. Elle avait vraisemblablement attrapé le bloc rustique de savon et le promenait sur la peau couverte d'engelures de son dos, le long de sa colonne vertébrale avec une douceur immense, totale, avec une délicatesse qui éclipsait entièrement toute notion de désir. C'était un geste de pure affection, à la fois sensuel et attentif. Elle le lavait.
Ainsi je suis nu devant toi, comme d'habitude, voire plus que d'habitude. Que n'as-tu pas vu de ma personne ? Tu connais à présent chaque recoin de mon corps, chaque particularité, chaque creux et chaque bosse, chaque partie qui réagit à ta présence, et il ne s'agit pas seulement de mon sexe. Ma peau qui se tend et frissonne, le sang qui pulse dans mes veines. Mes mains qui, à défaut de se poser sur toi plantent leurs ongles aussi profond que le leur permet l'élasticité de mes paumes. C'est aussi l'envie de te dire que je n'attendrai jamais que toi, que maintenant j'en suis sûr.
Le pavé glissant, gluant, mousseux du bloc de savon ne semblait vouloir omettre aucune partie, aucune parcelle de son dos. Ses épaules, ses côtes, sa chute de reins. Tout. Il prit appui d'une main sur la surface carrelée de la cabine de douche.
Je suis capable de surmonter le fait que tu te plaises à piétiner mon cœur, que tu l'aies jeté à terre avec frayeur comme un objet brûlant, le jour où je t'ai fait comprendre à quel point je t'aimais. A façon dont je t'ai parlé, je peux même te dire que c'est moi qui t'ai encouragé à le faire. Si je t'avais dit : Hermione, je t'aime, tu n'as donc rien vu ? Si je t'avais parlé avec douceur et conviction, tu aurais pu t'en trouver séduite (sait-on jamais ?) or même saoul, je n'ai jamais envisagé de faire cela. J'ai essuyé trop de tempêtes dans mon existence pour ne pas parvenir à surmonter celle-ci.
Elle avait lâché le savon et caressait tranquillement sa peau couverte de cette mousse à l'odeur acide, qui piquait et tourmentait son odorat encore surdéveloppé. Elle le touchait avec la même délicatesse attentive que celle qu'elle aurait employée pour prendre soin d'un nourrisson, faisant mousser, étalant du plat de la main avant de recommencer.
Et pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi es-tu habillée sous ma douche, entrain de passer du savon sur mon ventre ?
Ce contact, cette main sur son ventre accéléra un peu plus la circulation de son sang et l'étourdit un peu. Elle heurta doucement son sexe érigé mais poursuivit sa tâche avec la même tranquillité, comme si de rien n'était, comme si ce fait n'était qu'un détail prévisible, attendu même.
Aurais-tu été touchée ? Y a-t-il en moi quelque chose qui te plait, qui…t'attire ?
Il sentit ses mains descendre le long de ses hanches, si près, si près…avant de remonter.
Je ne sais pas ce que je peux te donner de bon. Tu as déjà compris qu'ici, tout t'appartenait déjà. Si je te disais cela, me prendrais-tu au mot ?
Elles remontèrent avec tranquillité le long de son ventre, étalant sur sa poitrine la mousse qui se désintégra presque aussitôt sous le jet, laissant apparaître une zone de poils nerveusement balayés par l'eau.
Est-ce que…tu m'aimes ?
« - Il vaut mieux me laisser terminer ça », dit-il doucement en écartant ses mains de ses côtes.
Elle s'exécuta. Ce fut à peine s'il entendit l'incantation d'un sort de séchage, suivie du claquement discret de la porte.
Sur sa table de nuit fumait une large tasse de thé. Jasmin, il le savait. Il en avait senti l'odeur alors qu'il était encore dans la salle de bain.
Il se rhabilla, attrapant comme à l'accoutumée les premières loques qu'il trouva, à la différence que cette fois, les loques en questions étaient pliées et exhalaient une odeur de lavande. Il passa les doigts dans ses cheveux et hésita un instant entre sa baguette, posée sur un coin de la table de nuit, et la serviette échouée sur le lit pour au final opter pour la baguette. Il avait besoin de se sentir à nouveau sorcier.
Il réalisa alors que le lit était fait.
Hermione…qu'avez-vous besoin de jouer les parfaites petites maîtresses de maison ?
« Bientôt, vous me donnerez la becquée », ajouta-t-il à voix haute.
Il entreprit de sécher ses cheveux. Quelques secondes plus tard il descendait les escaliers, la tasse fumante au creux des paumes.
« - J'ai horreur du dimanche, soupira-t-elle. » Elle était installée dans le fauteuil, un livre sur les genoux. Elle ne lisait pas vraiment. « Il n'y a rien à faire, on se retrouve face à soi-même, c'est effrayant. En général, je travaille pour chasser l'ennui. »
« - Vous étiez ici, cette nuit ? », demanda-t-il de but en blanc.
Il y eut un silence.
« - Oui. » Ses yeux fixés sur le livre ne semblaient pas lire, Remus avait davantage l'impression qu'ils fuyaient les siens. Elle ferma le livre sans toutefois le quitter des yeux, et resta un assez long moment à le contempler, puis elle se leva et le posa sur la cheminée. Il fit un effort colossal pour ne pas la réprimander pour son manque de prudence et remarqua, alors qu'elle se rasseyait, que ses joues étaient écarlates.
« - Vous ressemblez à quelqu'un qui a fait une bêtise. »
« - Je sais bien que vous n'aimez pas me trouver ici, à cette période. »
« - Mais heureusement pour moi, vous êtes têtue. »
Il se retourna vers la fenêtre la plus proche et contempla son jardin où la neige tombait toujours avec force. Il se détestait de cette conversation. Comment parvenaient-ils à échanger de telles banalités alors qu'un peu plus tôt…
« - Je ne suis pas têtue. » Cette réplique le fit sourire. « Simplement je n'ai trouvé que ce moyen pour vous approcher un peu. Vous ne laissez pas grand monde le faire. »
Il frémit à ces paroles, alors que le trouble qui grandissait en lui.
« - Vous vous êtes approchée autant que vous le pouviez. Il n'y a plus rien qui vous échappe, à présent. »
Elle ne répondit pas. Il se retourna vers elle : son visage était figé, sans expression. Elle ouvrit la bouche et, avec lenteur, en détachant bien chaque syllabe, répondit :
« - Il ne vous est jamais venu à l'esprit que mes intentions étaient peut-être loin d'être aussi sordides que ça ? » Ils baissèrent les yeux en même temps. « Je ne sais plus quoi faire pour vous montrer que je vous aime. »
Quelque chose de brûlant se déversa dans son ventre, dans ses veines, atteignit son cœur et lui fit faire une embardée formidable. Il y eut un long silence stupéfait.
« - Vous…Hermione…je ne vais pas te faire la liste des choses qui m'empêchent de… »
« - Je les connais », coupa-t-elle. « Je ne veux pas les entendre. » Des larmes roulèrent sur ses joues.
« - Je ne suis pas fait pour…Cela fait partie des choses… » Il eut presque envie de sourire. Il l'avait connue enfant. Il réalisa pleinement la bêtise de ses propres sentiments. « Tu dois comprendre… », tenta-t-il de poursuivre.
Elle hocha la tête.
Il comprenait vraiment, à présent, que ce qu'il désirait depuis des mois se trouvait à portée de ses mains, qu'il n'avait jamais réellement envisagé de partager sa vie avec elle. Il ne voulait pour rien au monde porter le poids d'un tel gâchis sur la conscience, un fardeau de plus.
« - Cela ne mènerait à rien, et…tu mérites une autre existence. » Elle sanglotait, et il sentit son cœur se déchirer. Elle lui parut soudain incroyablement jeune. « Comment une telle idée a bien pu te venir…Allons… », tenta-t-il de la raisonner.
Il avança, elle se leva. Il la prit dans ses bras, pour la première fois depuis une éternité, lui sembla-t-il, calmant tant bien que mal ses sanglots, la berçant avec patience. Il se demanda s'il n'avait pas manqué de tact, mais il soupçonnait aussi que cet amour d'adolescente disparaîtrait aussi facilement qu'il était né.
« - Ne sois pas triste…Tu perdrais ton temps avec moi. Tu n'y es pour rien, les choses sont ainsi. » Il était désemparé par ces larmes, peut-être même plus qu'elle. « N'y pense plus. Ca ne vaut même pas la peine que tu en pleures… »
« - Vous aimez cela, n'est-ce pas ? », finit-elle par murmurer entre deux sanglots.
« - Quoi ? »
« - Etre seul… »
Il ne sut pas quoi répondre.
« - Je ne voulais pas dire ça…», se reprit-elle, maladroite. Remus secoua la tête et sourit. Il fit un pas en arrière, porta sa main à hauteur de sa bouche et en embrassa la paume, puis la ramena avec délicatesse le long de son corps. « Je vais m'en aller. », murmura-t-elle.
Il ne voulut pas la voir partir. Un bruit d'étoffe, un claquement de porte. Il était toujours debout, dans la même position que celle dans laquelle il l'avait entendue sortir de la pièce. Stupide, cruel, seul, triste, vieux. Malade. Seul. Seul.
En colère.
Dans sa tête, l'abominable petite voix demeurait étrangement muette. Et il comprit que c'était la voix du loup. Il comprit aussi que vivre sans elle ne lui apporterait jamais que la satisfaction d'être enfin seul, une fois de plus. Au fond, Hermione avait visé juste.
Une fois de plus.
Seul. Triste. Malade. Oui.
Non.
Il se précipita dehors. Derrière lui, la porte ouverte à la volée claqua violemment contre le mur mais il l'entendit à peine.
Elle se retourna vers lui. Son visage mouillé était à nouveau rougi par le froid et sur sa tête nue, les flocons de neige avaient déjà formé une couronne. Elle n'avait pas encore transplané. Comme si elle l'avait attendu. Il marcha dans ses traces jusqu'à elle, haletant malgré la courte distance qu'il venait d'accomplir, s'enfonçant dans la neige avec vigueur, ignoré par le froid. Elle l'attendait, oui…
Il posa ses mains en coupe autour de ses joues et sans hésiter pressa sa bouche sur la sienne.
Elle laissa échapper un petit bruit, à mi chemin entre le rire et le sanglot. Ses lèvres sur les siennes, encore, juste ses lèvres, cette tendresse chaude, mouillée, qui se pressait sans discontinuer. Il aurait pu la renverser et la prendre là, l'épouser dans la neige, mais il sentit les tremblements convulsifs de son corps et s'écarta pour la regarder, interrompant le baiser : son visage rosi par le froid – ou l'émotion ? – ses yeux fermés, sa bouche légèrement entrouverte qui laissait échapper un nuage de vapeur à chacune de ses courtes expirations. Une main rampa sur sa nuque et força son visage à s'incliner à nouveau, à reprendre le contact, et il s'exécuta de bonne grâce.
« - Tu as froid… » murmura-t-il entre deux baisers.
« - Je vais bien. »
Il la considéra un instant, ravi et incrédule. Des quelques pas qui les séparaient de la porte d'entrée il ne lui en laissa pas faire un seul, prenant pour lui cette tâche, au creux de ses bras.
