Avant tout, un grand merci à la gentille Khalie pour son travail de bêta-lecture (et de lecture tout court !). Je ressentais depuis longtemps le besoin de reprendre cette fic, qui me laissait un goût d'inachevé. En espérant que cela vous plaise… Joyeux Noël !
Chapitre 1
Le gentleman
Il se revoyait. Il les revoyait, tous deux, se précipiter hors du restaurant, éperdus.
Il se revit la toucher, l'embrasser à pleine bouche, lécher sa peau. Comme si le moment de la dévorer était venu, enfin.
Il revit ses lèvres bleuies, l'expression hagarde de ses yeux, la pellicule de glace sur sa peau, formée par sa salive. Il avait dévoré sa gorge un peu comme une crème glacée.
Il la revit, conquise non plus par lui mais par le froid. Il sentit à nouveau son cœur se remplir d'horreur. D'un geste brusque, il avait resserré sa cape sur ses épaules.
Sa voix avait chancelé lorsqu'il lui avait proposé de transplaner.
Des engelures s'étaient formées sur la peau de son cou : il payait cher son instant de liberté.
Installés sur son divan miteux, Remus étalait le restant d'un onguent destiné d'ordinaire à ses matins d'après pleine lune. Elle ne disait rien et ne semblait même pas pensive.
La culpabilité, plus froide encore que le gel, coula dans sa gorge et retint les mots pleins de douceur qu'il aurait voulu poser sur elle. Les brûlures étaient de sa faute, un peu comme s'il l'avait mordue à la place du froid. Heureusement que le gentleman avait saisi le maraudeur par la peau du cou, et l'avait envoyé valser au loin.
« - Je n'ai pas été très adroit, murmura-t-il. Elle eut un sourire et pencha docilement la tête pour lui faciliter la tâche.
Voici les premières blessures que je t'inflige, ajouta-t-il en pensée.
Il se maudissait d'avoir fait de cette soirée un fiasco : l'entraîner dans une ruelle glacée pour l'embrasser comme un collégien, déguster son cou tout en la laissant mourir de froid, et pour finir, transplaner en catastrophe.
« J'espère au moins que tu as aimé le restaurant.
« - Aujourd'hui c'est toi qui me soigne, dit-t-elle tout-à-trac. Cela te fait quel effet ?
Il avait honte de lui. Mais il ne pouvait nier que derrière ce sentiment, il y avait une part de satisfaction de la savoir là, vulnérable et confiante, à la merci de ses gestes.
« - C'est une grande responsabilité, répondit-il avec un sourire. Mais c'est un sentiment agréable.
Hermione s'approcha pour effleurer ses lèvres, et il s'émerveilla de cette liberté nouvelle entre eux. Sa main toute engluée de potion remonta sur son cou, avide.
Que pouvait-il faire de plus ? Elle avait triomphé de ses réticences. La culpabilité résonnait en lui avec moins de force, écho d'une période douloureuse qui s'achevait.
Croque la toute entière, tu le mérites. Elle l'a voulu. Ose la toucher, ose, oublie les conséquences. Tu savais le faire, autrefois.
Mais sa main, traîtresse, tremblait encore comme s'il la touchait pour la première fois. Hermione s'en rendit compte car elle murmura, entre deux baisers :
« Tu es nerveux…nous avons tout le temps.
Pas question, ce soir je te croque.
« - Non, ce soir je te croque, fit-il en écho.
Et il se pencha sur elle.
Il lui avait demandé de ne faire aucun geste. Allongée sur le tapis, ses doigts étaient plantés dans la surface délavée mais moelleuse, de part et d'autre de son corps. Il lui avait aussi demandé de ne pas le toucher.
Intriguée, elle avait d'abord cru à quelque jeu sensuel, avant qu'il ne lui murmure :
« C'est plus prudent, je crois. Je ne voudrais pas…
Et elle avait compris qu'il avait juste peur de perdre le contrôle. Une part de sauvagerie en elle aurait voulu, justement, qu'il en soit ainsi. Son front était moite, sa peau hérissée de chair de poule. Hermione se sentait dériver vers un état de conscience différent, avide, sans peur de la brutalité, la réclamant, même.
Il caressa sa joue et se débarrassa du lourd pull qu'il portait. Ses cheveux, toujours un peu trop longs, tombèrent sur ses yeux, et Hermione fit un geste pour dégager son regard. Il intercepta sa main, en embrassa la paume, avant d'en mordiller le pouce.
« On touche avec les yeux, ma belle.
Il fut ravi de voir s'enflammer son visage si doux et d'ordinaire si posé. Sa gorge était elle aussi embrasée. Il posa un doigt sur sa bouche.
« Tu rougis… Est-ce seulement ton visage, ou bien tout ton corps ?
« - Remus…
Il reposa sa main sur le tapis, près de sa hanche.
« Laisse-moi te toucher… supplia-t-elle.
« - C'est moi qui te supplie, répondit-il en faisait glisser sa paume le long de sa jambe voilée d'un fin bas de laine. Il s'attarda au creux du genou avant de poursuivre son chemin à l'intérieur de sa cuisse, soulevant le bas de la robe chic qu'elle avait revêtue, quelques heures auparavant, pour leur premier rendez-vous.
Il se pencha à son oreille. « Tu m'as déjà touché tant de fois. Tu m'as vu nu tant de fois… J'ai un certain désavantage à rattraper.
« - Tu ne pourras pas me préserver éternellement.
Il lui fit un baiser profond, affirmant la prise sur sa cuisse, son pouce venant effleurer son entrejambe. Hermione eut un soupir sans équivoque. La préserver… Il faudrait bien qu'il y parvienne.
« J'aime tellement ton corps, souffla-t-elle.
Il se redressa et encore une fois, lui sourit. Hermione se sentit fondre, et se demanda s'il souriait parfois à d'autres de cette façon. Elle espérait que non. Remus se débarrassa de sa chemise avec des gestes calmes, et se pencha sur elle.
Son odeur la grisa.
« J'aime tout ton corps, ajouta-t-elle avec malice. Elle ne pouvait pas le toucher. Mais elle pouvait toujours lui parler.
Il leva un sourcil : l'expression de son visage changea, devint plus sérieuse.
« Tu dois savoir que je t'ai caché des choses, poursuivit-elle. Je t'ai beaucoup observé. Non… Observer n'est pas le mot juste. Quand je venais te chercher, dans la forêt, mon regard n'était pas très chaste. J'ai profité de ton inconscience pour te regarder, sous toutes les coutures. Un regard de convoitise.
Elle planta son regard dans le sien et il vit ses yeux briller dangereusement.
« J'ai profité de ton état, et c'est injuste pour toi. Alors…tu me touches, tu me caresses, mais tu as des scrupules à venir en moi, je le vois bien. Mais tu ne devrais pas.
« Tu es déjà en moi, ajouta-t-elle, bien plus profondément que n'importe quelle partie de ton corps ne le sera jamais.
« - Tu crois ça… Plus loin que n'importe quelle partie de moi.
Elle posa la main sur son ventre.
« - Oui.
« - Je te prouverai le contraire, répondit-il, conscient de la teneur quasi pornographique de ses propos.
« - J'aimerais que tu te déshabilles, chuchota-t-elle avec une effronterie qui la choqua elle-même. Et elle l'embrassa à pleine bouche pour faire taire la moindre dénégation.
Ses mains vinrent se plaquer sur ses fesses et la soulevèrent. Ils roulèrent sur le canapé. Sentir ce poids sur elle, si proche, presque peau contre peau… Elle voulait se débarrasser de sa robe, mais il aurait fallu qu'il s'éloigne, et ça, non !
Comme s'il l'avait compris, il se releva à califourchon sur elle. Son regard était sombre, sa respiration désordonnée. Son regard était si sérieux… Sa robe de laine disparut en un souffle. Il traça du doigt une ligne le long de son ventre. Ses yeux disparurent derrière une frange de cheveux, mais Hermione pouvait en percevoir l'éclat sombre. Son doigt rugueux effleura un nerf et Hermione donna involontairement un coup de bassin.
« Tu dis que je suis déjà en toi…
« - …En moi.
« - Non, pas assez…
Il voyait ce ventre, bientôt à lui. La peau blanche était barrée par la laine douce et sombre du collant. Il se pencha et l'embrassa juste sous le nombril. Hermione passa une main dans ses cheveux, et il prolongea le baiser, électrisé.
Le restant de ses vêtements vola dans le néant.
Elle sentait chacun de ses gestes, si assurés, adroits, chaque caresse, la façon dont il rendait chaque étreinte monstrueusement érotique. Il avait pris soin de relever ses hanches à l'aide d'un oreiller, et descendait à présent le long de son ventre. Une main rampa jusqu'à ses seins et la caressait, alors qu'il descendait, encore, et qu'il…
Hermione entendit un cri de femme, rauque, et ne réalisa pas immédiatement que ce cri était le sien. L'amour qu'elle avait partagé avec Ron avait été fort et sincère, mais aujourd'hui les choses étaient si puissantes et déstabilisantes…
Il anticipait chaque envie qui naissait en elle, les caresses qu'elle réclamait. Elle réalisa qu'il disposait d'une expérience bien plus étendue que la sienne, et en eut le vertige.
Ses hanches ondulaient malgré elle, et il les attrapa fermement afin de poursuivre son traitement. Hermione plaqua une main sur sa propre bouche éperdue, et il lui saisit le poignet pour l'en empêcher. Il remonta le long de son corps, et elle savoura à nouveau son poids sur elle.
« - Ici, tu peux crier autant que tu veux, murmura-t-il à son oreille. Et c'est très plaisant pour moi, ajouta-t-il en glissant deux doigts en elle.
Elle ne put répondre qu'un gémissement. Il fallait qu'elle agisse, elle était restée jusqu'alors si soumise, si abandonnée à son propre plaisir !
« - Je veux…
Elle se redressa et posa la main sur son jean, qu'il portait à présent depuis bien trop longtemps ! Elle desserra la boucle et posa une main sur son sexe tendu. Elle voulait lui procurer autant de plaisir qu'elle en avait reçu mais, avant d'avoir pu faire un geste, Remus était à nouveau sur elle et bougeait ses doigts en elle.
« - Plus tard.
Elle jeta la tête en arrière et céda.
A l'instant, Hermione n'aurait su dire quelle partie de lui s'exprimait alors. Le maraudeur ? Le loup ? Le professeur ? Pourquoi faire une distinction… Il était tout cela à la fois.
Sa respiration rauque retentissait dans son oreille, et l'émotion la submergea. Combien de barrières avaient-ils abattues pour oser enfin être ainsi, ensemble ? Son esprit se brouilla alors que la question flottait dans son esprit, et elle fut emportée par le plaisir une première fois.
Sa vision à peine redevenue claire, elle vit son visage. Sa main effleurait doucement son ventre.
« - Tu as joui…
Une nouvelle fois, la sensation d'une chose nouvelle, intimidante. Presque trop pour être regardée en face. Avec Ron ou Viktor, il n'était pas question de tous ces mots. C'était la première fois qu'on lui parlait, les yeux dans les yeux, avec autant de franchise. Comment s'habituer à ces choses-là ? Attendait-il de sa part la même chose ?
Il lui donna un baiser, alors qu'elle reprenait sa respiration.
« - Oui… murmura-t-elle. Tu sais bien que oui.
Il plongea dans son cou, mordillant doucement la peau.
« Maintenant… soupira-t-elle.
Avait-il déjà connu un tel pouvoir ? Avait-il même mérité un tel pouvoir…
Il se débarrassa du reste de ses vêtements et se pencha sur elle. Son visage, son cou et son ventre étaient moites et baignés de rougeurs. Il avait envie de mordre dans cette chair. Dans l'arrondi de cette poitrine qui se soulevait frénétiquement. Dans la tendresse de ces petites pointes roses, tendues vers lui. Mais elle voulait… Elle en voulait plus.
Et la dame allait avoir satisfaction.
Elle voyait son visage. Les yeux mi-clos, les sourcils légèrement froncés par l'inquiétude qu'il ressentait pour elle. Ses cheveux en désordre, du moins, encore plus qu'à l'ordinaire. Il se penchait sur elle, encore plus près. Ses lèvres bougèrent contre son oreille, y déversant un flot de paroles amoureuses. Sa main rampa à l'intérieur de sa cuisse et elle s'ouvrit comme un livre.
Il sonda une dernière fois son visage, et donna une poussée.
Midi approchait.
La neige, encore. Le square Grimmaurd avait été déserté des promeneurs depuis que le niveau avait dépassé le mètre cinquante. Les automobiles circulaient comme au ralenti, renforçant cette impression d'un monde en sommeil, aux contours ouatés.
Son corps était encore chaud de leurs étreintes de la nuit. Son cœur en était rempli d'une joie et d'une fierté délirantes.
Remus marchait à ses côtés, une main sur son épaule, dont elle pouvait presque sentir la chaleur à travers les couches de vêtements qui la protégeaient du froid. Elle se tourna vers lui à la rencontre de son regard si doux et sérieux, relevé ce jour-là une étincelle nouvelle. Peut-être du désir ?
Il lui sourit. Une mèche de cheveux retomba sur son front, et vint danser devant ses yeux. A cette vue, Hermione sentit son ventre se contracter. Inexplicablement émue, elle se détourna.
Elle tenait avec précaution un carrot cake fait le matin même, dès que Remus s'était décidé à la laisser sortir du lit. Quant à lui, il portait une bouteille de cidre.
Il faisait épouvantablement froid, mais aucun d'eux ne s'en rendait compte.
« - Hey ! Comment allez-vous ?
Harry était pâle, mais souriant. Il s'effaça pour les laisser entrer et les débarrassa de leurs victuailles. Hermione fit un geste pour retirer sa cape, mais Remus la devança et la lui ôta avec des gestes tranquilles.
« Je ne pensais pas vous voir aujourd'hui. La neige… Je ne me rappelle pas en avoir déjà vu autant, par ici.
Et sans savoir comment, Hermione comprit qu'Harry savait.
Oh, il se doutait bien de leur idylle. Elle avait perçu ses regards moqueurs. Mais aujourd'hui, il savait que quelque chose s'était produit. Quelque chose ? Une petite voix taquine résonna dans sa tête.
Il s'est bien produit quelque chose, ma petite Hermione. Mais quelque chose est un terme bien vague pour parler de ce que vous avez fait. As-tu seulement compté le nombre de fois où il t'a fait l'amour, cette nuit ?
On se calme, là-dedans, pensa-t-elle en franchissant le seuil de la cuisine.
Harry les fit asseoir et entreprit de faire bouillir de l'eau. A la façon moldue. Aucun d'eux ne lui demanda pourquoi. Remus l'observait avec son habituelle bienveillance. Une part d'elle se mit à trépigner et à le jalouser. Qu'il la regarde, elle ! Elle eut honte presque instantanément.
Il déposa deux tasses devant ses invités et s'assit en face d'eux, le regard amusé.
« Vous être ensemble, maintenant, constata-t-il.
Hermione entrouvrit la bouche, incapable de répondre. Elle se tourna vers Remus, qui souriait tranquillement.
«Tu as lu dans nos pensées ? articula-t-elle à grand peine.
« - Comme si j'avais besoin.
Il se leva et retira la bouilloire du feu.
« Je suis content pour vous, dit-il paisiblement en versant l'eau dans la théière.
Ils dégustèrent des crackers, du fromage, et tout ce qu'Harry avait cru bon de sortir du garde manger. Et bien sûr, le fameux gâteau d'Hermione. La journée se déroulait dans un calme étrange, somnolent. Elle invoqua le désir d'emprunter un certain nombre d'ouvrages à la bibliothèque de la maison, et les laissa tous deux prendre le café.
Remus le versa dans trois tasses différentes, et en tendit une à Harry. Il savait que le jeune homme avait la capacité de lire n'importe laquelle de ses pensées, de ses souvenirs. Mais il savait aussi qu'il était bien trop respectueux pour faire cela.
Il détourna le regard sur la troisième tasse, celle qui attendait le retour d'Hermione, près de sa chaise vide. Sans grande surprise, il s'aperçut qu'Harry la regardait aussi.
« Vous lui avez résisté bien plus longtemps que je ne l'aurais cru possible, ajouta Harry. Vous vouliez la protéger.
« - Je le veux toujours.
« - Il va falloir prendre soin d'elle.
« - Plus que de ma propre vie.
Il marqua un silence, souriant à son ami, d'un sourire un peu triste qui tordit le cœur du jeune homme.
« - Il vous faudra affronter le monde, murmura Harry.
« - Le monde ne me fait pas peur.
« - Le monde a des dents, parfois, soupira-t-il. Et vous êtes bien placé pour le savoir. Prenez bien soin de vous deux.
Hermione leur présenta les livres qu'elle venait d'emprunter : Histoire de la littérature sorcière du XXème siècle, Les grand procès du magenmagot, tomes 2 et 3, et enfin, un Syllabaire Lunerousse paru en 1893, préfacé par Albus Dumbledore lui-même.
Elle caressait amoureusement la couverture des ces ouvrages en leur exposant les trésors de connaissance qu'elle espérait y trouver.
Il voyait cette main, si douce, effleurer la surface de cuir vieilli. Inattendu, incompréhensible, un spasme de jalousie retourna l'estomac de Remus. Il saisit alors sa main sous la table, l'étreignant, l'enlaçant, avec une vigueur rappelant leurs étreintes de la nuit précédente.
La jeune femme rougit. Harry attira leur attention sur la nuit qui tombait et leur conseilla de rentrer.
« Chez moi… annonça timidement Hermione en ouvrant la porte de son appartement.
Remus fit un pas prudent en avant, et inspira discrètement. Ses sens étaient à présent revenus à leur acuité normale, mais une part de lui aurait préféré qu'il en soit autrement. Il pouvait sentir son odeur à elle, omniprésente, enivrante… Mais son appétit d'elle était bien trop fort pour s'en contenter.
Elle alluma des bougies et il secoua la tête.
« Ah, Pattenrond… tu as été très vilain, dit-elle t'un ton docte qui le fit sourire.
Le chat (un demi-kneazel, se rappelait-il) avait semé le désordre dans le séjour, déchirant les rideaux et émiettant les parchemins. Probablement pour punir sa maîtresse de sa trop longue absence.
Elle rangea le tout avec quelques sortilèges, et se tourna vers Remus.
« Tu étais pressé de partir, m'a-t-il semblé, murmura-t-elle.
Il l'attira à lui et plongea dans l'odeur de ses cheveux.
« Dis quelque chose, soupira-t-elle.
Aucune parole, mais un baiser profond, non pas sensuel, mais déjà érotique. Ils furent interrompus par un feulement. A leurs pieds, Pattenrond arquait le dos et gonflait son poil de façon presque comique. Il était tourné vers Remus et se tenait prêt à l'attaquer.
« Oh, vilain garçon ! s'écria Hermione.
Scandalisé, le félin s'engouffra sous le divan.
L'appartement d'Hermione était situé non loin du Chaudron Baveur, et avait la particularité de bénéficier d'une double vue : le séjour donnait d'une part sur le côté moldu, d'autre part sur le côté sorcier. L'un des murs était entièrement tapissé de livres, et le restant des meubles en était également chargé, ainsi que de parchemins, de plumes et de journaux divers.
« Je n'ai pas pris le temps de ranger, dit-elle sur un ton d'excuse.
Pendant qu'elle le débarrassait de sa cape, une bièraubeurre sortit du frigidaire et lévita vers Remus.
« Je suis scandalisé, soupira-t-il en attrapant la bouteille glacée.
Ce fut les dernières paroles qu'il prononça de la soirée.
Hermione venait de poser un index sur sa bouche et de son autre main, l'attirait vers la chambre.
