NDA : Okay les gars, accrochez-vous pour celui-ci ^^ J'ai eu des inquiétudes sur le pacing, et je suis complètement d'accord, c'est juste que tant de choses devaient se passer pour le premier mois pour tout mettre en place. Cela bouge plus vite, mais toujours aussi détaillé, j'espère. Beaucoup de choses se passent dans ce chapitre, qui se déroule sur novembre et une partie de décembre. Une résolution à un problème embêtant (je me demande si quelqu'un va deviner quoi ?), et quelques surprises également (j'espère). Il y a un changement de POV au milieu donc ne soyez pas surpris. Comme toujours, je ne possède pas les œuvres de JKR et TP, et merci de votre lecture ! Profitez-en. P.-S. : Je pense que j'ai surutilisé les parenthèses dans celui-ci… ah, tant pis.
NDT : Ce chapitre est la fin du premier arc de l'histoire ! J'ai hâte de voir vos réactions pour celui-là. Perso, j'ai été un peu trop obsessive ce mois-ci avec RBC, je n'ai fait qu'écouter en boucle ma playlist "RBC inspired" ^^' Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 15
C'était une bonne chose que sa charge académique fût plus légère en novembre, réfléchit Rigel, parce qu'avec la façon dont ses camarades de Maison (et même Neville et Ron) l'avaient suivie pendant tout le mois, cela devenait de plus en plus difficile de s'éclipser pour la Bibliothèque. Une fois qu'elle était vraiment dans la Bibliothèque, abritée confortablement derrière son personnage anti-Pince, Rigel pouvait travailler en paix, mais si déterminés étaient ses amis et ses compagnons serpents pour la protéger d'une attaque sous leur surveillance (oui, Pansy avait programmé des surveillances) que Rigel était bien en peine d'utiliser les toilettes seule, encore moins s'enfuir pour réaliser des devoirs secrets incognito.
Ses notes s'étaient améliorées de façon régulière avec l'usage d'une baguette qui fonctionnait (la plupart du temps), donc sans les devoirs bonus (elle avait envoyé un hibou à Flint pour le supplier d'arrêter d'accepter du travail supplémentaire jusqu'à ce que ses amis arrêtent de la suivre), Rigel se débrouillait plutôt bien – au moins avec son travail écrit. Son travail pratique était toujours imprévisible, et honnêtement, Rigel en arriva à préférer les "ratés" car elle était moins amenée à perdre des points en échouant à faire un sort qu'elle ne l'était pour liquéfier accidentellement le turban de Quirrell, révélant son affreuse mèche rabattue à toute la classe. Rigel considéra obstinément ceci comme un accident, parce que même si elle avait souhaité que cela arrive, et que possiblement, elle avait même secrètement espéré que cela arrive, elle n'avait pas réellement voulu que cela arrive, donc ce ne pouvait sûrement pas être de sa faute, n'est-ce pas ?
La saison de Quidditch battait son plein, avec Poufsouffle perdant contre Serdaigle et puis se reprenant et battant Gryffondor quand Alicia Spinnet fut touchée par un maléfice de désossement le matin du match. Les farces à leur plus haut point et les élèves des deux côtés de la guerre devenaient de plus en plus paranoïaques, particulièrement durant les repas. Fin novembre, il n'était pas rare pour Pansy, Draco et Rigel de vérifier automatiquement que leurs sièges n'aient pas de potions versées dessus, de se baisser pour examiner le dessous de la table, et de se servir leurs boissons depuis un pichet fermé (que les elfes avaient commencé à fournir aux élèves nerveux après Halloween), tout cela avant de s'asseoir pour le petit-déjeuner.
« Je ne suis pas sûre de pouvoir continuer comme ça », admit Pansy le dernier mercredi de novembre après avoir découvert que quelqu'un avait scié à moitié le banc de son côté, de sorte à ce qu'il s'effondre une fois que suffisamment d'élèves s'y asseyent.
Elle soupira simplement et se déplaça pour s'asseoir entre Rigel et Draco, attirant l'œil du Professeur Snape et s'assurant qu'il ait vu le danger en même temps.
« Elles deviennent assez barbantes, dit Draco. Après tout, quel est le but d'une farce qui n'est pas une surprise ?
– Sans parler du fait que les élèves de cette école paraissent ne pas avoir beaucoup d'imagination – c'est le troisième loir que j'ai trouvé dans ma tasse cette semaine », commenta Rigel.
Draco fit une grimace.
« Ne laisse pas les jumeaux Weasley t'entendre… ils le prendraient comme un défi.
– À ce propos, dit Pansy en regardant par-dessus son épaule vers la table de Gryffondor, je m'attendais honnêtement à beaucoup plus d'eux deux, vu leur réputation. »
Nott, qui venait juste de rejoindre la table de l'autre côté de Draco, intervint :
« Oh, les jumeaux Weasley ne participent pas.
– Quoi ? »
Draco souleva un sourcil.
« Ils ont essayé de lancer une guerre des farces depuis des années pourtant, non ?
– Eh bien, s'ils participent, c'est pour jouer des tours aux Gryffondor, dit Nott joyeusement. On dit qu'ils sont du côté de Rigel, ce qui les range du côté des Serpentard, si vous pouvez y croire.
– Il semblerait que tu inspires de la loyauté chez tous tes amis, Rigel », dit Pansy, amusée.
Rigel haussa simplement les épaules. Elle ne savait pas vraiment quoi penser des jumeaux Weasley. Elle ne les avait pas vus depuis avant Halloween, et depuis lors, ils étaient passés presque suspicieusement inaperçus. Elle avait été dans la salle commune de Gryffondor plusieurs jours de week-end, quand elle pouvait s'échapper pour obtenir de l'aide de Percy pour les rédactions de Métamorphose, mais ils n'avaient même pas montré leurs visages une fois. De temps à autre, l'un d'eux croisait son regard pendant le repas ou dans les couloirs, mais celui qui l'avait vue regardait ailleurs rapidement ou tirait l'autre jumeau dans une autre direction. Ce n'était pas comme s'ils lui devaient quelque chose, se rappela-t-elle quand elle pensa à leur étrange comportement, mais à la vérité, elle s'était un peu attachée à eux.
Le cri strident des hiboux la sortit de sa contemplation et Rigel commença automatiquement à libérer de la place sur la table alors que le courrier arrivait par voie aérienne – Pansy ou Draco recevait souvent des colis de chez eux, et il valait mieux prévenir que d'être recouvert de porridge comme Rigel l'avait malheureusement découvert le jour où une chouette avait atterri comme un plongeur dans son bol de petit-déjeuner.
Malheureusement, l'espace n'était pas assez grand pour les deux grands-ducs qui essayèrent tous les deux d'atterrir là en même temps. À la fin, ce fut le hibou de Draco, Archimède, qui gagna la place, et le hibou offrit sa patte victorieusement (et de façon plutôt suffisante, trouva Rigel) à l'héritier Malfoy tandis que le deuxième grand-duc lâcha sa lettre, maussade, sur les genoux de Rigel et s'envola pour panser sa fierté dans la Volière.
Rigel tourna la lettre dans ses mains, notant qu'elle n'avait pas été délivrée par le hibou tacheté que Rosier et Rookwood avaient utilisé. Elle trouva que l'écriture ressemblait à celle d'Archie donc elle la rangea avec appréhension dans sa poche pour plus tard.
Malfoy regarda par-dessus sa lettre pour dire :
« Mère t'envoie ses salutations, Rigel.
– Aurais-tu la gentillesse de lui envoyer les miennes en retour dans ta prochaine lettre ? demanda Rigel.
– Bien sûr.
– Vous savez, nous avons tous rencontré les parents de Draco maintenant, mais Rigel, tu n'as pas encore rencontré les miens, dit Pansy, pensive. C'est trop dommage que ton père ne t'autorise pas à sociabiliser avec nos Familles en-dehors de l'école, Rigel, ou vous deux pourriez venir et rester chez mes parents pour quelques jours pendant Noël. Ils adoreraient te rencontrer, j'en suis sûre.
– Peut-être que l'on peut prévoir quelque chose à King's Cross, suggéra Draco. La station de train pourrait presque être considérée comme une partie des strates neutres de l'école. Qu'en penses-tu, Rigel ? Est-ce que ta famille le ferait ?
– Euh. »
Le cerveau de Rigel essaya péniblement de gagner du temps. Comment diable était-elle censée répondre à ça ?
« Eh bien, dit-elle lentement, bien sûr que j'aimerais rencontrer tes parents, Pansy, mais peut-être que je devrais les rencontrer d'abord sans mon père ou mes oncles présents pour étendre leur ombre sociale, si je puis dire.
– Ah, acquiesça Pansy avec une profonde compréhension. Je vois, oui, cela pourrait être mieux pour toi d'être d'abord présenté seul, alors. En fait, ça serait encore plus simple. Tu peux rencontrer mes parents avant que ta famille n'arrive à la gare – envoie-leur juste une lettre pour leur dire de venir te chercher une demi-heure plus tard que le train n'arrive.
– Bonne idée, dit Rigel. Je vais faire ça. »
Ce fut juste après DCFM, quand elle se fut échappée de ses gardes du corps et se fut cachée dans une alcôve ombragée derrière une armure, qu'elle eut la chance de lire la lettre. Elle était en effet d'Archie, et Rigel sourit en la lisant.
Harry,
Désolé si je t'ai fait peur avec le grand-duc – ce n'est pas une urgence, je n'arrivais juste pas à voir comment mettre tout ça en code, donc je ne vais pas m'embêter. À partir de maintenant, un grand-duc veut dire non codé, et si c'est vraiment urgent, j'écrirai ton nom en encre rouge sur l'enveloppe, ok ?
J'ai reçu une lettre de ton père. Oncle James dit que Sirius a reçu un avertissement de l'infirmière de l'école disant que tu as été blessée de quelque façon. James dit que tu as écrit à Sirius pour expliquer ça et ils semblent tous les deux penser que tu es impliquée dans une sorte de guerre de farce, basée sur les rivalités de Maison et autres. Bien vu d'empêcher Sirius de venir à Poudlard enquêter, mais tu ne m'as pas trompé. Parce que je sais que tu es vraiment toi, pas moi, je sais que tu ne t'impliquerais jamais dans une guerre avec des farces qui pourraient vraiment blesser quelqu'un, si tu étais même seulement impliquée. Donc comment t'es-tu réellement blessée ? Je sais que la Médicomage t'a probablement remise sur pied (et je parie que tu as paniqué en te disant qu'elle allait découvrir ton secret, parce que je sais à quel point tu peux être paranoïaque), mais je suis toujours inquiet. Ça ne te ressemble pas de te faire des ennemis. As-tu des ennuis ? Est-ce que tu as besoin d'une quelconque aide ? Je sais que je suis plutôt loin, mais tu peux compter sur moi pour quoi que ce soit, tu le sais.
D'ailleurs, ne t'inquiète pas pour la potion PN. J'ai un plan pour mettre la main sur quelques-unes bien avant les vacances de Noël. Attends-toi à un colis dans deux semaines, et pour l'amour de Merlin, ne l'ouvre pas à table, d'accord ?
Maintenant qu'on est débarrassé des choses sérieuses (cette blague me manque un peu, tu sais ?), comment vas-tu ? Mes études sont si intéressantes, Harry, et je peux déjà soigner des bleus, des coupures mineures, et on va voir les os cassés en décembre. Les États-Unis sont trop bien ! Enfin, je veux dire, pas que j'aie vu grand-chose à part le campus d'AIM, mais tous les gamins dans mon cursus sont vraiment cool. Il faut vraiment que tu rencontres Hermione – elle est aussi brillante que toi, je pense, et pas aussi coincée que je croyais. Elle est essentielle à mon plan audacieux pour obtenir la potion PN, donc ne t'inquiète pas, parce qu'avec elle à bord, rien ne peut mal tourner.
Et avec ces derniers mots inquiétants, je te laisse.
-Archie
Rigel lut la lettre deux fois de plus, puis la déchira en toutes petites pièces, jurant de s'en débarrasser dans diverses poubelles dans l'école. Rigel réalisa après coup qu'elle allait devoir commencer à étudier la théorie du Soin à la Bibliothèque également – cela serait suspicieux si Harry, qui était supposément dans le programme de Soin, rentrait à la maison sans une once de connaissance en Soin. Elle était soulagée de ne pas avoir à s'inquiéter à essayer de faire du Polynectar le mois prochain, mais si Archie se faisait attraper, cela voudrait dire plein de questions gênantes… Rigel ignora ses inquiétudes. Elle ne pouvait rien faire hormis espérer que cette fille Hermione était aussi intelligente qu'Archie le disait. Son cousin avait besoin d'un peu de bon sens dans sa vie, et après quelques mois à Poudlard, Rigel n'était pas sûre qu'elle passait encore.
Puisqu'elle était déjà "en fuite", elle supposa qu'elle pouvait tout aussi bien s'éclipser à la Tour de Gryffondor et questionner Percy sur les Sortilèges de Disparition Sélectifs. Pansy et Draco la faisait se cacher de toute façon, donc Rigel essayerait au moins d'en tirer quelque chose de productif. Comme toujours, Percy et Rigel s'emportèrent dans leurs discussions académiques et donc il était une heure après le dîner quand elle grimpa hors du trou du portrait de la Grosse Dame.
Elle se dirigea droit vers l'escalier caché qui la mènerait jusqu'au quatrième étage. Rigel ne recherchait pas les ennuis, même s'ils semblaient toujours la trouver, et elle pensait honnêtement qu'elle avait le plus de chances à traverser le territoire de Gryffondor inaperçue si elle utilisait les passages que peu de personnes seraient à même de connaître. En rétrospective, peut-être qu'il aurait été plus intelligent de se faire attraper au grand jour que de s'assurer que si, par quelque chance, elle se faisait attraper, cela serait dans une zone isolée avec un mauvais éclairage et personne aux alentours à qui crier à l'aide.
Rigel avait à peine touché le bord de la tapisserie des jeunes filles cueillant des fleurs qui dissimulait l'entrée au septième étage, quand on la saisit par les épaules et qu'on la traîna brusquement à travers l'entrée, puis qu'on la passa tranquillement à une autre paire de bras en attente. Elle était trop désorientée pour se débattre immédiatement, et quand ses yeux s'ajustèrent au Sortilège Lumos que ses ravisseurs avaient lancé à la hâte, elle soupira de soulagement.
« Y a-t-il une raison que vous ayez recours au kidnapping pour obtenir mon attention ? demanda Rigel d'un ton sec. À moins que je ne me trompe, c'est vous deux qui m'évitez. »
Fred Weasley sourit de façon infectieuse dans la faible lumière.
« On fait une expérience pour voir comment les gens sous stress répondent à une violence soudaine perçue. On savait que tu reviendrais par ce chemin de ton après-midi avec Percy et on s'est dit que tu pourrais être notre premier sujet. »
Rigel leva les yeux au ciel.
« Notez-moi en exaspération énervée.
– Aww, tu sais que tu es content de nous voir, dit Fred.
– Pour la première fois en presque un mois. »
Rigel permit un peu de peine de traverser son ton.
« On est désolé, petit serpent. »
La voix de George était juste au-dessus de son oreille et elle réalisa avec surprise qu'elle se tenait debout dans un vague cercle de bras de George puisque Fred, qui l'avait apparemment attrapée, l'avait passée à lui. Elle se tourna, utilisant le mouvement pour déloger les mains du rouquin de ses avant-bras, et regarda entre eux avec attente. George expliqua :
« On t'a évité, mais c'était nécessaire. Après Halloween… grimaça-t-il. Ces feux d'artifice utilisés pour la distraction ? C'était les nôtres. »
Rigel cligna des yeux, ne s'étant pas attendu à ça.
« On les a reconnus immédiatement, puisque certains ont été achetés il y a longtemps et seraient sacrément difficiles à trouver à l'heure actuelle, ajouta Fred sérieusement. Mais on n'arrivait pas à comprendre comment quelqu'un d'autre aurait mis la main dessus. On garde tous nos produits de Zonko bien cachés.
– Bien sûr, c'était un Gryffondor, ou au moins quelqu'un avec un accès régulier à la Tour de Gryffondor, dit George. Et quand on s'est mis à réduire les possibilités, on s'est rendu compte qu'il y avait une possibilité que nous étions la raison derrière certaines animosités du responsable envers toi.
– Nous nous en doutions, bien sûr, mais nous n'avions pas de preuve. »
Fred passa une main dans ses cheveux, visiblement frustré.
« Mais on était quasi sûrs que si on restait avec notre suspect, tu serais en sécurité…
– À condition qu'on ne se trompait pas sur qui c'était…
– Et tous les signes pointaient sur lui…
– Les produits Zonko…
– Particulièrement les cachets…
– Et te cibler en particulier, vu ta famille…
– Donc aussi longtemps que l'on restait loin de toi jusqu'à ce que l'on ait une preuve solide, comme une confession, on se disait que ça irait », finit Fred.
Il échangea ensuite un regard sombre avec son jumeau.
« Mais ça ne marche pas, dit George. On n'est pas plus proche d'obtenir une preuve. C'est pourquoi on s'est dit que l'on te préviendrait en attendant, pour pas que tu te retrouves seul avec… »
Un « Miaou ! » aigu coupa le discours pressé de George. Tous les trois se figèrent sous les yeux tels à des lampes de Miss Teigne, qui venait juste d'apparaître en haut des escaliers.
« Oh non, grogna George en tendant le bras pour tirer Rigel en bas vers l'autre bout des escaliers. Viens, on doit partir.
– Ce n'est pas encore le couvre-feu, pointa Rigel.
– On est censé être en retenue avec Rusard, l'informa Fred, ne semblant pas énormément inquiet ou contrit. Mais c'était le seul moment où on pouvait te parler sans qu'il soit suspicieux d'où est-ce que nous étions…
– Forge, avance plus vite, siffla George, regardant derrière eux Miss Teigne qui les suivaient en bas des marches et miaou-ant encore plus fort.
– J'essaie, dit Fred d'un air désolé. Mais le sac du chiot est vraiment lourd… c'est comme s'il a des livres dedans ou quoi. »
Rigel attrapa rapidement son sac des mains de Fred, se disant qu'il avait dû le lui prendre quand il l'avait tirée dans le passage secret.
« Courez les gars, ce n'est pas moi qui aurai des problèmes. »
Les rouquins hésitèrent pendant une fraction de seconde, clairement réticents à la laisser seule.
« Partez. »
Elle les poussa en avant, dehors dans le couloir du quatrième étage.
« Je vais distraire le chat.
– Merci, chiot », cria George par-dessus son épaule, et Fred et lui s'enfuirent en courant.
Ce n'était pas avant qu'elle essaie d'amadouer Miss Teigne dans une salle de classe vide qu'elle réalisa qu'ils ne lui avaient toujours pas dit exactement qui elle devait éviter.
Rigel avait faim, mais elle savait qu'elle s'en prendrait une de ses "gardiens" si elle s'arrêtait aux cuisines avant de se présenter à eux, donc elle se dirigea droit vers les cachots après s'être assurée que les jumeaux avaient suffisamment d'avance sur Miss Teigne.
Elle était à mi-chemin de la salle commune quand elle entendit le bruissement du tissu sur la pierre derrière elle. Elle tournoya, se baissant par instinct, mais le sort lancé vers elle depuis les ombres profondes d'une alcôve qu'elle n'avait pas pensé à vérifier était dirigé sur ses pieds, et elle tomba dur alors que des cordes explosèrent du point d'impact et s'enroulèrent autour d'elle, de ses genoux jusqu'à ses épaules. Elle atterrit sur le côté, ses bras attachés droit contre son corps jusqu'à ses poignets, et eut le souffle coupé quand sa respiration la quitta violemment suite à l'impact sur la pierre impitoyable.
Rigel se tortilla sur le sol comme un ver de terre impuissant, essayant de, au moins, faire face au lanceur pour qu'elle sache ce qui arrive, quand elle entendit la voix de son attaquant pour la première fois et se figea en reconnaissance incrédule.
« Tu sais, je suis presque déçu », dit-il sur le ton de la conversation.
Elle entendit de légers bruits de pas et arrêta de se tortiller. Apparemment, son persécuteur en avait marre de son jeu.
« J'aurais cru que le fils du notoire Maraudeur Sirius Black aurait été un peu plus sur ses gardes. »
Il s'arrêta devant sa forme sur le ventre pour qu'elle puisse gauchement regarder en l'air son visage sombre.
« Jordan, dit-elle, son ton mettant en évidence sa confusion.
– Je suis sûr de t'avoir dit de m'appeler "Lee" », dit le garçon, moqueur.
Il repoussa une dreadlock par-dessus son épaule et elle remarqua qu'il portait des gants en peau de dragon à ses mains. Elle trouva cela étrange, mais poussa son esprit sur des choses plus immédiates alors qu'il s'accroupissait devant elle et observait attentivement son visage pâle.
« Mais vous les Serpentard faites comme ça vous plaît, je suppose.
– C'est de ça dont il s'agit ? » demanda-t-elle.
Ça sortit plus essoufflé qu'elle ne l'avait prévu, mais les cordes comprimaient un peu sa respiration.
« Ma Maison ? »
Lee sourit sans humour, et bien que les familières dents blanches brillèrent dans la semi-pénombre des torches vacillantes, elle ne pouvait voir aucune évidence du farceur enjoué de troisième année dans ses grands yeux bruns.
« Ne sois pas gonflant, Black, même si tu n'avais pas volé l'attention des jumeaux pour moi, tu dois savoir ce que ta famille a volé à la mienne », cracha-t-il, vindicatif, au sol devant elle et Rigel se creusa la cervelle pour un indice.
Voyant son regard vide, le garçon plus âgé devint encore plus enragé si cela était possible. Il se leva colériquement et fit les cent pas devant elle.
« Non, bien sûr que tu ne sais pas, tu t'en fiches, pas vrai ? Ça ne te fait ni chaud ni froid si ma mère et ma sœur doivent vivre dans la misère parce que ton père et ses petits amis ont fait perdre son emploi à mon père. »
Rigel serra les lèvres, exaspérée. La position dans laquelle elle était ligotée était inconfortable et elle espérait vraiment que Lee en vienne au but, qu'il joue la vengeance insignifiante qu'il semblait considérer mériter, et la laisser partir.
« Je ne vois pas de quoi tu parles, Jordan, tenta-t-elle d'expliquer. Je ne sais même pas ce que ton père fait, encore moins comment mon père pourrait l'en avoir empêché… Sirius ne travaille même pas, pour l'amour de Merlin.
– Exactement ! »
Lee arrêta ses cent pas pour fondre sur elle, ses yeux coupant comme des rasoirs dans leur mépris et leur colère justifiée.
« Ton père est putain de riche de l'argent de sa famille de tordu, mais est-ce que c'est assez ? Oh, non, il doit voler le commerce de personnes qui en ont besoin avec sa stupide gamme de farces ridicules…
– C'est ce dont il s'agit ? » dit Rigel, incrédule.
Un énervement exaspéré allait probablement seulement énerver encore plus le Gryffondor, mais elle ne pouvait pas se permettre de le laisser enchaîner dans des émotions plus profondes, plus sombres qui mineraient son contrôle.
« La gamme de farces et attrapes des Maraudeurs à Zonko ? Écoute, peu importe ce que tu as contre ça, je n'ai rien à voir avec ça. Je n'aime même pas plus que ça les farces.
– Oh, je sais, ricana Lee vers elle. Tout le monde sait que tu ne t'intéresses à rien sauf à tes petites potions, mais je vois droit dans ton stratagème. Tu as peut-être berné les autres concurrents, mais je sais que beaucoup de produits de farces et attrapes sont basés sur les potions. Mais je vais être le prochain plus grand inventeur de farces. Je vais sauver la fortune de ma famille et la réputation de mon père, et je n'ai pas besoin de l'engeance de la nouvelle génération des Maraudeurs sur mon chemin.
– Mais ce n'est pas le cas, redit Rigel. Je ne vais pas aller dans le développement de farces, Jordan. Donc laisse-moi juste partir et on fera comme si rien n'était jamais arrivé.
– Peut-être que tu dis la vérité, dit Lee, son visage de nouveau calme et digne. Mais la seule façon d'être sûr que tu ne seras pas sur mon chemin est de s'assurer que tu ne peux pas l'être. »
Il chercha lentement dans ses robes, comme s'il savourait le moment, mais quand il sortit un petit sac en peau de dragon qui gigotait violemment dans sa main, elle réalisa qu'il était juste très, très prudent autour de quelque chose qui était de toute évidence très dangereux. Rigel regarda le sac qui se tortillait avec appréhension, son esprit parcourant la liste des choses aussi petites qui pouvaient vraiment blesser un sorcier. Le sac était à peu près à moitié de la taille du poing de Lee, donc il pouvait contenir un très petit scorpion, mais n'importe quel serpent qui pouvait entrer devant serait trop jeune pour avoir développé des crocs ou du poison avec assez de puissance. À en juger par la nature erratique des mouvements, c'était quelque chose avec plus d'articulations qu'un mammifère, donc probablement pas une souris, et elle avait enfin conclu que ce devait être une sorte d'insecte quand Lee rit doucement et commença à lentement ouvrir le rebord du sac.
Il plongea un doigt, protégé par le gant qu'il portait, dans le sac, et quand il le retira, un petit truc plein de pattes comme un mélange entre une araignée et un crabe était accroché à son doigt avec ses membres antérieurs barbelés. Il avait une carapace dure sur son dos et une rangée de dents qui ne semblaient pas naturelles sur le dessous de son ventre, que Lee prit grand soin de lui montrer sous son regard mal à l'aise.
« N'est-il pas magnifique ? fredonna Lee et, de manière apaisante, traça du doigt le dos du minuscule insecte. Une combinaison de minutieux croisements génétiques et d'amélioration magique, ce petit gars est pour l'instant la plus grande invention de mon père. Encore plus grande que ces cachets dont tes petits amis ont tant semblé s'offusquer.
– Un peu noir pour un inventeur de farce, non ? dit Rigel, une horrible impression se créant au fond de son estomac.
– Oui, c'est ce que Zonko a dit. »
Lee retroussa les lèvres.
« Mais qu'est-ce que le vieux fou en sait ? Cette petite beauté est la farce parfaite. Tu vois, après que le venin a fait son travail, il disparaît, ne laissant derrière que des traces de particules, qui font rapidement leur chemin au cerveau de la victime et efface tous les souvenirs connectés avec la magnifique existence de mon bébé. Donc on ne peut jamais remonter jusqu'au farceur, et même la victime ne se souviendra pas comment elle en est venue à être dans l'état elle est.
– Et de quel état il s'agit ? »
Rigel se débattait contre les cordes à nouveau, mais elles étaient trop serrées pour que des mouvements les desserrent.
Lee la regarda se tortiller pendant un moment avant de dire :
« Oh, ne t'inquiète pas, Black. Je vais laisser mon jouet mordre tes mains, mais je promets que ça ne te fera pas du tout mal. En fait, rit-il froidement, je te promets que tu ne sentiras plus jamais rien dans ces mains. »
Rigel se figea, son esprit se rebellant à l'implication derrière les mots de l'autre garçon. Perte permanente de sensation. Quelle sorte de blague était-ce ? Sans sensation, il ne pouvait pas y avoir de contrôle moteur fiable. Sans contrôle moteur fiable, il ne pouvait pas y avoir de concoction. Elle perdrait tout. Ses Potions – sa Maîtrise – ses Potions. Non ! Elle rua violemment contre ses contraintes et commença à crier aussi fort qu'elle le pouvait :
« À L'AIDE ! À l'aide, quelqu'un, n'importe qui, s'il vous plaît ! »
Sa voix fut abruptement étouffée par la sensation de peau de dragon pressée fermement contre sa bouche. Lee s'était précipité pour couvrir ses cris avec sa main libre. Il était suffisamment proche maintenant qu'elle pouvait sentir sa respiration irrégulière, et la pensée qu'il était excité par son horreur fit enfler en elle la vague épaisse de colère et de déni si bien qu'elle se noyait presque dedans. Lee coinça ses jambes derrière ses genoux et son autre main, avec son affreux passager mal formé perché de façon menaçante sur celle-ci, bougea avec assurance vers sa main gauche, qui était désespérément fermée en un poing, incapable de bouger plus d'un centimètre ou deux loin des crocs provocateurs de paralysie.
« Peut-être que pendant les vacances, je passerai voir comment mon cher ami Rigel va depuis son accident inexplicable, chuchota joyeusement Lee dans son oreille. Après tout, je dois aussi m'occuper de ta cousine, la sale gamine Potter. »
Peut-être était-ce la menace contre Archie qui le fit. Ou peut-être était-ce le vil petit insecte tendant une patte pour toucher la peau sensible du dos de sa main – sensation qu'elle ne ressentirait plus jamais si elle ne faisait pas quelque chose. Et elle devait faire quelque chose ; elle comprit alors que tout ça était réel, que cela allait se passer, et que rien n'allait venir pour l'arrêter juste à temps. Une larme força son chemin autour de ses affreuses lentilles grises et forgea une traînée silencieuse le long de sa joue.
Elle laissa les émotions l'envahir.
Sa première pensée rationnelle quand la vibration de pouvoir se rua à travers elle était qu'on aurait dit qu'une lumière s'était éteinte dans son âme, et que toutes les horribles, honteuses choses qui s'étaient cachés là comme des cafards commencèrent à fuir les prémisses immédiatement. Une énergie huilée et épaisse bouillit dans ses veines, comme l'eau vaseuse stagnante qui était restée trop longtemps en un même endroit. Alors qu'elle courait en elle comme de la chaleur liquide, quelque chose là-dedans sonnait vrai de façon troublante, comme si l'eau venait juste de réaliser qu'elle était autrefois une puissante rivière, avant que le barrage ne fût construit, et se délectait de sa liberté une nouvelle fois. La sensation était enivrante, comme une drogue, et c'était une bonne chose qu'elle était déjà au sol car tous ses muscles se relâchèrent faiblement au réveil de sa magie alors qu'elle s'étirait, s'enroulait, et attaquait.
L'insectoïde révoltant qui était posé une respiration au-dessus de sa précieuse main brûla en cendres inoffensives, et Lee fut jeté à bras-le-corps à travers le couloir par une vague de magie incontrôlée en plein dans le mur de pierre avec un craquement bien trop satisfaisant. Rigel inspira l'air dont ses poumons avaient crié d'avoir autour du gant en peau de dragon, et une violente douleur sur le côté lui fit comprendre que la baguette de phénix, qu'elle avait fourrée négligemment dans sa poche avant le petit-déjeuner ce matin-là, était en train de brûler un trou dans le tissu.
Lee lutta désespérément pour se mettre sur ses pieds, mais sa magie reprit le dessus et l'envoya se précipiter dans le mur de l'autre côté du couloir. Un bruit fort d'un claquement apprit à son esprit débordé que son poignet gauche avait été brisé, soit de l'impact ou soit du profond besoin de se venger de sa magie pour tout le mal qu'il avait causé. Et ce n'était toujours pas assez. Sa rage, nourrie par l'impuissance qu'elle avait ressentie et les menaces contre sa famille, sa santé, ses plus grands rêves et ambitions, ne serait pas apaisée. Elle battit dans sa poitrine et gonfla dans sa gorge comme un cri de bataille, mais la part d'elle qui n'était pas de la colère et de la haine et de la frustration (et à vrai dire, c'était une petite partie), mais la part d'elle qui avait passé des années à modérer ses impulsions émotionnelles lui murmurait frénétiquement dans une voix qui sonnait énormément comme la raison : Ne le tue pas, tu ne peux pas le tuer, être expulsée, être crainte et haïe, non, pas plus, pas plus.
Elle essaya de chercher autour d'elle quelque chose sur laquelle diriger sa magie. Elle prit une profonde inspiration tremblante… ou essaya plutôt, et quand elle détermina pourquoi elle ne pouvait pas, elle tourna sa magie en ébullition sur le détachement des cordes qui l'enserraient avant qu'elle ne puisse pas se lâcher encore plus sur le Gryffondor inconscient. Alors que les cordes tombèrent loin d'elle, elle canalisa l'énergie restante, coulant toujours à flot depuis son cœur magique à sa baguette à l'air autour d'elle, pour défiler les cordes brin par brin. Elle espéra que cela lui donnerait assez de temps pour se calmer.
Rigel venait juste de bouger ses articulations crispées en une position assise quand elle entendit des bruits de pas courir dans le couloir dans sa direction. Elle regarda en l'air pour voir Blaise Zabini foncer de la façon la plus indigne depuis la direction de la salle commune de Serpentard. Il était suivi de près par Draco et Pansy, qui étaient eux-mêmes suivis (bien que de façon plus distante) par nulle autre que Pucey, Rookwood, Rosier, et Bole. Il était évident que les élèves des classes supérieures avaient laissé la course paniquée aux trois plus jeunes.
Les trois première année s'arrêtèrent en dérapant quand ils atteignirent la scène, haletants. Rigel leva les sourcils d'une façon qu'elle espérait vaguement non concernée, mais savait que son langage corporel épuisé serait un signe flagrant de son bouleversement. Pansy se jeta dans les bras de Rigel quand elle vit qu'elle ne saignait de nulle part, marmonnant sur ces Black fous qui fichait une sacrée frousse à leurs meilleurs amis, et Rigel tapota maladroitement son dos, intérieurement stupéfaite et reconnaissante de la sensation des robes simples de Poudlard sous ses doigts. Elle commençait à sortir de son choc confus et à comprendre qu'elle allait vraiment bien et que sa vie n'était pas fichue.
Draco prit plusieurs profondes inspirations et déglutit fort à la vue du désarroi évident de son ami, mais il ne fondit pas en larmes comme Pansy le faisait maintenant (même si elle les étouffait discrètement contre l'épaule de Rigel). À la place, le jeune aristocrate blond se tint debout de toute sa hauteur et tourna son attention sur la forme effondrée de Lee Jordan, apparemment content de canaliser son inquiétude en un regard dégoûté vers le corps immobile.
Zabini fut le premier à parler clairement, une fois qu'il eut regagné son souffle. Il braqua des yeux sombres sur Rigel et dit, sur un ton de voix faussement détendue qui démentissait son manque évident de détachement :
« Je t'ai entendu crier alors que je sortais de la salle commune, Black. Sauf que je ne voulais pas essayer de gérer ça seul comme un Gryff imprudent, donc j'ai fait demi-tour pour prendre des renforts.
– Bien qu'il semble que nous ne soyons plus nécessaires, dit Rosier, signalant l'arrivée des quatre Serpentard plus âgés alors qu'il se glissait pour voir le troisième année inconscient. Hmm, Lee Jordan, non ? Que c'est intéressant.
– L'ami des jumeaux Weasley ? jura Bole doucement. Ils sont dans le coup aussi alors ?
– Non, dit Rigel, la voix un peu enrouée du bref mais intense cri qu'elle avait fait. Ils ont essayé de me prévenir pour lui, je crois. Ils n'ont juste pas eu la chance de m'expliquer avant qu'il ne me trouve seul. »
Draco envoya un regard noir à Rigel qui disait clairement qu'ils auraient une conversation là-dessus plus tard mais il tint sa langue pour le moment, disant simplement :
« Les Jordan n'ont pas de querelle avec les Black.
– D'aussi loin que les Black le sachent, en tout cas, dit Zabini de façon énigmatique. Est-ce qu'il t'a expliqué pourquoi il t'attaquait avant que tu… en fait, je ne sais pas ce que tu lui as fait. »
Ils se tournèrent tous pour regarder Lee, qui saignait lentement d'une coupure à la tempe, son poignet tordu dans un angle pas naturel.
Rigel haussa les épaules du mieux qu'elle pouvait avec une brassée de Pansy autour d'elle.
« Quelque chose concernant la gamme de farces et attrapes de mon père. Il n'était pas très compréhensible. »
Les yeux de Zabini s'éclairèrent de compréhension. Quand il fut clair que tous les autres restaient dans le noir, il expliqua :
« Le père de Jordan travaille pour Mr. Zonko en tant qu'inventeur. Il a été plutôt prospère pour un certain nombre d'années, ayant un peu le monopole du marché, mais quand les Maraudeurs sont arrivés avec leur fameuse gamme, ils ont eu énormément plus de succès. Mr. Jordan a continué à faire des produits de farces et attrapes, mais il ne pouvait pas rester dans la course avec la popularité de la Gamme des Maraudeurs et leur attrait. Ses farces devinrent considérablement plus cruelles et moins légères alors qu'il se démenait pour surpasser ses concurrents et regagner de la popularité, au point qu'après le fiasco des cachets-métamorphosant, Zonko a complètement arrêté de stocker les inventions de Jordan.
– Le père de Jordan a inventé ces horribles cachets ? »
Pansy renifla délicatement et tamponna ses yeux avec la manche de la robe de Rigel avant de se tourner pour faire face aux autres Serpentard.
« Ça explique pourquoi il y avait accès.
– Oui, dit Zabini. Mais pas pourquoi il a utilisé les feux d'artifice de Zonko vu comment il doit détester le gars…
– Il les a volés aux jumeaux Weasley, dit Rigel. C'est comme ça qu'ils ont commencé à le suspecter, je crois.
– Mais comment sais-tu tout ça, Zabini ? demanda Pucey, incrédule.
– Ma famille a plusieurs parts chez Zonko Enterprises, donc naturellement, il est vital que nous ayons des informations sur les fournisseurs de la compagnie », répondit Zabini en haussant nonchalamment les épaules.
Rigel était loin dans ses pensées, regroupant les révélations de Zabini avec celles des mots houleux de Lee Jordan. Elle supposa qu'elle pouvait voir comment il pourrait être en colère, pensant que les Maraudeurs, surtout Sirius et James qui étaient tous les deux riches de la fortune de leurs familles, avaient tellement plus de succès en affaires que le père de Jordan qui avait besoin d'avoir du succès pour en vivre.
Ce qu'elle aurait pu lui dire toutefois, c'était que l'argent fait avec la Gamme des Maraudeurs n'allait pas dans les chambres fortes des familles Black et Potter. En fait, tout allait à Remus Lupin, qui ne pouvait pas avoir de travail salarié à cause des régulations du Ministère contre les loup-garous. Rigel avait entendu son père en parler à sa mère une fois, et il avait dit que Remus pensait qu'il obtenait un tiers égal des profits, plutôt que tout, parce qu'ils savaient qu'il n'accepterait jamais d'argent de ses amis, mais il en avait cruellement besoin pour être capable de s'acheter la Potion Tue-loup, entre autres.
Ceci, plus le fait que ce n'était pas de la faute de sa famille que le père de Jordan trouvait que modifier la mémoire de quelqu'un était une bonne blague, empêcha Rigel de ressentir une quelconque sympathie pour le garçon qui l'avait anonymement tourmentée ces derniers mois. De la pitié, oui, mais pas de compassion. Pas après qu'il ait essayé de détruire les mains dont elle avait besoin pour gagner sa vie.
« Bon, quelques soient ses raisons, c'est fait maintenant », dit Pucey.
Il donna un petit coup dans les côtes de Lee avec sa botte. Il n'y eut pas de réponse.
« Tu ne l'as pas tué, j'espère ? »
Rosier inclina la tête pour la considérer comme si elle était le meilleur des divertissements.
« Parce qu'on va devoir le cacher avant qu'un professeur ne nous tombe dessus. »
Rookwood examina le Gryffondor avec des yeux professionnels.
« Pas mort. Probablement évanoui suite à la douleur et au choc quand son poignet s'est cassé. Improbable qu'il meure d'un manque de sang à cause de la coupure sur son front.
– Oh bien, pas d'urgence alors, sourit Rosier, ses yeux dorés brillant de satisfaction en regardant Lee.
– Quelqu'un devrait aller chercher Professeur Snape », dit soudain Draco.
Il traversa le couloir pour s'asseoir sur le sol à côté de Rigel et Pansy et les autres échangèrent des regards entre eux.
Finalement, Bole acquiesça de façon uniforme.
« Je vais retourner dans la salle commune et alerter le tableau de Salazar, si quelqu'un ne l'a pas déjà fait. »
Il partit en petite foulée vive.
Rookwood s'approcha pour observer Rigel et s'assurer qu'elle n'était pas blessée quelque part, et Pansy se déplaça pour s'asseoir à côté de Rigel, plutôt que sur elle. Quand on la déclara en bonne santé mais épuisée magicalement, Rigel se rappela des cordes sur lesquelles elle avait lancé sa magie pour les défaire. Là où l'enchevêtrement de cordes avaient été, il y avait une pile de ce qui ressemblait à du blé. Rigel roula intérieurement des yeux quand elle se rendit compte que sa magie n'avait pas seulement défilé la corde fibre par fibre, mais l'avait en fait rétro-métamorphosée en leurs originelles tiges de chanvre. Elle eut l'impression de sentir une gentille traction à l'intérieur d'elle, comme une petite poussée satisfaite d'un dragon errant alors qu'il se prêtait au jeu de son ravisseur en retournant dans sa cage et retournant dormir comme s'il ne s'était jamais échappé et n'était pas devenu incontrôlable en premier lieu.
Quelques minutes plus tard, Snape, avec McGonagall sur les talons, arrivèrent rapidement sur la scène depuis le bout du couloir qui menait au Hall d'Entrée. McGonagall eut une exclamation en intégrant les sept Serpentard debout ou assis dans diverses positions de repos et l'unique Gryffondor inconscient qui était allongé, vulnérable, sur le sol froid en pierre. Rigel sut immédiatement qu'elle allait sauter à une conclusion peu flatteuse, et à en juger par le savoir triste dans les yeux des élèves des classes supérieures, ils ne s'étaient pas attendus à ce que McGonagall soit avec Snape.
« Qu'est-ce que cela veut dire ? demanda-t-elle d'une voix choquée et hautement offensée, comme un chat avec le dos rond. Nous avons reçu un message que Rigel Black avait été attaqué, mais tout ce que je vois, c'est…
– J'ai reçu un message comme quoi un de mes élèves était attaqué, la coupa fermement Snape. Il se trouvait juste que j'étais dans ton bureau à discuter des emplois du temps des examens finaux sur le moment, Minerva, mais réfléchis une seconde avant de dire quelque chose de malheureux… si la situation était aussi simple qu'elle le paraissait, pourquoi est-ce que des Serpentard attireraient volontairement l'attention de leur professeur ? »
McGonagall rougit et s'éclaircit la gorge brusquement.
« Oui, bon, Severus, pourquoi ne gèrerais-tu pas l'interrogation alors ? Je suis sûre qu'il y a une explication raisonnable.
– Merci, Minerva », acquiesça poliment Snape, même si un peu sardoniquement, à la directrice de Gryffondor avant de tourner des yeux acérés sur le reste d'entre eux.
Il trouva Rigel à côté de la coiffure sophistiquée de Pansy et dit :
« Mr. Black, comme vous êtes la prétendue victime de cet incident, vous allez nous éclairer sur les circonstances qui nous ont amenés sur cette scène malheureuse… c'est-à-dire, à moins que Mr. Jordan ne soit en besoin immédiat d'attention médicale ? »
Rookwood s'éclaircit la gorge.
« Jordan n'est pas en danger médical, juste inconscient. Ce serait mieux de le laisser ainsi, jusqu'à ce que son poignet puisse être examiné.
– Très bien, Mr. Black, voulez-vous ? »
Ce n'était pas vraiment une question, donc Rigel s'éclaircit la gorge, qui était encore un peu enrouée, et dit :
« Les circonstances de ce soir seulement, monsieur, ou les événements qui y ont mené également ?
– Si l'incident d'Halloween est d'une façon ou d'une autre inclus dans ce récit, je pense que vous feriez mieux de commencer au début », dit Snape avec perspicacité.
Rigel grimaça, mais elle hocha la tête en acquiescement. Alors qu'elle essayait d'encadrer l'explication dans son esprit, sachant que tout ce qu'elle ne mentionnerait pas ne serait que découvert plus tard quand Jordan serait questionné par l'école ou des fonctionnaires du Ministère (selon le niveau de tapage que créerait cet incident), Pucey conjura pour elle un verre d'eau, qu'elle sirota avec reconnaissance en commençant. Elle décida de rester aussi honnête que possible sans révéler ses secrets, pour qu'elle ne soit pas accusée d'avoir menti plus tard si quelque chose que disait Jordan la contredisait.
« Je pense que ça a commencé le premier vendredi des cours, dit-elle lentement. C'était le jour où j'ai rencontré les jumeaux Weasley, et aussi le jour où j'ai rencontré Lee Jordan. Je pense qu'il essayait de me dissuader d'être avec ses amis, les jumeaux, même à l'époque, mais il a été interrompu avant que son intention n'ait été claire.
– Est-ce que Mr. Jordan était jaloux de votre amitié avec Messrs. Weasley ? demanda Snape, sa voix froide et détachée, ce qui aidait un peu.
– Je ne suis pas sûr, admit Rigel. En y repensant, je pense qu'il me détestait juste, et voyait l'intérêt de Fred et George pour moi, parce que je suis le fils de l'un de leurs héros, comme un signe que j'étais comme mon père, qu'il détestait déjà. Je n'ai pas revu Lee avant bien plus tard, mais les attaques ont commencé dès le jour d'après.
– Les attaques ? explosa Draco. Depuis combien de temps est-ce que ça dure, Rigel ? Merlin, tu ne sais donc pas quand demander de l'aide ? Je croyais qu'on était tes amis, je croyais…
– Mr. Malfoy, dit Snape de façon répressive, s'il vous plaît, gardez vos questions pour après que nous aurons été au fond des choses. »
Draco se calma, mais le regard blessé qu'il lui envoya fit sortir les mots suivants de Rigel encore plus doucement qu'avant. Dans le cachot silencieux toutefois, personne n'eut de problème pour les entendre.
« J'étais dans l'escalier Est au cinquième étage, celui qui évite le quatrième étage, vous savez ? J'étais à moitié descendu quand j'ai été touché par un maléfice du Croche-pied. Je suis tombé sur le reste des marches et je me suis évanoui, donc je n'ai pas vu qui c'était avant qu'il ne soit parti depuis longtemps, expliqua Rigel.
– Pourquoi est-ce que tu t'es évanoui ? demanda Pucey, levant des mains désolées quand Snape lui envoya un regard.
– Je… mon poignet s'est coincé dans la bretelle de mon sac pendant la chute. Il s'est cassé quand la bretelle a tiré dessus, et je pense que je me suis évanoui sous la douleur », admit-elle.
La plupart des autres la fixait maintenant, hormis Rosier et Rookwood, qui savaient déjà.
« Je ne me rappelle pas que Madame Pomfresh ait mentionné de poignets cassés le premier week-end du trimestre, dit McGonagall en pinçant les lèvres et fronçant les sourcils vers elle.
– Je ne suis pas allé voir Madame Pomfresh, dit Rigel, se tassant devant les regards incrédules que ses amis lui envoyaient. Je n'aime pas les hôpitaux, ou les Guérisseurs, donc je l'ai juste… bandé.
– Tu l'as juste bandé ? »
Pansy était celle qui criait maintenant.
« Cela aurait pris des semaines pour se soigner tout seul. De tous les trucs stupides et martyriquement Gryffondor…
– Assez, Miss Parkinson, dit Snape d'un ton sec, bien que ses yeux perçaient Rigel également, sans doute cataloguant toutes les choses qu'un poignet cassé pourrait expliquer : découpe d'ingrédients à une main, commentaires de Chourave sur un manque d'ambidextrie, mauvaise performance en cours de Vol, etc.
– Je n'arrive pas à croire que tu as joué au Quidditch avec moi quand même, marmonna Draco avec dégoût. J'aurais dû m'en douter… dicto-plume, mon cul…
– Donc, ensuite, le dimanche, quelque chose de similaire est arrivé, dit Rigel à la hâte, espérant les distraire de toute l'histoire du poignet cassé. J'étais sur les escaliers Nord-Ouest, revenant de la Volière, quand je me suis fait avoir par une marche-piège.
– Il n'y a pas de marche-piège sur ces escaliers, dit Snape et McGonagall acquiesça son accord.
– Ouais, eh bien j'ai eu de la chance vraiment, parce qu'en tombant dans cette marche-piège, j'ai évité le maléfice que quelqu'un m'a lancé par derrière. J'imagine qu'il devait probablement me faire tomber dans les escaliers ou quoi, parce qu'il n'a pas pris la peine de le relancer. Il m'a juste balancé une bombe puante et est parti. Avant que vous demandiez, je ne l'ai pas vu parce que j'étais coincé dans l'escalier, face à l'autre côté et je ne pouvais pas me sortir de là parce qu'un de mes bras était inutile, dit Rigel.
– Tu as dit que Peeves t'avait lancé ça, dit Pansy, ses lèvres pincées en une bonne imitation de McGonagall.
– Cela aurait pu être Peeves, pour ce que j'en savais à l'époque, dit Rigel, évasive. Flint est apparu et m'a aidé à sortir de la marche. Rien d'autre n'est arrivé jusqu'au vendredi suivant, après que je sois sorti de ma retenue avec McGonagall. Il m'a approché par derrière, encore, et a tiré depuis un tournant. Il m'a eu avec un maléfice Cuisant sur mon bras droit, mais j'ai pu m'enfuir cette fois, donc je l'ai perdu dans les cachots.
– Ça, on peut le confirmer, monsieur, intervint Pucey. Quand Black est revenu dans la salle commune ce soir-là, c'était immédiatement évident qu'il avait été attaqué.
– Et personne n'a pensé à m'en informer ? »
La voix de Snape était douce mais menaçante.
« On n'avait pas réalisé que ce n'était pas un incident isolé, dit Rosier avec aisance. La Maison a vu ça juste comme un sentiment anti-Serpentard arbitraire né d'une pensée préjugée, comme d'habitude, et l'a traité en tant que tel.
– Très bien, continuez, Mr. Black.
– Eh bien, la suite était, j'imagine, le samedi suivant. J'étais dans la salle commune de Gryffondor, à faire mes devoirs avec Percy Weasley… »
Elle ignora avec détermination les regards étranges qu'elle obtint pour celui-là.
« …quand j'ai rencontré Lee à nouveau. Il m'a mis en garde de façon plutôt explicite contre les jumeaux Weasley, mais je n'en ai rien pensé. Je croyais qu'ils avaient eu une dispute ou je ne sais quoi. Les choses ont été plutôt tranquilles après ça, et je pense que c'est en partie dû au fait que les jumeaux ont commencé à m'escorter quand j'étais en territoire Gryffondor pour que personne n'essaie quoi que ce soit. Rookwood a guéri mon poignet. Puis il y a eu Halloween, et, eh bien, vous savez pour ça. »
Les autres hochèrent la tête, semblant troublés par le rappel de cet incident.
« Ce soir, je revenais à la salle commune après avoir encore étudié avec Percy. Je suis tombé sur les jumeaux Weasley, qui depuis suspectaient Lee, je crois. Mais ils ont dû partir avant qu'ils ne puissent me prévenir correctement, et alors, bien, je crois que j'ai pu comprendre par moi-même », dit Rigel.
Elle prit une longue inspiration calmante. C'était la partie compliquée, la partie qui était encore un peu trop fraîche pour la regarder objectivement.
« Vous étiez en train de marcher seul dans les cachots ? l'enjoignit Snape, sa voix inhabituellement gentille.
– Oui, dit Rigel. J'allais m'arrêter aux cuisines, mais je me suis dit que mes amis voudraient me voir tout de suite, pour s'assurer que j'allais bien, mais Lee m'attendait dans cette alcôve. »
Elle hocha la tête vers l'endroit d'où il l'avait attaquée.
« Et il m'a eu avec un Sort Incarcerem avant même que je sache qu'il était là. Il était en colère, me râlait dessus. Il a dit que mon père et mes oncles étaient la raison que son père avait fait faillite dans le marché de farces et attrapes. Il pensait que j'allais aller dans les farces comme mon père. Il a dit qu'il allait s'assurer que je ne pou-ourrais pas. »
Sa voix se brisa, et elle baissa la tête, honteuse de sa faiblesse. Pansy l'enveloppa d'un bras autour de sa taille et Draco jeta lui aussi un bras autour de ses épaules. Elle ne pouvait pas se pousser à leur sourire, mais elle était reconnaissante du soutien.
« Jordan avait ce truc, comme un insecte ou un crabe, que son père avait élevé. C'était censé causer une paralysie locale, irréversible, et il a prétendu que son venin transportait une sorte de neurotoxine qui modifierait la mémoire de l'incident de la victime. »
Rigel parlait plus vite maintenant, essayant juste de tout déballer pour qu'elle puisse oublier tout ça.
« Il a essayé de le faire me mordre les mains, et je ne pouvais pas m'enfuir, et j'ai appelé au secours, mais personne n'est venu et… oh, monsieur, je ne l'ai pas voulu. »
Elle regarda Snape, lui demandant sa compréhension des yeux.
« Vous savez comment ma magie est, et il était en train d'essayer de prendre mes mains, mes mains préparatrices de Potions, et je me suis mis si en colère et, et… elle l'a arrêté.
– Quoi donc ? »
McGonagall ne pouvait pas garder le silence plus longtemps, semblait-il.
« Ma magie, dit Rigel. J'étais bouleversé, et ma magie est un peu instable parfois quand je ressens les choses fortement, donc elle a détruit le petit machin-insecte et a jeté Jordan contre le mur là-bas. Je l'ai faite travailler sur les cordes pour que j'aie du temps pour me calmer et ne plus le blesser. »
Elle montra d'un geste la pile de chanvre innocemment posé au sol.
« Et puis mes camarades de Maison sont arrivés. »
Zabini continua les explications à partir de là, détaillant comment il avait entendu le cri, mais était parti chercher de l'aide avant d'investiguer, et leur arrivée ultérieure sur la scène et la décision de contacter le Professeur Snape à travers le système de portrait.
McGonagall paraissait submergée, mais elle conjura un brancard et souleva brusquement Lee Jordan jusqu'à lui.
« Cela sera étudié plus profondément quand le conseil d'administration en aura entendu parler, dit-elle. Mais tout de suite, j'aimerais présenter mes excuses à la place de Mr. Jordan, comme il est un membre de ma Maison, et j'espère que dans le futur, vous réaliserez que vous pouvez rapporter ce genre de choses avant que cela ne s'aggrave autant, Mr. Black. »
Rigel acquiesça, juste contente que le corps mou du garçon était enfin emmené ailleurs.
Une fois que la directrice de Gryffondor fut partie, Professeur Snape tourna des yeux sombres sur eux, et la plupart de ceux présents se recroquevillèrent devant eux.
« Dix points en moins pour Serpentard, Mr. Black, pour avoir souffert inutilement comme un Gryffondor mélodramatique », dit-il, ignorant le regard d'incrédulité sur les visages de Pansy et Draco.
Ils n'étaient pas en désaccord avec le sentiment, mais il n'y avait pas besoin d'enlever des points. Il balaya le reste des autres avec un regard évaluateur.
« Et cinq points pour chacun de vous pour avoir aidé un camarade de Maison dans le besoin.
– Lucian était là aussi, monsieur, ajouta Pucey légèrement. C'est lui qui a alerté le portrait de Salazar.
– Alors cinq points pour Mr. Bole également, autorisa Snape. Je m'attends à ce que les détails de cette rencontre resteront, si non un secret complet, au moins dans la Maison des Serpents. »
Ils acquiescèrent tous sans soucis.
« Très bien, maintenant je vous prie, escortez Mr. Black à la salle commune. Je me charge du Directeur et des fonctionnaires de l'école.
– Merci, monsieur, intervint Rigel alors qu'il s'apprêtait à partir.
– C'est mon devoir en tant que directeur de Maison de gérer les problèmes de ce genre. Essayez de vous en rappeler à l'avenir. »
Le Maître des Potions partit en balayant le sol vers le hall d'entrée une fois de plus, laissant les élèves rentrer dans la salle commune, où ils passeraient le reste de leur soirée à répondre question après question subtilement phrasées de leurs camarades de Maison de Serpentard.
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Lee Jordan fut officiellement retiré de Poudlard par ses parents face aux charges d'agression et de tentative de mutilation, et la rumeur était qu'il serait enrôlé à Beauxbâtons après les vacances. Ce fut seulement après plusieurs lettres frénétiques à Sirius qu'il décida de ne pas débouler à l'école, réclamant justice pour son fils, mais le Chef de la Famille Black accepta finalement d'attendre jusqu'aux vacances d'hiver pour s'assurer du bien-être de son fils, puisque c'était de toute façon seulement dans quelques semaines.
La semaine avant les vacances, Rigel reçut en effet un colis d'Archie, et quand elle l'ouvrit plus tard cette nuit-là derrière les rideaux de son lit, elle découvrit la Potion Polynectar promise. Il y avait assez de doses d'une heure pour lui durer un jour entier de transformation continue, et Rigel se demanda avec incrédulité comment donc Archie en avait obtenu autant. Accompagnant le colis, il y avait une mèche de cheveux d'Archie pour activer les potions, et une lettre, qui détailla l'entière aventure insensée. Rigel se retrouva à lire et à secouer la tête en lisant le récit d'Archie. Seulement son cousin aurait été capable de faire une telle chose…
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Archie n'aurait jamais pu le faire sans Hermione. Comme il le lui disait plusieurs fois par jour, elle était le cerveau de son corps, la lumière de sa cave, la muse de sa chanson, la… d'accord, d'accord, pas besoin de taper aussi fort, Hermione.
Quoi qu'il en soit, alors que les vacances d'hiver approchaient, Archie commença à penser à comment Harry et lui allaient coordonner leur retour. Son père irait chercher Harry à King's Cross, bien sûr, tandis que James et Lily viendraient récupérer Archie à l'aéroport d'Heathrow à Londres. Cela serait un peu gênant d'expliquer pourquoi il ne ressemblait pas à Harry et pourquoi Harry ne ressemblait pas à Archie, donc il savait qu'ils devaient mettre la main sur du Polynectar d'une façon ou d'une autre. Il n'allait même pas essayer d'en préparer – tellement le truc de Harry – et il n'y avait pas d'Oncle James à piller cette fois, donc la question devint : qui allait-il piller ?
La réponse vint, comme un signal lumineux envoyé d'une de ces torches moldues, un lundi en Soins Basiques. Hermione et lui avaient tous leurs cours ensemble, parce qu'ils étaient tous les deux dans le parcours de Soin. Il lui avait demandé pourquoi elle s'était décidée pour le Soin même si elle n'avait pas à choisir un parcours avant la troisième année, et elle lui avait dit que c'était la chose la plus proche d'une profession que ses parents comprendraient, car ils étaient tous les deux dentistes.
Archie ne savait pas ce qu'un dentiste était, mais à la façon dont Hermione l'avait décrit, ça semblait douloureux.
Mais revenons à l'histoire, il était assis en Soins Basiques, qui était son cours favori, et un des deux seuls cours proposés pour le parcours de Soin de première année qui n'était pas générique, l'autre étant Psychologie Magique, quand Professeure Marsh entra, tirant un élève d'une classe supérieure avec des cheveux bruns en bataille et des lunettes à écailles derrière elle. L'élève était dans un des parcours de Maîtrise, désigné par ses robes de couleurs vertes (les parcours Professionnels comme Soin et Alchimie portaient du bleu et les Indécis portaient du noir simple), et l'écusson sur le devant de ses robes l'identifiait comme faisant partie du parcours de Maîtrise des Potions. Sa raison pour être en cours de Soins Basiques fut claire quand Professeure Marsh présenta le garçon au professeur de Soin, Professeure Willoweed, et repoussa la manche du garçon plus âgé pour révéler une méchante éraflure le long de son avant-bras.
C'était la tradition pour les autres professeurs d'amener les élèves qui étaient seulement légèrement blessés en cours de Soins Basiques, pour que les débutants puissent pratiquer sur eux. Cela aidait les jeunes Guérisseurs en herbe, tout en décourageant également les autres élèves à se blesser négligemment, pour ne pas finir en cobaye. Les élèves dans le parcours de Soin étaient très dédiés et compétents, et généralement les élèves qui étaient amenés en tant que "patients" ne protestaient pas trop. Cet élève-là, toutefois, semblait mutiné, et il se plaignit à voix haute au Professeure Marsh, qui enseignait Vol et Activités Physiques, sur sa présence ici.
« Je ne peux pas rester là, je dois aller en Potions Avancées, dit-il furieusement. Écoutez, c'est juste une éraflure, et je comprends qu'ils ont besoin de la pratique, mais on est en train de faire du Polynectar là, et c'est très sensible au temps, et Professeur Tallum enlève toujours les sorts de stase en même temps ! Donc si je ne suis pas là pour ajouter les ingrédients précisément quand ils doivent être ajoutés, des semaines de travail ne serviront à rien et je devrais recommencer du début !
– Eh bien, vous auriez dû penser à ça avant de faire l'imbécile dans ma classe et avoir crashé votre balai, renifla Professeure Marsh de manière imperturbable. Je le laisse entre vos mains », dit-elle avec dédain, et elle quitta la petite salle de classe, sourde aux demandes de l'élève en Potions.
Professeure Willoweed lissa le devant de ses robes d'enseignement rouges avec sérénité et dit :
« Pas besoin de vous alarmer, Mr. Bannett, cela ne prendra pas longtemps pour vous remettre sur pied.
– Chaque seconde est trop longue, Professeure Willoweed, s'il vous plaît, supplia Bannett. Je suis dans le parcours de Potions, pour l'amour de Circé, c'est important.
– Professeure Willoweed, dit soudain Archie, une folle et merveilleuse idée naissant dans son cerveau. Pourquoi je n'irais pas avec Bannett à son cours de Potions, en le soignant sur le chemin ? »
Willoweed sembla sceptique, mais Archie lui lança un superbe sourire que Harry aurait claqué si elle l'avait vu.
« Cela serait une bonne opportunité pour apprendre à soigner sous la pressure, et en mouvement, inventa-t-il. Et cela aide le patient également, et est-ce qu'on ne devrait pas toujours essayer d'aider le patient ?
– Oh, très bien, Mr. Potter, mais je m'attends à ce que vous reveniez ici immédiatement après, dit-elle, lui lançant un air entendu.
– Oh, oui, Professeure, certainement. »
Il lui sourit brillamment, regardant innocemment Hermione, qui lui envoyait un regard suspicieux depuis le siège à côté de lui, et suivit un Bannett soulagé hors de la salle de classe.
Archie examina l'éraflure alors qu'ils se déplaçaient vite à travers le labyrinthe géant de couloirs et de salles qu'était l'American Institute of Magic.
« Donc, Polynectar, hein ? » dit-il sur le ton de la conversation alors qu'il lançait un sort de diagnostique standard qu'on leur avait appris en septembre.
Celui-ci lui dit que son patient avait une éraflure. Sur le bras.
« Est-ce que c'est aussi difficile qu'ils le disent ?
– Encore plus. »
Bannett semblait plus heureux maintenant qu'ils étaient en route pour son cours, et était plus que prêt à parler de Potions.
« C'est si exact, si demandant, tu vois ? Si tu ne fais pas chaque étape à la perfection, tu peux tout aussi bien recommencer. Cela demande des actions lentes et minutieusement contrôlées : trop soudain et tu pousses les ingrédients à réagir. C'est comme si la potion veut que tu la mérites. »
Archie trouva personnellement que même Harry ne parlait pas des Potions comme si c'était une sorte d'animal sauvage qu'il fallait amadouer, mais il acquiesça avec douceur – quoi que Professeure Willoweed dise, il avait de fantastiques contacts avec les patients quand il le voulait.
« Depuis combien de temps est-ce que vous travaillez sur celle-là ?
– Deux semaines et demi. Il faudra encore une semaine et demi avant qu'elle ne soit finie, ajouta-t-il. Et ça va aussi vite seulement parce que Professeur Tallum l'a planifiée de façon très précise pour que certaines étapes soient alignées avec le cycle lunaire…
– Ouah, ça semble dur », dit Archie de façon absente alors qu'il amadouait sa magie pour les douces vagues demandées pour soigner des éraflures et bleus mineurs.
Les marques commencèrent lentement à s'effacer devant ses yeux, et quand il la déclara enfin suffisamment guérie, il réalisa qu'ils étaient presque aux Labos de Potions, qui étaient dans les sous-sols de l'école.
« Est-ce que vous pouvez au moins la garder quand vous la finissez ? demanda-t-il.
– Quoi ? Bien sûr que non. »
Bannett secoua la tête au ridicule petit première année.
« Le Polynectar est hautement illégal. »
Archie ne trouva pas ça prudent de mentionner qu'en général, les choses étaient "légales" ou "illégales" sans aucun degré de légalité entre.
« Je suis sûr que Professeur Tallum va se débarrasser de nos échantillons après qu'il nous aura montré nos notes vendredi prochain. Tel qu'il devrait le faire. Bon, c'est tout, merci, Mr…
– Potter, dit Archie. Harry Potter. »
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Hermione Granger, pensa Archie pour lui-même alors que son amie née-moldue lui passait un savon de retour dans les dortoirs du parcours de Soin ce soir-là, était beaucoup plus observatrice que ce n'importe quelle sorcière devrait être.
« Je ne sais pas ce que tu prévois, Harry Potter, mais si tu penses que tu vas ruiner la note de Potions d'un pauvre septième année en volant la potion sur laquelle il a travaillé pendant des semaines, alors tu devras me passer sur le corps, parce que je ne vais pas rester à côté sans rien faire et…
– Hermione ! »
Archie plaqua une main sur la bouche plutôt bruyante de son amie et la tira dans un coin plus à l'écart de la zone commune, à une table où ils avaient moins de chance de se faire écouter.
« Hermione, adorable Hermione, loyale, talentueuse, brillante Hermione », commença-t-il.
Hermione lui fusilla un regard noir suspicieux, mais il persévéra avec bravoure :
« Allons, tu ne me crois quand même pas capable d'une telle cruauté ? Regarde… je te jure solennellement que je ne prévois pas de ruiner la note, le résultat d'un test, ou la carrière académique de quiconque.
– Je… vraiment, Harry ? »
Hermione semblait toujours sceptique.
« Parce que tu semblais terriblement intéressé par ce garçon une fois que tu as entendu qu'il faisait du Polynectar.
– Je ne volerais jamais la potion Polynectar de quelqu'un avant qu'elle ne soit notée, Hermione, honnêtement, je croyais que tu me connaissais. »
Archie secoua la tête tristement.
« Oh. »
Hermione semblait gênée.
« D'accord, alors, je croyais… attends. Oh, non.
– Oh, si.
– Oh, non.
– Oh, si !
– Harry, tu ne peux pas penser…
– Hermione, ma perle, je ne pourrais possiblement pas penser sans toi, tu le sais.
– C'est sérieux, Harry ! »
Hermione se tordit les mains et regarda autour dans la zone commune avec nervosité.
« Si on se fait attraper…
– Génial, je savais que je pouvais compter sur toi, Hermione. »
Archie embrassa le bout des doigts de la fille aux cheveux broussailleux avec une dévotion extravagante, et Hermione sourit à regret, comme elle le faisait toujours quand Archie faisait le clown.
« Je veux que ce soit planifié à la perfection, Harry, dit-elle sévèrement.
– J'allais justement proposer un schéma, chère Hermione.
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Le vendredi suivant, tout était en place. Hermione n'approuvait pas le plan du tout, ce qui voulait dire pour Archie que ce serait probablement très amusant. Non pas qu'Hermione n'était pas amusante, parce qu'elle l'était, mais il y avait certaines sortes d'amusement qu'il fallait être un petit peu fou pour les apprécier, et comme quiconque en Grande-Bretagne pourrait le dire, les Black étaient en grande majorité fous.
Professeur Tallum était indiqué comme donnant les notes des septième année sur leur leçon de Polynectar ce jour-là. Ce que cela voulait dire, c'était qu'il redistribuerait à chaque élève le bécher qu'ils avaient rendu au cours précédent, et chaque bécher avait une note lettrée écrite dessus avec une encre d'un affreux rouge. Une fois que chaque élève avait noté leur note, avec l'option d'écouter en lecture colorée exactement pourquoi ils avaient été notés de cette façon (personne ne prenait généralement cette option), le bécher était rendu, pris en compte, et débarrassé.
Archie pensait que c'était un très bon système, mais il avait une idée légèrement différente sur comment le cours allait se passer.
Il regarda sa montre, une des rares choses qui lui appartenait vraiment, hormis ses chaussures et sa baguette, qu'il s'était autorisé à emmener en Amérique. C'est sa mère et son père qui la lui avaient donnée, et il ne pouvait pas supporter de s'en séparer, et en plus, il ne pensait vraiment pas que quelqu'un reconnaîtrait l'armoirie familiale dessus à AIM. Donc bref, il montra sa montre à Hermione (un passe-temps quelque peu ironique, pour sûr) et quand assez de temps fut passé pour que le Professeur commence à distribuer les échantillons, Archie se prépara mentalement pour la prouesse de l'acte superbe et impressionnant qu'il allait performer.
Hermione le frappa avec insistance sous le Sortilège de Désillusion, qu'elle avait appris précisément pour leur petite escapade, loué soit son esprit brillant, et Archie décida que c'était le signal pour arrêter de corriger sa perruque blonde pour qu'elle paraisse " battue frénétiquement par le vent" et se mettre en marche.
Archie se faufila hors de la salle de classe vide de la section du Labo du sous-sol, où Hermione et lui avaient basé leurs opérations pour ce jour. Il vérifia des deux côtés avant de prendre une grande inspiration et de foncer pour un sprint dans le couloir, ses chaussures claquant violemment le sol en béton et les robes du parcours de Maîtrise inhabituelles sur lesquelles il avait mis la main pour l'occasion volèrent comme des draps verts sur ses chevilles. Son effort physique lui donna un air tout rouge et légèrement fou, ce qui serait vital pour sa duperie.
Il dévala le niveau des Labos et une fois qu'il eut atteint la salle de classe de Potions Avancées, il ouvrit avec force la porte de façon spectaculaire et cria dans la salle pleine d'élèves surpris :
« UN TRROOOLL DANS LES SOUS-SOLS ! »
Il y eut un battement de pur silence, pendant lequel il ajouta : « Je voulais vous prévenir » avant de se retourner et de sprinter vers l'endroit d'où il venait. Archie courut jusqu'à revenir dans la salle de classe vide aussi vite qu'il le pouvait, puis se figea, silencieux et immobile, jusqu'à ce qu'il entende le son d'une douzaine d'élèves environ qui passaient devant sa cachette puis dans les escaliers qui menaient au niveau principal. Il encouragea silencieusement Hermione et lui souhaita bonne chance. Tout reposait sur elle maintenant.
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Hermione réprima un soupir alors qu'elle se glissait, invisible, dans la salle de classe à la suite de l'entrée exagérée de Harry. Elle se dépêcha vers le côté de la pièce pendant que tout le monde était distrait, et elle était bien hors du chemin quand Professeur Tallum sortit de son choc et ordonna une évacuation immédiate au niveau principal. Hermione trouva ça plutôt ridicule, si l'on considérait que s'il y avait vraiment eu un troll, il aurait été plus sûr que rester dans la salle de classe, mais Archie avait dit que la règle était d'évacuer d'abord et de penser ensuite, et, bien qu'elle ne le lui dirait jamais en face, il avait généralement raison sur ce genre de choses.
Quand la salle se vida, Hermione sortit le sac sur lequel elle avait demandé à un élève d'une classe supérieure du parcours de Maîtrise de Sortilèges de lancer un Sortilège d'Extension Indétectable. Elle marcha aussi rapidement qu'elle le pouvait à travers la pièce, récupérant tous les flacons de Polynectar qui avaient un "A" écrit en encre rouge pétant sur le côté et les transvasa dans diverses fioles vides qu'elle avait apportées avec elle pour le transfert. Vraiment, elle n'arrivait pas à croire qu'elle était en train de faire ça, mais depuis qu'elle avait rencontré Harry Potter, sa vie n'avait été que constantes surprises – même si peu d'entre elles étaient mauvaises, devait-elle admettre.
Quand elle eut toutes les potions qui étaient probablement bonnes à ingérer, elle rangea le sac avec les fioles remplies à l'intérieur sous ses robes Désillusionnées et quitta la salle de classe aussi silencieusement qu'elle y était entrée. Elle retourna dans la salle de classe vide juste à temps pour éviter l'approche d'une douzaine d'élèves confus et d'un Professeur Tallum très énervé. Il allait sûrement être encore plus énervé, réfléchit Hermione, quand il réaliserait que quelqu'un avait renversé tous les flacons de Polynectar des élèves sur le sol du Labo. Archie avait voulu faire passer ça pour une farce, comme si quelqu'un mettait juste le bazar, et ne volait pas réellement les potions, et pour faire cela, tous les flacons devaient être vidées sans sembler avoir disparu quelque part lorsque la classe reviendrait de sa quête futile.
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Archie balança Hermione en une petite gigue spontanée et inventoria les fioles qu'elle avait collectées.
Cela va nous durer pour à la fois rentrer à la maison et repartir après les vacances, pensa-t-il avec joie. Harry va être si impressionnée quand je lui dirais comment j'ai eu ça…
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Rigel plia la lettre avec un sourire tendre. Elle ne pouvait pas attendre de revoir Archie. Elle devait juste patienter une semaine de plus, et alors elle serait à la maison, avec sa propre couleur d'yeux et son propre nom, et Archie, magnifique Archie fou, qui voudrait sûrement savoir comment gérer toutes les choses qui semblaient si insurmontables quand ils étaient séparés par un océan. Elle aimait bien Draco et Pansy, vraiment, et Fred et George et Neville et Ron, et même Flint n'était pas si méchant parfois, mais elle ne pouvait pas leur parler de certaines choses, non pas parce qu'ils n'étaient pas de bons amis, mais parce qu'elle leur mentait, et ils ne pouvaient pas l'aider avec ses problèmes à moins qu'ils ne sachent la vérité. Mais Archie saurait quoi faire. Il ne serait pas effrayé ou flippé quand elle lui dirait ce qui était arrivé à Lee. Il ne la jugerait pas comme faible et ridicule pour avoir peur de ses propres sentiments.
Deux semaines sans mensonge, pensa Rigel, c'est ce dont j'ai besoin.
Qu'il était facile d'oublier que les gens à Poudlard n'étaient pas les seuls à qui elle mentait.
NDA : Bon, voilà c'est fini. J'espère que le changement de POV n'était pas trop confus, et que la partie de récap au milieu ne vous a pas trop ennuyé. Au cas où vous vous demandez, AIM n'est pas le seul institut pour apprendre la magie dans les États-Unis (la population des USA est à peu près cinq à six fois celle du UK, et avec tous les nés-moldus et sang-mêlés envoyés là-bas depuis la Grande Bretagne, eh bien, ça ne serait juste pas faisable d'avoir seulement une école). Sur cette note, j'espère que vous avez aimé le POV d'Archie, puisque certains des reviewers le demandaient ^^ Je vis pour servir, lol. Le prochain chapitre se déroulera sur les vacances d'hiver donc attendez-vous à ça, et je suis toujours à à peu près 22-23 chapitres au total pour la première année, donc cela ira plus vite pour le semestre de printemps. J'espère que personne n'a été trop déçu que c'était Lee Jordan. Je voulais une figure comme Ralon, mais en plus mystérieux, pour maintenir l'histoire jusqu'à ce que le vrai cœur de l'histoire commence en janvier, et j'ai donné une raison à Lee parce que… eh bien, je hais devoir jouer le carte "UA" mais… voilà. Bref, merci pour avoir lu, je ne peux pas le dire assez.
NDT : Je me rappelle quand j'avais lu la première fois ce "récap", je l'avais effectivement trouvé un peu redondant. Mais maintenant, chaque fois que je relis ce passage, c'est Rigel et sa façon de regarder que je vois. Les choses qu'elle ne dit pas et comment elle "manipule" le discours.
Bref, ceci étant dit, j'espère que vous avez apprécié le chapitre et que la traduction était fluide. Pour en revenir sur la question de "dark" et "light" que je m'étais posée le mois dernier, je suis parvenue à une décision et donc je corrigerai toute l'histoire une fois que j'aurais terminé la traduction du tome 1. Merci à YumeBaka pour m'avoir aidée à prendre une décision !
