Chapitre 2 : Accepter la réalité.
Sans était resté plusieurs minutes devant son assiette vide. L'esprit envahi par les mots qu'avait prononcé Papyrus. D'ailleurs, il n'arrivait toujours pas à y croire. Même si, cela était logique. Il n'y avait que peu de monstre dans la pièce du jugement. Pourtant, c'était aussi illogique. Que Papyrus élimine Gaster dans ce lieu où ils s'étaient promis de se protéger. Sans savait que lui avait été incapable de pouvoir se protéger. Et puis, après c'était le noir profond.
Une multitude de sentiments se mélanger dans son âme. A la fois de la sécurité : car Papyrus était le protecteur de l'ensemble du peuple. Même s'il n'avait pas le souvenir de la disparition de Chara et Asriel. Ce dernier avait du protéger le peuple et le roi. A cela se mélange, une étrange sensation de trahison. De ne pas avoir pu percevoir le masque que portait Papyrus pendant tout ce temps. Lui qui pensait qu'il était meilleur comédien. Il ne pensait pas que quelqu'un serait de capable d'avoir un meilleur masque que le sien.
Sans n'avait pas pu percevoir les véritables sentiments de Papyrus pendant tout ce temps. Et cela l'embarrassé. Il n'avait pas le contrôle sur tout l'underground, contrairement à ce qu'il avait pensé.
Et alors qu'il pensait avoir toujours eu le contrôle de ses sentiments, il s'était retrouvé paralysé face à Papyrus. Laissant apparaître une nouvelle faiblesse. Habituellement, il aurait réussi à rebondir avec une blague. Depuis quand était-il devenu aussi sensible ? Depuis quand Papyrus était parti d'ailleurs ? Sans savait que ce dernier devait faire son rapport au roi. Mais par la suite... Il lui avait dit quelque chose, mais les mots avaient ricochets sur ses os sans atteindre réellement l'intérieur de son crâne. Il ne l'avait pas écouté et Papyrus avait du le percevoir.
"Allez Sans ! Réveille toi ! Ce n'est pas le moment de se lâcher. Ce n'est pas dans tes habitudes... Les habitudes ? Mais qui je suis vraiment ?"
Cette question, Sans se la poser depuis le retour de ses souvenirs. Quand Andréa était présent, il n'avait pas osé se confronter à son frère. Après tout, ils avaient un ennemi en commun à vaincre pour protéger le peuple. De ce fait, il n'y avait pas eu de temps pour réfléchir plus intensément. Il avait agit à l'instinct. Cette fois, il n'avait pas attendu que tous soit mort pour agir. Finalement, il avait changé. Il n'était plus le squelette fainéant d'autre fois. Il ressemblait à son lui du passé, avant la perte de ses souvenirs. Etait-ce qui allait se passer ? La peur secoua ses os. qui se mirent à cliqueter violement. Il avait peur de changer. Peut être de devenir pire que se qu'il était. Après tout, il n'avait plus la même santé qu'autrefois. Et... Papyrus avait encore des secret pour lui. Est-ce qu'il avait fait d'autre chose qu'il ignorait ?
"Ah ! Arrête de te ronger les os ! "
Sans se releva de sa chaise. Il ne voulait plus s'apitoyer sur son sort. Pour quelle raison ? Il ne savait pas réellement. C'était comme si, quelque chose lui avait rendu un peu d'énergie et de motivation pour cette nouvelle vie. En dehors de l'action de l'humain, les souvenirs ravivés lui permettait de voir le monde autrement. Le petit squelette abandonna ses chaussons roses pour rechercher dans son placard une paires de basket bleue. Il laça ses chaussures, mit sa veste qu'il ferma jusqu'au cou avant de sortir dans l'air frais de Snowdyn. Cela allait peut être l'aider à penser à autre chose. Lui permettre de réfléchir, sans être parasité par tous ses sentiments.
Il s'étonna lui même d'avoir envie de marcher et non pas de se téléporter immédiatement dans les lieu où il avait l'habitude de se cacher. La neige crissa sous ses pieds, alors qu'il se promenait en ville. Sans ne baissa pas les yeux comme autrefois. Au contraire, il regardait droit devant lui, pour voir ses différents voisins.
Ces derniers le regardaient étrangement d'ailleurs. Sans avait l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. Avant, de se mettre à supposer deux hypothèses. Soit, il avait fait quelque chose d'horrible entre le moment où il avait perdu son oeil et quand Papyrus avait effacé le souvenir de tout le monde. Et puis... Il y avait aussi le sentiment que tout le monde était entrain de reprendre leur cours de leur vie avec ces fragments qu'ils avaient également oublié. Peut être étaient-ils juste perdu comme lui. Juste à la recherche de réponse.
Se qui frappa soudainement aux yeux de notre squelette, était de reconnaître les traits de certains d'entre eux. A cette époque lointaine, certains de ses voisins étaient dans le besoin. Il avait du les aider, pour ne serait-ce qu'avoir de quoi manger. Les enfants de cette famille avaient même reçu un soutient de ce fond qu'il avait mit en place avec l'hôtel.
Finalement, le mélange de sentiment renaissait à nouveau en lui. A la fois la joie de les voir vivre une vie correcte. Qui était rempli de douceur et d'espoir. Mais également de la crainte. Non pas qu'ils viennent s'en prendre à lui ou à Papyrus. C'était plus de n'avoir servi finalement à rien. Les mots de Gaster, quand il était envahi par la haine, résonnèrent en lui. Il ne servait à rien. Ils avaient pu se relever sans lui. Sans essaya d'esquiver les regard pour se rendre vers son refuge. Le bar de Grillby. Un autre de ses amis qui avait eu besoin de lui dans le passé, mais qui avait su se relever par la suite.
La mélancolie joua sur l'âme de Sans, qui observait un peu tristement le panneau "close" afficher devant la porte. C'était normal après tout. Grilby était sans nul doute parti préparer ses affaires pour aller à la surface. Là bas, il pourrait avoir un plus gros chiffres d'affaire qu'ici bas. Il était plus raisonnable de quitter cet endroit misérable pour aller chercher les rayons du soleil. Et puis, Grilby n'était pas très porté neige. Alors la chaleur de la surface devait le rendre impatient.
Sans posa sa main contre la porte. Il illumina son unique oeil magique avant de se téléporter à l'intérieur. Après tout, Grilby n'allait pas le disputer pour avoir en vie de voir une dernière fois ce bar.
Rien n'avait changé depuis la chute de la barrière. Il avait laissé le bar comme il avait toujours été. Les siége orangés où les traces des habitués étaient toujours présents. Des poils blancs des différents gardes royaux. Des cartes de leur jeux. Des griffures d'autres. De la bave des envieux de cette nourriture, certes grasse mais délicieux.
Et puis, les odeurs des différents aliments planaient dans ce lieu. Sans se dirigea vers le tabouret du bar. Il s'assit en regardant dans un premier temps le jukebox. Il se rappelait qu'après le sacrifice de Papyrus, qu'il avait mit pas mal de pièce dans cet outils. Afin d'appaiser les tensions entre les différents membres de l'assemblé. Pour discuter avec d'autres. Ou même pour faire le show. Ses pupilles se tournèrent par la suite sur les bouteilles de ketchup et moutardes qui trainaient encore sur le comptoir. Combien de fois c'était-il empiffré de ce liquide rouge. Cela l'avait permis de se détendre. Le goût sucré et acide du Ketchup agissait comme une drogue pour lui. Afin d'oublier tout les soucis. Dont, le fait de se sentir vide. Un vide qu'il n'avait pas réussi à remplir pendant un bon moment.
Il pensait que c'était du au fait qu'il n'était pas maître de ses propres actions. Que tout était déjà prédéfini par avance. Et que "Frisk" n'était qu'un des marionnettiste de ce théâtre de pantins. Finalement, Papyrus en était un également. Sans sentait qu'il n'était qu'une poupée de chiffon entre leur main. Incapable de prendre seul des décision. Et intérieurement, cela ne lui plaisait pas tellement.
Voulant effacer cette mauvaise impression qui le parcourait, il tourna une dernière fois la tête vers la porte qui menait vers la cuisine. Sans s'appuya se laissa tomber les pieds aux sols pour se diriger vers la dite cuisine. Il se rappelait du temps, où il utilisait les poëles et épices pour préparer les hamburgers, des amuses bouches et des frites. Parfois des pizzas ou d'autres spécialité de fast-food. Le bon temps où c'était lui qui préparait tous les plats. Il touchait le plan de travail. Comme instantanément, il voyait devant ses yeux l'ambiance d'autrefois. Les commandes qui s'enchainèrent. Le sourire des clients satisfait de la cuisine. Le retour de ces derniers qui leur offrait parfois des pourboires. Et chacune de ses pièces étaient remis dans la cagnotte pour l'association en aide à ses monstres en difficulté. La chaleur de la gazinière qui chatouillait ses carpes et métacarpes. L'huile qui tâché son tablier. Les épices qui coloré légèrement ses os. D'ailleurs, en observant bien le bout de ses os, ils étaient en effet devenu légèrement orangé. Comme si le curry qu'il mettait dans les pâtes cela permettait d'avoir plus de goût.
Et surtout, à chaque commande, il y avait toujours cette petite formule, qu'il osa prononcé depuis si longtemps.
"et une SANS-ationnelle pour la trois !"
Habituellement, il avait la voix de Grilby qui lui répondait :
"Bien chef."
Sans se retourna vers la porte. Il pensait voir un fantôme du passé, de son passé. Une illusion qui lui faisait rappeler se qu'il était auparavant. Le chef de la cuisine, des plats et de tout se qui circulait dans cet espace aux odeurs épicées et à la chaleur réconfortante. Sans pensait que l'image de son ami allait disparaître comme de la fumée. Mais, ce ne fut pas le cas. Il était resté à l'encadrement de la porte. Les bras croisés observant Sans qui restait un moment silencieux, avant de se teinter de colorer ses os en bleus. Symbole de sa gêne.
"Que... Tu es vraiment là ? De... Depuis combien de temps ?"
"Depuis le début. J'ai vu que tu ne m'avais pas remarqué. Tu devais être dans tes pensés, car tu ne m'as pas vu derrière la porte."
Sans cacha son visage dans ses mains. Il ne s'attendait pas à se que sa petite promenade aurait une finalité différente. Lui qu'il voulait se dégourdir les jambes, sans se prendre la tête. Et surtout pour essayer de se changer l'esprit surtout avec les révélations de Papyrus. Il avait eu envie de rester dans sa nostalgie. De revivre ses moments du passé qui était si agréable. Il n'avait pas réellement envie de discuter sur se qu'ils avaient passé dans les temps anciens. Avant la disparition de tous les souvenirs. Et peut être avant le retour des squelettes.
Sans resta silencieux à un moment. Il n'osait pas relevé les yeux en direction de son ami. Ce fut lui qui brisa ce silence.
"Sans... Je voudrais que tu me pardonne."
Sans releva la tête surprit de cette demande. Il ne voyait pas de quoi Grilby devait se faire pardonner. Sans fouilla dans ses maigres nouveaux souvenirs. Pourtant, il n'arrivait rien fait de mal. Jamais, au contraire.
"Qu'est-ce que tu raconte Gril ? Tu n'as jamais rien fait de mal à notre encontre ! Bien au contraire ! Tu ne m'as jamais demandé de payer la note depuis le temps que j'allais chez toi."
Grilby se posa sur le bar, avant de serrer le poing.
"Pourtant... Je n'ai pas pu t'aider toi et Papyrus quand vous aviez besoin. Quand tu as été blessé, je ne pouvais juste qu'observer et offrir des repas à ton frère et toi. Si j'avais été un bon ami... J'aurais chercher un moyen de l'empêcher d'effacer tous les souvenirs et de vous soutenir au maximum. Mais... J'ai préféré rester comme beaucoup de monde, les yeux rivés sur mes maigres problèmes, face aux vôtres. Alors... Sans..."
Grilby le regarda, s'éloigna de son bar avant de s'agenouiller devant son ami. Cela étonna ce dernier qui recula légèrement.
"Je voudrais que tu me pardonne de ma faiblesse."
Décontenancé par cette démarche qui lui paraissait exagérer, Sans ne savait pas comment réagir.
"Gril ! Relève toi ! Tu n'y es pour rien... Et... Je ne t'en ai jamais voulu. Je comprends parfaitement et puis, oui, tu as fait quelque chose pour mon frère et moi. Tu l'as dit toi même. Tu nous as offert le couvert et ta présence. Cela a du faire beaucoup de bien à mon frère... Et à moi. Même si je ne me rappelle pas de cette période."
"C'est normal. Tu étais dans le coma, après ta blessure. Même si... Nous n'avions pas eu la vérité sur la venue de ta blessure. Nous savons juste que Gaster est... Parti après un accident dans le laboratoire. Que tu aurais essayé de le sauver dans la salle du jugement. Mais que cela t'a blessé. Et puis Papyrus... Papyrus vous a retrouvé."
Sans comprenait que la véritable histoire n'avait pas été raconté au reste du peuple. Surement pour ne pas tâcher les mains du scientifique royale, du chef de la garde royal et de tout se que leur famille avait pu réaliser. Sans se dirigea vers son ami, avant de dire :
"Je crois que je dois finalement tout t'avouer. Est-ce que tu peux me préparer une petite bouteille de Ketchup ? On va s'installer, car c'est une partie de l'histoire que tu n'avais pas."
Sans et Grilby se posèrent sur une banquette. Le squelette raconta l'expérience qu'avait tenté Gaster. Le résultat que cela avait entrainé. La folie de Gaster. Qu'il l'avait téléporté dans la salle du jugement pour essayer de lui permettre de reprendre ses esprits. Mais que cela s'était soldé par la grave blessure qu'il avait à l'oeil. Avant d'avouer se que Papyrus lui avait révélé ce matin.
"Ah..." souffla Grilby après la révélation du crime. "Je... Je comprends mieux pourquoi Papyrus prenait autant soin de toi. Sa culpabilité envers tout le monde."
Sans se grattait l'os. Il semblait être embarassé par toute cette situation. D'ailleurs, il restait toujours aussi perplexe par la situation suivante. Que Papyrus ai tué Gaster. Il ne savait pas comment réagir. Car il avait la sensation d'être à la fois coupable et victime. Il ne savait pas pourquoi, une partie de lui ne voulait pas lui pardonner. Tandis qu'une autre, savait qu'il avait fait du mieux qu'il le pouvait. Et qu'il voulait le remercier de se qu'il avait du faire pour prendre soin de lui.
"Ca à l'air de te tracasser ? Comme si tu avais peur de Papyrus."
"Mais qu'est-ce que tu raconte ? Moi peur de Papyrus ?" souriait Sans, en tentant de dissimuler quelques tremblements de sa main.
"Sans. Ecoute moi mon ami. Je comprends parfaitement que tu dois être complètement perdu. Entre les souvenirs disparus, la perte de Gaster et ce double jeu de Papyrus pendant tout ce temps. Mais je pense que tu devrais tourner le scénario de l'autre sens."
"De quoi parles tu Gril ?"
"Et si tu avais été à la place de Papyrus ? Si tu avais du tuer Gaster pour le protéger ? Est-ce que tu l'aurais fait ? Est-ce que tu aurais effacer les souvenirs de tous pour essayer de soigner ton frère ? Aurais-tu réussir à mentir, à te faire passer pour se que tu n'es pas, afin de l'aider à aller mieux ?"
Sans se mit à réfléchir à la question. Il savait qu'il était capable de tuer pour protéger son frère. Il l'avait déjà avoué à l'humain. S'il n'avait pas promis à Toriel de protéger Frisk, il l'aurait sans nul doute éliminer lors de leur première rencontre. Il aurait continuer à vivre une vie paisible avec Papyrus, sans le moindre problème. Il aurait donné la dernière âme à Asgore et ils auraient quitté l'underground. Finalement, il n'avait pas le droit de sanctionner son frère. Sans sentait un poids sur ses épaules disparaitre. Finalement, il était ravi d'avoir pu discuter avec Grilby de ses problèmes. Les deux amis continuèrent de discuter de tout et de rien. Des projets de Grilby qui pensait rester dans les environs pour pouvoir vivre avec les rares monstres et parfois de se rendre à la surface.
"C'est pour cela, que j'allais te demander si tu voulais reprendre le tablier ? Je pense que des humains descendront pour connaître notre culture. Et je voudrais sincèrement reprendre mon affaire avec toi."
La main de Grilby fut tendue vers Sans qui se posait la question mentalement : Est-ce qu'il avait encore la force de pouvoir reprendre du service ? Car il avait toujours sa blessure à l'oeil qui le fatiguait autant.
"Je... Je ne suis pas sur d'y arriver. Tu sais. Je ne suis plus aussi opérationnel qu'avant."
"Par ta blessure à l'oeil n'est-ce pas ? Ne t'inquiète pas, prend le temps qu'il te faudra. Une place sera toujours disponible ici."
"Et en même temps, cela réglera ma note ?" riait Sans.
"Pas besoin. Après tout se que tu as fait pour moi ! Après tout se que tu as fait pour moi et les autres, ta note est bien largement remboursé. Donc, ne t'inquiète pas."
Sans se sentait gêné. Mais il n'osa pas reprendre Grilby. Cela lui faisait du bien que malgré le retour de la mémoire, son ami restait toujours présent pour lui. Grilby donna un sachet avec un repas à l'intérieur.
"Je pari que tu vas aller continuer ton tour pour te dégourdir l'esprit."
"Yep ! Tu me connais bien."
"Juste un conseil avant de partir. Ecoute se que les monstres à te dire. Ils peuvent paraitre parfois un peu brusque, mais en réalité, ils sont autant bouleversé que toi. Alors ne t'énerve pas."
"Cinq sur Cinq !" souriait Sans en sortant du bar de Grilby.
Il remonta son col, afin d'éviter que le froid le saisisse. Il marchait paisiblement à travers les ruelles avec le peu de monde qu'il y avait. Les regards qui le croisait ne le perturba moins que lors de son premier passage. Il avait compris qu'également le retour des souvenirs avait un effet sur toute la population. Sans n'avait pas envie de se cacher à tout jamais dans une ombre qu'il avait fabriqué. Il n'était pas non plus fier. Sans continua sa marche pour se diriger vers un autre lieu qui le tenait à coeur. La décharge. Il savait que normalement peu de monstre devait y habiter. Après tout, là plupart des visages qu'il reconnaissait été désormais des habitants de la ville. Sans se préoccupé des monstres, il circula, tout en essayant d'imagine un court instant se qu'avait du ressentir Papyrus pendant sa récupération de sa blessure.
Et rien qu'une minute après, il ressentait une sorte de poids de la culpabilité. A la fois de ne pas protéger un frère et d'avoir éliminer un autre. Même si cela serait pour sauver le reste du peuple. Sans s'imagina au chevet de Papyrus pendant un long moment. Il aurait essayer de blaguer. Et surement ne plus prendre soin de lui. D'ailleurs, il aurait refuser l'aide de quiconque. Se qui n'avait pas été le cas de Papyrus. Il avait accepté l'aide de Grilby et des autres. Il s'était laissé soutenir par eux. Il avait toujours gardé espoir au retour de son frère. Mais lui, qu'aurait-il fait ? Aurait-il continuer d'espérer ? N'aurait-il pas plus sombrer dans le désespoir ? Ou alors... Aurait-il lui aussi fait quelque chose d'inommable ? Pire que Papyrus. Sans commençait à admirer plus encore son frère. Papyrus était vraiment le plus cool des monstres.
Son hypothèse de scénario cessa quand il arriva dans la décharge. Comme il l'imaginait, l'endroit était désert. Il ne semblait y avoir personne. Sans marchait dans l'eau, tout en regardant dans tous les sens. L'endroit n'avait pas tellement changé. On aurait dit que le temps n'avait pas eu d'effet sur le lieu. Même les tas semblait être à la même taille que lorsqu'il avait sombré.
Se qui était étonnant d'ailleurs. Car les humains n'avaient pas cessé pour autant de jeter leur déchets. Alors qu'est-ce qui pouvait faire que les tas ne baissent pas ? Peut être par Nostalgie, ou par curiosité, Sans se remit à siffler comme dans le passé, pour appeler ses petits protégés. Le petit squelette n'attendait pas grand chose. Ou peut être une remonté d'ancien souvenir. Des esprits du passé qui lui donnerait un petit éclat du passé. Soudain, un léger bruit métalique se fit entendre. Sans se retourna pour découvrir une ombre depuis le tas de déchet. Un petit monstre se dégagea de sa cachette. Monster Kid, le petit dinosaure jaune courut vers lui en hurlant : "Oncle Sans !"
L'enfant souriait à ce dernier avec les yeux brillants et la queue gigotant dans tous les sens.
"Oh, salut Gamin. Comment ça va ? Tu... Tu es tout seul ici ?"
"Oui... Enfin Non ! Les autres doivent être en ville pour faire des courses ou alors pour aller chercher de la nourriture. Du moins mendier."
"Mendier ? Tu veux dire que..."
"Après ton départ, nous sommes resté sans personne pour nous aider. Sauf peut être M. Grilby ! Il nous offrait de la nourriture, quand nous fouillons les poubelles. Du coup, il venait nous apporter la soupe, comme toi à l'époque. Nous dormons encore ici. Cachez dans certains endroits, où l'on peut s'abriter. Certains ont réussi à s'en sortir, en vendant des brics et des brocs aux temmies. Mais sinon... Nous les enfants, nous allions à l'école à la journée et le soir on se sert les coudes pour continuer à vivre."
Sans avait un sorte de déchirure dans le coeur. Finalement sa disparition avait eu un effet sur les monstres. Certes ils savaient s'en sortir sans lui. Mais pas aussi bien qu'il le pensais. Tous les monstres n'avait pas réussi à sortir de cette décharge. Malgré tout cela, le monster Kid restait souriant.
"Maintenant que la barrière a cédé et que l'on a retrouvé tout nos souvenirs, on va tous s'en sortir ! D'ailleurs, tu es là maintenant ! Alors on sait que l'on va réussir ! Que tu vas nous aider, pas vrai Oncle Sans ?"
Le petit squelette lui sourit, avant de lui frotter le haut de la tête.
"Oui, je ferais tout mon possible pour..."
Alors qu'il continuait sa phrase, un vertige le pris soudain. Monster Kid inquiet se rua à ses côtés. Du mieux qu'il le pouvait, il lui agrippa son épaule avec la queue.
"Oncle Sans ! Qu'est-ce qui t'arrive ?"
"A... Appelle... Alphys..." souffla le petit squelette avant de tomber inconscient.
Tout était noir. Sombre. Il ne semblait y avoir rien autour de lui. Son corps était si lourd. Sans observa autour de lui à la recherche d'une lueur. Cependant, il ne semblait rien n'y avoir. Le néant total. Une vive douleur au niveau du creux de son orbite droite, où Gaster l'avait blessé. Sans se tenait l'endroit de sa blessure. Inquiet, il avança dans la pénombre à la recherche de quelque chose qui pourrait le guider.
"Papyrus ? Monster Kid ? Quelqu'un ? Est-ce que quelqu'un m'entend ?"
Mais personne ne réponds. Même les pas n'était pas audible. Pendant plusieurs minutes, Sans continuait de marcher. La douleur se faisait de plus en plus lancinante. Et au fond de lui, il entendait un étrange bruit qui résonnait dans son crâne.
Un langage étrange et pourtant si familier. Un bourdonnement désagréable qui continuait à résonner. Sans gémissait de douleur.
"Papyrus ? Où es-tu Frangin ? PAPYRUS ?!"
"Il ne viendra pas..." souffla une voix d'outre tombe.
Sans observa tout au tour de lui, comme pour chercher d'où provenez la voix. S'il y avait un son, il devait être dans un lieu avec des limites pour entendre cette voix résonner. Il devait y avoir quelqu'un d'autre.
"Qui est là ? Montrez vous ?" criait Sans perdant peu à peu son sang froid.
"Qui je suis ? Tu ne m'aurais pas déjà oublié ?"
Un frisson parcouru la colonne vertébrale du squelette. Cela ne pouvait pas être possible. Ce n'était que le fruit de son imagination. Cela n'était qu'un simple cauchemar. Après tout, il était dans la décharge avant de s'évanouir devant Monster Kid. Donc, cela n'était le fruit de son esprit.
"J'ai toujours été en toi, avec toi Sans. Regarde moi. Ouvre ton oeil !"
Sans releva la tête, avant de voir de l'obscurité sortir un visage qu'il aurait espéré ne jamais revoir. Celui de Gaster qui était possédé par la haine. Une sorte de liquide noire le couvrait et prenait forme humanoïde. Des longs doigts noirs se dessinèrent et encadrèrent le visage du petit squelette qui se retrouva prisonnier.
"Regarde moi Sans ! Je ne t'ai jamais oublié, contrairement à toi."
"Non... Tu n'es pas réel. Tu ne peux pas être vivant."
"Mais si Sans. J'existe toujours. Toujours en toi, mon cher frère. Tu aurais du me sauver. Tu en avais la possibilité. Alors pourquoi tu m'as abandonné."
"Non. Je ne pouvais pas. Je n'y suis pour rien. Je... Tu n'existe pas !"
"Si mon frère. Je suis toujours ancré en toi. Depuis ta blessure. Une partie de moi, t'accompagnera toujours avec toi. Je vais te le prouver. Je vais te montrer quelque chose que seul deux monstres connaissent ces images."
Sans se senti propulsé dans la salle du jugement, dans le passé. Il voyait son propre corps être quelques mètres plus loin, blessé à l'oeil, visiblement comateux. Dans un autre coin de la pièce, se trouvait Undyne blessé également à l'oeil, mais d'une manière moins violente que lui. Et face à lui, se trouvait Papyrus. Les larmes aux yeux, la lame sortie prêt à se battre.
Sans avait envie d'hurler le nom de son frère. Il avait peur de comprendre se qui allait se produire. Il essayait de voir ses mains. Mais ni sa voix, ni sa tête ne pouvait l'obéir. Il n'entendait que leur discussion.
"GASTER !" Hurlait Papyrus.
"Papyrus. Que vas-tu essayer de faire ? Tu voudrais briser notre promesse dans ce long couloir. Notre sanctuaire ? Notre lieu de naissance ?"
Sans voulait fermer les yeux. De ne pas regarder se qu'il allait se produire. Non, il devait se faire des films depuis que Papyrus lui avait expliqué qu'il était le meurtrier. Encore une fois, ce corps ne lui appartenait plus et n'obéissait plus.
"Non..." pleurait Papyrus en invoquant sa lame. "Je vais la tenir ! Je vais les protéger ! Je sais que c'est se que tu voulais Gaster !"
Alors qu'il était en train de pleurer, Papyrus esquiva les attaques de Gaster, brisa les os de ce dernier, avant de planter sa lame dans le cœur et l'âme du scientifique.
Sans ressenti la douleur de la lame dans son corps, comme le ressentait Gaster à l'époque. L'ombre céda face à la lueur de la lame. Papyrus laissait couler ses larmes, tandis qu'il attrapait le corps de Gaster. Il senti les mains de ce dernier arriver sur ses épaules.
"M...Merci Papyrus...Et... Excuse moi... Prend... Soin de Sans..."
En quelques secondes, Sans vit ses yeux se brouillait. Il sentait Gaster tomber en poussière, dans les bras de Papyrus.
Sans se mit à hurler de toute ses forces, avant d'entendre également un autre cri. Celui d'Alphys qui était à ses côtés et qui venait de tomber sur les fesses en voyant se lever aussi brusquement Sans.
Le petit squelette encore troubler par son rêve il observa dans les alentours. Il vit sur son âme, une sorte de perfusion qui lui était attaché, il était dans un des lits d'hôpital.
"Eh bien... Tu as... Tu as retrouvé des forces on...on dirait. J'a...J'avais peur que tu ai une rechute... Tu... Tu es resté inconscient pendant plusieurs heures."
Sans essaya de reprendre le contrôle de sa respiration. Il vit à ses côtés un Magiogramme, comme il avait vu lors de son stage auprès de Gaster. Visiblement, Alphys prenait à coeur son métier de scientifique royal, surtout pour soigner les monstres. Depuis l'accident des Almagami et celle d'Andréa, elle avait remis en fonction l'hôpital des monstres.
"Je suis désolé. J'ai eu une sorte de crise... J'étais plongé... Comme dans un souvenir."
"Ne t'inquiète pas. Le plus important, c'est que tu ailles bien." souriait Alphys rassuré de voir son patient remis.
Alphys lui demanda de rester se reposer le temps qu'elle finisse son check up. Elle lui donna un petit plat de nouilles pour qu'il reprenne des forces. Sans n'appréciait pas tellement d'être juste un patient qui devait attendre de pouvoir continuer sa petite vie. Cependant, il devait accepter d'être à cette place qu'il n'appréciait pas tellement. Il se disait que si quelque chose lui arrivait, peut être Papyrus ne pourrait pas s'en remettre. Le perdre une seconde fois, cela lui déchirait le coeur sans doute.
Et en même temps, Sans essayait de comprendre le sens de ce qu'il venait de vivre. Avait-il réellement rencontrer Gaster. Avait-il, en quelques sorte, une partie en lui qui pouvait s'éveiller à tout moment ? Pourrait-il également se réveiller au fond de lui, pour aller blesser les autres ? Cette idée le fit tréssaillir. S'il venait à blesser son frère, à vivre à nouveau cette expérience sans pouvoir se défendre, expliquer à son entourage, bref, sans contrôler son corps. Pourrait-il se le pardonner ? L'âme de Sans se mettait à battre de plus belle. Il allait devoir faire plus de recherche de son état. Cependant, il ne voulait pas inquiéter d'avantage ses amis.
Après un petit moment, Sans pu se rhabiller pour sortir du laboratoire.
"Est-ce que tu es sur que tout va bien Sans ?" demanda Alphys en aidant le squelette à remettre son manteau.
"Oui, ne t'inquiète pas copine. Ca devait être juste un coup de fatigue. Tu me connais, je ne suis pas du genre à me TUER à la tâche."
"..."
"Bah quoi, elle était bonne celle là ?"
"O...Oui... C'est juste que... Je... Je voulais m'excuser."
Sans soupira. Encore quelqu'un qui allait s'excuser à nouveau. C'était la promotion pour les excuses aujourd'hui ? Pensa le petit squelette. Il allait devoir écouter une nouvelle fois les plaintes d'un autre monstre. Il aurait peut être voulu ne rien n'entendre. Peut être parce qu'il voulait se faire sa propre idée de se qu'avait vécu les autres, sans prendre en compte leur sentiments. Juste pour imaginer sans les comprendre. Mais il se rappelait des paroles de Grilby. Il devait les écouter.
"Je... Je ne sais pas si tu t'en souviens. Mais tu m'as sauvé la vie, la fois où Gaster a... J'aurais du vérifier les calculs de ses expériences. Après tout, j'étais son assistante. Et je ne l'ai pas fait. Si je l'avais fait, tu n'aurais pas été blessé. Undyne non plus. Et le Dr Gaster serait peut être resté en vie... Même Papyrus n'aurait pas du le..."
Sans se gratta l'os du bras, visiblement énervé d'entendre que d'autres personnes était convaincu que Papyrus était le meurtrier. Il n'arrivait toujours pas à l'imaginer.
"Je sais... Que l'on ne peut pas retourner dans le passé. Et ... Que je n'en veux pas à Papyrus d'avoir effacé les mémoires de tous."
Sans écoutait Alphys. Il ne lui en voulait pas, aprés tout elle avait été comme lui. Incapable de prévoir l'imprévisible.
"Et, tu sais... Pendant ton absence, je n'étais pas capable de travailler. Undyne a fait de son maximum pour nous changer les idées à Papyrus et moi. Elle a essayé de me rassurer. En sortant avec moi, mangeant des glaces ensemble, regarder des animé, lire des mangas..."
"Alphys... Tu bave." remarqua Sans.
"Ah ! Pardon..." s'angoissa la scientifique royale. "Mais, il n'y avait pas que ça. Papyrus ne voulait pas te perdre de vue. Par conséquent, quand elle venait le chercher pour qu'il se dégourdisse les os. Je restais là pour veiller sur toi. Je... Je veux dire que... Enfin, je ne faisais rien d'extraordinaire ! D'ailleurs, Papyrus changeait lui même les perfusions magiques. Mais à ces moments là, je me sentais à la fois utile et coupable..."
Alphys garda les yeux baissés, visiblement se sentant coupable de ce qu'elle ressentait pour Sans. Surtout qu'elle n'aimait pas se mettre en valeur. Sans lui posa une main sur la tête en rigolant.
"Te tracasse pas copine. Le passé est les passé. On ne peut pas revenir là dessus. Et puis tu le vois. Je n'ai pas besoin de me faire OS-pitalisé."
"Sans !" râlait-elle.
"Au fait, est-ce que Papyrus est au courant de ma crise ?"
"N...Non, j'allais le faire quand tu t'es réveillé brusquement. Apparemment, tu as encore besoin des perfusions de magie. Ta blessure à ton oeil droit avoir encore des conséquences sur ta santé. Et peut être aussi ton état psychique."
Sans reprit sa veste tandis qu'Alphys lui donnait un sachet.
"Tient ! Je t'ai mit deux poches de magie. Si tu sens des symptômes comme aujourd'hui, pose ça sur ton âme. J'ai laissé les instructions à l'intérieur si quelqu'un venait à te trouver dans le même état."
"En parlant de ça ! Comment va Monster Kid ?"
"Il va bien ! Je lui ai demandé d'attendre dans la salle d'attente. Il ne voulait pas te quitter tant que tu n'étais pas réveillé."
"Merci. Je vais aller le rassurer." Souriait Sans en se dirigeant vers la porte. "Au fait, Alphys ! Merci d'avoir veillé sur moi. Dans le passé, comme dans le présent."
Sans sorti sans attendre de réponse de la part d'Alphys. Il était à la fois rassuré de compter parmi ses amis, des personnes aussi attentionnées. Cependant, il n'arrivait pas à comprendre le cauchemar qu'il avait fait. Etait-ce son esprit qui lui provoquait des hallucinations, comme le pensait Alphys ? Il ne savait pas trop quoi penser. Son attention fut alors attirer sur le petit dinosaure qui l'attendait.
"Oh gamin !"
"Oncle Sans ! Tu vas mieux ? J'avais peur pour toi. Qu'est-ce que tu as ? Tu es malade ? Tu veux que je sois ton garde du corps ?"
Sans caressa la tête du Monster Kid.
"Ca ira, t'inquiète. Ne te fais de vieux os pour ça. Et tu ne devrais pas être à l'école à cette heure ?"
"Si ! Mais, avant ça, je voulais m'assurer que tu aille bien ! Et de l'aider, comme le ferait les membres de la garde royale."
"C'est très gentil gamin. Comme tu le vois, je vais mieux et c'est grâce à toi. Maintenant, tu peu repartir en cours ! Si tu veux être parmi eux, tu dois bien étudier."
"Oui, oncle Sans !" Souriait le petit monstre avant de partir en courant.
"Ne cours pas, sinon tu vas..." Sans n'avait pas fini sa phrase que le Monster Kid tomba tête la première au sol, avant de se relever comme si de rien n'était et reparti vers l'école."
"C'est un bon gamin. Et résistant. Je pense qu'il va s'en sortir."
Sans soupira joyeusement avant de regarder vers d'autres chemin d'Hotland. Vers le MTT Hôtel. Il avait envie de revoir ce lieu où il avait oeuvré autrefois. Revoir d'autres visages familiers, au vu des événements récents, il s'était laissé dire qu'il devait aller au bout de sa recherche de vérité.
Sans marcha dans Hotland. Il passa dans les divers labyrinthes armés de puzzle qu'avait armé Gaster. La tradition des énigmes était la signature des squelettes. Et il restait des traces de sa vie. Jusqu'à arriver à un couloir bien particulier. Peinte en violet et accueillait de nombreuses toiles d'araignées, dans lesquelles Sans s'embourba.
"Ah ! Euh... Muphet ? Tu es là ?"
"Oh, mais que vois-je ? Nous avons un invité de marque mes chéries. Le grand Sas est venu nous rendre visite."
"Salut ma belle ! Désolé, je voudrais bien TISSER des liens avec vous toutes. Mais je n'ai que deux bras et je me suis ENGLUE dans une étrange situation."
"Oh voyons Sansy ! Ne sais-tu pas que ce n'est pas bien élevé de venir sans un présent à offrir pour son hôte !"
"Je voudrais bien t'offrir un beau présent qui ravira tes sept yeux. Hélas, je ne pensais pas venir chez toi."
"Bien, bien. Mais mes petits et moi, nous voudrions un petit cadeau. Je sais comment te faire pardonner."
Muphet tapa dans ses mains et aussitôt, une armée de petites araignées se mirent à préparer la salle : Chaises, table, nappe, service de thé, petits plateaux avec des friandises. Certaines allèrent libèrer Sans dans sa toile pour l'amener vers sa chaise.
"Installe toi pour notre Tea Party, mon cher Sans et discutons un peu !"
Sans n'était pas très à l'aise. Il n'avait jamais goûté aux produits de Muphet parce que le tout était réalisé à base d'araignées.
Et disons le... la tasse au liquide rouge comme le sang avec une patte d'araignée dépassant ne lui faisait pas confiance.
"Alors mon petit chou ? Qu'attends-tu pour goûter notre nouvelle boisson ?"
"Je... suis sur que tu es une spécialiste THE de cette boisson. Mais je ne suis pas sur d'être la bonne personne pour..."
"Voyons mon cher Sans, tu es arrivé les mains vides. Tu pourrais donner ton avis, comme autrefois." murmura Muphet d'une voix charmante et terrifiante.
Sans se senti obliger de boire le thé. Il ferma ses yeux et commença à boire une gorgée. Il pensait qu'il allait sentir un goût métallique et salé du sang... Mais au contraire. Le parfum ressemblait à celui de la rose et de fruit rouge. Le goût était accidulé et fruité, qui lui rappelait un vieux souvenir.
Un petit pique nique avec ces deux frères, Muphet, Grilby, Undyne et Alphys dans Watterfall. Chacun avait amené quelque chose. Grilby avait fait des sandwichs. Undyne et Alphys, des chips, Muphet du Thé et des squelettes, un gros gâteau préparé par Sans. Ils avaient apprécié ce moment de tranquillité, du stress du quotidien. C'était une bulle dans leur vie rythmée.
"Sans ? Tu... Tu pleure ?"
Réveillé par la voix de Muphet, Sans toucha la paumette de son visage, pour y recueillir entre ses métacape une perle salée remplie de nostalgie.
"Ah, désolé Muphet." Reprit Sans en lui souriant. "Ton thé est excellent. Il m'a juste rappelé nos pique-nique d'autrefois."
"Oh ! Mon petit, je suis heureuse que mon thé te plaise !"
"Oui. Je me rappelle aussi que tu le faisais exprés de dire que c'était à base d'araignée, pour effrayer Papyrus et Gaster."
"Huhuhu ! Oui, c'était amusant. Et tes gâteaux étaient délicieux. Cela faisait bien longtemps que tout ceci c'était passé."
Sans reprit une gorgée de thé avec un sourire franc et honnête.
"Je vois que tu n'es jamais resté bien loin de l'hôtel."
"Oui. J'avais quitté l'hôtel car il me semblait que quelque chose me manquait. J'avais l'impression de devenir folle face à ça. Du coup, j'ai ouvert ce petit magasin qui circule jusqu'au ruine. La reine m'achète souvent des donuts."
"Désolé... Ce que nous avons fait à nuit à ton travail."
Les mains de Muphet releva le visage du petit squelette avant qu'elle ne pose un baiser sur son front.
"Idiot ! Ce qui me rendait folle, c'était de savoir au fond de moi qu'un ami avait besoin d'aide. Mais que je n'arrivais pas à le retrouver. Je savais quand je m'étais éveillé après l'effacement des souvenirs que je devrais veiller sur quelqu'un."
"Je suis.." Commença Sans avant de voir un doigt se poser sur ses dents.
"Chut. Laisse moi parler, mon chou. A l'époque, Grilby et moi nous veillons sur toi. Nous étions venu vous voir, ton frère et toi afin de nous assurer que tout allait bien. Mais... Quand nous sommes entrés, il n'y avait personne. Juste une lettre."
Muphet sorti d'une de ses poches une feuille blanche pliée. Elle l'a tendit à Sans qui l'ouvrit. Il reconnu l'écriture de Papyrus indiquant :
"Merci et Pardon mes amis. Je dois régler les problèmes tout seul. Pardonnez moi."
Les mains tremblées, tandis que Muphet continua son histoire.
"Je me rappelle qu'avec Grilby nous étions parti pour aller chercher le Roi. Cependant, une grande lumière nous a aveuglé et a effacé de notre mémoire vos existances. Nous ne savions plus pourquoi nous étions en dehors de chez nous. Nous sommes repartis en vous ignorants. Et puis, j'avais retrouvé ce papier dans ma poche. Je n'arrivais pas à comprendre. J'ai eu l'impression que je perdais la tête. Qu'une pièce du puzzle me manquait. Comme si je n'étais pas complète. Je n'arrivais plus à travailler. J'avais tout abandonné. L'hôtel, les spectacles, la cuisine... Tout. Jusqu'à ce que Mettaton reprenne ma boutique. J'avais décidé de m'occuper de quelque chose de moins grand. Mais toujours aussi rentable. Heureusement, mes chéries ont toujours été là pour moi."
Muphet se mit à caresser l'une de ses araignées qui était sur son épaule.
"De ce fait, j'ai toujours cherché le destinataire de cette lettre. Quand je vous ai rencontré Papyrus et toi, à nouveau, j'ai pensé que j'avais enfin trouver la dite personne. Cet expéditeur. Mais cela n'était pas logique. Alors j'ai cherché, encore, encore et encore. Plus je cherchais, plus il me manquais des éléments pour mon tableau. Mais j'ai continué de vivre. J'avais l'espoir qu'en sortant dans le monde des humains, j'aurais ma réponse. Que lorsque je rencontrerai Frisk, cela m'aiderai. Et je n'avais pas tort."
Sans resta silencieux. Avant de comprendre que la folie de son amie avait été produit par leur choix. Il serra ses vêtements. Pourquoi n'avait-il pas été aussi fort ? Pourquoi, les mots de Muphet lui faisait du mal. Son regard se baissa à nouveau. Car ils étaient tous les trois coupables. Gaster, Papyrus et lui-même.
"Sans ! Je ne regrette pas mes choix. J'ai vécu la vie que je devais vivre. Même si pour cela, j'ai du changé de caractère. Alors, ne t'inflige pas une punition. La vie n'est pas facile pour chacun. On ne peut pas tout contrôlé Sans."
Le Tea Party se termina, les petites araignées vinrent chercher assiette, tasses et autres ustensiles. Sans se releva de sa chaise, avant d'être aux côtés de Muphet.
"Au lieu de te concentrer sur notre passé ! Concentrons nous sur le futur ! Je sais que tu vas te poser des questions. Que ton frère va te répondre à toute tes questions. Mais qu'importe. Nous allons vivre notre nouvelle vie avec les humains. Nous allons construire ensemble notre nouvelle histoire. Cela va aller. Ne t'inquiète pas Sans."
"Mmmm. Je voudrais être aussi sure que toi. Mais... Avec l'accident qui s'est passé avec Andréa."
"Je suis sure qu'Alphys et Undyne sont en train de travailler dessus. Nous arriverons à comprendre qui était cet enfant. Et se qu'elle voulait à Papyrus. Et nous serons là pour vous aider tous les deux."
"Merci." souriait Sans envers son amie.
"Très bien, je crois que notre petite fête. Je vais te laisser continuer ta petite promenade. Je pense que tu vas aller à l'hôtel."
Elle lui posa une nouvelle fois un baiser sur le front.
"Je serais toujours là, si tu as besoin de moi."
Sans lui fit un petit signe de la main, avant de marcher tranquillement en direction de la porte de l'entrée de l'hôtel. Là bas, il n'y avait personne, contrairement à d'habitude. Comme si tout le monde, avait décidé de se concentrer sur le départ vers l'extérieur. Et dans un sens, le dernier spectacle de Mettaton avait été comme un appel pour le nouveau départ des monstres. Les pas de Sans résonnaient dans les différents couloirs. Avant qu'une musique n'arrive à son ouïe. Il releva la tête, avant de pénétrer dans la salle de spectacle. Il revoyait un nouveau spectre du passé devant lui. La scène semblait s'illuminer. Il revoyait leur dernier spectacle à trois. Gaster au Piano, Papyrus chantant et dansant en sa compagnie. Une image qu'il continuait de garder au plus profond de son âme.
"Tu ne peux pas revenir sur le passé Sans !" souffla une voix d'outretombe. Un frisson le parcourra, tandis qu'il observait la scène. Elle semblait devenir trouble. Sans essayait de chercher une chaise pour s'asseoir et essayer de rester encore ancrer dans la réalité. Avant de se retourner et de voir comme un fantôme du passé. Sans ne comprenait pas comment cela était possible. Les mains étaient différentes de celle du passé. Trouées et des doigts si fin comme des aiguilles. Le visage fissuré. Les yeux ne reflétant plus une once de vie. Un sourire étrange s'élargissait sur son visage. Comme une sorte de liquide noirâtre sortait des ses différents orifices.
"Je ne peux pas revenir dans ce monde. Sous mon ancienne forme."
Sans ne comprenait pas. Pourquoi cela venait le hanter encore. Est-ce que c'était parce qu'il n'arrivait pas à accepter le deuil de Gaster ? Est-ce que son esprit était si terrifié de l'idée de savoir que Papyrus l'avait tué ? Est-ce qu'il regrettait tellement le passé, qu'il n'arrivait pas à avancer dans le futur ?
Il ressentait les doigts tenir son visage, alors que le liquide pénétra dans son orbite blessé. Sans n'arrivait pas à détourner le regard, ni même de se débattre. Comme s'il était hypnotisé par ce spectre du passé.
"Je suis toujours là, à côté de toi. Mon frère..."
Sans sentait son corps et son esprit s'effaçait. Sombrer dans les abysses des ténèbres. Il n'arrivait plus à le contrôler. Il entendit ses os cliqueter avant de sentir le froid du sol carrelé. Rien autour de lui n'était visible. Il était désormais effacé de la réalité. Il n'entendait que la voix trouble de Gaster.
"Qu'est-ce que tu voudrais vraiment Sans ? Croire en cette image de Papyrus pacifique ? Ou accepter que j'ai été tué par lui, afin de sauver notre monde ? Réfléchit Sans. Mais ne tarde pas trop. Le temps est une denrhée si rare de nos jours. Prépare toi, avant de rencontrer à nouveau cet enfant."
"Qu'est-ce que tu veux dire ? Est-ce que c'est bien toi Gaster ? Ou serais-ce une illusion de mon esprit ?"
"Sans. Je t'en prie. Concentre toi. Reviens à toi. Parle à ceux qui sont proches de nous. Qui se souvienne de toi comme de moi. Qui ont besoin de toi dans l'avenir."
"Gaster... Je... Je t'en prie... Ne... Ne pars pas..." marmonna Sans en ouvrant à nouveau ses yeux. Il voyait le plafond avec une vision trouble. Mais il sentait que sa tête était surélevé contrairement à son corps.
Il se sentait encore un peu lourd. Quelque chose de froid maintenait la tête un peu en hauteur. Quand soudain, dans son champ de vision apparut le visage de Mettaton.
"Tu es réveillé Darling ?"
"Me...Mettaton." souffla Sans avec une voix un peu fatiguée.
"Du calme mon petit chaton. Je t'ai retrouvé étalé sur le sol. Tu semblais être inconscient."
Sans tourna un peu le visage avant d'apercevoir à nouveau une perfusion de magie relié à son âme.
"Ne t'inquiète pas, j'ai suivi les instructions d'Alphys. Tu devrais être en pleine santé après que la transfusion soit terminée."
"Merci... Et désolé de t'embêter avec ça."
Mettaton lui caressa le front tout en lui souriant.
"Bah, il n'y a pas à t'inquiéter. Je vais m'occuper de toi. Et puis, tu ne m'embête pas du tout. Au contraire, ça pourra prendre un peu de temps avant que tu récupère complètement."
"Mmmm... Oui... Je crois que tu dois avoir beaucoup de question à me poser."
"Je suis juste ravi que tu sois ici mon grand Sans. Tu sais beaucoup de choses ont changé depuis ton départ. En particulier, sur mon nouveau corps. Alphys est très impressionnante."
"Oui. Je comprends. Tu es arrivé à devenir une star... Happstablook."
Mettaton resta un petit moment silencieux, avant de sourire à ce dernier.
"Ca fait longtemps que tu ne m'avais pas appelé comme ça. A part Blooky et Papyrus, je n'entends pas ce nom. Je suis certes devenu une vedette dans l'underground. J'ai réussi à réaliser mon rêve. Je suis heureux d'arriver là où j'en suis. Je crois que mon ancien moi, n'aurais jamais osé monter sur scène. Même si cela a provoqué des soucis dans l'ensemble de la population. Que tout a été chamboulé, je ne peux m'empêcher de dire que grâce à vous, j'ai réussi à aller là où je voulais. Je n'ai jamais vraiment connu Gaster. Car j'étais plus souvent avec Alphys. Mais j'ai l'impression que c'était un bon gars. Surtout quand il est monté sur scène pour jouer du piano."
"Oui... Le piano... "
"Ne soit pas aussi défaitiste, darling. " continua-t-il en se mettant en jouant avec ces doigts sur le front de Sans. "Je suis sur que tu as fait tout se que tu pouvais, pour notre Gaster. Tu es un frère qui a toujours fait de son mieux pour l'aider, les aider, nous aider."
"Ouais... Enfin, pour le résultat que cela a donné."
"Sans. Tu ne peux pas sauver tout le monde. Nous sommes tous conçu avec des défauts. Le mien est d'être trop brillant et intéressant que tout le monde me jalouse."
Sans resta un moment sans voix face à la réplique de son camarade. Avant de rire à cette remarque. En effet, Mettaton était devenu une sacrée star. Et il n'était pas uniquement un robot pour la notoriété. Il savait aussi se battre. Il l'avait encore prouvé aujourd'hui.
Les deux amis discutèrent de leur passé respectif, le temps que Sans puisse reprendre suffisamment de force pour se relever sans avoir la tête qui tourne.
"Tu veux vraiment partir ?"
"Oui. Je ne vais pas t'ennuyer plus longtemps. Et puis, je dois aller retrouver Papyrus. Du moins, j'espère qu'il sera de retour chez nous. Je l'ai laissé partir sans le retenir. Et... Je crois que je lui doit d'écouter ses explications. Surtout concernant le décès de Gaster."
"Bien, je suis sur que tu vas y arriver mon chéri. Et si jamais tu ne peux pas, n'hésite pas à venir me voir. Je saurais te soulager de tes inquiètudes."
"Me...Merci Mettaton. Mais je crois que tu dois gérer déjà tes spectacles. Après tout, tu dois préparer pour le grand show avec l'arrivée des humains."
"Oui ! Je vais les rayonner de mon grand talent !"
Sur ces paroles, Sans salua une dernière fois avant de reprendre la route pour retourner à Snowdyn. Le retour n'était pas aussi mouvementé que l'aller. Il ne prêta pas attention à tous les visages qui l'entourait. Car le squelette était concentré sur son message sur son téléphone. Il essayé d'écrire un message à son frère, afin de lui demander de revenir ce soir. Il ne voulait pas rester seul. Il ne voulait pas attendre trop longtemps pour découvrir la nouvelle. Leur histoire ensemble pendant leur absence de Snowdyn. L'angoisse montait dans son âme. Mais il ne pouvait pas toujours se cacher. Il devait affronter la réalité. Quand soudainement, il percuta par inadvertance un monstre.
"Je suis désolé ! J'aurais du regarder devant moi et..." commença Sans avant de voir la reine Toriel devant lui.
"Oh ? Sans, je suis heureuse de revoir. Comment vas-tu ?"
"Ca va. Je... J'étais en train de me promener. Est-ce que Asriel et Frisk vont bien ?"
"Oui, ils sont surement entrain de jouer ensemble chez moi. Ils sont aussi impatient de monter à la surface pour rencontrer les autres humains. Et surtout d'assurer que les humains ne nous perçoit pas comme une menace."
"Bien, bien. Je... Je ne vais pas t'embêter trop longtemps. Alors je..."
"Sans, je voudrais que tu m'accompagne un instant."
Le petit squelette fut surprit, avant de suivre la reine. Il connaissait suffisamment Toriel pour savoir qu'elle avait une discussion ensemble. Quelque chose qui lui trottait sans doute dans la tête et qui avait un lien avec leur vie d'avant, du présent et de leur futur. Ils continuèrent de marcher en direction de la forêt à l'extérieur de Snowdyn. Un peu à l'écart des autres monstres, Toriel s'arrêta dans la neige et s'assit sur un rocher. Elle leva les yeux vers le plafond de l'Underground.
"Sans. Je suis heureuse que Frisk nous a aidé à briser la barrière. Nous allons enfin vivre notre rêve."
"Mais, il y a quelque chose qui te tracasse, pas vrai ?"
Toriel baissa un instant les yeux.
"Je crois qu'il y a plusieurs problèmes que je me questionne. Aussi bien dans ma vie privé avec Asriel, Frisk et Asgore. Je sais que les enfants voudraient que nous reformions ensemble une nouvelle vie. Mais... Je ne suis pas sure que je souhaite revenir avec lui. Tu comprends."
"Oui... Je crois que je comprends... Surtout en ce moment."
"Tu parle de Papyrus ?"
Sans se gratta le coude, visiblement percé à jour par sa réflexion.
"Je sais que nous devons en parler, suite à l'accident d'Andréa et de se qu'il avait fait vivre à tout le monde. Mais dans tous les cas, tu dois suivre se que dit ton coeur et non pas uniquement les gens qui t'entourent. Je suis sur que Frisk et Asriel comprendront. Ne t'inquiète pas. Tout va bien se passer."
Toriel lui souria, avant de l'embrasser sur le front faisant bleuir les paumettes de notre petit squelette.
"Oui, tu as raison. Je ne devrais pas autant m'inquiéter. Merci Sans. Je dois dire, que notre quotidien a été chambouler en si peu de temps. La barrière brisée. Asriel qui nous est revenu. Et le retour de Papyrus avec toute sa force. De se rappeler de notre ancienne vie. De Gaster. Ca doit être dur surtout pour toi. Et puis, nous nous posons tous aussi des questions concernant les humains. Et si, c'est dernier était comme Andréa. Est-ce que nous avons raison de vouloir sortir ?"
Sans regardait son amie, avant de réfléchir un peu. Il savait que son amie avait beaucoup de questions en tête. Mais est-ce qu'il avait le droit de lui poser lui aussi ces interrogations sur son avenir ?
"Tu peux m'en parler Sans." reprit-elle en lui attrapant la main. "Je sais que tu as quelque chose sur le coeur. Sans doute, en rapport avec les souvenirs que nous avons récupéré. Tout comme toi, je suis perdue. Mais, je suis ton amie. Je veux être là pour t'écouter. Je ne suis pas sure de pouvoir te donner une solution qui résoudra ton problème. Parfois, il nous faut, juste une oreille. Une écoute attentive, sans aucun jugement. Raconte moi se qui te tracasse mon ami."
Sans se tortilla les métacarpes avant de souffler.
"Je...Je n'ai pas peur d'apprendre se qu'il s'est passé quand... J'étais dans une sorte de coma à la suite de la blessure. Mais... C'est plus se qui se passe actuellement."
"Que veux-tu dire ?"
"J'ai... J'ai toujours eu envie de dormir. Je faisais des siestes dans mes lieux de surveillance. Mais là... C'est encore pire."
Toriel resta silencieuse. Elle ne voulait pas inquiéter d'avantage son ami. Elle resta attentive à l'écoute du squelette.
"Je... Je me suis évanoui à deux reprises. Alphys m'a prescrit des poches de magie à me perfuser dans mon âme. Mais... J'ai l'impression que cela ne m'aide pas complètement. Comme si quelque chose à l'intérieur de moi était entrain de me manger de l'intérieur. Et puis... Je fais ces rêves étranges."
"Quel genre de rêve ?"
Sans resta muet à la question. Il ne savait pas si c'était son esprit qui lui jouer des tours. Après tout, cela pouvait être son imagination qui lui refaisait sortir l'image de Gaster dans tous les lieux en communs qu'ils avaient visité. Ou peut être était-ce un rejet de cette fatalité : La mort de Gaster par les mains de Papyrus.
"Je... Je vois..." recommença Sans avec beaucoup d'inquiétude. "Je vois à chaque fois le visage de Gaster. Quand il était... possédé par la haine."
Le visage de Toriel semblait être plus inquiète qu'auparavant. Surtout pour la santé émotionnelle de Sans. Cependant, bien que son visage soit marquée, elle essaya de rester le plus passible possible. Car, elle avait promis d'être une oreille pour écouter. L'épaule sur lequel, il pouvait se reposer. Et elle ne voulait pas trahir cette promesse.
"Je le voit dans tout ces endroits que nous avons partagé ensemble. Et je crois que tu es déjà au courant, que Papyrus... Enfin... Tu vois se que je veux dire. Je n'étais pas conscient de son geste jusqu'à ce matin. Et puis... Et puis... Et puis, je me suis dit que tout se qui m'arrive doit être juste une sorte de stress. Une inquiétude qui vient osbcurcir ce tableau. Peut être que je n'ai pas eu le temps de faire réellement mon deuil de mon frère. Vu ma blessure. Vu l'amnésie que nous avons tous souffert. Et... Et j'ai peur."
"Peur de quoi ?" questionna Toriel en essayant de cacher son inquiétude.
"Peur que ces souvenirs me dévorent. Papyrus a du faire sans doute des tas d'efforts pour essayer de me soigner. De me permettre de pouvoir me relever. Je me rappellerai toujours de nos premiers pas dans Snowdyn. L'accueil chaleureux de tous les villageois. Et... Je me demande si au delà de la blessure qui m'a été infligé... Quelque chose d'autre... Se réveille en moi. Et... Blesse Papyrus."
« Sans… Passe moi ton téléphone. »
Intrigué, Sans s'exécuta. Il ne savait pas ce que manigancé Toriel. Cette dernière tapota sur les touches du clavier avant qu'un petit bruit de sonnerie ne se fasse entendre.
« Ca y est. E viens d'envoyer le message à Papyrus. »
« TORI ! »
« Si je ne l'avais pas fait, tu aurais encore hésité. J'ai juste marque tu avais besoin de lui parler ce soir. Je suis sure que Papyrus va te comprendre. Ta santé ira mieux, je l'espère. En lui dévoilant se que tu as dans l'âme. Et si cela ne fonctionne pas, nous serons toujours là pour t'aider à remonter la pente. Tu vas y arriver Sans ! Comme je vais y arriver avec Asgore, Asriel et Frisk. »
« O… Oui, tu as sans doute raison. »
Toriel posa un léger baiser sur le front du squelette avant de se relever de son assis. Elle lui tendit la main pour l'emmener avec elle.
« Viens. Je te ramène chez toi. »
Sans se laissa guider. Il était déjà en train d'imaginer mille et une entrée en matière pour aborder leur discussion. Une mauvaise blague ? Un « comment ça va ? » ou juste un « Il faut qu'on parle » ?
Des milliers de scénario défilèrent dans sa tête avant d'entendre la voix de Toriel :
« On y est. »
La porte était présente, avec les lumières de toutes les couleurs. Il ne pouvait plus reculer. Même si Papyrus n'était pas encore présent, au vu de sa réponse : « On se voit ce soir alors. »
Toriel se tourna vers Sans avec un large sourire.
« Je suis sure que tout ira bien. Aie confiance en toi. Tu ne doit pas avoir peur. »
Sans regardait Toriel partir en direction des ruines. Sans appuya sur la poignée.
A suivre...
