Chapitre 3 : L'entrevue de Papyrus.

Papyrus venait de terminer son rapport. Il avait un genou posé au sol. Les yeux baissés. Asgore, Undyne et Gerson étaient tous les trois présents dans la salle du trône.

Ils avaient appris se qu'avaient vécus Sans et Papyrus durant leur absence. Un récit poignant qui avait boulversé le Roi Asgore.

« Je sais que je ne devrais pas vous demander une telle requête, votre Altesse. Mais pourriez-vous garder le secret encore quelque temps. Je souhaiterai annoncer moi-même à Sans. J'aimerai éviter qu'il l'apprenne par les autres. »

« Je comprends Papyrus. » Ajouta le roi les mains sous le menton. « J'accepte de conserver le secret encore quelques temps. Mais il faudra que tu le révèle assez vite. La population va me demander plus d'information. »

Papyrus était soulagé de cette décision. Car il préférait avoir la réaction de son frère dès que la nouvelle sera annoncé. Et il ne fallait pas qu'il pense qu'il lui cachait des secrets.

« Cependant, nous avons d'autres affaires a réglé. Dont celle du rôle de chef de la garde royale. »

A cette évocation, Undyne semblait être sur la défensive. Papyrus comprenait. Après tout, avant cette amnésie, elle avait toujours donné le meilleur de soi-même, pour réussir à égaler, voir surpasser Papyrus. De reprendre ce titre. Elle ne s'était vu l'octroyer à cause de son impulsivité. Et puis… Elle se sentait plus mal à l'aise au fait qu'elle avait accueillit Papyrus après son retour. Elle s'était senti berné par lui. D'être encore prise pour une bleue. Et à la fois, elle se sentait incapable de tenir le rôle de capitaine de la garde royal.

Elle serait les poings alors qu'elle observait Papyrus qui osait s'expliquer.

« Je… Je ne me sent incapable de reprendre à nouveau le flambeau de garde royal. Je vous ai tous trahi et… »

« Tu n'as pas fini de baisser la tête ! Stupide squelette ! » Hurlait Undyne prête à vouloir frapper Papyrus. Elle s'élança vers lui, le poing en avant. « Comment ça incapable ? Tu as fait des sacrifices. Tu t'es défendu contre cet humain. Tu as réussi à convaincre Frisk. Tu nous as protégé, nous tous ! Alors pourquoi tu crois que tu serais le pire exemple ! Qu'est-ce qui te fais croire que je suis meilleure ? »

« Je…je ne suis pas parfait…Et puis… Je vous ai tous abandonné, quand Chara et Asriel ont été… Je vous ai laissé seuls avec votre détresse. Mon rôle aurait été de vous soutenir. De survivre ensemble, de… »

Papyrus avait les yeux baissés. Il n'avait eu l'occasion de voir le poing d'Undyne qui le fit valser de quelques mètres. Asgore se leva de son trône prêt à séparer les deux gardes.

« Ca suffit Abruti ! Tu n'es pas un putain de super héros ! Tu es juste un crétin de squelette ! Tu étais également en pleine détresse. Tu avais besoin de te reposer sur quelqu'un ! Tu aurais du venir en parler. Voilà se que je te reproche ! Pas que tu abandonnes ton poste de garde royal ! J'aurais pris ce rôle pour te soulager et te le rendre par la suite. Je ne t'en aurais jamais voulu pour ça ! Et puis… Je n'aurais pas ce sentiment d'être une usurpatrice !'

Papyrus avait les larmes aux yeux. Il avait ressenti ce poing sur ses os. Mais il n'avait pas bronché.

« ALLEZ ! Réplique ! Défends toi ! Sinon, j'aurais l'impression que je ne suis… Qu'une marionnette dont on s'amuse à tirer les ficelles. »

Papyrus resta un long moment silencieux. Il avait levé les yeux vers Undyne. Son regard n'était pas celui de quelqu'un qui voulait trompé les autres. On pouvait voir plus de tristesse et de la culpabilité.

Asgore essaya de calmer les deux individus. Mais le souverain n'avait pas une voix assez puissante. Surtout quand Undyne était en mode énervé. Elle pouvait hurler avec toute sa force. Etouffant celle du Roi. Ni Papyrus, ni Undyne ne l'entendaient. Undyne continuait à vociférer différentes insultes, quand un marteau les sépara.

Papyrus et Undyne s'étaient écartés par réflexe. Ils virent tous les deux Gerson, l'historien ancien, dont le temps avaient marqués la peau de son visage. Même si les années avaient vieilli son corps, il restait malgré tout capable d'user de son marteau de la justice.

« Les enfants calmez-vous ! Vous vous énervez alors que le roi était entrain de vous donner des ordres. »

« Merci Gerson. » Toussota Asgore. « Je sais que cette histoire nous affecte tous. Aussi bien nous que Papyrus. Mais je comprends également ton désaroi Undyne. »

« Peut être que nous pourrions proposer une nouvelle épreuve, pour décerner le titre capitaine de la garde royale. »

Papyrus releva la tête intrigué par cette demande. Il allait émettre une objection quand il vit Gerson arrivait à son tour à ses côtés.

« Je vais réfléchir à cette proposition. Je vous convoquerai pour vous donner le lieu, la date et l'heure, si l'épreuve et reprogrammer. En attendant, Undyne, vous resterez la capitaine. Papyrus, vous devrez rester disponible. Vous irez faire un entrainement par jour avec Gerson. Vous pouvez disposer. »

Papyrus, Gerson et Undyne saluèrent en faisant une courbette devant le roi, avant de quitter la salle du trône.

Ils firent quelques pas, avant qu'Undyne plaque Papyrus sur le mur.

« Tu n'as pas intérêt à te débiner. Je veux un vrai combat ! Une véritable épreuve. Ne retient pas tes coups ! »

Sur ces mots, Undyne laissa Papryus et Gerson. Le squelette se laissa tomber mollement au sol. Il savait qu'il allait recevoir ce genre de réaction. Surtout de la part d'Undyne, elle avait raison d'ailleurs. Lui aussi n'aurait pas apprécié de gagner un combat face à un adversaire qui faisait exprès de perdre. De ne pas être au meilleur de sa forme.

Alors qu'il sortait de ses pensées, Papyrus aperçu la main de l'ex capitaine de la garde royale.

« Eh bien, eh bien. Même si le temps passe, Undyne reste égale à elle-même. »

« Oui… »

« Mais tu ne devrais pas rester prostrer. Je comprends que le choix a été dur pour toi. Aucun des choix que tu avais n'aurait été satisfaisant. Je suis passé aussi par là autrefois. »

Papyrus se releva et suivit Gerson qui avait commencé à avancer. Le squelette avait toujours été un bon élève. A l'écoute de son professeur et des enseignements.

Il avait toujours eu envie de connaître le passé de leur maître. Mais il n'avait jamais pu entendre son histoire. A la fois à cause d'Undyne qui avait envie de bouger, de se battre et surtout d'être la meilleure. Ou alors, Gerson lui répondait qu'il n'était pas encore temps pour comprendre ce qu'était les véritables choix et les guerres. Mais visiblement le temps était venu pour lui de découvrir cette histoire.

« Il y a de cela des années lors de la guerre des monstres et des humains. Il fallait que je combatte nos ennemis. Cependant, un jour j'ai eu un difficile choix à faire. Face à moi se trouver deux humains. Un enfant et un adolescent. Le plus âgé essayé de défendre son frère. Il était armé d'une grande lame. Il tremblait de tous ses membres et face à lui se trouver deux autres monstres. Ils étaient des soldats royaux, des squelettes adultes. Ceux là avaient vu les leurs mourir de la main des humains. Ils étaient énervés, prêt à donner leur vie pour assouvir une vengeance. Deux squelettes face à deux humains. J'avais vu que ces derniers étaient gravement blessés. Ils allaient tombés en poussières. A cet instant, je n'avais pas encore décidé d'agir. Je voulais protéger les miens. Eviter que les âmes de mes amis souffrent une dernière fois, avant leur disparition. Mais je voyais dans le regard de ces humains qu'ils n'étaient pas là pour combattre. J'étais sur qu'ils n'oseraient pas attaquer. »

Papyrus resta un moment silencieux. Attendant la suite de l'histoire.

« Mais l'adolescent avait trébuché sur un caillou. Alors qu'il ne voulait pas attaquer les squelettes, cela avait mit feu au poudre. Ils étaient prêt à attaque. Je ne voulais pas qu'ils tombent en poussières avec de tel regret. Je me suis placé entre eux. Les humains furent prit de peur, mais ne rispotèrent pas. J'ai contré les attaques des squelettes. Je les voyaient trembler à cause de leurs blessures. Ils allaient tomber en poussière. Les enfants humains se mirent à courir au loin. J'ai attrapé les deux squelettes pour essayer de les garder avec moi. Je voulais les appaiser avant qu'ils ne quittent cette terre. Ils étaient en pleurs. Mais à la fois, ils étaient rassurés de ne plus souffrir. Je n'ai pas pu retenir mes larmes. Je pense que tu commences à comprendre. »

Papyrus comprenait se que voulait dire Gerson. Il avait du faire un choix difficile entre son devoir, son karma et ses choix de vie. Mais qui pouvait lui jeter la pierre.

Papyrus sentait que leur choix de vie était semblable et que son aîné avait encore beaucoup à lui enseigné.

« Comment cela s'est terminé ? Vous avez pu en discuter avec le roi ? »

« Oui. J'ai accepté ce choix. Je l'ai annoncé au Roi et à la Reine. J'ai ramené les poussières de mes amis. Il n'y avait plus de famille pour ses squelettes. Nous leur avons dressé une sépulture. Et pendant des années, je me suis demandé si j'aurais fait le bon choix. Si je n'aurais pas pu faire mieux pour les sauver. Est-ce que j'avais le droit de rester le chef de la garde ou non. C'est peut-être aussi pour ça que j'ai cherché des jeunes recrues. Je voulais les former. Vous formez à agir en cas de coup dur. Ou de situation complexe. Mais il est impossible à tout maîtriser. »

« Je… Je comprends… »

« Il faut vivre avec. Accepter que tout n'est pas résoluble. Et surtout continuer de vivre. Tu n'es pas seul Papyrus. Quand, tu sens que tu hésites, parles en avec quelqu'un. Que ce soit Undyne, la Reine, ton frère ou même moi, nous serons prêt à t'écouter. »

Papyrus arriva vers la porte du château où Gerson laissa son élève.

Papyrus marchait paisiblement dans la neige. Il se sentait un peu perdu. Il devait trouver un moyen de respecter les demandes de son roi et celui de son cœur.

Il n'avait pas envie de décevoir qui que ce soit. Mais Undyne voulait une véritable bataille. Elle voulait mérité sa place de garde royale. Surtout en tant que chef. Il avait envie de répondre à sa demande. Il n'avait jamais cessé de s'entrainer en dehors de ceux avec Undyne. Il n'avait pas peur de perdre. Mais… Il craignait pour Sans. Est-ce qu'il allait réussir à se nourrir ? Sa santé n'allait pas en pâtir du fait qu'il soit parti en mission.

Il allait devoir gérer différemment sa vie et celle de son frère. Ils vont réussir à continuer leur vie. Mais Papyrus voulait profiter du temps qu'il pouvait. Cela serait une autre méthode de vie. Il n'avait pas envie de gagner pour toutes ses raisons. Il aurait du entrer dans le monde des humains. Veiller sur les négociations, entre les monstres et les humains. Tout allait changer trop vite.

Papyrus marchait dans la neige. Il regardait les alentours, pour essayer de retrouver les petits morceaux de souvenirs avec ces deux frères. Des sortes de fantôme du passé. Des rires qui les avaient bercés. Jusqu'à ce qu'une voix vienne le réveillé de sa promenade.

« Hé Papyrus ! Wowie ! »

Le squelette vit le petit Monster Kid arrivait à ses côtés. Il trébucha légèrement avant d'être relevé par Papyrus.

« Est-ce que ça va ? Tu n'as pas mal ? »

« Non ! Je vais bien ! Ne t'inquiète pas ! »

« Qu'est-ce que tu veux ? Tu ne devrais pas être à l'école ? »

« Si… Mais ma prof m'a viré de cours parce que j'ai été en retard. »

« Oh. Tu sais, tu n'arrivera pas à aller dans la garde royale. Il faut être ponctuel ! »

« Oui. Je ferai plus attention. Mais est-ce que l'on peut aller s'entraîner ensemble ? »

« S'entraîner ? Je… Je voudrais bien mais tu es sur que tu ne voudrais pas plutôt avec Undyne ? »

Le petit Monster Kid hocha négativement de la tête. Avant de répondre avec un grand sourire :

« Non, je veux m'entraîné avec le plus cool des squelettes. »

Papyrus était à la fois gêné et heureux. Il savait que le Monster Kid n'était pas du genre à mentir. Ou d'essayer de charmer les gens pour les manipuler.

« Bien. Alors, commençons par un peu d'entrainement à la course. »

Ensemble, ils coururent dans la forêt. Papyrus avait réduit le rythme afin que le Monster Kid soit toujours à ses côtés. Le petit ne semblait pas s'en rendre compte. Il voulait juste être semblable à ceux qu'il admirait.

« Et c'est vrai que tu va affronter Undyne ? Tu étais vraiment l'ancien chef de la garde Royale ? »

Les nouvelles vont vite, pensait Papyrus. Normalement, juste le Roi, Gerson et Undyne étaient au courant. La femme poisson n'était pas du genre à crier au monde entier une pareille nouvelle. Si elle avait eu la victoire, oui. Mais pas avant. Gerson venait tout juste de le quitter. Et le roi n'allait pas annoncer à son peuple sans la permission des concernées. Donc… Cela devait être des rumeurs.

« Qui t'a parlé de cela ? » Questionna le squelette.

« Oh ! C'est les mamans des autres élèves. Elles ont dit que tu allais essayer de reprendre ton titre ! Je ne savais pas que tu étais un ancien garde royal ! »

« Oh oui. J'ai été avec Undyne. »

« Dis, pourquoi tu l'as quitté ? »

« Parce que … Je devais aider quelqu'un qui m'est très cher. »

Monster Kid tourna la tête de côté intrigué, avant de demander innocemment :

« Cette personne ne voulait pas que tu reste dans la garde royale ? »

« Non ! C'est juste que je n'avais pas le temps de m'occuper à la fois de la garde et de cette personne. »

« Je vois. Et… Elle ne va toujours pas bien cette personne ? »

« Elle va beaucoup mieux. Du moins, je crois… »

« Tu lui a demandé ? »

Papyrus se rendit compte que depuis le début, il n'avait pas demander se que pensait Sans. Il avait joué la comédie afin de ne pas l'inquiéter. Cela avait aidé Sans à récupérer.

Mais durant tout ce temps où Sans et lui étaient dans l'Underground, il ne lui avait pas demander s'il allait bien. Il sentait que son frère lui mentait, tout comme lui. Deux masques qui n'osaient pas parler à cœur ouverts. L'un craignant de détruire l'innocence de son frère. Le second essayant d'éviter de créer un nouveau traumatisme et de blesser psychologiquement Sans. Ils avaient tellement peur que ni l'un, ni l'autre n'arrivaient à se parler à cœur ouvert. Finalement Papyrus souriait au Monster Kid. Il lui caressa le haut de la tête.

« Tu as raison. Je devrais lui demander. »

« Oui ! Il voudra peut être que tu revienne dans la garde royale. Mais, s'il ne veut pas, tu voudra bien m'entraîner ? »

« Bien sur ! Après tout, je te dois bien ça ! »

Monster Kid pencha la tête, en signe d'incompréhension. Cependant cela ne semblait pas le gêner plus que ça. Ils continuèrent pendant plusieurs minutes l'entraînement, jusqu'à ce que Papyrus reçoive un SMS. De Sans.

« Bon, je crois que l'entraînement de ce soir est terminé. »

« Merci Papyrus ! » Souriait Monster Kid. « Je rentre à la maison. Tu me racontera se qu'il s'est passé Hein ! »

Alors qu'il courrait en saluant son maître d'arme, Monster Kid tomba se releva aussi vite qu'il était tombé et parti vers Snowdyn.

« Brave petit. » Susurra Papyrus avant de reprendre lui aussi la route.

Quelque part, dans son âme Papyrus était heureux que Sans lui avait envoyé un message. Ils allaient pouvoir parler à cœur ouvert. Mais, il craignait ne pas être à la hauteur. Quand brusquement devant lui se trouvèrent Frisk et Asriel.

« Maître ! » s'écria Asriel avant de couvrir vers Papyrus, suivi de prés par Frisk.

« Oh ! Votre altesse et Frisk. Toujours fourré ensemble tous les deux ! »

Frisk hocha de la tête positivement avant qu'Asriel ne reprenne la parole.

« Oui ! Nous sommes entrain de voir comment les monstres et les humains pourraient cohabiter ensemble. Nous pensons que tu pourrais peut être nous aider ! »

« Oui ! En quoi je peux vous aider ? »

« On avait besoin de monter notre matériel à la surface. Et puis, montrer que la garde royale est là pour protéger les monstres. »

« Pour les protéger de leur propre pouvoir. » Ajouta Frisk. « Car les autres humains peuvent avoir peur de se qu'ils ne connaissent pas. »

Asriel hocha de la tête positivement. Il se rappelait de la mauvaise expérience lors de la disparition de Chara. Cela faisait trembler le prince, mais en même temps, il ne leur en voulait pas.

« Bien sur. Moi, le grand Papyrus ferait du mieux pour vous aider. »

« Super ! » souriait Asriel. « Nous avons le chef de la garde royale avec nous ! »

Frisk vit rapidement le changement d'expression sur la face de Papyrus.

« Ca ne va pas ? »

« Non, non. Tout va bien. » se reprit Papyrus. « Juste que… je ne suis pas le chef de la garde royale. Ce titre revient à Undyne. »

Asriel semblait être désolé de cette confusion. Son envie de réussir dans son projet lui avait fait omettre l'idée que Papyrus n'avait pas voulu reprendre son titre.

« Oh ! Pardon, je ne voulais pas te blesser… Je pensais que mon père t'avais redonné le titre de chef de garde royale. »

« Asriel. Tu t'enfonce là. » répondit Frisk.

« Ce… ce n'est rien. » S'expliqua Papyrus. « Et puis, le prince n'a pas complétement tort. Le roi m'a proposé de reprendre le titre. Mais… Je ne peux pas le reprendre des mains d'Undyne. Pas de cette manière là, alors qu'elle a tenu ce titre. Pour protéger tous les monstres. »

« Oh ! Je comprends. » soupira Asriel.

Frisk posa son doigt devant sa bouche. Regarde vers le prince, puis vers Papyrus.

« Pourquoi alors ne pas faire une sorte de duel, ou un concours. Celui qui gagne deviendra le chef ! Ou alors partager le rôle de chef de la garde ensemble. »

Asriel et Papyrus regardèrent Frisk. Il restèrent silencieux, avant que Frisk demanda :

« J'ai dit une bêtise ? Ce n'est pas possible ? »

« Si… » riait Papyrus. « Je vois que tu connais bien Undyne, Frisk. Du moins pour la première partie. »

« C'est vrai qu'Undyne est une grande combattante. Elle ne pourra pas accepter aussi facilement. Elle voudra prouver sa place et ta valeur au combat ! »

« Azi ! » Souffla Frisk. « La manière dont tu as dit ta phrase peut être mal interprété. »

« Pardon ! » s'excusa Asriel confus.

Papyrus se mit à rire de bon cœur. Après tout se qu'il s'était produit, c'était les enfants qui l'amener à réfléchir avec plus de détermination à son avenir au sein de la garde royale.

« Bien ! Maintenant, il faut que tu puisse en parler à Sans ! » continua Frisk.

« Hein ?! Pourquoi le maître devrait en parler avec son frère ? »

« Azi… » souffla Frisk avec un petit sourire.

Asriel se mit à nouveau à réfléchir avant de taper son poing contre sa paume.

« Ah, mais oui ! »

« Tu as le cerveau lent Azi. »

« Mais ! »

« Merci les enfants. Oui, je vais rejoindre Sans ! Il m'a d'ailleurs envoyé un SMS ! »

Bien que les mots sortirent de sa bouche. Le squelette ne bougea pas d'une rotule. Voyant que son ami ne voulait pas avancer. Frisk se positionna derrière lui et essaya de le pousser.

« Qu'est-ce que tu fais Frisk ? »

« Je veux t'amener à Sans ! Toi comme lui ont besoin de parler ! »

Papyrus tourna sa tête vers Frisk, tout en ne bougeant pas. Avant de sentir ses mains être sais et voir Asriel le tirer.

« Je… Je vais y aller les enfants ! Laissez… Laissez moi un peu de temps. »

« Plus tu hésitera, moins tu bougera ! » Reprit Asriel avant de réussir à bouger Papyrus. L'ex chef de la garde royale n'avait plus le choix. Il devait se rendre en direction de son frère.

Il aurait pu s'éloigner en se dégageant de l'étreinte de Frisk et d'Asriel. Mais il ne pouvait pas fuir à tout jamais. En peu de temps, il fut conduit devant la porte de sa maison.

« On te laisse Pap' A plus ! » Souriait Frisk en prenant la main d'Asriel.

Papyrus regarda les deux jeunes s'éloigna. Il avait la peur dans l'âme. Il dégluti avant de tourner la poignée et d'ouvrir la porte.

A suivre...