Chapitre 5 : Le réveil.

Le petit squelette devait réapprendre à bouger et surtout à marcher. Il ne comprenait pas pourquoi il avait besoin d'autant de sommeil. Et à n'importe quel moment. Cela pouvait durer de plusieurs heures à plusieurs jours. Cela avait inquiété d'ailleurs Papyrus. Ce que comprenait Sans. Cependant, il restait beaucoup de zone de flou. Même après les explications de Papyrus.

Pourquoi ne se rappelait-il pas de son enfance ? Des moments qu'ils ont vécus ensemble ? Juste de leur nom : Sans et Papyrus. Qu'ils étaient des squelettes enfermés sous le Mont Ebott. Mais Sans avait le souvenir d'une forme sombre qui l'avait blessé au niveau de l'orbite. Dans un couloir doré baignait de lumière. Et puis… plus rien. Le néant total.

Le petit squelette avait apprit qu'ils étaient à Nowhere. Une zone avec des cendres et des cristaux. Il y avait beaucoup de documents, de livres et d'outils scientifiques dans leur habitation.

Et parfois des bandes dessinées de Papyrus, ainsi que des livres de blagues.

La plupart de ses journées, Sans les passées assis dans le canapé à lire ou à dormir. Pendant que Papyrus nettoyais, rangeait les affaires.

Tous les jours, Sans essayait d'apprendre quelque chose. D'abord que l'auteur des notes qu'il lisait était un certain G. Il écrivait dans une police d'écriture étrange. Avec des mains et d'autres symboles. Aussi bizarre que cela pouvait être, il arrivait à les lire et les comprendre.


- Journal Jour 1 -

« J'ai découvert ce lieu lors d'une de mes retraites. J'avais besoin de m'éloigner de ce stress, de la vie de scientifique royal. Malgré l'obscurité qui peut paraître de ce lieu, je ressent une sorte de quiétude. Je me demande d'où provient toute cette cendre. Cela semble provoquer aussi la création des cristaux qui sont présents. Peut être est-ce la raison pour laquelle les feuilles de cet arbre sont fait de cristaux. Je les étudierai un plus en détails à ma prochaine visite. »


- Jour 3 -

« Je suis revenu pour effectuer mes prélèvements. Je vais essayer de les analyser dans mon laboratoire. Celui de ma maison, car tout comme moi, les scientifiques sont curieux. Ils vont me poser une tonne de questions s'ils me voient avec ça. Je sais que je ne pourrais garder le secret longtemps. Mais j'aimerai conserver ce lieu comme un arbi en cas de soucis. Peut être devrais-je installer un campement ici ? J'y réfléchirait lors de la préparation de ma prochaine visite. »


- Jour 7 -

« Comme je l'avais supposé, mon refuge a été découvert. Heureusement pour moi, il s'agit de quelqu'un de bienveillant, d'honnête, de droit. Et même si son intellectuel est plus faible que le mien, il compense avec sa force magique et physique supérieure. Il était ravi de connaître ce lieu. Cela l'aide à fuir ses responsabilités royales, comme moi quand nous sommes trop stressé. Il ne veut pas en parler à quiconque, ni montrer de signes de faiblesse. Car il veut être un modèle pour tous. On compte sur sa personne et ses qualités, tout comme ils le font envers moi. Il a décidé, de lui-même, qu'il nous construirai un abri. Sa forteresse, comme il l'aime si bien dire. Je sais qu'il ne comprends pas mon écriture. Il n'a jamais su la lire. Il n'est pas comme nous autres scientifiques à chercher à comprendre le monde. Il préfère accepter cette part de mystère. Comme un jardin secret en quelques sorte. D'un commun accord, nous allons installer notre lieu de repos ici. Il m'a promis d'installer le laboratoire pour mes recherches afin que je comprenne d'où vient cette cendre. J'ai vraiment hâte.


- Jour 14 -

« Nous avons enfin terminé de construire notre campement. Ou plutôt dire notre maison. Il a vraiment été très efficace. Plus que se que je pensais. La maison est très très confortable. J'ai même la place pour mon laboratoire. Je vais pouvoir mené toutes mes expériences. Lui, a décidé de réaliser un lieu d'entrainement. Il peut continuer à apprendre des nouvelles attaques, sans craindre de blesser quiconque. Il souhaite protéger et servir l'ensemble de la population. Et moi-même également. Nous avons beaucoup de chance de l'avoir. »


- Jour 16 -

« Ca y est. J'ai pu débuter mes recherches sur cette cendre et ces cristaux. Je n'en suis qu'à mes débuts, mais j'espère découvrir quelque chose d'extraordinaire. Peut être aussi pour briser la barrière qui nous emprisonne. Je l'espère sincèrement. Le troisième est resté chez nous. Je ne souhaite pas qu'il vienne ici. Ce n'est pas que je ne l'aime pas. Juste que je ne souhaite pas qu'il voit cette partie de moi. Je sais qu'il ne profiterai pas de ma faiblesse. Et puis, je m'entrainerai à tenter de le convaincre de me rejoindre en tant qu'assistant dans mes recherches. Qu'importe. Je dois rester concentré sur mes recherches pour découvrir cette vérité »


- Jour 21 -

« J'ai enfin trouver une assistante digne de mon intelligence. Il a fallu que ''l'autre'' me l'amène pour que je puisse la découvrir. L'échange de nos vies a été… intéressant. Je n'aurais jamais imaginé se que les deux autres vivaient. Je commence à les comprendre mieux. Mes recherches sur les cendres et les cristaux vont bientôt me donner des résultats. Mon assistante n'aura pas les retours de ces expériences. Peut être que je le laisserai, à lui, la possibilité de les lire. Il a un point de vue bien différent du mien. »


- Jour 23 -

« J'ai fait une erreur. Je n'aurais jamais du étudier ces cendres et ces cristaux. Au début, j'ai découvert qu'ils avaient des propriétés magiques et même un peu de détermination. Mais en continuant à fouiller, j'ai fait une horrible découverte. Ces cendres… Ceux sont les restes des monstres défunts. Je ne sais pas comment elles sont arrivées ici. Mais c'est se qui nourrit cet arbre. Les racines qui sont dessous, ont une sève qui se cristallise leur corps. Je me demande s'ils ont encore une conscience ? Est-ce qu'ils ont souffert ? Est-ce qu'ils nous entendent ? Je vais arrêter toutes ces expériences sur eux. J'ignore pourquoi, mais mon instinct et le respect à nos morts m'interdisent d'aller plus loin. Je vais m'intéresser d'avantage aux recherches de mon assistante. Elle a l'air d'en savoir plus sur la détermination et peut être un moyen de la stocker.

IL ne doit pas savoir sur l'origine de ces cendres. Heureusement, il est assez crédule pour ne pas comprendre mes recherches. Je pense que le Roi et la Reine ne seront pas dupe longtemps. Je dois trouver un moyen de briser la barrière. Je ne veux plus retourner dans ce… Ce cimetière. Il faut partir d'ici tout de suite. Je sais que le chef de la garde royale ne m'en voudra pas. Mais LUI. Il ne sera pas aussi intransigeant. Il ne faut plus reculer. Ce sera maintenant ou Jamais. Pour la survie des monstres. »

- Fin du journal. -


Sans ressentait une désagréable sensation. Il était dans un cimetière. Avec son frère. Papyrus ne lui avait d'ailleurs pas parler d'autres monstres. Personne n'était présent ici. Le scientifique ne semblait plus être ces lieux. D'ailleurs, est-ce que ce n'était pas à cause d'une de leur expérience qu'ils seraient « nés » ? Rien que cette idée le faisait peur. Et si ces ''souvenirs'' étaient ceux du scientifique ? Peut être étaient ils nés depuis sa ''mort''. Peut être cette ''blessure'' était celle du scientifique. Papyrus en aurait eu des souvenirs également car il l'aurait vécu ? Il fallait qu'ils partent. Il fallait qu'ils fuient ce lieu. Il y a des monstres autre part dans ce monde. Sans se promettait de faire un repérage. Il allait devoir trouver un moyen de partir d'ici. Il se promettait que le lendemain il irait trouver une solution.

« Bonjour Sans » souriait Papyrus après avoir tenter de préparer des œufs, qui ont malheureusement cramés. « J'espère que tu as faim ! Moi, le Grand Papyrus a préparé le meilleur petit déjeuner. »

« Merci Frangin. J'avais une faim de loup. »

Même si les plats de Papyrus n'était pas les meilleurs, voir même infect, Sans prenait toujours le temps de les manger. Il ne lui disait jamais que ses repas été infects.

« Qu'est-ce que tu vas faire aujourd'hui ? » demanda le petit squelette.

« Mmm… Je crois que je vais m'entrainer à faire des attaques magiques. Je veux faire les attaques les plus cool possible. Et toi Sans ? »

« Meehh… Je pense que je vais me dégourdir les tibias. Après tout, il ne faudrait pas que je me fasse des vieux os à rester à ne rien faire. »

« Raaah ! Sans ! Tes blagues sont pathétiques. Très bien. Alors en t'attendant, je vais préparer des casse-têtes pour t'aider à réveiller les méninges. »

« T'es le meilleur frangin. »

Sans s'échappa de la vigilance de son petit frère. Il parcourra les horizons. Il n'y avait pas grandes distinction au niveau des paysages. Si bien que Sans marqua au sol avec son chausson, une croix, ainsi qu'une flèche en direction du lieu d'où il venait. S'il y avait le moindre danger, dans la panique il pourrait trouver aisément sa route.

La promenade continua. Sans se faisait la réflexion qu'il était étonnant que personne d'autre les avaient trouver. Après tout, le scientifique qui était resté dans ces lieux avait indiqué qu'ils étaient deux ici. Et que d'autres personnes devaient l'attendre dans le monde extérieur. Alors pourquoi personne n'était venu ici ? Le scientifique devait avoir de la famille. Le chef de la garde royale, avec qui il était si proche, aurait laissé ses affaires sans rien prendre. Sans ne comprenait pas. Si son frère avait été mort, il aurait cherché tous les objets auxquels il était lié. Ou aurait-il refusé de revenir dans ce cimetière ? Et que le chef de la garde royale aurait fait de même ? Il n'avait aucun moyen de savoir se qu'il se passait. Mais Sans voulait partir. Découvrir se qu'ils étaient. Et surtout permettre à Papyrus de rencontrer d'autres monstres. Brusquement, Sans fut réveillé de ses pensées par le bruit de l'eau. Il n'avait pas encore rencontré de source aqueuse. Sans releva la tête pour voir une rivière, une gondole ainsi qu'une étrange silhouette encapuchonnée.

Sans ne savait pas se qu'il était. Un Monstre ? Un squelette ? Un fantôme ? Il ne voyait pas son visage. Doucement la silhouette tourna la capuche en sa direction. L'obscurité cachait son visage. De cette dernière une voix lui demanda :

« Bonjour, Monsieur le squelette. Que me vaut votre visite en cette belle journée ? »

Une multitude de questions tourbillonna dans le crâne de Sans, avant que ce dernier ne réplique.

« En effet, c'est une belle journée. Je suis surpris de voir une nouvelle tête dans les environs. Je m'appelle Sans. Sans le squelette. Et vous êtes ? »

« Riveman. Je suis le passeur de cette rivière. J'amène les monstres dans différents endroits. Nowhere, Snowdyn, Hotland, Waterfall. Je suis celui qui les guide. »

Sans comprenait maintenant comment le scientifique et le garde avait pu arriver ici.

« Je vois. Vous avez souvent des monstres qui sont venus ici ? »

« Non, pas depuis un moment maintenant. Vous savez peu de monstre connaissent ce lieu. »

L'information paraissait intéressante pour le petit squelette. D'ailleurs l'individu ne semblait pas le reconnaître. Ou peut être le cachait-il ? Après tout l'intonation de sa voix restait monotone. Il n'y avait ni surprise, dégoût, joie ou colère. Comme s'il se sentait détaché de tout se qui lui arrivait. Même de trouver un squelette ici.

« Et dites moi. D'où venez-vous ? » questionna le squelette.

« Si vous me demandez ma dernière destination, il s'agit de Snowdyn. »

« Non, je veux dire, où vivez-vous ? »

« Partout et nulle part. Je vais là où les vagues m'emportent. »

« Non… Je voulais dire, où habitez-vous ? »

« J'aime naviguer entre les différents horizons. La rivière m'appelle et me berce. »

Sans soupira face aux réponses de l'individu. Il n'arriverait pas à tirer quelque chose. Il aurait voulu le questionner sur le scientifique et le garde qui étaient venus dans ce lieu. Mais intérieurement, Sans imaginait que l'individus lui répondrait avec des phrases sans queue ni tête. Il préféra poser une question plu classique.

« Au fait, tu pourrais m'emmener mon frère et moi dans un autre endroit ? »

« Bien sur. Après tout, je suis celui qui guide les âmes dans les différentes voies. »

« Bien poto Et est-ce que l'on doit te donner quelque chose en échange ? Un objet ? Un service ? »

« Non. A part que ton frère doit venir ici. Je voyage aux grés des envies de mes voyageurs. »

« Très bien, alors il faut peut être que l'on planifie notre date pour partir et… »

« Pas la peine. La rivière me guide et m'appelle quand un voyageur a besoin de mes services. »

Sans trouvait l'individu de plus en plus suspicieux. Mais il n'avait pas d'autres moyens pour s'échapper de ce lieu.

« D'accord l'ami. Alors je reviendrais avec mon frangin. Sur ce, je te laisse ! »

« Oui, nous nous reverrons, Sans. »

A peine le petit squelette avait tourné le dos, qu'il commença quelques pas en direction de leur domicile. Cependant il donna un dernier coup d'œil en arrière, avant de se rendre compte que l'individu avait disparu. Sans se jura de garder une orbite sur lui. Il retourna marcher dans les sombres cendres. Il sentait la fatigue qui accumulait son être. Il aurait voulu rentrer immédiatement dans leur refuge. Avant de sentir autour de lui, une aura magique. Elle se concentra dans l'un de ses orbites avant de brusquement se téléporter juste devant la porte de leur maison.

« Qu'est-ce-que… » siffla-t-il avant de regarder ses mains inquiets. Tous ses membres tremblaient. Il se sentait comme vidé de toute son énergie. Il essaya d'avancer, alors que ses tibia le tenait encore faiblement.

« Pa… Papyrus ! » hurlait-il mollement.

Il y eu à peine le temps de voir la porte s'ouvrir, le visage inquiet de son frère, que les ténèbres l'envahir et morphée l'emporta.

Papyrus portait le corps inconscient de son frère. Il sentait que ce dernier avait usé de sa magie. Mais il ignorait encore pourquoi. L'ex-chef de la garde royale l'emmena dans son lit pour lui brancher une nouvelle perfusion magique.

Il l'installa confortablement dans son lit. Remonta la couverture jusqu'aux épaules Papyrus ne pouvait empêcher ses mains de trembler. Il craignait une nouvelle rechute de son frère. Et si c'était le cas. Que ferait-il ? Si son frère avait découvert son secret ? Si le Riverman avait finalement tout révélé. Son esprit était embrumé par la panique avant d'entendre Sans murmurait dans son sommeil :

« Pap… je vais nous… sortir de là… »

Les tremblements cessèrent. Il regarda d'un œil compatissant son frère. Il avait une sorte de sourire. Il ne semblait pas être blessé, ni en colère. Juste qu'il avait usé toute son énergie magique.

Papyrus referma la porte avant de retourner dans la cuisine. Il semblait être plus serein. Il allait devoir discuter avec Sans pour comprendre se qu'il s'était passé. Le plus compliqué était de jouer la comédie à son frère. Faire semblant qu'il était innocent. Croire qu'il ne comprenait pas les idées compliquées. Il n'y avait pas grand monde dans ce coin. Du moins à sa connaissance.

« Respire Papyrus. Ce n'est peut être rien. Tout va bien se passer. »

Papyrus senti quelque chose vibrer sous ses vêtements. Il attrapa son orbe. La puissance magique de cette dernière reflétait son histoire, sa place, les souvenirs avec ses proches. Il n'avait plus qu'un seul allié : le Riverman. C'était grâce lui que tous les deux ont pu survivre. La nourriture les poches de magie, de quoi nettoyer pour vêtements et d'entretenir la maison.

Alors pourquoi il viendrait tout foutre en l'air. Papyrus se releva pour aller préparer un semblant de plat. Bon, comme ce n'était pas son domaine. D'ailleurs quand il goûta son plat, il n'avait pas réussi à apprécier son goût.

Les plats de Sans lui manquait. Il avait encore les goûts de ces épices, de ce subtil mélange entre les différentes saveurs. Et quand Sans n'avait ni le temps, ni l'énergie, c'était Gaster qui s'occupait des plats. Souvent très simples, nourrissant, ni bons, ni mauvais. Juste pour remplir leur estomac.

Une larme coula sur son front. Même s'il savait que tous ces sacrifices étaient nécessaires pour permettre à Sans de se relever et de revenir dans la vie active. Mais il était vrai que Gaster lui manquer.

Papyrus venait de nettoyer son assiette. Il avait gardé une partie du repas au frigidaire , afin d'aider Sans à se nourrir.

Il était parti dans les différentes recherches de Gaster. Papyrus n'avait jamais avoué à ce dernier qu'il était revenu dans cet endroit. Il avait essayé de comprendre ces recherches. Mais rien n'était compréhensible. Il écrivait avec un langage qui lui était complétement inconnu. Il feuilleta le maximum de ces dossiers. Peut être qu'il trouverait d'autres choses. Il y avait bien des photos d'extracteurs de détermination. D'ailleurs, il n'avait jamais eu la vérité sur ce qu'il s'était passé. Sans était complétement K.O. Il ne pouvait pas lui répondre. Quand à Alphys, elle était trop perturbée par son accident. Et puis Undyne veillait sur elle. Comme une louve envers ses petits. Il était seul, sans réponse. Alors que lui avait du se justifier, s'excuser envers le Roi. Envers tout le peuple, car même si quelque chose s'était produit, cela restait son frère. Et puis… Plus personne ne put l'aider quand il avait découvert les corps de Chara et Asriel.

Tout cela le rongeait de l'intérieur. Mais Papyrus voulait continuer d'avancer. Il rangeait les dossiers qu'il avait consulté des heures durant. Une fois la tâche accomplie, il se rendit à nouveau dans la chambre de son frère pour lui retirer sa perfusion. Sans était toujours allongé. Endormi. Il avait un expression reposé. Il ne semblait pas souffrir. Papyrus leva sa main vers le torse de Sans. Avec sa magie, il attrapa son âme. Il pouvait voir son état de santé, soit 1 HP qui n'avait pas augmenté depuis sa blessure. Quand à ses points de magie, ils avaient presque repris leur totalité de point. Papyrus soupira de soulagement. Finalement, il retira la perfusion de l'âme de Sans. Il devait jeté cette dernière qui a été vidée. Sans ne devait pas voir cette dernière. Il ne devait pas avoir conscience qu'il avait lui aussi la possibilité de voir à l'intérieur de tous les détails des monstres. Aussi incroyable que cela pouvait l'être, il y voyait de nombreuses lettres les composées. Cela indiquait son état émotionnelles, son passé, sa création, qu'ils sont dans une ''fanfiction'' et plus dans les mains de leur premier créateur : ''Toby Fox''. Il n'était plus un personnage parmi tant d'autre. Au moins d'un être qui aimait écrire et dessiner. Mais encore une fois tout serait déjà écrit ? Papyrus serra le poing. Il avait une destinée déjà toute tracée. Qu'importe. Il voulait croire que cette personne, ou entité serait amicale. Qu'elle finirai par leur offrir une belle fin. Une fin heureuse.

Il ne savait pas pourquoi, elle leur faisait souffrir. Peut être qu'elle aussi devait souffrir. Qu'elle ne devait pas blesser ses proches. Cette personne savait vers où elle les emmènerait contrairement à lui.

Pourtant, il rentrerait lui-même. Il n'abandonnerai pas. Tel un rayon de soleil illuminant la nuit, il brillerait dans les ténèbres de leur vie. Sans un bruit, Papyrus quitta la chambre pour laisser son frère dormir. Lui aussi avait besoin de repos.

La nuit avait passé, Sans s'éveilla dans son lit. Il ne savait pas comment il était revenu. Il se rappelait d'être revenu chez lui. De se sentir qu'il était fatigué. Que quelque chose l'avait vidée. Son frère avait du être tellement inquiet. Il sorti brutalement de son lit, avant de tomber lourdement de son lit à cause d'un vertige. A peine eut-il le temps de se relever, que le bruit de pas lourd se fait entendre. Avec fracas, Papyrus ouvrit la porte.

« Je suis là Frangin ! Qu'est-ce qui se… Passe ? »

« Héhé ! Salut Frangin… »

Sans vit aux commissures des orbites de son frère, des larmes qui était entrain d'apparaître. Il n'avait pas eu le temps de parler que Papyrus l'attrapa dans ses bras.

« Sans, oh mon dieu, tu es enfin réveillé. »

Sans ne savait pas combien de temps il avait dormi. Il imaginait déjà toute la tristesse qu'avait du ressentir Papyrus depuis sa perte de connaissance. Sans caressa le dos de son frère.

« Je suis là Frangin. Tout va bien. Je ne m'en vais pas… »

« Tu m'as fait si peur Sans ! J'avais peur que… que… »

« T'inquiète, tu n'y es pour rien… »

Sans aurait voulu réconforter d'avantage Papyrus avait que son ventre se met à gargouiller.

« Héhé ! Je crois que j'ai un petit creux dans l'estomac. »

« Tu n'as pas d'estomac Sans. Mais ne t'inquiète pas. Moi, le Grand Papyrus, va te préparer un délicieux plat de spaghetti ! Je reviens vite. »

Sans se reposa sur son lit. Il essaya de se reprendre, mais visiblement la faim était un nouvel ennemi qu'il devrait affronter.

Et puis, Sans allait devoir convaincre Papyrus de partir d'ici. Mais, il allait devoir le tenter de lui donner envie de sortir de ce lieu. Cette bulle qu'ils les protéger tous les deux.

Sans entendit les pas lourd de Papyrus. Il se rassit plus confortablement et laissa son frère venir à son chevet.

« Voilà Sans ! » Il tendit un plat de spaghetti fumant que Sans savait déjà être infect. « Régale toi. »

« Merci Frérot. »

Même si le plat était peu mangeable, Sans fit un effort. Il devait le mettre dans les meilleures conditions. Et puis… Il avait besoin de manger.

Après quelques minutes de repas à écouter Papyrus raconter ses entrainements intensifs. Sans était rassuré de voir Papyrus aussi enjoué. Il n'avait pas besoin de s'inquiéter pour l'état mental de son frère. Il allait devoir jouer sur cette corde.

« Je suis rassuré que tu as pu t'entrainer pendant mon sommeil. Par contre, je devrais t'expliquer se que j'ai vu durant ma promenade avant de tomber de sommeil. »

« Oui, je veux surtout savoir pourquoi tu t'es effondré ! »

« Eh beh… En fait, j'ai voulu me dépêcher de rentrer. Je me suis perdu. Et finalement j'ai utilisé ma magie pour revenir. Je crois que j'aurais du attendre encore un peu avant d'user de ma magie. »

Papyrus resta un instant silencieux, comme bloqué avant de laisser tomber ses bras, s'asseoir en tailleur et soupirer.

« Pap ? Est-ce que ça va ? »

« Oui ! Ce n'est rien frangin ! » souriait Papyrus. « J'avais juste eu peur… que tu ne te réveille jamais et… »

« Désolé. Mais j'ai trouvé quelqu'un d'intéressant prés de la rivière. »

« Il y a quelqu'un d'autre qui habite ici ? Je croyais qu'on était les deux seuls à vivre ici ? Il existe autre chose que ce lieu ? »

« Oui. Visiblement, il se nomme Riverman. Et il existe d'autre monde et d'autre monstre a rencontré. »

« D'autre monde ? Autre créature ? Tu… Tu crois qu'ils seront gentils ? Parce que… s'ils habitaient là bas… Et nous ici… Est-ce que ce n'est pas à cause de nous… Je veux dire que… et si nous avions été envoyé ici parce que nous ne sommes pas comme eux ? »

Sans se doutait que son frère allait hésité. Il est vrai que lui non plus ne savait pas pourquoi ils étaient ici. Et l'idée qu'ils ont été exclus sur cette île, lui paraissait impossible. Car les autres monstres ne le connaissait pas non plus. A part le chef de la garde royal et le scientifique royal.

Peut être étaient-ceux qui avait causé cela. Alors pourquoi avoir laissé le Riverman dans ces lieux aussi ?

Non… Cela devait être autre chose…

« Je serais toujours là pour te protéger. » souriait Sans. « Ensemble nous sommes invincibles. Et cela serait dommage que les autres ne profitent pas de ton attitude coolitude. »

Durant quelques secondes, un silence pesa entre les deux squelettes. Avant que des étoiles apparurent dans ses orbites.

« Tu crois ? Ca se serait formidable si nous ayons beaucoup d'ami. Ils seraient gentil avec nous. Il essayeront de nous aider tous les jours. De nous admirer ? De vivre avec nous pour essayer de réaliser nos rêves et nos espoirs ? »

« Oui ! » Riait Sans. « J'en suis certain. Alors prépare tes affaires. On y va ? »

Papyrus était surmotivé, il courut dans sa chambre, où Sans pensait qu'il allait chercher ses affaires. D'ailleurs Sans remarqua qu'il avait peu d'affaire lui aussi. Quelques vêtements qu'il savait, qui étaient à lui. Mais il n'essaya pas de trouver plus d'élément. Du moins pas tant que son frère était présent. Car il ignorait si cela pourrait leur attirer des ennuis, de les blesser.

Et ça il voulait l'éviter.

Papyrus remontait dans sa chambre. Il ferma la porte et resta un instant silencieux contre cette dernière. Il ne voulait pas être surprit par son frère, de ses sentiments de ce masque qu'il retirait quand il se reposait, ou quand il avait besoin de se détendre.

Il écouta pendant quelques instant pour essayer d'entendre le moindre pas de ce dernier. Il ferma les yeux pour se concentrer sur la magie de son frère. Ils étaient en quelques sortes connecté quand ils étaient proches. Par conséquent, il ressentait sa présence magique. Une fois rassurée, il tâcha un soupir avant de se diriger vers le placard pour prendre le peu d'affaire qu'il avait. Dont les poches à magie pour soigner Sans. Il était à la fois rassuré, de savoir que Sans voulait continuer à avancer. Mais aussi inquiet. Par son état de Santé et aussi du retour à Snowdyn.

Est-ce que la machine avait réussi à effacer l'intégralité des monstres ? Est-ce qu'ils vont réagir à leur venue ? Et même s'ils avaient oubliés, allaient-ils les accepter ? Deux inconnus arrivant dans leur monde après la disparition des princes. Même s'il se rappelait que ses derniers étaient très accueillant, comme cela avait été le cas pour Sans, Gaster et lui.

Si tous ont oublié, alors ils devraient avoir le cœur sur la main et les accueilleront sans aucun problème.

Si rien d'autre ne s'était passé dans les autres villes. Papyrus sorti discrètement son orbe. Il repensait à cette vie d'avant. D'être le chef de la garde. Il rêvait de pouvoir le réintégrer cette garde afin de pouvoir ''veiller'' sur eux qu'il avait abandonné. Et dans un sens, surveillé que personne ne se rappelle de son sacrifice.

Papyrus rangea son orbe prépara des menues affaires, avant de se diriger vers son frère qui patienté.

« Je suis prêt Sans… Mais … où sont tes affaires ? »

« T'inquiète Frangin. Je trouverai se qu'il me faut là bas ! »

« Rah ! Tu n'es pas possible toi ! » Papyrus attrapa Sans par la capuche. « Je vais te préparer tes affaires ! »

Sans se laissa porter. Il n'osa pas provoquer plus de peur ou d'inquiétude. Il lui souriait quand ce dernier s'énervait de ses vêtements sales, entassée, du bazar dans son lieu de vie. Il essaya de lui faire promettre d'être plus sérieux et propre quand ils seraient dans leur nouvelle maison.

Une fois ses affaires rassemblées, les deux frères sortirent de la maison.

Papyrus jeta un dernier regard vers cette demeure. Papyrus avait l'impression de quitter l'unique lien où vivait encore les indices de l'existence de Gaster. Mais il ne pouvait pas fuir toujours. Gaster ne reviendrait pas. Et malgré ce déchirement dans l'âme, les larmes retenues, Papyrus rejoignit Sans.

A suivre...