Voilà enfin le chapitre 4 de cette histoire, qui était normalement prévu pour Août, ça va niveau retard j'ai déjà fait pire (il me semble ^^). En plus depuis une heure que j'essaye de le poster cela ne fonctionnait pas. Il est un peu court, mais je vais tenter de me rattraper sur le suivant. Bonne nuit.


Chapitre 4 :

« Mieux maintenant que vous êtes là, merci sensei, avoua Temari en se jetant dans ses bras

Le geste le surprit, il n'était pas dans les habitudes de la plus âgée de ses élèves de se comporter ainsi mais pour une fois il décida de ne rien dire. Elle avait simplement besoin de réconfort, et d'être rassurée parce qu'elle avait beau être forte, courageuse, et franche, elle n'en restait pas moins une petite fille. Les deux autres membres du trio se rapprochèrent d'eux et lancèrent à leur enseignant un regard de chien battu.

-D'accord, venez pour un câlin collectif, mais c'est exceptionnel, soupira-t-il.

A peine avait-il terminé sa phrase qu'ils étaient déjà tous les deux dans ses bras, de part et d'autre de leur sœur. Le scorpion vérifia que personne ne les voyait, sa réputation serait entachée si l'on apprenait que le terrible et impitoyable Akasuna No Sasori consolait les enfants.

-Tu vas mieux ?, demanda-t-il à Temari lorsqu'il mit un terme au câlin.

Elle s'éloigna en dernier, bien après ses cadets et lui sourit de toutes ses dents.

-Il est l'heure de rentrer, sinon vos parents vont s'inquiéter et moi je vais me faire réprimander, déclara-t-il. »

Il se leva et précéda son petit groupe, ils se mirent ensuite en route jusqu'à la résidence Sabaku No. En se jetant un rapide coup d'œil derrière lui il constata que la fratrie semblait plus détendue, et en particulier la jeune fille. C'était comme si un énorme poids lui avait été enlevé des épaules. La jalousie et l'envie étaient monnaie courante dans le monde des ninjas, et débutaient très tôt, bien avant l'académie. Le fait que Gaara, Kankuro et Temari en soient victimes n'étaient pas étonnant, ils étaient nés dans l'un des clan les plus prestigieux de tout le pays du vent, ils étaient doués à l'école et étaient sous la protection des ninjas de l'ANBU, qui n'auraient pas désiré être à leur place. Sasori s'était retrouvé dans une situation similaire lorsqu'il était enfant, lui aussi venait d'un clan reconnu et lui aussi était né avec certaines facilités. Cela était du passé et cela l'avait même endurci, il espérait qu'il en serait de même pour ces trois-là.

« Sensei nous sommes arrivés, lui signala Gaara.

-Très bien, alors je vous dis à demain, répondit-il.

La fratrie interpréta cela comme un ordre, ils devaient franchir leur porte qui se situait à quelques pas, et ce sans tarder.

-Bonne nuit Sasori-sensei, le saluèrent-ils.

Il se contenta d'un signe de la tête comme réponse.

-Temari, l'interpella-t-il, ce garçon est aveugle, tu es une très jolie princesse.

-Grande sœur, tu es malade, tu deviens toute rouge, entendit-il le dernier de la fratrie demander d'une voix inquiète.

-Ce n'est rien Gaara, elle rougit c'est tout, Temari est amour... commença son frère avant de se faire interrompre par la main de sa sœur sur sa bouche. »

Elle attrapa ensuite la poignée de la porte, l'ouvrit, et poussa ses cadets à l'intérieur avant qu'ils ne puissent ajouter quoique ce soit. Elle la referma derrière elle, non sans avoir auparavant gratifié son professeur d'un sourire reconnaissant.

Le scorpion ne su trop pourquoi il lui avait dit cela, ce n'était pas un mensonge, bien au contraire, Temari était bel et bien une très belle petite fille et l'instinct artistique du jonin lui disait qu'elle deviendrait un jour une ravissante femme, comme sa mère. Il avait juste eu le sentiment que de l'entendre lui ferait du bien, et lui redonnerait confiance en elle. La confiance était importante, surtout dans un pays comme le leur, Temari ne pouvait se permettre d'être fragile, les autres la dévoreraient toute crue s'ils détectaient le moindre doute sur son apparence ou ses capacités. Rasa lui avait confié ses enfants, il était donc de son devoir de veiller sur eux et sur leur bien-être. Ce fut la raison qu'il se répéta en boucle jusqu'à ce qu'il n'arrive à son tour chez lui.

Le lendemain après-midi, il vint comme promis récupérer sa jeune équipe afin de les entraîner. Il désirait profiter de chaque moment de libre pour qu'ils s'améliorent, avec ses missions le temps qu'il avait à leur consacrer n'était pas aussi conséquent qu'il le souhaitait, il n'avait donc d'autre option que de faire avec celui qu'il avait. Le manque de temps fut compensé par l'application et le dévouement des trois jeunes futurs ninjas. Ils écoutèrent tout ce qu'il leur disait, hochèrent la tête une fois qu'ils comprirent ce qu'il attendait d'eux. Ils recommencèrent, mettant en pratique les conseils de leur mentor.

Trois marionnettes vivantes, voilà ce qu'ils étaient, des pantins dociles qu'il modelait à sa façon, des boules d'argiles qu'il changerait en redoutables guerriers. A la fin de la séance il était satisfait, ils avaient encore des progrès à faire, mais pour le moment ils remplissaient ses objectifs. Celui qui l'étonna le plus fut bien évidemment Gaara, malgré son jeune âge et ses années de moins à s'entraîner il n'avait que peu de retard sur son frère et sa sœur. L'adulte ne mit pas tout cela sur le compte de Shukaku, certes le démon devait aider le petit garçon, mais celui devait posséder une grande force intérieure pour s'être lié d'amitié avec le tanuki géant et pour maîtriser aussi bien son chakra.

Tout le monde n'avait pas cette chance, comme tous les shinobis encore en vie qu'ils soient en activité ou à la retraite il avait entendu les rumeurs qui venaient du pays du feu. C'était il y avait six ans de cela, des marchands qui étaient venus de Konoha avaient raconté que le démon à neuf queues Kyubi avait ravagé le village, et que le quatrième hokage et son épouse avaient sacrifié leur vie pour les protéger, ainsi que leur enfant dans lequel le monstre avait été scellé. Cette nouvelle avait secoué la famille Sabaku No, et heureusement que Karura avait déjà accouché ou elle aurait pu être perturbé par cette nouvelle et perdre le bébé.

Sasori mit fin aux exercices et raccompagna ses élèves qui semblaient fatigués jusqu'à chez eux. Il ne les avait pas ménagé, il ne le fallait pas, s'il le faisait alors il ne leur rendrait pas service, il les rendrait faibles et gâtés, il en ferait une parfaite petite princesse et des petits princes, mais ce n'était pas ce qu'ils voulaient.

Le lendemain il était encore de repos mais avait des personnes à voir, il leur avait donc demandé de s'exercer sans lui. Il aurait pu les confier à Pakura qui elle aussi était de repos et qui allait s'occuper de son élève Maki, mais Sasori refusait que quelqu'un d'autre que lui, en dehors de leur famille bien entendu, ne s'occupe d'eux. Il ne les partageait pas, ils étaient à lui et c'était à lui de les former, personne n'était autorisé à intervenir. Il était un artiste et eux ses créations, et l'art était un processus solitaire.

Tout se déroula comme il l'avait souhaité, son nom était célèbre, même chez les civils, dû en grande partie aux excentricités et farces en tout genre de sa grand-mère, les gens avaient tout de même appris que Sasori était sérieux et ne perdait pas son temps en stupidité. Sa réputation lui rendait bien service, et personne ne refuse en apprenant que cela était pour la princesse et les princes de Suna.

Le lendemain il récupéra ses trois élèves, en début d'après-midi, il avait été en réunion toute la matinée pour discuter du niveau des shinobis marionnettistes. Les trois Sabaku manqueraient les leçons de l'après-midi, mais au vu de leur niveau cela n'avait aucune importance. L'école à cet âge servait surtout à apprendre à lire, écrire, compter, la géographie, et les arts de base du shinobis course, lancer de kunais et shurikens. Rien de très compliqué, surtout pour ces trois-là. L'académie ne serait là que pour approfondir leur formation, si Sasori et leur maîtresse jugeaient qu'ils avaient en besoin, sinon ils deviendraient directement des genins.

Ils étaient devant lui, impatients de commencer ce qu'avait prévu celui qui était devenu leur sensei depuis plusieurs semaines.

« Très bien, alors aujourd'hui je vous ai programmé un jeu de piste, ainsi je pourrais évaluer votre logique, vos connaissances géographiques, et votre réflexion dans un temps limité, expliqua-t-il

Ils étaient excités, c'était la première fois qu'on leur donnait ce genre d'exercice, et ils avaient envie de réussir ce nouveau défi qui se présentait à eux.

-En temps limité, répéta Gaara légèrement nerveux.

Il n'avait jamais aimé les activités avec du temps imparti, surtout qu'il était plus jeune que son frère et sa sœur, et il ne voulait pas les pénaliser à cause de son inexpérience. Le jonin se baissa à son niveau et planta ses iris dans ceux bleutés de son plus jeune élève. Pas un mot ne fut prononcé, et pourtant cet échange silencieux lui donna la force qu'il cherchait. Il lui fit un immense sourire en signe de gratitude, alors que l'Akasuna lui ébouriffa brièvement les cheveux. Tout comme il l'avait fait avec Temari, il jouait son rôle de mentor et aidait le dernier de la famille à prendre confiance en lui. Un shinobi devait se construire une armure solide, et cela était d'autant plus vrai pour Gaara à cause de Shukaku. Il ne fallait surtout pas que le démon prenne le pouvoir et ne devienne incontrôlable.

-On commence, on commence, s'exclama Kankuro en sautillant sur place.

-Très bien, voici le premier indice, si vous arrivez à résoudre l'énigme et à me rejoindre en moins de deux heures vous aurez une surprise, les informa-t-il en leur tendant une enveloppe. »

Il patienta quelques secondes, au cas où ils aient des questions, et une fois qu'il fut certain qu'ils avaient comprit, il disparut. Le petit brun ouvrit l'enveloppe et en extirpa la feuille qu'elle contenait.

« Trésor du désert » était écrit sur le petit morceau de papier. Les trois enfants se jetèrent des petits regards perplexes, ils n'étaient pas très avancés et leur sensei n'était plus là.

« Le trésor du désert, et qu'est-ce que c'est que ça ?, demanda Kankuro

-Réfléchissons, un trésor c'est quoi ?, demanda Temari

-C'est une chose qui a beaucoup de valeur, répondit Gaara

-Exact, confirma sa sœur, le trésor du désert c'est donc ce qui représente de la valeur pour celui-ci.

-Attendez tous les deux, un trésor ça peut également être ce qui fait la richesse de quelque chose, ce qui le différencie de ce qui l'entoure, les contredit leur frère.

Temari se tourna vers lui et le fixa comme s'il venait de dire la chose la plus stupide au monde, quant à Gaara il était confus.

-Tu dis n'importe quoi Kanky, ce qui différencie Suna c'est le fait que ce soit un désert, et ce qui compose un désert c'est le sable, mais tout ce qui est autour de nous est du sable. Autant dire que ce que nous cherchons pourrait être n'importe où !, s'exclama-t-elle.

-De l'eau, s'écria le dernier né de la fratrie en tapant son poing gauche dans la paume de sa main droite.

Ses deux aînés ouvrirent en grand la bouche, mais oui c'était bien sûr. L'eau était une denrée précieuse pour un pays comme le leur, et ce manque d'eau était un trait spécifique à Sunagakure, c'était donc ça la réponse à l'énigme.

-Sasori-sensei veut qu'on aille lui acheter une bouteille d'eau ?, se demanda Gaara.

-Je ne crois pas Gaara, ce serait trop simple, et puis je ne vois pas l'intérêt de nous envoyer faire ses courses à sa place, le contredit son frère en secouant négativement la tête.

-Où peut-on obtenir de l'eau ailleurs que dans les maisons et dans les magasins..., s'interrogea leur aînée.

-Cela doit aussi être un lieu particulier de notre pays, ajouta Kankuro.

-Les shinobis bleus, comprit la blonde, rappelez-vous les shinobis bleus étaient des ninjas responsables de la bonne gestion et répartition de l'eau lorsque celle-ci était très très rare.

-Tu as raison, à cette époque il était plus compliqué d'en trouver, et Suna ne comptait pas beaucoup de shinobis utilisant le suiton, du coup il avait fallu trouver un moyen pour que tout le monde puisse boire, se souvint le plus vieux des garçons.

-Dans mes souvenirs il reste un poste de shinobi bleu encore en activité dans la rue des cactus, commenta le porteur du démon.

-Très bien, alors allons-y, je suis sûr et certain que nous aurons la suite de l'énigme, déclara son aîné. »

Ils se mirent en route en direction de cette rue, l'air déterminé, et impatient de continuer ce petit jeu qui les amusait énormément.