Je tiens à m'excuser pour ce retard, la coupe du monde et les one-shot liés à cette compétition m'ont un peu retardé. Je vais essayer de poster le chapitre suivant dans le courant du mois d'Août, mais je ne promets rien. Sur ce merci encore pour votre patience et bonne lecture.
Chapitre 6 :
Après cette pause goûter les trois enfants quittèrent la boutique une nouvelle enveloppe entre les mains. Temari l'ouvrit précipitamment et en extirpa le dernier indice qu'ils avaient obtenu : « amie ou ennemie, protectrice ou meurtrière, amicale ou dangereuse » étaient les mots que Sasori avait écrit sur la petite feuille.
« Comment peut-on être à la fois ami et ennemi ?, demanda Gaara
Ses deux aînés haussèrent les épaules, pas plus avancés que lui. Cette énigme était compliquée, plus que les autres. Visiblement leur sensei avait décidé de ne pas être gentil avec eux. Le temps jouait contre eux, bientôt les deux heures accordées par l'adulte seraient imparties et ils auraient échoué. Ils ne pouvaient pas ne pas réussir, Sasori ne serait pas content et peut-être même qu'il ne voudrait plus être leur professeur, sans parler de leur parents... Que penserait Rasa si les enfants du kazekage, ses enfants, avait perdu face à une énigme, et Karura, leur maman qui les soutenait et les encourageait en permanence...Non ils allaient y parvenir, trop de personnes qu'ils aimaient seraient déçues si ce n'était pas le cas.
-Amie ou ennemie.., murmura Kankuro.
-...Protectrice ou meurtrière..., enchaîna sa sœur.
-...Amicale ou dangereuse, conclut leur cadet.
Ils répétèrent ces phrases plusieurs fois, comment quelqu'un ou quelque chose pouvait être de deux côtés à la fois, cela n'avait aucun sens. A force de réfléchir encore et encore une connexion se fit en eux. Cela dépendait du côté duquel on se plaçait, et ils connaissaient l'objet qui était capable de posséder cette dualité.
-Une arme !, s'écrièrent-ils en chœur, ce qui les fit rire.
-Très bien, alors direction le quartier Gunjinteki*, déclara Kankuro. »
Sa fratrie approuva et tous les trois reprirent leur course dans les rues de Sunagakure. Le quartier qu'ils allaient rejoindre se situait également dans la partie Nord de la ville, et pas très loin si comme eux, vous étiez au courant de quelques raccourcis. Tout en courant ils discutèrent pour savoir laquelle des boutiques d'armes était celle qu'avait choisi le jonin. Ils finirent par opter pour celle qui vendait plusieurs sortes d'armes et qui avait la meilleure réputation. Ils y entrèrent, et soupirèrent lorsqu'ils constatèrent qu'il y avait du monde. Ils décidèrent de se séparer afin de savoir quel employé détenait, ce qu'ils espéraient être, la dernière enveloppe de ce jeu de piste.
Gaara errait donc seul dans les allées de la boutique, intimidé de ne plus être avec ses deux aînés. Il était très timide de nature et n'osait pas aborder les inconnus. Il fixait l'employé qui se trouvait sur un escabeau à quelques mètres de lui, ils n'étaient que tous les deux dans ce rayon et pourtant le petit garçon ne réussissait pas à ouvrir la bouche. Il attendait désespérément qu'il le remarque et qu'il lui demande ce qu'il voulait.
«Si tu ne dis rien il ne risque pas de te voir, fit remarquer Shukaku.
-Je sais mais il est occupé, ce serait impoli de le déranger, répondit le petit garçon.
-C'est un employé, il a l'habitude d'être dérangé, et puis tu ne peux pas patiemment attendre qu'il fasse attention à toi. Ce n'est que le premier membre du personnel que nous rencontrons, et si ce n'est pas le bon nous aurons perdu du temps. Sasori vous a donné deux heures, tu veux que ta sœur et ton frère échouent parce que tu as eu peur.
-Je...je n'ai pas peur !, déclara-t-il.
-Très bien alors prouve-le moi, le provoqua le démon.
-Comme tu veux ! »
Gaara inspira profondément pour se donner du courage. Il n'avait pas peur, il allait y arriver. Shukaku avait raison il devait prouver qu'il méritait d'être un shinobi et il voulait que sa fratrie soit fière de lui.
« Excusez-moi, tenta-t-il timidement.
L'employé ne l'entendit pas, et continua de ranger les boîtes qu'il avait en main dans le rayon. Le Sabaku No ne se découragea pas, il allait montrer à la créature qui était scellée en lui qu'il en était capable.
-S'il vous plaît !, s'écria-t-il.
L'adulte faillit tomber de son escabeau, surprit par la voix du petit garçon. Il se rattrapa et baissa les yeux en direction de la voix qui venait de l'interpeller.
-Oh pardon je ne t'avais pas vu bonhomme, s'excusa-t-il en descendant les marches de l'escabeau. Puis-je t'être utile ?, lui demanda-t-il
-Je...Je...
Les mots restaient coincés dans sa gorge, il était bloqué et ses mains tremblaient. L'homme en voyant cela tenta de le rassurer en lui passant une main dans les cheveux.
-Tu es aussi réservé que mon petit frère, confia-t-il, ne crains rien je ne te ferais pas de mal, jura-t-il.
Gaara le fixa quelques secondes, il n'avait pas l'air méchant, ni l'air de mentir. Il lui souriait tendrement et avait toujours sa main dans ses cheveux. Le petit garçon se détendit, il devait vaincre sa timidité s'il voulait un jour succéder à son père au poste de kazekage.
-Ma sœur, mon frère et moi tentons de résoudre une énigme que notre professeur Akasuna no Sasori a réalisé pour nous, et, je voulais savoir si vous aviez une enveloppe pour nous ?
-Une enveloppe tu dis...Non cela ne me dit rien du tout, mais j'étais en vacances ces derniers jours, j'ai repris le travail ce matin, c'est peut-être pour cela que je ne suis pas au courant. Tu devrais demander à ma collègue Asae, elle doit se trouver dans le rayon des kunai. Veux-tu que je t'accompagne ?, proposa-t-il.
-Non merci beaucoup monsieur, je devrais me débrouiller. Pardonnez-moi d'avoir abusé de votre temps, et bonne journée, le remercia-t-il en s'inclinant respectueusement.
-De rien, désolé de ne pas avoir pu t'aider davantage, bonne journée à toi aussi, lui répondit l'employé. »
Gaara se sentait un peu plus confiant, certes il n'avait pas obtenu l'enveloppe mais il avait réussi à parler avec cet inconnu sans trop bégayer, et ce sans l'aide de personne. Il reprit sa marche en direction de l'allée qui lui avait été conseillé.
Il parvint bientôt dans le rayon et remarqua une femme portant le même uniforme que l'homme avec qui il avait discuté auparavant. Elle était agenouillée et notait quelque chose sur un carnet.
« Bonjour, lui dit-il.
Elle tourna son visage vers lui, et il remarqua qu'elle semblait plus âgée que sa maman mais plus jeune que Chiyo.
-Bonjour mon petit, que puis-je faire pour toi ?
Il se sent plus vite à l'aise qu'avec l'adulte de sexe masculin mais parce qu'il était moins craintif avec les femmes, et parce qu'elle était à sa hauteur.
-Je voudrais simplement savoir si un certain Akasuna no Sasori vous aurait confié une enveloppe que ses trois élèves auraient le devoir de venir récupérer.
-C'est possible, mais qu'est-ce qui me prouve que tu es bien l'une des personnes à qui je puisse la donner ?, demanda-t-elle.
Il fronça les sourcils perplexe, pourquoi lui posait-elle cette question, les autres personnes qui leur avaient donné ce qu'ils étaient venus chercher ne les avaient pas interrogé. C'était étrange. Soudain il comprit tout. Elle vérifiait qu'il était bien celui à qui elle devait remettre le morceau de papier. Elle ne lui faisait pas naïvement confiance, elle ne le connaissait pas et avait donc raison de se méfier. C'était un réflexe de shinobi expérimenté, et s'il voulait cette enveloppe il allait devoir lui prouver qu'il était bien celui à qui elle devait la transmettre.
-Pour quelle raison dois-tu la récupérer ?, lui demanda-t-elle lorsqu'elle réalisa qu'il avait saisit la raison de son comportement.
-Ma fratrie et moi devons résoudre une série d'énigmes préparées par notre sensei. Il nous a accordé deux heures pour réussir, raconta-t-il.
-Dans quel but ?
-Afin de tester notre logique, notre sens d'orientation, et notre capacité à réfléchir dans un temps limité, répondit-il.
-Gagnez-vous quelque chose en échange ?
-Oui si nous revenons dans le temps imparti mais nous ignorons ce que sera notre récompense, dit-il en anticipant sa prochaine question.
-Tu m'as l'air sincère, une dernière question, serais-tu prêt à tout pour l'avoir ?
« Par tout elle entend la tuer si nécessaire, intervint Shukaku. »
Gaara déglutit... la tuer, il savait parfaitement que les ninjas devaient parfois assassiner pour réussir une mission, que cela soit pour récupérer une information, un document, un objet, ou une personne... Parfois l'objectif même de la mission était d'ôter la vie à une ou plusieurs personnes qui représentaient une menace pour le pays.
-J'aimerais mieux pas, cela dépend de vous, tenez-vous plus à votre existence ou à ce que je veux, mais si je pouvais éviter de vous tuer, je préférerais, avoua-t-il.
-Tu seras un drôle de shinobi toi, commenta-t-elle amusée, tiens, tu l'as bien mérité.
Elle récupéra dans son carnet, l'enveloppe qu'il convoitait, et la lui tendit. Il la prit sans tarder en souriant de fierté.
-Merci beaucoup madame, et bonne journée.
-De rien mon petit, et bonne fin de journée à toi aussi, répondit-elle avant qu'il ne parte en courant. »
Kankuro et Temari allaient le féliciter, ils allaient lui sourire et lui faire un câlin comme ils le faisaient à chaque fois qu'ils étaient fiers de lui. Il arriva au bout du rayon en même temps que sa fratrie qui sortaient des leur.
« Je l'ai, s'écrièrent-ils en chœur
Ils écarquillèrent les yeux avant de froncer les sourcils, tous les trois étaient surpris par les paroles des deux autres membres de sa fratrie.
-Attendez une minute, c'est impossible que vous l'ayez puisque c'est à moi que le responsable du magasin l'a donné, déclara le brun.
-Cela m'étonnerait beaucoup puisque c'est à moi qu'on l'a remise, le contredit la blonde.
-Non c'est moi qui l'ai, objecta le petit roux.
-Sortons, nous allons tirer cela au clair dehors, indiqua Temari en poussant ses cadets vers la porte.
Une fois à l'extérieur ils se montrèrent les trois enveloppes qu'ils avaient obtenu. Ils étaient intrigués, et déboussolés, pourquoi cette fois-ci leur enseignant avait-il laissé trois enveloppes ?
-Peut-être que deux sont fausses et que si l'on se trompe celle qui était la bonne va partir en fumée, tenta d'expliquer le garçon du milieu.
Son aînée et son cadet espéraient sincèrement qu'il avait tort, parce qu'au premier abord les trois morceaux de papier étaient en tout point identiques.
-On pourrait les ouvrir au même moment, qu'en pensez-vous ?, lança l'autre membre de sexe masculin.
Étant à cour de temps et d'idées les deux plus vieux Sabaku No acceptèrent. Qu'auraient-ils pu faire d'autres ?
-A trois on y va, vous êtes prêts...1...2...3, décompta Temari avant que tous les trois ne les déchirent.
-Qu'est-ce qui se passe ?, demanda Kankuro qui avait fermé les yeux.
* Il me semble que cela peut se traduire par militaire.
