Non vous ne rêvez pas, voici enfin le 8ème chapitre, je sais il était temps. Je vais essayer d'accélérer le rythme pour la terminer cette année (j'avais déjà dit ça l'année dernière mais enfin ce n'est pas grave XD).
Chapitre 8 :
« Maman, maman, s'écrièrent les trois Sabaku No en franchissant le seuil de leur maison.
-Je suis dans la cuisine, répondit-elle.
-Maman, tu ne devineras jamais ce que nous a annoncé Sasori-sensei !, s'exclama Kankuro
-Non quoi ?, lui demanda-t-elle
-Il nous a dit que dans deux jours nous partions en mission avec lui, enchaîna Gaara.
-Oh vraiment ?
-C'était pour nous récompenser d'avoir réussi à résoudre sa série d'énigmes, précisa Temari fièrement.
-Bravo mes trésors, je suis si fière de vous, venez-là, les félicita-t-elle en s'agenouillant.
Ils se jetèrent dans ses bras en riant et en souriant. Ils étaient ravis d'avoir fait honneur à leur professeur ainsi qu'à leur mère. Celle-ci était bien sûre au courant depuis plusieurs jours du projet de son ancien coéquipier et de son époux mais elle avait joué le jeu et laissé le plaisir à ses enfants de lui annoncer la nouvelle. Elle masquait le fait que cela l'inquiétait de savoir que sa fille et ses deux garçons allaient partir pour leur toute première mission. Elle aussi avait été dans cette situation mais à l'époque elle avait onze ans, et surtout elle avait étudié à l'académie. Ce n'était pas le cas de sa progéniture, et même si elle ne doutait pas que Sasori les avait bien préparé pour cette mission et qu'il ferait tout pour qu'ils ne leur arrivent rien, elle ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter. Temari n'avait que huit ans, Kankuro sept, et Gaara six, lui qui en plus vivait avec Shukaku qui bien qu'il se soit tenu tranquille jusqu'à présent, restait malgré tout un démon et donc un potentiel danger.
-Maman, Sasori-san nous a donné une liste de ce que l'on devrait emporter avec nous, se souvint la petite blonde, tu pourras nous aider pour t'assurer que nous n'oublions rien ?
-Bien entendu, voyons voir cela, dit-elle en prenant la feuille que lui tendait son fils le plus âgé.
Elle se mit à la parcourir minutieusement sous le regard attentif du trio qui espéraient qu'ils avaient tout chez eux.
-Je crois que nous avons tout ce qu'il faut, il ne veut rien qu'une famille de shinobi ne possède pas, et que sommes nous si ce n'est une famille de ninjas, commenta-t-elle en leur faisant un clin d'œil.
Ils lâchèrent un soupir de soulagement, ils avaient parcouru les rues de leur village tout l'après-midi et la perspective de devoir recommencer ce soir ou le lendemain ne les enchantaient guère.
-Nous nous occuperons de tout cela demain, pour le moment, il est l'heure de vous laver les mains, le dîner est presque prêt, annonça-t-elle.
Ses deux aînés se précipitèrent dans la salle de bain qui se situait à l'étage supérieur, son cadet ne bougea pas.
-Maman, tu crois que papa va rentrer tard ?, la questionna-t-il
-Je ne sais pas mon ange, tu sais avec son travail ce n'est jamais évident à prédire, mais en tout cas il fera tout son possible pour revenir à la maison le plus tôt possible, le réconforta-t-elle.
-...Tu as raison, papa doit veiller à ce que nous soyons tous en sécurité et heureux, comme je le ferai lorsque je serai kazekage, déclara-t-il.
-C'est tout à fait ça, confirma-t-elle.
Elle ne pu le contredire, et lui dire que le poste de son père qu'il admirait tant n'était pas aussi merveilleux et idyllique qu'il se l'imaginait. Dans deux jours il perdrait sûrement une partie de son innocence, cela aurait été trop cruel et indigne d'une mère de lui briser son rêve.
-Merci maman, s'exclama-t-il avant de partir rejoindre sa fratrie. »
Elle le regarda s'éloigner, et se mit à sourire, malgré la présence de la créature démoniaque, son dernier né était gentil, optimiste et plein de compassion, c'était agréable à voir. Pendant longtemps elle avait eu peur qu'il ne puisse avoir une vie normale et que Shukaku ne fasse de son petit garçon un véritable monstre, mais aujourd'hui cette crainte avait fortement diminué et même si elle ne disparaîtrait probablement jamais complètement, elle ne vivait plus dans l'angoisse permanente.
Sa progéniture ne tarda pas à redescendre et alla directement s'asseoir à table, bavardant de leur mission.
« Je suis rentré, annonça Rasa en arrivant.
-Papa, papa, papa !, s'écrièrent les trois petits en quittant précipitamment la table.
Ils foncèrent sur leur géniteur qui les attrapa un par un : il tenait Kankuro et Gaara chacun dans un bras et Temari était sur son dos se tenant solidement à son cou.
-Papa, tu ne devineras jamais ce qui nous est arrivé aujourd'hui, lui dit le petit brun.
Alors qu'il allait lui répondre que Sasori était venu l'informer qu'ils avaient réussi leur exercice et qu'ils allaient partir en mission avec lui, il croisa le regard de son épouse qui lui fit très clairement comprendre qu'il devait se taire et laisser à leurs enfants la joie de lui apprendre la grande nouvelle.
-Non Kankuro, je ne devinerai jamais, déclara-t-il.
-Nous allons en mission avec Sasori-sensei, révéla le petit roux.
-C'est formidable, commenta-t-il
-En plus c'est Gaara qui a obtenu le dernier indice, ajouta leur sœur fièrement.
-Ce n'était rien, je n'aurai jamais réussi sans vous, affirma-t-il en rougissant.
-Ne dis pas ça , tu as réussi à surmonter ta timidité pour parler à quelqu'un que tu ne connaissais pas, nous aurions échoué si tu ne l'avais pas fait, insista-t-elle.
-C'est normal qu'il y soit arrivé, c'est notre frère, il va devenir un fantastique ninja, vous verrez, assura l'autre garçon.
-Pas s'il suit ton exemple, commenta la blonde d'une voix moqueuse.
-Pas de dispute ce soir, votre papa et moi sommes fiers de vous trois, intervint Karura.
-Votre mère a raison, allons plutôt dîner, et vous nous raconterez votre journée, reprit Rasa.
-D'accord, répondirent les trois enfants. »
Le kazekage s'abaissa et posa sa fille sur sa chaise avant de faire la même chose avec ses deux fils. Il prit place sur sa chaise, pendant que sa femme apportait les plats. Le repas débuta, et une fois que leur mère fut à table ils racontèrent leur récit qui ne fut pas évident pour leur parents à suivre puisque les trois parlèrent en même temps.
Le lendemain fut le jour des grandes préparations. Karura leur avait accordé une grasse matinée exceptionnelle puisque le jour suivant ils devraient se lever très tôt, et même si Koseki n'était pas le village le plus éloigné de Suna, il se situait tout de même à presque une journée entière, ils passeraient donc la nuit dehors. Elle était fière d'eux, mais elle était aussi très inquiète, elle ne serait pas là pour les protéger et en tant que mère c'était très difficile à vivre. Ses enfants étaient impatients de partir, de visiter des lieux qu'ils n'avaient jamais vu auparavant, ils se moquaient du danger, ils ne le craignaient pas. Elle l'imaginait parfaitement et cela l'angoissait terriblement, elle se rappelait encore les missions difficiles qu'elle avait dû accomplir et les vies qu'elle avait dû prendre. Elle ne voulait pas qu'ils côtoient la mort aussi jeunes, ils n'étaient encore que des enfants...
« Maman, tu peux venir voir si j'ai bien fait mon sac ?, l'appela Kankuro.
-J'arrive mon chéri, répondit-elle.
Elle monta à l'étage supérieur et entra dans la chambre de son premier fils. La pièce était un véritable chantier, il y a avait des affaires de partout des jouets, des vêtements dépliés, des affaires d'écoles traînaient par terre... L'enfant était debout à côté de son lit, pas perturbé par tout de désordre.
-Je suis là, alors voyons voir ce sac, commenta-t-elle en se rapprochant.
Quelle ne fut pas sa surprise en l'examinant attentivement. Il était parfaitement organisé, rien ne manquait, un vrai sac de shinobi.
-Tu l'as fait tout seul ?, lui demanda-t-elle.
-Oui, pourquoi ce n'est pas bien ?
-Bien au contraire, on dirait que tu prépares tes affaires depuis des années, c'est très bien, où as-tu appris à si bien répartir ce que tu emportais ?
-Chez grand-mère Chiyo, elle a de nombreux livres sur les ninjas, j'aime bien les lires, surtout ceux sur les marionnettistes, lui répondit-il.
-Dommage qu'elle n'en possède pas sur l'art de garder sa chambre en ordre, dit-en en souriant.
Il regarda tout autour de lui et rougit gêné de la pagaille qu'il avait mit sans s'en apercevoir.
-Je vais la ranger ne t'en fais pas maman, affirma-t-il. »
Après avoir aidé son fils à remettre de l'ordre dans la pièce, elle alla voir comment cela avançait du côté de sa fille. Elle frappa à la porte et attendit.
« Entrez.
-Temari je venais voir si tu avais besoin de moi, l'informa-t-elle.
-Maman ,tu tombes bien, toutes mes affaires ne rentrent pas dans mon sac, se plaignit-elle.
-Allons allons ne t'énerve pas, nous allons trouver une solution, assura-t-elle calmement.
En ouvrant le sac de la petite blonde elle constata que tout ne rentrait pas à l'intérieur et cela lui parut étrange puisqu'elle emmenait les mêmes affaires que son frère. En examinant d'un peu plus près elle découvrit la source du problème la disposition des effets personnels de sa blonde. Elle les sortit toutes et montra à sa fille comment les mettre pour afin de pouvoir fermer le sac.
-Ce n'était pas si compliqué, il suffisait de trouver la place appropriée à chaque objet, dit madame Sabaku No.
-Je déteste cela, je préfère lorsque tout rentre à n'importe quelle place, râla son aînée.
Karura lui caressa les cheveux, amusée par la moue boudeuse de Temari.
-Tu dis cela et pourtant ta chambre est toujours impeccablement rangée, lui fit-elle remarquer.
-Évidemment qui aimerait vivre dans une porcherie, à part Kankuro bien sûr, commenta-t-elle. »
La matriarche de la famille la laissa et termina sa tournée dans la chambre de son dernier enfant.
« Gaara, est-ce que je peux entrer ?
-Oui maman, bien sûr, lui donna-t-il la permission.
Il était debout devant son lit, fixant son ours en peluche qui lui faisait face. Il avait ce nounours depuis qu'il était né, il s'était endormi tous les soirs avec lui à ses côtés. C'était la toute première que Rasa et elle avaient acheté pour lui.
-Je ne crois pas que Sasori sera ravi si tu l'emportes avec toi, avoua-t-elle en comprenant ce qui le tracassait.
Si cela avait été elle le shinobi responsable de trois enfants elle aurait accepté qu'ils emmènent un petit doudou pour les réconforter pendant la nuit, leur première nuit loin du village, loin de leur maison et de leurs parents, mais Sasori n'était pas elle, et il ne tolérait pas ce genre d'enfantillage.
-Je sais, mais j'ai peur qu'il se sente seul et qu'il soit effrayé sans moi, dit-il tristement.
-Tu penses qu'il irait bien s'il dormait dans notre lit entre ton père et moi ?, proposa-t-elle.
-...Oui, entre vous deux il n'aurait pas peur parce qu'il saurait qu'il ne peut rien lui arriver, affirma-t-il après plusieurs minutes de réflexion.
-Très bien, alors maintenant que ce problème est réglé, occupons nous de préparer ton sac, tu me donnes un coup de main ?
-D'accord maman, accepta-t-il en souriant. »
