Non vous ne rêvez pas, voici déjà le chapitre 9, je ne sais pas si je posterais le suivant aussi rapidement.
Chapitre 9
Le soleil se leva comme tous les matins sur le pays du vent, réveillant tous ceux dont le travail débutait tôt. Karura Sabaku No avait quitté son lit en même temps que son époux, et elle préparait le petit-déjeuner.
« La première mission de nos enfants te préoccupe Karura, devina-t-il en l'observant.
-Suis-je si transparente que cela ?, lui demanda-t-elle gênée.
-Je te connais depuis assez longtemps et je vis avec toi, rien en ce qui te concerne ne m'échappe, répondit-il.
-...Oui je suis inquiète, bien sûre que je le suis, nos enfants sont encore si jeunes Rasa, et toi et le conseil vous les envoyez loin de moi, et cela m'angoisse. Je suis terrorisée à l'idée qu'ils leur arrivent un malheur et que je ne sois pas là pour les protéger, c'est le pire sentiment qu'une mère puisse éprouver, dit-elle.
Son mari se rapprocha lentement d'elle et la serra fort dans ses bras, elle se blottit contre lui et encercla sa taille avec ses bras, profitant de ce moment d'intimité qui s'offrait à eux.
-Karura, je comprends tes craintes, tu as porté nos enfants pendant neuf mois, tu as été en liée à eux bien avant moi, tu les aimes, tu ne veux que leur bonheur et c'est normal, mais tu n'as rien à craindre, fais-moi confiance. Sasori est très attaché à eux, il ne prendrait jamais le risque de mettre leur vie en danger. C'est le meilleur shinobi que je connaisse pour les entraîner et veiller sur eux, affirma-t-il.
-J'ai moi aussi confiance en lui et je ne doute pas une seule seconde de son dévouement envers notre fille et nos deux fils, je l'ai vu se comporter avec eux avec plus de douceur et de respect qu'il ne l' jamais fait avec certains ninjas adultes, confirma-t-elle.
-Alors pourquoi être soucieuse si tu crois en lui ?
-Rasa te souviens-tu quel âge ont nos enfants ? Ils peuvent très bien revenir sains et saufs de cette mission mais en ayant perdu leur innocence, peut-être qu'avec les années tu as oublié mais moi je me rappelle encore très nettement du traumatisme qui m'a poursuivi pendant des semaines lorsque j'ai dû tuer pour la première fois. J'avais treize ans Rasa, et j'en ai fais des cauchemars pendant des nuits, ils sont trop jeunes, cela va les détruire,se plaignit-elle.
-Ma chérie, ce sont tes yeux et ton cœur qui t'aveuglent et t'empêchent de les voir tels qu'ils sont. Ces dernières semaines notre petite Temari a amélioré son endurance au point de devenir la meilleure de sa classe, notre petit Kankuro consacre son temps libre à lire des ouvrages sur tout ce qui se rapporte aux marionnettes et aux marionnettistes, quant à notre petit, notre tout petit Gaara, il devient de plus en plus complice avec Shukaku, je le perçois à travers son chakra, tout comme je sens son envie d'apprendre le plus de choses possibles afin de me succéder un jour. Ils sont prêts Karura, et si ce n'avait pas été le cas, je n'aurais jamais donné mon accord pour cette mission, affirma-t-il en la fixant droit dans les yeux.
La kunoichi qui sommeillait en elle ne doutait pas une seule seconde de lui elle l'avait vu si souvent prendre le commandement de missions auxquelles elle avait participé qu'elle avait confiance en ses décisions. C'était différent pour la mère qui vivait en elle, c'était dans son instinct de vouloir à tout prix protéger et défendre sa progéniture, et devoir confier leur sécurité à quelqu'un d'autre allait à l'encontre de son rôle de mère.
-Karura, tout ira bien, répéta Rasa en l'embrassant sur le front. »
Elle ne répondit rien, il n'y avait rien à dire ou faire qui pousserait son mari à changer d'avis. Elle termina de préparer le petit-déjeuner et monta réveiller ses enfants. Cela fut simple que les autres matins, ils étaient tellement excités par la perspective de quitter enfin le village et de voyager qu'ils n'avaient pas envie de paresser au lit. Leur enthousiasme était contagieux, et même si cela ne chassait pas les craintes de leur mère, elle se mit à sourire, contaminée par leur joie et leur impatience. Elle avait été dans le même état lorsqu'elle était partie pour la première fois de Suna.
Ils venaient de terminer de s'habiller et de mettre leur sac à dos lorsque des coups furent frappés à la porte. La maîtresse de maison alla ouvrir et ce fut sans surprise qu'elle découvrit Sasori.
« Bonjour Sasori-kun.
-Bonjour Karura-san, sont-ils prêts ?, lui demanda-t-il
-Oui, en t'attendant ils récitaient les règles des shinobis, je vais les chercher ne bouge pas, indiqua-t-elle.
Elle revint quelques secondes plus tard avec ses trois enfants qui saluèrent à leur tour leur professeur.
-Très bien si vous avez tout ce qu'il vous faut et que vous êtes prêts nous allons immédiatement y allez, les prévint-il.
-D'accord sensei, dirent-ils en chœur.
-Vous êtes sûrs d'avoir prit tout le nécessaire ?, leur demanda-t-il
-Oui sensei nous avons tout ce qu'il y avait sur la liste, affirma Gaara.
-Excellent, alors je n'ai plus qu'à vous donner ceci, vous les mettez et ensuite vous dîtes au revoir à votre mère, commanda-t-il.
-Qu'est-ce que c'est ?, demanda Kankuro en prenant ce que leur professeur leur tendait, bientôt imités par sa sœur et son frère.
-Ce sont des bandanas d'identification dessus est inscrit mon numéro de matricule ainsi que le village auquel vous appartenez, expliqua-t-il.
-Pourquoi est-il indiqué votre numéro et pas votre nom ?, le questionna Gaara
-Si jamais vous vous perdiez, ce qui n'arrivera pas si vous tenez à repartir en mission avec moi, ces bandanas serviraient à savoir dans quel village il faut vous ramener. Cependant, certains ninjas me vouent une certaine haine ou une certaine rancune et ils verraient en vous le moyen idéal de se venger de moi s'ils voyaient mon nom écrit. Peu de mes ennemis connaissent mon numéro, cela diminue les risques de rapprochement entre vous et moi, et cela augment les chances que vous soyez sauvé, même si je le répète les probabilités que vous vous égariez sont quasiment nulles, insista-t-il.
Ses trois élèves hochèrent la tête en signe d'approbation, c'était logique, leur professeur faisait cela pour les protéger. Temari attacha le tissu qu'elle avait entre les mains autour de son cou, son premier frère le positionna sur son front, de la même manière que leur sensei portait son bandeau, et Gaara choisit de le mettre autour de son bras droit.
-Écoutez Sasori, obéissez-lui et tout ira bien, leur conseilla leur mère en plongeant ses yeux dans ceux de l'homme en face d'elle.
-Tout ira bien, répéta-t-il d'un ton confiant et qui avait valeur de promesse.
Elle lui répondit par un sourire de remerciement, il veillerait sur ses enfants au péril de sa vie, et les défendrait comme s'ils avaient été les siens, avec lui ils ne risquaient rien.
-Dîtes au revoir à votre mère, il est l'heure d'y allez, déclara-t-il.
Chacun à leur tour ils firent un câlin à leur maman sans trop s'attarder car il ne fallait pas abuser de la patience du jounin.
-C'est bon sensei, affirma l'unique fille du trio. »
Sasori se mit donc en route et les trois Sabaku No le suivirent sans davantage s'attarder sur le pas de leur porte. Ils se tournèrent une dernière fois et adressèrent un dernier regard vers leur mère, regard auquel elle répondit par un immense sourire.
L'Akasuna No parcourait les rues sans prêter attention à ce qui l'entourait, ce qui n'était pas le cas de ses petits protégés, qui eux avaient les yeux qui naviguaient incessamment de droite à gauche et de gauche à droite. C'était la première fois qu'ils traversaient ces rues à cette heure-ci et ils observaient toute cette vie qui leur était inconnue. Ils croisaient des marchands qui préparaient leurs stands, des civils qui allaient faire leur marché ou qui se rendaient à leur travail, des chats qui paressaient sur le rebord des toits... Ils leur étaient parfois difficile d'imaginer une vie en dehors de celle des shinobis, pour eux il s'agissait d'un monde parallèle et ces deux univers ne se mélangeaient jamais.
Ils finirent par atteindre le poste de surveillance où se tenaient les deux ninjas de garde, ils étaient là pour contrôler les entrées et les sorties du village. Seulement une autre personne était là, un homme qui avait quitté leur maison avant eux, un homme qu'ils avaient été déçus de manquer.
« Sasori à l'heure comme toujours, nota sans surprise le chef du pays.
-On ne change pas les vieilles habitudes surtout lorsqu'elles sont bonnes, répondit-il.
-Tu as raison, alors si tout est en règle, je ne vous retarde pas davantage, déclara-t-il.
Rasa fixa ensuite ses iris dans celles du roux et ce dernier comprit très clairement le message qu'il lui transmettait : «Veille sur mes enfants » étaient les mots qu'il pu y lire. Sans parler il lui répondit qu'ils ne leur arriveraient rien, pas tant qu'il serait vivant. Le marionnettiste reprit sa route lorsqu'il eut l'autorisation de son supérieur hiérarchique.
-Ne t'inquiètes pas papa tout ira bien, euh je veux dire ne vous faîtes aucun souci kazekage-sama tout va bien se passer, se reprit Kankuro en bombant le torse ce qui fit rire Gaara.
-Je veillerai sur eux, promit Temari en roulant des yeux et en poussant le brun.
Leur père remarqua que son plus jeune enfant était encore là devant lui, l'air un peu intimidé, il s'accroupit et caressa ses cheveux.
-Tu es fort et courageux, tu n'as pas à avoir peur, Sasori est là, ainsi que tes aînés et tu sais à quel point ils sont protecteurs envers toi, et puis tu as Shukaku, il est là aussi pour te défendre, n'est-ce pas Shukaku ?
L'adulte ressentit un changement de chakra émanant de son garçon mais ce changement n'avait rien de menaçant et il le traduisit par une approbation de ce qu'il venait de dire.
-Allez file sinon ton professeur va râler, indiqua-t-il à Gaara.
-D'accord, merci papa, répondit-il en souriant. »
Il marcha d'un pas rapide afin de ne pas faire attendre les autres plus longtemps. Le jounin responsable d'eux ne fit aucun commentaire sur les minutes qu'ils avaient perdu à cause de lui. Il fixa l'horizon pendant un long moment, avant de se retourner vers ses élèves.
« Ecoutez-moi bien tous les trois, le désert peut être votre meilleur allié comme il peut être votre pire ennemi si vous ne le maîtrisez pas. Ne le sous-estimez jamais si vous tenez à rester en vie. Vous allez vous mettre en file indienne derrière moi, Kankuro tu seras derrière moi, ensuite Gaara et Temari tu fermeras la marche.
-Bien sensei, répondirent-ils. »
Ils se placèrent dans l'ordre énoncé par leur enseignant et franchirent enfin la limite qui séparait le village du désert. Les Sabaku No étaient fous de joie, ils avaient si souvent rêvé de découvrir le monde qui existait en dehors de Suna et voilà qu'aujourd'hui ce rêve était devenu réalité. Sasori, qui leur jetait un coup d'œil de temps à autre afin de s'assurer qu'ils suivaient, s'était aperçu de leur enthousiasme, du bonheur qu'ils avaient à s'aventurer à l'extérieur des immenses murs défensifs de Sunagakure. Cela le ramenait à sa toute première mission lorsqu'il était devenu un genin. Lors de celle-cil il avait été un peu plus vieux qu'eux et contrairement à eux il avait su se défendre tout seul mais il avait éprouvé les mêmes sentiments qu'eux ( au plus profond de lui bien entendu, un vrai ninja ne montrait jamais ses émotions). Pour les enfants qui étaient derrière lui c'était une autre situation, ils n'étaient pas encore des shinobis et ils avaient encore toute leur innocence, innocence qu'il était bien déterminé à préserver encore quelques temps.
« Nous allons faire une pause ici, nous avons bien avancé et il faut que vous vous reposiez un peu, les informa-t-il en s'arrêtant.
La zone était plate, et un des rares rochers du pays du vent sortait du sable, était un toit naturel parfait pour la fille et les deux garçons, leur procurant assez d'ombre pour les abriter tous les trois. Il était presque midi, et le soleil était au zénith, cette chaleur ne dérangeait pas le chef du groupe, il s'y était habitué au fil des années, mais ce n'était pas leur cas, cette chaleur intense leur était pénible à endurer et il n'y avait pas d'air pour les rafraîchir.
-Nous allons rester ici un moment, si vous avez faim et soif c'est le moment, plus tard cela sera impossible, annonça-t-il
-Cet arrêt sera plus long que les autres ?, demanda Kankuro.
-Oui, les autres servaient à vous aider à reprendre votre souffle, celui-ci est indispensable car il fait trop chaud pour que l'on continue à avancer, c'est donc l'occasion idéale pour que vous vous restauriez, signala-t-il.
Les Sabaku No retirèrent leur sac de leur dos et les ouvrirent, ils en extirpèrent leur bento ainsi que leur gourde. Ils se restauraient pendant que leur sensei montait la garde, attentif au moindre bruit, au moindre mouvement suspect.
-Vous ne mangez pas Sasori-san ?, le questionna Gaara
-Ne t'inquiètes pas pour moi je ne suis pas affamé, j'ai prit un petit-déjeuner adapté afin de tenir jusqu'à ce soir, car si nous poursuivons sur le même rythme et qu'aucune tempête ne se déclenche alors nous rejoindrons Koseki à la tombée de la nuit, affirma-t-il.
-Nous y arriverons sensei, vous pouvez compter sur nous, nous courrons jusqu'à être épuisés s'il le faut mais nous serons à l'heure, promit Temari d'un ton déterminé.
Le brun à sa gauche la fixait comme si elle était tombée sur la tête, et le roux à sa droite la regardait d'un air incertain, même s'il ne le montra pas, leur réaction amusa Sasori, ils étaient encore tellement innocents, et pour un homme aussi impassible et indifférent envers le monde que lui, cela était plaisant à voir, et intriguant. Il se demandait comment trois enfants d'un couple de ninjas, rêvant d'en devenir et ne pouvant ignorer les sacrifices que ce choix de carrière impliquait pouvait être encore aussi candides, encore plein de vie...C'était un mystère et aussi un inconvénient car le jour où cette innocence volerait en éclats quel genre d'individus deviendraient ils ?
-Sasori-sama, peut-on savoir quel est le contenu du colis que nous apportons aux habitants de Koseki ?, l'interrogea la blonde.
-Il s'agit de matériel afin de fabriquer des armes pour Suna, répondit-il.
-Quel genre d'armes, des shurikens, des kunais ?, se renseigna Kankuro très intéressé.
-Je ne peux pas vous le dire, c'est un secret seulement connu par le kazekage et les fabricants d'armes de Koseki, lui expliqua-t-il.
-Donc ce sont des nouvelles armes, en conclut le garçon.
-Terminer votre repas et économisez votre souffle en arrêtant de parler, nous n'allons pas tarder à repartir, les prévint-il.
-D'accord sensei !, s'exclamèrent-ils. »
Le marionnettiste continua de scruter les alentours, le soleil était légèrement moins chaud, et s'il souhaitait atteindre leur destination le plus tôt possible, il ne fallait pas rester ici encore trop longtemps.
