Je suis désolée pour la longue attente, je vais essayer de poster le suivant dans le courant du mois d'août mais comme toujours je ne promets rien.
Chapitre 10
Ils avaient repris la route depuis plusieurs heures, les trois enfants avaient à nouveau des forces et de l'énergie et Sasori avait pu limiter le nombre de pauses après le déjeuner. La nuit allait bientôt tomber et comme il l'avait prévu le village n'était plus très loin, il était d'ailleurs visible à quelques mètres d'eux.
« Nous y sommes presque, ralentissez, leur ordonna-t-il.
Ils se plièrent à son commandement et s'arrêtèrent même complètement lorsque l'adulte stoppa ses pas. Il scruta minutieusement les environs, s'assurant que rien n'était anormal et qu'ils n'étaient pas en danger.
-C'est bon, nous pouvons y aller, indiqua-t-il après plusieurs longues minutes qui parurent être une éternité pour les Sabaku No.
Ils atteignirent enfin l'entrée de Koseki, et cela fut l'occasion pour les futurs ninjas d'observer ce village qui était le tout premier qu'ils visitaient de leur vie. Le contraste entre l'endroit où ils avaient vécu depuis toujours et celui-ci était assez impressionnant. Le lieu où ils étaient actuellement était plus petit que Sunagakure et les maisons moins hautes. Ici tous les habitants portaient une arme sur eux, et ils étaient difficiles pour les enfants de savoir qui était un civil et qui était un ninja.
-Sasori-san, cela faisait longtemps qu'on ne vous avait pas vu, déclara un homme lorsqu'il nota leur présence.
-Yokono-san, le salua-t-il respectueusement.
Temari fronça les sourcils intriguée, son sensei ne saluait que très peu de gens de cette manière, la seule personne qui lui venait à l'esprit était le quatrième kazekage, et même si ce salut là semblait plus forcé que celui qu'il adressait à son père, cela n'en restait pas moins qu'il le faisait. Elle s'inclina comme elle l'avait appris et ses frères reproduisirent les mêmes gestes sans se poser de questions. Leur sœur était plus douée qu'eux dans tout ce qui touchait de près ou de loin à la diplomatie.
-Je vois que tu es devenu le chef d'une équipe, bien que je dois t'avouer que je les trouve bien jeunes, commenta-t-il en posant ses yeux sur eux.
-Le talent n'a pas d'âge, et s'ils n'avaient pas eu le niveau je ne les aurais pas emmené avec moi, répondit-il.
-Tu as raison, et te connaissant tu dois être extrêmement exigeant avec eux, plaisanta l'homme en face de lui.
-J'attends d'eux qu'ils soient suffisamment forts pour survivre à toutes les situations parce que s'ils devaient échouer la mort ne les raterait pas.
-Vous n'êtes pas obligé de les traumatiser tout de suite Sasori-san, intervint une femme d'environ du même âge que l'individu masculin.
-Voici mon épouse Yokono Anju et je suis Yokono Shinzaburo, nous sommes les dirigeants de Koseki.
-Enchanté, je suis Temari et voici mes frères Kankuro et Gaara, présenta-t-elle.
Si elle n'avait pas donné leur nom de famille c'était parce qu'elle était curieuse de savoir comment ils étaient traités par des habitants du pays du vent qui ne connaissaient que leur patronyme et qui ignoraient à quoi ils ressemblaient.
-Que nous vaut le plaisir de votre compagnie ?, lui demanda Anju.
-Nous vous apportons le colis contenant ce dont vous avez besoin, expliqua Kankuro.
-Je vois, je vois, déclara Shinzaburo. Je vais l'apporter chez notre spécialiste pour ce genre de travail, je vous confie aux bons soins de mon épouse, indiqua-t-il avant de commencer à s'en aller.
-Veuillez m'excuser mais cela serait-il possible de vous accompagner, mes élèves n'ont jamais visité d'atelier de fabrications d'armes, ce serait une bonne expérience pour eux, indiqua le jonin de Suna.
-Bien sûr, cela sera un honneur pour moi de leur montrer notre savoir-faire, accepta-t-il
-Merci beaucoup monsieur, répondit Gaara timidement.
-Je vais préparer le repas et les chambres pendant ce temps,les prévint-elle »
Il les conduisit ensuite jusqu'à l'atelier et ils y entrèrent. L'endroit était sombre éclairé par les flammes d'un feu situé au centre de la pièce principale. Un petit groupe de personnes, environ une dizaine, s'affairaient à diverses tâches plus ou moins complexes. Certains d'entre eux fabriquaient des kunais, d'autres des épées de longueurs variées...Un homme, à peine plus jeune que Sasori, les remarqua lorsqu'il pénétra dans la pièce principale. Il se rapprocha d'eux, s'inclina devant son chef, puis devant eux avant de se relever.
« Voici Kasai Kyuso le responsable de cet endroit, Kasai tu te souviens de Sasori-san, et voici ses élèves Temari-chan, Kankuro-kun et Gaara-kun. Ce sont eux qui nous apportent le matériel que nous attendions, l'informa-t-il.
-Parfait, nous allons pouvoir nous atteler à la création de cette arme, dit-il d'un ton enthousiaste.
Le jonin tendit le paquet à Kankuro qui semblait vouloir être celui qui le donnerait à l'individu en face d'eux. Le petit brun se rapprocha de celui qui en avait besoin et ce dernier le lui prit gentiment des mains.
-Quel genre d'arme allez-vous fabriquer ?, lui demanda le petit garçon.
-Pour le moment nous ne savons pas vraiment, plusieurs options se présentent à nous et nous allons toutes avoir la possibilité de les tester grâce à ce paquet que vous nous avez emmenez, avoua-t-il.
-Vous ne savez pas ?, répéta-t-il perdu et déçu.
-Tu sais le kazekage veut une arme révolutionnaire qui nous permette de surpasser le pays du feu, il est donc capital que nous ne gâchions pas inutilement les ressources que vous nous confiez. Dès que nous y serons parvenus et que nous serons certains qu'elle fonctionne nous enverrons un message à Suna pour leur signaler que tous nos mois d'efforts et de réflexions auront porté leurs fruits. J'espère qu'à ce moment-là tu seras fier de nous, le consola-t-il.
-J'en suis sûr, ce sera la meilleure arme jamais créée et le monde saura que le pays du vent est aussi puissant que celui du feu, affirma-t-il sûr de lui le poing levé vers le ciel. »
Ils restèrent quelques minutes supplémentaires à observer le travail des artisans, avant de suivre Shinzaburo jusqu'à chez lui. Si les Sabaku No n'avaient pas su qu'il était le chef du village, ils l'auraient deviné rien qu'à la devanture de sa demeure. La devanture était plus élégante que leur maison, et démontrait clairement qui régnait à Koseki. La résidence de la famille du kazekage était plus grande mais avait été bâtie de sorte à s'accorder avec les bâtisses environnantes, ici, l'esthétisme était le dernier de leur souci. Le plus étrange était sûrement l'intérieur qui était plus modeste que l'extérieur, et qui ressemblait à ceux des maisons de leurs amis.
Anju avait mis la table et était en train de surveiller la cuisson des aliments lorsqu'ils arrivèrent. Ils déposèrent leurs affaires dans l'entrée, montèrent se laver les mains à l'étage comme elle le leur avait indiqué, puis redescendirent afin de se restaurer.
Après le dîner qui fut assez silencieux, les enfants n'ayant trop su de quoi parler s'étaient contentés de répondre aux questions et leur sensei n'étant pas non plus du genre bavard, leur hôtesse, après qu'ils aient repris leurs affaires, les conduisit jusqu'à une chambre d'ami. Elle était assez simple, mais spacieuse et le seul meuble qui intéressait vraiment la fratrie en cette heure tardive était l'immense lit qui trônait au milieu de la pièce. Les petits avaient demandé la permission d'être dans la même, comme c'était la première nuit qu'ils passaient loin de chez eux.
« Voici l'endroit où vous allez vous reposer les enfants, indiqua Anju, Sasori je vais vous montrer la votre.
-Non merci beaucoup, je vais rester avec eux, indiqua-t-il.
-Vous en êtes certain, nous en avons une adjacente à celle-ci, précisa-t-elle.
-Sûr et certain merci, répondit-il d'un ton déterminé.
-Comme vous le voudrez, je n'insiste pas, accepta-t-elle en se retirant. »
Les Sabaku No enfilèrent leur pyjama (Temari se changea dans la salle de bain) et filèrent se mettre au lit Kankuro dormait à gauche, Gaara était au milieu et leur sœur à droite. Le jonin s'était assis par terre à leurs pieds veillant sur la porte en face d'eux et du coin de l'œil sur la fenêtre à leur droite. La fratrie était trop épuisée pour rester éveillée et malgré que ce n'était pas chez eux ils ne tardèrent pas à s'endormir profondément. Le marionnettiste n'eut pas besoin de se retourner pour savoir que ses protégés avaient basculé dans le monde des rêves, le chakra qu'ils se mirent à produire était beaucoup plus léger, et Sasori fut soulagé qu'ils n'avaient eu aucun soucis à trouver le sommeil. Il ne savait pas comment il s'y serait pris s'il avait fallut les y aider.
Le lendemain matin lorsque les rayons du soleil filtrèrent à travers la fenêtre Sasori se leva et réveilla les enfants. Il fut plus doux avec le plus jeune car il se méfiait de Shukaku qui pouvait s'énerver et décider d'attaquer. Il valait mieux être prudent avec les humeurs du démon. Ils eurent du mal à se tirer complètement du sommeil et leurs premiers pas vers la porte furent assez lents et hésitants.
Ils descendirent tous les quatre et furent étonnés de découvrir leur hôtesse en train de préparer leur petit-déjeuner pendant que son mari était assis à table. Ils leur dire bonjour auquel répondirent les quatre ninjas de Suna avant de s'installer à leur tour. Tout comme le dîner de la veille, ce repas fut relativement silencieux mais les Yokono ne s'en formalisèrent pas, ils avaient bien remarqué que les yeux des petits n'étaient pas encore totalement ouverts. Après avoir avalé leur bol de céréales et bu leur verre de jus de fruits les deux garçon et la fillette remontèrent s'habiller et récupérer leurs affaires. Ils redescendirent à nouveau, remercièrent le couple et suivirent leur enseignant à l'extérieur afin de reprendre la route pour rentrer chez eux.
Il était tôt et Sasori se doutait qu'ils allaient avoir plus de mal à avancer que lors du trajet allé et ce parce que cela faisait deux jours de suite qu'ils devaient se lever bien avant ce dont ils avaient l'habitude. Ils étaient encore jeunes et de longues nuits de sommeil étaient nécessaires pour leur croissance et leur bonne santé. Pourtant ils n'avaient pas d'autres choix que de garder la même allure que celle de la veille. Il allait devoir les presser un peu afin qu'ils puissent effectuer une grande partie de la route dans la matinée, ils auraient moins chaud, cela serait plus agréable pour eux.
