Disclamaire : Tout appartient à Disney.
Chapitre 1 : Un Coeur Glacée
Il faisait nuit sur le Royaume d'Arendelle. La Reine Elsa ne dormais pas encore. Elle observait les étoiles depuis le balcon de sa chambre royale. De sa position, le Royaume était visible à perte de vue. Mais, cette nuit-là, ce n'était pas les Sujets d'Elsa qui était au centre de ses préoccupations. Presque trois années c'était écoulées depuis que le prince Hans avait tenté de prendre le pouvoir à Arendelle. Trois ans que Elsa avait fini par révéler ses pouvoirs à sa sœur, Anna. Elsa n'avait jamais oublié ces quelques jours où elle avait vécu dans une solitude à la fois cruelle et salvatrice. Ce n'était pas sa fuite qui avait marqué la libération de son secret, son pouvoir de Glace qui hanté chacune de ses nuits. Ni le fait que Elsa ait failli détruire Arendelle contre sa volonté. Ou encore le véritable châtiment que le prince Hans aurait mérité, selon elle. Non. Il s'agissait de sa sœur, Anna.
Depuis que Elsa avait touché le cœur d'Anna avec son pouvoir de Glace, elle n'avait jamais pu trouver le courage d'en parler avec sa sœur. Oh… Bien entendu, Anna, elle, avait tenté d'aborder le sujet, mais la Reine Elsa détournait à chaque fois le sujet, ou disparaissait pour de mystérieuses raisons. Au fond d'elle, quelque chose s'était brisé, même sí toutes ces mésaventure avait permis aux deux soeurs de se retrouver après toutes ces années de mensonges : Les parents d'Elsa avait cloisonné ses pouvoir de Glace au yeux du Royaume, mais surtout, de sa soeur, en demandant aux Trolls de faire disparaître une partie de la mémoire de Anna. Pourtant, malgré que Elsa ait retrouvé son lien unique avec Anna, elle n'arrivait pas à se pardonner de lui avoir fait un terrible mal qui l'avait presque tué. C'était pour cette raison que Elsa observait les étoiles, pensive.
L'été venait de naître dans toute la région, Elsa c'était donc couvert d'une simple robe de chambre couleur pourpre pour profiter de la fraîcheur de la nuit. Son pouvoir étant la Glace, les futur chaleur qui s'annonçait dans le Royaume la préoccupée aussi. Elsa s'appuya sur la rambarde du balcon en soupirant : Elle ne connaissait toujours pas l'origine de ses pouvoirs. Il s'agissait d'une question primordiale pour celle-ci qui était depuis sa naissance, sans la moindre réponse. Pour ne pas tomber dans l'obsession, Elsa se rappelait souvent de la berceuse que sa mère lui chantait à elle et à Anna : Si tu plonge dans le passé, prend garde de ne pas t'y noyer. Mais le présent était bien trop amère pour Elsa, alors, elle avait tendance à ne plus suivre les conseils de sa mère disparue. Elsa fut forcé de sortir de ses douloureux songes quand quelqu'un frappa à la porte de sa chambre.
Dans un premier temps, Elsa ne bougea pas d'un centimètre. Elle verrouillé systématiquement sa porte, à l'aide de ses pouvoirs. Elle ne tenait pas à ce que Anna vienne la surprendre dans sa mélancolie lors de ses nombreuses nuits agitées. Kai et Gerda, ses principaux serviteurs à la cour, pouvaient attendre le matin où Elsa portait un masque qui cachait son mal être. De plus, son Chambellan, qui s'occupé des affaires du Royaume, savait gérer les problèmes quotidiens sans la présence de Elsa. Mais, cette fois-ci, l'intru semblait beaucoup plus insistant :il tambourinait littéralement contre la porte de sa chambre. Elsa frissonna, cependant, ce n'était pas à cause de la fraîcheur de la nuit. Elle ne connaissait qu'une seule personne capable d'un tel manque de manière envers la Reine. C'était sa sœur, Anna, une véritable pile électrique.
Elsa hésita longuement avant de rentrer dans sa chambre. Elle avait rarement vu Anna au beau milieu de la nuit depuis trois ans. Mais l'insistance de sa sœur finit par avoir raison d'elle. Peut être était ce le moment que Elsa attendait inconsciemment pour pouvoir enfin regarder Anna dans les yeux et se faire pardonner. C'était avec cet infime espoir en tête qu'elle décida de se rapprocher prudemment de la porte. Elle leva son bras et la magie de Glace opéra, faisant disparaître son verrou ensorcelé. Elsa posa sa main sur la poignée et finit par l'abaisser.
Elsa eut à peine le temps de faire un pas en arrière pour éviter Anna qui frappa dans le vide, trébuchant maladroitement sur le sol. Elsa lui tendit la main pour l'aider à se relever. Celle-ci accepta son aide et lui dit :
- Elsa ! Il faut que je te parle d'une chose vraiment importante !
-Anna… Il est plus de trois heures du matin, répondit Elsa en gardant contenance devant l'énergie débordante de sa sœur.
- Je sais que tes obligations de Reine te fatigue énormément et que tu préfères dormir sans moi… dit Anna avec précipitation. Mais la situation est urgente !
Elsa observa Anna dans sa robe de chambre noir. Celle-ci semblait complètement dépitée, laissant peu de choix à Elsa. Elle avait trouvé l'excuse presque parfaite pour que sa sœur lui rende le moins possible visite la nuit : faire croire que gérer un Royaume puisait toutes ses forces. Anna ignorait que c'était le Chambellan de Elsa qui s'occupait en grande partie de cette tâche.
- Rentre, dit Elsa malgré elle. Que s'est-il passé ? ajouta-t-elle en restant calme face à la vivacité de sa sœur.
- Je suis désolé, Elsa, répondit Anna en regardant le sol, mal à l'aise. Mais il s'agit de toi.
- Moi… Moi… balbutia Elsa en reculant encore d'un pas. Tu m'as mentit, Anna ?!
- Je n'avais pas le choix Elsa, répondit-elle en refermant la porte derrière elle. Cela fait bientôt trois ans que tu me caches quelque chose. Je ne suis pas idiote.
Elsa ne savait pas comment réagir. Elle était à la fois révoltée que sa sœur l'aie mise au pied du mur, mais aussi terrorisée à l'idée de discuter avec elle de ce jour maudit où elle avait failli la tuer. Elsa avait les mains humide et son cœur s'accéléra.
- Tu te trompes Anna, répondit Elsa en rejoignant son lit dans l'espoir que sa sœur n'insiste pas. Je t'es promis de ne plus jamais te mentir.
Anna s'approcha du lit de Elsa visiblement agacé.
- Alors respect cette promesse ! s'exclama-t-elle.
- Je ne te cache rien, répondit Elsa d'un ton ferme. Maintenant, Anna, retourne te coucher, je dois me reposer et tu le sais bien.
- Non ! la stoppa Anna d'un geste de la main. Je n'irai nulle part cette nuit.
Elsa voulait que Anna disparaisse de sa vue. Sa crainte qu'elle ne la déteste vraiment était plus forte que lui confier ses état d'âme. Elle remonta sa couverture jusqu'à son cou et posa sa tête sur son oreiller.
- Tu peux faire semblant devant le Royaume entier, Elsa, mais je suis ta sœur. Je sais quand quelque chose te tracasse.
Elsa aurait souhaité pouvoir devenir invisible. Anna avait compris depuis bien longtemps qu'un mal la rongeait de l'intérieur. Que devait-elle faire ? Sa sœur était têtue…
- Je ne peux pas te le dire, Anna, finit par répondre Elsa en fermant les yeux.
- Je ne te crois pas, insista Anna. Tu n'as pas oublié, n'est ce pas ?
- Oublié ? répéta Elsa en se redressant malgré elle.
Anna avait-elle déjà deviné le douloureux souvenir de Elsa ?
- Un geste d'amour tendre et sincère peut guérir un cœur de glace, cita Anna. J'étais prête à me sacrifier pour toi, Elsa. Parce que tu es ma sœur. Mon unique famille.
- Je… Je m'en souviens… répondit Elsa à voix basse.
- Tu comprends à présent ? dit Anna.
Malgré l'obscurité, Elsa aperçue nettement une larme solitaire coulée le long de la joue de Anna. Qu'avait-elle fait ? En gardant son mal être pour elle, elle n'avait été capable que de faire du mal. Elsa s'assit en tailleur sur son lit, fixant Anna droit dans les yeux.
- Je comprends… Anna… Vient, ajouta-t-elle en indiquant son lit d'un signe de tête.
Anna fit disparaître toute trace de tristesse sur son visage d'un revers de sa manche, puis, elle vint s'installer près de Elsa.
- Parle moi, Elsa, dit Anna avec douceur.
Anna lui prit la main pour lui donner du courage. Elsa leva les sourcil, surprise. Ce geste naturel et sincère lui paraissait étranger après trois années à masquer ses émotions devant sa sœur, son double.
- Ça ne sera pas facile Anna… Mais tu as raison. Je ne peux plus garder ça en moi plus longtemps.
- Elsa… Je serai toujours là pour toi, dit tendrement sa sœur.
- Je… Je n'arrive pas à me pardonner, expliqua Elsa en détournant son regard.
Anna garda le silence pour pousser Elsa à continuer :
- C'est entièrement de ma faute si Arendelle a subi un hiver éternel. Mais surtout… C'est moi qui ai glacé ton cœur. Tu étais morte devant mes yeux, gelée par mon pouvoir.
- Tu n'as jamais voulu me faire du mal de ton propre gré, Elsa.
- Peut-être, Anna, cependant, ce que je t'ai fais est impardonnable.
Elsa retira précipitamment sa main de celle de Anna. Celle-ci commençait à geler à cause de l'angoisse qui montait en elle et qui faisait rejaillir ses pouvoirs de Glace.
- C'est ce que tu penses vraiment ? dit Anna, la voix tremblante.
- Oui, répondit Elsa après un long moment.
- Elsa ! s'exclama sa sœur. Je ne peux pas te laisser porter ce fardeau toute seule ! Tu es ma sœur ! Si tu ne peux pas te pardonner, alors je t'aiderais à le faire. Peu importe le temps que cela prendra.
Elsa ouvrit grand les yeux, étonnée par ce que venait de dire sa sœur. Elle avait l'impression de retrouver une vieille amie perdue il y a bien longtemps.
- Tu as bien grandi, Anna, dit Elsa dont les larmes menaçaient de couler à tout moment.
- Et toi alors ! Tu as toujours été la plus forte de nous deux.
- Ne te dénigre pas, Anna. Tu as affronté mille dangers pour venir me raisonner dans les hautes montagnes du fjord. J'ai juste été capable de te faire du mal.
- Mais tu as finalement sauvé Arendelle de l'hiver éternel !
- C'est vrai, admit Elsa. Pourtant, je n'y serai pas arrivée sans ton sacrifice, ton geste d'amour tendre et sincère.
- Ecoute moi Elsa, dit Anna en regardant sa sœur droit dans les yeux. Je te pardonne. Ce mal que tu penses m'avoir causé à non seulement permis de mettre fin au plan du prince Hans, mais aussi que nous nous retrouvions toutes les deux. J'ai vécu de nombreuses années dans le mensonge et loin de toi, c'est pour cette raison que ce mal est un bien en soi.
- Tu le penses vraiment ? demanda Elsa d'une voix mal assurée qui ne lui correspondait pas.
- Bien sûr, Elsa ! répondit Anna avec un sourire.
Elsa se rendit soudainement compte qu'en gardant pour elle son douloureux souvenir, elle s'était éloignée une nouvelle fois de Anna. Ces trois dernières années, elle s'était donnée corps et âme dans son rôle de Reine d'Arendelle dans le but d'oublier cet épisode tragique et enfouir au plus profond d'elle ses émotions. En effet, elle ne maîtrisait pas encore complètement ses pouvoirs de Glace. Elsa était terrorisée de perdre une nouvelle fois le contrôle si elle se confiait à sa sœur. La dernière fois que cela était arrivé, cela s'était terminé avec Anna gelée et proche de la mort. Cela avait été trop terrible.
- En levant les yeux, Elsa prit les deux mains de Anna et continua :
- Merci, Anna… Je suis tellement désolée de nous avoir fait perdre trois années, avoua Elsa.
- L'important est que nous soyons réunies à nouveau ! répondit Anna d'un ton plus enjoué. Je comprends pourquoi tu ne voulais pas m'en parler. Tu avais peur de ton propre pouvoir, n'est ce pas ?
- C'est exact, Anna. Il n'y a que toi qui me comprenne vraiment…
Anna prit Elsa dans ses bras. Ce geste inattendu de la part de sa sœur bouleversa Elsa. Elle ne lui en voulait donc pas. Une douce chaleur se répandit dans son corps. Malgré ces années où Elsa avait repoussé Anna, celle-ci n'avait jamais abandonné l'espoir de comprendre Elsa.
- Je t'aiderai à vaincre tes peurs ! lui dit sa sœur, toujours dans ses bras. Je t'en fais la promesse.
Elsa ressera son étreinte avec Anna. Les mots ne suffisaient pas pour lui montrer toute sa gratitude.
- En échange, reprit Anna, ne me cache plus tes douleurs, tes craintes… Je ne veux plus être séparée de toi. Plus jamais.
- Désormais, plus rien ne se mettra entre nous, répondit Elsa. Je ferai en sorte de pouvoir rattrapper tout ce temps perdu avec toi.
- Tu as l'intention de geler toutes les personnes qui s'approcheront de moi ? demanda Anna en s'éloignant de sa sœur, un large sourire se dessinant sur ses lèvres.
- Peut-être bien Anna, répondit Elsa en lui rendant son sourire.
Elsa et Anna se regardèrent pendant de longues secondes, le silence étant plus significatif que la parole.
Elsa avait toujours un mal-être au plus profond d'elle-même, pourtant, en se perdant dans les yeux bleus azur de sa sœur, elle se sentait mieux. Anna avait tellement changé depuis l'incident de l'hiver éternel… Elle était d'une maturité déconcertante, loin de la jeune femme qui avait voulu se marier avec un homme qu'elle venait à peine de rencontrer, et qui en plus s'était révélé être maléfique. Sa relation avec Kristoff et les épreuves qu'elles avaient dû affronter avait fait de celle-ci une autre personne. Mais, au fond, Anna restait la même aux yeux de Elsa.
Soudain, Anna s'écroula sur le lit d'Elsa et bailla.
- Je suis épuisée, Elsa, lui dit-elle. Tu peux me chanter une berceuse ?
- Tu n'es plus une enfant, répondit Elsa. Mais puisque je suis heureuse de nos retrouvailles, je vais le faire.
- Tu es la meilleure, Elsa ! s'exclama Anna qui ne semblait pas aussi fatiguée qu'elle ne le disait.
Elsa lui sourit et commença à chanter d'une voix douce et envoûtante. A mesure que le temps passé, Anna ferma les yeux et s'endormit, la respiration calme. Quand Elsa fut certaine que sa sœur dormait, elle se leva de son lit. Elle fit les cent pas avant de poser son regard sur Anna qui paraissait paisible. Ce n'était pas le cas de Elsa. La promesse de sa sœur résonne encore dans son esprit… Arriverait-elle à chasser les démons de son passé ? Puis, Elsa repensa à une parole précise de sa sœur : Un geste d'amour tendre et sincère peut guérir un cœur de glace… Son cœur était-il de glace ? Elle s'inquiétait, ressentait-elle encore de l'amour envers sa sœur ? La seule façon de retrouver enfin Anna serait peut-être de réaliser ce geste d'amour dont parlaient les Trolls ? Elsa ferma brièvement les yeux. L'amour n'avait jamais été la priorité dans sa vie. Elle avait pensé uniquement à cacher ses pouvoirs de Glace et ensuite, ses conflits intérieurs. Elsa ne connaissait rien de tout ça. Anna était plus douée qu'elle sur ce sujet. Mais, Elsa ne devait pas laisser cette idée de côté. Elle était prête à tout pour retrouver pleinement sa sœur, celle qui l'avait toujours le mieux comprise. Une chose était certaine, Elsa ne dormirait pas cette nuit.
