Titre : You're Not Allowed to Come to Office Hours Anymore

Auteur : dandeliondick

Disclaimer : Rien ne m'appartient, je ne fais que la traduction!

Lien version originale : AO3 /works/31686674/chapters/78421406

Notes de la traductrice : Bonjour, ça faisait longtemps ! J'espère que vous allez bien, je reviens avec une nouvelle traduction. Cette histoire a été écrite par dandeliondick qui m'a très gentiment autorisé à la traduire. L'histoire fait 4 chapitres qui sont assez courts et que je posterai chaque semaine.

Résumé : Stiles est un étudiant en criminologie qui suit un cours d'écriture créative car ça couvre le dernier crédit d'anglais dont il a besoin. (Ça aide aussi que le prof soit l'homme le plus sexy de tous les temps). Il travaille au café du campus Beacon Beans où la meute a tendance à monopoliser un coin tous les jours.

Derek est un doctorant qui enseigne le cours d'écriture créative pour la première fois. Il a aussi l'élève le plus agaçant qui n'arrête pas de rendre des devoirs sur l'histoire de la circoncision masculine. Il s'égare dans le café du campus et décide qu'il préfère beaucoup plus l'environnement ici que celui du café près de son appartement.

Des e-mails plein de flirt sont échangés, les commandes de café sont jugées et peut-être que deux idiots tombent amoureux.


CH1 - Professor Hale

Stiles aimait dire qu'il avait ajouté 'LIT-432 Écriture créative' à son emploi du temps pour améliorer son écriture, mais honnêtement, il ne pensait pas beaucoup plus loin que 'cool, quelque chose qui couvre mon écriture facultative et compte également pour mes crédits'.

Il ne savait pas totalement en quoi consisterait le cours jusqu'à ce que le professeur envoie le programme par e-mail trois jours avant le début du cours. Apparemment, M. Le Professeur d'Ecriture détestait passer le premier cours à présenter le programme, ce qui était aussi le cas de Stiles.

Selon le programme, l'objectif du cours était 'd'améliorer les compétences d'écriture créative des élèves en utilisant la fiction, leurs styles personnels et les principes fondamentaux de l'écriture'. Ce qui, dans le cerveau de Stiles, se traduisait par 'les prétentieux étudiants en anglais de premier cycle vont apprendre à écrire de la poésie sur les trottoirs autour d'un cafe de merde et sur un bol de weed tout aussi merdique'. Honnêtement, la plupart des termes dans la liste de vocabulaire étaient déjà dans son historique Google après sa dernière dissertation.

Il ferma l'onglet sans lire le reste du programme et regarda Esprits Criminels pendant quelques heures.

Stiles se précipita dans le couloir lundi après-midi, des livres sous un bras et la moitié d'un biscuit à la fraise dans la bouche. Il entra dans l'amphithéâtre avec presque une minute entière d'avance et un rapide coup d'œil lui apprit que le professeur n'était même pas encore arrivé. But. Un autre rapide coup d'œil à la salle révéla une vingtaine d'étudiants qu'il ne reconnut pas. Ils étaient tous assis en petits groupes, fixant Stiles avec différents niveaux de jugement. Des étudiants en anglais, Stiles ne pouvait pas les comprendre. Il était à peu près certain qu'un modèle de migration entre leurs classes, la bibliothèque et le café était programmé en eux dès qu'ils connaissaient leur matière principale.

Posant ses affaires sur l'un des derniers espaces libres, directement au centre de la première rangée, il sortit le programme fraîchement imprimé de son sac. L'imprimante était ce qui l'avait presque mis en retard le premier jour, Scott et lui juraient tous les deux que la chose était possédée par un démon de désagréments ou qu'elle sentait la peur d'une quelconque manière. Les aiguilles de l'horloge indiquèrent 13 heures précises et le professeur n'était toujours pas là. Il tapotait la table de ses doigts et faisait rebondir son genou sur des rythmes contradictoires, son cerveau n'étant pas doué pour être patient.

Combien de temps devait-il attendre ? Quinze minutes ? Était-ce différent si le professeur avait un doctorat ? Stiles ne pouvait même pas se souvenir du nom du gars, il sortit son téléphone pour vérifier à nouveau l' e-mail.

Un dernier gars passa la porte et la ferma derrière lui, distrayant Stiles de sa recherche de l'e-mail. Stiles dut se pincer pour s'assurer qu'il ne rêvait pas. Le gars était sexy, genre au niveau de sexy d'un dieu grec. Ses cheveux noirs étaient coiffés en arrière avec du gel, à l'exception d'une seule mèche qui tombait sur son front (le nerd de bandes-dessinées en Stiles était en train de pleurer), un barbe de trois jours parfaite qui fit errer l'esprit de Stiles jusqu'à des endroits inappropriés, et des lunettes à épaisse monture noire auxquelles Stiles essayait délibérément de ne pas penser. Stiles pensait qu'il s'était remis de tout ce truc d'avoir le béguin pour son professeur après Mme April en troisième, apparemment grand, brun et nerd figuraient sur la liste des faiblesses de Stiles même quand il s'agissait de son professeur.

Il marcha jusqu'à l'avant de l'amphi, déposant sur le bureau un sac à bandoulière marron que Stiles n'avait pas remarqué auparavant. Il se tourna vers le tableau blanc et écrivit en grosses lettres majuscules, "LIT 432 : Écriture créative". Il se tourna et sourit, et Stiles sentit son cœur rater littéralement un battement. "Désolé d'être en retard, je suis M. Hale et bienvenue dans ma classe."

Il alluma le projecteur et, sans perdre de temps, commença le cours. Stiles avait une crampe dans la main à force d'écrire et les gribouillages dans la marge étaient cruellement manquants. Le gars aux cheveux bouclés à côté de lui avait imprimé les diapositives et il écrivait juste dans l'espace vide autour d'elles, une idée de génie, il le détestait un peu (et pourquoi portait-il une écharpe en août ?).

La dernière diapositive vierge ressemblait à la réponse à ses prières quand Professeur Hale termina le cours avec, "Et le sujet de la dissertation de cette semaine est de retravailler un conte de fées classique en une histoire se passant dans un cadre moderne." Le cerveau de Stiles avait déjà beaucoup trop d'idées et aucune d'entre elles n'était appropriée pour l'école. Cela s'arrêta brutalement quand son cerveau enregistra les mots, 'de cette semaine'. Il comprit que son filtre cerveau-bouche l'avait à nouveau abandonné quand il se rendit compte qu'il avait dit la plupart de cela à voix haute.

"Si vous aviez lu le programme," M. Hale commença à enlever ses lunettes, ce qui apparemment indiquait à tout le monde que le cours était terminé, "vous sauriez que je vous donne à faire une dissertation chaque lundi qui est à rendre le lundi suivant."

"Je comprends pourquoi Garfield déteste les lundis."

"Nous pouvons toujours faire en sorte que la vôtre soit pour le vendredi, avant tout le monde, monsieur ?" Ses sourcils étonnamment épais qui étaient haussés comme pour le mettre au défi, faisaient tortiller Stiles.

"Stilinski, je l'aurai lundi monsieur."

Son trajet jusqu'au Beacon Bean fut hanté par une barbe de trois jours et des lunettes. Il sursauta presque quand Scott passa son bras autour de ses épaules. "Tu sais que tu ne devrais pas marcher et rêvasser en même temps, mec. Tu te souviens de ce qui s'est passé la dernière fois ?"

Stiles laissa échapper un frisson, il s'en souvenait, et Lydia ne le laisserait jamais l'oublier non plus. "Désolé, mec, mais je dois admettre que ça en aurait valu la peine pour ma rêverie."

Ils poussèrent chacun l'une des doubles portes et les sons de conversations ainsi que le bruit de la machine à expresso brisèrent l'air. "Mec, m'en parles pas, il y a cette fille super mignonne dans mon cours de psychologie."

Stiles se glissa derrière le comptoir, poussant son sac sous le comptoir et troquant sa chemise en flanelle contre un tablier bleu foncé. "Scotty, même si j'aimerais t'entendre réciter de la poésie sur cette fille, je préfère apprécier les visions de mon professeur d'écriture très sexy."

Scott fit une grimace pour laquelle Stiles aurait aimé avoir un appareil photo sur lui, "je pensais que tu avais surmonté ta phase pour les hommes plus âgés en première année ?"

"Nous avons promis de ne plus jamais en parler," Stiles enfonça son doigt dans la poitrine du loup-garou, "et il est peut-être dans la fin de la vingtaine, je ne pense pas qu'il soit un professeur titulaire ou alors ça doit être sa première année."

Scott se précipita en avant pour essayer de mordre le doigt de Stiles qu'il enleva précipitamment et mis en sécurité contre sa poitrine. Il utilisa son autre main pour lui faire signe de déguerpir et Scott rit alors qu'il se dirigeait vers le box que la meute avait officieusement déclaré comme le leur quand Stiles avait commencé à travailler ici il y a trois ans.

Scott, Malia, Liam, Kira et Lydia étaient tous entassés dans le box avec leurs ordinateurs et des papiers éparpillés alors même que c'était le premier jour de l'année. Il pouvait parier que 80 % de tout ça appartenait à Liam. L'étudiant de première année s'était senti submergé avant même d'arriver sur le campus. Lydia était penchée sur un papier et Liam avait son menton posé sur son épaule et ses yeux marrons grand ouverts.

C'était facile de se perdre dans le travail, le rythme de préparation des boissons était presque apaisant pour le TDAH de Stiles. Il n'était pas sûr de ce qui l'avait fait lever les yeux quand la clochette au-dessus de la porte avait sonné, mais il avait failli se renverser dessus la boisson qu'il était en train de préparer. L'homme des rêveries de Stiles avait franchi la porte du café, les manches roulées jusqu'aux coudes et des lunettes de soleil noires à la place de ses lunettes de vue. L'univers testait vraiment combien de fois son cœur pouvait rater un battement en une journée.

Mary, sa collègue et meilleure amie au travail, n'avait pas raté un battement, "hé Derek, je ne t'ai pas vu ici depuis un moment."

Derek ? Est-ce que 'Professeur Hale' ne suffisait pas, il devait aussi avoir le plus beau des prénoms. Derek releva ses lunettes sur sa tête, faisant tomber quelques mèches de plus sur son front. "Je suis coincé ici après les heures de bureau aujourd'hui, et bien, en fait, tous les lundis pour le reste de ce semestre."

"Classe tardive ? N'est-ce pas aujourd'hui le jour où tu enseignes ? Stiles n'a pas arrêté de parler de son professeur d'anglais sexy et hipster, donc ça doit être toi."

Stiles émit un bruit qu'il niera et qui ressemblait à un chat se faisant marcher sur la queue, et il agita les bras, "Mary, comment as-tu pu ? Le bro code des collègues."

Elle avait le sourire le plus sournois et Stiles posa une main sur son cœur et l'autre sur son front comme une demoiselle qui était sur le point de s'évanouir. "Désolé Batman, la famille passe avant les amis. M. Hale est mon cousin."

Stiles était sous le choc, il pouvait en quelque sorte le voir, ils avaient tous les deux des sourcils agressifs, ça devait être héréditaire. Elle tendit une tasse de café noir, sans place pour du sucre, et Derek hocha la tête avec un vrai sourire narquois sur son visage stupidement magnifique. Alors qu'il s'asseyait à une table près de la fenêtre, Stiles se tourna brusquement vers Mary. "C'est ton cousin," elle acquiesça mais Stiles était déjà en train proclamer sa prochaine diatribe, "tu m'as laissé parler de ses pommettes !"

Elle rit si fort qu'elle renifla, ce qui était adorable mais ce n'était pas le sujet. "Eh bien, tu as débité de la poésie sur le fait que même les lumières fluorescentes ne pouvaient pas nuire à la beauté de cet homme."

Il plaça sa main sur sa bouche pour l'empêcher de glousser, son propre visage rivalisant avec une tomate. "Mon Dieu, tu es la pire et je te déteste."

Il se retourna vers la machine à expresso, et il n'était certainement pas en train de bouder. Elle appuya son menton sur son épaule, "menteur."

Il rit, frottant sa joue contre le sommet de sa tête, la repoussant jusqu'à ce qu'elle ne soit plus sur la pointe des pieds. Il n'était pas un loup, mais il avait grandi avec eux et certaines habitudes étaient difficiles à changer. Il sentit quelqu'un le regarder et il leva les yeux pour rencontrer les yeux bleu-vert-gris de Derek Hale qui le regardait avec des sourcils meurtriers.

Tel l'adulte que Stiles était, il tira la langue, faisant sursauter puis rire Derek, il voulait faire rire cet homme tous les jours. Quelle étrange pensée, mais encore une fois, ce matin même en se brossant les dents, il avait bien pensé au fait que les jouets Toy Story devaient regarder Andy se masturber. Derek pouvait s'occuper de ses affaires, Mary était sa meilleure amie au travail, et il lui ferait un calin si ça lui plaisait, aussi il était définitivement gay. Gay pour son professeur Derek Hale, ça s'était sur.

Le reste de leur service passa comme une brise, enfin plutôt comme un ouragan en forme de Stiles mais personne y pouvait rien. Il n'avait renversé que deux verres, avait fait rire Liam si fort que son café était ressorti par son nez et avait peut-être discrètement re-rempli la tasse de M. Hale (il était là depuis plus d'une heure !).

Son appartement n'était pas très grand mais il avait une vraie cuisine et il n'y avait aucune tache bizarre comme ça avait été le cas dans la résidence universitaire. Il jeta ses baskets sur la pile de ses autres chaussures près de la porte et il jeta son sac sur le vieux fauteuil orange. Puis il tomba tête la première sur son vieux canapé en cuir marron et il gémit de soulagement. Son téléphone vibra dans sa poche arrière et il le chercha à l'aveugle, faisant tomber les oreillers du canapé jusqu'à ce qu'il atteigne sa poche.

'Demande d'ami: Isaac Lahey-Hale'

Pardon ? Stiles se frotta les yeux en pensant qu'il avait dû s'endormir, mais la notification était toujours là. Le visage stupide de Scarf Boy le regardait depuis le coin de la notification, le narguant. Il déverrouilla son téléphone et appuya sur Accepter. S'il devenait agaçant, il le supprimerait simplement. Il avait promis à Scott qu'il essaierait de se faire plus d'amis 'normaux'.

Il aimait avoir la meute, ils étaient coincés avec lui, peu importe à quel point il pouvait être agaçant. Les gens normaux pensaient juste qu'il était un empoté ou qu'il était un vrai casse-pieds.

Son téléphone sonna pour signaler un message et le visage de Scarf Boy réapparut.

I: Ton nom est-il réellement Stiles ?

I: Je pensais vraiment que Erica se foutait de moi.

S: Salut à toi aussi. Est-ce que tous les étudiants en anglais ont tous des capacités sociales si terribles ?

I: Nan, je suis juste un connard.

S: Au moins, il est honnête. As-tu besoin de quelque chose, ou voulais-tu juste m'insulter ?

I: Non, c'était juste un avantage. Sur quoi as-tu choisi d'écrire pour Hale ?

S: Je n'ai même pas encore regardé ce devoir, mec.

I: Je pense que tu devrais faire Le Petit Chaperon Rouge.

S: Ok, tu as mon attention. Pourquoi, Scarf Boy ?

I: Ça me semblait juste approprié vu que tu portes tout le temps du rouge

Est-ce Isaac était au courant ? Ou était-il juste un connard ? Dans les deux cas, il était bien trop fatigué pour avoir cette conversation sans trop en révéler. Il se rallongea, posant un bras sur ses yeux et laissant son imagination fatiguée se remplir trop facilement d'images de petits chaperons rouges.

Il courait à travers la réserve avec son sweat à capuche rouge éclairé par le crépuscule. Le bruit de brindilles se brisant derrière lui le fit frissonner au lieu de l'effrayer. Il voulait que la personne qui le poursuivait l'attrape. Un corps entra en collision avec lui, des bras forts et bronzés s'enroulèrent autour de lui, le faisant délicatement tomber sur le sol de la forêt. Des yeux rouges étaient encadrés par des pommettes saillantes, une barbe de trois jours et des sourcils broussailleux.

Stiles se réveilla avec un soubresaut, le faisant tomber du canapé avec un gémissement. Son obsession pour M. Hale devenait incontrôlable. Cependant, c'était une réécriture amusante du Petit Chaperon Rouge, peut-être que Scarf Boy avait du mérite. Il attrapa son sac et en sortit son vieux ordinateur portable Dell, prêt à écrire.


Notes de la traductrice: J'espère que ce premier chapitre vous a plu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. La suite la semaine prochaine !