Titre : You're Not Allowed to Come to Office Hours Anymore

Auteur : dandeliondick

Disclaimer : Rien ne m'appartient, je ne fais que la traduction!

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Notes de la traductrice: Bonjour ! Je voudrais vous remercier pour vos retours, ça fait plaisir et j'espère que l'histoire va continuer à vous plaire. Je vous laisse apprécier ce deuxième chapitre, bonne lecture !


La semaine et le week-end passèrent avant que Stiles ne s'en rende compte. Il tenait la copie imprimée de sa dissertation que M. Hale avait demandé à tout le monde d'apporter (dinosaure) et qu'il s'était assuré d'imprimer ce matin. Il n'avait pas encore été en retard à ce cours; il ne comptait pas son quasi-retard du lundi précédent. Il plaça le papier agrafé dans la corbeille avant qu'il ne puisse se poser plus de questions.

Sa dissertation était bonne, excellente même, l'un des papiers les plus faciles qu'il ait écrits depuis longtemps. C'était cependant, comme l'avait souligné Scott, une fanfiction d'environ 2000 mots sur des loup-garous gays. Et le grand méchant loup était plutôt un type grand, brun et beau qui avait emmené le petit chaperon rouge vivre dans les bois.

M. Hale entra juste au moment où les aiguilles de l'horloge se touchèrent et Stiles se moqua presque à voix haute. Il ramassa la pile et déclara, "dernière chance, je vais fermer les yeux et si votre papier n'est pas dans la corbeille avant que je ne les rouvre, il sera considéré comme en retard."

Il ferma les yeux et tendit la corbeille. Greenburg courut pratiquement vers l'avant de la salle, plaçant son papier dans la corbeille et repartit à sa place. Stiles pouvait voir son papier dépasser légèrement, ses agrafes rouges caractéristiques dépassaient du reste de la pile. Il pensa à le voler de la corbeille, avant que Derek ne puisse le lire, et puis prétendre qu'un chien l'avait mangé. Peut-être une meute de cochons d'Inde sauvages.

Derek rouvrit les yeux et son regard se verrouilla immédiatement avec celui de Stiles. Ça ressemblait à la fois à un défi et à une question, comme s'il savait que Stiles pensait à reprendre son papier. Il les glissa tous dans son sac et alluma le projecteur. Stiles était plus préparé cette fois-ci, il avait les diapositives du powerpoint imprimées devant lui.

Le seul inconvénient d'être mieux préparé était qu'il pouvait se concentrer davantage sur M. Hale pendant qu'il enseignait. Il n'utilisait ses mains que lorsqu'il était vraiment passionné par quelque chose, ses yeux brillaient chaque fois qu'il parlait de la façon dont le langage était une arme secrète. Au milieu de la leçon, il enleva sa veste de costume, révélant la chemise moulante marron qu'il portait en dessous. Stiles couvrit son visage maintenant rouge avec ses deux mains et quand Derek se retourna pour une quelconque raison, Stiles sanglota presque à la façon dont ses épaules étiraient le tissu et dont son jean foncé moulait son ridicule fessier.

Les trois dernières diapositives imprimées restèrent vides de notes alors que le cerveau de Stiles errait vers des endroits bien plus intéressants. Comme être penché sur le bureau de M. Hales ou peut-être être sous son bureau, honnêtement vraiment n'importe où tant que ses mains étaient sur ce cul délicieux. Il était tellement absorbé par ses pensées obscènes sur son professeur qu'il faillit rater le sujet de la semaine. "Cette semaine, je veux que vous m'appreniez quelque chose comme si je l'apprenais pour la première fois."

Les lunettes enlevées maintenant que les étudiants rassemblaient leurs affaires, Stiles s'attarda, une question sur le bout de la langue. M. Hale devait avoir des pouvoirs psychiques parce qu'il s'exclama, "Avez-vous une question, M. Stilinski ?"

Stiles jura avoir entendu un grognement avant de se retourner, mais cela aurait très bien pu être encore son imagination. "Je me demandais simplement si le sujet de cet essai devait être lié à l'anglais ou s'il pouvait porter sur n'importe quel sujet ?"

"Tant que vous êtes instruit sur le sujet, écrivez dessus."

Stiles sourit comme le chat qui avait eu le canari, et il put voir un éclair de regret dans les yeux de son professeur. C'était bien mérité, après tout il y avait toujours un vieux devoir d'économie dans les dossiers poussiéreux de son ordinateur portable qui aurait bien besoin d'être un peu rafraîchi. Il se retourna et s'enfuit presque de la salle avant que M. Hale ne puisse changer d'avis.

Juste au moment où il atteignait les portes du bâtiment, un coup de tonnerre si fort qu'il le fit sursauter éclata au-dessus du campus et la couverture nuageuse auparavant agréable se transforma en une averse. Le seul jour où il n'avait pas pris la Jeep. Un rapide coup d'œil à l'heure à son téléphone révéla qu'il devait être au travail dans 15 minutes et il lui fallait au moins 10 minutes pour s'y rendre à pied par temps sec.

Il redressa les épaules, prêt à sauter dans la tempête lorsqu'une main lui saisit le bras. L'homme de ses rêves érotiques se tenait derrière lui. Il portait une veste en cuir et tenait un parapluie dans sa main libre. Stiles déglutit de manière audible à la vue de Derek en cuir, et il était à peu près sûr d'avoir vu l'ombre d'un sourire sur son visage. "Envisages-tu de traverser tout le campus sous la pluie ?"

Il regarda Stiles de haut en bas, avec ce que Stiles pensait être un regard persistant. Stiles baissa les yeux sur son propre jean bleu foncé, son t-shirt blanc et son sweat à capuche rouge; peut-être que Derek avait raison à propos de traverser le campus en courant, il n'allait certainement pas gagner de concours de t-shirts mouillés. "N-non," il détestait la façon dont il bégayait, "j'étais sur le point de prévenir à Mary que j'allais être en retard."

L'emprise de Derek sur son coude changea alors qu'il le tirait dehors tout en ouvrant le parapluie de manière impressionnante avec son autre main. "Mary est malade à la maison aujourd'hui. J'allais dans cette direction de toute façon; nous pouvons faire le chemin ensemble."

Il ne regarda pas Stiles en disant cela, se contentant de le tirer sur le trottoir jusqu'à ce qu'il lui emboîte le pas. Même s'ils marchaient principalement en silence, ce n'était pas gênant, ce qui était inhabituel pour les silences impliquant Stiles; Derek était aussi comme un chauffage d'appoint, même dans une veste en cuir. Il se demandait à quel point elle serait chaude s'il la portait.

Derek s'éclaircit la gorge et brisa le silence. "Tu n'es pas un étudiant en écriture ?"

"Est-ce que j'ai l'air d'un étudiant en écriture ?" Derek gloussa en secouant la tête, "nan, je suis un étudiant en criminologie. J'ai presque fini aussi, mais j'ai repoussé ce crédit d'anglait jusqu'à la dernière minute et c'était soit un cours d'écriture créative, soit un cours sur l'art oratoire, ça a été un choix facile."

"Pas fan de parler en public ?" Bien que son ton était taquin, son visage était ouvert et peut-être même curieux.

"Ça ne me dérange pas, c'est juste que j'ai tendance à trop parler. Je fais des digressions, comme les appelle mon père, où je commence à parler de quelque chose et mon cerveau doit finir de parler ou j'ai l'impression que je vais exploser."

Derek hocha la tête et sembla être en guerre avec lui-même pendant un moment, "ma soeur dit que je ne parle pas assez. Je n'ai aucun problème à enseigner, mais en tête-à-tête, je n'ai juste pas grand-chose à dire."

Le jaune vif des portes du Beacon Beans se rapprochait petit à petit, et Stiles avait presque envie de ralentir ses pas. "Eh bien, nous n'avons pas beaucoup parlé, mais je pense que tu t'en sors bien."

"Tu es quelqu'un avec qui il est étonnamment facile de parler," il secoua le parapluie et le ferma tout en ouvrant la porte pour Stiles en un seul mouvement fluide qui rendit Stiles un peu jaloux. Si Stiles ne savait pas mieux, il penserait que Derek était aussi un loup-garou. Cette pensée le fit réfléchir, peut-être qu'il devrait sortir plus souvent avec des gens normaux s'il voyait des loups-garous partout maintenant.

Stiles souhaitait que le rougissement de ses joues disparaisse alors qu'il passait sous le comptoir en retirant son sweat à capuche. "Ta boisson est offerte par la maison ce soir pour être un tel chevalier blanc en armure, M. Hale."

Le haut des oreilles de Derek rosit légèrement et Stiles faillit s'évanouir comme une demoiselle dans l'un des romans que Kira lisait. Il versa le café noir torréfié habituel de Derek sans aucune place pour le bonheur (crème). Stiles le posa sur le comptoir, trop effrayé que leurs mains se touchent accidentellement et qu'il explose littéralement. Du coin de l'œil, il regarda Derek fourrer un billet de vingt dollars dans le bocal à pourboires en forme de vache. Stiles l'avait choisi spécialement pour la blague 'tip the cow'.

Quand Derek prit place près de la fenêtre, il laissa finalement échapper le souffle qu'il était presque sûr de retenir depuis le bâtiment d'anglais. Toute l'interaction avait été étrange. Il attrapa, avec un doux sourire, son coude là où la main de Derek avait été auparavant. Il secoua la tête, rêvasser de se taper son professeur n'était pas quelque chose de fou dans l'esprit de Stiles mais rêvasser de marcher à travers le campus main dans la main alors que Derek lui souriait et humait sa réponse, ça c'était trop.

Une main s'agita devant son visage, une main avec une french manucure appartenant à une certaine Lydia Martin. Il l'attrapa au vol et la tint contre sa joue, "Bonjour à toi Lyds."

"J'essaie d'attirer ton attention depuis deux minutes, tu ne rêvasses généralement pas au travail," son sourire taquin devint inquiet, "tu prends toujours tes médicaments , n'est-ce pas ?"

Il reposa doucement sa main sur le comptoir et baissa les yeux, "je vais bien, Lyds. J'ai juste quelque chose en tête ces derniers jours qui me distrait. Je vais bien maintenant, je te le promets, tu veux ta boisson habituelle ?"

Elle hocha la tête solennellement; elle savait de première main à quoi ressemblait Stiles sans médicament. Ses niveaux normaux d'énergie étaient encore pires et presque personne ne pouvait arrêter son bavardage constant. Il se retourna et commença à préparer son chai latte avec deux doses de vanille, sa boisson habituelle.

Elle plaça un billet de cinq sur le comptoir et prit la boisson en se penchant par-dessus le comptoir pour l'embrasser sur la joue. Il se souvint d'une époque où quelque chose d'aussi simple avec Lydia l'aurait mis à genoux, mais ils avaient eu leur moment, maintenant elle était heureuse avec Parish et il se languissait gaiement de M. Hale.

En parlant de cet homme, un rapide coup d'œil dans sa direction fit que leurs regards se croisèrent. Derek le regardait avec un regard qu'il ne pouvait pas déchiffrer, et pourtant il devenait bon à comprendre le langage des sourcils de cet homme après l'avoir observé enseigner pendant une semaine maintenant. Ses yeux étaient plus foncés que leur vert-bleu habituel, et cela fit mal au cœur de Stiles pour une raison quelconque. Derek fut celui qui rompit leur contact visuel et une sorte de sentiment de vide s'épanouit dans sa poitrine.

Il frotta l'endroit et sortit son téléphone pour le connecter aux haut-parleurs Bluetooth. Après quelques scrolls, la voix apaisante de Nat King Cole remplit le petit café. Il était facile de se perdre dans le rythme doux. Les jours de pluie le faisaient toujours penser à sa mère, à la façon dont elle attrapait sa petite main et les faisait sortir sur le porche couvert pour danser. Elle disait que quelque chose arrivait toujours avec la pluie, le bon tombait pour laver le mauvais.

Il n'était pas sûr de combien de temps s'était écoulé, mais Derek avait fini sa deuxième tasse de café et Lydia était partie pour le yoga. Le café était toujours calme les jours de pluie et il prévoyait de fermer un peu plus tôt. Derek avait ses lunettes perchées bas sur son nez et sa main enfoncé dans ses cheveux lisant une pile de feuilles. Il reposa le document et jeta ses lunettes, se frottant le visage avec ses mains et laissant échapper un gémissement stressé. "Le devoir de Greenberg est si mauvais ?" Le filtre cerveau-bouche de Stiles échoua encore une fois.

Derek sursauta et Stiles compta cela comme une victoire; Derek n'avait pas l'air de sursauter très souvent. "Comment sais-tu que c'est celui de Greenburg ?"

"Je suis allé au lycée avec lui et je ne peux pas imaginer qu'il se soit beaucoup amélioré depuis. À cause de lui, notre professeur d'économie pensait à démissionner au moins une fois par semaine," il passa de l'autre côté du comptoir et changea le signe d'ouvert à fermé, "je ferme plus tôt puisque tu es le seul client depuis une heure. Tu n'as pas besoin de te dépêcher cependant, cela prend un peu de temps pour fermer de toute façon et ça ne me dérange pas que tu sois là."

Il se retourna rapidement, inquiet d'en avoir peut-être un peu trop révélé avec cette dernière phrase. Il essuya les comptoirs et mit la machine en mode nettoyage. Il entendit Derek remuer et le trouva en train de mettre ses affaires dans ce stupide sac marron qu'il commencait à aimer. "Je te verrai en classe mercredi, Stiles."

Il prononça le nom de Stiles comme une question. Stiles hocha la tête un peu stupéfait d'entendre son nom venant de Derek. Juste au moment où il atteignit la porte, Stiles laissa échapper, "pour quelqu'un qui ne parle pas beaucoup, son visage montre certainement tout."

Il ouvrit la porte avec un sourire sur le visage sans se retourner. L'étrange sensation d'étroitesse dans la poitrine de Stiles diminua et il sut qu'il était déjà trop profondément investi.


M. Hale leur rendit de manière étonnamment rapide leurs dissertations au cours suivant, mais après tout, il était en train de les noter au Bean lundi.

En haut de son essai et au stylo rouge était écrit, "je sais que vous n'avez pas lu ceci dans le programme, alors je vais vous rappeler que mes heures de bureau sont LMV de 9-11h." Ce qui était la traduction universitaire de 'viens me voir après le cours'. Il l'aurait ignoré puisqu'il savait que Derek était sarcastique, mais il n'y avait aucune note sur son devoir et quand il sortit son téléphone pour vérifier, il découvrit que sa note était également incomplète en ligne. Est-ce que M. Hale gardait vraiment sa note en otage jusqu'à ce qu'il vienne lui parler.

Alors, il prit sur lui et vendredi, il erra dans la partie du bâtiment d'anglais dédiée aux bureaux. Il avait traîné Scott avec lui comme soutien moral et aussi pour avoir quelqu'un à qui se plaindre quand M. Hale allait lui faire réécrire son devoir ou allait le recaler.

Une jolie brunette était assise derrière la réception et ses fossettes apparurent quand elle leur sourit. Stiles soupira, il pouvait pratiquement entendre le cerveau de Scott scander 'FILLE ! FILLE ! FILLE !'

"Hé, comment puis-je vous aider les gars ?" Sa voix était douce, et Stiles savait que Scott avait décidé qu'il était déjà amoureux d'elle.

"Je cherchais juste le bureau de Hale, il m'a laissé une note passive agressive pour que je viennes le voir," Stiles roula des yeux en direction de Scott dont la bouche était un peu ouverte. Elle désigna le couloir à sa droite, "c'est la dernière porte à gauche, tu ne peux pas le rater."

Stiles tapota fermement le dos de Scott, le faisant complètement s'approcher du bureau, son sourire de chiot niais se mettant parfaitement en place sur son visage. Il s'appuya sur un bras et la fille lui sourit, ses fossettes complètement exposées. Stiles se dirigea vers le couloir avec un petit rire affectueux, il ferait mieux de le remercier plus tard. "Ce grand garçon-loup idiot ne peut même pas avoir de rendez-vous sans moi," gloussa-t-il dans un souffle.

La dernière porte sur la gauche était ouverte, calée avec ce qui ressemblait à une peluche de loup remplie de sable. Juste pour être sûr, un écriteau dans une vitre en verre disait Professeur D. Hale. Hésitant devant la porte ouverte, il observa le bureau. C'était petit, mais douillet. De grandes étagères occupaient un côté et pas un seul espace n'était dépourvu de livre ou de papier, sur le mur opposé se trouvait une grande photographie de ce qui ressemblait à un très gros chien noir dans la réserve au crépuscule. Derek était introuvable alors Stiles décida de fouiner, la porte était ouverte après tout.

Sur son bureau, il y avait une tasse sur laquelle était écrit 'World's Okayest Brother' qui fit rire Stiles. Deux photos encadrées avaient été poussées dans le coin le plus éloigné du bureau, le seul espace non occupé par des papiers. L'une des photos représentait trois femmes presque identiques, toutes avec des cheveux noirs, des yeux verts brillants et des sourcils comme ceux de Derek; ça devait être ses sœurs, peut-être sa mère aussi. L'autre montrait un groupe de six personnes, tous affalés sur des canapés, il reconnut les deux femmes de l'autre photo avec Mary et Isaac.

Est-ce que Isaac était aussi apparenté à Derek ? Puis, il pensa à sa demande d'ami 'Isaac Lahey-Hale' était son pseudonyme, peut-être qu'il avait été adopté ou quelque chose du genre. Il attrapa le simple cadre noir, son doigt effleurant le Derek riant, écrasé au milieu du canapé comme s'il avait été traîné sur la photo à la dernière seconde. Il pensa à la photo de sa meute sur le réfrigérateur à la maison, comment les émotions sur cette photo étaient similaires, et comment une seule personne regardait vraiment la caméra.

"Stiles ?" Derek apparut dans l'embrasure de la porte, essuyant ses paumes sur son jean, tout aussi surpris que Stiles se tienne là, "euh, désolé, M. Stilinksi, c'est bon de vous voir ici."

Stiles reposa maladroitement le cadre et s'assit sur la seule chaise en face du bureau. "Eh bien, vous avez décidé de garder ma note en otage, alors me voici."

Il laissa retomber ses mains sur ses genoux avec un bruit qu'il jugea trop fort. Derek éclata de rire; un véritable rire qui rendit Stiles un peu moins gêné. Il s'assit au bureau et croisa les mains. "Eh bien, et si vous me disiez pourquoi vous avez décidé de transformer le Petit Chaperon Rouge en une fanfiction sur les loups-garous ?"

Stiles haleta et balbutia, aucune bonne réponse ne lui venait à l'esprit devant le sourire narquois de Derek qui le fixait. "Passant outre l'intrigue, l'écriture en elle-même est très bonne et je dois admettre que j'ai bien aimé."

Le commentaire de Derek n'aidait pas l'état actuel de Stiles qui souhaitait que le sol s'ouvre et l'avale. Comment quelqu'un pouvait-il expliquer—qu'il avait eu un rêve erotique sur son professeur étant un loup-garou (qui sont réels, surprise !) et que cela l'avait inspiré à écrire une dissertation de 2000 mots dans laquelle ils tombaient amoureux—au professeur en question.

"Est-ce que ça veut dire que j'ai réussi ?" Sa voix sonnait haletante à ses propres oreilles.

Derek rit à nouveau et Stiles remarqua comment ses dents lui rappelaient d'un lapin et il ajouta cela à sa 'Liste des raisons pour lesquelles je tombe amoureux de Derek Hale: une tragédie'.

"Je suppose que je n'ai pas dit que ça ne pouvait pas être une fanfiction sur les loups-garous," il se pencha en arrière en remontant les manches de son pull gris, figeant à nouveau le cerveau de Stiles pendant un instant, "tu continues de me surprendre, Stiles."

Stiles hocha la tête bêtement, son cerveau trop concentré sur la façon dont Derek avait dit ça avec peut-être une pointe de nostalgie. "C'est moi, plein de surprises. Je me surprends tout le temps, comme en ce moment même, je suis surpris que vous soyez surpris. Je suis aussi surpris de ne pas m'être pas encore tu.

Il posa son front sur le bureau de Derek avec un souffle embarrassé. "Cool. Je vais juste. Y aller alors. M'assurer que mon meilleur ami ne s'embarrasse pas devant la jolie fille de la réception. À vendredi, professeur Hale."

Stiles ne croisa pas le regard de Derek alors qu'il partait. Juste au moment où il était sur le point de quitter la pièce, Derek interpella, "Derek".

"Quoi ?" Stiles s'arrêta alors qu'il passait la porte. Derek avait le regard baissé vers son ordinateur portable, mais le bout de ses oreilles était à nouveau rose.

"Tu peux juste m'appeler Derek," expliqua-t-il encore.

Quelque chose dans son ton fit revenir la confiance de Stiles, "À vendredi, professeur Derek."

Il jura l'avoir entendu marmonner 'juste Derek, espèce d'idiot' alors qu'il remontait le couloir.


Notes de la traductrice: Alors quelques explications sur ma traduction et plus particulièrement sur le vouvoiement et tutoiement entre Derek et Stiles. Je suis partie du principe que quand ils sont en cours, ils se vouvoient parce qu'après tout c'est un prof et son élève et qu'il y a pas de favoritisme (plus ou moins !) mais que quand ils se retrouvent au café je trouvais ça plus logique qu'ils se tutoient sachant que Derek appelle Stiles par son prénom et ils ont pas non plus une grande différence d'âge.

Tout ca pour dire : qu'au début pendant le cours, ils se vouvoient; puis sur le chemin vers le campus et au café, là où c'est plus informel ils se tutoient et enfin dans son bureau, ils se vouvoient parce que c'est en rapport avec les cours et qu'on est à nouveau dans la relation officielle prof-élève, jusqu'à la phrase où Derek dit que Stiles le surprend et il le tutoie a ce moment-là parce qu'à mon sens, Derek sort de son rôle de prof en disant ca (enfin dans l'intonation qu'il donne à la phrase dans ma tête).

Bref tout ça pour dire qu'en anglais y a pas vraiment de distinction et qu'en tant que traductrice c'est mon choix et mon interprétation de cette relation, j'espère que mes explications sont compréhensibles pour vous. Merci et à la semaine prochaine.