Titre : You're Not Allowed to Come to Office Hours Anymore
Auteur : dandeliondick
Disclaimer : Rien ne m'appartient, je ne fais que la traduction!
Lien version originale : AO3 /works/31686674/chapters/78421406
Notes de la traductrice: Bonjour, et voilà c'est la fin de cette histoire. Merci à tous d'avoir suivi cette histoire et encore merci a dandeliondick de m'avoir permis de la traduire. J'espère que ce dernier chapitre vous plaira. Bonne lecture et à la semaine prochaine avec un petit OS.
Le dernier sujet était si facile à détourner. "Parlez-moi de votre journée parfaite." La citation de Miss Détective fut la première chose qui lui vint à l'esprit. Juste écrire un papier entier sur le fait que le 25 avril n'était ni trop chaud ni trop froid. Il écrivit sur le fait de passer la journée avec son père, il savait pertinemment que Greenburg l'avait fait aussi.
Stiles n'avait pas détourné un sujet en trois semaines. Il avait arrêté de répondre aux emails de Derek depuis quatre semaines. L'ensemble du bâtiment anglais était devenu une zone dangereuse dans l'esprit de Stiles. Il savait que s'il rencontrait à nouveau Derek, il s'effondrerait comme un château de cartes détrempé.
C'était devenu si grave qu'il faisait maintenant l'ouverture au Bean, et il n'était pas du matin. Mary et Stiles se laissaient des notes à lire pour combler cette 'relation à distance'. Même Scott était inquiet.
Stiles ne pouvait pas le blâmer ; il n'avait pas eu autant le cœur brisé depuis que Lydia lui avait dit qu'elle ne l'aimerait jamais en CE2. Il ne dormait pas bien, chaque fois qu'il fermait les yeux, ce premier rêve lui revenait. La réserve à la fin de l'été avec le soleil embrassant l'horizon.
Il courait à travers les arbres sans regarder, ses pieds connaissant déjà le chemin par cœur. Derek était toujours là où il pouvait le voir, ses yeux dorés brillants dans la lumière déclinante. Certaines nuits, il se réveillait avant que Derek ne l'attrape, d'autres nuits, ils se rentraient dedans. Des mains saisissant des hanches, pressées contre les arbres ou le sol mou de la forêt, les lèvres à peine entrouvertes, même pour quelque chose d'aussi nécessaire que respirer.
Une nuit mémorable, il rêva que Derek avait verrouillé la porte de son bureau et l'avait embrassé jusqu'à en avoir le vertige. Son seul réconfort était qu'il obtenait son diplôme dans une semaine. Un cours de plus avec Derek et ensuite il était libre d'être triste. Il avait une offre d'emploi à Washington pour un poste à la CIA qu'il envisageait d'accepter.
C'était un mensonge, il espérait travailler au poste de police avec son père. Il voulait rester avec sa meute et continuer à protéger les habitants de la ville qu'il avait appris à aimer. Sauf que cette douleur derrière ses côtes n'allait pas disparaître. Même son béguin de dix ans pour Lydia n'avait pas été si difficile à surmonter.
S'asseoir en classe était une nouvelle forme de torture, et il avait déjà été torturé auparavant. Derek portait un pull rouge foncé avec de vrais trous pour les pouces et le jean préféré de Stiles. Plus de la moitié des élèves étaient absents, Stiles avait aussi failli ne pas y aller, mais une partie de son cœur lui avait rappelé que ce serait sa dernière chance de voir Derek.
Sa dernière chance de voir comment il ajustait ses lunettes avant de passer à un autre sujet. Sa dernière chance de voir la façon dont un côté de sa bouche se soulevait plus haut que l'autre quand il souriait. La dernière fois qu'il voyait la façon dont les yeux bleu-gris-vert de Derek brillaient quand il parlait de quelque chose qui le passionnait.
Il sentit le creux dans sa poitrine grandir un peu plus quand Derek croisa son regard avec un regard interrogateur.
Derek leur rendit leur dernier essai et c'était comme s'il remettait à Stiles une condamnation à mort. Écrit à l'encre rouge, 'S'il te plait, Obi-Wan Kenobi, tu es mon seul espoir. Mon bureau 17h. S'il te plaît.'
Stiles se tenait devant la porte fermée du bureau de Derek. Il était faible, tellement faible. Il devrait juste faire demi-tour et ne plus jamais déranger Derek. Leur épargner à tous les deux la peine de lui briser le cœur. Stiles savait que Derek savait qu'il se tenait juste devant la porte; il ne faisait aucun doute qu'il pouvait entendre son cœur battre à cent milles à l'heure. La porte resta fermée parce que Stiles n'était pas censé savoir qu'il était un loup.
Il ouvrit la porte, trop effrayé de frapper. Comme pour arracher le pansement, un pansement en forme de cœur.
Derek était appuyé contre son bureau et regardait fixement ses étagères. De près, Stiles pouvait voir les cernes derrière ses lunettes et la façon dont ses cheveux étaient plus décoiffés que d'habitude comme s'il y avait beaucoup passé ses mains dedans. "Tu m'évites."
Ce n'était pas une question et cela retourna l'estomac de Stiles de culpabilité. "J'étais présent en cours."
Derek se tenait enfin face à Stiles, "pas le vrai toi."
Stiles se retourna pour fermer la porte, personne d'autre n'avait besoin de voir le cœur de Stiles se briser. Il appuya son front contre le verre dépoli, sa voix vacilla, "je suis désolé."
Derek se précipita pour saisir son coude faisant retourner Stiles, "whoa je m'attendais à au moins une excuse à côté de la plaque."
C'était maintenant ou jamais.
"Désolé, j'ai été trop occupé à courir avec des loups."
"Tu savais," une autre déclaration. Le visage de Derek s'adoucit et ses épaules s'affaissèrent un peu comme si le poids du secret avait été physique.
"Laura a un peu aidé."
"Cette fouineuse, je lui ai dit que je m'en sortais très bien tout seul."
"Tu savais que Scott était un loup."
"Je sais que Scott est un Alpha, Liam un bêta, Kira une renarde, Lydia une banshee et Malia une coyote. Je n'ai jamais pu identifier ce que tu es cependant," la voix de Derek était devenue un murmure, "je ne savais pas que tu le savais jusqu'à ce jour avec Liam il y a quelques mois."
La main de Derek passa sur sa nuque, faisant frissonner Stiles, "tu savais que j'étais au courant de toute cette histoire de loups-garous, pourquoi tu ne me l'as pas dit ?"
Une rougeur se répandit sur le visage et les oreilles de Derek, "honnêtement, je n'ai pas de bonne raison. C'est juste qu'à chaque fois que nous étions ensemble, cela ne semblait jamais important."
Stiles n'était pas sûr si c'était le rougissement ou son ton, mais une partie du poids qui pesait sur son cœur s'enleva. "Le fait que tu sois un monstre poilu qui sort lors de la pleine lune n'était pas une information importante ?"
Derek inclina la tête vers la photo encadrée sur le mur. Le chien noir n'était pas du tout un chien, mais un loup. "Tu peux te changer en vrai loup ! Et tu l'as accroché pour la déco !"
Les yeux de Derek ne quittaient jamais le visage de Stiles. "Chaque fois que nous étions séparés, je réfléchissais à la façon de te dire la vérité. Je m'entrainais même devant le miroir; Laura ne me laissera pas l'oublier. Mais, Stiles, quand nous étions ensemble, je voulais juste être ici. T'écouter parler, regarder tes yeux s'illuminer quand tu parles de tes passions, et mon dieu, la façon dont tu parles des gens qui comptent pour toi-"
"Je t'aime."
Le silence qui suivit fut tout sauf calme. Le son de leurs cœurs battant la chamade, Stiles laissa échapper un halètement. Les yeux dorés de Derek fixaient les yeux couleur miel de Stiles.
"D'accord, wow, euh. Je ne voulais pas le dire comme ça, un peu trop tôt. En fait, tu n'as même pas dit que tu m'aimais bien de cette façon là. Je suis vraiment désolé. Tu étais juste en train de parler et je ne suis pas sûr de t'avoir déjà entendu parler autant en une fois-"
"Tu le pensais ?" La voix de Derek était désespérée.
"J'ai dit que je ne voulais pas le dire comme ça, mais je ne l'ai pas retiré," murmura-t-il.
S'avançant, un rire se formant sur le bout de la langue, "viens-tu juste de trouver une faille pour dire oui ?"
"Peut-être…"
"Mon Dieu, je t'aime et je suis tellement content que tu ne sois plus mon élève." Les mains de Derek s'enroulèrent autour des hanches de Stiles en un éclair, le plaquant contre la porte fermée.
Leurs lèvres étaient séparées par un cheveu, "embrasse-moi, professeur Hale."
Il y eut une pause avant que Derek ne comble l'écart entre eux, le baiser en lui-même ne consistait qu'à une douce pression de leurs lèvres. C'était comme si quelque chose se mettait enfin en place dans sa poitrine, le sentiment de vide débordait de chaleur. Les mains de Stiles s'enroulèrent autour de la nuque de l'homme plus âgé, le tirant encore plus près.
Le baiser s'approfondit, leurs souffles s'entremêlant. Derek l'attira incroyablement plus près jusqu'à ce que son poids les projette en avant sur le bureau, éparpillant les papiers qui étaient dessus. La bouche de Derek était brûlante et sa barbe le grattait d'une manière qui était incroyable mais pas suffisante non plus. Stiles savait qu'il devenait négligeant, repoussant Derek qui était plaqué contre le bureau.
Les mains de Derek autour de sa taille se resserrèrent et soudainement, Stiles fut soulevé et placé sur le bureau, d'autres papiers tombèrent. Les mains de Derek glissèrent sous le haut de Stiles, de la chair de poule apparaissant sur ses bras. Quand Derek grogna, le son se réverbéra le long de la colonne vertébrale de Stiles et jusqu'à une flaque croissante d'excitation dans le creux de son estomac.
Ils se séparèrent, respirant dans l'espace l'un de l'autre et Derek se fraya un chemin dans le cou de Stiles. Il pressa des baisers contre le pouls rapide de Stiles, le faisant gémir. Les mains de Stiles glissèrent dans les cheveux noirs de Derek et il les tira, faisant à nouveau grogner Derek.
Les lèvres de Derek rencontrèrent le bord du sweat à capuche de Stiles et s'arrêtèrent. Il posa son front contre l'épaule de Stiles et enroula ses bras autour du jeune homme. Avant que Stiles ne puisse trop réfléchir et penser qu'il avait fait quelque chose de mal, Derek marmonna dans son épaule, "trois, deux, un."
À point nommé, la porte du bureau s'ouvrit sur Laura, qui portait un air suffisant et une autre femme qu'il devina être Cora, l'autre sœur de Derek. "Je te l'avais dit ! Ils avaient juste besoin d'un coup de pouce ! Je suis la meilleure entremetteuse de tous les temps."
Isaac se faufila discrètement à côté des deux sœurs, enroulant ses bras autour de Cora, plaçant sa tête sur la sienne. "Je déteste faire éclater ta bulle, Laur, mais je pense que je gagne le titre d'entremetteur."
Derek n'avait pas encore relâché sa prise sur Stiles, sa tête fermement enfouie dans son épaule, mais Stiles pouvait sentir les épaules de Derek être secoué de rire. Stiles lui-même avait le visage rouge, mais pas une seule chose ne pouvait gâcher ce moment.
Il était entré dans le bureau prêt à se faire briser le cœur. De tout laisser derrière lui parce qu'il était si profondément amoureux de ce stupide doctorant loup-garou qu'il ne supportait pas de vivre dans la même ville.
Laura se retourna, son doigt levé et Stiles ne put s'empêcher de sourire. Le bras de Derek se resserra autour de lui et Stiles baissa son attention vers lui. Derek avait tourné la tête, ces yeux verts-bleus-gris brillants le fixaient. "Tu as les yeux les plus incroyables, Der. J'ai toujours eu trop peur de te le dire."
Lentement, le doré se répandit dans ses iris et la main de Stiles prit sa joue en coupe, "je pense que ma dissertation préférée que tu as écrit était celle sur l'or."
"Je n'ai jamais eu de couleur préférée avant de te rencontrer."
Il se remit debout, rapprochant leurs fronts, "je n'ai jamais pensé que je pourrais tomber amoureux de quelqu'un à travers d'étranges dissertations."
"J'ai écrit une fanfiction sur les loup-garou en m'inspirant de toi," Stiles enfouit sa tête dans la poitrine de Derek, les joues en feu, "et je ne savais même pas que tu étais un loup-garou en plus."
Laura entra entièrement dans le bureau, mais leur petite bulle n'éclata jamais. "Allez les garçons, c'est la soirée cinéma de la meute et je pense qu'il est temps que nous présentions officiellement Stiles à la meute. Mary a même dit qu'elle t'a acheté des Reese's."
Stiles frotta le bout de son nez contre celui de Derek, "je suppose que nous devons y aller maintenant."
"Très bien, le sujet de cette semaine est d'écrire une histoire d'amour," Derek se tenait devant l'amphithéâtre. Il rappela à tout le monde les sessions d'étude qui se tenaient au Beacon Bean cette semaine et retira ses lunettes. Même après trois ans, c'était toujours le signe que le cours était fini.
Stiles était appuyé contre le mur du fond de la salle, une main dans sa poche et un sac en papier dans l'autre. Quelque chose dans le fait de regarder Derek enseigner était toujours fascinant pour Stiles même après tout ce temps. Il portait la chemise bleue marine préférée de Stiles et le pantalon qui faisait que Stiles avait les jambes en coton.
Stiles s'avança en levant sa main libre, "excusez-moi, professeur Derek."
Derek se retourna, un sourire déjà présent sur son visage. Stiles savait que Derek avait su qu'il était là probablement à la seconde où il était entré dans le bâtiment. Derek jurait qu'il pouvait reconnaître le rythme cardiaque de Stiles dans une foule. ("C'est mon son préféré, Stiles. Je ne pense pas que je puisse passer une journée entière sans l'entendre." Stiles n'était certainement pas en train de pleurer quand il avait dit ça.)
Il remit ses lunettes, appuyant sa hanche contre le bureau. "Oui, M. Stilinski-Hale ?"
Stiles déposa le sac sur le bureau et plaça ses mains de chaque côté des hanches de Derek, "j'espérais que tu pourrais me rappeler quand sont les heures de bureau ?"
Derek eut un sourire narquois, ses mains se levant pour lisser la chemise beige d'adjoint que Stiles portait encore, "je pense me souvenir qu'il t'est toujours interdit de venir à mes heures de bureau."
Il se pencha en avant pour embrasser gentiment Derek, il marmonna dans leur baiser, "je pense me souvenir que tu ne pouvais pas garder tes mains pour toi quand nous étions seuls."
Lesdites mains se levèrent et pressèrent les fesses de Stiles, le faisant rire. "Allez, je nous ai apporté un dîner qui n'est pas composé de nuggets en forme de dinosaure et nous avons une heure pour en profiter."
Derek entrelaça leurs mains et attrapa son sac en se dirigeant vers la porte. "Nous avons les filles ce soir ?"
"Nous avons peut-être les filles… et les garçons ce soir." Le sourire de Stiles était sournois.
"Quels garçons ?"
"Nous avons les enfants d'Erica, d'Allison et de Cora ce soir…" Derek s'arrêta net, forçant Stiles à s'arrêter aussi. Peut-être qu'il était fou de vouloir que sept enfants âgés de quatre à onze ans dorment chez eux, mais quelque chose en lui prospérait dans le chaos.
L'esprit de Stiles commença immédiatement à s'emballer. Ils avaient déjà eu les garçons et les filles, mais jamais ensemble il savait que Derek aimait tous leurs nièces et neveux, mais peut-être qu'avoir tout le monde en même temps dépassait les limites.
Les deux filles de Cora restaient presque un week-end sur deux, affirmant que Oncle Stiles et Oncle Derek avaient besoin d'elles, Stiles était secrètement d'accord avec elles. Les garçons d'Erica étaient des tornades tout comme leur mère mais les jumeaux ressemblaient à Boyd, c'était à la fois hilarant et adorable. Ensuite, Scott et Allison s'étaient déjà installés dans leur petite vie tranquille avec deux chiens et trois petits garçons très mignons.
Le sourire de Derek devint espiègle, "non, j'aime les enfants et je t'aime, mais j'étais en train de penser que nous devrions peut-être bientôt ajouter nos propres fauteurs de troubles à la meute."
Stiles sentit les larmes lui monter aux yeux et il tira Derek à lui par leurs mains entrelacées, "je t'aime, et si tu n'es pas sérieux, je vais mettre de la poudre de sorbier dans ton café."
Le visage de Derek s'adoucit et il plaça sa paume contre le visage de Stiles, "eu bien, j'ai eu une étudiante qui est venue me voir l'autre jour paniquée parce qu'elle est enceinte, et je lui ai peut-être dit que nous cherchions à adopter."
"Mon Dieu, je t'aime, Derek Robert Hale-Stilinski."
