Les maudits mots d'amour.

Disclaimer : ni harry potter, ni la comédie musicale du rouge et du noir ne m'appartiennent. Pour ceux qui attendent la sortie du dragon du temps, pas d'inquiétude, le prochain chapitre sortira dans la semaine ( la semaine du 21 hein rêver pas….) ! Mais ceci est le résultat d'une chanson qui m'a trotté dans la tête toute la semaine, et qui pour moi collait parfaitement à ce qui serait une romance entre Harry et tom. A lire en même temps que l'on écoute la chanson 'les maudits mots d'amour' bien sûr... Surtout quand vous verrez les paroles arriver.

Enjoy !

Une nuit de plus que je me réveillai en hurlant, avec les yeux mouillées, et ma cicatrice piquant comme si milles aiguilles tentaient de s'infiltrer dans mon crâne. Une nuit de plus que je remerciai le ciel pour l'invention des sorts de silence qui drapaient mon lit. Et une nuit de plus que mille frissons parcouraient mon corps, tandis que mon esprit baignait dans la magie qui refluait lentement au-delà de mon esprit. Une nuit de plus que l'incendie ravageait chaque fibre de mon être au fil des paroles suaves que ce psychopathe bien trop clairvoyant susurrait a l'oreille de mon moi psychique. Une nuit de plus que mes barrières si durement acquise s'abaissaient d'elle-même face à la caresse brulante de cette magie bien trop familière.

Tout avait commencé trois mois plus tôt, au ministère. Cette nuit-là, Sirius était mort, et ma dernière attache au camp de la lumière avait disparu avec lui…Tout comme le peu de confiance que j'accordais à l'accro au citron. Cette nuit-là, alors que la colère et la haine ravageaient mon âme, j'avais pour la première fois depuis longtemps laissé la place à une part bien plus sombre de moi-même. J'avais lancé le doloris, et même si contrairement à ce que j'avais pu croire Lestrange j'avais bien souhaité lui infliger la pire douleur possible, j'avais su garder une once de contrôle sur moi-même pour stopper a temps l'impardonnable.

Mais suite à cela, IL était entré dans me tête. Et merlin quelle sensation… Je m'étais baigné dans une magie surpuissante et intoxicante, emplissant mon air et mon corps sans me laisser de répit, une magie sombre et étouffante, mais qui résonnait tellement bien en moi… Et bien sûr, IL l'avait senti. IL Avait brisé mes barrières, et tout vu tandis que tout ressurgissait, tandis que revenait une vérité que je voulais oublier. Et IL en avait ri, et profité jusqu'à l'intervention du drogué aux bonbons.

A cet instant j'avais peut-être été libéré de la possession, mais mon âme était…Marquée. Je ne pouvais pas oublier ce que j'avais ressenti, et je ne pouvais oublier ce dont je m'étais rappelé.

Puis j'avais laissé libre cours à ma colère en détruisant le bureau directorial, et cela m'avait apaisé…pour un temps.

Car lorsque j'avais remis les pieds dans cette horrible maison moldu, tout avait refait surface avec encore plus de force. Ces souvenirs qui étaient de nouveau en ma possession s'étaient fait connaitre…Avec virulence.

Je m'étais rappelé de l'enfant qui avait grandi ici. Avec les insultes, les coups et la faim.

Cet enfant qui avait réprimé ses émotions…Au point d'en oublier l'existence. Cet enfant qui était toujours premier de classe, juste pour enrager tout le monde. Cet enfant qui jouait avec un couteau en préparant le déjeuner en imaginant le planter dans les yeux de sa « famille », cet enfant qui avait déplacé les araignées de son placard dans la chambre de son cousin pour qu'elles lui rentrent dans la bouche après en avoir trouvé une venimeuse et qui l'avait ainsi envoyé à l'hôpital. Cet enfant qui avait cassé par magie le jouet préféré de son cousin sans se faire prendre, car le cachalot cassait toujours se jouets. Cet enfant qui avait introduit en lui parlant un serpent dans la cuisine, et qui l'avait manipulé depuis son placard pour qu'il morde Pétunia.

Cet enfant qui lorsque il avait découvert qu'il faisait partie d'un monde où tout le monde l'aimait, avait copié les émotions et la personnalité du premier venu. En l'occurrence…Ron Weasley.

Et maintenant qu'il s'en était rappelé, il ne pouvait juste plus en faire abstraction. Ses émotions copiée et ses pensées lui paraissaient… Pâles. Pâles par rapport à la colère et à la haine qui avait repris leur place. Pâles par rapport aux sensations ressenties dans le giron de cette magie si noire. Et maintenant que je le savais, j'avais eu l'impression de les sentir disparaitre au profit d'une froide indifférence. Une froide indifférence pas si inconnue… liée à des pulsions de rage intenses.

Et après deux mois, ma morale si précieuse ne tenait plus qu'à un fil. Plus rien ne me retenait vraiment. Et ça n'allait pas être les dursley qui allait m'aider à tenter de revenir sur le chemin « de ma lumière »

Et le pire, ce fut le jour de la rentrée. Quelques minutes à peine avaient suffi pour tout faire exploser. Au début, tout avait été normal. Les dursley m'avait lâchés sur le bord de la route, a une petite dizaine de kilomètres de Kings cross, afin de ne approcher les « anormaux », et j'avais parcouru le reste a pieds. Mais c'est là que tout avait basculé. Ca n'avait pas duré longtemps, mais la magie qui m'avait fugacement entourée, me rendant dur comme la pierre en un seconde, et ses yeux rougeoyant brillants de satisfaction, j'aurais pu les reconnaitre entre milles. Les SIENS.

Et depuis, chaque nuit, il m'envoyait des visions, même pas si différentes d'avant. La torture, la puissance, et parfois des scènes plus…Emoustillantes. Mais la différence, c'est que désormais ce plaisir sadique, je le partageais. Ce plaisir de sentir sa colère s'envoler en voyant nos ennemis se tordre sur le sol, cette sensation grisante de puissance tandis que leurs yeux brillaient de terreur, et que la magie s'échappait de mes doigts. Et je savais que ces émotions n'étaient pas que les siennes. Et ensuite…le plaisir purement sexuel de se baigner dans cette magie plus noire que la nuit.

Et à chaque fois, il attendait que je sois proche d'exploser pour soudainement relâcher mon esprit, avec un petit rire sadique, me disant que si je souhaitais sentir cette magie…Réellement, je n'avais qu'à sortir de Poudlard…Et qu'il ne me blesserait pas.

Et à chaque fois, je me finissais à la main, l'image tournant et retournant dans ma tête sans même que je ne puisse ressentir du dégout a tout cela. Et je craquais doucement.

Cette nuit-là ne fit pas exception.

Mais le lendemain, alors que j'étais assis en cours de métamorphose, n'écoutant que d'une oreille le cours sur un sort que je connaissais déjà, et que je savais effectuer, grâce à l'entrainement et les capacités qui étaient revenus en même temps que mes souvenirs et ma froideur cet été, je reçus pour la première fois depuis tout ce temps une vision…en pleine journée.

Il était en colère. Très en colère. Le ministère avait attaqué la meute de Greyback, faisant un vrai carnage parmi ses loups, même les combattants. Et face à lui se tenait les responsables. Deux hommes qui avaient mené le raid, avec des sourires arrogants fixés sur leurs visages, fiers d'avoir massacré le plus de « monstre » que possible. La rage me submergea en voyant les images défiler dans sa tête des exactions de ces hommes payés pour cela. Et en même temps que lui, je lançais le cri censé sceller leur sort…Et leur douleur infini. Et ils s'écroulèrent au sol en hurlant pour notre plus grand plaisir, jusqu'à ce que, lassé, il ne lance le sort de mort sur ceux qui avait osé faire cela. Puis, il ordonna qu'on ne les pende à l'entrée des ministères, déchiquetés par les loups, afin de faire comprendre qu'on ne touchait pas aux siens.

Ce ne fut qu'à ce moment que tom remarqua ma présence, alors que ma rage n'était toujours pas calmée. Et avec un sourire, il envoya une vague de cette addictive magie si brûlante, accompagnée d'une sensation de satisfaction énorme de me sentir tellement en colère. Vague qui me renvoya dans mon corps…

Je rouvris les yeux sur mon bureau, en entendant les cris paniqués d'Hermione et les tentatives de mac go de calmer tout le monde. Ils se tournèrent tous vers moi en me voyant relever la tête, et je priais pour que personne ne me demande de me lever. J'étais encore à moitié dur, et ma respiration hachée n'était pas vraiment dû à la douleur….

Heureusement, Hermione détourna l'attention de tout le monde en m'interrogeant sur ce que j'avais vu. Je lui racontais qu'il s'agissait d'une séance de torture particulièrement… Violente envers des aurors qui avaient attaquées des mange morts. Mais je me tus vite, en entendant la rage percer encore à moitié dans ma voix.

Bien sûr, ma gentille me plains, et me fis me lever (heureusement, j'avais eu le temps de calmer mon cerveau d'en bas…) Pour me conduire à l'infirmerie.

En sortant, je remarquai le regard de certains serpentard qui s'attardait plus sur moi que de coutume, mais je décidai de ne pas en prendre compte. Ils devaient se demander qui avait été attaqués. Point.

En chemin, Hermione m'apprit que durant la vision, ils avaient tous eu peur, car mes yeux avaient flashés rouges, et que je m'étais levé pour hurler de rage. Puis, d'un coup, je m'étais écroule, et les cris s'étaient rapprochés, jusqu'à ce que je ne sombre dans l'inconscience. Heureusement, elle s'était faite sa petite théorie, et Je préférais largement qu'elle pense que j'avais tenté de me défendre contre la vision, et que ça m'avait épuisé plutôt que d'envisager la vérité.

L'infirmière confirma que je manquais de sommeil, et que ma cicatrice était imprégnée de magie noire. En entendant ça, Dumbledore me jeta d'ailleurs un regard étrange… Et connaissant le vieux, il y a avait quelque chose à découvrir avec tout ça. Mais pour le moment, ça n'était pas la priorité. Pomfresh venait de me renvoyer dans mon dortoir, avec un petit stock de potions de sommeil sans rêves. Et des instructions très précise sur comment les prendre.

Mais je décidai de ne pas prendre de suite le chemin de la tour gryffondor. A la place, je pris la direction de celle d'astronomie. J'avais besoin de réfléchir un peu…Seul. Et cet endroit remplissait tous mes critères. Il n'y avait pas de cours en cette journée nuageuse, et peu de gens montait ces escaliers interminables pour le plaisir.

Je m'assis sur le rebord avant de contempler l'univers qui s'étendait sous moi. Une part de mon esprit avait envie de s'enlacer jusqu'en bas, de sauter, de chuter et de me rattraper au dernier moment, pour rependre de l'altitude et le refaire, sentir l'attraction de la gravité pour m'y soustraire. Et puis je me rappelai que je n'avais pas d'ailes, et que sauter serait la mort assuré. Et j'avais encore de vivre, merci bien…

Je passai un moment à réfléchir seul, allongé près de la barrière, tentant de décrypter les énigmes Dumbledore et Voldemort et étant en partie attiré et fasciné par ce vide qui s'étendait sous moi. Et ma tranquillité ne fut troublée que par le bruit de pas résonnant dans les escaliers.

Potter, si tu comptes sauter, je t'informe qu'il y a des moyens plus simples de mourir.

Greengrass… Je t'assure que malgré ce que certains voudraient, je n'ai aucune intention d'abréger ma vie.

Le silence revint suite à cet étrange échange, et elle vint s'assoir à mes côtés. Cet étrange statu-quo dura plusieurs minutes, jusqu'à ce qu'elle reprenne la parole, les yeux levés ver s le ciel.

C'est addictif n'est-ce pas ?

De quoi parles-tu ?

Ne fais pas l'idiot Potter. Je te parle de ma magie noire.

Instantanément, je me tendis. Et c'est d'une voix que je tentais de garder égale que je répondis.

Qu'est ce qui peut t'amener à croire que je pourrais utiliser la magie noire ? Aux dernières nouvelles, j'étais toujours un pur produit de lumière….

Potter…Les gryffondors sont peut-être idiots, mais je te prie de ne pas classer les serpentards dans la même catégorie. C'était de la magie noire qui brillait dans tes yeux lors de ta vision.

Oui, celle du seigneur des ténèbres ! Au cas où vous auriez oublié, c'est lui qui me torture avec ces visions.

Oh arrête ton char. Tu n'essayais pas du tout de défaire de la vision. Tous les serpentards t-on clairement vus articuler le doloris. Cette colère qu'on a vue n'était pas celle du seigneur des ténèbres. Et ensuite… Potter, ceux habituée à l'excitation provoqué par la magie noire peuvent facilement reconnaitre ses symptômes, et tu le présentais tous. Tu te baigne dans sa magie avoue le.

Je croyais que les Greengras était neutre dans cette guerre…comment pourrait tu connaitre ces symptômes ?

Il fallait bien admettre que je stressais un peu. Si elle l'avait vu, qui d'autre avait pu deviner ? J'avais déjà fait mon chis, mais j'apprécierai ne pas avoir à partir trop tôt…ni à être forcé de fuir tout de suite entre les bras de tom.

Je reconnais ce « mal » pour l'avoir vécu.

Mon regard se braqua de suite sur elle. Que voulait 'elle dire ? Si elle cherchait à me faire comprendre que tom lui faisait le même effet qu'à moi…

Ne monte pas sur tes grands sombrals Potter. Je te le laisse le seigneur des ténèbres. Le mien, c'est Greyback. Cette magie si addictive, si sauvage qui me donne envie de le suivre au bout du monde est celle de mon loup. Tu peux te garder ton psychopathe.

A cette entente, j'hésitais une seconde à tout lui raconter ? A propos de ma vision…Mais et si elle était une espionne ? Je me trahirais…

Ce qui me convainquit fut l'éclat qui brillait dans ses yeux tandis qu'elle en parlait. Un éclat que je connaissais. Cet éclat d'adoration et d'amour, liée à un brin de folie… De plus je l'entendais fredonner doucement un air doux, qui semblait être leur chanson, à elle et Greyback au vu de sa propre affirmation.

Vous l'ai-je dit belle dame ?
Je suis tombé d'un seul coup sous le charme
Vous avez mis le bonheur en mon âme
Et mon cœur en émoi
Et vous ?

Vous l'ai-je dit cher ami ?
Vous réveillez une flamme endormie
Quand je voulais maitriser l'incendie
De mon corps en émoi
Et vous?

Dès que je suis contre toi
L'interdit vole en éclat
Vole en éclat

Tant pis, soyons pour les maudits mots d'amour
Disons-nous sans détour
Les mots mélos des beaux mélos
Tant pis, soyons fort
Les non-dit mis à mort
Pourvu qu'on ose encore
Les mots mélos des beaux mélos

Je décidai de lui livrer la vérité. Le bonheur qui transparaissait dans sa voix en pensant au loup ne méritait pas d'être brisé car elle ignorait qu'il avait été blessé.

Dans ce cas, tu dois savoir quelques choses. Ta meute s'est fait attaquer par des aurors. Beaucoup sont mort et Fenrir est blessé. C'est les aurors qui ont fait ça qui étaient face au seigneur des ténèbres dans ma vision.

Au fil de ma tirade, elle avait considérablement pâli. Sans même répondre, elle m'adressa un mouvement de tête reconnaissant avant de foncer…j'imaginais sans mal qu'elle devait avoir un moyen pour sortir du château. Et qu'elle courait au chevet de son loup.

En attendant, moi, j'avais des recherches à terminer sur ce que savait Dumbledore a propos de ma cicatrice.

Je me replongeais dans mon esprit, dans ma salle d'occlumancie. Cette histoire m'avait donné une nouvelle piste à explorer. J'avais d'abord cru que ce lien particulier qui était le nôtre était lié à la résonnance de nos magies. Mais si Greengrass et Greyback partageait un lien de magie similaire, sans lien mental, ça changeait tout. Et vu qu'elle ignorait tout de l'attaque, il ne devait pas y avoir de lien mental. Donc, c'était dû a autre chose…peut être bien une chose connue de Dumbledore. Et si il refusait de me le dire, ce que c'était quelque chose d'important à découvrir.

Je tentais doucement de localiser le lien dans mon esprit. J'avais durant l'été tenter de me remettre à l'occlumancie, et maintenant que mes 'fausse' émotions était parties, j'avais sans trop de difficulté réussi à atteindre mon 'palais mental'. Un endroit qui se présentait sous la forme d'une grande salle, a l'apparence similaire à celle de Poudlard. Dedans était rangé la majorité de mes souvenirs insignifiants, rangé dans la vaisselle à chaque table, dans les bougies qui volaient, dans les décorations…Mais si l'on cherchait bien, on pouvait trouver au niveau de l'emblème de l'école un passage secret, menant à une grande chambre, que j'avais aperçue plusieurs fois durant mes visions de tom. Surement la sienne… Une chambre très piégée, dans laquelle se dissimulaient plusieurs secrets, coffres et placard dans lesquels se trouvaient mes souvenirs les plus importants, et mes secrets.

Mais là, je cherchais à trouver ou était le lien que je partageais avec tom. A la fin, j'étais parvenu à faire apparaitre un fin filament rouge qui traçait un chemin dans mon esprit. En le suivant a travers la grande salle, je pus découvrir un second passage secret, caché derrière l'emblème de serpentard (quelle surprise !) Celui-ci menait à une étrange petite porte noire. En l'ouvrant, je me retrouvais face à tom. Ou plutôt, l'image de tom qui existait avant qu'il ne m'attaque. Et lorsque je le regardais dans les yeux, je me sentis expulsé, tandis que les images d'une coupe, d'un médaillon, d'un bague, d'un diadème ainsi que de nagini. Mais je n'avais aucune idée de ce ça voulait dire…

En attendant, je rentrais à la tour gryffondor et tentais de m'endormir, en écoutant d'une oreille la musique montant de la salle commune. Je m'endormis en me disant avec un sourire que les paroles m'allaient bien…

S'il suffisait de mentir

Pour oublier ce qu'il ne faut pas dire

Toutes ces nuits passés à retenir,

Mon désir impromptu

Et vous ?

Mais alors que je profitai de la musique, je fus happé à nouveau par une vision.

Tom était assis sur un fauteuil de velours, dans cette fameuse chambre que je connaissais bien. Et il semblait planter ses yeux dans les miens même si je n'étais pas physiquement la, ce qui me fit frissonner.

Le spectacle de tout à l'heure t'a plus ?

Il avait dit cela en se léchant sensuellement les lèvres, pour renforcer son effet juste…obscène.

Je ne dirai pas que ce m'a 'plu'. Tu as du sentir ma colère non ?

Il se leva avec l'air d'un félin, et s'approcha au plus près de l'endroit d'où je voyais les choses. J'avais l'impression qu'il me susurrait à l'oreille…

Oh oui je l'ai sentie…Elle était tellement belle…Cette rage contre les aurors qui s'en était pris à nos mignons…Tu commences à devenir possessif dis-moi. Ta magie hurlait ta rage et cette puissance qui volait autour de toi était…Magnifique.

J'étais à deux doigts de gémir de plaisir en entendant cette voix si lascive, et en sentant cette magie m'entourer si addictive, si chaude.

Mais il s'écarta d'un coup, avec un grand sourire. Ce qui me permit de retrouver le fil de mes pensées pour lui poser la question qui me trottait dans la tête depuis tout à l'heure.

Est-ce que ça te parle si j'évoque une coupe, une bague, un diadème, un médaillon et ton serpent ?

Il pâlit de suite, et je sentis sa magie passer de lascive à lourde. Je me sentais presque écrasé sous le poids de ce pouvoir. Ca faisait si mal… D'une voix sifflante il exigea de savoir où j'avais entendu parler de ça, et je lui expliquai tout. Instantanément, la pression se relâcha, et il me regarda d'un œil nouveau…

Serait-ce…Possible ?

Tom ? De quoi parles-tu ? Que sont ces objets ?

Harry…Tu me permettras de faire un tour dans ton esprit ? J'ai une chose a vérifier…

Tu y es déjà…

Je suis dans les couches supérieures de ton esprit. Mais ce que tu appelles le 'palais mental' ne me sera vraiment accessibles qu'avec ton accord.

Et bien…d'accord

Instantanément, nous nous retrouvâmes dans le palais mental, et je le conduisis jusqu'à la petite porte noire. Mais au moment de l'ouvrir, il parut presque…Hésitant.

Il finit tout de même par le faire, et contempla son double avec hésitation. Puis il nous ramena doucement dans sa chambre.

Tom ? tu accepterais de m'expliquer maintenant ?

Connais-tu le principe d'horcruxe ?

Non.

Je m'en doutais. Il s'agit de diviser son âme afin de devenir immortel. C'est ça qui m'assure la vie éternelle. J'ai divisé mon âme en six. Un morceau caché dans le journal que tu as détruit en deuxième année, et les autres cachés dans tous les objets que tu as vu. C'est pour ça que j'ai paniqué en t'endentant en parler. Mais il semblerait que je n'avais pas matière à m'inquiéter.

Pourquoi je les ai vus dans ce cas ?

Harry. Pour créer un horcruxe, il faut commettre un meurtre. A l'époque où j'ai attaqué le bébé que tu étais, j'avais déjà divisé mon âme en cinq, et de toute évidence, elle était instable. Lorsque j'ai tué Lyly Potter, et que le sort qui t'étais destiné m'est revenu dessus, il semble que mon âme se soit fractionnée à nouveau. Et le morceau seul s'est attaché…au seul être vivant de la pièce. En l'occurrence…Toi.

Je suis…je suis un horcruxe ?

Ca explique ton lien avec moi, ainsi que celui avec nagini. Désormais Harry, j'ai encore moins de raison qu'avant de vouloir te blesser. Tu es un des garants de mon immortalité après tout…Je te voulais déjà à mes côtés avant, mais maintenant…

Toutes les implications de ce que me disait tom pénétraient lentement dans mon esprit. Et soudain, une dernière révélation me frappa comme un poing dans l'estomac.

TOM ! Dumbledore sait ! Il sait pour les horcruxes et pour moi !

Quoi ?

Si j'ai cherché, c'est parce qu'il avait semblé bien trop satisfait de savoir que ma cicatrice suintait de magie noire. C'est obligatoire qu'il sache ! Il n'a jamais prévu que je survive a cette guerre…J'étais censé mourir face à toi…'Pour le plus grand bien'. Il a dû le deviner, il a eu ton journal entre les mains après la deuxième année !

Harry, Harry calme toi ! Ça n'est pas parce qu'il sait que je suis automatiquement menacé alors calme toi ! Je vais simplement changer les protections autour de mes précieux d'accord ?

…D'accord.

Et toi, tu vas te dépêcher de venir au manoir.

Quoi ?

Jusqu'ici je m'étais dit que j'allais te laisser le temps de sombrer avant de te rapatrier à mes côtés. Mais là, ça change tout. Pas question que te laisse aux mains du vieux citron maintenant que je sais qu'il compte te sacrifier pour me tuer. Et de plus…Il y a un horcruxe à Poudlard qu'il serait opportun que tu me rapporte.

-TU. AS. LAISSE. UN. HORCRUXE. ?

- Aie mes oreilles…oui, à l'époque ça me paraissait un bon moyen pour narguer le vieux, mais maintenant…

- Ou ?

- dans le grand bordel de la salle sur demande. C'est le diadème.

- Je vais aller chercher ça. Et ensuite, j'imagine qu'il va falloir que je trouve un moyen pour sortir incognito de l'école…

- Tu ne me feras pas croire que tu ne connais pas les passages secrets de l'école. Mais en tout cas, sache une chose…J'ai hâte de te voir ici. Vraiment.

En disant cela, il s'était à nouveau allongé lascivement sur son lit. Et comme à son habitude, il me renvoya dans mon corps par le biais d'une vague de magie sensuelle, qui me fit me réveiller dur comme la pierre. Surtout en me repassant les implications de sa dernière phrase dans ma tête…

Après m'être terminé en repassant dans ma tête les images on ne peut plus lascives que m'avait offert tom, je récupérai mes affaires importantes. (La cape, ma baguette, la carte, mes photos et le miroir de Sirius.) Et me mis en route, sous la cape, vers la salle sur demande. En l'ouvrant, je pris une grosse quarantaine de minutes à chercher ce fameux diadème avant de me dire que le karma était une vraie pute. Cette tiare que j'avais utilisée à l'époque pour repérer l'armoire ou j'avais planqué le livre de potions de rogue… C'était le diadème. Je récupérai les deux, les fourrai dans ma bourse en peau de moke, et me dirigeai vers le dortoir des serpents. Daphnée avait de tout évidence un passage pour sortir de l'école, et bien que j'apprécie celui vers honeydukes, il était trop connu, et ne débouchai pas à un endroit pratique pour que tom puisse venir discrètement me chercher. Donc j'allais utiliser celui de Daphnée, en espérant qu'elle était rentrée…

En arrivant devant l'entrée de leur dortoir, je sifflais aux serpents de me lisser entrer, et ils dégagèrent l'entrée (astuce donner par tom) et je pus pénétrer chez les serpents. Instantanément, je leur intimai de me conduire j'jusqu'au dortoir de Daphnée, qui avait, en tant préfète de serpentard, un chambre individuelle. Je la réveillai doucement, et sa surprise fut totale quand elle me reconnut.

Potter ? Bordel qu'est-ce que tu fais la ?

Comment vas Greyback ?

…Ça va. Il est secoué, mais ça va. Mais je te jure que si tu m'as réveillé pour ça je te jette un sort.

Tu as un passage pour sortir de l'école. Et j'ai justement besoin de sortir de l'école.

Quoi la ? En plein milieu de la nuit ?

Oui.

Tu t'es décidé à le rejoindre ?

Il semblerait.

Et bien…T'est pas du tout compliqué toi.

Elle se leva ensuite en maugréant, et me conduisit jusqu'à son passage secret, dissimulé derrière une armure du septième étage. D'après elle, il débouchait dans un endroit désert, loin de l'école. J'étais très surpris puisque ce passage ne figurait même pas sur la carte !

Enfin bon…Après une bonne vingtaine de minutes de marche dans ce tunnel sombre, je débouchais au beau milieu de nulle part. Je titillais le lien avec tom, pour lui envoyer l'image de mes environs direct. Et quelques secondes plus tard, je sentis des bras se refermer autour de moi, et nous transplantâmes tandis que je plongeais dans cette addictive magie qui bouillonnait autour de moi.

Je repris pied au milieu du manoir serpentard. Tom m'avait assuré que nous serions seuls ici. Je lui remis le diadème en me détachant difficilement de son étreinte. Il le prit avec plaisir, et m'amena jusqu'à une salle ou se trouvait déjà le médaillon et le serpent.

Où sont la bague et la coupe ?

La coupe a été laissé dans a cachette. Elle est juste trop parfaite pour être abandonnée. Mais La bague est mains du vieux citronné malheureusement. Lorsque je suis arrivé pour la récupérer, Elle avait disparu de sa cachette et l'aura de ce salaud emplissait l'espace.

Alors c'est ça qui a nécrosé sa main depuis le début de l'année !

Je pense oui. Au moins cet imbécile l'a mis. Il a signé son arrêt de mort ce faisant. Même si il la coupe, la malédiction continuera de se répandre.

Alors tu n'as plus que cinq horcruxes ?

Et bientôt il n'en restera que trois.

Pourquoi ?

Il restera toi, nagini, et la coupe bien caché. Je vais réabsorber les autres. Il est grand temps que je récupère les capacités de mon adolescence. Ainsi que ma beauté originelle. Je me rends bien trop compte que la destruction de deux morceaux d'âme m'a trop couté.

Aussitôt dit, aussitôt fait, tom lança le rituel et versa son sang sur le cercle ou était disposé les horcruxes à réabsorber. Instantanément, ceux-ci se mirent à briller. Puis les objets se tordirent et se racornirent tandis que des ombres noires en sortaient. Celle-ci se précipitèrent sur tom, et le réintègrent tandis que les objets reprenaient leurs formes initiales.

Son corps changea. Il redevint le séduisant tom jedusor entraperçu dans ma tête, toujours pale, et aux yeux rouges. Mais Il était tellement beau…Et sa magie était tellement belle, et encore plus puissante et sauvage désormais.

Ilse jeta sur moi d'un coup et ravi mes lèvres dans un baiser brulant. Je fondis littéralement dans son étreinte, tandis que sa magie m'entourait, et semblait nous coller encore plus à l'autre. C'était encore meilleur de l'avoir face à moi que de la sentir dans mes visons. Sans que je ne réalise ce qu'il faisait. Il nous transplana, et m'allongea doucement sur son lit tandis que ses baisers dérivaient sur mon cou, laissant derrière eu une trainée brûlante et commençant à m'arracher de petits gémissement tandis que ses mains s'introduisaient sous mon haut.

J'avais l'impression qu'il était partout. Sa magie pénétrait par tous les pores de ma peau, sa bouche caressait mon cou et ma clavicule, ses mains se baladaient sur mon ventre et ma peau… Je me cambrais, avide de plus de sensation, perdu déjà dans les brumes du plaisir. Je tentais de lui arracher son haut, impatient. Avec un sourire taquin, il fit disparaitre nos vêtements d'un sort, Laissant se frotter nos érections tendues, provoquant de délicieux frottements qui nous arrachèrent à tout deux des gémissements totalement indécents. Nos mains se baladaient sur l'autre, tenant de tout toucher, de tout sentir de l'autre. Nos lèvres s'unissaient dans des baisers enfiévrés, avant de se séparer pour aller se balader sur les corps offerts.

Puis ses mains glissèrent doucement vers mes fesses, les malaxant, les écartant document tandis qu'il introduisait un doigt lubrifié magiquement dans mon intimité. Ca faisait un peu mal, mais je voulais tellement le sentir, lui, le sentir autour de moi et en moi que j'ondulais des hanches autour de l'intrus.

Tom prit cela comme un signal et introduit deux autres doigts. Cette fois, je stoppais tout mouvement et me raidis sous la douleur de l'intrusion. Mais tom recommença a m'embrasser, en enroulant son autre main autour de mon membre dressé, me distrayant de la douleur. Au bout de quelques minutes, je m'étais habitué, et je replongeais dans les brumes du plaisir. Je bougeais à nouveau des hanches, et tom commença à me préparer soigneusement. Je hurlais lorsqu'il toucha un point bien particulier en moi, et ondulais encore plus fort sur lui.

Il me retourna et enleva ses doigts, provoquant un gémissement de plainte de ma part. Mais bien vite ils furent remplacés par quelque chose de plus gros tandis que tom continuait les mouvements sur ma verge. Je mis moins longtemps à m'habituer et à réclamer du mouvement. Il commença à bouger, nous faisant hurler de concert. J'étais accroché aux draps, nos magies s'unissaient dans un rythme frénétique, dansant autour de nous et emplissant la salle de pouvoir, amplifiant notre plaisir commun. Elles résonnaient avec bonheur, célébrant notre union enfin consommée, amplifiant la lumière de la pièce. Et la lumière atteint son paroxysme quand nous attînmes l'orgasme de concert.

Puis nous écroulâmes tous deux sur le lit, vidés, heureux, et encore imbriqués dans un gros imbroglio de membres. ET résonna dans la nuit la fin de la musique, mise par les elfes, qui me firent sourire en me rendant compte que tout ce qu'elle disait était désormais…vrai pour moi.

S'il suffisait de souffrir
Pour épargner ce que l'on va trahir
S'abandonner sans remords au plaisir
Défendu qui me tue
Et vous?

Mais, dans l'ivresse de tes bras,
Tout le reste vole en éclat,
Vole en éclat

Tant pis, soyons pour les maudits mots d'amour
Disons-nous sans détour
Les mots mélos des beaux mélos
Tant pis, soyons fort
Les non-dits mis à mort
Pourvu qu'on ose encore
Les mots mélos des beaux mélos

Tant pis, soyons pour les maudits mots d'amour
Disons-nous sans détour
Les mots mélos des beaux mélos

Vous disposez de mon sort
Ce n'est plus dieu mais c'est vous que j'adore
Et je vous jure,
A la vie, à la mort
De me perdre à ce jeu,
Et vous?

Et voilà pour cet OS de saint-valentin pas du tout en retard ! J'espère que vous avez apprécié, je n'ai pas l'habitude d'écrire de lemon…En tout cas, on se retrouve bientôt pour le dragon du temps. Salut !