-Chapitre X : Dangereux non-dits-

-Résumé du chapitre précédent...

Harry et Hermione se sont laissés aller à une séance de baiser torride dans les sous-sols de la boite de nuit à Amsterdam, malheureusement interrompu par Drago qui a besoin d'aide pour une affaire de vol de bijouterie. Malefoy confronte Harry sur ses multiples mensonges et sa relation avec Hermione, qu'Harry nie. Il avoue par la même occasion que si Harry détruit ce qu'il entretient avec Hermione et les Weasley, Drago n'aura plus rien à quoi se raccrocher. Ginny les interrompt afin de garder Ruth pendant que Drago et Harry partent à la recherche du voleur.


Décembre 2010.

Harry n'avait jamais aimé ce genre de mission. Un cambriolage. L'acte désespéré d'un sorcier ou d'une sorcière dont les répercutions de la crise de 98 se faisait encore sentir. En 12 ans, l'économie sorcière était plus que florissante dans certain secteur comme la culture, les sports ou bien sociales seulement, la population n'était pas aussi nombreuse que celle des moldus... La reconstruction de bâtiments d'après guerre ou relance de l'économie étaient plus longues. Certains sorciers dont le commerce fluctuait grâce aux mangemorts ou bien à la magie noire n'avait pas tenu le choc. Harry pensa à chez Barjow & Beurk qui avait plié boutique il y a de ça plusieurs années. C'était le plus souvent ce genre de sorciers qui au bout de plusieurs années de précarité s'élançait dans des plans fous comme cabrioler des banques ou des magasins.

C'est en à peine une heure, qu'Harry et Drago avait arrêté cette jeune sorcière à la chevelure folle et aux longs ongles crasseux qui gambadait dans les rues pavées du chemin de traverse à la recherche d'un abris où mettre son butin volé. Elle s'appelait Rosalie Parker, n'avait que 19 ans et était fille de mangemort.

Quand Harry plaça son ultime tampon sur le dossier afin de le clôturer, il regarda l'heure. Drago était rentré il y a de ça quelques minutes, laissant à son chef l'honneur de finir le dossier. Il était à peine 18h mais ses paupières demandaient déjà à se fermer. N'aillant pas dormi de la nuit; il avait l'impression que les effets de l'alcool qu'il avait consommé dans cette fichue boite d'Amsterdam lui retourner toujours l'estomac. Tout en rassemblant la paperasse qu'il classifia dans un classeur ses yeux atterrirent sur la photo qui était sagement posée juste à coté de son encrier. C'était une vielle photo durant sa sixième année, il était entouré de Ron et Hermione et ils riaient aux éclats. Naturellement il se permit de repenser à ce qu'il s'était passé dans les sous sols de cette discothèque et son cœur loupa un battement. Plaquant ses mains sur ses yeux et il souffla longuement.

- Merde, fais chier.

Ouais, c'était le cas de le dire. Il venait de tromper son meilleur ami. Il venait de foutre en l'air son amitié avec Hermione, car il en était persuadé, jamais plus elle ne lui adresserait la parole. Pas après ce qu'ils avaient commit. Pas après cette immense culpabilité qui viendraient les hanter à chaque occasion. D'ailleurs, Harry l'attendit toute la journée. Cette culpabilité. Pendant qu'ils marchaient dans les couloirs bondés du ministère, quand il s'est retrouvé chez lui, seul avec ses pensées. Seulement, elle ne vint jamais. Non à la place, il n'avait qu'une envie c'était de revoir Hermione et lui donner un orgasme aussi fantastique que ce qu'il avait obtenu la nuit dernière.

Puis comme une délicieuse rengaine, un sortilège de legilimens, Harry repensa au corps d'Hermione pressé sur sa taille, ses mains sur ses fesses, sa bouche sur la sienne, l'odeur de son shampooing ou encore la sensation de ses lèvres sur son sexe. Putain. Il la voulait comme jamais il n'avait voulu une femme, ni qui que ce soit. Harry était ensorcelé. Il était devenu accros à elle, à ce qu'elle dégage, à son pouvoir sur lui. Et c'est sur ses dernières pensées, qu'il prit la décision la plus égoïste de sa vie pour une fois. Il allait continuer. Malgré Ron, malgré les Weasley.


Hermione n'avait pas fermé l'oeil de la nuit. Elle s'étendait en silence dans son lit qu'elle partageait avec son mari. Les draps sentaient mauvais, Ron n'avait pas dû les changer. Pourtant quand elle fermait les yeux elle pouvait très facilement se rappeler de l'odeur d'Harry. Harry qu'elle avait délibérément gouter ce soir, Harry qui avait jouit dans sa bouche. Chose qu'elle n'avait permis à personne avant. Pas que sa liste de partenaire sexuel soit bien grande. Elle avait perdu sa virginité avec Ron c'était un fait, mais elle avait connu ses premiers préliminaires avec Victor Krum.

Elle se demanda comment sa relation avec Harry allait évoluer maintenant qu'ils avaient commit l'irréparable, maintenant qu'elle savait qu'elle bruit il faisait quand il venait. C'est sur ses dernières pensées, qu'elle se leva brusquement de son lit, faisant grogner légèrement Ron qui ne se réveilla pas pour autant. La née-moldue se rendit immédiatement dans sa cuisine et en sortit une potion anti-gueule de bois, elle en avait bien besoin. Mais alors qu'elle buvait sa potion, elle vit du coin de l'oeil une tête rousse venir prendre place devant elle.

- Tu allais me dire quand que tu baisais Harry Potter?

Le coeur d'Hermione aurait cessé de battre qu'elle ne l'aurait pas remarqué. Une montée d'adrénaline si puissante qu'elle sembla lui trancher l'estomac. Elle allait vomir. Le regard de son mari ressemblait à l'enfer. Deux prunelles noires, une rage aveuglante brulait dans son regard. Mais alors qu'elle était prête à parler, elle entendit deux grands coups et elle sursauta.

- Hermione !

L'auror décolla sa joue du bois de son bureau et croisa le regard curieux de Pansy Parkinson devant elle, un café fumant dans sa main gauche.

- Tu n'as décidément pas l'habitude d'assurer une gueule de bois les jours de boulot hein?

Hermione dû regarder autour d'elle pendant une minute entière avant qu'elle ne réalise qu'elle venait de rêver. Ron ne savait rien, Ron ne se doutait de rien. L'ancienne serpentard grimaça en voyant le restant de bave couler de la joue de son amie. Elle passa une main dans sa coupe à la garçonne et vint s'assoir confortablement sur le bureau d'Hermione tout en touillant son café.

- Tu n'es pas censée être dans les sous sols du ministère à déceler les éventuelles traces de potions sur des cadavres?

Pansy ricana.

- Si bien sur, mais je voulais d'abord que tu me dises ce qu'il s'est passé entre Potter et toi? Vous avez disparu pendant un très long moment... sourit-elle en arquant un sourcil.

Hermione essuya le coin de ses lèvres en repensant à ce qu'elle avait fait. Elle passa une main dans ses cheveux emmêlés et bégaya :

- Rien... absolument rien... je veux dire... rien.

Pansy la toisa d'un air hautain, profitant de sa hauteur pour donner à son regard une touche plus orgueilleuse.

- J'ai dû loupé un épisode suis-je devenue rousse tout à coup?

Hermione fronça les sourcils. Elle lança un regard à la porte fermée de son bureau et reporta son attention sur Pansy. Qui d'un coup lui frappa le bras.

- Pansy ! couina Hermione en se frottant l'endroit meurtrit.

- Non parce que je ne suis pas aussi débile que ton mari ! Finit-elle en prenant une gorgée de son café, faisant balancer ses jambes dans le vide. Ecoute, je sais exactement ce qu'il s'est passé, même si je suis un peu déçue que tu ne me l'ai pas dit par toi-même.

Hermione eut le souffle coupé.

- Tu sais?

Pansy acquiesça, toujours cet horrible sourire satisfait plaqué sur ses lèvres couleurs prunes.

- Bien sur, tu n'aurais jamais eu ce confort dans les toilettes chérie. Les cartons étaient plus solides pour accueillir une bonne baise !

- Je n'ai pas... Je n'ai pas couché avec lui ! Et je t'en supplie tais-toi, mon bureau n'est pas ensorcelé d'un silencio ! Argumenta Hermione en agitant ses mains.

- Tu devrais ! Le sortilège du Silencio est très utile, surtout quand le mec de la compta descend dans les sous-sols si tu vois ce que je veux dire, s'amusa-t-elle en lançant un clin d'oeil à sa nouvelle amie.

Hermione pouffa malgré elle. Les deux amies échangèrent pendant un petit moment jusqu'à que deux coups timides ne viennent les interrompre. Hermione regarda un instant la porte de son bureau, elle disposait d'une partie vitrée, quoique légèrement trouble, Hermione pouvait facilement deviner la silhouette d'Harry se dessiner derrière. Elle lança un regard de détresse à son amie qui de sa plus belle voix cria d'entrer. Quand Harry entra d'un pas maladroit dans son bureau, Hermione ne réussit pas à déglutir correctement.

- Oh, désolé, je pensais que tu serais seule... je peux repasser... marmonna-t-il tout en détaillant tour à tour Pansy et Hermione.

La sang-pur sourit tendrement à Harry, insistant qu'il pouvait rester et s'éclipsa en vitesse. Hermione regarda Pansy sortir de son bureau, la laissant dans une situation qu'elle aurait aimé éviter.

- Mione...

- Tu tombes mal Harry, j'allais justement partir, mentit-elle en rassemblant ses affaires d'un pas pressé tout en se levant de sa chaise.

Le survivant regarda alors sa meilleure amie essayait de se défiler et avança doucement dans la pièce. Il remarqua alors ses mains tremblantes quand elle rangea ses différentes plumes dans son sac sans fond, il remarqua ses cheveux en pagaille et sa respiration plus bruyante que d'habitude.

- Tu vas où? Ta journée n'est pas finie il me semble, lui annonça Harry sachant pertinemment ses horaires de travail puisqu'il en était l'organisateur.

Hermione ne leva pas les yeux vers lui, continuant de ranger ses affaires le plus vite possible. Elle prit sa baguette et tenta de sortir de la pièce sans affronter Harry. L'élu qui n'avait pas décroché son regard de la sorcière, attrapa son poignet avant qu'elle ne puisse lui échapper pour la journée. Hermione tenta dans un dernier geste désespéré de continuer sa marche, seulement Harry resserra sa prise, l'obligeant à se retourner alors qu'elle atteignait l'embrasure de la porte.

- Nous devons parler... chuchota le survivant tandis que la trentenaire regarder le couloir vide avec détermination. Comme si quelqu'un allait débouler et la délivrer.

- Je n'ai pas le temps, j'ai des réunions avec... Oscar et...

- Une réunion? Hermione nous sommes Jeudi soir, Oscar ne travaille pas ce jour...

- Laisse-moi partir Harry, je t'en prie, plaida-t-elle les larmes prêtent à glisser sur ses joues.

Elle ne voulait pas avoir cette conversation. Bien sûr elle savait au plus profond d'elle, qu'ils y arriveraient un jour au l'autre mais aujourd'hui elle n'avait pas la force de mettre des mots sur les évènements passés. Le plus tard sera le mieux, se dit-elle. Quand elle y aura réfléchi, quand elle aura trouvé une excuse afin de rendre son acte moins grave. Quand ses idées seront plus claires.

"Et ses mains sur mon poignet ne m'aide pas à y voir plus claire" compléta la petite voix dans sa tête.

- Mione...

- Je n'en ai pas la force ok? Je sais qu'il faut qu'on parle, j'en suis très consciente mais pour l'amour de Merlin Harry, pas aujourd'hui... ni demain... j'ai besoin de temps, juste du... temps, répondit-elle en plantant son regard vitreux dans les yeux émeraude de son meilleur ami.

Harry la regarda sans un mot, identifiant chaque reflet dans ses yeux, sentant chaque tremblement dans sa main. Elle allait craquer. Doucement il sentit la main gauche de l'ancienne gryffondor venir enlever ses propres doigts autour de son poignet et à peine avait-il lâcher sa prise qu'elle disparue dans les couloirs du ministère.


Ginny adorait s'occupait de Ruth, chaque fois que Drago faisait appel à elle pour sa fille, elle passait de formidable journée avec cette petite boule d'énergie. Son petit peignoir vert et argent nouée autour de son corps, Ruth avait ordonné à Ginny de s'asseoir devant le canapé afin qu'elle puisse la coiffer. L'héritière Malefoy avait affirmé que les cheveux naturellement lisses de Ginny étaient beaucoup plus simple à coiffer que ceux de sa tante Hermione ce qui avait fait beaucoup rire la cadette des Weasley.

- Tu as déjà été amoureuse? Demanda soudainement Ruth.

Ginny arrêta de rire et se tourna doucement vers l'enfant. La petite fille était sagement assise sur le canapé, regardant étrangement sa tante de coeur devant elle. La rousse se releva du sol et vint prendre place à ses côtés.

- Euh... oui, je l'ai été. Pourquoi cette question? Lui demanda-t-elle en caressant tendrement sa tête blonde.

Ruth sembla réfléchir, tortillant ses doigts entre eux et finit par répondre.

- A l'école, mes copains m'ont dit que leurs parents étaient amoureux et que c'était comme ça qu'on faisait les bébés.

Ginny réfléchit une seconde et acquiesça.

- Oui, en quelque sorte, quand les gens tombent amoureux, parfois ils font des bébés.

Ruth fronça les sourcils et secoua la tête.

- Mais... je crois pas que Papa est été amoureux. Je n'ai jamais eu de maman et j'ai déjà demandé à Tata Mione de l'être mais elle a dit que les choses n'étaient pas aussi simple... Alors comment je suis arrivée?

Ginny n'avait pas prévu de jouer ce rôle maternel. Elle n'avait jamais osé demandé qui était la mère de Ruth, n'appréciant pas vraiment les relations de Drago à sa sortie d'Azkaban. Le sujet était tabou depuis des années. Une fois, Harry avait remarqué que Ruth ressemblait un peu à Astoria Greengrass, une élève de serpentard de deux ans plus jeune que lui, seulement les choses n'avaient jamais été confirmées. Ruth, jusque-là n'avait pas été très curieuse de savoir, cependant maintenant qu'elle était rentrée en primaire, les enfants commençaient à parler, à s'intéresser à la vie tout doucement.

- Je ne sais pas si ton père t'en a déjà parlé mais...

Ginny se racla la gorge pour se donner en semblant de courage devant ces grands yeux gris la fixant calmement.

- Des fois... pour faire les bébés, il... il n'est pas nécessaire d'être amoureux... Il suffit juste de rencontrer une personne et... et... euh... Les mots restèrent coincés, comment diable pouvait-elle expliquer le principe de sexe à une enfant de 5 ans? Et faire des bisous.

Ruth était absorbée par les dires de sa tante. Elle hocha lentement la tête.

- Des bisous?

- Oui... des bisous sur la bouche, déclara Ginny mal à l'aise.

Ruth hocha à nouveau la tête.

- Ah oui, jamais je ferais ça de ma vie, c'est dégoutant, grimaça la blondinette en montrant ses dents.

Ginny pouffa, elle allait regagner à nouveau sa place d'origine pensant que la conversation était finie mais Ruth poursuivit :

- Alors comment on sait que les gens sont amoureux et qu'ils veulent des bébés ensemble?

Ginny souffla étant à court d'idées. Elle réfléchit un moment et répondit :

- En général, les deux personnes passent beaucoup de temps ensemble, ils se font des câlins, des bisous, des petites caresses... ils se regardent beaucoup...

Ruth parut réaliser quelque chose.

- Oh comme Tonton Harry et Tata Mione !

Ginny écarquilla les yeux. Elle ouvrit la bouche, réalisant ce que venait de dire sa nièce de coeur. Pourquoi disait-elle ça? Que faisait Harry et Hermione dans une conversation sur l'amour? Ginny fronça les sourcils, secoua légèrement la tête et demanda :

- Tu peux répéter?

- Tonton Harry et Tata Mione se font beaucoup de câlins, et même une fois au mariage Tonton m'a dit qu'ils se faisaient un gros câlin d'amitié mais qu'il fallait que je garde le secret, dit-elle toute fière d'elle.


Quand Drago arriva devant chez lui il souffla doucement. Il était épuisé et n'avait qu'une envie dormir et retrouver sa fille. Sa dispute avec Harry ainsi que cette arrestation et toute cette paperasse l'avait éreinté. Il était presque 19h quand il ouvrit délicatement la porte de son appartement et retrouva Ruth à genoux sur le sol du salon jouant avec ses habituelles poupées ensorcelées. Ginny qui était assise sur le canapé, ce qui ressemblait à un magazine de mode dans les mains tourna la tête vers le blond qui lui sourit faiblement.

- Papa ! Cria Ruth en se précipitant dans les bras de son père qui la réceptionna comme il le put. Tu m'as trop manqué, avec Tata Ginny on a fait du Quidditch...

Drago tourna la tête en direction de la cadette des Weasley qui murmura qu'elles n'avaient pas volé, juste montées sur un balai traditionnel.

- Et on est allées au moins à 12 kilomètres de haut ! Explosa la petite fille.

- Pas plus de 50 centimètres à tout casser, ajouta Ginny l'air amusée par l'exagération de sa nièce de coeur.

Drago acquiesça tout en riant, assurant qu'il était très fière d'elle. La petite blonde était si satisfaite qu'elle demanda à son père un balai pour son prochain anniversaire. Drago fit ce qu'il savait le mieux faire, lui répondre avec ironie.

- Bien sur Ruth et moi je vais me teindre mes sublimes cheveux en roux ! Se moqua Drago alors que Ginny venait lui pincer le coude l'air faussement vexée.

Drago embrassa les deux joues de sa fille et la déposa à terre alors qu'elle s'élançait dans tout le salon, dépliant ses bras en aile d'avion et slalomant à travers les fauteuils. Malefoy enleva sa veste qu'il laissa tomber sur un de ses sièges, il plaqua ses coudes sur le bar de sa cuisine et vint se pincer l'arrête du nez tout en expirant. Il repensa alors à la conversation qu'il avait eu avec Harry au sujet d'Hermione et cette étrange relation qui s'était instaurée entre eux en quelques mois. Il allait prier pour ne pas voir le peu de stabilité lui exploser au visage.

- Journée difficile? Le questionna Ginny en prenant place sur un des tabourets à ses côtés.

- Vie difficile, marmonna-t-il tout en regardant la rousse à ses côtés.

- Ça me tue de te dire ça mais tu vas t'en sortir, crois-moi, tu as connu le pire, dit-elle en effleurant son épaule afin de le consoler.

Drago pouffa. Ginny sauta de son tabouret, embrassa les cheveux de Ruth et s'apprêtât à partir.

- Depuis quand tu es devenue sympathique? Lui demanda-t-il en la suivant du regard alors qu'elle prenait son sac à main.

Ginny fronça les sourcils, et répondit :

- Depuis quand tu es devenu supportable? Tiens d'ailleurs tu as reçu un colis de la part de Neville et Luna, je pense que ce sont les photos de leur mariage.

La jolie rousse lui lança un dernier sourire alors qu'elle marchait lentement vers la sortie. Drago prit soudainement conscience qu'il ne voulait pas être seul ce soir, pas après cette maudite journée. Puis s'il perdait Harry et Hermione, il devrait peut-être se lier d'amitié avec de nouvelle personne. La plus part du temps ce sont les nouvelles personnes qui se lier d'amitié avec sa fille. Pas lui.

- Tu as déjà mangé? Demanda soudainement Drago stoppant Ginny dans son élan.

La Weasley se retourna doucement et arqua un sourcil.


L'éviter était trop facile. Harry n'aimait pas ça, non en fait il détestait ça. Enfermé dans son bureau il n'arrivait pas à se sortir cette étrange échange qu'il avait eu avec Hermione plutôt dans la journée. C'était Hermione qui avait commencé ce jeu ridicule, c'était Hermione qui avait initié leur premier baiser et c'était une fois de plus elle qui avait commencé à l'embrasser dans cette boite de nuit. Bien sûr il était tout aussi responsable, seulement il ne cherchait pas à la fuir sans arrêt. Il ne voulait pas jouer au jeu du chat et de la souris. Il voulait des réponses.

Jetant un regard son horloge, il était pas plus tard que 20h, la nuit avait déjà élu domicile à l'extérieur, la plus part des bureaux de son département étaient vides, sauf pour les travailleurs tardifs. Harry prit rapidement sa baguette, la fourra dans sa robe et sortit en vitesse de son bureau. Avec un peu de chance, Hermione était encore ici. La connaissant elle ne voudrait pas affronter Ron, surtout après ce qu'il s'était passé. Du côté d'Harry, il n'était pas dans ses habitudes de rester si tard au bureau, donc le meilleur moyen d'échapper à tout ceci était de rester au ministère. Quand le survivant arriva devant son bureau il constata que la lumière y été allumée. Bingo. Elle ne pourra pas lui échapper cette fois.

Poussé par la détermination à avoir ses réponses et sans doute une légère rancoeur, il entra sans frapper faisant sursauter Hermione qui renversa son pot d'encre sur son rapport. La jeune femme avait regroupé ses cheveux dans un chignon, elle était en train de finaliser son dernier rapport journalier.

- Merde Harry ! Qu'est-ce que tu n'as pas compris avec ce que je t'ai dit tout à l'heure ! s'énerva Hermione en lançant un rapide sort de nettoyage sur son bureau.

Harry réalisa qu'il n'avait pas pensé à ce qu'il allait lui dire.

- J'ai besoin de réponse ! Avait-il simplement répondu.

Hermione reporta son regard sur son bureau. Ils y étaient, à cette conversation qu'elle redoutait temps. Une conversation qu'elle ne voulait pas avoir. Harry faisait honneur à son ancienne maison du lion à venir dans son bureau à une heure pareille. La jolie sorcière remarqua qu'il était nerveux et surement en colère.

- Une réponse? Très bien, nous avons fait une erreur, encore une fois. Il serait préférable que chacun l'oublie, répondit simplement Hermione tout en reprenant sa plume dont elle trempa le bout dans son encrier.

Harry n'en croyait pas ses oreilles. Depuis leur premier égarement dans cette chambre, quand il avait osé gouter son parfum, Hermione semblait n'être qu'une hallucination dans son esprit. A chaque faux pas, chaque baisers, chaque caresses, quand Harry demandait des réponses, elle les ignorait ou prétendait que rien n'était arrivé. Pourtant il se passait quelque chose. Quelque chose de grand, de puissant, de passionnel. Pendant combien de temps cela allait-il perdurer? Drago avait raison, ça allait leur exploser au visage et toute leur vie allait basculer. Pourtant malgré ce danger, malgré ce semblant de rationalité qui traversa l'esprit de l'élu, son côté impulsif prit le dessus. D'un coup il tapa violemment sur le bureau d'Hermione qui sursauta pour la deuxième fois. Son encrier se déversa pour la énième fois sur le bois de son bureau.

- C'est quoi ton problème Hermione!? Tu vas jouer à ce jeu pendant combien de temps?

Hermione ne s'attendait pas à cette soudaine colère. Harry avait toujours été très calme avec elle, d'ailleurs elle ne l'avait jamais vu réellement s'énerver, du moins jamais après elle. Bien sur, la sorcière la plus brillante de son âge avait été témoin de l'énorme dispute qui avait séparé le golden trio pendant la chasse aux horcruxes. Et pendant un instant, toute la tristesse qui avait traversé les yeux de son ami cette nuit refit surface. La belle brune scruta son regard vert. Il était suppliant, perdu et désireux.

Cependant malgré sa colère, malgré son appel à l'aide, Hermione savait qu'elle ne pouvait pas se permettre de lui donner des réponses claires. Car elle-même n'était certaine de ce qu'elle entretenait avec lui. Elle cherchait une échappatoire c'était certain mais à quel prix? Etait-elle prête à mettre des mots sur ses sentiments?

Elle choisit encore la facilité et s'énerva à son tour.

- Mon problème!? Harry c'est toi qui viens fracasser mon bureau alors que j'essaie de clôturer un dossier ! Aboya-t-elle à son tour.

La née-moldue se leva d'un coup et vint se poster devant Harry qui avait reculé de quelques pas.

- Tu sais très bien de quoi je voulais parler et tu n'en fais qu'à ta tête, j'ai l'impression de me retrouver à parler à une putain d'adolescente ! Cracha Harry tout en gardant un espace correct entre leurs deux corps.

- Une adolescente? Tu viens dans mon bureau, tu m'insultes et c'est moi l'adolescente ! Demanda ironiquement Hermione. Tu es un putain d'enfant Harry, et ce saut d'humeur le prouve bien, finit-elle en le poussant légèrement.

Harry perdit l'équilibre et cogna la bibliothèque juste derrière lui. Il ouvrit la bouche complètement déconcerté par cette dispute insensée. Merde. Pendant combien de temps allaient-ils tourner autour du pot?

De son côté le coeur d'Hermione battait la chamade, ses joues devaient déjà être rouges et son chignon tenait à peine sur son crâne. Elle savait pertinemment qu'elle n'était pas juste, qu'elle se cachait derrière les insultes d'Harry pour le décourager à poursuivre cette conversation. Les deux sorciers se dévisagèrent sans un mot pendant quelques secondes. Seulement quand son ami détourna le regard, expira profondément et afficha un sourire en coin, elle comprit qu'elle avait fait une erreur. Il n'allait pas abandonner. Pas cette fois.

- Alors quoi Hermione? Tu vas continuer à m'embrasser, à me toucher dans le dos de Ron et faire comme ci rien n'était le lendemain?

C'était une gifle. Non, un coup de poignard. Hermione ne s'attendait pas du tout à ce franc-parler. Bien sur, Harry avait toujours été très honnête mais jusqu'ici ils n'avaient jamais rien eu à se cacher.

- Arrête Harry... murmura-t-elle en détournant le regard sur la porte close de son bureau.

- Arrêter quoi Hermione? Ce jeu, c'est toi qui l'a commencé et je suis le seul à l'assumer, dévoila-t-il en s'approchant inconsciemment de sa meilleure amie.

- Nous étions ivres...

Ce fut les derniers mots qu'elle put prononcer car Hermione réalisa qu'elle n'avait plus d'excuses qui tenaient la route. Elle sentit son nez la piquer, elle avait envie de pleurer. Peut-être que si elle fondait en larme, Harry la laisserait.

- Je pensais que tu ne voulais pas qu'on se cache derrière des excuses, c'est ce que tu m'as dit cette nuit. Juste avant que tu ne viennes m'embrasser.

- Harry... frémit-elle entre ses lèvres.

- Non Hermione, tu ne peux pas te pointer dans ma vie, prendre ce dont tu as besoin et me laisser en plan. Je suis un être humain, je ressens des émotions ! Lui dit-il fermement. Ce n'est pas juste, tu ne peux pas me donner l'orgasme le plus saisissant de ma vie et mettre ça sur le coup d'une soirée trop arrosée. Pas quand je te désir plus que tout, pas quand chaque cellule de mon corps te veut toute entière !

Les paroles d'Harry envoyèrent une décharge électrique dans son corps, elle releva les yeux vers lui, captant chaque tremblement dans son visage, chaque battement de cils, chaque respiration. Mon dieu, la dévotion dans ses mots, la sincérité de son récit et la passion sans nom qu'il dégageait à cet instant aurait pu séduire n'importe quelle femme. Hermione resta interdite, elle ouvrit la bouche, réalisant que sa respiration s'était nettement accélérée. Elle vit le corps d'Harry se rapprocher d'elle, elle ne bougea pas. Ses talons semblaient collés au parquet de son bureau.

- Je sais... commença-t-il plus calmement tout en levant une de ses mains afin de remettre une mèche de son chignon derrière son oreille. Je sais que ça nous dépasse, que ce n'est pas correct mais Mione... je...

Les mots lui manquèrent, il laissa ses doigts trainer lentement sur sa joue, appréciant la douceur de sa peau sur ses ongles. Ses yeux verts jonglèrent un instant entre ses prunelles, il la vit se mordre lentement sa lèvre inférieure.

- J'ai envie de continuer, termina-t-il la voix chevrotante.

Sans un mot, Hermione prit délicatement sa main sur sa joue et la lui retira, fuyant son regard.

- Je suis désolée nous ne pouvons pas... dit-elle simplement secouant nerveusement sa tête de gauche à droite.

Quelque chose sembla se briser en lui. Il recula de plusieurs pas, et acquiesça légèrement. Alors qu'elle ne le regardait même pas, Hermione devina facilement sa détresse et sa déception, cependant elle ne pouvait pas craquer maintenant. Il fallait que cela cesse, et elle allait y mettre fin maintenant.

- Je suppose que tu as raison... dans un certain sens... marmonna-t-il plus pour lui-même que pour Hermione.

Le ton de sa voix brisa le coeur de la née-moldue en mille morceaux. Il était son meilleur ami et elle venait de signer l'arrêt de cette amitié. Il voulait continuer. Il la voulait et elle pouvait parfaitement le comprendre car elle le désirer de la même manière.

- J'imagine que je suis en droit d'exiger des explications alors... déclara Harry.

Hermione ferma les yeux devant les paroles de son ami. Qu'allait-elle dire? Qu'elle ne voulait qu'une échappatoire, un moyen de fuir sa vie terne et sans passion qu'elle subissait depuis plusieurs années? Qu'elle s'est laissée avoir par le sentiment de bien être qu'elle ressentait à ses côtés? Que sous chacune de ses caresses et baisers elle se sentait enfin en vie et comprise? La jeune femme rouvrit ses paupières et plongea ses yeux dorés dans le regard d'Harry. Il attendait posément, les lèvres entrouvertes. Hermione recula de quelques pas, s'appuyant de sa main droite sur son bureau derrière elle. Merde.

- Qu'est-ce que tu veux entendre Harry? Ne sais-tu pas comment fonctionne l'attirance? Lui demanda-t-elle doucement tout en regardant ses pieds.

Harry s'avança vers elle, déposant ses mains sur ses épaules et vint glisser ses paumes le long de ses bras. Hermione s'interdit de respirer en sentant le visage d'Harry s'abaisser vers elle alors qu'elle gardait ses yeux rivés sur le sol. La main droite d'Harry remonta doucement et prit délicatement sa mâchoire en coupe, caressant du bout de son pouce sa pommette. Hermione déposa ses doigts sur le dos de la main d'Harry appréciant ce simple contact qui envoya une chair de poule incontrôlable le long de sa colonne vertébrale. Doucement les lèvres du survivant arrivèrent à hauteur de la tempe d'Hermione et il les laissa effleurer sa peau.

- Je sais parfaitement ce qu'est l'attirance Hermione et ce n'est pas ce que je t'ai demandé au premier abord...

Doucement il pressa ses lèvres sur la tempe de la jeune femme qui lâcha un soupire de bien-être. Sa main caressa son crâne et soudainement il s'écarta.

- Si tu ne peux même pas me donner une simple réponse, je crois que je n'ai plus rien à te dire. Bonne soirée Hermione...

Puis avant même qu'elle ne réalise, Harry s'était évaporé. Il n'avait rien dit à propos de ses intentions, comment les choses aller se dérouler maintenant que l'incorrigible avait été commit. Pourtant Hermione comprit que rien ne serait plus jamais pareil. Elle venait de perdre son meilleur ami.


Ginny venait de finir son verre de vin alors que Drago se laissa tomber dans le canapé à côté d'elle. La belle rousse avait été surprise quand Malefoy l'avait invité pour diner. Elle et Drago s'entendaient plutôt bien depuis qu'il était devenu père. Evidemment ce n'était pas l'amour fou, mais Ginny le trouvait plus souriant, plus ouvert. La Weasley était persuadée que c'était grâce à Harry. Une fois enlevé de la prise de ses parents, elle s'était rendue compte qu'il n'était un garçon comme eux. Perdu et blessé par la guerre. Elle s'était étonnée à passer une excellente soirée à ses côtés et aux côtés de sa fille.

Ginny adorait Ruth, elle ressemblait énormément à son père, avec ses longs cheveux blonds quoique bouclés, ses grands yeux gris et ce sourire malicieux qu'elle abordait quand elle avait fait une bêtise. A chaque fois qu'elle l'a voyait elle repensait à quelle point elle était seule. Son désir d'être mère s'était littéralement envolé quand Harry avait demandé le divorce il y a de ça presque 4 ans. Seulement, elle n'aurait jamais pensé qu'une enfant serait la source de son malêtre ce soir avec ce qu'elle avait sous-entendu sur Harry et Hermione et leur soi-disant "câlin d'amitié".

- Le vin te plait à ce que je vois? Lui demanda la voix amusée de Drago, la sortant de ses pensées.

Ginny regarda la bouteille sur la table basse et vit qu'il n'en restait qu'un fond alors que Drago n'avait même pas bu un verre. C'est à ce moment-là qu'elle réalisa qu'elle était ivre.

- Oh oui... euh... désolée, je t'en rachèterai une... bégaya-t-elle en secouant légèrement sa tête.

- Ne t'inquiète pas, j'en ai encore deux autres que j'ai pu récupérer de la cave du manoir Malefoy, la rassura Drago en lui souriant.

Ginny acquiesça légèrement, elle dévisagea un instant l'ancien mangemort, ses cheveux habituellement plaqué sur son crâne étaient dépourvu de gel, lui donnant un côté plus fou. Le blond détourna le regard et bu le restant de son verre tout en basculant son dos contre les coussins moelleux de son canapé.

- Tu t'es disputé avec Harry n'est-ce pas?

La question prit Drago au dépourvu. Il jetta un coup d'oeil à la cadette des Weasley, se demandant comment elle avait deviné une chose pareille. La rousse sembla lire dans ses pensées puisqu'elle rajouta :

- Quand je suis arrivée pour garder Ruth vous sembliez... tendu.

- Euh... ouais... rien de bien grave... des... petites bricoles, lui répondit-il la voix tremblante à l'idée qu'elle ne découvre la relation étrange qu'entretenait Harry et Hermione.

- C'est un con.

Drago pouffa, sachant pertinemment qu'elle pensait ça car Harry l'avait nonchalamment laissé tomber i ans. Depuis leur relation n'était pas très amicale. Drago repensa à cette crise de jalousie durant un Noël quand Ron avait laissé échapper qu'Harry avait couché avec une autre femme. Lui qui ne voulait pas passer les fêtes avec la famille Weasley avait rigolé toute la soirée.

- Il n'est pas con, juste un peu impulsif j'imagine, répondit Drago en haussant les épaules.

- Tu es en train de sous-entendre que notre mariage s'est cassé la gueule à cause de son impulsivité? Questionna Ginny toujours son verre de vin à la main.

Drago tourna vivement la tête vers la rousse, n'aimant pas le tournant de la conversation.

- Quoi non ! J'imagine qu'il y avait d'autre facteur...

- Comme ma possessivité, ma jalousie ou le fait que je ne sois pas assez belle pour lui?

Drago fut prit de court devant le discours plein de regret de Ginny. Il n'était pas fait pour gérer des femmes tristes et ivres. Merde !

- Non, pas du tout, tu es très belle Ginny, je t'assure, avoua Malefoy tout en acquiesçant.

L'inviter n'était peut-être pas une bonne idée. L'action qui arriva confirma les pensées de Drago quand Ginny prit son visage dans ses mains et plaqua ses lèvres sur celles du blond. Il écarquilla les yeux, ne réalisant pas ce qu'il se passait. Ginny Weasley l'embrassait dans son salon? L'ex-femme d'Harry avait ses putains de lèvres sur les siennes. Merde. Usant de ses mains il écarta vivement Ginny et se leva en vitesse du canapé.

- Ginny qu'est-ce que tu penses faire au juste? Lui demanda-t-il complètement troublé.

C'est à ce moment là qu'il compris à quelle point elle avait bu. La jolie rousse se tenait à peine droite sur le canapé, elle prit sa tête entre ses mains et commença à pleurer. Drago souffla, il n'avait pas prévu ça. Il se gratta nerveusement la nuque et vint s'accroupir à la hauteur de Ginny, lui enlevant délicatement le verre de vin vide qu'elle tenait toujours entre ses doigts.

- Ginny...

- Je suis désolée, je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça... tu m'as dit que tu me trouvais belle et... je crois que la dernière personne à me l'avoir dit était Harry... couina-t-elle.

Drago se saisit de ses mains et regarda les yeux trempés de la Weasley. Elle renifla doucement.

- Ce n'est pas grave, tu as beaucoup trop bu ce soir... écoutes, je ne suis pas... euh... je...

- Ne t'en fait pas, j'ai compris... je me sens juste bête, le coupa Ginny en essuyant ses yeux, faisant un semblant de sourire.

- Tu n'as pas à l'être... je te jure que tout est déjà oublié... tu... tu peux dormir sur le canapé, je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée que tu transplanes dans cet état.

Ginny hocha la tête et lui sourit timidement. Drago lui rendit son sourire et commença à déplier le canapé et sortir un plaid. Quand il était sur le point de partir, Ginny l'intercepta.

- Merci... c'est juste qu'Harry me manque... parfois.

Drago resta un moment dans l'embrasure de la porte, la scrutant, il hocha la tête et finit par dire :

- Je sais.

Le regard qu'il lui lança fit douter Ginny de ses paroles. Il savait quoi au juste? Harry lui avait-il tout expliqué? Manquait-elle aussi à Harry? La belle rousse ne s'attarda pas plus longtemps, et s'allongea dans le canapé. On pouvait bien parler de l'impulsivité d'Harry, lui n'embrasser pas ses amis après une soirée arrosée.

Les minutes s'écoulèrent et les aveux de Ruth sur son oncle et sa tante ne faisaient que tourner dans son esprit. La belle rousse n'avait pas pu avoir plus de détail, Ruth avait simplement répété qu'ils se faisaient un câlin, elle n'avait pas vu de bisou. Harry et Hermione avaient toujours étaient proches après tout, ils se faisaient des câlins... Souvent même et cela ne l'avait jamais dérangé. Ils n'avaient jamais été plus que des amis. Mais ce qui gênait le plus Ginny cédait cette ultime question qui semblait crier dans son esprit : Pourquoi Harry et Hermione se feraient-ils un câlin le jour du mariage de Neville et Luna? La Weasley réfléchit à ceci pendant de longues minutes et se leva précipitamment du canapé.

Elle trouva rapidement les photos du mariage que Drago avait reçu un peu plus tôt dans la journée et les feuilleta. Les photos étaient magnifiques, ce fut une belle soirée. Elle regarda attentivement chacune des cartes et aucune ne mettaient en scène Harry ou Hermione dans une position qui suggérait autre chose qu'une amitié.

Ginny arriva à la dernière photo de la pile, les autres étant dispersées sur la table basse. C'était une photo d'Hermione, Luna et Padma. Luna parlait avec Hermione qui semblait confuse et apeurée. Ginny remarqua son rouge à lèvre bavant sur son menton. Avait-elle pleurer à cette soirée? Pleurait-elle à cause d'Harry? D'où le câlin? Bon sang, elle était juste parano... sur ses dernières pensées l'ancienne gryffondor rassembla toutes les photographies et s'apprêtait à les ranger quand elle détailla le premier cliché de la pile :

Une photo de Ron, son plateau vide entre ses mains. Mais ce n'est pas ça qui attira son attention mais plutôt Harry et Drago en arrière-plan. Harry qui avait le même regard confus qu'Hermione et exactement la même couleur de rouge à lèvre sur sa bouche.


OMG. Ils sont dans une merde... et oui les choses commencent à devenir de plus en plus risqués pour Harry et Hermione. Comment vont-ils se sortir des griffes de Ginny? Avec Ruth qui vend la mèche... sacré enfant. Alors ne vous en fait pas, je ne fais de Ginny bashing ou alors très peu dans cette histoire, rien à voir avec le personnage de Ron. Oui je sais je poste tard, mais nous sommes toujours Vendredi donc... ce n'est pas du retard ;)

Dîtes-moi ce que vous attendez pour la suite? Le chapitre suivant fait je crois autant de mot que celui-ci aux alentours de 6000 mots. Sur ce, je vous dit à Vendredi prochain ! Bisous !