-Chapitre XV : Ecraser amoureux-

-Résumé du chapitre précédent...

Harry et Hermione se lance dans une romance cachée alors que les soupçons s'élèvent autour d'eux, de la part de Drago, Ginny mais aussi Ron. Ginny et Drago de leur côté se disputent légèrement sur les sentiments du serpentard envers Harry. Pour finir, c'est un partageant une scène d'amour passionné dans le bureau d'Hermione, qu'Harry réalise qu'il est amoureux d'elle.


Février 2011.

La pression de la douche de la chambre parentale du 12 square Gruimmaurd était incroyable. Bien meilleur que chez Hermione. Vraiment bien meilleure. Pourtant la jeune femme ne l'avait pas utilisé à des fins sexuelles. Elle en avait plus besoin...

- Je pensais qu'on devait se doucher Harry? Questionna-t-elle alors que les mains de son amant collé derrière son dos se faisaient beaucoup plus baladeuses.

Harry rit légèrement, pinça son lobe d'oreille de ses dents et continua de savonner ses seins plus que nécessaire. Hermione pouvait le sentir se tendre de plus en plus dans le bas de son dos. Elle mordit sa lèvre inférieure quand elle empoigna la main du survivant et l'amener d'elle-même à sa féminité.

Avant qu'Harry ne puisse la toucher là où elle le désirait le plus, il la tourna vivement en face de lui et la poussa sous le jet de la douche. Hermione éclata de rire quand l'eau vint tremper sa lourde tignasse et enlever toute la mousse de son corps. Le sorcier la fit reculer d'un dernier pas, prenant sa place sous le jet d'eau enlevant le savon de ses mèches de cheveux.

- Tu as raison, nous devions nous rincer et sortir avant de n'être en retard au travail...

Hermione arrêta de rire, inclinant la tête, ses lèvres tirées vers le haut. Elle se pencha en avant plaquant ses lèvres juste en dessous de son oreille et commença à l'embrasser. Harry ferma les yeux et sentit ses longs doigts fins passer délicatement sur ses épaules, son torse et vint prendre son membre avec assurance. Harry retint un gémissement alors qu'elle commençait à le branler.

- Je croyais que ce n'était qu'une douche? Nous allons être en retard... encore...

Hermione mordit vivement son lobe d'oreille lui arrachant un cri de surprise suivant d'un rire.

- Tu es le chef Harry... et il me semble que nous ne commencions qu'à partir de 10h ce matin... sourit-elle en continuant ses caresses et ses baisers.

Harry pouffa, glissant ses mains sur son fessier qu'il empoigna fermement. Hermione gémit bruyamment, décollant ses lèvres de son cou avant de ne venir effleurer sa bouche dans la seconde qui suit.

- Tu as raison, nous commençons à 10h.

Et il l'embrassa passionnément.


Mars 2011.

Hermione ouvrit les yeux et aperçu directement l'immense armoire en bois sculpté en face d'elle. L'armoire disposait d'un miroir, quelque peu noircie mais la jeune sorcière pouvait facilement voir sa propre silhouette recouverte d'un drap et son stupide sourire sur ses lèvres. Depuis qu'elle s'autorisait à rester pour la nuit chez Harry, elle trouvait le sommeil en quelques minutes. Harry ne ronflait que rarement et son lit était si grand et confortable. L'argent des Black avait été bien dépensé, jamais elle n'aurait pu se payer un édredon de cette qualité malgré son très bon salaire au ministère.

Elle cligna des yeux et devina la touffe de cheveux ébène dans le reflet du miroir. Son sourire s'agrandît alors qu'elle se tournait légèrement dans le lit afin de faire fasse à son meilleur ami. Harry dormait paisiblement, sa tête enfonçait dans son oreiller. Il retrouvait son innocence une fois que les rides de son front n'étaient plus visibles. Hermione le détailla pendant de longues minutes, appréciant son odeur qui l'enveloppait, son souffle sur sa peau et la chaleur qu'il dégageait. Lentement elle leva son index et vint enlever une de ses mèches de cheveux de son front, dévoilant sa cicatrice.

Elle adorait se réveiller à ses côtés. Même si l'action ne pouvait se répéter au maximum qu'une fois par semaine pour ne pas éveiller les soupçons, c'étaient des moments de paix qu'elle chérissait plus que tout.

Lentement, elle se pencha et embrassa son front. Harry remua doucement et après quelques battements de paupières réalisa qu'Hermione avait ses lèvres effleurant son front. Il sourit et fit frotter délicatement le bout de son nez sur la gorge de sa compagne. Glissant sa main autour de sa taille dénudée, il rapprocha son corps de lui et embrassa longuement sa gorge. Hermione entoura sa tête de son bras, encrant ses longs doigts dans ses cheveux et soupira de bien être sous les baisers de son amant. Les deux sorciers se câlinèrent avec douceur, faisant errer leurs mains sur le corps de l'autre et finalement Hermione déposa son oreille dans le creux de son cou et encercla son torse. Harry referma ses yeux, appréciant simplement le fait de l'avoir dans ses bras.

Il réalisa soudainement qu'ils n'avaient jamais fait ce genre de chose : rester sagement au lit, sans relation sexuel, rien que le plaisir de sentir l'autre collé contre soi. Habituellement quand Hermione cédait et finissait par passer la nuit avec lui, elle partait dès la première heure le lendemain. Seulement elle était là, avec lui et il était sans doute tard au vu de la hauteur du soleil dans le ciel. Caressant ses mèches de cheveux du bout de ses doigts, il sentit une pointe de panique dans son coeur alors qu'il comprenait que les sentiments qu'il avait pour elle ne cessaient de se renforcer après chaque journée auprès d'elle.

Harry s'était admis son amour pour sa meilleure amie que très récemment. Durant les trois derniers mois, après qu'ils aient commencé leur relation interdite, Harry s'était rendu compte que son coeur battait trop vite en sa présence, qu'il pensait trop à elle, qu'il avait cette envie au fond de lui de l'apercevoir à chaque minute de sa journée. Au début, il s'était expliqué ceci à la passion du moment, l'excitation de l'interdit, mais après des semaines de relation il avait fini par comprendre qu'il était amoureux d'elle. Et cela s'était avéré beaucoup plus compliqué qu'il ne s'y était attendu. Hermione avait été claire; il fallait que tout ceci reste discret. Elle lui avait expliqué que Ron ne souhaitait pas rompre et que le couple suivait régulièrement des séances auprès d'un professionnel afin d'améliorer les choses. Même si Hermione ne semblait pas très optimiste à propos de ces séances, Harry avait comprit qu'à tout moment tout ceci allait prendre fin.

Le sorcier rouvrit ses paupières scrutant les moulures blanchâtres sur son plafond et tourna la tête sur la gauche, enfouissant son nez dans les cheveux de son amante. Il y déposa un baiser et Hermione remua doucement, se redressant dans ses bras. Quand Harry croisa son regard, son coeur lui rappela à quel point il était épris de cette femme. Il voulait profiter d'elle autant qu'il le pouvait, avant que la réalité ne vienne les frapper avec violence. Il prit une inspiration et demanda :

- Tu... tu as prévu quelque chose aujourd'hui?

Hermione lui vola un baiser et s'assit, balançant ses jambes de l'autre côté du lit et ramassant sa robe de chambre par terre. Les draps ne couvraient pas son dos et Harry la détailla un instant. Ses omoplates visibles, sa tignasse lui retombant sur ses épaules et le début de ses fesses.

- J'ai rendez-vous avec le Doctor Kane pour une séance avec Ron, l'informa-t-elle en jetant sa robe de chambre sur ses épaules.

Harry parut réfléchir un instant et dit :

- Ça te dirait de passer la journée avec moi? Je veux dire... nous pourrions aller se balader, ou bien se faire un cinéma... je sais que tu adores tous ces films moldus...

Hermione fronça les sourcils en entendant les paroles de son amant dans son dos. Ils ne faisaient pas ce genre de chose habituellement, pas depuis leur première nuit. Quand ils se voyaient c'était exclusivement pour le sexe, rien d'autre. La née-moldue enfila ses manches, ne perdant pas son temps à nouer le peignoir et se retourna vers Harry, qui allongé sur sa tranche gauche la fixait.

- Comme un rendez-vous? Se risqua-t-elle les mains moites d'appréhension.

Harry comprit à la minute où elle avait prononcé ses mots qu'elle paniquait.

- Non, non... je veux dire... comme... des amis... Harry marqua un temps de pause et poursuivit, ce que nous sommes toujours, pas vrai? Répondit-il la voix peu assurée.

- Oui, s'empressa de répondre la jeune femme. Bien sûr... nous sommes amis...

Harry pensa que cette affirmation le soulagerait mais ce ne fut pas le cas. Il la regarda en silence, sa poitrine nue, ses cheveux en bataille et cette peau doré à la lumière des premiers rayons de soleil de la journée.

- Alors? Ça te dirait un ciné? Demanda-t-il à nouveau.

Hermione se mordit la lèvre et fronça les sourcils, elle regarda ses mains, cherchant une excuse à lui dire. Ne voyait-il pas quelqu'un en dehors d'elle? Depuis quelques jours, Mary Scrope venait souvent dans son bureau...

- Ne vois-tu pas Mary en ce moment?

Harry ne comprit pas réellement le but de cette question. Que venait faire Mary dans cette conversation? Il se racla la gorge et dit :

- Non... pas vraiment, nous nous voyons pour cette histoire de viole, en tant que psychiatre elle a son droit sur l'affaire de la petite Anna, mais... c'est tout...

- Tu veux dire que tu ne couches pas avec elle?

Harry se sentait de plus en plus perdu dans cette discussion. Il aurait pu jubiler en entendant la légère jalousie dans sa voix, mais ses instincts lui murmurèrent qu'elle cherchait seulement une excuse pour décliner son invitation. L'auror se redressa complètement, s'asseyant dans l'immense lit à baldaquin et regarda Hermione l'air perdu :

- Je ne couche avec personne d'autre que toi... depuis notre première fois il n'y a que toi... Il se mordit la lèvre, craignant la réponse qu'il allait avoir juste après avoir posé la question fatidique : à vrai dire je pensais que nous... étions... euh...

Il perdit ses mots, et son courage par la même occasion.

- Exclusifs? Devina Hermione le regard fuyant.

- Oui. Harry marqua un long temps de pause. Ce n'est pas le cas? Questionna-t-il en prenant délicatement ses doigts entre les siens.

Hermione fixa leurs doigts entremêlés et n'aima pas le sentiment qui prit possession de son corps. C'était Harry et ils étaient amis. Elle se leva en vitesse du lit, referma son peignoir sous l'oeil attentif d'Harry et finit par répondre nerveusement :

- Si c'est le cas. Je ne couche qu'avec toi. Et... et je veux bien rester avec toi aujourd'hui, termina-t-elle en affichant un sourire timide.

Harry sentit toute la pression accumulée s'évaporer et lui rendit son sourire. Il se pencha légèrement, quémandant un baiser qu'Hermione lui céda en enveloppant ses joues de ses mains.


Ginny était attablée dans la cuisine du Terrier, la Gazette du sorcier entre les mains, cherchant les derrières horreurs qu'avait bien pu raconter la reporter qui avait prit sa place. Quand elle repéra trois fautes d'orthographes dès le premier paragraphe elle souffla du nez :

- Encore des incapables, dit-elle dans sa barbe attirant l'attention de Drago à ses côtés qui aidait sa fille avec ses devoirs de l'autre côté de la table.

- Fais la boucle de ton L plus haut chérie, c'est la troisième ligne juste au-dessus souviens-toi, lui dit son père. Que dit ton maudit journal aujourd'hui? Demanda le Malefoy tout en gardant un oeil sur l'écriture de Ruth, qui tremblante, tenait sa plume comme-ci sa vie en dépendait.

- Des bêtises, répondit la rousse en déposant brutalement la revue sur le bois de la table. Plus les mois passent, plus je me demande comment j'ai pu travailler pour eux !

Drago pouffa. Il n'eut pas le temps de renchérir qu'un bruit de transplanage les interrompirent. Ron Weasley était debout devant eux, l'air essoufflé. Il balaya la cuisine et le salon des yeux et vint enfin les arrêter sur sa soeur. Ginny sauta sur ses pieds toute souriante :

- Joyeux anniversaire mon frère ! Je ne pensais pas que tu viendrais aujourd'hui !

Ginny allait prendre son frère dans ses bras mais s'abstient quand elle croisa son regard confus.

- Hermione n'est pas ici?

Ginny abaissa ses bras et regarda curieusement son frère.

- Non, elle n'est pas avec toi? Demanda-t-elle.

- Elle devait. Nous avions rendez-vous avec le Docteur Kane, mais elle n'est jamais venue... je pensais naïvement qu'elle serait ici en train de préparer une... surprise pour mon anniversaire... mais je me suis trompé, répondit-il légèrement peiné.

Drago observait la scène sans un mot alors que Ginny sentit son coeur se serrer dans sa poitrine. Elle se racla la gorge :

- Nous devions le fêter ce week-end... je n'ai rien prévu pour aujourd'hui... je... bégaya Ginny.

- Ne t'en fais pas, je voulais juste savoir où était Hermione... je ne l'ai pas vu depuis hier soir, elle devait passer la soirée avec son amie Pansy...

Drago comprit immédiatement qu'il était fort probable que Pansy soit en réalité Harry et déglutit difficilement, essayant de se concentrer sur les devoirs de sa fille. Mais malgré lui, la conversation Weasley attirait sans arrêt son attention. Et voyant que Ginny était à deux doigts de sous-entendre que son épouse fricotait avec Harry, il se leva et rejoint les frères et soeurs.

- Peut-être prépare-t-elle une surprise pour ton anniversaire?

Ron sembla alors remarquer la présence de Drago et son visage se ferma. Il le scanna, regarda sa soeur et finit par dire :

- Qu'est-ce qu'il fait là celui-là?

Drago se retint de sourire sous l'agacement visible de Ron Weasley, le faire chier avait toujours était quelque de sympa comme activité.

- Je suis venu pour Ginny, mais la question n'est pas là, Hermione n'est définitivement pas là, tu devrais l'attendre chez toi.

- Ne me dis pas ce que je dois faire ou non Malefoy ! S'emporta le rouquin. Ne me dis pas que tu sors avec lui? Questionna Ron tout en reportant son attention sur Ginny.

Ginny ricana.

- Drago et moi? Laisse-moi rire deux secondes, non nous sommes amis, je pense?

- Tout à fait, cela te pose un problème Weasley? Renchérit Drago l'air suffisant.

Ronald grogna et tout en disant à sa soeur de faire attention, partit de la maison dans un pop final. Une fois son frère partit, Ginny se tourna vers Drago le regard réprobateur.

- Tu ne peux pas continuer comme ça Drago... me forcer à garder ce secret alors que mon frère est cocu...

- Peut-être qu'Hermione est réellement chez Pansy, contra Drago en levant les épaules.

Bien sur il n'y croyait pas, mais afin de garder son esprit clair et ne pas laisser sa propre jalousie l'enflammer il préférait croire qu'Harry et Hermione s'en était tenu au baiser du mariage et que la née-moldue était bien chez Pansy Parkinson.

- Elle est avec Harry. Tu le sais, je le sais et Pansy est surement au courant elle aussi.

- On peut parler d'autre chose? Demanda rapidement le serpentard en retournant aux côtés de sa fille qui, absorbée par son coloriage magique, n'avait rien écouté de la conversation.

Ginny regarda son ami avec peine. Elle comprenait totalement sa tristesse. Aimer Harry Potter était un calvaire quand il ne s'intéressait pas à vous. Elle était bien placée pour le comprendre après avoir passé 5 années dans l'ombre d'Hermione et Cho. Elle savait qu'il voulait préserver une paix pour sa fille et sa propre santé mentale, mais ce secret commençait à les ronger petit à petit.


Harry et Hermione s'étaient baladés dans le centre ville moldus, avaient visité une nouvelle galerie d'art et mangé une glace. Finalement, les deux sorciers n'étaient pas allés au cinéma mais Hermione avait insisté pour voir une pièce de théâtre à Piccadily Circus.

Harry avait adoré cette journée, d'une part car pour la première fois ils ne se retrouvaient pas entre les 4 murs d'une pièce, pouvaient parler et rire sans attirer les soupçons. D'ailleurs c'était cette partie qu'Harry avait le plus apprécié, pouvoir lui caresser le bras, lui voler un baiser, ou même tenir sa main sans qu'elle ne jette un coup d'oeil autour d'eux juste avant. Cette insouciance, ce naturel avait confirmé encore une fois les sentiments plus qu'évident qu'avait Harry pour Hermione. Et quand la jolie sorcière, lui avait prit la main pendant la représentation théâtrale ou bien embrasser en plein milieu de Camden Town, Harry avait osé pensé qu'elle ressentait la même chose que lui.

Alors quand ils se retrouvèrent à proximité du Square Gruimmaurd et qu'elle avait lâché sa main, il n'avait pas comprit. Ne voulant pas aborder cette conversation dans la rue et à une heure pareille, Harry la suivit jusqu'au numéro 12 sans un mot. A peine avait-il ouvert la porte que la jeune femme l'avait plaqué contre un mur et embrassé brutalement. Ses mains sur ses joues, ses seins contre sa poitrine, Harry n'avait pas pu s'empêcher de l'embrasser à son tour. Il gouta au restant de tarte à la fraise qu'elle avait mangé quelques minutes plutôt et s'en régala.

Mais alors qu'il sentit ses mains venir titiller sa ceinture, il se recula et lança un regard curieux à sa compagne. Hermione s'était reculée légèrement surprise. Harry ne voulait pas y penser, seulement son cerveau ramenait sans cesse la pensée qu'Hermione n'appréciait l'avoir de cette manière -charnel et passionné- qu'une fois en sécurité entre 4 murs. Il se força à lui sourire et partit se servir un verre de whisky pur feu. Le survivant le vida en deux gorgées sous le regard de son amante qui avait prit place en face de lui dans le salon.

- Tu veux un verre? Demanda-t-il presque timidement.

Hermione commençait doucement à rassembler les pièces du puzzle et la conclusion à laquelle elle arrivait ne lui convenait pas. Elle avait naïvement pensé à une simple sortie entre amis; une amitié améliorée certes, mais une amitié tout de même. Mais elle réalisa qu'Harry avait été très tactile toute la soirée, cherchant à chaque seconde son contact et maintenant qu'ils étaient de retour dans son appartement le voilà de l'autre côté de la pièce, un verre de whisky à la main. La sorcière sentit son coeur s'emballer doucement alors qu'elle ouvrit la bouche :

- Cette... journée... qu'est-ce que ça voulait dire pour toi au juste?

Harry reposa son verre et détailla un instant sa meilleure amie de l'autre côté du salon, dans sa robe noire. Il se racla la gorge et répondit :

- Où tu veux en venir? Nous sommes sortit pour s'amuser un peu, c'est tout, confirma-t-il en se servant un deuxième verre qu'il porta à ses lèvres.

Hermione hocha la tête et s'approcha doucement de son ami. Elle tendit la main et prit son verre dans lequel elle prit une grosse gorgée. La brulure de l'alcool la fit grimacer alors qu'elle relevait ses yeux dans ceux d'Harry. Il mentait. Il lui mentait.

- Harry... dis-moi la vérité...

Elle avait peur. Elle était terrorisée à l'idée qu'il puisse lui dire quelque chose de différent que sa première réponse. Cependant son caractère typiquement Granger lui intimait de connaitre la vérité. Harry la scruta pendant quelques secondes, déglutit et reprit le verre de whisky qu'il déposa sur le meuble à alcool du salon. ll fixa ses yeux noisette pendant une éternité, voulant mémoriser chaque nuance de marron dans son esprit et finit par sourire et déposer une de ses mains sur sa joue.

- Nous avons passé une superbe journée n'est-ce pas? Cette balade, cette pièce de théâtre et ce restaurant... Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi bien parmi les moldus et j'ai d'autant plus apprécié partager ceci avec toi... Parce-que tu es ma meilleure amie...

Hermione sourit subtilement, recouvrant sa main de sa propre paume, ne détachant pas ses yeux de ceux d'Harry.

- Sincèrement, je crois n'avoir jamais vu de pièce de théâtre de ma vie et j'ai plutôt apprécié... Je n'avais jamais réellement pris le temps de visiter le centre historique et c'était très amusant de voir tous ces touristes essayer de parler anglais devant Buckingham Palace... J'aimerai vraiment le refaire si tu le veux bien et...

- Oh mais nous pourrions...

- Je t'aime Hermione, la coupa Harry sans une once d'hésitation ou tremblement dans sa voix.

Hermione cru que ses jambes allaient la lâcher alors qu'elle jonglait entre les yeux émeraude de son meilleur ami. Que voulait-il dire par "je t'aime"? Il ne pouvait pas ressentir ce qu'elle redoutait plus que tout. Mais Harry mit fin à ses interrogations quand il ajouta :

- Je suis amoureux de toi... Et... et, et je te jure que je n'avais pas prévu ça... mes sentiments ont été confus pendant de nombreuses semaines avant que je n'arrive à me l'avouer... et j'étais si terrorisé quand j'ai enfin compris... Hermione je...

- Non, dit-elle simplement en refermant ses doigts sur la main du sorcier et la détachant de sa joue.

Harry s'interrompit, perdant petit à petit le sourire qui s'était bêtement installé sur son visage. La vue d'Hermione se brouilla de larme alors qu'elle comprenait le sens de ses mots. Merde, il ne pouvait pas l'aimer, pas comme ça. Elle recula de plusieurs pas, se cogna contre l'accoudoir du canapé et finit par se laisser tomber dessus.

- Tu m'as dit que tu n'attendais rien de cette relation Harry, tu m'as confirmé que je ne te devais rien... que j'étais ta meilleure amie et que rien ne changerait ça... déballa-t-elle nerveusement tout en laissant couler ses premières larmes.

- Oui, je te jure que c'est toujours ce que je pense... commença-t-il en s'avançant vers elle, mais Hermione se leva brusquement et prenant soin de garder une distance respectable entre leurs deux corps.

- Non, ce n'est pas ce que tu penses Harry, si c'était réellement ce que tu pensais, tu ne m'aurais pas dit ça ce soir... Merde, tu n'étais pas censé ressentir ça...

Harry fronça les sourcils devant les dires de son amante. Que devait-il ressentir? Ils étaient meilleurs amis depuis 20 ans, leur relation a toujours été profonde et particulière, c'était la suite naturelle des choses. Tomber amoureux paraissait être l'étape ultime dans l'acheminement de leur relation. Cependant, ce n'était définitivement pas l'étape qu'attendait Hermione. Il la regarda sans qu'un seul mot ne lui vienne à l'esprit, que devait-il dire? Il prit peur quand ses mots lui échappèrent :

- Je ne peux pas retirer ce que j'ai dit Hermione. Et tant mieux parce que c'est ce que je ressens...

- Et ce n'est pas ce que je voulais, ajouta-t-elle fermement.

Harry referma la bouche sous la surprise. Sa respiration était de plus en plus saccadée, cependant il décelait maintenant de la colère dans sa peur. Et il savait par expérience que ce n'était pas bon signe. Son coeur battait lourdement, ses muscles se resserrèrent et Harry se tendit d'un seul coup en balançant :

- Et qu'est ce que tu voulais alors !?

Il avait la voix grave et pénétrante, Hermione en ressentit chaque vibration. La jeune femme sursauta presque, et comme à son habitude préféra fuir :

- Je devrais prendre mes affaires et rentrer... annonça-t-elle en essuyant ses dernières larmes.

Elle tenta de quitter la pièce mais Harry se mit en travers de son chemin, le regard furieux.

- Si tu ne voulais que du sexe Hermione, il ne fallait pas me choisir ! Cracha-t-il en détaillant ses yeux mouillés.

- Ce n'était pas que du sexe, s'empressa-t-elle de riposter mais Harry la coupa vivement :

- Alors qu'attendais-tu de tout ça !? Nous sommes meilleurs amis depuis deux décennies Hermione, nous avons traversé plus de chose qu'aucun autre sorcier ne peut se venter ! Alors quoi !? Demanda-t-il brutalement les yeux brillants. Tu as été la première femme de ma vie, c'est difficile à penser que j'aimerais que tu sois la dernière !?

Hermione fondit en larme, plaquant sa main droite sur sa bouche. Harry détourna le regard tout en reprenant difficilement sa respiration. Putain de merde. Pourquoi fallait-il que tout se termine de la pire des façons à chaque fois? Il essuya ses yeux de ses mains tremblantes, fixant un des pans de mur et murmura :

- Je suis désolé, je n'aurais pas dû m'énerver...

Seulement quand il reporta son attention sur Hermione, elle avait disparu. Harry a entendu son coeur se briser bien distinctement. Il pinça ses lèvres entre elles et finit par se soutenir du mieux qu'il put avant de ne laisser ses larmes couler abondamment. Elle était partie.


Hermione savait parfaitement le faire : fuir. Quand ça ne lui convenait plus, quand les choses la mettait en danger ou que son meilleur ami avec qui elle couchait depuis plusieurs semaines lui avouait être amoureux d'elle. Elle failli tomber quand elle arriva enfin chez elle, la porte était déjà ouverte alors qu'elle rentrait dans la pièce à vivre. Son mari se leva en vitesse au son de la porte et se posta devant Hermione l'air réprobateur mais quand il vit ses larmes il déchanta :

- Hermione où étais-tu? Tu as loupé notre rendez-vous avec le Docteur Kane ! Tu vas bien?

A la vue de Ronald, les larmes d'Hermione reprirent de plus belles. Le rouquin s'approcha d'elle la prit fermement dans ses bras, la née moldue se laissa faire sans broncher, laissant ses pleurs aller à sa convenance. Ron ne rajouta rien d'autre, se contentant de caresser doucement le dos de son épouse.

- Hermione où étais-tu passée?

Hermione sanglota et se recula doucement des bras de son mari. Elle ne savait pas quoi lui dire. Que devait-elle faire? Mentir? Fuir?

- Avec Ha... avec Pansy... marmonna-t-elle posément.

Ron la détailla un instant, essuyant les derniers vestiges de ses larmes.

- Je suis désolée, je n'ai pas vu l'heure passer, nous sommes sortit en ville et... et...

- Hermione, j'ai longuement discuté avec le Docteur Kane... de ton absence, de ton manque d'attention et je suis arrivé à une conclusion...

Hermione le scruta patiemment, attendant qu'il ne dise le mot divorce qu'elle redoutait tant de prononcer depuis des mois. Elle en était certaine, il allait lui demander le divorce. La sorcière pouvait d'ores et déjà sentir le poids de cette angoisse perpétuelle s'envoler de ses épaules. Mais c'est tout autre chose qui sortit d'entre les lèvres de Ron ce soir-là :

- J'aimerais que nous ayons un enfant.

Hermione cru rêver quand ces mots frappèrent ses oreilles. Elle se recula vivement de son époux, le regardant comme un extraterrestre. Etait-il devenu fou? Elle rassembla le peu de rationalité qui lui restait et répondit :

- Un enfant?

Ron acquiesça nerveusement et passa une main dans ses cheveux.

- Le Docteur Kane pense que ce serait une bonne solution pour renforcer nos liens... et...

- Ronald, notre couple ne va pas bien, nous ne sommes pas épanouis ensemble et toi tu veux que je porte ton enfant? L'interrompit Hermione complètement confuse.

- J'ai 31 ans aujourd'hui Hermione, je n'aurais plus l'opportunité de devenir père si j'attends encore trop longtemps... Je ne pourrais pas retrouver une autre femme, bâtir que ce que nous avons battit... Je t'aime et même si tes sentiments ne sont plus les mêmes à mon égard, notre enfant sera heureux car nous partageons un lien tous les deux, avec ma famille également...

Hermione secoua vivement la tête et lâcha un rire nerveux.

- Non non Ronald... un enfant doit naitre avec deux parents qui s'aiment, il doit connaitre la stabilité et la paix... je...

- Nous sommes stables et nous nous disputons plus depuis plusieurs semaines maintenant... insista le Weasley en essayant de s'approcher d'Hermione qui recula de plus belle.

- Nous nous disputons plus car nous nous voyons plus Ronald ! Ça n'a rien avoir avec la paix ! Gronda-t-elle vivement.

- Nous vivons ensemble...

- Dans des chambres séparées depuis des mois ! Tu ne peux pas être sérieux !

Ron ferma la bouche. Il tremblait légèrement, cherchant ses mots alors qu'Hermione ne cessait de le fixer l'air horrifié.

- Mais je t'aime... je...

- J'ai couché avec un autre homme Ronald !


OMG. J'espère que vous avez la pression, parce que les choses ne vont pas s'arranger... En tout cas j'espère également que vous avez aimé, la relation Harmione qui s'approfondit encore un peu plus avec cette dispute passionnée, j'adore écrire des disputes... les angst... UNE PASSION. Drago qui tente de protéger Harry encore et toujours... Et Ron qui propose cette idée d'enfant?

La suite arrivera Vendredi prochain comme d'habitude, j'espère que vous allez aimer ! Plus que 5 chapitres avant la fin...

Je pense mettre le résumé de la prochaine fanfiction à la suite du prochain chapitre... Ce sera une mini fanfiction, voir un OS suivant le point de vue... En trois ou cinq parties. Bisous à vous et merci de me suivre !

PS : Les deux derniers chapitres risquent d'être plus long à être postés car tout simplement je n'arrive pas les écrire... je suis bloquée sur le début du chapitre 19... Pas de panique, j'ai tout de même 3 chapitres d'avance déjà rédigés, mais je voulais tout de même vous prévenir... je fais au mieux !