-Chapitre XVII : L'ascenseur émotionel-

-Résumé du chapitre précédent...

Après sa dispute avec Ron, Hermione rompt avec lui. Harry de son côté tente de discuter avec Drago qui après avoir prit qu'Harry était tombé amoureux d'Hermione fait une crise de panique sévère dû à son chagrin d'amour. Ginny dans la panique de voir Drago dans cet état, avoue à Harry les sentiments du blond envers lui. Harry part, et croise Hermione qui lui avoue qu'elle a rompu avec Ron, il lui répond qu'il a perdu l'amitié de Drago et s'en va.


Mars 2011.

Harry marcha toute la nuit dans la ville de Londres, se perdant entre rues animées et désertes. Il croisa plusieurs personnes sortit de boite de nuit, croisant la joie des fêtards et la peine des sdf. Plusieurs taxis et Uber tournaient autour des gares et station de métro, mais également des dizaines de renards qui comme à leurs habitudes venaient faire leurs tours de la ville une fois le silence y régnant. Il ne réalisa pas qu'il avait marché pendant des heures jusqu'à qu'il n'aperçoive les premiers rayons de soleil montrer le bout de leur nez. Il ne se sentait pas fatigué, seulement très seul. Seul avec ses pensées. Encore une fois.

Sous les coups de 6h du matin et sans réellement s'en rendre compte, il fut de retour à l'endroit exact où il avait laissé Hermione seule il y a de ça quelques heures. Le muret était vide, ses yeux verts regardèrent le soleil orangé en face de lui et c'est en fixant les pierres grisâtres à nouveau qu'Harry fut éblouis par un objet scintillant posé sagement sur le muret. Quand il s'approcha, il reconnut instamment l'alliance d'Hermione. L'anneau argenté brillé de mille feux sous ce levé de soleil, replantant la couleur orange de celui-ci sur son argent. C'est à ce moment-là qu'il comprit enfin qu'elle avait réellement quitté Ron. Elle avait rompu. Elle était libre. Pourtant Harry ne put s'empêcher de se dire qu'elle ne l'avait pas fait pour lui. Car quand il lui avait avoué ses sentiments et elle avait fui. Peut-être l'avait-elle fait pour Ron, après tout elle l'avait aimé à une période, l'aimait-elle même encore... Elle lui avait pardonné ses nombreuses erreurs et trahisons. Délicatement, il prit l'anneau entre ses doigts et l'engouffra dans sa poche puis regagna le ministère.

Quand il parcourut les couloirs verdoyants, il ne croisa pas grand monde. Les employés avaient l'habitude de ne commencer qu'à 9h du matin. Alors quand il ouvrit son bureau et qu'il y constata une unique lettre déposée sur son centre il fronça les sourcils. Harry referma sa porte et s'assit dans son fauteuil. Il prit sa baguette et vérifia le morceau de papier qui passa tous les tests de malédiction avec succès. Alors Harry prit doucement le morceau de papier et le déroula.

"Harry,

Je ne sais pas réellement pas où commencer, je n'avais jamais écrit de lettre dans la précipitation, mais une chose est sûre c'est que je suis sincèrement désolé que tu es appris les choses de cette manière-là. Je n'avais pas l'intention de venir empiéter sur ta vie et encore moins t'infliger mes propres sentiments. Tu as déjà fait tellement pour moi et ma fille et je t'en serais à jamais reconnaissant.

J'avais prit l'habitude de faire taire mes émotions en ta présence et cela fonctionnait parfaitement jusqu'à que tu ne viennes m'informer de ta relation avec Hermione. Je n'essaye pas de te faire culpabiliser, même si j'en meurs d'envie. Tu as le droit de tomber amoureux, et moi aussi d'ailleurs. Tu es le mieux placé pour comprendre que parfois on ne choisit pas vraiment la bonne personne...

J'ai décidé de prendre deux mois de congé sans soldes. J'ai besoin de partir et de me changer les idées. J'espère que tu en profiteras pour en faire de même de ton côté. Ginny s'est proposée de m'accompagner et je t'avoue que j'apprécie grandement sa présence, malgré ses défauts. Et Ruth semble l'apprécier de plus en plus. Nous serions de retour avant la fin du mois de mai.

En espérant retrouver mon ami à mon retour,

Amicalement,

Drago.

PS : Embrasse Hermione de ma part."

Harry ne releva la tête qu'au moment où une larme ne vienne s'abattre sur le morceau de parchemin. Cette larme était un mélange entre la joie et la tristesse, après tout c'était un message d'espoirs. Tout ce qu'il fallait à Drago était du temps. Du temps et réfléchir entouré de sa fille et de Ginny. Harry le laisserait lui échapper pendant encore 4 mois supplémentaire si cela affirme qu'il retrouverait son ami au bout du compte. Harry essuya ses larmes et glissa ses doigts dans sa crinière ébène. Il ne l'avait pas perdu. Drago allait revenir.


Hermione se réveilla entourée d'une épaisse couverture dont l'odeur ne lui rappela rien. Elle pouvait sentir ses yeux enflés, et sa gorge sèche. Elle toussa bruyamment et se permit de se redresser doucement dans le lit, laissant tomber la couverture sur ses cuisses. Elle était encore habillée de sa robe de soirée, totalement froissée. La née-moldue parcourut la pièce des yeux. La chambre était très sombre, dû à la couleur des murs. Ils étaient peints d'un vert Empire très foncé et les meuble semblaient aussi vieux que le ceux de Poudlard. Elle ne se trouvait pas dans une chambre où elle avait déjà dormi, elle en était certaine. Elle n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longtemps que Pansy Parkinson ouvrit la porte à l'aide de son pied et avança dans la pièce un immense plateau recouvert de diverses viennoiseries et boissons chaudes qu'elle déposa aux pieds du lit.

- Pansy...

- TADAA ! Alors je ne suis pas au point sur les petits-dej moldue mais je crois que c'est à peu près que vous mangez n'est-ce pas? Il y a toute sorte de véniaiserie et aussi cet étrange jus de fruit. Savais-tu qu'ils mélangeaient jusqu'à 12 fruits dans le même !? Ça change du simple jus de citrouille ! Je suis allée dans une boulegerie et la femme n'avait même pas de tarte à la mélasse peux-tu le croire ?

Hermione pouffa devant les découvertes de Pansy sur le monde moldu. Et ainsi les noms qu'elle écorchait avec une telle confiance. La belle brune soupira et vint s'asseoir à côté de son amie, déposant sa fine main manucurée de noirs sur sa cuisse.

- Comment tu te sens ce matin ? Enfin, devrais-je dire cette après-midi, tu as dormi pendant des heures... Je n'ai compris aucun de tes mots tellement tu gémissais cette nuit. Tu devrais vraiment faire un travail sur l'articulation de tes phrases quand tu pleures Granger, c'était très agaçant à essayer de déchiffrer... se plaignit Pansy en laissant une grimace à son amie.

Hermione sourit de bon coeur cette fois. Elle avait un vague souvenir de s'être rendue chez Pansy juste après qu'Harry l'ai laissé seule. La jeune femme l'avait alors accueilli en pleurs chez elle. Hermione avait essayé de lui expliquer le pourquoi du comment de son état, mais Hermione était si épuisée et confuse que les mots sortaient dans le désordre. Rajoutez les sanglots dans le tas, il était normal que Pansy n'est rien compris.

- Merci... vraiment... je te remercie, déclara Hermione en déposant sa main par-dessus celle de la sang-pure.

- J'imagine que ça à avoir avec Harry, ou bien Ron, mais avant tu devrais manger et prendre une bonne douche. Je t'attends dans le salon, fais comme chez toi, mais fais attention à Eugénie.

- Eugénie? Qui est-ce? Demanda Hermione en fronçant les sourcils, mâchouillant déjà un morceau de toast.

Pansy se releva et avant qu'elle ne quitte la chambre répondit :

- Ma mygale de compagnie.


Le lendemain, Hermione retrouva Oscar au ministère et reprit bien vite ses dossiers. Elle était restée toute la journée avec Pansy hier, à parler, rire, et pleurer un peu. Cela lui avait fait un bien fou. Mais quand la jeune femme lui avait vaguement murmuré qu'elle se devait de reprendre son poste d'auror, Hermione avait sentit son coeur la piquer sévèrement. Le ministère, c'était revoir Harry, replonger dans sa vie, devoir à un moment donné le confronter et confronter Ronald par la même occasion. Se prendre la réalité en pleine face !

Hermione était plus que consciente qu'Harry ne voudrait pas lui décrocher un seul mot. Il la détestait sûrement, et il en avait le droit, après tout elle avait encore fui. Une chose qu'elle maitrisait grandement maintenant. Elle ne faisait pas vraiment honneur sa maison du lion. Elle pouvait entendre les sifflements des serpents lui chatouiller les oreilles et elle n'aimait pas ça.

Une fois assise dans son bureau et son premier rapport de la journée fini, Hermione rangea ses différents papiers et vint malencontreusement rencontrer une de ses nombreux cadres photos sur son bureau. La photo était assez vaste, rassemblant énormément des gens qu'elle appréciait, seulement Harry faisait partit de ces gens. Elle avait été prise pour son vingt-septième anniversaire. Hermione était au centre de la photo, assise sur un banc, tenant Ruth dans ses bras qui tenait à peine debout sur ses genoux du haut de ses un an. Ron était à ses côtés regardant tout droit l'appareil en riant. Harry se trouvait de l'autre côté, le regard rivé sur Ruth qui essayait tant bien que mal d'avancer à l'aide de ses jambes potelées. Ginny était accrochée au bras d'Harry, lui volant un baiser sur la joue et Drago se trouvait juste derrière le banc, regardant lui aussi sa fille essayait de tenir debout toute seule.

C'était une période a priori heureuse, seulement Harry n'était qu'à quelques mois de demander le divorce à Ginny, Drago allait perdre sa mère prochainement et Hermione se souvenait parfaitement qu'elle détestait déjà sa vie de femme mariée à cette époque-là. Ils avaient l'air heureux, mais ce n'était qu'une façade. Ses yeux fixèrent le sourire d'Harry, un sourire qu'elle devinait sincère. Car il avait toujours voulu être père, le regard qu'il posait sur Teddy et ensuite Ruth n'était pas anodin. C'était quelque chose dont il avait été privé si tôt : une famille. Et Hermione ne serait pas à capacité à lui donner ce qu'il voulait.

La sorcière détourna le regard du cadre et prit sa tête entre ses mains. Elle avait été assez naïve pour se persuader qu'Harry et elle étaient sur la même longueur d'onde. Et pendant des semaines, elle en avait été si certaine. Mais quand il lui avait proposé cette sortie, quelque chose avait changé. Et elle ne s'était pas trompée, le soir-même il lui avait déclaré qu'il était amoureux d'elle. Harry Potter était amoureux d'elle. Hermione Granger, née-moldue et surement la femme la plus égoïste sur cette Terre en ce moment. Qu'aurait-pu-t-elle répondre après tout? Elle ne savait pas ce qu'était l'amour romantique, elle ne l'avait jamais su. Et même si par le plus des hasards elle était amoureuse de lui, leur relation état vouée à l'échec avant même qu'elle ne commence. Car Harry et Hermione ensemble, c'était renoncé à l'intégralité de la famille Weasley. Et elle ne savait pas si Harry l'avait réellement intégré, lui qui n'avait que cette famille aux cheveux roux dans sa vie. Elle n'était personne pour lui faire renoncer à ce semblant de bonheur qu'il avait réussi à se procurer pendant ces dernières années.

En fin de journée, elle décida de partir plutôt qu'à son habitude, car elle n'arrivait plus à travailler correctement sans qu'Harry et Ron ne viennent la persécuter. Elle transmit son dossier à Oscar et lui souhaita une bonne soirée. Mais alors qu'elle marchait dans les couloirs, elle réalisa qu'elle n'avait pas aperçu Harry de la journée. Peut-être avait-il prit une journée de repos. Après tout elle avait entendu par des bruits de couloirs que Drago était partit en congés et d'après qu'Harry lui avait avoué cette nuit, ils s'étaient disputés. "J'ai perdu l'amitié de Drago" lui avait-il dit. Elle ne savait pas par quel moyen cela était possible, mais elle espérait que ce ne soit pas très grave. Elle n'était pas en mesure de le réconforter après tout.


Avril 2011.

Les jours et semaines passèrent et doucement Hermione avait vu le moment où elle serait enfin divorcée arriver à grand pas. Ron n'avait pas cherché à s'interposer, il avait également prit rendez-vous avec son avocat et les deux sorciers s'étaient entendu sur un divorce mutuels. Le Weasley avait regagné le Terrier et Hermione avait de nouveau sa propre chambre chez elle. Pansy venait très souvent la voir et bien évidemment les deux sorcières étaient devenues inséparables. Elle ne voyait que rarement Harry, se contentant de lui transmettre les rapports par le biais d'Oscar, qui n'avait pas encore osé demandé ce qu'il s'était passé entre eux.

Il arrivait fréquemment que les deux sorciers ne soient confrontés à un dialogue forcé et Harry arrivait toujours à éviter son regard. Hermione était persuadée qu'il la détestait et ça faisait un mal de chien. Elle n'aurait jamais cru se retrouver dans une telle position avec Harry. Il y encore quelques mois, il n'était que son ami, le plus fidèle, le plus aimant, et dorénavant il était son plus grand regret.

Son sac en cuir de dragon dans ses bras, elle entra dans le premier ascenseur vacant et appuya sur le bouton l'amenant aux cheminettes. Ce fut une longue journée, elle avait commencé assez tôt ce matin pour pouvoir partir en week-end plus tôt. Elle inspira longuement et expira avant de ne rentrer dans la cabine en métal. Le réseau d'ascenseur était très grand et long, il était rare de se retrouver dans une cabine seule. Mais alors que les battants des portes allaient se refermer, une main s'y glissa, faisant sursauter la sorcière. Et quand les portes se rouvrirent, elle croisa le regard vert d'Harry. Hermione coupa sa respiration. Cela faisait sans doute des semaines qu'elle n'avait pas plongé son regard dans le sien. Les deux sorciers se scrutèrent pendant quelques secondes. Prenant soin de ce moment si unique entre eux. Hermione aurait pu fondre en larme. Allait-il rentrer? Ou prendre le prochain ascenseur? Pendant une seconde elle crut sincèrement qu'il allait laisser les portes se refermer, pourtant il finit par rentrer.

Le survivant fut très surpris de la voir ici mais il ne fit rien transparaître, il déglutit, avança dans la cabine et tourna le dos à Hermione sans un mot. Le sang-mêlé pouvait sentir le regard de la belle sorcière lui bruler la nuque et il prit sur lui pour ne pas tourner la tête vers elle. Il voulait la regarder encore, juste quelques secondes ou bien pendant des heures. Elle était si belle, il l'avait entrevue et son coeur avait loupé un battement. D'une main tremblante il appuya sur le bouton du rez-de-chaussé et les portes se refermèrent. Les emprisonnant seuls entre les grilles du monte-charge. Il devait être 17h et l'ascenseur était appelé sur chaque étage, allongeant leur trajet de plusieurs minutes.

Hermione avait les yeux rivés sur l'arrière de son crâne, le coeur battant douloureusement dans sa poitrine.A chaque ouverture des portes, un courant d'air envoyait l'odeur de son parfum jusqu'à ses narines. Et mon dieu, elle adorait ce parfum si particulier. Elle voulait enfouir son visage dans son cou et le respirer, le respirer jusqu'à qu'il ne reste plus aucun rien de son parfum sur lui. Jusqu'à qu'elle s'étouffe elle-même au contact de sa peau. L'ascenseur arriva au niveau moins 12 et deux personnes rentrèrent dans la cabine, obligeant Harry à reculer, rapprochant son corps d'Hermione. Arrivés au moins 11, une autre personne s'engouffra dans la pièce et Harry recula à nouveau. Il avala difficilement sa salive quand il sentit le souffle d'Hermione venir lécher sa nuque. Merde. Une lignée de frisson incontrôlable vint prendre possession de son corps et Hermione ne manqua rien du spectacle.

La jeune femme avait les yeux fixés sur sa nuque, elle osa se pencher un peu et prit une bouffée de son irrésistible parfum. A l'étage moins 9, une personne descendit mais trois autres prirent place. Cette fois Harry, n'eut pas le choix et prit place juste à côté d'Hermione. Leurs épaules se frôlèrent alors qu'Harry était prit en sandwich entre un sorcier et elle. Le sang-mêlé se sentait de plus en plus nerveux, il avait soudainement très chaud. Le niveau moins 7 arriva et une dernière personne rentra, obligeant les 8 sorciers à se resserrer encore plus. La main d'Harry frôla celle d'Hermione et les deux sorciers sursautèrent tout en retirant leurs bras mutuellement. Hermione maronna une brève excuse alors qu'Harry tourna la tête vers elle.

Sans surprise Hermione le regardait déjà et les deux amis se fixèrent un instant. Hermione décela chaque nuance de vert dans son regard et Harry mémorisa pour la centième fois l'emplacement exactement de ses tâches de rousseurs. Une énergie étouffante les enveloppa tous les deux, leur faisant oublier l'endroit où ils se trouvaient. Harry ne réalisa même pas que son corps se penchait vers elle. Ce fut la sonnerie de l'ascenseur qui les sortit de leur bulle. Ils reportèrent leurs regards sur les portes de la cabine : ils étaient au moins 6. Une dernière personne pénétra dans l'ascenseur. Ils étaient au complet.

Harry avait croisé les bras afin d'éviter que sa main ne vienne toucher la sienne. Seulement il repensa à la sensation de sa peau contre la sienne et une envie irrésistible le prit afin de la ressentir à nouveau. Quand ils arrivèrent au moins 5, deux personnes descendirent mais les deux ex-amis restèrent collés l'un à l'autre. Appréciant le contact de leurs épaules s'effleurant malgré le tissu de leurs vêtements. Harry essaya de se concentrer sur autre chose que la sensation de sa peau et regarda l'aiguille descendre avec une lenteur abominable. L'ascenseur ne lui avait jamais paru aussi long. Après quelques secondes, il lâcha un gémissement inaudible, décrocha ses bras et vint laisser pendre son bras le long de son corps. Hermione baissa les yeux sur sa main, lécha ses lèvres et serra son sac contre elle. Etait-ce un appel? Une invitation? Prenant son courage à deux mains, elle relâcha son sac de sa main gauche et vint poser son bras le long de son corps à son tour. Dû au manque d'espace entre leurs deux corps, le dos de leurs mains s'effleurèrent et les deux sorciers prirent une profonde respiration.

Lentement, Harry pressa le dos de sa main et laissa leurs peaux se familiariser de nouveau à l'autre. C'était étrange de la toucher si peu, avec cette timidité et cette retenue alors qu'ils avaient aussi intime que pouvait l'être deux personnes. Merlin, ils avaient fait l'amour ! Mais la sensation de sa peau aussi faible soit-elle créa en lui une sensation aussi horrible que plaisante. Mais c'est quand le survivant fit délicatement glisser sa main sur la droite, créant une caresse plus soutenue qu'Hermione tourna la tête vers lui. Le survivant ne le regardait pas, ses yeux fixaient sans but les portes closes de l'ascenseur. La jeune femme ne savait pas comment réagir, elle déposa ses yeux sur la sorcière en face d'elle et ferma les paupières, laissant son instinct la guider. Leurs phalanges continuèrent de s'effleuraient, créant un picotement dans leurs corps respectifs. C'est quand Harry accrocha son index à l'aide du sien, qu'Hermione soupira de bien être. La jeune femme lui rendit sa caresse et Harry poursuivit son chemin, coulissant sa main dans le creux de la sienne. Leurs doigts s'emboitèrent, se déboitèrent, glissant les uns par-dessus les autres, les ongles d'Harry cognèrent sur les bagues d'Hermione. De son majeure, l'élu fit de léger cercle dans la paume de sa main, remontant jusqu'à son poignet et redescendant lentement le long de ses doigts.

C'est arrivé au niveau 0 qu'Harry retira sa main de la sienne, créant un immense froid dans le creux de la main de la jeune femme. Ils étaient arrivés au niveau 0 et naturellement tous les sorciers sortirent, laissant Harry et Hermione seuls. Ils regardèrent leurs collègues quittaient l'ascenseur mais aucun d'eux ne fit un pas en avant afin de quitter la cabine à leur tour. Après quelques minutes, toujours l'un à côté de l'autre au fond de cette cabine, les portes se refermèrent sur eux. L'ascenseur ne fut pas appelé, les laissant dans un silence de mort. Hermione n'osa pas tourner la tête vers Harry. Elle n'avait aucune idée de pourquoi elle n'était pas descendue de cette fichue cabine, pourquoi Harry avait fait de même. Elle savait juste que ce bref contact avait rempli son coeur d'espoirs.

Harry prit une grande inspiration et posa ses yeux sur les mains à présent jointes de son ancienne amante. Elle se tortillait nerveusement les doigts, jouant avec ses bagues. Il remonta ses yeux le long de corps, ne manquant pas sa poitrine se soulever et s'abaisser rapidement et finit par son visage, son magnifique visage rougi. La jeune femme tourna la tête vers lui et quand leurs regards s'accrochèrent ici, dans cette cabine vide, loin de tous autres pairs de yeux, froissement de parchemin ou murmure de bureau, Harry se mordit la lèvre, il allait vivement regretter ce qu'il s'apprêtait à faire.

Comme au ralenti, il prit sa joue en coupe et vint sceller ses lèvres contre les siennes. Elle expira bruyamment sous le choc. Leurs lèvres n'eurent pas le temps de s'adapter à nouveau qu'Harry se retira. La jeune femme n'aurait pas qualifié ça d'un réel baiser car il n'avait duré qu'une seconde. Harry se recula en vitesse, gardant ses yeux sur ses lèvres et murmura :

- C'était la dernière fois.

Hermione sentit sa gorge se nouer alors qu'il glissa quelque chose de froid dans le creux de sa main, appuya sur un des boutons pour ouvrir les portes et partit sans se retourner. Quand les portes se refermèrent à nouveau, son parfum semblait la retenir prisonnière. Hermione baissa ses yeux et regarda l'objet gelé au creux de sa paume. Le seul et unique objet qui pourrait prouver que Ron et elle s'étaient un jour aimés. Son alliance.


Mai 2011.

Harry savait qu'il était rentré. Plusieurs des membres de son équipe en avait déjà parlé au ministère. Drago revenait de ses deux mois de congés aujourd'hui. Le jeune sorcier ne savait pas vraiment s'il était en droit d'aller lui rendre visite. Ni même s'il en serait content ou le détesterait-il à son retour. Comment gère-t-on des sentiments non réciproque? Harry pouvait facilement le comprendre car il exaltait dans ce domaine au côté d'Hermione. Mais c'est encore différent. C'était Drago. Le sorcier le plus impulsif et renfermer qu'il connaisse.

Harry avait passé la journée à préparer sa prochaine mission qui risquait d'être longue et risquée. Une affaire de meurtre plutôt glauque lui était tombé dans les mains. Un sorcier aux allures de millionnaire, surnommait le Purificateur s'amusait à essayer de purifier les nés de moldus grâce à diverses potions expérimentales et surtout plusieurs sortilèges inspirés du tristement célèbre Doloris. Harry espérait secrètement que sa visite chez Drago ce soir soit courtoise car il ne voulait pas partir pour cette mission avec un partenaire à dos.

Les deux amis n'avaient pas communiqué depuis plus de deux mois et en 70 jours, il aurait pu se passer n'importe quoi. Lui en voulait-il malgré sa lettre de départ? Voulait-il qu'il fasse partit de sa vie? Il n'y avait pas vraiment réfléchi, jusqu'à qu'il ne se retrouve devant la porte de son appartement dans un silence pesant. La dernière fois qu'il avait franchi ses portes, Drago avait fait une crise de panique sévère et il avait appris ses sentiments cachés aux travers de son ex-femme. Le survivant fronça les sourcils et secoua la tête, cette situation lui semblait si improbable. Tout lui semblait irréel, que ce soit avec Hermione, Drago, Ginny ou bien Ron. Le Harry Potter de 15 ans n'aurait pas une seule fois réussi à ne serait-ce que rêver de cette situation. Pourtant il était bien là, amant d'Hermione Granger, ex-mari de Ginny, meilleur ami de Drago et traitre avec Ron Weasley.

Il ne saurait pas dire combien de temps il a attendu que le courage ne se montre enfin pour qu'il puisse toquer à cette fichue porte. Mais après un certain temps, il leva son bras, serrant son poing et donna trois faibles contre le bois. Harry se mordit les lèvres quand il entendit des pas se rapprochaient de l'entrée, mais alors que les pieds s'arrêtèrent de l'autre côté de la porte, il n'eut plus aucun bruit. Harry détailla un instant le bois de celle-ci, puis ses yeux atterrent sur le juda. Il était persuadé que Drago l'épier au travers de cet oeil. Mais les secondes passèrent, et toujours aucune réponse. Harry soupira, sentant son coeur se serrer fortement au creux de sa poitrine et recula d'un pas.

Drago était présent certes mais il n'était pas décidé à le recevoir. Harry attendit encore une minute avant de ne se décider à se détourner. Mais alors qu'il marchait afin de regagner une allée sombre pour pouvoir transplaner tranquille, le son de la serrure le fit s'arrêter. Le brun se retourna et fut surpris de voir Ginny debout de l'autre côté de l'embrasure de la porte. Elle avait les cheveux un peu plus long, une mine reposée et calme mais le regard qu'elle lançait à Harry n'était pas amicale ni chaleureux. Le sorcier la détailla sans réellement comprendre pourquoi avait-elle ouvert si tardivement, mais s'approcha tout de même de l'entrée, les mains dans les poches.

- Bonjour Ginny, je ne m'attendais pas vraiment à te voir...

- Contrairement à moi, j'aurais pensé que tu serais venu plus tôt, lui répondit-elle d'un ton plat.

- J'avais du travail...

- Oh mais je n'en doute pas, le coupa-t-elle sèchement.

Harry détourna le regard une seconde et demanda :

- Drago est-il chez lui?

Ginny arqua un sourcil, croisa les bras sur sa poitrine et répondit :

- Non. Il est allé voir son père en prison.

Harry ne savait pas que Drago avait reprit contact avec son père... Il se sentit encore une fois complètement impuissant et aveugle avec ses proches. Il avança de nouveau, ne laissant qu'une dizaine de centimètres entre son ex-femme et lui.

- Très bien, est-ce que Ruth est là?

Ginny était sur le point de lui répondre par la négative mais une petite fille s'abattit dans ses jambes et rigola aux éclats :

- Tonton Harry ! Tu m'as trop manqué !

La petite blonde, contrairement à Ginny avait coupé ses longs cheveux blonds pour un carré frisé et quelque peu fou faisant étrangement écho à son énergie débordante. Harry ne perdit pas une seule seconde et la prit fermement dans ses bras, affichant le premier sourire sincère depuis des semaines. Ruth agrippa comme à son habitude son visage et plongea ses grands yeux gris dans ceux d'Harry.

- Papa m'a dit que nous partions en voyage mais au début j'avais pas compris que tu venais pas. J'ai eu Mamie Molly par la cheminée et elle a pas vraiment voulu me dire pourquoi je pouvais pas envoyer mes dessins par hibou, mais je suis trop contente de te voir ! Papa m'a acheté un balai, un vrai cette fois et...

La petite fille était alors partit dans un monologue sans fin, racontant tout ce qu'elle avait apprit à sa nouvelle école, ainsi que les innombrables lieux qu'elle, Drago et Ginny avaient visité pendant deux mois. Harry comprit que le trio n'était pas sortit du Royaume-Unis mais avait trouvé refuge dans un village dans le nord du pays de Galle.

Pendant qu'il regardait chaque dessin qu'elle avait fait durant ces deux mois, Ginny s'était mise en retrait dans la cuisine, préparant du thé sans un mot. Malgré la présence de son ex-femme, Harry était ravie de revoir Ruth. Il l'aimait profondément et elle était surement la petite fille la plus souriante de la Grande-Bretagne. Il n'avait jamais vraiment été attendri par les enfants, mais à la naissance de Teddy, il a su dès l'instant où l'enfant s'est retrouvé dans ses bras la première fois qu'il voudrait devenir père un jour.

- Ruth, si tu allais jouer un instant dans ta chambre, j'ai besoin de parler à ta tante, lui dit doucement Harry en caressant sa joue pâle.

L'enfant acquiesça, prit la brique de jus de fruit que lui tendit Ginny et disparue dans le couloir menant à sa chambre. Harry se redressa doucement et fit face à la jolie rousse en face de lui.

- Quand Drago rentrera-t-il? Lui demanda-t-il froidement.

- Je ne sais pas, il a surement beaucoup de chose à raconter à son père, lâcha Ginny sans un regard tout en buvant une gorgée de sa tasse de thé.

Harry serra la mâchoire devant les réponses évasives de son ex-femme. Il s'approcha d'elle et se posa fermement devant elle, l'obligeant à relever les yeux de sa tasse. Ginny pouvait être une peste quand les choses n'allaient pas dans son sens. Elle qui lui avait semblé si séductrice le soir du réveillon de Noël paraissait bien loin maintenant. Harry n'avait jamais vraiment réalisé quelle était la relation qui liait Drago et la cadette des Weasley. Il pensait qu'ils ne s'appréciaient pas vraiment à vrai dire, ou alors se toléraient parce que Ruth l'adorait. Cependant, si toutes les heures qu'il avait passées avec Hermione, Ginny l'avait passé avec Drago, qu'attendait-elle de lui?

- Si tu te rapproches de Drago juste pour m'atteindre sache que...

Ginny fronça les sourcils.

- Que quoi Harry? Le coupa-t-elle vivement. Tu vas faire quoi? Ce n'est pas comme ci tu l'ignorais depuis plusieurs mois maintenant n'est-ce pas?

- Je ne l'ai pas ignoré ! Protesta Harry, élevant légèrement la voix. Je n'ai pas voulu toute cette situation ! Je ne savais pas ce qu'il pouvait ressentir ou non...

- Tu ne savais pas car tu étais trop occupé avec ta précieuse Hermione ! Cria Ginny cette fois en colère.

Harry se tut et recula d'un pas. Drago l'avait surement mise au courant, c'était évident. Il ne savait pas quelle relation les deux sorciers avaient mais ils étaient proche.

- Hermione n'a rien avoir avec cette histoire, répondit-il la voix dure. Et toi non plus d'ailleurs.

Ginny lâcha un rire nerveux. Elle le pointa du doigt.

- Oh mais j'ai tout à voir avec cette histoire Harry, car quand tu étais trop occupé à baiser Hermione c'est moi qui le récupérer à la petite cuillère. J'ai à voir avec cette histoire car Hermione et toi avaient trahi mon frère sans aucun scrupule ! Vous vous asseyez à notre table en sachant pertinemment ce que vous avez fait !

Harry sentit ses larmes lui monter aux yeux. Il était en colère, il voulait hurler, mais il n'avait aucune idée contre qui il était en colère. Est-ce contre Ginny, qui avait entre ses doigts le moyen d'anéantir sa vie, Hermione qui avait été si lâche avec lui, Drago qui avait fui ou lui-même. Il ne savait plus ce qu'il ressentait. Il voulait simplement que tout ceci cesse. Il voulait disparaitre, exploser, fuir. Harry sentit ses premières larmes glisser sur ses joues alors qu'il cria :

- Très bien, alors pourquoi tu n'appelles pas ton frère pour lui dire que je couche avec sa femme? Tiens, et au passage rappelle lui à quel point il a été négligeant et infecte avec Hermione pendant des années sans qu'aucun de vous ne lève le petit doigt ! Pourquoi tu ne crierais pas la vérité sur tous les toits? Car au fond, ce ne sont pas les sentiments de Drago le problème c'est les miens, et le fait que je sois tombé dans les bras d'Hermione et non les tient !

Ginny parut choquée des paroles crues de son ex-mari. Elle ravala difficilement sa salive et laissa le regard le plus méprisant qu'elle put.

- Tu es un réel abrutit Harry ! J'ai gardé ce secret pour Drago. Pas pour toi, ni pour Ron. Encore moins pour Hermione. Seulement pour Drago ! Car il m'a fait promettre de ne rien dire. Il voulait te protéger, il pense qu'il a une dette envers toi. Mais il ne sait pas qu'il protège seulement deux traitres ! Godric Gryffondor se retournerait dans sa tombe en te voyant agir comme un lâche !

Harry n'eut pas le temps de répondre que le bruit de clefs interrompirent les deux sorciers. Drago Malefoy se trouvait dans le couloir , ses yeux jonglant entre le couple devant lui. Quand il déposa ses prunelles sur Harry, il vit automatiquement les larmes sur son visage. Il n'avait jamais vu Harry pleurait, ou alors très peu.

- Oh mais je vous en prie, continuez, tout le quartier veut savoir le fin mot de l'histoire ! Dit-il ironiquement tout en retirant sa veste qu'il déposa sur le porte manteau.

- Drago je...

- Je crois que tu en as assez fait Ginny, je vais prendre le relais maintenant, la coupa-t-il en s'approchant d'elle.

- Mais il...

- Je suis assez grand pour me gérer, maintenant file ! Je t'enverrai un hibou dans la matinée, annonça-t-il en caressant doucement son épaule.

La belle rousse acquiesça faiblement, se saisit de sa veste et sans un dernier regard noir pour Harry, prit les joues de Drago entre ses mains et vint lui déposer un baiser sur les lèvres. Le blond lui sourit et le couple se séparèrent. Une fois Ginny partit, Drago osa plonger son regard dans celui d'Harry qui spectateur de la scène ne disait aucun mot. L'ex mangemort se gratta nerveusement la nuque et fit par demander :

- Où est Ruth?

Harry resta muet pendant quelques secondes, trop perturbé par sa dispute avec Ginny mais également le baiser que Drago et elle avait partagé à l'instant.

- Dans... dans sa chambre.

Malefoy hocha la tête, avança dans sa cuisine, ouvrit un placard et en sortit une tasse. Il jeta un coup d'oeil à la théière encore brulante sur le feu et demanda :

- Du thé?

Harry marmonna qu'il n'en avait pas envie. Il détailla un instant son ami qui naturellement prit place sur son îlot central. Harry n'avait pas réellement préparer ce qu'il allait lui dire, alors quand il ouvrit la bouche, ce n'est pas tout à fait ça qu'il avait en tête.

- Tu es en couple avec Ginny alors?

Drago releva la tête et grimaça doucement.

- Je... je ne sais pas vraiment à vrai dire. Je sais juste que je suis bien avec elle et... Ruth l'apprécie beaucoup.

Ce fut au tour d'Harry d'hocher la tête. Il essuya le restant de larme sur ses joues et vint prendre place sur le deuxième tabouret à quelques centimètres de lui.

- Je suis désolé... je n'avais pas vraiment pensé à ce que j'allais bien pouvoir te dire mais... je voulais m'assurer que tu allais bien, ainsi que Ruth, déclara Harry presque en chuchotant.

Drago le détailla et finit par répondre :

- C'est gentil et je vais bien Harry. Je t'assure. Ces deux mois et demi ont été plus que bénéfique, autant pour moi que pour Ginny et Ruth. C'est moi qui devrais m'excuser pour la scène que je t'ai faite avant mon départ...

- Ce n'était pas ta faute, dit rapidement Harry.

- C'est faux. Je n'aurais pas dû jouer ce rôle dans ta relation avec Hermione. C'était vos affaires et je me suis permit d'interférer, en vous cachant ou bien en essayant de te dissuader de ne faire une connerie alors que je savais au fond de moi ce que je... ressentais.

Harry remarqua que le serpentard fuyait son regard dorénavant. Le brun aux yeux verts hocha la tête devant les dires de son ami. C'était si étrange de le savoir amoureux de lui. Drago Malefoy. Harry n'aurait jamais cru ça possible. Evidemment il avait depuis quelques années plus ou moins deviné que son ami était également attiré par les hommes, cependant le fait que cet homme soit lui ne l'avait jamais effleuré l'esprit.

Pendant qu'Harry se perdait dans ses pensées, Drago finit sa tasse de thé et se racla la gorge.

- Je pense que Ginny m'aide à oublier, annonça-t-il la voix plus sûre. Et c'est une bonne, je vais pouvoir passer à autre chose, que ce soit avec mon passé ou bien mes sentiments confus... Je ne veux pas que les choses soient bizarres entre nous mais ça risque de l'être, le temps que...

- Drago, comme je te l'ai déjà dit tu resteras mon ami quoiqu'il arrive. Et si tu as encore besoin de temps, je peux te laisser et...

- Je ne pense pas avoir besoin de temps, mais changer mes habitudes. Et je vais commencer dès maintenant en te donnant ma lettre de démission, avoua le blond.

Harry écarquilla les yeux. Il démissionnait? Mais qu'allait-il faire? Faisait-il ça pour l'éviter?

- Tu ne veux plus être un Auror? Demanda doucement Harry.

- Non, je pense que j'ai assez fricoté avec les mangemorts pour toute une vie. J'ai postulé pour le poste d'assistant en potion dans les sous-sols du ministère. C'est un travail moins contraignant et surtout moins dangereux, maintenant que j'ai vécu pendant deux mois rien qu'avec Ruth, j'ai envie que cela continue... Mes horaires seront moins pénibles pour un père de famille.

Harry acquiesça, comprenant tout à fait le point de vue de son ami.

- Je te serais à jamais reconnaissant pour tout ce que tu as fait afin de me décrocher ce poste d'Auror mais je ne pense pas que ce soit ma place désormais. Il faut que je fasse une croix sur cette partie de ma vie, dévoila Drago en laissant afficher un faible sourire.

Harry fixait son ami. Réalisant qu'il faisait partie de sa vie dont il tirait un trait. Drago avait des projets, une famille et une femme sur qui il pouvait compter. Il n'avait plus besoin de lui, Ginny gérait parfaitement ses crises comme il avait été témoin juste avant qu'il ne parte.

- Je suis content pour toi Drago, sincèrement. Tu as des projets, une fille adorable et... Ginny est vraiment quelqu'un de bien. Tu as fait les bons choix.

Quelque peu blessé, le survivant se leva de sa chaise, prêt à partir. C'est une fois dans le couloir qu'il entendit la voix de Drago dans son dos.

- Et puis, j'aurais plus de temps pour apprendre à Ruth a volé correctement sur un balai. Ginny lui a apprit également mais elle a stipulé que le rôle de poursuiveuse ne lui plaisait pas pour son plus grand désarroi...

Harry se retourna vers lui, arquant un sourcil.

- Tu savais qu'elle voulait devenir attrapeuse? Malheureusement pour elle je n'ai jamais été capable d'attraper un vif d'or... alors je me suis demandée si je pouvais faire appel au meilleur attrapeur que Poudlard n'est jamais connu pour lui enseigner de bonnes bases...

Harry sentit son coeur se remplir d'une joie intense quand il comprit que Drago faisait référence à lui. Il s'était trompé, il ne voulait pas le supprimer de sa vie.

- Ce n'est pas très grave s'il a joué pour Gryffondor, après tout, tu as presque fini à Serpentard si mes souvenirs sont bons, finit le Malefoy en affichant un sourire en coin.

Harry lâcha un petit rire et s'approcha de son ami.

- Si Ruth est à Serpentard, les Gryffondor auront du souci à se faire j'imagine, répondit Harry malicieusement.


TADAA. Oui un peu d'amour et d'espoirs dans cette fanfiction. J'espère que vous avez aimé, la scène Harmione mais également Drarry. J'espère que vous n'êtes pas trop déçue que les choses s'accélèrent d'un coup que ce soit avec le divorce d'Hermione ou bien le couple Drago/Ginny (on dit Drinny n'est-ce pas?). Je voulais de base étoffer ces parties mais j'ai vraiment peur de me disperser dans l'histoire, donc je préfère abréger pour me concentrer sur le Harmione.

Le prochain chapitre risque de vous plaire ! Dîtes-moi ce que vous attendez pour la suite? Plus que deux chapitres avant la fin... Bisous !

PS : Je suis toujours bloquée sur le chapitre 19... j'espère que j'arriverais à le finaliser avant ne me retarder dans mes postes... Je me mets la pression toute seule haha.