Chapitre 12 – figé

Warnings : toujours plus de torture, Stress post-traumatique…Pauvre Anakin :(


Le sentiment inconfortable d'être allongé sur des pierres…une douleur dans l'arrière de sa tête…Vador grogna et roula sur le dos. Le Jedi était parti, il n'avait pas besoin d'ouvrir ses yeux pour le voir. Précautionneusement, il toucha l'endroit où sa tête avait heurté la paroi rocheuse – sang. Pas trop, mais assez pour brûler. Bien. Une autre blessure à la tête. Ça allait certainement l'aider.

Il se souvenait. Anakin. C'était comme ça que Kenobi l'avait appelé. Quand il l'avait reconnu. Oh non. Quand il l'avait reconnu.

Sidious allait le tuer.

Combien de fois Sidious l'avait-il dit ? Vador ne devait pas être reconnu. Une part de lui voulait juste rester allonger ici, jusqu'à ce qu'un prédateur affamé ne vienne le dévorer. Ce serait probablement moins douloureux que ce que Sidious lui réservait. Une fois qu'il aurait découvert la nouvelle.

Vador frissonna et s'assit. Il regarda autour de lui. Il attira son masque et son sabre laser avec la Force. Le masque était sale. Il le secoua. S'assit pour un moment. Déglutit.

Je ne veux pas me battre contre toi !

Il ne comprenait pas. Un moment et Kenobi voulait se battre, puis il lui retire son masque et il ne veut plus ? Qui était Anakin ? Ok, lui, bien, mais…Eh bien, ça sonnait familier…

Et Kenobi – dans la Force, il était –

Comme un vieux rêve que Vador n'avait jamais eu. Comme un souvenir distant.

Doucement, prenant autant de temps que possible, Vador se releva. Remis son masque. Retira la poussière de ses vêtements.

Kenobi était vivant. Vador ne l'avait pas tué. Kenobi savait qui était Vador. Kenobi le dirait aux Jedi. Vador allait devoir le dire à Sidious.

Oh, il était effrayé.


Dans le cockpit de son vaisseau, Vador attendait. Quelques minutes s'écoulèrent. Puis un hologramme de Sidious apparut. Vador se précipita sur le sol et s'agenouilla.

Sans autres mots, Sidious dit, « Kenobi est mort, alors ? »

Le cœur de Vador battait bien trop vite dans sa poitrine. Il se sentait malade. Il était possiblement malade. « Non, Maître. J'ai échoué. »

Le visage de Sidious se tordit de colère. « Et ? »

« Il m'a reconnu, Maître. » La voix de Vador n'était qu'un murmure. Il n'arrivait pas à la rendre plus forte. Il s'inclina. « Pardonnez-moi. »

« Les Sith ne pardonnent pas, » cracha Sidious. « C'est une grave erreur, Vador. Qui pourrait me coûter mes plans pour la galaxie. Vous avez fait une faute stupide avec la plus critique des cibles, même si je ne m'attends pas à ce que vous soyez capable de comprendre cela, avec votre intelligence limitée. »

Vador tenta de garder son visage neutre. Ce n'était pas juste – il n'était pas stupide, ce n'était pas sa faute si son putain de cerveau ne fonctionnait pas. « Oui, Maître. »

Sidious fit un son railleur et dit, « Vous allez vous rendre à Serenno. Je vous y rencontrerai. Restez-y jusqu'à ce que j'arrive et évitez de commettre toute autre stupide erreur. »

L'hologramme de son Maître disparut. Vador resta où il était, à genoux sur le sol. La mâchoire serrée. Il n'était pas stupide. Ce n'était pas sa faute, Kenobi lui avait retiré le masque avec la Force.

Anakin, c'est moi !

Il porta son poing à sa tête, la frappant à plusieurs reprises. Comme s'il pourrait y déloger le souvenir. Kenobi le manipulait, ouais, c'était ça, parce qu'il était un Jedi et que les Jedi avaient soif de pouvoir et – Quel était le mot – étaient des hypocrites…des monstres, qui répandaient la guerre dans toute la galaxie et prenaient lentement le dessus.

Vador fronça les sourcils de confusion. N'était-ce pas ce que les Sith faisaient eux aussi ?

C'était quelque chose qui le dépassait largement. Il ne voulait pas y penser. Il ne voulait penser à rien. Il ne voulait pas retourner là-bas.

Mais il le devait. Il n'y avait nulle part d'autre où aller.


Poke. Prod. Tap tap. Poke.

Chaque contact des médecins sur sa peau nue était plus prononcé que le précédent. L'odeur clinique de la pièce était douloureuse. Il avait l'impression que tout se renfermait sur lui. Il souhaitait qu'ils cessent de lui injecter tous ces produits comme s'il n'était qu'un sujet d'expérience.

Vador entendit un docteur dire, et ça sonnait comme si ça venait de loin alors que ce n'était qu'à deux mètres de lui, « le sujet est agité. Respiration et rythme cardiaque trop élevé, réponse cognitive limité. Devons-nous procéder ? »

Il n'entendit pas la réponse. Le sujet. Il n'était pas un sujet. Il était une personne, avec un nom. Vador. Ou Anakin, peut-être.

« Affirmatif, nous allons le préparer pour l'arrivée de Sidious. »

Vador avait envie de pleurer. Il ne le fit pas, mais il le voulait. Il ne savait pas pourquoi. Avant tout ça, avant Kenobi, il allait bien. Suivre les ordres, tuer sans une seule arrière-pensée. Parce que c'était lui. Un tueur. Un sujet. Rien d'autre.

Ils lui rendirent ses vêtements. Son sabre laser n'était nulle part en vue. Pris, comme ils le faisaient toujours. Il n'y aurait pas prêté attention, normalement, mais il le faisait maintenant. Il s'habilla, mangea la nourriture sans goût qu'ils lui tendirent, continua de trembler. Pourquoi ne pouvait-il pas s'arrêter de trembler ?

Puis, quelqu'un pressa un hypospray contre son cou et dit, « Suivez-moi. » Il l'aurait fait, probablement, mais un humain de grande taille l'attrapa fermement par la main pour le conduire là où il devait aller. Vador trébucha un peu, mais ils continuèrent à traverser couloir sur couloir, avant de s'arrêter dans une grande pièce. Il y avait dedans une petite foule, certains vérifiant les moniteurs, certains debout autour d'une chaise en métal avant des sangles et des accoudoirs et –

Non – non –

attaché, sanglotant, tirant aussi fort qu'il pouvait mais ça ne servait à rien, il n'avait aucune force, pas d'accès à la Force, rien, par pitié ne les enlevez pas, stop stop stop stop stop stop pitié ne lui non souffrance souffrance souffrance

Puis il était de retour. C'était faux. C'était juste un souvenir. Juste un souvenir. Mais en fait, réalisa-t-il, c'était réel, parce qu'ils étaient sur le point de recommencer. Il ne pouvait pas bouger, au lieu de ça, ils le déplaçaient eux-mêmes, le guidant dans la pièce et le posant sur le siège, mettant ses bras en place. Vador était figé, complétement figé, il allait mourir n'est-ce pas, la machine ne l'avait jamais tué avant mais allait le faire maintenant, la terreur dans son corps le lui disait, c'était en train d'arriver encore non non non non non

« Par pitié, ne, » tenta-t-il de geindre, mais aucun son ne sortit. Il se souvenait : Les Sith ne supplient pas. Mais il n'était pas un Sith. Il n'en était pas un. Non non non non non

Il ira. Il tira et tira. Ou du moins, il essaya – il n'arrivait pas à bouger le moindre de ses muscles mais ça n'avait aucune importance de toutes façons, parce qu'il était attaché, piégé. Un docteur attrapa une poignée de cheveux de Vador et tira sa tête en arrière alors qu'un autre abaissait cette au-dessus de sa tête. Saisit sa mâchoire et força un protège-dents dans sa bouche.

Il lutta, en vain parce qu'il ne pouvait toujours pas bouger, il tira et donna des coups et hurla et – attendez.

Attendez.

Non. Ça n'allait pas se passer comme ça.

Parce qu'il avait quelque chose qu'il n'avait pas la dernière fois.

La Force.

Il pouvait la sentir. Elle était partout. Elle l'attendait.

La machine s'alluma. Il hurla. L'électricité déferla dans son cerveau. Il enroula sa main métallique dans un poing et pressa. Poussant avant la Force. Quelque chose se brisa, il ne savait pas exactement quoi, mais il entendit des étincelles et sentit le métal brûler et le flux d'électricité s'arrêta aussi brutalement qu'il avait commencé. Il était désorienté, drainé, mais il rassembla la Force et tira tira tira avec sa main de métal sur le dispositif le liant à l'accoudoir. Le lien craqua et enfin se brisa. Quelqu'un vint à lui, et il lança son poing dans son estomac, l'envoyant au sol.

Une nouvelle fois, Vador pressa ses doigts autour d'une boule invisible. Dix docteurs confédérés s'élevèrent dans les airs depuis leurs cous. Il tordit son poignet, et la Force tordit leurs cous.

Aucun survivant.

Il utilisa la Force et sa main de métal pour retirer les liens de son autre poignet et retira la chose de sa tête, retira le protège-dents. Il entendit le bruissement familier d'éléctro-bâtons, et leva le regarda pour voir deux MagnaGurds approcher. Un autre mouvement de poignée et il les envoya valser contre les murs opposés.

Vador se leva, et tomba. Sa tête – ou peut-être le monde – tournait. Il saisit sa tête avec sa main gauche et se redressa. Il n'avait pas le temps de penser, le temps de se reposer. Il avait besoin de sortir.

Il marcha, chancelant, vers la porte. S'appuya contre le mur pour s'empêcher de tomber une nouvelle fois. Attendez, où était-il ? Il n'arrivait pas à se souvenir. Cet endroit – non, ça ne ressemblait pas à cet endroit. Ça ressemblait au palais de Dooku. Sur Serenno. Pas cet autre endroit, quel qu'il soit. Mais la chaise électrique – pourquoi la chaise était là –

Il marcha, et marcha, à travers de couloirs qu'il ne connaissait pas, sans destination précise. Air, il voulait de l'air. Il voulait respirer. Il voulait partir. Il avait besoin d'un vaisseau. Il devait partir loin.

Une vive douleur transperça sa poitrine, et il grogna. Ignore-la, ignore-la, ignore-la. Pars.

Il vit une porte. Elle semblait familière, et Vador décida d'espérer que cette familiarité était un cadeau de la Force, un message qui lui disait où se rendre ensuite. Il l'ouvrit et s'avança.

Ce n'était pas un cadeau. Du moins, pas un de la Force, et définitivement pas à son bénéfice.

Sidious était là. Vador s'appuya contre un mur et s'écroula contre le sol. Se recroquevilla sur lui-même. Tremblant. Couvrant son visage avec ses mains, comme si Sidious partirait s'il ne le voyait pas, comme un enfant avec les monstres sous son lit. Il n'y avait aucun intérêt à dire le contraire – jamais, jamais, n'avait-il eu aussi peur de toute sa vie.

Il ne pouvait pas parler. Il n'essayait même pas. Il resta simplement assis, devant Sidious, tremblant et respirant par des halètements aigus qui n'offraient aucun soulagement et attendant, attendant, attendant.

Finalement, Sidious dit, « Je vois que vous essayez de fuir avant de parler avec moi. »

Sans savoir pourquoi, Vador se surprit à secouer vivement sa tête. « Non, » balbutia-t-il, mais c'était un mensonge et Sidious le savait.

« Agenouillez-vous devant moi, Vador. »

Vador bougea mécaniquement, rampant sur ses mains et genoux jusqu'aux pieds de Sidious, et ses cheveux bouclés obscurcissaient l'ourlet poussiéreux de la robe de son maître. Une nausée monta dans sa gorge et il espérait pouvoir se retenir de vomir. Sidious dit, d'une voix basse et sombre, « Vous allez apprendre ce que signifie trahir a Sith. »

Rien ne se passa. Doucement, Vador redressa sa tête. Il fixa les yeux jaunes de Sidious pendant ce qui sembla durer une éternité.

Un éclair bleu jaillit des doigts de Sidious et frappa Vador en pleine poitrine. Le son qui sortit de sa gorge était brutal et douloureux et long et bruyant, blessé comme le reste de lui. Il y avait du feu, partout sur corps, il y avait de la fumée dans ses poumons, des larmes piquantes dans ses yeux, il était sur le sol, se balançant d'avant en arrière comme s'il pouvait ainsi éteindre le feu, ne peux pas respirer ne peux respirer ne peux pas respirer du tout.

Il ne savait pas combien de temps la douleur avait duré. Il savait seulement que c'était terminé. Cette souffrance – c'était – différent de tout ce qu'il n'avait jamais ressenti. Cette souffrance…

« Redressez-vous. » C'était la voix de Sidious, mais il fallut trop longtemps à Vador pour comprendre la signification de ces mots, alors Sidious aboya encore plus durement, « Redressez-vous, maintenant. » Vador le fit, s'agenouillant encore une fois, tremblant tremblant tremblant. « Avez-vous quelque chose à me dire ? »

Peut-être. Il ne se souvenait pas. C'était le cas ? Oui. « Pardonnez-moi… » dit-il doucement, stupidement, prononçant chaque syllabe distinctement. Il ne pouvait penser à rien, sauf à la douleur. Il était saisi de tremblements. Il voulait toujours pleureur.

« Vous oubliez quelque chose. »

Vador déglutit longuement. « Maître. »

« Redites-le. »

Vador s'inclina. « Maître. »

La voix de Sidious était mortellement glaciale. « Qui suis-je ? »

« Mon maître, » dit une nouvelle fois. Il détestait ça, il détestait Sidious, se détestait lui-même et sa vie et tout, mais ses stupides sentiments n'avaient aucune importance. Il n'y avait que la souffrance.

« C'est correct. Vous êtes à moi, et vous le serez toujours. Maintenant, levez-vous. »

Il le fit. Ses genoux vacillaient, sa tête tournait. C'était un miracle que ses pieds puissent supporter son poids.

Sidious dit, « partez, et corrigez votre erreur. Kenobi a, maintenant, déjà du informer les Jedi de votre survie, ce qui compromet tous mes plans. Vous allez retrouver Kenobi, et cette fois-ci, vous le tuerez. »

« Oui, Maître. »

Le Sith lui tendit quelque chose. Il le prit sans savoir exactement ce que c'était – oh, son sabre laser. Il avait oublié qu'il ne l'avait pas.

« Je vous avertis, Vador, » continua-t-il, « si vous échouez une nouvelle fois, vous n'échapperez pas à ma colère. Dégagez de ma vue. »

Il le fit. Il vacillait toujours là où il marchait, mais il ne savait toujours pas où il allait, et il était presque sûr d'avoir vomi quelque part en chemin, mais après une éternité, du moins semblait-il, il trébucha dans la baie du hangar et sur son navire.

Kenobi mourrait. Vador s'en assurerait. Parce que si ce n'était pas le cas…


Vador traina les corps de deux Jedi jusqu'à la rivière, par les colles de leurs tuniques, son corps battant encore à la chamade suite au combat. Leurs corps brûlant là où sa lame les avait transpercés et laissant des traînées d'herbe lissée derrière eux. Bien – cela conduirait les Jedi jusqu'à lui quand ils viendront inévitablement investiguer sur ces disparitions.

Lorsqu'il atteignit la rivière, il prit un moment pour regarder ses victimes. L'une, un Ithroian, semblait desséché et pleine de regrets alors que la Mort la fauchait. L'autre, un jeune humain, avait une fine natte de cheveux sur une épaule et ses yeux ouverts étaient encore emprunts d'une ferme détermination. Il déposa leurs corps dans la rivière calme sans une seconde pensée et quitta les yeux alors qu'ils s'immergeaient dans l'eau trouble.

Il marcha. Il n'avait nulle part où aller, pour l'instant. Il faudrait du temps avant que les Jedi ne viennent enquêter, mais ils viendraient. Quelque part, il savait que Kenobi serait là.

Je veux juste te parler !

Après un moment, il s'assit sur l'herbe. Cette planète – comment s'appelait-elle ? Il avait déjà oublié – était froide, recouverte de plaines et de forêts. Il frissonna, et considéra l'idée de retourner au vaisseau un moment, mais…Eh bien, où était son navire ? Il ne pouvait pas non plus se souvenir de ça.

Ça allait probablement être un problème.

Il frappa le sol avec son poing. La chaise électrique. Il avait tenté de la combattre, mais elle avait quand même fait des dégâts. Les éclairs de son maître n'avait pas non plus aidé.

Il avait si froid. Ramenant ses genoux contre sa poitrine, dégageant ses cheveux de ses yeux, il tenta de ne pas y penser. Il coinça ses doigts humains glacés entre son bras et son flanc et leva les yeux vers les étoiles. La nuit était claire, et les étoiles brillaient pour lui. Il se demanda, pour des raisons non discernables, combien de ses étoiles étaient des planètes, et sur combien d'entre-elles il était allé.

Anakin ?

C'était un nom d'une époque révolue. Il était tellement familier, quelque part, mais pourtant, il sonnait faux. Une part de lui était persuadée que Kenobi s'était trompé. Même après des mois de torture et de perte de souvenirs et d'humiliation, comment quelqu'un pouvait oublier son propre nom ?

Une larme coula sur sa joue, et puis une autre, et encore une autre. Il retira son masque et le froid mordant piqua son visage. Il s'allongea complétement sur le sol et se recroquevilla sur lui-même. Il pleurait, pleurait, comme un enfant effrayé, pour la première fois, il en était presque sûr, depuis qu'il avait perdu ses souvenirs. Ce n'était pas qu'il avait quelque chose contre les pleurs, du moins pas quand il était seul. Ce n'était pas le cas. Au lieu de ça, c'était qu'il n'avait pas senti le besoin de pleurer pendant les derniers mois. Il n'avait pas vraiment, réalisa-t-il, ressentit quoique ce soit jusqu'à maintenant. Juste la souffrance. L'humiliation. La faiblesse. Plus de souffrance. Maintenant, il ressentait tout. Il y avait toujours de la souffrance, mais aussi de la tristesse, tellement de tristesse que c'était comme s'il tombait dans un trou sans fin et ne reverrait plus jamais la lumière.

C'était de la faute de Kenobi. Vador ne savait pas comment, mais il savait que c'était à cause de lui. SI son maître voulait tellement sa mort, alors ça devait être en lien avec lui. Le tuer rendrait tout beaucoup plus facile. Si ce n'était pas le cas, Vador ne saurait pas quoi faire ensuite.

Il resta allongé ici pendant une durée inconnue, pleurant jusqu'à ce que les larmes ne se tarissent et pleurant encore. Il ne pouvait plus voir les étoiles, sa vision était trop troublée par ses larmes et quelque chose d'autre, un point blanc et déformée qui ne voulait pas disparaitre, même s'il se frottait les yeux. Il savait ce qu'il voulait dire, parce qu'il était passé par-là un nombre incalculable de fois, avant. Une migraine arrivait. Terrifiant – exactement ce dont il avait besoin.

Son vaisseau. Il voulait trouver son vaisseau. Il voulait être chaud. Ses vêtements étaient chauds mais pas assez. Il regarda autour de lui. Il y avait une forêt par lui. Peut-être que son navire y était.

Il se leva, et commença à chercher, toussant et repoussant les pleurs de ses joues. Il frissonna une nouvelle fois. Il espérait que Kenobi arrive bientôt, et que la migraine ne dure pas longtemps. Il voulait ne plus rien ressentir.


NDA : vous pouvez dire quel est le personnage favori d'un auteur en fonction du niveau de souffrance de ces derniers…Merci à tous ceux qui lisent et commentent ! il n'y a pas de mots pour exprimer ma gratitude !