Désolée du retard de publication, en générale, je le fait en début de mois, mais Août fut pas mal chargé pour moi. En tout les cas, mieux vaut tard que jamais et voici donc un chapitre particulier, que je pense que vous attendiez tous.
Chapitre 52
Voldemort faisait rageusement les cents pas dans le salon principal de son manoir familial de Little Hangleton. Cela faisait plusieurs mois que James ne l'avait pas contacté pour le tenir au courant de ses avancées concernant les Reliques et leur reconnaissance comme héritiers des Peverell et donc l'accès à l'héritage. Cela n'aurait pas été surprenant de sa part puisqu'il ne parlait presque pas de ses plans à James, juste ce qu'il fallait pour maintenir la confiance de jeune homme et son influence sur lui. Mais de la part du plus jeune, c'était plus étrange et même suspect.
S'il pensait pouvoir le doubler, lui, le grand Lord Voldemort, il lui prouverait qui était le plus fort. Cousin ou pas cousin, proche ou éloigné, il le rabaisserait plus bas que terre pour qu'il sache et se souvienne de qui était le meilleur. Ce n'était pas parce qu'il faisait partie de sa famille qu'il bénéficierait d'un traitement de faveur par rapport à ses autres partisans. Il n'avait pas besoin de ce petit idiot. Il n'avait pas hésité un seul instant à éliminer son géniteur et ses parents pour son cher horcruxe et récupérer le manoir, il n'hésiterait donc pas davantage à supprimer ce jeune prétentieux. S'il devenait une gène ou un obstacle, il ne le resterait pas longtemps.
Mais il devait avant tout avoir de ses nouvelles. James était, pour le moment, sa seule voie d'accès à un certain loup-garou et donc à la plupart des autres créatures magiques, mais également en possession de deux Reliques, s'il n'avait pas déjà récupérer la troisième et Voldemort avait bien l'intention de les récupérer le plus vite possible. il était hors de question qu'il se laisse battre par un gamin. Voilà pourquoi il faisait des allers et retours devant sa cheminée, à attendre des nouvelles de son petit messager et surtout espion auprès de son cher cousin.
Enfin, les flammes du foyer devinrent vertes et un petit et jeune homme légèrement grassouillet et au fascié fortement ressemblant à un rongeur, émergea de la cheminée. Le maître de maison se dirigea le plus calmement possible vers son fauteuil et s'y installa, comme s'il n'avait pas passé la dernière heure à parcourir nerveusement la salle de long en large. Le Seigneur des Ténèbres n'était jamais inquiet.
"Maitre, s'exclama-t-il en s'agenouillant.
-Mon cher Queudver. Tu m'apportes des nouvelles ?
-Oui, mon maître. J'ai respecté votre demande de suivre Dumbledore."
Bien. Ce n'était pas exactement le genre d'informations qu'il attendait aujourd'hui, mais c'était toujours bon à prendre. Et il ne pouvait pas non plus punir Queudver pour avoir réalisé ses ordres. L'ancien Griffondor était, après tout, le seul mangemort qu'il avait pu placer aussi près du directeur. Il ne faisait pas confiance à son cousin et Queudver était trop faible pour lui désobéir et le trahir.
"Il est allé à un entretien pour le poste de professeur de divination. Une certaine Trelawney se prétendant descendante de Cassandre.
-Et qu'est-ce que cela a comme intérêt pour moi, Queudver, peux-tu me le dire ? Demanda dangereusement Voldemort."
Il sortit et manipula lentement sa baguette sous le nez de son serviteur, qui compris très clairement la menace et s'empressa de continuer son propos.
"Le début, absolument aucun, mon Seigneur. Mais il s'est passé quelque chose, ensuite, qui a même attiré l'attention de Dumbledore. Sa voix avait changé et elle semblait faire une véritable prophétie.
-Une prophétie ?
-Oui, Seigneur. Je ne suis malheureusement pas parvenu à m'infiltrer dans la pièce et n'ait donc pas pas tout entendu, mais...
-Endoloris ! Tu es un animagus rat, Queudver, tu devrais être capable de te glisser n'importe où. Ton incompétence m'étonnera toujours, moi qui pensais que tu ne pouvais pas être plus pitoyable que maintenant.
-Je suis désolé, mon Maître ! S'écria désespéré le jeune homme, la voix cassée suite à ses hurlements. Mais j'ai entendu qu'elle parlait d'un enfant qui serait capable de vous détruire.
-Explique-toi !
-Elle a mentionné un enfant, né à la fin de juillet, qui serait capable de vous vaincre.
-Juillet de cette année ? Est-ce pour la fin du mois ?
-Je l'ignore, mon Maître.
-Quels étaient les mots exacts que tu as entendu, Queudver ?
-C-Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche. Il naitra de ceux qui l'ont par trois trois défié. Il naitra lorsque mourra le septième mois.
-Très intéressant... Tu as fait du bon travail, Queudver, tu peux partir, annonça-t-il en faisant un geste vague vers son serviteur et en se détournant déjà de lui.
-Mon Seigneur, ce n'est pas tout, s'autorisa à dire le jeune homme, malgré le frisson de peur qui le pris en se retrouvant à nouveau sous l'attention des yeux rouges de son maître.
-Quoi encore ? Je t'avertis que ma patience atteint ses limites !
-James et sa femme prévoient justement d'essayer d'avoir un enfant ! Voldemort se figea. Et ils ont tous les deux marqués leur intention de s'opposer à vous au combat, reprit Peter, brusquement plus hésitant. James m'a d'ailleurs transmis un message pour vous.
-Et c'est maintenant que tu m'annonces une telle chose, Queudver ? Alors que tu aurais pu me le transmettre dès ton arrivée ? Tu veux réellement tester ma patience ?
-Non, Seigneur ! Mais... Il m'a dit... Il m'a dit...
-Parle !
-Il m'a dit que votre collaboration était achevée, qu'il les cacherait où vous ne pourrez jamais les retrouver et que si pour protéger le monde, il devait s'opposer à vous et vous vaincre, il le ferait.
-Dehors !"
Peter se précipita hors de la salle tout en esquivant comme il put les Doloris que son maître lançait à tout va dans la salle. Il était bien décidé à fuir par la première cheminée qu'il trouverait pour échapper à l'ire de son Seigneur.
"Ainsi donc, tu veux t'opposer à moi, mon cher James, chuchota le mage noir en se réinstallant dans son siège, quand il fut à nouveau seul. Tu vas vite apprendre que l'on ne retourne pas sa veste ainsi contre moi, sans en subir les conséquences. Je dois être le seul à décider et commander et tu vas payer pour m'avoir fait un tour pareil. Je me débarrasserai de toi, comme je me débarrasserai de cet enfant prophétique. Ni toi, ni lui ne seraient ma perte. Je suis invincible et immortel. Mais je vous attends, vous viendrez vous-même à votre mort."
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Lily berça tendrement son enfant dans ses bras. Son petit Harry Regulus Severus. Ses deux chers amis l'avaient quittée il y a un peu plus de un an et même si elle avait toujours Sirius et Remus pour la soutenir, elle se sentait parfois bien seule sans la complicité de ses "frères Serpentards", comme elle les appelait. Leur absence rendait encore plus dur le choc que provoquait toujours en elle les affrontements et les morts de la guerre, mais aussi la morosité et le désespoir qui s'étaient installés dans le cœur de tous. Aurors, civils et membres de l'Ordre perdaient tous, un à un, l'espoir de voir un jour cette guerre s'achever ou d'y survivre.
Dans l'esprit de Lily, sa mort lui était déjà parue un peu comme une évidence, après s'être retrouvée par trois fois à se battre en duel avec son mari contre le Lord Noir. Elle savait, au fond d'elle, que Lily Potter allait bientôt mourir. Quand elle s'était engagée dans les combats, elle se voyait déjà comme une héroïne gryfondorienne qui mettrait rapidement fin à toutes les batailles, avec ses anciens camarades de maisons, les mangemorts finissant par la craindre et s'enfuir devant elle. Dans son esprit, elle aurait prouvé à tout le monde que les nés-moldus méritaient leur place dans le monde magique, que la guerre aurait été de courte durée et qu'elle s'en serait sortie sans une seule ou peu mais braves égratignures. Elle se voyait déjà parmi un groupe d'alliés se précipiter contre les ennemis pour tenter de sauver un seul d'entre eux. Cependant elle avait fini par comprendre que la guerre n'était absolument pas ça, qu'elle n'était que peur, désespoir et mort dans un tourbillon infini. Elle avait réalisé qu'il y avait parfois des sacrifices à faire, car le bien du plus grand nombre l'emportait toujours sur celui d'un seul, quelque soit l'échelle.
Pourtant, il y avait un pensée qu'elle ne supportait pas. Il était impensable et elle refusait à tout prix que son fils meurt avec elle. Elle ferait tout, sacrifierait tout ce qu'elle avait pour assurer sa vie et sa sécurité. C'est pour cela qu'elle avait pris une décision au début de sa grossesse.
Elle s'assura qu'elle était seule dans la chambre et à l'étage du Manoir Potter avec son fils, embrassa tendrement le front de celui-ci pour se donner du courage et appela une personne à laquelle elle avait beaucoup pensé ces derniers mois, mais qu'elle n'avait jamais trouvée la force d'appeler.
"Hela. Hela ?
-Le dernier a m'avoir appelée et pas invoquée fut Regulus Black... Et nous savons toutes les deux comment il a fini, Lily Potter."
Se retournant brusquement vers la fenêtre, la jeune maman découvrit la reine de Hellheim assise sur la rambarde de son balcon, une jambe repliée contre elle et sur laquelle elle appuyait un de ses bras et l'autre pendant dans le vide. Elle arborait un petit sourire malicieux, alors que ses yeux étaient plus sérieux et froids que Lily ne les avait jamais vu.
"Tu as l'air épuisée, fut tout ce qu'elle trouva à dire.
-Beaucoup de paperasserie avec tous les morts qui me viennent en ce moment. Heureusement, je ne suis pas la seule à la tâche.
-Severus et vos frères t'aident ?
-Oui, quand ils le peuvent en trouvant un peu de temps en dehors de leurs propres tâches, mais ce n'est pas facile pour eux non plus. Fenrir prévoit déjà de revenir pour mettre tous ses louveteaux en sécurité. Sleipnir et Jörmungrandr le tempèrent comme ils peuvent, mais il s'inquiète beaucoup pour le jeune Remus.
-Oui, Remus m'a dit que ton frère passait parfois le voir et tentait à chaque fois de le convaincre de partir avec lui. Je suis contente qu'ils aient pu rester en contact.
-Severus ne t'a pas oubliée non plus, tu sais. Tu lui manques beaucoup.
-Pas assez pour accompagner Fenrir ou juste lui laisser des messages pour moi, apparemment.
-Nous ne nous voyons pas assez longtemps pour pouvoir le faire. Malgré le soutiens et les conseil de Sleipnir et des autres, il croule sous les entrainements et les autres soucis de son nouveau rang. Il est encore un peu perdu sur qui il est et veut être, je pense, et continue de chercher sa place. Mais toi, Lily Potter, tu as trouvé ces réponses pour toi et c'est pour cela que tu m'a appelé, n'est-ce pas ? Et pas pour me demander des nouvelles de ma famille.
-En effet.
-Alors, que veux-tu ?
-La protection de la vie de mon fils."
Hela se leva soudainement, comme brulée, le visage devenant aussi dure et froid que ses yeux.
"Cela a un prix élevé ce que tu me demandes là. Es-tu vraiment prête pour ça ?
-Oui. Je donnerai tout ce que j'ai pour qu'il vive.
-Même ta vie ? questionna Hela en s'avançant vers la mère et son enfant.
-Oui, même ma vie."
A sa grande surprise, les yeux de la déesse s'illuminèrent et elle lui adressa un immense sourire.
"J'ai de grands projets pour toi, Briseuse de Sorts, murmura Hela en caressant tendrement les cheveux de son interlocutrice. Elle paraissait aussi folle que James, dans ses pires moments. Oui, tu es la personne parfaite. Je sens qu'entre toi et moi va très vite s'enclencher un grande et durable collaboration. Je suis presque impatiente qu'elle commence. C'est entendu, j'assurerai la protection de ton fils contre tout ce qui pourrait atteindre à sa vie, mais uniquement jusqu'à sa majorité, s'exclama-t-elle semblant retrouver ses esprits et regagnant le balcon.
-Attends ! Tu ne m'as pas dit ce que je devais te donner en échange !
-Tu le sauras très bientôt, Général, cria-t-elle par dessus son épaule, quand tu seras parfaitement prête ! On se revoit très vite !"
Et sur ces derniers mots, elle sauta du balcon. Lily poussa un léger cri, apeurée, et se rua à la fenêtre pour vérifier le contrebas. Mais il n'y avait absolument rien. Hela avait disparu.
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En effet, quelque mois plus tard, en début de soirée, le trente-et-un octobre, Lily plusieurs réponses.
James et elle avaient dû abandonner le Manoir Potter pour se cacher à Godric Hollow, après avoir appris que Voldemort était à la recherche de leur fils. Ce dernier était d'ailleurs en train de jouer avec son père, quand Hela arriva dans le salon, sous sa forme originelle, couverte d'une cape. En la reconnaissant, James s'empara de Harry et le sera contre lui, protecteur, brandissant sa baguette.
"Qu'est-ce que tu fais là ? Il n'y a rien pour toi ! Aucune âme de cette maison n'est à prendre et tes Reliques ne sont pas ici."
En entendant ses cris, Lily abandonna la préparation de son repas pour rejoindre sa famille. Elle souffla de soulagement en découvrant que ce n'était que la fille de Loki. Elle s'apprêtait à faire les présentations et à rassurer son mari, pensant qu'il l'avait confondue avec une de ses hallucinations, quand la suite de la conversation la rendit muette de stupeur.
"James Potter. Cela me fait plaisir de vous revoir et en de meilleures circonstances... Pour moi, bien sûr.
-Tu ne devrais pas pouvoir être là. Je pensais que tant qu'elles n'étaient pas ensemble, tu ne pouvais pas venir. James semblait se recroqueviller de peur.
-Tu pensais vraiment que mon déplacement était limité par mes Reliques ? Absolument pas. Je suis partout, Potter. La Mort est partout. Je n'ai peut-être pas la capacité de voyager, comme mon ainé, mais il y a d'autres moyens possibles. Mais je ne suis pas là pour toi, enfin pas vraiment, tu ne seras qu'un bonus, puisque j'ai déjà réglé tout soucis avec toi. Tu ne vaux absolument rien.
-Ne me provoques pas, je peux encore trouver un moyen de te détruire, s'exclama-t-il rageusement en posant Harry sur le canapé et raffermissant sa prise sur son arme. J'ai juré de tout faire pour protéger le monde de toi et tes dangereuses Reliques, et s'il le faut je le ferait en passant par le combat direct.
-Protéger le monde contre moi ? Rit Hela. Et comment comptes-tu faire cela, dis-moi ? En les empêchant de mourir ? De toute façon, je viens de te le dire, tu n'es absolument pas une gène pour moi. Tu ne peux rien face à moi."
James abaissa un court instant sa baguette, déconcerté et légèrement craintif.
"Tu n'as pas encore compris, n'est-ce pas ? Vous ne comprenez jamais. Mais je ne vais pas perdre mon temps à t'expliquer quelque chose que tu vas bientôt découvrir. Non, je suis là pour ta femme et ton fils, déclara-t-elle en se tournant vers les concernés.
-Ne t'approche pas d'eux !
-M'approcher d'eux ? Mais mon cher, ce sont eux qui se sont approchés de moi. C'est, après tout, ta propre femme qui a fait appel à moi."
Le jeune homme se tourna vers sa femme, trahi.
"Lily ? Comment ? Ce n'est pas possible, tu n'as pas pu faire ça.
-Oh, mais si qu'elle l'a fait et la transaction doit avoir lieu ce soir.
-Je n'avais pas le choix, James. C'était le seul moyen de protéger Harry.
-Que ces effusions de sentiments sont touchant. Mais l'heure tourne et je n'ai pas que votre cas à m'occuper.
-Tu ne toucheras pas à ma famille ! Cria James en se précipitant vers la reine de Hellheim.
-James, attend !"
Mais c'était trop tard. Hela l'envoya voler à travers la pièce et lui arracha sa baguette.
"Idiot, pesta-t-elle, tu as passé tellement d'années à te prendre pour un Dieu, en maltraitant les autres et particulièrement mon frère, que tu n'acceptes pas la vérité. Tu n'es rien. Insecte, tu es né et insecte, tu resteras. Et je constate que ma malédiction n'a rien fait pour arranger les choses sur ton état mental. Mais tu n'est pas le premier à faire cette erreur. Ne t'en fais pas, cela ne sera bientôt plus un soucis et je vais pouvoir te donner, à ma guise, la leçon que tu mérites."
Deux paires d'yeux effrayés se tournèrent vers elle.
"L'heure tourne. Le moment approche. Préparez-vous. Tic tac, tic tac, tic tac. Il approche."
En réalisant la portée de ses deux derniers mots, le couple de mit en action, sous les rires de la déesse.
"Il ne me verra pas et je pourrais donc assister à loisir à votre intégration à mon monde, sourit Hela."
Juste à ce moment-là, la porte d'entrée s'ouvrit en fracas pour laisser place au célèbre mage noir, qui se retrouva en face à face avec James, tels des chiens de faïence.
"Lily ! C'est lui ! Prend Harry et vas t'en ! Cours, je vais le retenir !
-Pauvre idiot que tu es James. Avoir tenté de me doubler, vraiment ?
-Au moins, j'aurai essayer, Tom.
-Assez jouer. Dis-moi où elles sont.
-Là où tu ne les trouveras jamais, je puis te le jurer.
-Tu auras donc été jusqu'au bout la gène que tu as toujours été. Adieu cousin. Avada Kedavra ! James était mort avant même de pouvoir tenter une défense.
-Et de un, chuchota Hela, en faisant signe à une Valkyrie, qui venait d'arriver, d'emmener l'esprit du jeune père. Mets-le en attente, j'ai des choses à régler avec lui."
La Valkyrie acquiesça, séparant l'esprit du nouveau mort, qui se débattit, de son corps et le trainant derrière elle. Hela suivit le tueur à l'étage, où Lily avait trouvé refuge avec son fils, dans la chambre de ce dernier. La jeune mère était en train de supplier l'autre sorcier.
"Non, pitié, pas Harry ! Pas Harry ! Tuez-moi à sa place !
-Je n'ai pas de temps à perdre, idiote ! Tu ne vaux pas mieux que ton imbécile de mari, qui trahit le bon camp plutôt que de lui être fidèle, comme il aurait dû, quand il l'a pu."
Lily écarquilla les yeux en réalisant les potentielles implications derrière ces paroles. Désespérée, elle se tourna donc vers Hela.
"Tu as promis, chuchota-t-elle."
Hela hocha seulement la tête et lui fit un sourire rassurant en retour. Lily lui rendit son sourire et accepta, l'esprit en paix, le sort de mort. Quand Voldemort tourna se baguette vers le jeune Harry et lança son sort, Hela instaura son bouclier autour de lui. Le sort fit brusquement demi-tour, percuta son lanceur qui se désagrégea et dont l'esprit s'enfuit de la maison. La déesse parvint in extremis à saisir le morceau d'âme qui voulait s'infiltrer dans la blessure au front du bébé.
"Chut, calme-toi. Je n'allais pas laisser ce grand méchante te faire du mal. Il sera à moi bien avant que tu ne me rejoignes. Ne t'en fais pas, jeune Harry. Tu ne seras pas seul. Nous veillerons sur toi, lui chuchota-t-elle en caressant sa tête pour apaiser ses pleurs. Des proches sont déjà en route. Mais en attendant, elle se redressa et tendit la main vers le cadavre de la jeune mère, tu es prête, mon Général."
