Attention: Romance entre deux hommes, si vous n'aimez pas... Ben vous savez quoi faire.
Disclaimer: Non, Naruto n'est pas une de mes créations et non, je ne fait aucun profit grâce à mes écrits, mais je m'en fiche car je peux en faire ce que je veux ^^
Recoucou tout le monde ! Voila la suite tant attendu. Je n'ai pas eu beaucoup de retour sur mon dernier chapitre mais merci à ceux qui mon laissé une review. Mon petit coeur a fait bouboum à chaqu'un de vos compliments. ^^
Yezel: C'est toujours un plaisir de voir que tu me soutient après tout ce temps. Je n'ai pas oublié "Les liens du sang" mais j'avais trop d'idées parasites. Alors maintenant je me consacre à finir mes fics les plus courtes pour mieux revenir sur les derniers chapitres de ma fic fétiche. Bisous
Nice: La suite que tu voulais absolument est enfin là ! ;) Bonne lecture. Bises
Chapitre 5 : Apprends-moi un baisé
L'enfer sur terre je connais très bien, trop bien d'ailleurs car demain c'est le début de la compétition et je ne sais pas si je suis capable de mettre tous les conseils de Sasuke en pratique. Si on peut appeler ça des conseils. Je suis en retard mais traine pourtant des pieds sur le chemin menant à la maison du brun. Après ma fuite suspecte de hier, j'ai passé la soirée avec Sakura. Elle ne m'a posé aucune question, nous nous sommes contentés d'être l'un avec l'autre dans un silence reposant, mais cela ne présage rien de bon. Je m'attends à un interrogatoire en règle et je ne sais vraiment pas ce que je pourrais lui dire.
Jamais mon cœur n'avait battu aussi vite en apercevant le domaine Uchiwa. Ce qui est plutôt ironique pour un ninja qui a affronté certain des plus puissants adversaires. J'enfonce mes mains dans mes poches et même pour moi mon attitude est tout ce qu'il y a des plus immatures.
Tout ça c'est de la faute de ce grand débile de brun. C'est quoi son problème ? Il n'aurait pas pu garder ses mains à l'écart de mon corps ? Tout le monde n'est pas fait de glace et de granite comme lui !
Ou alors, qu'il termine ce qu'il a commencé ! Pour quelqu'un de perfectionniste il y a encore du boulot !
Je suis ridicule, Sasuke dois arrêter d'influencer mes moindres faits et gestes. Décidé et sans plus hésiter je m'avance vers l'entrée. A cet instant précis la porte s'ouvre sur lui.
- C'est maintenant que tu arrives ?
- Bien le bonjour Sasuke.
Le dis Sasuke me dépasse d'un pas pressé.
- Ouais ouais.
Je hausse un sourcil curieux, mimant inconsciemment mon brun préféré.
- Où vas-tu ?
- Est ce que je te pose des questions ?
Justement ça ne me dérangerais pas du tout qu'il me montre un peu plus d'intérêt mais il semblerait que l'attention du brun ne soit tourné que vers une seule personne. Un pressentiment me pousse à lui emboîter le pas tandis que la pointe d'une jalousie insidieuse me contracte la poitrine.
- Naruto, même quelqu'un avec aussi peu de jugeote que toi devrait savoir quand s'effacer. Arête de me suivre.
- Non, on a un accord.
- Un accord c'est quand les deux parties sont consentantes, ok ?
Me murant dans un silence déterminé je continue de le suivre jusqu'à ce que, capitulant à ma plus grande surprise, Sasuke s'arrête brusquement.
- Je serais chez moi dans deux heures, maximum trois.
Avec un peu d'imagination, heureusement pour moi j'en ai à revendre, ça pourrais passer pour un rendez-vous. Fière de l'avoir fait plier, je souri en croisant les bras derrière la tête.
- C'est bon, tu es satisfait ? Je peux ?
D'un coup de tête il indique l'allée qui nous fait face et après une éternité à le faire poireauter, maigre vengeance en comparaison de la souffrance qu'il m'inflige depuis des mois, je hoche la tête.
Aussitôt il repart de plus belle un long soupir d'exaspération accompagnant sa sortie. Mon poing se lève dans une envie subite de le frapper mais je me ravise. Non, Naruto ! On n'attaque pas les autres dans le dos. Même si l'autre en question vous donne envie de créer une nouvelle technique de torture personnalisée.
« Tu l'aime, et ça ne se fait pas de planter des kounaïs dans le postérieure de la personne que l'on aime, ok ? Non, non et non, tu pourrais le lui abîmer. Vise les yeux !»
Sur cette pensée profonde je regarde Sasuke s'éloigner et soudain cela me frappe comme un coup de poing en pleine face. Les rares fois où je l'ai vue aussi pressé, une petite brune y était pour quelque chose.
Avant que je n'ai le temps de me raisonner, à conditions bien sûr que j'en ai eu l'intention, je m'élance sur les toits vers une destination précise. Au fond, j'espère que je me trompe mais mon instinct me dit que non et malheureusement j'ai autant d'imagination que d'instinct.
J'arrive à la maison de thé et me cache dans une ruelle toute proche. Sasuke arrive sans me voir et je serre les poings, soufflant de frustration. Je sais que je n'en ai pas le droit mais je ne peux m'empêcher de lui en vouloir. Je voudrais pouvoir le saisir par la peau du coup et le traîner loin de cette maison, loin d'elle.
Comme si elle l'attendait, ce qui est probablement le cas, la brune apparaît dans l'encadrement de la lourde porte en bois. De jour elle m'apparaît sous un nouveau visage. Ses traits sont fins et ses grand yeux noir sont pétillant, rien d'extraordinaire mais en la regardant on se sent d'emblée apaiser. Elle a cette aura fragile mais puissante, tout en elle n'est que douceur et gentillesse. Pas celle timide et docile que pourrait avoir Hinata mais une de celle qui s'impose à vous.
Je ferme les yeux, je m'en veux de lui en vouloir. Je me sens coupable de l'envier.
D'ici je n'entends pas leur conversation, poussant le vice un peu plus loin je me rapproche furtivement. Comment Sasuke, ninja parmi les ninjas, fait pour ne pas me détecter est un mystère. Peut-être est-il trop concentré sur elle pour faire attention à son environnement... Quoi qu'il en soit c'est un sacré avantage pour moi.
- … ça n'a aucun sens.
- Tu n'y crois pas toi-même Sasuke.
La voix de la jeune fille est calme et je la vois regarder le brun avec tristesse.
- C'est ce que je veux...
- J'en suis convaincue, Sasuke. Mais ce n'est pas de ça que tu as besoin et « ça » ne te rendra sûrement pas aussi heureux que ce que tu espères.
N'ayant pas assisté au début de leurs échanges je ne comprends pas un traitre mot de ce qu'ils se disent. Bêtement je tends l'oreille comme si cela pouvait éclairer ma lanterne.
- Écoute...
La voix de la brune s'élève à nouveau, douce et apaisante.
- J'aimerais pouvoir t'aimer comme toi tu aimerais pouvoir m'aimer. Ce qu'il y a entre nous, ce n'est pas ce qu'il devrait y avoir. Je sais que tu tiens à moi Sasuke et moi aussi, je tiens à toi, mais ce n'est pas suffisant.
- Ça me suffit.
- C'est faux ! Ça peut te paraître fleur bleu mais je pense que toi et moi avons besoin de plus qu'une simple tendresse. J'ai envie que l'on me désir dans tous les sens du terme.
Sasuke me tourne le dos, je ne peux donc pas voir son expression mais à sa posture je sais que les mots qu'elle vient de lui dire ne lui ont pas plus.
Lorsqu'il tourne la tête dans ma direction j'essaye de faire corps avec le mur et ridiculement je retiens ma respiration, je rentre même le ventre, voulant me fondre dans la pierre derrière moi. Non, je n'ai aucune envie de me faire attraper une deuxième fois en flagrant délit de matage.
Après quelques secondes je glisse un regard vers eux et à mon grand soulagement ils ne sont plus là. La tête basse je repars dans la direction inverse. J'erre dans les rues tournant en boucle la scène à laquelle j'ai assisté. Voir Sasuke si désemparer me laisse frustré et incroyablement énervé. Je voudrais être celui qui lui inspire ce genre de sentiment mais en passant devant une vitrine je m'arrête et en fixant mon reflet je me rends compte à quel point c'est impossible. Les trait de mon visage ne sont ni fin ni délicat, mon corps n'est ni gracieux ni fragile, sans aucun doute je n'ai rien de la douceur qu'elle dégageait et je pourrais en pleurer, mais les hommes n'ont pas le doit de pleurer n'est-ce pas ? Alors je renifle bruyamment et repars dans une direction au hasard plaçant sur mon visage un sourire passe partout qui m'attire des regards étranges de la part des passants.
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Sakura me donne parfois envie de partir en courant mais, vas savoir pourquoi, je fini toujours chez elle à écouter ses délires. A chaque fois je suis partagé entre le désir de me taper la tête contre un mur ou de me jeter par la fenêtre, mais malheureusement elle habite au rez-de-chaussée. Je suis vraiment maso je crois.
- Dis tu connais la maison de thé en face de la fontaine ?
Elle suspend son geste au-dessus d'une casserole l'air pensif. La pauvre, elle ne fait plus que cuisiner depuis que ce foutu pari a commencé. C'est Sakura tout craché. Ne jamais mettre une fille capable de se teindre les cheveux en rose au défi de réaliser quoi que ce soit.
- Ah oui ! C'est une gentille vielle dame qui la tient. On y trouve une grande variété de thé, tu ne croirais jamais le nombre de thé et de tisane qui existe même si je te le disais.
Je fais une prière silencieuse pour qu'elle ne commence pas à me les énoncer.
- Leurs cours intérieure est magnifique. La pauvre dame a perdu son fils et sa belle-fille il y a quelques années et il ne lui reste plus que sa petite fille maintenant. Hava, Maya, Lana... Bref un truc en A. J'ai découvert l'endroit à l'époque où la cérémonie du thé m'obsédait. Je voulais absolument apprendre à la réaliser. Soit disant que ça donnait du charme et de l'élégance...
- C'est bon, c'est bon ! J'ai compris !
Mon amie me regarde un sourcil levé en faisant la moue. Je crois que je l'ai vexé.
- Si tu ne veux pas de réponse, ne pose pas de question.
Et sur ce, elle reprend sa tâche.
- Je ne savais pas que tu avais des anecdotes sur tous les commerces du village.
Elle me regarde d'un œil mauvais avant de venir s'installer à mes cotés. Ce qui, à mon avis, ne sent pas bon du tout.
- Naruto, tu peux me parler tu sais ? Je sais bien que ce n'est pas mon incroyable et tout nouveau talent culinaire qui t'a mis dans cet état la dernière fois.
Je lui souris, un peu mal à l'aise et un peu attendri.
- C'est Sasuke ?
Ce n'est pas vrai ! A croire que je balade avec un écriteau « Mon monde tourne autour de Sasuke » sur le dos.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- C'est le seul qui n'ait jamais réussis à te faire perdre la face et je ne parle pas de ces larmes de croco que tu lâches toutes les deux heures.
Elle me fixe attendant certainement une réaction de ma part.
- Ce n'est rien je t'assure ! Sasuke n'est pas le centre de l'univers tu sais ?
- Mm, si tu le dis, mais je ne suis pas aveugle.
Sur ces mots elle s'éloigne sans savoir à quel point elle pouvait l'être.
- Aujourd'hui j'ai fait des cup cake.
Le retour de sa bonne humeur fait exploser la bulle dans laquelle nous étions plongés.
- Avec des petits cœurs dessus que tu comptes offrir au glaçon officiel du village ?
- De un : Sasuke, car je sais que c'est de lui dont tu parles, n'est pas un glaçon. De deux : je dois avouer que depuis le début de la compétition, je n'ai pas vraiment eu le temps de penser à lui.
Chanceuse va !
- Avoue que tu n'as pensé qu'à moi...
Avant que je n'aie eu le temps de finir ma phrase une éponge humide me frappe en plein visage.
Je m'empresse de la jeter au loin d'un geste horrifié.
- C'est dégueu !
- Moins que t'es allusions. Maintenant tais-toi et goûte moi ça !
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Encore quelques allez retour à faire les cents pas devant la porte de Sasuke et mes pas resterons imprimés dans le sol. Le soleil décline lentement à l'horizon et toujours pas de signe du brun, tandis que le quartier est baigné par des rayons orange et dorée. Ce qui, en passant, le fait paraître plus chaleureux et vivant. Il y a quelques années, des familles entières se promenaient dans ces rues aujourd'hui abandonnées. Bêtement je ne peux m'empêcher de sentir un poids me serrer l'estomac. Sasuke a les moyens alors pourquoi persiste-t-il à vivre dans un lieu aussi bourré de souvenirs ? Malheureusement pas que des bons.
Au milieu de tout ça, il doit se sentir incroyablement seul, c'est une évidence.
Je renifle bruyamment. Les inconvénients d'avoir été malade, chose que je découvre avec joie, c'est qu'il y a des petits plaisirs qui persistent. Le nez qui coule et l'impression d'avoir été roulé dessus par Choji, font partie de ces petites choses mais je m'en fou. Je continuerai à le dire ou plutôt à le penser haut et fort « Ça en valait le coup »
Une ombre se détache enfin du bout de la rue. D'un pas lent, plus lent tu marches à reculons, Sasuke se rapproche de moi et comme à son habitude me passe sous le nez sans un regard.
- Yo !
Ma tentative, complètement pitoyable, pour détendre l'atmosphère rencontre un bide exemplaire. Je lève mes yeux au ciel d'un geste las.
D'accord... Note à moi-même : Sasuke est à nouveau de mauvaise humeur...
La question est « Quand est-il de bonne humeur ? »
Machinalement je me dirige vers la cuisine où chacun de nos rendez-vous a eu lieu. A croire qu'il ne vit que dans cette pièce.
Je m'arrête brusquement une jambe toujours en l'air devant un brun, complètement avachi sur un fauteuil, se prenant la tête entre les mains. D'un geste instinctif et, je l'admets, un tantinet lâche, mon regard va se poser sur la porte d'entrée.
Je n'aurais pas la prétention de dire que je le connais comme ma poche, mais voir un Sasuke déprimé, c'est comme se retrouver dans un autre monde avec un Jiraya sérieux et professionnel. Alors «Oui», c'est plutôt flippant et «Oui», j'ai envisagé une fraction de seconde de fuir sans me retourner.
- Ça va?
Ouais... si c'était pour sortir ça, j'aurais mieux fait de la fermer et de faire demi-tour. Bien sûr que non, ça ne va pas.
Le corps en face de moi reprend vie. Il m'observe sans rien dire et pour une fois il n'y a rien de froid dans ses prunelles. Sasuke me regarde comme s'il étudiait une nouvelle espèce et effectivement je me sens comme un sujet de science « Je vous présente le UZUMAKIUM NARUTOIUS, faites attention lors de la dissection... »
Brusquement il se redresse et se lève pour se retrouver face à moi. Je crois que je vois de l'hésitation dans son regard.
- Du désir, n'importe quoi !
J'aurais pu m'interroger sur ce qu'il avait voulu dire par là si mon cerveau n'avait pas fait un black-out la seconde d'après. Tous mes neurones se sont focalisés sur les lèvres de Sasuke contre les miennes et ses yeux me fixant. Ses lèvres chaudes commencent à bouger et j'en ferme les yeux de plaisir tandis que ses mains me pressent fermement contre lui. C'est définitif, j'ai changé de réalité mais je ne fuirais pour rien au monde. Nos corps s'épousent parfaitement et une bulle de bien être se crée autour de moi.
J'approfondis le baisé et commence à y répondre lorsque Sasuke me relâche. Doucement je passe mes bras autour de son cou, pour me sentir écarter violemment.
Les yeux ronds je me retrouve les bras en l'air, essayant de comprendre ce qui vient de se passer.
- Va-t'en Naruto, je veux être seul.
Les bras toujours levé je le vois me tourner le dos et faire mine de quitter la pièce.
- Qu'est-ce qui te prend ? Qu'est ce qui cloche chez toi ?
- Chez moi ? Ce n'est pas ce que tu attendais depuis le début ?
Lentement mes bras retrouvent leurs places le long de mon corps. Là je suis complètement paumé.
- De quoi tu parles ?
- De toi ! Je parle de toi. De la façon dont tu n'arrêtes pas de me regarder, que tu as de me coller, que tu as de penser à moi...
Je sens le sang délaisser mon visage pour y revenir comme un ras de marré au point que ma peau me donne l'impression d'être en feu.
- De quoi tu parles ?
Je m'accroche au mince espoir que Sasuke ne sache rien, qu'il n'ait rien vu, ou rien entendu. Peut-être qu'en faisant l'idiot comme à mon habitude il pensera se faire des idées.
- Je croyais que c'était la fièvre qui te faisait délirer, mais après j'ai remarqué tous ces « petits » détails. Même à l'instant... Tu en redemandais. Alors arête de jouer aux vierges effarouchés ou à l'imbécile heureux.
Si mon cœur pouvait s'arrêter je voudrais que ce soit là, tout de suite, mais non, la seul chose que cette chose trouve à faire c'est de se mettre à battre plus fort. Ma respiration est difficile et mes mains tremble tellement que je les place dans mon dos pour cacher mon désarrois.
Un nouveau regard vers la porte. J'aurais dû fuir.
- Si tu le savais pourquoi tu n'as rien dis ? Pourquoi tu m'as embrassé ?
Merde ! Ma voix me donne envie de me broyer les cordes vocales. Je voulais lui sortir ça sur un ton désinvolte comme pour lui dire « ouais et alors ? » et tout ce que j'ai réussi à faire c'est un « s'te plais explique moi » pitoyable et chétif.
Lui aussi le ressens vu le levé de sourcil irrité dont j'ai droit.
- Pour comparer.
- Comparer ? Comparer quoi ?
Le brun change de jambe d'appui d'un air fatigué. Comme s'il n'attendait que le moment où je franchirais la porte pour aller se faire une de ces putains de tasses de thé. J'ai envie de lui faire mal, parce que, même si je suis le seul à mourir à petit feu dans cette maison trop grande, devant ce mec trop froid, je n'ai pas envie qu'il retourne à son petit train-train quotidien.
- Tu te fais larguer et la seule chose que tu trouves à faire c'est embrassé la première personne qui te tombe sous les mains ?
Je n'ai pas crié, ma voix bien que tremblante était contrôlé et monocorde et c'est dans un mouvement tout aussi contrôlé que je me retrouve plaqué contre le mur.
- Comment tu sais ça ?
Levant ma jambe, je lui décoche un coup de genoux dans le bas des cotes pour m'en défaire et en profite pour mettre une distance raisonnable entre nous.
- Je suis un ninja Sasuke et tu l'as peut-être oublié mais je suis plutôt bon dans ce que je fais.
Tout en se tenant les côtes il se redresse pour me faire face.
- Tu n'as pas changé. Tu utilises toujours les sentiments des autres à ton avantage.
Un soupir narquois lui échappe quand il s'assoit dans son fauteuil. Le Sasuke suffisant et distant est de retour.
- Tu avais l'air d'apprécier la manière dont je t'utilisais non ? Tu voulais absolument passer du temps avec moi, ce n'est pas de ma faute si cela ne se passe pas comme toi tu l'avais espéré.
Je crois que le petit sourire qui accompagne cette phrase est ce qui me blesse le plus. Pour lui c'est un jeu, rien de sérieux, « le petit Naruto s'est encore ridiculisé on en parle plus, c'est oublié»
Silencieusement je ramasse les lambeaux de ma fierté et de mon cœur qui gisent sur le sol, et me dirige vers la porte. Je m'attends un peu à ce qu'il me dise quelque chose, n'importe quoi, mais rien. Dehors il n'y a plus de rayon orange et dorée, tout est plongé dans l'obscurité.
Le vent est chargé d'humidité, humant l'air je relâche la tension dans mes muscles en desserrant mes poings et étirant mes doigts. Je suis comme emplis d'une énergie furieuse et à une allure folle je m'élance vers un point d'entraînement. A cette heure-ci il n'y aura personne... tant mieux.
Quand je commence à frapper, les larmes menacent de passer la barrière de mes paupière mais d'un revers rageur je les renvoie d'où elles viennent. Je frappe, la douleur physique est secondaire alors je frappe fort. J'ai été un idiot, d'y croire, de vouloir et d'espérer quoi que ce soit, c'est vrai. Alors il est temps d'arrêter d'être idiot.
Voila pour le chapitre 6. Chapitre 7 écrit et en cour de correction par ma Neelae. Je l'en remercie de tout mon coeur.
A la semaine prochaine. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Des Bisous
