Disclaimer : L'univers et les personnages de Stranger Things ne m'appartiennent pas.
Relations : Steve Harrington / Eddie Munson, Mike Wheeler / Will Byers (et Lucas Sinclair / Max Mayfield, si on est tatillon)
Rated : T pour l'univers du canon
Rappel : Cette fic compte 10 chapitres, et est mise à jour tous les jours jusqu'au bout ! Nombre de mots de ce (de nouveau très court) chapitre : 813 ! :)
Enjoy !
. . .
- Chapitre 5 : Pas tout à fait mort -
Eddie
(28 mars)
Il était allongé. Il était allongé… sur le dos. Il se sentait embrumé. Comme… comme après un mauvais trip. Comme un lendemain de cuite. Sa bouche était pâteuse et sèche à la fois. Ses jambes, ses bras étaient lourds. Respirer était… une expérience… particulière. Il voulut ouvrir les yeux. Il faisait sombre. Il entendit… un bip. Plusieurs bips. Un hôpital. Il ferma et rouvrit difficilement les yeux. Sa vision était floue, comme après un long, long sommeil. Et puis il le vit. Steve. Assis près de lui, penché sur son lit. Ça alors… Steve « le Roi » Harrington… Eddie sentit un léger sourire s'étirer au coin de ses lèvres.
-St…
Parler était plus difficile qu'il l'avait cru.
-Hey, Eddie, n'essaye pas de te lever.
Ses yeux se refermaient, la fatigue qu'il ressentait était… indescriptible. Il sentit des doigts dans ses cheveux, sur sa tempe. C'était lointain, et pourtant si réel.
-Steve…
Il rouvrit les yeux, difficilement, mais la lumière soudain l'agressa. Le soleil baignait la chambre, comme en plein après-midi. Il papillonna des yeux, confus. Son oncle, debout près de la fenêtre, s'approcha vivement de lui – il s'assit sur le bord de la chaise, vint lui prendre la main.
-Eddie ! Oh Eddie… Comment tu te sens ?
Eddie le vit se pencher vers la tête de lit pour appuyer sur quelque chose. Un bouton pour appeler quelqu'un, certainement. Sa bouche était toujours aussi sèche. C'était pire, même.
-J'ai… j'ai soif… parvint-il à articuler, en tentant de se redresser.
Une infirmière entra presque aussitôt, munie d'une planchette à pince et d'un stylo.
-Monsieur Munson ! dit-elle. Vous nous avez fait bien peur !
Ce n'était pas une infirmière. C'était un médecin. Elle marcha vers les machines à bips près de lui et il la regarda faire, en s'éveillant oh si lentement. Elle paraissait satisfaite de ce qu'elle voyait.
-Vous pourrez remercier vos amis qui ont appelé l'ambulance, vous avez eu beaucoup de chance, lui disait-elle en prenant des notes sur sa plaquette.
-Mes amis, répéta Eddie, toujours confus.
Elle se retourna vers lui, tout sourire, comme si ce n'était pas une question qu'il avait posé. D'ailleurs, ce n'en était pas exactement une. C'était juste… Non, ça lui revenait. Les chauves-souris. Dustin.
-Nous vous avons fait une transfusion, vous aviez perdu beaucoup de sang, et nous vous avons rafistolé.
Eddie baissa les yeux vers les couvertures, avança la main pour soulever le drap, mais hésita. Et puis, il portait cette blouse.
-Nous allons vous garder encore un jour ou deux pour s'assurer que vous vous remettez bien, mais serez très vite rentré chez vous. Il faudra seulement revenir nous voir d'ici quelques semaines pour enlever les fils. Comment vous sentez-vous ?
-Heu…
C'était… c'était beaucoup. Des fils ? Une transfusion ?
-Ça va… je crois.
-Parfait, sourit-elle. S'il y a quoi que ce soit, n'hésitez pas à sonner.
Elle salua son oncle, tourna les talons et Eddie la regarda repartir, ouvrir et refermer la porte. Ce fut là qu'il les vit. Les deux hommes en uniforme devant la porte de sa chambre d'hôpital. Ses yeux s'écarquillèrent et il blanchit.
-Ils sont là pour ta protection, lui dit immédiatement son oncle en portant sa main à son épaule.
Eddie tourna lentement la tête vers lui, dubitatif.
-Ma… protection ? Répéta-t-il.
-Il y a eu une tentative de meurtre à l'autre bout de la ville, alors que tu étais avec tes amis à la caravane.
-Une tentative de meurtre ?
-Oui, une jeune fille qui a survécu.
Eddie eut du mal à déglutir. Max.
-La police est là pour te protéger des gens qui… qui pourraient encore te croire coupable, disait son oncle. Mais- mais tu es innocenté à leurs yeux maintenant. Tu vas pouvoir revenir à la maison.
La maison. Eddie sentit naître le début d'un sourire incertain. Il était vraiment… il était vraiment sorti d'affaire ? Et puis il pensa à la caravane. Il n'était pas sûr de pouvoir encore vivre là-dedans. Il baissa les yeux. Et puis, il y avait autre chose. Tout à l'heure, quand il s'était réveillé. Il avait été si sûr…
-Es-est-ce qu'ils sont venus là ? Mes, heu, mes amis ?
Enfin, c'était idiot.
-Un garçon était là quand je suis arrivé, répondit son oncle. Un certain Steve ?
Eddie releva les yeux vers lui.
-Steve était là ?
Son oncle hocha la tête, souriant doucement.
-C'était avec eux que tu étais ? demanda-t-il plus bas. Ils t'ont aidé à te cacher ?
Eddie hésita à lui répondre. Il jeta un bref coup d'œil en direction de la porte fermée avant d'hocher silencieusement la tête. Le sourire de son oncle semblait… satisfait.
-Ce sont de bons amis, dit-il. Je suis content que tu aies des personnes comme ça dans ta vie, Eddie.
Alors Eddie lui rendit son sourire. Oui, il avait de la chance.
-Merci, Tonton.
A suivre...
Eddie ! \ o /
Alors, contents de le voir en vie ? ;)
Demain le (plus court encore) Chapitre 6 : Retour de Californie. :) (Tellement court, même, que j'hésite à balancer le 7 dans la même journée... à voir...)
Ciao ciao ! ~
Chip.
