Fikeuse (auteur/euse) : Nanarusasu
Genre : UA, OOC, Yaoi, Lime/lemon, POV Kankurô, romance, angst,
Couples (ou relation plus ou moins sérieuses sans lendemain.(ça va d'un simple baiser à un gros lemon.). ): KankurôHinata, ShikamaruKiba,
Disclamair : Les personnages ne sont pas à moi.
Baleines ou dauphins ? 01.
- Je crois que ça ne va vraiment pas continuer encore longtemps…
Kiba hausse un sourcil sans me répondre. Ça se devine, il veut la suite et connaitre ce qui représente le « ça ». Même s'il l'a entendu plusieurs fois ces derniers temps.
- Hinata et moi.
Il ferme les yeux et hausse cette fois ses deux sourcils avant de très doucement les abaisser au même rythme. Sa tête en mouvement elle aussi. Il l'a hochée. J'insiste, je sais bien que ça fait quelques semaines déjà que j'ai des doutes sur Hinata et moi.
- Non mais tu ne comprends pas ! On… on s'ennuie vraiment !
J'essaie de lui expliquer mais je ne sais pas trop comment. Il n'a pas vraiment les mêmes attirances que moi. Il est en couple avec Shikamaru depuis des années. Je ne sais même pas comment ils font pour ne pas s'ennuyer, eux deux. Du moins c'est ce que je pensais parce que, soudain, il m'interroge.
- Et si on échangeait ?
Je reste d'abord coi, là, figé autour de la table du petit bar restaurant où nous déjeunons assez souvent, puis je demande en fronçant un sourcil et haussant l'autre.
- Tu veux te faire ma petite-amie ? T'as pas peur pour ta vie, là, à me sortir ça ?
- Non ! Toi et moi ! Si Shika veut retenter une fille, on aurait la sécurité de nos couples de base ! J'ai l'impression qu'il regarde de nouveau un peu trop Ino… Et tu sais pourquoi.
… ses avantages féminins surdéveloppés.
Kiba continue.
- Hinata a un peu les mêmes, même si elle les montre moins. Si vous vous ennuyés, on pourrait tenter l'échangisme !
Je l'observe sans trop comprendre ce qu'on y gagne, lui et moi. Je me redresse légèrement et m'écarte au fond de ma chaise sans quitter Kiba du regard. Je me racle la gorge, tapote des mains au bord de la table autour de mon assiette, et prends la parole.
- Kiba, euh… Tu es très charmant, tu… Enfin…
- Ça te changerait un peu, un mec ! Non ?
Je grimace légèrement et penche la tête tout en regardant sur le côté. Kiba déclare.
- Non. T'as pas envie.
Il a l'air déçu. Mais je ne m'ennuie pas au point de changer de bord non plus, quand même ! Un bref instant passe sans que lui ou moi disions quoi que ce soit jusqu'à ce que Kiba se lève doucement en prenant ses affaires.
- Je vais payer. Je te laisse. Tu y réfléchiras quand même ?
Je lève la main sans le regarder. Façon de balancer un « Ouais, ouais… » pas trop enclin à la proposition.
Je vais passer l'après-midi à traîner en ville. Je n'ai pas envie de faire quoi que ce soit, aujourd'hui. La proposition me tourne dans le crâne. Kiba aurait des vues sur moi ? Je n'ai pas vraiment envie de l'imaginer à me regarder sous toutes les coutures sous les douches après nos entraînements de natation… Il m'a toujours assuré qu'il ne le faisait pas. J'ai trop d'épaules, de cuisses, de… d'un peu de tout.
Je me sens frémir d'appréhension ou quelque chose du genre. S'il m'a dit ça, c'est qu'il m'a déjà regardé. Et même sûrement plusieurs fois. Une boule naît dans mon ventre.
A quel point me regardait-il, quand il le faisait, au juste ?
Quelques autres heures sont passées. Je suis avachi dans le canapé du salon de l'appartement de ma sœur. Elle est en train d'essayer de me rassurer ou… de trier un peu les choses dans mes pensées.
- Mais tu le sais depuis que vous êtes ados, qu'il est gay !
- Temari… C'est pas parce qu'il l'est depuis des années qu'il est obligé d'avoir envie de moi ! On a toujours été clair l'un l'autre là-dessus, d'ailleurs ! Et puis il a Shikamaru !
- Et toi Hinata.
Je soupire d'agacement ou plutôt d'exaspération. Elle déclame soudain.
- « La folie des amants est d'exprimer leurs désirs avant que d'en faire naître c'est là ce qui les perd tous. Telle est la nature de l'amour : il naît dans le trouble et dans l'inquiétude : c'est là son berceau. » Rémond de Saint-Mard. 1711 !
Je la regarde droit dans les yeux sans rien dire alors qu'elle sourit, satisfaite de m'avoir fait profiter une énième fois d'une citation. Elle adore faire ça. Elle reprend.
- Kankurô. Réponds-moi sincèrement. Tu n'arrêtes pas de dire depuis des semaines que Hinata et toi vous ennuyez. En réalité, c'est toi qui ne l'aimes plus, non ? Tu as envie de rompre, ça se voit. Cet échange que Kiba te propose. Cet essai temporaire. Ça ne t'ennuie pas seulement à cause de Kiba, son regard sur toi et ses organes masculins. C'est surtout parce que Hinata et toi séparés, ce ne serait que temporaire.
Je ne réponds pas. Mon regard se perd dans le vide après s'être tourné vers la fenêtre.
Rompre avec Hinata ? La boule au ventre que j'avais cet après-midi concernant Kiba et son regard n'est pas présente lorsque je m'imagine me séparer d'Hinata. Pourtant…
- Mais je ne suis pas gay, moi.
- Alors bi ?
Je cligne des yeux et les écarquille en dévisageant Temari. Elle bouge la tête et sourit en ajoutant un mot histoire de me faire avaler la pilule.
- Curieux ?
Je m'esclaffe et retrouve ma position regard vers la fenêtre. Comme si je pouvais être curieux de ça ! Temari demande.
- Tu sais ce qui se passe entre lui et Shikamaru, pour qu'il te demande ça ?
- Shika recommence à regarder les filles.
- Oh.
- Hm.
Et donc Kiba ne trouve pas dérangeant de lâcher Shikamaru dans les bras d'une belle brune apparemment timide au sourire de petite fille et au regard curieux qui ne demande qu'à en savoir plus sur tout ce qu'elle peut.
Elle est d'ailleurs trop curieuse. Elle va dans tous les sens sans arrêter tant qu'il y a quelque chose à apprendre.
… et y a toujours quelque chose à apprendre…
Je soupire tout doucement. De façon assez discrète j'espère. Temari conclut.
- Donc votre couple à l'un et l'autre est terminé. Il faut seulement que vous agissiez.
Je ne réponds pas. Le fait de l'avoir entendu me fait réaliser et accepter les faits. Oui, Hinata et moi, c'est terminé.
# Je vais rompre avec Hinata.#
Je l'envoie à Kiba. Je n'ai pas envie d'aborder le sujet que, lui, a lancé. Et j'espère qu'il ne le fera pas de son côté. Je suis dans le salon de la maison familiale. J'attends.
Sa réponse ne tarde pas.
# Moi je reste avec Shika !#
… A quoi ça sert que je me sépare d'Hinata, alors ?
Je me crispe d'un coup après avoir sursauté comme un fou et lâche mon portable sur le côté en réalisant ce à quoi je viens de penser. Je me lève, les yeux rivés sur mon téléphone, figé et le cœur battant jusque dans mes tempes. Aussi fort que peuvent frapper les énormes béliers contre les portes des châteaux-forts dans ces films médiévaux. Je recule et laisse mon portable là où il se trouve. Je vais me coucher et dormir.
Du moins « dormir », c'est ce que j'aurai aimé.
Il doit être trois heures du matin quand j'ouvre la porte de la chambre de mon petit frère. Nous vivons tous les deux chez notre père même si ce dernier n'est jamais là. Et c'est d'ailleurs très bien. Au moins, on fait ce qu'on veut quand on veut, et mon frère et moi nous croisons le moins possible. Pas qu'on ne s'entende pas, disons plutôt qu'on ne vit pas de la même façon. On fait juste, de temps en temps, un minimum attention à savoir si l'un et l'autre va bien. Quoiqu'il en soit, là, j'entre comme ça sans lui demander et prends la parole sans attendre. Je sais que je l'ai réveillé puisque je fais volte-face sans attendre en le voyant sursauter et se redresser complètement à poil sur son lit. Je lui hurle dessus.
- Gaara je t'ai déjà dit d'enfiler un truc pour dormir !
J'entends un vague bruit de draps, jette un coup d'œil et lui fais face en constatant qu'il a remonté ce qu'il faut. Je sais très bien à quoi ressemble l'anatomie d'un mec mais je n'ai aucune envie de connaître en détail celle de mon frère. Je reprends, ou plutôt commence là où je le souhaitais.
- Ton pote, Naruto. Il est bien gay, hein ?
Il hausse une arcade sourcilière. Mon frère n'a pas de sourcil alors on se repère aux mouvements des os sous sa chair. Je continue.
- Comment tu peux être sûr qu'il n'a pas de vue sur toi ?
Il hausse la seconde.
Il n'y a pas que les sourcils qui sont absents chez lui. La parole n'est pas très prolifique non plus alors je devine juste à ses expressions ce qu'il veut dire. Et là, il se demande pourquoi je l'interroge là-dessus. Sauf que je ne vais quand même pas aller lui dire que l'un de mes meilleurs amis m'a proposé de s'envoyer en l'air avec moi !
Je poursuis.
- Ça fait longtemps, que vous vous connaissez.
Ses arcades reviennent à leur position initiale.
Il attend. Il a parfaitement conscience que je sais que lui et Naruto se connaissent depuis la maternelle.
Je bouge un peu des mains, les tournants sans trop savoir comment exprimer les choses.
- Il t'aurait pas… Je sais pas, euh… proposé de faire un truc avec lui ?
Une première arcade se hausse mais pas de beaucoup alors que la seconde se meuve pour, s'il en avait un, débuter un froncement de sourcil. Je n'attends pas, je suis lancé, je demande.
- Coucher ensemble.
Là, ses arcades se froncent clairement et sa tête a un mouvement de recul très net. Seulement il ne répond toujours pas. Je soupire, ou plutôt râle, et sors en déclarant que je n'arriverai à rien avec lui.
Je vais dans le salon puis passe dans la cuisine pour me faire un café. Comme si je n'étais pas assez énervé par tout ça ! Je reviens peu de temps après dans le salon, debout, mon mug de café à la main. Je reste immobile, là au milieu du salon à revoir Kiba devant moi me proposer un plan. Enfin, un échange mais… à voir l'échange, c'était surtout pour lui, non ? Mon regard tombe sur mon portable laissé sur le canapé.
… Et si j'avais reçu un autre message de Kiba ? Après tout, tout à l'heure, je suis parti si rapidement dans ma chambre que j'aurai pu recevoir autre chose très vite et que je ne l'aurais pas vu. Peut-être Kiba et un « XD » accompagné d'un « Je t'ai bien eu, non ? » ou du même style. Ce avant de me rassurer en me disant qu'il n'a aucune vue sur moi mais que j'ai drôlement bien marché. Que j'ai même plutôt sacrément couru.
Mon ventre me fait mal. Je ne m'en rends pas compte mais je grimace un peu. J'ai la gorge nouée. Je m'approche du canapé sans quitter mon téléphone des yeux. Je me poste juste devant, le regard baissé sur l'appareil à me demander si j'ai reçu un autre message. A imaginer Kiba se moquant largement de moi sans s'en faire pour ce que j'aurai pu moi, imaginer. Pour tout ce à quoi j'ai pu penser depuis qu'il m'a proposé ça.
Une coucherie avec lui.
Des images assez brèves me passent rapidement dans la tête. Un haut le cœur les accompagne soudain.
Moins de dix minutes plus tard, Hinata m'ouvre les volets de sa chambre. Je plonge mes yeux dans les siens alors qu'elle se demande sûrement ce que je fabrique à une heure pareille à toquer à ses carreaux.
- J'ai besoin de toi.
Et j'attrape sa tête. Je place ma main droite derrière et l'approche de la mienne tout en me penchant vers elle. Je l'embrasse et, sans arrêter, monte sur le mur pour passer sa fenêtre, la refermer derrière nous et commencer à défaire ma ceinture. Hinata ? Elle suit le mouvement. Je lui ai déjà fait le coup. Ca l'avait même choquée mais surtout amusée, la première fois. On s'était lancé le défi Kiba et moi. Et j'avais gagné parce que j'avais osé et pas lui. Il faut dire que la chambre d'Hinata au rez-de-chaussée dans un jardin pas non plus inaccessible et dans une maison parfaitement insonorisée, … je n'avais qu'à redouter son père. Voilà tout. Je le redoute encore un peu mais je sais qu'il ne me déteste pas et est au courant des petits élans romanesques qu'il m'arrive d'avoir depuis le début de notre relation à sa fille et moi. Donc, maintenant, je n'ai plus peur de quoi que ce soit en rapport à la famille Hyûga. La famille d'Hinata.
J'ai retiré sa petite culotte à ma petite amie, mes mains se sont glissées sous son débardeur et empoignent ses seins en les massant ou tout comme. Elle gémit, elle. Braguette ouverte, je vais et viens en elle sans plus penser à rien qu'au plaisir que je ressens.
Non, je n'ai plus Kiba en tête. Absolument pas.
Pas du tout.
Vraiment pas !
Je n'y ai qu'Hinata, ma petite-amie depuis un moment, ma petite-amie allongée sous moi et poussant de petits sons de plaisir. Je lui donne des coups de reins brutaux mais je suis sûr qu'elle adore ça. Ma main gauche est sur sa hanche droite, ma main droite sur son sein gauche. Mes genoux me maintiennent un peu alors que mon bassin fait son travail.
Il faut que j'aille au bout. Je ne dois pas mollir.
C'est Hinata. Elle est sublime, a les formes qu'il faut, la voix qu'il faut, les réactions qu'il faut. Si on s'ennuie, c'est juste qu'on en a un peu trop fait l'un avec l'autre dernièrement. C'est tout. On va… Je ne sais pas ! On… On va faire des trucs chacun de notre côté l'un et l'autre et en se retrouvant on s'aimera comme avant. Sans s'ennuyer.
Comme si j'allais vouloir de Kiba ! Ses yeux rieurs et moqueurs, ses petites moues, ses façons de rouler par terre avec ses chiens, ses déhanchements débiles quand on bat un record ou qu'on est en avance durant nos tournois et parfois même en entraînement, ses gestes las, avachi sur sa table quand il réfléchit de façon très sérieuse à quelque chose qui, je le sais, l'ennuie ou l'attriste réellement même s'il dira toujours le contraire. Kiba et…
Ma voix se fait aigüe en un murmure.
- Kiba !
Je jouis.
Mes paupières se sont brutalement fermées. Je suis essoufflé et n'ose plus bouger. Hinata toujours sous moi, je me sens me retirer d'elle alors que mes jambes ne bougent pas, que mes bras tremblotent un peu tout comme, en réalité, tout mon corps.
J'ai peur qu'elle ait entendu ce que je viens de dire.
L'ai-je seulement vraiment dit à haute voix ? J'ai peut-être imaginé, non ?
- Kankurô ?
- Oui ! Je… Je me pousse.
Je me racle la gorge, m'assieds au bord du lit et force un sourire en trouvant sans réfléchir.
- C'est mignon, non ? « Hina » comme petit nom ! T… Ça m'a échappé d'un coup, dans le moment.
Je me retiens pour ne pas me racler la gorge. Je ne la quitte pas des yeux. Je suis crispé, là, braguette toujours ouverte et pantalon un peu descendu, la ceinture à m'arracher les fesses. Je déglutis.
Hinata repositionne un peu son débardeur.
- Tu m'as fait mal au sein.
- Désolé.
Je tourne un peu la tête. Je déglutis, joue sans m'en rendre compte avec le drap à l'angle du matelas de chaque côté de mes cuisses et finis par me lever et me rhabiller. J'hésite, et demande tout doucement en la regardant de façon un peu hésitante.
- T'as aimé, hein ?
Elle me dévisage en s'immobilisant.
- Pardon ?
- Tu dis que je t'ai fait mal, tu… t'as quand même aimé !
Elle hoche la tête en remontant la seconde bretelle de son débardeur.
Je suis reparti très rapidement et retourné chez moi. J'ai à peine pu dormir de la nuit. Je soupire en entendant mon portable vouloir me tirer du sommeil. Et dire que dès la première heure ce matin, je vais me trouver en présence de Kiba en maillot de bain… moi dans la même tenue. Je me lève et vais dans la salle de bain en voulant me persuader, en me répétant intérieurement, qu'il se moquait simplement de moi. Il préparait son coup parce qu'en avait assez de m'entendre me plaindre de notre couple à Hinata et moi. Bravo, Kiba. Tu m'as eu.
Et puis il ne m'a pas non plus fait changer de bord vu comme j'ai fait crier et jouir Hinata cette nuit. Elle a adoré ça, je le sais.
- Naruto m'a proposé il y a trois ans. Avant de rencontrer Sasuke.
La bouilli de mes céréales tombe dans la petite flaque de lait au fond de mon bol. Main toujours levée et tenant ma cuillère de céréales maintenant vide, mes yeux se sont rivés vers Gaara qui vient de prononcer ces mots. Il boit une gorgée de son thé matinal et m'adresse un coup d'œil en reprenant.
- J'ai bien aimé.
Je me redresse lentement sans le quitter des yeux et m'écarte au fond de ma chaise. Il continue.
- Je pensais que tu avais fait des choses aussi, toi, avec Kiba. C'est même un peu par jalousie et de peur de trop d'ignorance face à toi que j'ai accepté l'essai avec Naruto.
- Et tu… enfin vous… vous continuez à être amis, maintenant ? Comment vous faites ?
- Beaucoup de personnes s'entendent encore après jouissance mutuelle. C'était une expérience. Voilà tout.
Je reste d'abord immobile, comme stoïque, puis me reconcentre sur mon petit-déjeuner. Je déclare.
- Faut que je mange.
Il ne dit plus rien. Enfin ce n'est pas comme si je m'attendais à autre chose.
Je n'ai aucune envie de me faire sauter ou de sauter un mec, moi ! Je ne sais même pas comment Kiba a pu se dire que j'accepterai une proposition pareille. En réalité, il voulait juste montrer à Shikamaru qu'il était prêt à lui faire confiance. Le laisser aller vers une femme comme il les aime et réaliser une fois devant combien il le préfère lui : Kiba. Après tout, il est bien mieux que n'importe qui d'autre ! Hommes et femmes confondus !
- NON !
Gaara sursaute et me dévisage de manière curieuse. Je soupire, de plus en plus agacé après moi, et me lève sans terminer mon repas.
Je prends le bus, mes sacs aux épaules, et me rends à la piscine pour l'entraînement. Il faut que je chope Suigetsu avant les vestiaires. Ou même Neji ! C'est pas bien grave s'il me fait une remarque sur le visage aux anges d'Hinata au petit-déjeuner laissant deviner ma visite de cette nuit. Il le faisait tout le temp au début de notre relation. Il a ensuite arrêté mais lance la petite pique de temps en temps quand il n'a rien à faire d'autre.
- Kankurô !
Je me retourne en cherchant du regard. C'est Suigetsu, notre brasseur comme on aime à l'appeler. Kiba nage le dos, Neji le crawl et moi le papillon.
Suigetsu vient à pas rapides et s'arrête en reculant un peu la tête sourcils froncés.
- Ouh… T'as une petite mine, toi ! T'as pas dormi ?
- J'ai été voir Hinata.
Il soupire.
- Tu devrais te ménager un peu avec le tournoi qui arrive.
- Dis ça à Kiba.
- Pourquoi ça ?
Je baragouine sans chercher à me faire comprendre. Je sais que Su' va trouver seul sa réponse. Et j'ai vite confirmation.
- Il a vu Shikamaru ?
Je ne réponds rien. Il pousse un grand « AaAAh… ! » avant de répéter dans le vide qu'on devrait se ménager. C'est ce que notre entraîneur, Asuma, nous dit sans cesse aussi. Ne pas nous épuiser la semaine précédant les tournois.
… on ne peut pas dire que Kiba m'y ait aidé depuis hier midi. Je n'arrête pas de penser à cette proposition d'échange.
- Su' ! Kankurô !
Nous sommes juste à l'entrée du gymnase. Et c'est Kiba. Des frissons s'emparent de mon corps. Le souvenir de cette nuit avec Hinata me traverse l'esprit. Je ferme mes paupières en m'injuriant intérieurement. Comment je peux penser à ça maintenant ! Je m'éloigne sans attendre notre ami. Je vais vers les vestiaires en faisant tout pour ne pas courir non plus. Kiba est un ami ! Un très bon ami ! Je n'ai pas à le fuir comme ça ! Surtout que plus vite on sera dans les vestiaires, plus vite on sera à poil !
C'est en y pensant que je freine d'un coup et me dis de tout faire pour ne pas m'immobiliser.
Une main frappe mon épaule.
- Kankurô ? Tout va bien ?
J'adresse un bref coup d'œil à Kiba qui m'a rattrapé et souris en coin tout en acquiesçant de façon nerveuse. Suigetsu répond pour moi.
- Il est crevé. Il a été voir Hinata, cette nuit.
Kiba me dévisage et chuchote.
- Alors ça y est ?
Seulement Suigetsu l'empêche d'avoir à attendre ma réponse.
- A voir sa tronche, ils ont dû faire plusieurs rounds !
Il me lance un clin d'œil un peu idiot mais j'en profite en déclarant lui avoir malheureusement fait mal au sein. Kiba baisse les yeux sur le côté. Nous entendons la voix de Neji. Je ne m'en suis pas rendu compte, nous sommes arrivés dans les vestiaires.
- Si vous pouviez m'épargner les informations à teneur intimes de ma cousine, s'il vous plaît.
Merci Neji.
Je m'installe à côté de lui et commence à me déshabiller. A me changer. J'essaie de tout faire pour ne pas me dire que Kiba me regarde mais c'est en me le disant, en voulant m'en persuader, que je ne cesse d'y penser. Je me demande s'il verrait que je le regarde, moi, si je le faisais. Est-ce que j'ai déjà bien regardé son corps ? Non. Je ne pense pas. Je n'ai jamais vraiment regardé les hommes. Ou alors pour me comparer quand j'étais célibataire et ne comprenais pas pourquoi ? J'ai peur de tourner la tête sur le côté. Neji est entre nous deux. Suigetsu dans mon dos sur le banc d'en face.
- Quelque chose qui va pas, Kankurô ?
Je sursaute et adresse un coup d'œil à Neji.
- Hein ?
- Pense à ne pas couler, ok ?
Il s'en va. Mon regard tombe sur Kiba qui enfile son maillot de bain. Je ne bouge plus. Je ne sais pas trop comment regarder.
A midi, je me retrouve comme hier face à Kiba à la même table dans le même bar-restaurant qu'habituellement. Et Kiba m'interroge.
- T'as pas vraiment rompu, alors.
- Je ne vois pas pourquoi j'aurai dû.
- Ben tu t'ennuies.
Il hausse une épaule et commence son déjeuner sans en dire plus. Je l'observe en restant d'abord silencieux. Je repense à Temari et son terme « curieux ». A Gaara et son mot « expérience ».
Je prends la parole.
- Ton truc d'échangisme.
Il n'attend pas d'en entendre plus, il m'interrompt.
- C'était pour rire ! T'en fais pas. Tu m'as saoulé avec Hinata ceci, Hinata cela, … Alors que moi je fais tout pour que Shika me regarde moi et pas les filles aux nichons aussi gros qu'Uranus.
C'est Jupiter la plus énorme mais je ne le lui dis pas. Il plonge son regard dans le mien. J'espère ne pas avoir l'air déçu. Il reprend.
- Je sais très bien que t'es pas de ce bord.
Je hausse une épaule en regardant mon déjeuner posé devant moi.
- J'aurai pu être curieux et vouloir tester une expérience inédite !
Il arrête sa mastication à peine débutée en m'entendant dire ça. Je souris maladroitement après avoir relevé les yeux vers les siens. Je me sens idiot d'avoir dit ça. On peut encore rougir, à mon âge ? J'ai l'impression de chauffer comme pas possible tout en étant pris de frissons. Et ça même si Kiba pourrait sembler affreux à n'importe qui, là, la bouche pleine un peu ouverte et la joue droite remplie à me dévisager comme un crétin.
Lequel a l'air le plus idiot des deux, à votre avis ? Je n'ose même pas vouloir connaître la réponse.
Kiba cligne des yeux et demande sans avaler ce qu'il a dans la bouche.
- T'aurais voulu ?
Un petit morceau de viande est même rééjecté dans son assiette. Je ne soutiens pas son regard et m'en veux automatiquement en le réalisant. Je tente quelques mots.
- T'étais beau, ce matin, dans la piscine.
Je dois avoir l'air d'une pré-ado qui ne sait pas quoi dire pour faire comprendre les choses. Seulement, les choses, moi, je ne sais pas ce qu'elles sont ! Être curieux ? Une expérience ?
Je relance d'autres mots.
- Gaara m'a sorti qu'il s'était fait Naruto, il y a quelques années.
- Ton petit frère ?
- Il pensait qu'on s'était envoyé en l'air, toi et moi. Alors il a voulu faire pareil.
Il fronce ses sourcils et pince ses lèvres en prenant un ton énervé voire même un peu rancunier.
- Et c'est là que, toi, maintenant, tu veux faire pareil ? T'as un gay sous la main alors tu demandes le service ! Rassure-moi, le pourboire est généreux, au moins !
Je soupire et démens tout de suite.
- Non, mon frère m'a sorti ça ce matin et je m'étais déjà plus que pris la tête depuis hier, Kiba. Comment t'as pu me sortir ça ? T'avais qu'à me le dire, que je te saoule avec Hinata ! J'ai cru que t'avais des vues sur moi, à me balancer une idée d'échange ! Ma frangine m'a mis dans le crâne que nos couples à tous les deux sont voués à l'échec vu ce qu'on s'est dit ! Elle sait que je n'en peux plus, d'Hinata ! Elle a MÊME réussi à me persuader de rompre ! Si je suis allé chez Hinata cette nuit c'était pour me sortir Ta TRONche du CrÂne ! POUR ETRE SUR D'ÊTRE HETERO ! TOUT CA POUR JOUIR EN MANQUANT DE PEU DE BEUGLER TON PRENOM DANS SON OREILLE, BORDEL !
A suivre !
Nanarusasu.
Dans le prochain chapitre :
« - Comment va votre couple, à toi et Kiba ?
Shikamaru me dévisage, hésite et répond doucement en semblant chercher le pourquoi de cette question.
- Ca va très bien. Merci. »
Et voilà pour le premier chapitre de Baleines ou dauphins ? ! J'espère qu'il vous a plu et que vous avec hâte de connaître la suite. Cette fic est terminée, je vous en posterai un chapitre tous les 15 jours. Ça nous mènera jusque fin octobre 2022. Héhé ! A dans deux semaines, donc ! N'hésitez pas à mettre vos commentaires en reviews ! Je réponds aux loggés via leur compte, et aux non-inscrits sur ma page profil lorsque je poste la suite. A très vite !
J'ajoute aussi qu'un ami de lycée qui bosse à présent en Institut Formation physique et en Sport m'a corrigée l'info une fois la fic terminée, le papillon dans le relai 4 nages passe en troisième et non second. n.n'... Je m'excuse donc. J'étais véritablement persuadée, mauvaise recherche, qu'il passait en second. Un doute m'était revenu après avoir regardé pour la je ne sais combientième fois l'anime Free alors que je terminais la fic et c'est pour ça que j'avais posé la question à mon ami ! xD n.n'... lol. Et donc, oui, il passe en troisième. Dos, brasse, papillon, crawl. Il me semble que j'ai corrigé correctement les choses mais je préfère le dire clairement.
- Densetsu : Voici donc la nouvelle fic.
- Nana : Oui ! Héhé ! J'ai réussi !
- Itachi : Et c'est donc Sehaltiel qui t'as lancée là-dedans.
- Nana : Oui. Je voulais tenter de lui faire plaisir avec un KibaKankurô. Il me parle très souvent d'Un Effleurement et… et de je ne sais plus quoi s'il y a un « Et » mais je crois que oui.
- Densetsu et Itachi : # s'échangent un regard sans oser dire quoi que ce soit #
Mais attention ! Je le dis ! C'est pas pour autant que ça va finir oui ou non en KibaKanku ! xP Moi, j'écris toujours comme ça vient ! POUETT !
