Fikeuse auteur(e) : Nanarusasu

Genre : UA, OOC, Yaoi, Lemon, POV Kankurô, romance, angst,

Couples (ou relation plus ou moins sérieuses sans lendemain.(ça va d'un simple baiser à un gros lemon.). ): KankurôHinata, ShikamaruKiba, ShikaIno, KankurôKiba, NaruSasu, GaaNaru, TsunadeJiraya.

Disclamair : Les personnages ne sont pas à moi.

Baleines ou dauphins ? 06.

Je dois pâlir ou… rougir. Je ne sais pas. Je me sens mal. Jûgo vient de me demander pourquoi il ne devrait pas être fier de ce qu'il est. Et ce parce que je lui ai dit ne pas comprendre comment il pouvait.
Je bafouille, cherche quoi dire, comment lui expliquer mes pensées mais, et c'est heureux, le serveur revient et pose un mug devant chacun d'entre nous ainsi qu'un petit bol de mini-muffins entre nous. J'en prends un et mords dedans en regardant sur le côté.
Un instant passe puis Jûgo reprend la parole.

- Ma maman aime les grands costauds. Depuis toujours. J'ai toujours voulu qu'elle soit fière de moi. Alors j'ai commencé la muscu très jeune. Dès que les muscles le peuvent, en fait. Enfin…

Je me racle la gorge sans le regarder. Je n'ai pas spécialement envie de l'entendre jouer son violon pour soi-disant m'ouvrir les yeux mais il continue.

- Elle aime toujours alors je continue.

Je fronce un sourcil et le regarde de biais. Sa voix est restée grave. Il lève son bras gauche devant lui et y tâte son biceps de sa main droite en souriant tendrement.

- J'aime ça, la voir heureuse et fière de ce que je peux lui montrer de moi.
- Ma mère est morte.
- Je sais. Tu n'as que ton père. Et aucune problème avec.
- Tu vas me dire que tu en as avec le tien à cause de ce que tu es, c'est ça ?

Je retiens un soupir mais ça doit s'entendre à mon ton. Il hausse une épaule, commence son mug puis déclare.

- Il n'a rien à dire. Je gagne ma vie, n'habite plus chez eux et ne lui demande rien.
- Et même s'il n'a rien à dire, il le fait quand même, non ?

Je vais le coincer. J'en suis sûr.

Il s'est renfrogné.

Il répond en me regardant dans les yeux. Son ton est fermé et agacé.

- Oui. Mais je m'en moque.
- C'est pour ça que tu vas à ces réunions ? A cause de lui ? Tu dis être fier de ce que tu es mais, en réalité, c'est ce que tu veux faire croire.

Il prend un muffin, mord dedans et regarde sur le côté en soupirant le plus doucement possible par le nez. Comme moi tout à l'heure. Il ne veut pas répondre. Je continue donc. Triomphant.

- Tu as honte. Tu en fais trop même si c'est dans le style.
- TAIS-TOI !

J'écarquille doucement les yeux. Le siens sont humides. Il a les larmes aux yeux. Ses lèvres et son menton tremblent. Sa voix se serre.

- J'ai le droit d'être fier de moi ! Je suis indépendant ! Je ne dérange personne ! J'aide des gens ! Je…

Il sanglote. Des larmes commencent à couler sur ses joues tandis qu'il continue.

- Je suis apprécié de mes employeurs. Je t'ai trouvé un travail et… ma maman aime mes muscles.

Sa tête s'est abaissée. Il essuie ses yeux. Je m'approche du bord de la table et tends mon bras droit pour poser ma main sur le côté de son crâne un peu maladroitement. Je parle doucement.

- Jûgo… Excuse-moi… Je suis désolé. Je ne voulais pas te faire autant de mal. Pardonne-moi. Je… Te mets pas dans cet état. … S'il te plaît.

Ce doit être les phrases qu'il se dit lors des réunions. Quelques chose comme ça.

- T'es un con !

Je retire ma main et la repose sur mes cuisses avec l'autre sous la table. Je soupire en regardant sur le côté. … C'est pas la première fois qu'on me le dit, ça…
Jûgo renifle, se lève en continuant de pleurer et s'en va.
La note va être pour moi.


Je suis sur le chemin de retour à l'hôtel. Jûgo ne m'aurait pas confisqué mon téléphone, je pense que je serais en train d'appeler Temari. Ses citations débiles me manquent. Je me demande ce qu'elle me dirait si je lui racontais tout ce qui se passe dernièrement dans ma vie. … Je suis… « un con ». Je ne peux plus le dire poliment, là. Je marche lentement en shootant dans ce que je peux sur le trottoir. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire à Jûgo, en arrivant ? Et est-ce que Tsunade ou Jiraya vont l'avoir vu dans cet état, eux ? Qu'est-ce qu'ils vont me dire ? Jûgo va leur avoir dit que c'est ma faute ? Ou… ou alors il va peut-être s'être repris avant d'arriver ? Je peux espérer ?
… J'ai été horrible. Seulement, il n'a rien fait pour ne pas m'y forcer.
Non. J'ai juste voulu avoir le dernier mot. Qu'on arrête de vouloir m'aider ou… ou me dire des trucs bateaux. Ce sont juste les choses qui se sont enchaînées et ça a donné ça.
Je suis vraiment un con.

J'arrive à l'hôtel. J'entre par l'arrière et vais dans l'appartement. Je passe la porte d'entrée. Silencieusement. Je pense que Jûgo doit être dans le bâtiment de l'hôtel. Il a dû aller faire le service de nuit.
Soudain, un bruit dans la salle de bain. J'ai comme un nœud dans le ventre qui revient. J'ai à peine eu le temps de réaliser qu'il était parti que le revoilà. Donc, Jûgo est là. J'entre malgré tout plus avant. J'aperçois mon téléphone portable. Je saute presque sur place, l'attrape et ressors le plus vite possible.
J'appelle Temari. Elle me dira peut-être quoi faire. Et bien sûr, je tombe sur le répondeur. Je raccroche, pousse une sorte de râle frustré en secouant mes bras et en frappant la poussière au sol d'un vif coup de pied.
Temari ! Qu'est-ce que tu fabriques ! En plus, je suis sûr qu'elle veut avoir de mes nouvelles.
La porte de l'appartement s'ouvre soudain. Je sursaute en regardant et vois Jûgo. Il ne dit rien, laisse la porte ouverte et retourne à l'intérieur. Je le suis en fermant derrière moi.
Je commence sans attendre.

- Je suis vraiment désolé, Jûgo.
- J'ai compris.

Il n'a pas envie d'écouter ni de discuter. Sa voix est grave. J'insiste malgré tout.

- T'as raison de… enfin, oui, tu peux être fier de ce que tu es. C'est vrai, après tout. Tout ce que tu as dit au café est vrai.

Il me dit savoir en insistant bien sur le verbe pour me faire comprendre que je n'ai rien à dire. Ou en tout cas qu'il ne veut rien entendre de ma part. J'essaie quand même de trouver quelque chose à dire ou faire, quoi que ce soit ! Mais rien ne vient sans que je me dise que ça va finir en un magistral coup de poing mérité dans ma tronche. Je grimace.

- J'peux vraiment rien faire pour tenter de me faire pardonner ?
- T'as pas à te faire pardonner. J'ai tendu le bâton. J'aurai dû me taire et voilà tout.

Il s'assied sur son lit. Je fais de même sur le mien en face de lui sans le quitter des yeux. Je reste silencieux. Jûgo reprend.

- Mes parents ont eu une énorme dispute quand ils ont appris que j'étais plus que gay. Mon père avait eu un peu de mal avant à me savoir homo mais il avait digéré. Seulement… Je me suis mis à changer un peu. A me sentir et me mettre plus à l'aise avec moi. Ma maman m'y encourageait mais, lui, ça ne lui a pas plu. Je n'ai pas aimé qu'il lui crie après. … Et il a fini par lever le bras devant elle.

Je me redresse, choqué. Jûgo plonge son regard dans le mien.

- Je l'ai frappé. Ma maman m'a dit d'arrêter. Que j'allais le tuer. Elle m'a fait promettre de ne plus faire ça. Alors moi je lui ai fait promettre de me prévenir s'il recommençait. Et je lui ai promis à lui qu'au moindre bleu sur elle, je le tuais.

Je déglutis.

- Tu l'aimes, ta mère.
- C'est ma maman. Je n'aimerai jamais qui que ce soit plus qu'elle.

Je ne dis rien. Il poursuit.

- Je suis parti. J'ai trouvé ce travail et je vois mes parents quand j'ai un peu de temps libre et que j'en ai envie.
- Ils habitent loin ?
- En ville.

Je ris un peu en disant que, non, ce n'est pas loin. Il sourit doucement.

- Comparé à ta famille, non.

Un petit blanc s'ensuit. Je finis par demander.

- Tu dis « tes parents ». Ca veut dire que ton père aussi ?
- Non. Je demande à ma maman quand j'ai envie de venir. Alors elle doit sûrement lui dire et, lui, il sort pour ne pas me voir.

Je me tais. Il ajoute en baissant la tête sur le côté.

- Il a honte de moi.
- On peut pas plaire à tout le monde.

Il émet un petit « hm » en haussant une épaule. Je rajoute.

- Ce que t'as commandé pour moi n'était pas mauvais, au café tout à l'heure ! T'as quand même pas trop mauvais goût !

Il sourit doucement. Je termine sur une petite note plus légère.

- Même si, oui, la déco y est atroce !

Nous rions un peu de concert. Il me regarde silencieusement. Je sais que nous n'en avons pas tout à fait terminé. Des mots se font finalement entendre de sa part.

- Il faudra que tu te fasses à ma façon d'être si tu veux rester ici, Kankurô. Avec mes envolées, mes aigus et tout le reste.
- Est-ce que tu pourrais éviter de me dévorer des yeux comme tu le fais, alors ?
- Plaire t'ennuie ?

Je grimace.

- J'ai l'impression d'être un bout de viande que t'as envie de te faire…
- C'est plutôt moi qui aurait envie de me faire déguster !

Il se met à glousser en gigotant un peu sur son lit. Je le montre d'une main tendue vers lui.

- Voilà. C'est ça. Cette façon d'être face à moi qui me met mal à l'aise. Quand tu agis comme ça avec d'autres ou… ou avec autre chose ça m'embête pas ! Mais avec moi, ça me met mal à l'aise.

Il s'est calmé en m'entendant. Il attend un peu.
Il réfléchit ?

- Jûgo ?
- Je vais essayer de me calmer mais… Je ne te promets rien. Ca va pas être évident. Tu… enfin…
- Ouais. Je suis canon, j'ai une moto, et je fais de la natation !
- Et je peux en rajouter beaucoup !

J'ouvre grand mes yeux et hausse mes sourcils en poussant un bruit étonné et demande quoi, mais il sourit et rit même un peu en déclarant que, non, il doit arrêter de me baver dessus. Que c'est moi qui ai demandé. Il est amusé, c'est déjà ça. Je ne vais pas trop insister en le voyant redevenir lui-même. Ca m'a nettement refroidit.

Le lendemain matin, je vais me faire réveiller par mon téléphone. C'est un appel. Je parie sur Temari ! Je tends le bras, cherche et trouve. Je réponds sans regarder. Ma voix est endormie. Je suis resté allongé sous les draps.

- Temari… je dors…
- Ce n'est pas ta sœur, Kankurô. Et je t'appelle tôt parce-que je me suis dit que si je le faisais plus tard tu travaillerais sûrement.

Je me redresse d'un coup, assis sur le lit.

- Asuma ! J'ai regardé les billets de train, hier soir ! J'vous oublie pas !
- J'ai vu l'article, Kankurô. Jiji m'en a parlé cette nuit mais je l'avais déjà vu avant.

Je me détends. Un « ah » agacé m'échappe. Je soupire intérieurement. Il continue.

- Je vais en parler avec Kiba aussi, tu t'en doutes.
- … oui. On est un peu tous les deux concernés…
- On est cinq concernés. Il y a Suigetsu et Neji dans votre équipe. Et moi votre entraîneur.
- … Oui. … Pardon.

J'aperçois Jûgo soulever ses draps et couvertures de son côté et montrer un visage un peu mécontent mais surtout fatigué. Je grimace en levant une main et une épaule alors qu'Asuma continue à mon oreille.

- Kankurô. Pardonne-moi mais j'y suis obligé pour l'équipe. Où en êtes-vous, Kiba et toi ?

Si seulement je le savais… !

- Je n'en sais rien. Je… Selon ses mots, je suis un con.

Jûgo hausse un sourcil et sourit légèrement en coin. Je lui envoie un regard dont il devine, je le sais, la traduction. Je ne veux aucun commentaire.

- Donc vous n'êtes pas ensembles contrairement aux dires du journaliste.
- Non. Mais c'est tout de même vrai que notre relation empêche le bon fonctionnement de l'équipe.
- Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Je te garde ou je te remplace, dans l'équipe ?

Je n'ose pas lui demander de me garder ma place. Je n'ai pas l'impression d'en avoir encore vraiment le droit.

- Kankurô !
- J'aimerai continuer d'en faire partie.

Jûgo gigote dans son lit en applaudissant de contentement.

- Alors il faudrait que tu viennes plus souvent.

Sachant que je ne suis pas encore revenu une seule fois, ça se comprend. Je joue un peu avec le drap sur mes jambes en déclarant savoir. Il reprend.

- Je vais voir avec Jiji à ce que sa femme te donne la semaine qui arrive pour que tu puisses venir quelques jours. Mais j'aimerai aussi, avant ça, que vu ce que tu me dis rapport à Kiba, vous parliez un peu et mettiez les choses au clair.

Je soupire sans discrétion. Il ajoute.

- Et surtout, si te croises qui que ce soit qui fait allusion à cet article, tu n'en parles pas. A-Qui-Que-Ce-Soit ! Et ce Où-Que-Ce-Soit !

Je lui assure faire très attention, le fais une seconde fois alors qu'il insiste une nouvelle fois et l'entends terminer le sujet par un « Bien. » satisfait. S'ensuivent quelques mots sur les billets de trains pour me faire revenir du bon côté du pays. Quelques minutes, et je raccroche. Jûgo m'interroge.

- Tu t'en vas la semaine prochaine ?
- Si Tsunade accepte, oui.
- Je vais lui dire de me rajouter des heures. Que ça ne m'embête pas.
- Je te les rendrai.

Il sourit et me dit l'air de rien bien vouloir. Je regarde l'heure. J'ai encore le temps avant le début de mon service. Asuma avait encore largement le temps pour me réveiller… Je soupire.

- Je vais aller nager.

Jûgo s'assied d'un bond.

- Je viens ! Tu nageras plus vite si je te poursuis !

Je lui jette mon oreiller à la figure en lui disant que c'est hors de question. Il rit et se rallonge en le rattrapant. Il savait que j'allais dire ça.


Moins d'une demi-heure plus tard, je suis donc dans le vestiaire de la piscine de la ville en train de me changer. Lorsque je viens seul pour une heure ici ou là, c'est sur les horaires d'ouverture.
Je me sens observé mais je me dis que ce sont les mots d'Asuma. A cause de ce qu'il m'a dit sur le fait de ne répondre à personne sur quoi que ce soit et où que ce soit, j'imagine pouvoir être questionné n'importe où par la première personne venue. Un journaliste caché sous les traits d'une personne lambda. Un peu comme hier à la réunion où Jûgo m'a emmené. Je souris en y pensant. Et… peu à peu, mon sourire disparaît lentement.
J'ai été interrogé, hier !
J'ai… J'ai dit un truc atroce !
Et j'ai…


- Asuma ! J'ai fait une bourde pas possible !

Non, je ne suis pas allé nager. Je suis tout de suite sorti de la piscine en réalisant et ai appelé Asuma sans attendre. Tout ce que j'ai raconté hier pourrait parfaitement faire le bonheur de la première personne venue pour un autre article ! Surtout vu ce que j'y ai dit ! Vu les mots employés ! Je raconte tout à Asuma et n'ai le droit comme réaction de sa part qu'à un silence.
Il soupire finalement une phrase.

- Eh bien ne dis plus rien d'autre, maintenant… !
- C'est Jûgo qui m'a emmené, j'ai pas… j
- C'est fait, Kankurô. N'en parle plus même avec lui ni Jiji ou Tsunade en présence de quelqu'un d'autre. Ca peut vite dégénérer des trucs comme ça. Crois-moi.
- Oui. Je vous crois. J'y ai pas pensé, j… On a un peu parlé de nous aussi, Jûgo et moi, dans un café hier. Mais c'était surtout de lui. Rien de… Enfin qui soit en rapport à ça à ce moment-là.
- Bien. Alors continue comme ça.

Je hoche la tête même s'il ne le voit pas en émettant un son affirmatif puis le laisse finalement en lui disant devoir retourner à l'hôtel pour travailler. Je vais le faire en faisant un petit footing. Pas assez par rapport à ce que me demande Jiraya mais au moins j'en aurai fait un peu.

En début d'après-midi, Tsunade va me dire avoir reçu un appel d'Asuma et s'être entendue avec Jûgo pour la semaine prochaine. Je pars donc après-demain soir. En l'entendant, mon cœur a eu un léger raté. Je vais revoir Kiba. Il va falloir que je l'appelle avant de partir. Qu'on sache ce qui va se passer. Qu'on sache quoi faire. Comment agir l'un avec l'autre avant d'être l'un devant l'autre. C'est atroce. C'est encore la même chose.

Me voilà donc en début de soirée lors d'une de mes pauses. Mon téléphone est collé à mon oreille droite. J'attends. J'ai bien fait attention en pensant aux mots d'Asuma et suis à l'intérieur de notre appartement à Jûgo et moi. La voix de Kiba se fait entendre.

- Allô ? Kankurô ?
- T'as parlé avec Asuma ?

Son souffle est tremblant. Il me répond que oui. Je pose une autre question.

- On fait quoi ? On continue à faire semblant ?
- Je veux que tu t'assumes. Si tu le fais pas, c'est pas la peine.
- Que je « m'assume » ?
- T'es gay, Kankurô. T'as jamais louché sur les seins d'Hinata, tu lorgnes sur le cul des mecs dans les douches.

Des frissons s'emparent de la totalité de mon corps en entendant ces mots. Je rétorque.

- Je bande devant Hinata ! Si je lui ai fait l'amour c'est pas pour rien !
- Oui ! C'est pour hurler mon prénom en jouissant. Tu l'as dit toi-même !

J'émets un son épaté, choqué ou plutôt même outré. Je rétorque sans même avoir à chercher quoi dire.

- Et c'est moi qui suis un con ?
- J'ai tout à fait raison ! Tu es gay, Kankurô ! Et il serait temps de l'accepter !
- Si je ne me suis toujours pas accepté c'est peut-être parce que j'ai toujours pas trouvé le bon mec !
- VA TE FAIRE !
- J'ATTEND QUE CA !

Je raccroche. Il fait sûrement pareil de son côté. Je tremble. Tout mon corps tremble. Tout mon être. Je jette mon téléphone sur mon lit en insultant Kiba. Je regarde l'appareil, et décide quelque chose. Je le reprends et écris un texto.

# Oubliez-moi pour l'équipe. J'arrête le relai 4 nages. #

Et je l'envoie à Asuma. Je rebalance, plus calmement malgré tout, mon téléphone sur le lit, et vais dans l'hôtel côté cuisine. Jiraya doit y être encore. Je l'y trouve à faire la plonge en train de chanter faux à tue-tête à l'abri, heureusement pour eux, des oreilles des clients. Il porte vraiment bien le nom que je lui ai donné.

- Crapaud !

Il arrête de chanter, de laver et me regarde par-dessus son épaule gauche.

- Kankurô ?

Mon cœur bat à mille à l'heure. Je me lance.

- J'ai dit à Asuma de m'oublier pour le relai. Il va me remplacer. Je veux nager en solo. Avec vous comme entraîneur.

Il se tourne lentement, complètement, sans rien dire ni me quitter des yeux. Je rajoute quelque mots.

- S'il vous plait.

Il semble interdit. Puis il éclate soudain. Il lève ses bras en souriant et en poussant un grand « A-HA ! » heureux qui me fait sursauter avant d'ajouter.

-EN-FIN ! Je l'avais DIT à Asuma ! Tu es fait pour la nage en solo ! Je n'attendais que ça ! Evidemment, que je t'entraînerai ! MAIS !

Il lève son index avant de continuer et fronce ses sourcils.

- Tu as intérêt à t'accrocher ! Et tu continues à bosser ici en échange. Nourriture, logement, et salaire évidement. Je t'entraîne et tu suis ce que je te dis.
- C'est d'accord.

J'acquiesce. Il tend sa main gauche totalement trempée mais je la serre malgré tout, trop soulagé et heureux de voir ma demande acceptée.


- Alors tu ne pars plus la semaine prochaine ?
- Non. Tu gardes tes horaires habituels. Enfin sauf si le Crapaud veut bidouiller un truc pour m'entraîner.

Je suis avec Jûgo en train de faire une chambre en toute fin de journée.

- T'as prévenu ta famille ?
- Seulement mon père. Ma sœur, je… ben j'aimerai bien qu'elle veuille m'appeler. Je sais pas ce qu'il y a avec elle en ce moment.
- Vraiment ? C'est quoi son numéro ? Tu veux que je l'appelle ?

J'ouvre deux grands yeux ronds en m'arrêtant de plier le drap que je tiens et dévisage Jûgo. Je pouffe de rire en demandant.

- Tu veux l'appeler ?

Il hausse une épaule en me répondant que, si ça peut aider, il ne voit pas pourquoi il ne proposerait pas. Du moins si ça ne me dérange pas. Je souris.

- Si ça marche, je te fais faire un tour de moto !

Sa bouche s'ouvre en un grand sourire. Il sautille sur place et accélère le mouvement. Comme si finir la chambre allait nous faire finir plus tôt. Ca va plutôt nous donner à trouver plus de choses à faire.

A suivre !
Nanarusasu.

Dans le prochain chapitre :
« J'envoie donc une réponse à Kiba avant de descendre du bus.

# Jaloux ? #

Je veux lui faire mal. »

Merci pour la review ! A dans quinze jours pour la suite. J'espère que ce chapitre aura plu.