Fikeuse (auteure) : Nanarusasu

Genre : UA, OOC, Yaoi, Lemon, POV Kankurô, romance, angst,

Couples ou relation plus ou moins sérieuses sans lendemain.(ça va d'un simple baiser à un gros lemon.). : KankurôHinata, ShikamaruKiba, ShikaIno, KankurôKiba, JûgoKankurô. NaruSasu, GaaNaru, TsunadeJiraya.

Disclamair : Les personnages ne sont pas à moi.

Baleines ou dauphins ? 10.

- KANKURO !

Je sursaute et ouvre les yeux. Je suis en sueurs dans le lit de Jûgo. Je regarde autour de moi, le cœur battant à tout allure et le corps tremblant. Je vois Jûgo juste devant moi tenant mes épaules. Je pousse un petit cri en reculant dans le coin pour m'éloigner de lui. Il s'écarte d'un pas et parle tout doucement.

- T'as fait un cauchemar.

Je rassemble le drap sur moi en plusieurs couches.

- Qu… Qu'est-ce que je fous à poil ? Qu'est-ce…

« Qu'est-ce qu'on a fait ? » C'est ça que j'aimerai demander. Mais les choses me reviennent peu à peu. Je différencie doucement mon cauchemar à hier soir. Je me suis déshabillé comme il me l'a demandé. J'ai attendu sur le lit, il est vite revenu et…
Je rougis en le regardant. Il est assis en face de moi, de l'autre côté de la pièce sur le bord de mon lit.
Je demande, pas certain et même un peu honteux.

- Je suis tombé dans les pommes ?

Il inspire doucement, resserre ses lèvres et hoche doucement la tête en émettant un son affirmatif. Je ferme un peu mes yeux sans y croire. Je laisse ma tête tomber en avant et prends mon visage d'une main en soufflant bêtement mais aussi surtout de manière soulagée en comprenant. Un instant passe. Jûgo ne dit rien ni ne bouge.
Je redresse finalement mon visage, regarde Jûgo et avance ma tête vers lui tout en restant dans mon coin. Je l'interroge, incrédule.

- T'es si doué que ça ?

Il pouffe de rire. Je lève une main.

- C'était super ! Et t'as… enfin c'était juste des préliminaires !
- J'y peux rien si t'es sensible !
- J'en ai jamais ressenti autant avec Hinata ou les précédentes même en faisant la complète !

Je suis un peu choqué, je l'avoue. Alors j'aimerai vraiment ça… enfin préfèrerai ça mené par quelqu'un du même sexe que moi ?
Pourtant…
Pourtant j'aimerai dire qu'il n'a pas fait grand-chose mais… C'était super, ce qu'il a fait ! Je dois avoir un visage un peu boudeur. Jûgo, lui, sourit en me regardant. Il est amusé. Je me tourne bien face à lui, jambes pliées et pieds joints sur son lit, drap bien regroupé entre mes jambes écartées, et place mes mains devant mon torse, tendues l'une face à l'autre.

- Qu'on soit clair.

Il acquiesce. Il sait que je veux savoir. J'ai un ton ferme du style de ceux qui n'ont pas le temps et ne veulent pas tergiverser. Mes sourcils sont froncés. J'ai du mal à y croire, en fait.
Je reprends.

- Je suis tombé dans les vapes à quel moment, exactement ?
- Quand j'ai commencé à enfiler un doigt.

J'avale difficilement ma salive. Il me montre son meuble à côté de son lit du bout de l'index en me racontant.

- Quand tu t'es allongé, j'ai un peu continué, j'ai pris un peu de lubrifiant histoire de, je t'ai dit que j'allais mettre un doigt, t'as continué tes petits bruits d'aise et… et puis ben… POUF !

Ses doigts s'écartent les uns des autres et ses mains retombent sur ses genoux. Je baisse les yeux. Mon cauchemar, c'était le tout d'après. Il poursuit. Sa voix se fait un peu plus tendue sur le début mais il se lance.

- Par contre, je… J'ai couru chercher Tsunade.

Je redresse mes yeux et le dévisage. Très étrangement, ou pas, lui ne me regarde pas ! Il doit y avoir quelque chose d'intéressant, côté cuisine !

- Tu as QUOI ?!

Il continue en levant ses bras et bougeant ses mains paumes vers le plafond de façon perdue de droite à gauche.

- J'ai eu peur comme pas possible ! Tu… Tu respirais encore mais… je… J'avais jamais fait tomber qui que ce soit dans les pommes, moi ! Je voulais être sûr que tu allais bien !
- Et tu l'as faite venir alors que j'étais à poil !?

Ses bras se relâchent alors qu'il me répond en me regardant m'avoir couvert avant. Je me lève, m'approche de là où il se trouve pour prendre des vêtements et m'habille rapidement en demandant.

- Elle a dit quoi ?
- Elle m'a demandé ce qui s'était passé et… Et bah le vieux m'a dit que j'étais un b
- « LE VIEUX » ? JIRAYA ETAIT LA !?

Je me suis immobilisé pour le dévisager de nouveau et, là, oui, je hurle. Il répond comme si ça paraissait logique.

- Ben ils font lit commun, hein ! Qu'est-ce que j'y peux ? Je vais la chercher en panique à cause de toi, il vient aussi ! C'est ton entraîneur !

Je me contiens pour ne pas hurler de nouveau et demande.

- Et il a dit quoi ?

Il rougit et termine la phrase que j'ai interrompue.

- Que je suis un bon coup.

Je ferme mes paupières et soupire en me laissant tomber à côté de lui au bord du lit. Il reprend.

- Tsunade m'a calmé en me disant que tu te réveillerais par toi-même. Que tu allais très bien.

Il gigote un peu, mal à l'aise. Je tourne mon visage vers le sien. Ses joues sont rouges. Il n'ose plus me regarder. A peine cinq minutes, c'était lui le détendu qui se moquait intérieurement de moi, maintenant c'est moi qui lui ferait presque la leçon. Je lui donne finalement un coup d'épaule un peu mou malgré tout en lui disant que ce n'est pas grave, que tout le monde va bien. J'ajoute que ça fera un sujet de discussion coquin à Jiraya et Tsunade, comme ça. Il pouffe de rire. Je souris. Il me jette un coup d'œil et redresse son visage.
Nous nous regardons, puis nous embrassons du bout des lèvres. Je prononce.

- Bonjour.

Il rit de nouveau un peu et me rend le bonjour. Je bondis d'un coup et me lève en faisant volte-face en entendant soudain quelqu'un frapper à la porte. Jûgo se lève. Je ferme ma braguette restée ouverte et enfile un T-shirt alors que Jûgo va ouvrir et s'écarte un peu. C'est Tsunade. Elle jette un coup d'œil à l'intérieur en demandant si je suis réveillé. Je lui fais un signe de main.

- Oui. Je… Merci de… D'avoir rassuré Jûgo.
- De rien. Allez ! Il faut vous bouger, là ! Vous allez être en retard.

Elle frappe dans ses mains en le disant. Elle me demande encore une fois si je suis sûr que ça va aller. Je lui assure que oui et lui confirme, le rouge aux joues, que mon évanouissement de cette nuit doit bien être dû à ce à quoi ce que nous pensons tous.

- Ne force pas trop si jamais tu te sens fatigué.

J'acquiesce.

A ma pause du milieu de matinée, je suis allé manger quelque chose dans l'appartement. Je prends mon téléphone et ouvre mes textos. J'hésite, et en envoie un à Temari.

#Tu t'es déjà évanouie de plaisir ? #
# Non. Toi oui ? #
# Hier soir. Entre les mains de Jûgo. #

J'ai automatiquement un appel mais je le refuse et lui envoie par texto le fait de devoir retourner au travail pour éviter une autre tentative. Je ne sais pas trop ce qui m'a pris. Je vais avoir à tout lui raconter dès ce soir au plus tard. Je l'aurai de toutes façons fait mais… Je me demande si c'est si… rare de s'évanouir. Rare ou courant, je ne sais pas.
Ça va m'arriver encore ? C'était réellement bon, la façon dont il s'y est pris.
Je serai à la hauteur, moi, quand ce sera à mon tour de lui faire du bien ?
Il a déjà eu beaucoup de relations ? Courtes ou non, d'ailleurs.
Pour me faire atteindre le sixième ciel aussi rapidement, il a dû pratiquer un nombre incalculable de fois !
Je soupire. Mon regard tombe sur le meuble à côté de son lit. Il a parlé de lubrifiant. Je me lève, m'approche et tends le bras. J'ouvre le tiroir et vois un tube de lubrifiant. Je n'en ai jamais utilisé. Avec Hinata comme les autres. Je le prends, l'ouvre et en fais couler un peu sur le bout de mon index et majeur droit. Je grimace légèrement. Je referme le tube comme je peux, le balance dans le tiroir que je referme et me lave rapidement les mains avant de retourner travailler.

La matinée se termine, l'après-midi débute.
J'ai croisé Jiraya qui m'a étrangement regardé de biais, vers treize heures. Je n'ai pas su déchiffrer son regard mais me suis senti mal. Il n'est pourtant pas dérangé par l'homosexualité, de ce que je sais ! Et… et s'il y avait un troisième article paru sur moi, Jûgo l'aurait déjà vu et m'aurait prévenu !

- Tsunade ?

Je suis en train d'aider Tsunade avec une grande lessive de draps. Elle émet un léger son pour me faire comprendre qu'elle écoute. Je continue.

- J'ai fait quelque chose qui n'a pas plu à Jiraya-sama ?
- Pourquoi cette question ?
- J'ai eu… l'impression de le voir me regarder de façon… désapprobatrice. … Quelque chose comme ça… Alors je me pose des questions.

Elle sourit. Elle sait quelque chose. Ou alors elle se dit que je m'en fais trop. Seulement j'aimerai savoir quelle est la bonne réponse.

- On doit changer deux trois lits dans quelques chambres. Seulement il trouve qu'ils sont encore très bien et ne veut pas faire de dépense inutile. Il me maintient que ce n'est pas la peine. Mais vous savoir à faire des galipettes me donne une bonne excuse. Vous fournir un lit deux places d'une des chambres pour que vous ayez de la place pour vous.

Elle se met à rire et déclare qu'il ne peut pas faire mine de ne rien savoir puisqu'ils nous ont vus Jûgo en panique et moi dans les vapes, cette nuit.
Je rougis. Elle se penche vers moi et parle un peu plus bas.

- C'était si bon que ça ?

Je me sens me réchauffer. J'acquiesce. Elle rit un peu. Je demande. Je n'arrive pas à me le sortir du crâne.

- Ça vous est déjà arrivé, à vous ?
- Ah je n'ai pas à me plaindre, loin de là ! Mais ça n'a jamais été jusque-là, non.

Elle sourit, amusée à cette idée. Je continue de parler.

- J'ai peur de ne pas être à la hauteur. On… Je… Arrêtez-moi si… c'est trop vous en dire mais… On a quasiment rien fait, hier soir. Je… Il…

Je me racle la gorge et passe nerveusement d'un pied d'appui à l'autre. Elle m'informe.

- Il était complètement paniqué. Tu lui as fait une peur atroce et c'est presque s'il ne voulait plus jamais te toucher, lui.

J'écarquille les yeux. Je dois pâlir car elle reprend rapidement.

- T'inquiète pas ! Il n'irait pas jusque-là !

Je souris maladroitement. Oui, je pense aussi. J'espère bien ! Et ça même si je suis anxieux également.

- Il nous a dit que tu étais mal, hier soir quand vous êtes rentrés. Qu'il s'est laissé convaincre parce qu'il en avait envie mais il se demande si tu ne te trompes pas, toi, sans le vouloir.

- Non. Je ne me trompes pas. J'en suis certain.

Tsunade sourit un peu, je le vois. Elle ne sait pas toutes mes interrogations. Ou peut-être Jûgo lui a-t-il beaucoup parlé. Elle me demande.

- Ne le fais pas souffrir, s'il te plaît.
- Ce n'est pas mon intention.
- Je dois vous offrir un lit deux places ?

Je me mets à rire et refuse poliment même si la proposition est très aimable.

En fin d'après-midi, je vais m'entraîner à la piscine. Je suis heureux de ne pas croiser Tenten. C'est malheureux à dire mais je n'ai pas envie de la voir. Peu avant de repartir, je vais apercevoir la petite fille qui m'a fait promettre de faire attention à mon maquillage lors des compétitions. Elle m'a salué de loin en me souriant. Je lui ai rendu le sourire et le salut. Elle en a eu l'air heureuse. Je suis reparti et, sur le chemin, j'ai fait un plein de préservatifs.

Je rentre à l'hôtel en m'apprêtant à devoir faire une narration des tous récents évènements à Temari dans l'heure à venir.


- Alors ? Tu t'es évanoui de plaisir ?
- Je dois faire le service, ce soir, Temari.
- Oui mais tu as encore une demi-heure devant toi et tu veux me raconter sinon tu ne m'aurais pas appelée !

Je fais doucement siffler un peu d'air entre ma langue et mon palet en souriant. Elle ajoute quelques mots.

- « Nos passions sont les principaux instruments de notre conversation, c'est donc une entreprise aussi vaine que ridicule de vouloir les détruire c'est contrôler la nature, c'est réformer l'ouvre de Dieu. » !

Je souris et demande.

- Ah oui ? Et c'est de qui, ça ?
- Jean-Jacques Rousseau ! En 1762 dans Emile ou De l'Education !

Elle s'amuse. Elle jubile, ça s'entend. Je vais donc lui raconter. Et ce jusqu'à mon cauchemar et mon réveil de ce matin ainsi que les explications de Jûgo sur la venue de Tsunade et Jiraya. Elle déclare doucement.

- Ça te fait peur, hein.

Je grimace et lui dis appréhender un peu mais me questionner aussi assez je pense pour, aussi, avoir un peu hâte. Je l'entends pousser alors un petit « A-haa… ! » intéressé qui me fait rouler des yeux.

- Oui, Temari. Je suis…

Je soupire. Ma voix s'adoucit. Je ne termine pas ma phrase. J'en commence une autre.

- Ce cauchemar avait l'air vraiment réel…
- Il ne ferait pas ça, vu comme tu en parles.
- Oui.
- Allez ! Vas bosser !

Je souris et la laisse en lui souhaitant une bonne soirée. Elle me l'a souhaitée également avec une bonne nuit très largement sous-entendue vu le ton égrillard employé.
Avant de sortir de l'appartement, j'ai remarqué dans la salle de bain que Jûgo aussi, à je ne sais quel moment de la journée, a été faire le plein de préservatifs. Mon corps a eu comme une petite vague de chaleur en les voyants.
Ce soir. Ce sera… ce soir.

Et ce soir arrive. Et ce soir est là. Là. Maintenant. Jûgo et moi sommes tous les deux dans notre appartement fermé à clés. Nous avons terminé nos horaires de travail pour la journée. Je prends la parole.

- Euh je… Jiraya m'entraîne, demain matin, hein. Je dois réussir à nager !

Il sourit.

- C'est toi qui me prends, non ?

Je souffle de soulagement.

- Oui. C'est vrai. J… J'ai hier soir en tête. Pardon.
- T'aurais réussi à nager, de toutes manières.

Je n'écoute pas.
Est-ce que je vais seulement m'en sortir, aussi, moi, là ?
Je regarde l'appartement autour de nous. Jûgo s'approche de moi sans que j'y fasse vraiment attention. Je suis pris de frissons d'anxiété. Je déclare.

- Ca va un peu faire comme avec toi et ma moto mais… on… va sur quel lit ? Tu… Je m'allonge et…

Je me racle la gorge et lui demande comment on va s'y prendre. Vu son profil, je ne me vois vraiment pas mener les choses. Je lève mon visage vers le sien. Ses mains sont sur mes épaules. Mes pupilles vont dans tous les sens mais mes paupières se ferment finalement en le voyant se pencher vers moi. Je me détends en devinant qu'il veut échanger un baiser.
Nous nous embrassons.

Ca y est, toutes entreprises pour me faire penser à autres choses est vaine.

Je déboutonne mon pantalon, défais ma braguette et retire le bas en restant tête levée vers celle de Jûgo. En fait, il la tient mais je serai quand même resté dans cette position qu'il l'ait fait ou non. Je déboutonne son pantalon et commence à défaire sa braguette. Seulement, je suis pris de petits tremblements en sentant une bosse tout à fait reconnaissable. Il bande aussi. Je ne peux pas lui en vouloir, je le remercierai presque. Au moins, je n'ai plus à me demander comment je vais m'y prendre pour lui faire lever son drapeau. Enfin façon de parler. Il s'écarte. Il sent que je suis un peu gêné. Il murmure.

- Je vais le faire.

Il se dénude. Je le regarde faire. Il enlève d'abord le haut. Ça, je connais. Je rougis. Je retire aussi pull et sous-pull. Je suis nu. Je l'étais hier et ne suis pas pudique alors ça ne me gêne pas. Non. Ce qui me met un peu mal à l'aise, là, c'est de le voir se déshabiller complètement devant moi. Hier soir, j'avais vu sa braguette ouverte lorsqu'il était penché sur moi mais… ce n'était pas la même chose. J'étais perdu. J'étais… Je ne pensais qu'à moi et à ce qu'il me faisait ressentir.

J'aimerai retourner à il y a vingt secondes, quand tout était déconnecté dans ma tête.
Ou, encore mieux, à hier soir. Enfin sans pour autant tomber dans les vapes.

Il faut qu'on y arrive.

Jûgo se redresse. Totalement nu. Il est rougissant. Ses mains sont devant son corps. Il me sourit maladroitement. Je fais de même et lui demande.

- T'es vraiment pudique, hein ?

Il hausse une épaule.

- Un peu ?
- On se met sous les draps ?

Il hoche la tête et prend les devants. Je le regarde dos à moi et me mords la lèvre inférieure. Mon corps se tend nettement presque à m'en faire mal et se met à chauffer comme… comme je ne sais quoi en voyant Jûgo, dos à moi, se pencher en avant pour soulever couverture et drap de son lit. Il pose un genou sur le matelas.

Je suis prêt à imploser.

- Capote.
- Hein ?

Il se tourne juste un peu pour me regarder par-dessus son épaule mais je suis parti en direction de la salle de bain. Je l'entends me dire qu'il en a mis dans le tiroir du meuble qu'il a à côté de son lit avec le tube de lubrifiant mais je ne l'écoute pas. Je reviens vite et me positionne juste derrière lui alors qu'il ne s'est pas tourné sur le dos sur son matelas. Je demande.

- Je te prends comme ça ?
- Tu

Je suis déjà en train d'enfiler le préservatif. Jûgo le constate et reste donc à quatre pattes. J'approche mon bassin du sien, prends mon entrejambe, la guide vers lui puis en lui. Je donne un coup de reins un peu sec en fermant les yeux. Je me redresse et contiens un râle en avançant mon bassin dos cambré. Je ne réalise pas que je me cambre même un peu trop. Je n'écoute pas Jûgo mal contenir quelques petites plaintes. Il s'est avancé mais je ne fais vraiment pas attention à lui. Je me retire, et y retourne en prenant le bassin de Jûgo en mains. Jûgo bouge. Moi les yeux toujours fermés, je souris et prononce.

- C'est bon, hein… ?

En réalité, il a tendu un bras pour poser une main contre le mur devant lui. Il demande.

- Dépêche-toi putain !
- … ouahh…

Il trouve ça si bon, lui aussi ? Je continue d'aller lentement juste pour lui faire profiter. Je suis sûr qu'il adore ça et qu'il a peur d'éclater avant moi. Seulement je sais aussi que je ne vais pas tarder, surtout en entendant ses petits gémissements aigus à bout de souffle. Je me penche alors brusquement et m'enfonce jusqu'à la garde en prenant sa taille. Un râle grave en pleine délectation remonte du plus profond de ma gorge. Je réalise un déhanchement, deux, trois en resserrant la taille de Jûgo dont les bras ont glissé sur le lit. Ils se retrouvent autour de son crâne penché en avant juste au-dessous de son oreiller.
Il tremble. Seulement, alors que je profite, je discerne quelque chose qui me fait redescendre d'un et peut-être même plus d'un cran. J'ouvre mes yeux en m'immobilisant.

- Jûgo ?

Mes bras se desserrent. Je me trouve soudain lourd au-dessus de lui.
Il pleure ?

Je perds mes moyens. Je me retire et m'écarte. Je me redresse, me recule sur mes genoux et me penche de côté pour tenter de voir son visage malgré ses biceps et autres muscles de son corps penché dans lequel est caché son visage. Je pose mon pied droit au sol, me lève et fais un pas un interpellant mon… et bien… enfin…

- Jûgo ? Je t'ai fait mal ?

Il se resserre sur lui-même, restant un peu à quatre pattes même si, là, c'est plus être en boule qu'autre chose.

- … Jûgo… !

Je me rapproche et pose ma main sur son dos. Je regarde autour de nous, cherchant quelque chose à faire ou dire.
Je suis si affreux que ça ? Je sais qu'il arrivait à Hinata de me dire que je lui faisais mal ici ou là, mais… quand même… !
Je reconcentre mon regard sur Jûgo. Il se calme tout doucement. Je grimace, fais une petite moue ennuyée, réfléchis puis me décide. Je retire mon préservatif et prends doucement l'épaule droite de Jûgo. Je lui intime de se redresser en faisant mine de la soulever. Il obéit lentement. Il se tourne un peu vers moi. Je me glisse sur le lit. Je passe ma jambe droite devant lui, me glisse sur le matelas face à son propre corps et passe mes bras autour de ses épaules et son cou.

- Excuse-moi si je t'ai fait mal.
- T'es une brute !

Sa voix montre sa gorge serrée. Il est grimaçant et a pleuré. Je m'excuse encore une fois et lui promets de faire mieux la prochaine fois.
J'ai intérêt… ! J'y ai même pas pris mon pied non plus, moi !
… C'est égoïste de penser ça, je sais. C'est affreux mais ça m'a traversé l'esprit.

Nous allons rester un peu maladroitement dans cette position le temps qu'il se calme correctement. Nous sommes bras dans les bras, ma jambe gauche pend au bord du matelas, la droite est le long du mur entre celui-ci et Jûgo qui, lui, est à genoux penché sur moi. Il se redresse finalement en s'excusant mais je lui dis que ce n'est rien et qu'il aurait dû m'arrêter beaucoup plus tôt au lieu de me laisser faire. Il s'assied en tailleur. Je fais de même en restant face à lui et attrape l'oreiller derrière moi pour le lui passer en le voyant mal à l'aise d'être nu comme ça juste devant moi l'appareillage à l'air.
Je me gratte le crâne.

Et maintenant ?

Je me racle la gorge, joue un peu avec mes doigts, et déclare en souriant maladroitement.

- Bon ben je saurai que si t'as du lubrifiant c'est pas que pour ton tiroir !

Il ne dit rien. Il reste tête baissée vers l'oreiller. Je murmure un petit et malhabile « Pardon. ».
Il déclare.

- J'étais pas détendu. Pas du tout, Kankurô.
- Ben, déjà, t'as pas l'air d'aimer être nu, on dirait. J'ai pu constater à quel point ça te dérange. Donc ça doit peut-être pas t'aider.

Il rougit de plus belle en détournant son regard déjà baissé sur le côté. Je souris un peu. C'est méchant, je sais, mais je suis attendri.
Je me lève, écarte mes bras et tourne sur moi-même.

- Regarde. Je suis un homme. Comme toi ! J'ai deux bras, deux jambes, une tête, des cheveux, un nez, une bouche, un torse, des fesses, un sexe, des bourses, des genoux, des pieds, des orteils, deux mains, dix doigts et tout le reste.

Il me regarde du coin des yeux. J'insiste.

- Regarde ! C'est pas honteux ! J'ai un corps ! Comme toi !

Il se resserre sur lui-même et me demande d'arrêter. Je me rapproche d'un pas en me positionnant pour être un peu plus visible à son regard. Je parle un peu plus doucement.

- Regarde-moi, Jûgo.
- C'est stupide.

Je ne bouge pas ni ne dis quoi que ce soit. J'attends et sais qu'il en a conscience.
Il finit par inspirer profondément, tourner son visage et soupirer en me regardant. Seulement, il regarde mon visage et uniquement mon visage. Et le sien montre un air fatigué de devoir être obligé de me regarder. Je souris un peu. Puis je fronce soudain mes sourcils.
Je demande.

- Mais pourtant vu ce que tu m'as fait hier, t'as déjà eu plein de relations, avant, non ? Enfin… T'avais franchement l'air de savoir ce que tu faisais, quand même ! Pardon de soulever la question mais…

Ses joues ont eu un très léger sursaut aux coins de ses lèvres. Il a voulu sourire fièrement mais s'est retenu. Il se racle la gorge et détourne son visage. J'insiste.

- Jûgo ?
- J'ai beaucoup fait ça. Voilà tout.
- Et t'en es fier ?

Il hausse ses épaules.

- En quoi ce devrait être une honte ? Si je veux en être fier, j'ai le droit !

Je reste coi.
Un doute me prend. Je demande.

- T'as jamais été pris ?

Il ne répond pas. Je reviens m'asseoir en restant au bord du lit cette fois. Je le regarde, incrédule devant l'absence de réponse. J'insiste une nouvelle fois.

- T'es vierge ?
- Bien sûr que non. J'ai déjà eu plein de relations sexuelles.
- T'as compris ce que je veux dire.

Il soupire.

- Si. J'ai déjà…

Il fait quelques mouvements vagues de mains et continue.

- Mais comme avec toi, j'ai jamais réussi à me détendre.

Je le regarde d'abord sans rien dire. Je vois les muscles de ses bras et ses épaules se crisper de temps en temps. Il est énervé ? Je jette un coup d'œil et vois que ceux de ses jambes font pareils.

Je me décide.

A suivre !
Nanarusasu.

Dans le prochain chapitre :
« Jiraya continue.

- Bref, on l'a connu comme ça. Par mon petit-fils. »

Je ne dis pas non à vos reviews, s'il vous plaît. n.n'... D'avance merci. Et à dans quinze jours si tout va bien !