Auteur : Nanarusasu.
- Couples (rapportés ou non, dans un sens comme dans l'autre, ou relation sans lendemain) : SasukeSuigetsu, DensetsuMikoto, KankûroKiba, ShikamaruNeji, ShikakuAsuma, AsumaItachi, ChoujiTenten, AsumaKakashi, JirayaTsunade, GaaraNaruto, ShikakuYoshino,
- Genre : Schoolfic, UA, OOC, romance, angst, yaoi, hétéro,
- Disclamair : Les persos ne m'appartiennent pas ! Excepté Densetsu.
#pensées persos ou textos#
Rendez-vous à la bibliothèque. 17.
- C'est la première fois que je vois Shikamaru dans cet état depuis longtemps...
Shikaku retint un soupir. Il avait parfaitement deviné que Shikamaru était mal parce que Neji l'était lui aussi pour quelque chose en rapport à leur relation. Mais il n'avait rien dit ni demandé. Il attendait que son fils le lui en fasse part de lui-même. Et, de toutes façons, il savait aussi que Shikamaru devait en avoir conscience. Shikaku et Yoshino se trouvaient couchés dans leur chambre. Ils avaient laissé à Shikamaru la nuit pour réfléchir à la situation, choisir à qui il raconterait sa soirée s'il ne voulait la narrer qu'à une seule personne entre ses deux parents. L'adolescent était parti se coucher, épuisé en tout point.
Seulement, épuisé, oui, Shikamaru l'était ! Mais il n'arrivait pas à dormir. Ni à fermer l'oeil, ni à trouver le sommeil. Il se passait et repassait sans cesse sa fin de soirée avec Neji chez lui. La façon que son meilleur et petit ami avait eue de lui dire ce qu'il allait devoir faire lorsqu'il voudrait passer aux choses sérieuses. A son regard lorsqu'il lui avait confirmé qu'il devrait le forcer. Son "Ca va sûrement devoir ressembler à ça." qu'il lui avait dit. Et puis tout ce qui avait suivi. Les hurlements qu'il lui avait lancés, sa façon de se lever, de lui crier après, la réponse donnée un peu dans le vide à Hizashi venu voir si tout allait bien. Et puis son regard brouillé par les larmes sur le chemin jusque chez lui. Tout s'était passé si vite et, pourtant, tout lui semblait à présent si long à y repenser encore et encore. Il se jouait et rejouait la scène sans fin en cherchant comment il aurait pu réussir à ce que tout se passe mieux. A se demander comment il allait devoir se comporter au lycée lundi quand il le reverrait. Ou peut-être même dans la journée à venir si lui ou même Neji se déplaçait. Comment pourrait-il calmer le jeu, comment faire comprendre à Neji que jamais il ne le forcerait ni ne lui ferait quelque chose qui le rendrait mal quand bien même il le lui demanderait.
Il soupira la gorge serrée en se tournant dans son lit tout en remontant sa couette sur son oreille droite. Il tendit le bras pour l'en sortir et chercher à tâtons sur sa table de chevet pour attraper son téléphone portable qu'il ramena à lui. L'écran s'alluma pour en montrer le menu, la liste des contacts, les messages affiliés, le prénom de Neji. Un instant de flottement s'écoula. Est-ce qu'il devait lui envoyer quelques mots ? Oui, mais quoi ? Que pourrait-il bien dire pour s'excuser sans pour autant rendre les armes ? Comment réussir à faire comprendre à Neji qu'il ne lui ferait jamais le moindre mal ? Qu'il préférait encore souffrir que le faire souffrir ? Et comment faire en sorte que Neji le croie ? Comment en être sûr ?
Il le savait, il n'arriverait pas à dormir tant que quelque chose n'aurait pas été fait. Il ferma ses paupières, se leva et sortit de sa chambre pour se rendre à l'entrée de celle de ses parents. La porte fermée, Shikamaru leva lentement son avant-bras droit avant de l'immobiliser et de soupirer doucement en se penchant. Sa main droite fermée en poing se posa sur le bois de la porte puis son front y vint aussi. Il resserra ses machoîres l'une contre l'autre en fermant ses paupières. Il glissa sa main droite jusqu'à la poignée de porte et ouvrit doucement. De l'autre côté, ses deux parents dormaient maintenant paisiblement. Shikamaru s'approcha du lit, le contourna et tendit son bras pour poser sa main sur l'épaule de son père. Lequel sursauta doucement avant de ralentir ses mouvements en voyant son fils debout à côté du lit où Yoshino bougeait lascivement en poussant une petite plainte endormie. Shikamaru ne dit rien, regarda juste son père qui comprit qu'il voulait lui parler. Shikaku hocha la tête et se leva doucement.
Quelques instants, et père et fils se retrouvaient dans la cuisine. Shikaku se faisait chauffer un café tout en laissant un peu de temps à Shikamaru pour se lancer. Il lui jeta un coup d'oeil en attrapant son mug. Il se sentit mal de voir son fils dans cet état et ne sut patienter plus.
- Tu comptes lâcher un mot ?
Shikamaru ferma un bref instant ses paupières en gigotant de façon mal à l'aise sur la chaise où il se trouvait. Shikaku déglutit et voulut s'excuser mais ne put s'y résoudre. Il le savait, s'énerver ne mènerait à rien. Cependant, il en avait aussi parfaitement conscience, il ne pourrait pas rester calme encore très longtemps devant son fils perdu. Et ce quand bien même il le soit selon lui bien moins que Neji. Shikaku inspira doucement par le nez et prononça à nouveau quelques mots en parvenant à reprendre un peu son calme au moins en apparence.
- Qu'est-ce qui se passe, Shikamaru. Raconte-moi pourquoi tu es rentré comme ça dans cet état. S'il te plaît. Ta mère et moi nous inquiétons.
- Papa.
Shikaku s'immobilisa un bref instant et se tourna un peu plus vers Shikamaru que vers la casserole où commençait à se faire entendre le café. L'adolescent continua.
- J'ai promis à Neji de ne rien dire à propos de ce que tu as remarqué. Je sais pourquoi, moi.
Shikaku ne l'interrompit pas mais compris que le "ce que tu as remarqué" était ce dont ils avaient tous les deux parlé. L'aversion de Neji à être touché. Shikamaru grimaça. Ses lèvres se resserrèrent l'une contre l'autre et son menton se mit à trembler. Il sentit la main de son père se poser sur son épaule gauche puis descendre un peu dans son dos avant d'y remonter. Shikaku prit la parole.
- Dis-toi que j'ai deviné, Shika'. Si on se pose la question et qu'on l'observe un peu, on devine. Ne t'inquiète pas.
Shikamaru craqua alors soudain.
- IL VEUT QU'JE L'VIOLE !
Dans le couloir, juste à côté, Yoshino s'immobilisa en entendant Shikamaru crier ces mots et pleurer pour de bon. Elle qui était venue voir où se trouvait son mari, elle comprit que Shikamaru était venu chercher ce dernier et qu'il se confiait à lui. Elle sentit son coeur et sa gorge se serrer tandis que son ventre se nouait. Elle pencha légèrement sa tête sur le côté juste à l'entrée de la cuisine et y jeta un coup d'oeil. Shikamaru était assis et acoudé à la table au centre de la pièce, la tête entre ses mains et Shikaku à côté de lui à passer et repasser sa main droite dans le dos de leur fils. Elle baissa les yeux et fit demi-tour sans bruit ; préférant les laisser seuls.
Un sanglot, deux, une toux mêlée d'un troisième étranglé, puis Shikamaru reprit la parole d'une voix serrée et mal.
- Ce con croit que je ferai mieux de le forcer que d... Il !
Shikaku inspira doucement par le nez en se redressant et en regardant au loin alors que son fils pleurait juste à côté de lui. Il cherchait quoi lui répondre et comment le calmer. Quoi dire pour trouver une solution. Il entendit Shikamaru étrangler un "papa" plaintif visage plongé dans ses mains essuyant ses larmes au fur et à mesure qu'elles coulaient sur ses joues. Une moue ennuyée se dessina sur le visage de l'homme qui se pencha vers son fils en prenant la parole.
- Neji. Tu es le seul qui sait pourquoi il n'aime pas être touché ? S... Son père, il le sait ? Il lui en a parlé, à lui ?
Shikamaru réalisa un mouvement négatif de tête alors qu'il prononçait quelques mots toujours aussi étranglés.
- Y'a personne d'autre... Je suis le premier à qui il le dit.
- Il t'en a raconté beaucoup ?
- P'pa, il me fait confiance. S'il te plaît, je...
Shikamaru soupira. Il s'était un peu calmé et terminait d'essuyer ses joues même s'il sentait encore quelques larmes vouloir y couler. Shikaku acceptait de son côté de ne pas en parler plus précisément et le lui faisait savoir avant de continuer encore un peu.
- Seulement, ... je ne vais pas pouvoir t'aider si de ton côté tu ne veux pas en parler.
- Y'a rien à dire, papa. Il croit qu'en me laissant le violer, tout ira bien. Ce crétin pense que je vais prendre mon pied à le forcer !
Un silence s'empara un bref instant de la pièce. Shikamaru reniflait tandis que Shikaku inspirait profondément avant de soupirer. Il proposa alors.
- Et si j'en parlais à son père, de mon côté ? Je peux très bien aborder le sujet de votre relation qui avance, qui se développe, et toucher comme ça l'air de rien deux trois mots à propos de cette aversion d'être touché de Neji à Hizashi ! Non ? Ca le pousserait peut-être à en parler avec Neji de son côté !?
- Hizashi n'est pas si à l'aise en impro' que toi, papa. Il ne saura pas lui en parler l'air de rien sans être grillé à trois cents milles lieux qu'il vient de la part de quelqu'un. Et même si ce sera passé par toi, Neji devinera que c'est à cause de moi.
Shikaku laissa son café de côté et approcha une chaise de celle de Shikamaru pour s'asseoir à côté de lui. Il s'installa, prit une nouvelle profonde inspiration et demanda.
- Alors que veux-tu faire ? Me parler t'a peut-être déchargé un peu mais tu vas sûrement continuer à réfléchir, imaginer toutes les solutions possibles, te poser des questions comme "Comment je fais pour lui parler quand on se revoit ?", "Est-ce que je lui demande pardon ?", "Est-ce que..."
Il soupira. Shikamaru lui jeta un coup d'oeil et le regarda un peu plus clairement avant de prendre la parole.
- Je lui ai crié dessus quand il m'a dit que j'allais devoir faire ça. Son père nous a entendus, nous a demandé si tout allait bien et je suis parti en disant pour Neji que non, que rien n'allait.
Il baissa la tête en retenant un soupir étranglé. Il grimaça, passa la paume de sa main droite sur son visage et ne sut retenir un nouveau sanglot.
- Qu'est-ce que j'ai foutu !?
- Tu as fais ce qu'il fallait, Shika'. Et Neji devrait le comprendre.
Shikamaru redressa son visage en écartant ses mains devant lui tout en rétorquant.
- Oui mais et s'il ne comprend pas !? S'il se dit que c'est moi qui ne veut rien comprendre ?! Je pourrai jamais faire ça ! Il s'est à peu près laissé faire et a même fini par participer quand on s'est embrassé mais il a suffit que je veuille remonter un peu mes mains sur ses bras pour qu'il se crispe et s'écarte ! C... Comment je fais, moi ? Je veux bien croire à ton "Tente et constate." mais j'ai pas envie qu'il se force non plus en se disant que si je tente sans cesse c'est parce que je veux qu'il se laisse faire ! Même s'il se dit que ce serait mieux, je ne veux pas qu'il se sente forcé !
Shikaku observa son fils en silence l'espace d'un instant avant de déclarer.
- Alors ne fais rien et attends qu'il le fasse lui-même.
- Mais il ne fera jamais rien si moi je ne fais rien !
- Ca, Shikamaru, tu ne peux pas le savoir.
Shikaku se pencha un peu vers son fils en ajoutant quelques mots.
- Et puis si tu ne veux pas le forcer, alors c'est que tu ne dois rien faire, non ?
Un blanc s'ensuivit. Shikamaru s'accouda d'un bras à la table en prenant son front d'une main. Il émit juste un très vague et léger son affirmatif sans rien dire. A sa mémoire revinrent les baisers partagés avec Neji durant la soirée. Ses lèvres se resserrèrent l'une contre l'autre. Sa gorge se serra et son ventre se noua. Il sentit comme des picotements dans ses mains alors qu'il repensait à celles-ci remontant les bras de son petit-ami juste avant que ce dernier se crispe et s'écarte. Son poing gauche se ferma et se crispa bien fermé un bref instant.
Ne pas le forcer, oui, ... mais... combien de temps tiendrait-il, lui, de son côté ? C'était bien gentil et il souhaitait que Neji ne se sente pas oppressé par leur relation naissante, par ce lien entre eux se développant ainsi, mais rien qu'à repenser à ces baisers, courts certes mais délicieux, à ce semblant de caresses, ... Et même chez son ami dans son lit ce soir-là ! Son index droit sursauta alors qu'il sentait encore la peau de Neji glisser dessous losqu'il l'avait caressé pour lui demander comment il se sentait juste avec ce geste. Neji lui avait fait comprendre qu'il appréhendait rien qu'avec ça. Shikamaru se posa la question. Tiendrait-il lui-même longtemps à se freiner pour le bien de son petit-ami ? Il le voulait ! Espérait ! Mais à enfin pouvoir partager plus qu'une amitié aussi forte soit-elle, …
Il en voulait plus.
Il en voudrait forcément plus.
- Shika ?
Shikamaru clôt ses paupières, prit une profonde mais silencieuse inspiration et redressa son visage avant de rouvrir ses yeux en les dirigeant vers son père. Sa voix se fit calme et sérieuse.
- Ca va aller, papa. Ca va aller, je vais m'y faire. J'appelerai Neji dans la journée ou j'irai le voir. Je vais lui parler.
Shikaku observa son fils sans rien dire. Shikamaru se leva et sortit de la pièce pour se rendre dans sa chambre. Il se laissa tomber sur son lit, yeux ouverts dirigés dans le vide, et ne bougea plus.
Non, il avait eu raison. Rien n'allait.
Tôt le lendemain matin, et même bien assez tôt pour un dimanche, Naruto se leva. Conscient que sa grand-mère partirait dans la soirée, le jeune homme voulait profiter de sa présence. Il se rendit rapidement dans la cuisine, prit un plateau-repas et frappa moins de dix minutes plus tard à la porte de la chambre d'Itachi qu'occupait Tsunade.
- Baba ? J'entre !
Il ouvrit lentement la porte et sourit à sa grand-mère qui faisait de même en se réveillant lentement.
- Naruto ? Tu m'as fait un plateau petit-déjeuner ?
Naruto entra en confirmant avant d'ajouter que son propre repas accompagnait. Il longea le lit et s'y assit à la droite de Tsunade en posant le plateau entre eux.
- T'as bien dormi ?
- Oui. J'ai eu l'impression de me retrouver toute jeune femme, avec cette décoration !
Naruto s'amusa des mots de sa grand-mère en prenant une tartine de pain pour la lui faire.
Dans une autre coin de la maison, Itachi était lui aussi réveillé et fixait le plafond de la chambre de son frère qui, lui, dormait encore. Il pensait à sa futur belle-famille. La grand-mère semblant assez fermée, le fils pas encore tout à fait terminé, et le père. Densetsu. Il se demandait un peu à quoi allait ressembler le grand-père, le témoin de Densetsu. Peut-être voudrait-il préparer quelque chose avec lui. Itachi était le témoin de sa maman et aurait aimé trouver quelque chose, en tant que tel, pour marquer l'évènement. Il jeta un coup d'oeil en direction du lit de son petit frère, prit une profonde inspiration comme pour se donner du courage pour la journée, et se leva en silence. Il haussa un sourcil une fois dans le couloir en sentant comme une odeur de café et sourit en se disant qu'il n'aurait apparemment pas à attendre beaucoup pour en boire un.
Quelques pas, et il salua son futur beau-père.
- Bonjour Densetsu.
Densetsu sursauta légèrement en se retournant et sourit en voyant Itachi s'approcher et se servir un mug de café.
- Bonjour. Tu as réussi à dormir tranquillement ?
- Oui, merci. Je suis habitué à dormir dans la même pièce que Sasuke.
Densetsu acquiesça sans rien ajouter. Il pensait à ce qu'il avait appris l'avant-veille et se disait que, peut-être, Itachi appréhendait la suite maintenant qu'une nouvelle personne était au courant. Mais il n'en dit rien. Itachi reprit la parole de son côté, engageant un nouveau sujet.
- Vous savez si votre père organise quelque chose ou... je ne sais pas, un discours, pour le mariage ? Comme il est votre témoin, ... on a quelque chose à faire de particulier ou... ?
Itachi grimaça très légèrement comme pour montrer qu'il était un peu perdu par la chose. Densetsu répondit par la négative mais rajouta quelques mots.
- Par contre, si tu veux faire quelque chose de spécial pour ta maman, j'ai une idée qui lui plairait assez.
Itachi s'étonna.
- Ah oui ? Qu'est-ce que c'est ?
Un léger sourire mal à l'aise se dessina sur le visage de Densetsu qui amorça sa réponse.
- Je... te préviens ! Ca ne va pas être de tout repos à préparer.
- Dites-moi !
Densetsu se racla la gorge, inspira profondément en resserrant son mug de café dans ses mains contre son torse, et prononça deux mots.
- Une danse.
Les sourcils d'Itachi se haussèrent.
- Pardon ?
Densetsu sourit, gêné.
- M'apprendre à danser. Que je la fasse valser à la petite soirée qu'il y aura après la cérémonie et le repas.
Itachi cligna des paupières en ayant une mouvement de recul de la tête. Il n'y croyait tout simplement pas.
- Vous avez réussi à la séduire sans savoir danser ?!
Densetsu sourit en coin de façon amusée, émit un petit rire et haussa une épaule alors que sa tête acquiesçait vaguement. Itachi émit comme une exclamation épatée et incrédule sans quitter l'homme du regard. Il s'assit, toujours sans quitter Densetsu des yeux et bouche légèrement ouverte. Densetsu prit la parole.
- Je crois même que je l'ai plus amusée qu'autre chose à ne pas savoir et à tenter en vain. J'aimerai assez la surprendre pour notre mariage.
Un blanc s'ensuivit. Itachi médusé, et Densetsu à ne pas trop savoir ce qu'il devait comprendre par ce visage choqué qu'avait Itachi qui ne le quittait plus des yeux et dont la bouche ne voulait apparemment pas se refermer. Il insista donc encore un peu.
- Tu es à ton université durant la semaine et le mariage approche à grand pas, alors... Je ne sais pas trop si on pourrait y arriver, si tu veux bien. J'ai vraiment l'air d'un orang-outang enivré à l'eau de vie, quand j'essaie.
Itachi réagit enfin en s'esclaffant devant l'image. Il prit une profonde inspiration en regardant autour d'eux, et haussa ses épaules.
- Et bien... Oui ! Pourquoi pas ! Je sais parfaitement danser alors... je pourrais toujours essayer de vous apprendre quelques petits trucs ! C'est sûr que ça lui ferait plaisir.
- Je lui dirai que c'est toi qui m'auras appris.
Itachi sourit en levant un index.
- Seulement si on y arrive !
Densetsu s'en amusa et hocha la tête. Il se racla ensuite la gorge en s'installant pour petit-déjeuner avec Itachi et reprit.
- Ce week-end, ça ne va pas être possible, avec ma mère.
- Ca ne nous laisse que trois week-ends.
- Hm.
Densetsu se mordilla la lèvre inférieure. Itachi proposa.
- Je pourrai rentrer durant la semaine, sinon. L'université n'est pas si loin.
- Tu ferais le chemin ? Ca va te fatiguer, non ? Tu as tes cours, je vais déjà te prendre assez de temps comme ça.
- Oui mais... Avec seulement trois week-ends, si ce que vous dites quant à vos talents de danseur est vrai, ça ne sera pas suffisant.
- Euh Itachi, ...
Densetsu grimaça. Itachi s'étonna.
- Hein ?
La grimace de l'aîné s'accentua un léger instant avant qu'il ne donne une explication à celle-ci.
- Est-ce que tu pourrais me tutoyer, s'il te plaît. Je sais que tu ne me connais que depuis avant-hier, mais vu ma position dans ta famille maintenant, je…
- Oh. Oui. Euh je...
Itachi sourit, un peu gêné.
- Je vais essayer.
Densetsu pencha sa tête en avant en haussant ses sourcils, en attente. Itachi devinant, il se redressa un peu en se raclant la gorge et tenta une phrase.
- Il faudra plus que trois week-ends pour t'apprendre à danser un minimum. Enfin assez pour bluffer maman.
Densetsu sourit et hocha volontairement la tête, satisfait par le pronom personnel employé. Il attendait maintenant de voir si Itachi allait continuer sans qu'il ait à le reprendre. Il demanda, revenant au sujet principal.
- Sinon, moi, je pourrai faire le chemin. Je pourrai dire à ta maman que j'ai besoin d'aller ici ou là pour le travail, rencontrer je ne sais quel auteur. Ca me laisserait un peu de temps en plus de mes horaires habituels et je pourrai venir jusqu'à ta cité universitaire.
- Y'a pas vraiment de place, là-bas.
- On trouvera ! Tu me donneras tes horaires et on verra quand je pourrai venir. Je préfère cette façon de faire. Je vais déjà te prendre assez de temps comme ça alors autant que tu n'aies pas les trajets en plus.
- D'accord. Si tu veux.
Le marché fut donc conclu. Et au bon moment puisque Mikoto allait apparaître à l'entrée de la pièce moins de cinq minutes plus tard.
Ailleurs, chez lui et dans sa chambre, Chouji rêvait éveillé à sa soirée de la veille. Tenten lui avait pris la main puis le bras. Elle s'était, en quelque sorte, blottie contre lui. Yeux grands ouverts dirigés vers le plafond à regarder dans le vide, Chouji n'en revenait pas. Jamais il n'aurait pu croire possible une chose pareille. Il avait hâte de tout raconter à Shikamaru qui avait dû voir mais se retenait tant bien que mal d'envoyer le moindre texto pour ne pas déranger son meilleur ami qu'il pensait dans les bras de Neji. Il se demandait un peu ce qui s'était passé de leur côté mais ses pensées étaient toutes bien plus dirigées vers Tenten. Il avait une chance, alors ? Vraiment ? Malgré ce qu'il se disait tous les matins en se voyant dans le miroir, il avait réellement une chance ? Tenten avait du caractère, était l'une des plus jolies et des plus convoitées parmi les filles de leur lycée, et... Il aurait une chance ? Elle l'avait même défendu et complimenté sur sa tenue. Le fast-food s'était passé tranquillement tout comme le cinéma qui avait suivi. Quelqu'un d'habitué n'aurait pas lieu de se faire film sur film et d'être déjà au comble du bonheur mais Chouji n'était pas quelqu'un d'habitué. Et il n'osait en réalité pas être à ce comble du bonheur qu'il retenait du mieux qu'il pouvait. Il n'osait vraiment pas y croire. Tenten se moquait-elle ? Allait-elle l'ignorer ou le ridiculiser le lendemain matin à leur lycée ? Il ne la pensait pas comme ça mais c'était tellement beau et inattendu.
Peut-être pourrait-il demander à Hinata si elles avaient parlé de lui entre elles après le cinéma ? Tenten avait normalement passé la nuit chez son amie. Elle y était même sûrement encore. Chouji sentit son estomac se nouer. Comment tout allait bien pouvoir se passer ? Il pourrait lui faire la bise le lendemain en arrivant au lycée ? Il en aurait l'audace ? Tenten le laisserait-elle faire devant tous les autres lycéens ? Il déglutit en remontant la couette sur le bas de son visage.
Peut-être ferait-il mieux de lui demander via texto durant la journée. Qu'il ne la gêne pas à trop s'approcher d'elle en présence d'autrui. Shikamaru, Hinata, Neji, ... C'était autre chose puisqu'ils étaient leurs amis.
Il prit son courage à deux mains avant son téléphone portable et y écrit un message pour Tenten.
# J'ai passé une super soirée, hier. Ce sera à refaire !
Ca suffisait ? Pour le moment ? Il en demanderait plus sur la suite et le lycée un peu plus tard dans la journée ou alors peut-être en soirée ? Demain matin juste avant d'arriver ? Ou alors il ne demanderait rien et verrait lui-même ? S'il demandait alors que Tenten ne s'imaginait rien et s'était juste laissée aller sans s'en rendre compte, elle se braquerait peut-être un peu. Ou même qu'elle le repousserait net et... Et les choses seraient alors claires mais lui ne pourrait plus se faire de films si agréables sur une petite probabilité menant à une vision flou d'un couple entre elle et lui.
Il soupira en envoyant son premier message. Il regarda l'écran de son téléphone en se demandant combien de temps il devait attendre une réponse. Voir même s'il devait attendre une réponse.
Elle lui répondrait ? Lui dirait qu'elle aussi ? Qu'elle voudrait aussi ? Cette idée de bien s'habiller pour leur prochaine sortie se ferait vraiment ?
Soudain, il manqua un sursaut en sentant son portable vibrer dans sa main gauche. Il s'assit d'un bond dans son lit et ouvrit grand ses yeux en voulant voir ce que Tenten lui avait répondu.
# Shika t'a parlé ?
- Hein ?
Il fronça ses sourcils sans comprendre. Son coeur se calma alors qu'il voyait que le message n'était pas de Tenten mais de Neji.
Il répondit par une question.
# Il est pas avec toi ?
Il haussa un sourcil tandis que l'autre restait froncé. Comment ça Shika lui avait parlé ? Il y avait quelque chose à dire ? Si leur reste de soirée et nuit s'était bien passée, Neji n'aurait pas demandé ça, non ? Ou alors si parce que si ça n'était pas déjà fait, il le ferait lui-même ? Chouji ne l'imagina pas lui parler lui-même de ce qui aurait pu se passer. Tout commençait à s'emmêler dans sa tête lorsque la réponse vint.
Mais, comme juste avant, contrairement à ce qu'il pensait, ce n'était pas celle qu'il attendait sur le moment.
A suivre !
Nanarusasu.
Dans le prochain chapitre :
Il n'y en a pas ! J'ai quelques lignes sur la suite mais pas énormément. Je suis lancée, espérons que cela continue !
Et voilà pour le chapitre 17 ! J'espère qu'il vous a plu. Beaucoup d'entre vous m'ont parlé de Shikamaru et Neji (bon en même temps c'était un peu eux qui prenaient pas mal de place dans le précédent chapitre). Vous en pensez quoi, maintenant ? Et pour ceux qui connaissent Amour caché n'est pas vécu, vous croyez que je vais me laisser avoir par mon petit couple fétiche d'alors, ou pas, vous ? Huhu ! A très vite sur vos reviews ! n.n Et encore merci d'en poster.
- Densetsu : #regarde Itachi sourcil droit haussé# Tu comptes m'apprendre à danser ?
- Itachi : Il semblerait.
#s'échangent tous les deux un regard et sourient bêtement en s'imaginant dans les bras l'un de l'autre#
- Nana : Oui et tu vas te marier avec sa maman, Densetsu.
- Densetsu : #descend de son nuage et se racle la gorge en regardant ailleurs que dans la direction d'Itachi# Oui. Oui, je sais.
