Holy Shit ! Je ne m'attendais pas à autant de commentaires positifs suite à la première partie de Hogwarts reads H&W. Merci à toutes et à tous et voici la suite !
Book Pairing : Wayne Hopkins/Harry – OMC Travers/Marcus Flint
'Real' Pairing : Wayne Hopkins/Harry
Polymorous relationship : Slytherin Team/Sub!Harry/Versatile!Wayne
Part-Incubus!Harry
Mots : ~ 17,300
Hogwarts reads H&W à Serpentard
_ Chapitre 02, partie I, annonça la voix.
Le regard de Harry s'illumina et il remua sur le banc avant de s'appuyer à nouveau contre Wayne, ignorant le regard furibond que Hermione lui jeta lorsqu'elle le vit ainsi assis.
Les vacances d'Été avaient été un délice. Harry et Wayne avaient passé la majorité de leur temps libre au Manoir Potter ( ''Potter-Hopkins !'' ), que ce soit à l'intérieur des murs ou à l'extérieur, parmi les hectares de terrain que possédait la lignée Potter. Les champs étaient beaux et on ne parlait même pas de la forêt qui encerclait le domaine. Elle était magnifique et luxuriante. Des plantes dont ils ne connaissaient même pas l'origine poussaient çà et là.
Le regard de Neville brilla et il croisa celui de Harry. Celui-ci lui sourit et lui offrit un clin d'oeil. Neville savait ce que cela signifiait. Même si peu le savaient, Harry et Neville étaient assez proches. Plus que Ron et Hermione ne pouvaient le croire. Harry avait aussi promis d'inviter Neville dès qu'il aurait accès au Manoir ancestral des Potter, chose dont le petit brun avait appris l'existence tout à fait par hasard au détour d'une conversation, en troisième année.
Et il y avait des animaux. Des gentils animaux. Harry était même parvenu à devenir ami avec un loup-garou squatteur.
Adrian s'étrangla avec sa salive en entendant cela. Est-ce qu'il... est-ce qu'il avait bien entendu ?
Harry se trémoussa sur place. Il avait toujours voulu être ami avec des créatures ! C'était fantastique !
Wayne passa un bras autour de la taille du petit brun pour stopper ses mouvements. Après tout, Harry se frottait inconsciemment contre lui et – et Wayne était... et bien, Wayne était un adolescent. Un adolescent qui n'était pas insensible ( loin de là ) aux charmes de Harry.
Wayne avait désapprouvé au début, mais au bout de la troisième fois où le loup était revenu blessé ( probablement par des chasseurs ou des sorciers /ou les deux/ ), l'albinos de douze ans avait laissé tomber le sujet et avait été chercher des serviettes humides pour aider à soigner l'homme-loup.
Wayne soupira. Était-ce seulement lui ou il avait bien l'impression qu'ils allaient accueillir tous les chiots errants du pays ?
Il se trouva que le loup était un jeune homme d'une vingtaine d'année, Jeremy Smoke, un oméga de toute évidence. Le jeune homme avait, tout comme eux, une histoire sombre derrière lui; il avait été mordu quelques mois plus tôt et gérait assez mal ses transformations.
Miles grimaça. Il savait, bien sûr, que la transformations étaient toujours horriblement douloureuses pour les loup-garous. Comment ne pas savoir ? Son oncle en était un. Chaque pleine lune était un enfer pour lui. Alors, bien sûr, Miles ne pouvait pas ignorer cela.
Ça n'était pas qu'il ne s'acceptait pas en tant que loup - il était après tout un moldu qui avait toujours rêvé d'un monde magique_, c'était juste qu'il avait peur de perdre le contrôle et avec son beau-père alcoolique. . .
Tout le monde était déjà si captivé qu'ils ne formulèrent – pour la plupart, aucune remarque en entendant que Jeremy avait autrefois été un moldu. Après tout, il était à présent une créature magique et faisait donc parti du monde magique !
Jeremy avait tué son beau-père dans un accès de rage lorsqu'il s'était accidentellement transformé à deux jours de la pleine lune. Depuis, il avait fui. Il doutait qu'on le recherchait – après tout, sa mère et lui n'avaient même pas de papiers officiels. Pour le gouvernement, ils étaient juste des clandestins à traquer et à virer.
Beaucoup de nés-moldus plissèrent les yeux en entendant cela tandis que certains sang-purs prenaient un air révolté. On pouvait vous virer juste comme cela ?
Sa mère avait probablement fui les lieux lorsqu'elle avait découvert son amant. Honnêtement, Jeremy doutait qu'elle ait parlé de lui à la police si jamais elle était tombée sur eux ( ce dont il doutait franchement puisque personne ne savait que son 'beau-père' voyait quelqu'un ). Elle n'en avait pas grand-chose à faire de son fils, mais il doutait qu'elle le vende ainsi.
Harry fronça les sourcils. Il pouvait dire déjà, que Jeremy n'avait pas dû avoir une enfance heureuse. Il se fit une note mentale pour trouver si ce Jeremy existait aussi dans leur monde et s'il était aussi un loup-garou. Si c'était le cas, il devait le trouver !
Les quelques premières semaines étaient passées ainsi. Jeremy était toujours bien accueilli bien que Wayne se soit montré un peu grincheux les premières fois et les deux Serpentards jouissaient tout autant que le loup-garou des puppy piles.
« Puppy piles ? » chuchota Neville Longbottom, effaré.
Harry cligna des yeux. Oooh ~ il avait l'impression qu'il allait beaucoup aimer ça !
Valko, un étudiant de Durmstrang, ronronna avec satisfaction en entendant ce terme. C'était les meilleures doses de câlins qu'on puisse réclamer !
C'était une chose que Jeremy avait tendance à faire à l'approche de la pleine lune et les deux bébés serpents s'étaient rapidement rendus compte qu'ils aimaient cela. Ils aimaient se blottir entre eux et.. et bien.. plus il y avait de monde, mieux c'était.
Harry vira coquelicot tandis que les filles gloussaient. C'était si embarrassant. Zut, parfois, il voudrait vraiment posséder l'attitude apathique de son alter-ego. Lui ne semblait être gêné par rien.
Harry se sentait incroyablement bien lorsqu'il était lové entre Wayne et Jeremy. C'était chaud. Et confortable. Il n'avait jamais ressenti cela. Bien sûr, il s'était déjà blotti contre les adolescents dans le Squat de Londres, mais c'était pour éviter de mourir de froid l'hiver ou la nuit. C'était plus par nécessité et il n'avait pas ressenti cette étreinte comme... quelque chose de si chaleureux qu'à présent.
Un sourire satisfait étira les lèvres de Wayne quand il vit que les oreilles de Harry étaient rouge pivoine.
Autour d'eux, les jeunes sorciers grommelaient. Eux en étaient encore au passage sur le squat et la vie des gamins des rues.
Et c'était étrange et bizarre parce que Harry n'avait jamais ressenti de sentiments de ce genre à part quand cela concernait Wayne et.. et bien cela concernait en parti Wayne mais pas que. Après les trois premières semaines, Harry et Wayne s'étaient finalement mis d'accord sur le fait qu'ils devaient entrer en contact avec un alpha.
Silex, vêtu de son uniforme de langue-de-plomb pour camoufler son identité-, hocha la tête avec approbation. C'était étrange d'entendre deux gamins de douze ans agir avec autant de maturité ( au moment présent en tout cas ).
Ils pouvaient s'occuper d'un loup-garou malgré leur jeune âge, là n'était pas le problème. Le problème était que Jeremy était un oméga et qu'un oméga survivait rarement sans une meute.
« Trop adorable, chuchota Lisa Turpin, à son amie Padma. Tu as vu comme ils sont déjà si protecteurs ? »
Padma leva les yeux au ciel, mais acquiesça malgré elle.
C'était la vérité après tout.
Et puisque les deux jeunes Serpentards se 'préoccupaient' ( c'était le mot qu'avait dit Jeremy bien que cela paraisse infiniment étrange selon Harry )
Plusieurs filles piaillèrent, gloussèrent et lui jetèrent un coup d'oeil avant de se remettre à glousser.
Harry cligna des yeux. Huh, il avait toujours su que les filles étaient flippantes.
de l'oméga, ils devaient faire en sorte qu'il atterrisse dans une bonne meute et pas une meute qui le traiterait.. terriblement mal.
Yep, pas nouveau tout ça. Entre les meutes qui traitaient mal leurs omégas et les chasseurs de loups-garous...
Ces pauvres oméga n'avaient pas un moment pour eux.
Harry avait lu sur les meutes de loup-garous. Il savait que certaines meutes traitaient... vraiment mal les oméga. Principalement parce que les oméga étaient soumis et donc capables de porter des chiots. Harry n'avait pas grand soin pour les humains, bien qu'il en soit un lui-même, mais il aimait les créatures et les animaux. Alors il était de son devoir de faire en sorte que leur loup-garou soit en sécurité.
« Possessifs à ce que je vois. » murmura Cassius Warrington, pensif.
Il jeta un coup d'oeil à Potter et Hopkins et sentit ses lèvres s'arquer dans une mimique amusée. Il était certain que Hopkins ( que ce soit celui assis avec ses camarades Poufsouffles ou son alter-ego ) allait se montrer très possessif envers quiconque regarderait Potter d'un peu trop près.
C'est pourquoi quelques jours après avoir pris leur décision, ils étaient entrés en contact avec un alpha très respecté dans l'Underground, terme utilisé pour faire référence au monde exclusivement inhumain. Pas même deux jours plus tard, l'Alpha de la meute locale, Fenrir Greyback,
Lucian en lâcha son verre sous la surprise et le choc. Il jeta un coup aux deux concernés et avisa leur air intéressé. Oh Merlin. Ils seraient sa mort.
« Vos alter-ego sont dingues. Et vous êtes tout aussi dingue pour prévoir ce que vous êtes en train de prévoir. » dit-il au Poufsouffle et au Gryffondor.
Il reçut des regards interrogateurs des trois quart de la salle mais Potter se contenta d'un sourire innocent ( zut quoi, impossible de lutter ) et Hopkins lui offrit un sourire malicieux. Oh oh.
prenait en charge Jeremy – après un long regard curieux à Harry_, et tous partaient après que Jeremy eut promis d'écrire aux deux Slytherins.
Parvati gloussa; le Duo était si protecteur. C'était trop choupinou.
Ça n'était pas avant que Jeremy ait rejoint sa nouvelle meute que Wayne et Harry aient pris conscience de ce sentiment de vide. Donc, naturellement, pour faire sans, les deux garçons multiplièrent les ''minutes câlins'' ( minutes qui ressemblaient d'avantage à des quarts d'heure ). Théoriquement parlant, ils avaient déjà instauré cela tout au long de l'année scolaire mais ils n'avaient jamais ressenti le besoin de mettre un mot là-dessus. À présent, il semblait être le bon moment pour le faire. Donc, les deux garçons avaient instauré cela. Peut-être que vu de l'extérieur cela pouvait semblait bizarre mais les deux orphelins ne ressentaient aucune gêne à se serrer l'un contre l'autre et dormir dans un même lit. Harry pensait que Wayne était très chaud. C'était agréable de se rouler en boule et de se laisser envahir par cette douce chaleur. C'était aussi agréable de ne pas dormir seul. Wayne de son côté, pensait la même chose.
Harry gémit et refusa de croiser le regard de quiconque – même si, en fait, il croisa le rictus amusé de Montague et les regards noirs de Granger et Weasley.. Guh.
Neville compatissait... vraiment... mais, honnêtement, il était bien trop amusé par l'embarras de son ami.
Il savait que Harry n'avait jamais connu de douces étreintes avant Poudlard. Il savait que l'une des familles d'accueil d'Harry avait été ''correcte'' mais Wayne – tout comme l'ancienne famille d'accueil_, était conscient que le traitement de l'oncle d'Harry avait laissé des marques et l'avait brisé.
Fred et George posèrent un regard inquiet sur Harry. Ils savaient que l'oncle de Harry avait été violent avec lui. Plusieurs fois. Mais Harry les avait supplié de ne pas en parler ( Dumbledore le forcerait tout de même à retourner là-bas et quand l'oncle Vernon apprendrait qu'il avait bavé, les choses empireraient ). Ils n'avaient pas parlé. Ça ne les empêchait pas d'aider Harry du mieux qu'ils pouvaient. C'était eux ( et Poppy à l'occasion ) qui guérissaient Harry lorsque celui-ci arrivait après l'été, des bleus et de nouvelles cicatrices, partout sur le corps.
Wayne était pareil. Lui non plus n'avait pas connu beaucoup d'étreintes. En fait, il les avait souvent refusé quand ses nombreuses familles d'accueil avaient essayé, ou bien était-il resté rigide. Ça n'était pas son truc, être traîné comme un doudou alors qu'il avait été persécuté dans son orphelinat.
Susan Bones et Hannah Abbott clignèrent des yeux en entendant la comparaison quitter les pensées de Wayne. Ça ne ressemblait tellement pas à Hopkins...
Elles gloussèrent discrètement.
Le petit albinos avait du mal à mettre des mots sur ses actions alors, bien souvent, il laissait tomber, mais il pouvait dire une chose avec certitude: ça ne le gênait pas de jouer les doudous si c'était pour Harry. Et pour Jeremy à la rigueur.
Les filles gloussèrent de plus bel. Même celles de Serpentard s'y mirent. Les vert et argent leur jetèrent un regard stupéfait et un brin horrifié.
Les joues de Wayne chauffèrent doucement à cette admission. Heureusement, personne ne sembla le remarquer. À part Montague bien sûr. Le Serpentard semblait toujours à l'affût.
Mais c'était différent pour le loup parce qu'IL était leur peluche vivante. L'oméga l'avait parfaitement compris et accepté: tout le monde y trouvait son compte.
Fred secoua la tête avec amusement.
En parlant du loup-garou, il leur avait fait savoir qu'il était bien arrivé à la tanière et qu'il s'intégrait assez bien. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'infâme Fenrir Greyback traitait très bien sa meute.
Harry hocha la tête avec approbation. Peut-être que 'leur' Fenrir Greyback ne serait pas si mal non plus.
Soyons honnête, la réputation de Greyback n'était pas si horrible que cela. Certes, il avait été suspecté d'être un partisan de Voldemort mais sans Marque des Ténèbres, impossible de prouver la chose.
Sila prit un air pensif. Il est vrai que dans leur monde non plus, Fenrir n'avait jamais été condamné; le loup-garou ne portait après tout pas la marque et il avait été impossible de le faire arrêter, alors le condamner, encore moins. De plus, cela aurait ramener à se mettre le Conseil des Créatures sur le dos. Le CC n'agissait pas vraiment au sein de la Grande-Bretagne, c'était davantage un Conseil international pour le droit et les règles des créatures. Certaines personnes influentes de Grande-Bretagne faisaient actuellement tout leur possible pour limiter le pouvoir du Conseil au sein de la Grande-Bretagne mais pour les personnes telles que Fenrir Greyback, il était aisé de contacter le Conseil des Créatures et d'être listées comme intouchables. Ça n'était pas le cas des personnes comme Remus Lupin. En choisissant de faire confiance à Dumbledore, l'homme avait trahi son loup et ignorer son besoin pour une meute, une vraie meute stable. Sans meute, Lupin faisait une cible aisée pour toute personne ayant une dent contre les créatures. Sans meute et sans contact au sein du Conseil des Créatures, Lupin ne pouvait espérer grand-chose en matière de job.
Il était également suspecté d'avoir mordu beaucoup de petits garçons et d'être sanguinaire mais... on disait cela de tous les loups-garous ! Cela ne gênait pas les deux garçons cependant : peu importe si les rumeurs étaient réelles, Harry et Wayne se sentiraient davantage à l'aise -
Le livre poursuivit avant que quiconque n'ait pu exprimer son outrage.
,cela voulait dire que l'Alpha Greyback était puissant et serait en mesure de protéger correctement Jeremy. Et c'était tout ce qui comptait à leurs yeux.
« Oh... okay, je comprends. » fit lentement un Poufsouffle de sixième année.
Il y eut quelques murmures d'agréments.
Hermione garda les lèvres pincées et ne décoléra pas.
Le reste de l'Été s'était bien passé. Les deux garçons avaient entretenu la correspondance avec l'oméga et avaient paressé au manoir. Ils avaient aussi été visiter le British Museum et les galeries d'art de Londres et cela avait été merveilleux. Grâce à l'aide de Mika et de Tobi ( tous deux mâles ), les deux elfes de maison du Manoir Potter ( ''Potter-Hopkins !'' ), les deux garçons avaient également pu faire beaucoup de rangement dans la maison et se déplacer dans la grande ville sans changer constamment de moyen de transport.
Harry jeta un regard à Hermione, persuadé que la jeune fille allait faire valoir ses vues sur le droit des elfes. Et cela ne loupa pas.
« Harry comment oses-tu n'as-tu pas honte ce n'est pas juste les elfes ont droit à la liberté tu ne devrais pas ça n'est pas bien tu dois les libérer […]. » déclara-t-elle d'une traite, le tout sans faire de pause pour marquer ses phrases.
Harry la dévisagea d'un air ennuyé.
_ Hermione. Tu me parles encore comme si j'étais mon alter-ego. Ce qui est le cas d'une certaine façon, mais je suis désolé, je ne peux pas entrer en contact avec lui (il y eut quelques ricanements). Pour ce qui est des elfes, je n'ai pas encore eu de contact avec eux et même si c'était le cas, je ne t'obéirais pas -
_ Mais -
_ Je n'ai pas fini. Pour quelqu'un qui va toujours à la bibliothèque pour trouver tes informations, je crois que tu as oublié de vérifier certaines choses. Les elfes de maison ont besoin du lien magique qui existe entre un sorcier et un elfe. C'est à cause d'une ancienne malédiction qui s'est abattue sur l'une des nombreuses races d'elfes. Sans ce lien, ils s'affaiblissent peu à peu et agonisent avant de disparaître. Est-ce que tu veux être responsable de la mort de ces elfes, Hermione ? Parce que c'est ce qui arrivera si tu continue à disperser des vêtements dans la salle commune, dans l'espoir d'en libérer certains. »
À la fin de son cours d'histoire, beaucoup de nés-moldus et sang-mêlés affichaient un air estomaqué. On ne leur avait jamais parlé de cela ! Même certains sang-purs étaient actuellement étonnés. Huh. Qui savait qu'il pourrait apprendre des trucs à ces puristes ?
_ Mais... et Dobby !? S'exclama-t-elle, soudain horrifiée. Tu as forcé Mr Malfoy à le libérer !
_ QUOI !? S'indigna Draco, mais il fut ignoré.
Harry haussa les épaules.
_ Il m'a demandé la permission de devenir mon elfe. J'ai accepté.
_Harry !
_ Est-ce que tu as même écouté ce que j'ai dit plus tôt ? Oh attends... bien sûr que non, tu n'écoutes personne à part les autres professeurs.
Le clash entre Harry et Hermione semblait empirer à mesure que le temps filait. C'était surprenant; personne n'avait jamais remarqué ce qui se passait réellement derrière la façade amicale qui recouvrait le Trio d'Or. Il semblait pourtant que quelque chose se soit passé pour que Potter commence soudainement à répondre à Granger. Peut-être que la lecture de ces livres provenant d'un autre monde, pourrait être bénéfique, finalement.
_ D'ailleurs, je n'ai pas forcé Malfoy, reprit-il après quelques secondes de silence. Je l'ai juste piégé, de telle sorte qu'il ne se rende pas compte de ce qu'il faisait.
… Avec ça, ils pouvaient voir pourquoi le Choixpeau avait voulu le placer à Serpentard. C'était effectivement un plan très rusé.
Quoique cela ait été amusant pour eux de prendre le bus et le métro. Harry avait après tout toujours dû se rendre à l'école à pied quand il était chez les Dursley, quant à ses autres familles d'accueil, deux d'entre elles n'avaient pas jugé utile de l'envoyer à l'école ( c'était à se demander pourquoi ils l'avaient pris ) et les deux autres étaient quelques minutes de marche.
« Harry. »
Le susnommé tourna la tête vers Wayne pour voir que celui-ci le dévisageait avec intensité. Harry rosit.
_ Oui ?
_ Est-ce que les Dursley t'ont envoyé à l'école ?
Harry rosit un peu plus et baissa la tête un instant. Les Poufsouffles les plus proches tendirent l'oreille pour écouter la réponse.
« Ils ont été obligés de m'y envoyer quand j'ai eu sept ans. »
Un sifflement rageur quitta les lèvres de l'albinos. Personne ne le blâma. Les sang-purs, qu'ils soient riches ou non, éduquaient généralement leurs enfants à la maison, avant Poudlard. Ils leur apprenaient les rudiments de l'éducation magique ( ou du moins, la plupart le faisaient ) et certains leur apprenaient même les sorts les plus simples et moins coûteux en énergie. Les sang-mêlés élevés dans le monde moldu et les nés-moldus en revanche, savaient qu'il aurait dû être envoyé à l'école bien plus tôt.
C'était révoltant.
Wayne quant à lui n'avait pas souvent été à l'école. Bien sûr, il n'avait jamais raté une journée à l'orphelinat et à peu près la moitié de ses familles d'accueil l'avaient envoyé faire son éducation. Il avait même été envoyé en pension par l'une d'elle.
« Pourquoi adopter un enfant si c'est pour l'envoyer ailleurs, dix mois par an ? » grommela quelqu'un dans la salle.
Mais il était si facile de sauter les cours et d'aller se promener en ville. De rester loin des méchants enfants qui ne le comprenaient pas et des adultes qui n'essayaient même pas. Il était facile d'éviter ces familles d'accueil, qui ne voulaient rien de plus qu'entendre des cris de joie d'enfants et qui, même en ayant eu vent de son histoire, voulaient des choses impossible.
Marcus secoua la tête.
Wayne regarda Harry alors qu'ils descendaient tous deux du Poudlard Express. Le voyage avait été agréable. Ils n'avaient pas été importunés puisqu'ils avaient une nouvelle fois verrouillé l'espace, ne souhaitant pas être embêté par des... personnes indésirables. Quand ils furent sur le quai, quelqu'un les bouscula et Harry tressaillit.
En y repensant, il est vrai que Potter restait toujours hors de portée des autres, la plupart du temps. Les seuls à pouvoir les toucher sans qu'il ne réagisse négativement étaient les jumeaux Weasley, Longbottom et Hopkins, manifestement.
Ils avaient remarqué, bien sûr, que Potter faisait toujours en sorte de maintenir une certaine distance entre lui et ses deux acolyte, N°6 et Granger.
Ce qui semblait donner tout son sens à présent. Même s'ils ignoraient encore pourquoi.
Wayne, protecteur, prit la main d'Harry et la resserra doucement avant de le guider vers les calèches tandis que le garde-chasse – Hagrid ? -, interpellaient les premières années. Le trajet jusqu'aux calèches était agréable, tous deux observant les étoiles qui brillaient dans la nuit. Wayne pressa un peu le pas lorsque, en jetant un coup d'œil sur le quai à peine visible, il avisa une rouquine familière.
Bizarrement – ou pas d'ailleurs, tous les regards se posèrent sur Ginny Weasley. Celle-ci rougit et refusa de reconnaître leurs regards inquisiteurs.
Une Weasley.
« Qu'est-ce que t'as contre les Weasley ? » S'écrièrent Ronald et Ginevra.
Harry haussa un sourcil.
_ Vous savez que vous êtes en train de parler de son alter-ego ?
_ Ne le défends pas Harry !
_ Ne me dis pas ce que j'ai le droit de faire ou non, répliqua Harry, une pointe de colère dans la voix.
Il n'avait rien contre les Weasley,
Wayne adressa un sourire infiniment supérieur aux deux derniers Weasley.
il était assez friand des jumeaux tant qu'ils ne s'attaquaient pas particulièrement aux Serpentards,
Ceux-ci acquiescèrent, presque à contrecœur. Il est vrai que Weasley&Weasley ne s'attaquaient pas à eux en particulier. Ils s'attaquaient à tout le monde ! Sauf peut-être à Potter et Longbottom.
mais il savait que Ronald... pas bon. Hors de question que ce gamin vienne les embêter. Et cette fille qui lui ressemblait – probablement sa sœur... pourquoi diable se dirigeait-elle vers les calèches ? Elle était en première année, elle devrait être avec les autres.
On adressa un haussement de sourcil à Ginevra. Celle-ci rougit d'embarras et refusa de tourner à nouveau la tête vers les autres étudiants et invités.
À cet instant-là, la grosse voix du garde-chasse retentit et la jeune fille se retourna en sursaut avant de retrousser chemin pour rejoindre les premières années, presque à contrecœur. Huh.. étrange.
Ginny humpha mais ne daigna pas leur offrir de réelle réponse.
Les deux Serpentards de deuxième années s'arrêtèrent devant les calèches pour dévisager les étranges chevaux (ailés) squelettiques qui les tiraient.
Beaucoup d'élèves froncèrent les sourcils à cela.
_ Il n'y a rien qui tire les charrettes.
_ Si, les contrèrent Harry et Wayne, d'une même voix. Il y a des chevaux noirs.
Certains reconnurent la description, pour la plupart, des Aurors et langues-de-plomb, ainsi que les rares élèves capables de les voir.
Beaucoup étaient sceptiques cependant. L'intervention de Luna n'y fit pas grand-chose, à part peut-être pour ceux qui n'avaient jamais entendu son si gentil surnom.
_ Seul ceux qui ont connu la mort peuvent les voir.
Harry lui adressa un léger sourire. Il savait pourquoi il pouvait voir les sombrals. Il n'avait pas vu les sombrals en seconde année, bien qu'il ait vu Quirrell mourir. Peut-être que c'était parce qu'il ne lui était pas cher à ses yeux ? En troisième année, à cause des détraqueurs, il s'était souvenu de la nuit où ses parents étaient morts. Il avait vu sa mère mourir, encore et encore. Après cela, quand ils avaient pris les charrettes, Harry avait été capable de voir les Sombrals. Luna disait que c'était parce qu'il avait un lien spécial avec la Mort.
Voyant Harry pencher la tête sur le côté, comme si cela lui paraissait familier, Wayne acquiesça pour lui-même :
« Sombral. »
Un murmure remonta les rangs alors que tous ceux qui ignoraient que quelque chose tirait les charrettes prenaient conscience que c'était le cas et demandaient davantage d'informations sur les sombrals. Ce fut Luna qui leur en apprit le plus. Peut-être qu'elle n'était pas si folle que ça, finalement.
Harry releva si vite la tête que sa nuque craqua et il grimaça.
_ Oh. Oui, je vois.
Alors, sans jamais récupérer sa main, qui était enveloppée dans celle de l'albinos, Harry entreprit de monter dans la calèche, Wayne sur les talons. Il ne fallut pas attendre plus d'une minutes avant que deux étudiants de Serdaigle ne les rejoignent et la calèche partit après cela. Les deux Serdaigles de sixième années ne firent plus attention à eux après les avoir salué et semblaient bien plus occupés à jouer les commères :
Quelques Serdaigles, ici et là, rougirent d'embarras.
« J'ai entendu dire que Gilderoy Lockhart allait enseigner ici.
_ Lockhart ? Tu es sûr ?
_ Absolument. Tu n'as pas lu la Gazette récemment n'est-ce pas ?
_ J'étais à l'étranger. Je lisais le NY Time Sorcier. Le journal s'est empilé à la maison et mes parents n'ont pas encore fini de tout lire.
_ Oh je vois. Les hiboux ne pouvaient pas voyager aussi loin sans trop se fatiguer et les ont déposé à ton adresse fixe.
Harry haussa un sourcil, pensif.
_ C'est ça. Donc, Lockhart ?
_ Oui et bien […] »
Harry inclina la tête sur le côté en regardant son camarade. Ils avaient vaguement aperçu l'homme en question lorsqu'ils étaient allés acheter leurs fournitures sur le Chemin de Traverse. Bien sûr, leur rendez-vous fournitures avait été légèrement retardé à cause de l'ingérence du directeur qui semblait essayer de reprendre son rôle de gardien magique ( ce qui était impossible, les gobelins s'en étaient assurés ).
Harry caqueta de joie, sous le regard légèrement craintif des jeunes sorciers. Était-il... était-il en train de craquer ?
Et... comment ça, le directeur essayait de forcer les choses ? Comment se faisait-il que Potter et le Directeur ne s'entendaient-ils pas ? Était-il possible que leur Potter ne s'entende pas avec le vieux sénile dégénéré ?
Du coup, ils étaient allés faire leurs courses deux jours après la date fixée. Il se trouva qu'ils firent face à ce qu'ils voulaient absolument éviter : la foule.
Harry grogna. Il avait une petite idée de ce qui avait pu provoquer une telle foule en suivant leur chronologie.
Bien sûr, comme Harry ne ressemblait pas exactement à l'image que le directeur de Poudlard avait dépeinte de lui après la tragique mort du couple Potter, Harry et Wayne n'eurent aucun mal à se fondre dans la masse.
Harry tourna la tête vers Wayne, lequel affichait un regard surpris. Avec sa couleur de cheveux et ses yeux rouges, il avait tendance à attirer l'attention.
De toute façon, la célèbre cicatrice était cachée derrière ses mèches rebelles et il portait un sweat à capuche avec des oreilles de lapin.
Les Serpentards ( et ils ne furent probablement pas les seuls ) tournèrent la tête vers la table des Poufsouffles, où se trouvait Potter, et le dévisagèrent, essayant de l'imaginer avec un sweat à oreilles de lapin. Cela ne leur fit pas du bien. Au contraire, Graham passa sa main sous son nez pour s'assurer que tout allait bien et la retira pour observer un filet de sang frais. Oh, génial.
Il n'était cependant pas le seul à se retrouver dans cet état.
C'était environ une demi-heure plus tard qu'ils étaient entrés dans la boutique de Fleury & Bott. Les deux jeunes Serpentards s'étaient faufilés à travers la foule de sorcières, s'étonnant à peine du nombres de personnes pressées les unes contre les autres, et avaient glissé entre les rayons, amassant çà et là des livres qui ne faisaient certainement pas parti de leur cursus scolaire.
Harry se redressa brusquement et attrapa la plume de Wayne et son parchemin délaissés, prêt à noter tout titre de bouquin intéressants.
Parce que, soyons honnête Histoire de la Magie du Sang et La legillimencie pour débutants n'étaient certainement pas des matières enseignées à Poudlard.
« Harry ! Piailla Hermione. La magie du sang est interdit ! Tu le sais bien ! »
Harry lui adressa un regard ennuyé. Sous la table, une étincelle germa dans sa main gauche.
« Oh excuse-moi Hermione, mais si j'ai bien compris, il s'agit d'un livre d'histoire. Est-ce qu'on t'a mis en prison, quand tu as lu un livre sur l'histoire des Runes les plus meurtrières ? Non. Aussi, je ne sais pas combien de fois je vais devoir te le répéter mais il s'agit de mon alter-ego. »
Le Duo Mystère savait bien que pour trouver des livres sur la Pratiques de la Magie du Sang ou d'autres branches de la Magie prohibées par le Ministère, ils devraient se rendre dans l'Allée des Embrumes, et c'est ce qu'ils comptaient faire dans l'après-midi.
Hermione comptait le réprimander à nouveau, mais Harry la devança.
« Tu sais que je ne peux pas être arrêté pour pratiquer la magie du sang ? L'interrogea tranquillement Harry.
Tout ce qu'il reçut fut des regards ahuris.
Il haussa un sourcil.
_ La lignée Potter s'est fait connaître pour sa maîtrise de la magie du sang, expliqua-t-il calmement, accueillant des hoquets de surprise. Ils ont produit les meilleurs guérisseurs à ce jour de Grande Bretagne et ont un contrat inviolable avec le Ministère, qui les interdit de les poursuivre en justice ou de les arrêter pour usage de magie du sang, si jamais cette branche venait à être prohibée.
Un sourire satisfait étira ses lèvres quand il vit les réactions des autres. Les bulgares bien sûr, qu'ils soient élèves, ministre ou proches du ministre, affichaient un air très intéressés. Les étudiants de Poudlard étaient pour la plupart sous le choc, mais le simple fait que les Potter aient produit d'excellents médicomages, empêcha les pro-light de réagir trop impulsivement. Seul Ronald, rouge de colère, tenta de lui hurler dessus mais Hermione le devança.
« Harry la Magie du Sang a été interdite pour une bonne raison tu ne dois pas la pratiquer c'est très mal ne fais pas ça tu te rends compte de ce qui pourrait arriver arrête d'être aussi imprudent et égoïste - »
Elle fut interrompue brutalement par Neville, lequel s'était redressé et la dévisageait froidement.
« Les Longbottom ont été alliés aux Potter depuis plus de cent-cinquante ans. Je te conseille de faire attention quand tu décides d'insulter les Potter, dit-il, choquant les élèves de Poudlard avec sa confiance tranquille. Aussi, je pense que tu l'ignore mais la Magie du Sang n'a pas été interdite parce qu'elle était une ''mauvaise'' branche de la magie, poursuivit-il en mimant les guillemets, mais parce que le ministre était incapable de maîtriser la magie du sang et était effrayé à l'idée de perdre le contrôle des choses. Il n'a cependant pas réussi à interdire la pratique à tout le monde. »
Tout le monde acquiesça à son explication mais Wayne vit bien le regard furieux de Dumbledore. Visiblement, ce dernier ne s'attendait pas à ce que Harry en sache autant sur l'histoire de sa famille ou envisage même de suivre sur les traces de sa lignée.
Granger cependant, ne semblait pas prête à lâcher l'affaire.
_ Harry, c'est quand même interdit en Grande -
_ Tu sais quoi, peut-être que je devrais déménager au Japon ( il ignora les hoquets de stupeur qui résonnèrent suite à cela et s'extirpa lentement de la prise de Wayne pour se lever). Après tout, la pratique de la magie du sang est légale, là-bas. Et tout le monde sait que mise à part les Potter, les meilleurs guérisseurs viennent du continent asiatique, plus particulièrement du Japon, dit-il alors qu'il se dirigeait vers la sortie de la Grande Salle.
Ron et Hermione bondirent hors de leur banc et esquissèrent un mouvement pour le suivre.
_ Où vas-tu ?!
Harry s'arrêta et se tourna brièvement vers eux.
_ Aux toilettes, répondit-il, avant de leur adresser un sourire railleur. Pourquoi ? Vous comptez me suivre là-bas aussi ? Wayne a raison, ça n'est pas très sain tout ça.
Sans plus de cérémonie, il quitta la salle tandis que des éclats de rire retentissaient derrière lui. Il pouvait sans mal imaginer le teint furieux de Ronald et la grimace colérique de Hermione.
Dans la Grande Salle, tandis que les rires se calmaient finalement, la voix inconnue reprit :
« Flashback. » les informa-t-il (/elle ?)
Harry observait un blond au sourire stupide faire face à un photographe lorsque ses mains se posèrent sur la surface d'un livre
Les étudiants frissonnèrent d'effroi. Ils sembleraient que leurs alter-ego n'échapperaient pas à Lockhart.
. . . . Attendez, quoi ? Oui, certes, nous étions dans une librairie mais.. Le petit brun baissa les yeux vers la table contre laquelle il était appuyé pour vérifier la chose : c'était l'une des seules tables où il n'y avait pas un seul livre.
« Comment diable est-ce possible ? » fit Cho Chang.
Après tout, le livre venait de dire que Harry avait posé ses mains sur un livre. Il ne pouvait tout de même pas être invisible.
Harry prit doucement ce qui semblait être un livre et se tourna vers Wayne, qui inspectait les livres qui figurait sur la liste des cours de DCFM, écrits par un certain Lockhart,
« Wayne ?
_ Hm ?
_ Je crois que j'ai trouvé un livre invisible. » Avoua Harry.
Le sourcil droit de Chang tressauta.
Tout pour lui donner tort, hein.
Wayne leva les yeux de sa liste de fourniture pour tomber sur l'air pensif du petit brun qui semblait tenir quelque chose dans ses mains. Intrigué, l'albinos aux yeux rouges fit un pas en avant et posa ses mains sur celles d'Harry pour sentir le vieux parchemin sous ses doigts pâles. Les deux garçons levèrent les yeux pour s'échanger un regard puis étirèrent un sourire espiègle.
« Ça pourrait être utile. Approuva Wayne.
_ Mais... comment va-t-on lire un livre s'il est invisible ? Le questionna le dernier Potter.
C'était pas bête comme question.
Les langues-de-plomb se gardèrent bien de dire qu'ils avaient inventé des sortilèges pour cela, et ce depuis bien longtemps déjà.
_ Et bien, fit Wayne en penchant la tête. Nous verrons bien. En attendant, je ne pense pas qu'on puisse acheter un livre invisible. » poursuivit-il avec un regard significatif.
Wayne ricana en entendant cela et cela lui valut bien des regards étranges. Depuis sa place, Marcus Flint se contenta de soupirer avec exaspération.
Le sourire d'Harry revint à la charge et Wayne prit doucement le livre des mains d'Harry, glissa une étiquette dessus pour le retrouver et le fit rentrer dans son sac d'achats déjà réalisés. Bien sûr, si, quelques minutes plus tard, Harry entendit le propriétaire de la boutique se plaindre d'avoir égaré les 200 exemplaires du Livre invisible de l'invisibilité, aucun ne se déplaça pour faire de remarque. C'était dommage pour l'homme qui était si gentil, mais cela apprendrait une leçon à ses employés : ils n'avaient qu'à faire plus attention.
Adrian secoua la tête en entendant cela. Bien sûr, lui aussi aurait sans doute réagit de la même façon, pas pour les mêmes raisons cependant.
Harry remarqua distraitement que les livres de ce Lockhart étaient plus chers que les autres. Il devait être un écrivain de renommée..
Harry fit la grimace en se souvenant du blond complètement stupide et pervers. Ah si seulement il pouvait lui mettre la main dessus.
Wayne fit la grimace. Il avait largement de quoi payer ses biens avec son héritage laissés par ses parents mais regardez ça : les livres de ce type étaient à minimum cinq gallions ( alors qu'il s'agissait de livres ''communs'' quand la plupart des livres étaient à un ou deux gallions voir moins. C'est vrai, il avait également aperçu des livres à dix gallions et plus mais il s'agissait de livres rares et/ou dangereux. Wayne ramassa un exemplaire de Randonnées avec les Trolls et fronça le nez de dégoût.
« On pourrait s'attendre à mieux d'un sorcier ayant reçu ''l'Ordre de Merlin, première classe''. Se moqua-t-il.
« Yeah, vas-y, Wayne. » chuchota Harry.
Wayne l'entendit cependant et lui caressa doucement le dos.
_ Albus Dumbledore aussi a reçu ce titre, remarqua Harry en lisant l'entête d'un livre de métamorphose. Et ça n'est pas pour autant que nous le respectons. »
Harry rosit alors qu'on se tournait vers lui pour lui donner des regards évaluateurs et pensifs. Est-ce que cela voulait dire qu'il allait pouvoir se faire de nouveaux amis ?
« Vas-y Ryry ! » s'écrièrent doucement les jumeaux, ignorant volontairement le regard sombre que leur envoya leur cher directeur.
Wayne acquiesça avant de replonger dans les rayons, traînant un Harry docile à sa suite. C'est avec réticence qu'ils mirent la main sur le lot de sept livres de Gilderoy Lockhart – tout en pestant sur l'arnaque, avant de ramasser quelques autres bouquins intéressants, de payer et de sortir juste à temps pour voir Lucius Malfoy se redresser et s'arranger les cheveux après s'être fait alpaguer par Arthur Weasley. Wayne regarda avec curiosité le Lord glisser un petit carnet noir entre les pages d'un livre qu'il remit dans le chaudron de la cadette Weasley. Celle qui n'était pas encore à Poudlard. Oh, ça ne les concernait pas.
Ron s'apprêtait à crier, mais Seamus lui écrasa le pied et son cri rageur se transforma en cri de douleur.
« Ne faîtes pas attention à lui. Il s'est cogné le petit orteil contre le pied de la table. » fit Dean.
L'excuse était crédible mais au vu du regard noir de Weasley et Granger, il y avait plus.
Bah, peu importe.
Les jumeaux Weasley leur avait brièvement parlé de leur famille un soir lorsqu'ils s'étaient rentrés dedans dans les couloirs, bien après le couvre-feu. Lesdits jumeaux les avisèrent et leur adressèrent un salut de la main avant de les laisser filer. Harry ne tenait pas particulièrement à croiser Ronald Weasley.
Ron ronchonna sombrement dans sa barbe. Il détestait ce bouquin. Il était à peine mentionné ! Et en plus, il passait pour le méchant ! C'était pas juste ! Il était censé être vénéré comme un héros, un dieu vivant !
Dès qu'ils furent loin d'eux, les deux garçons vinrent s'installer à la terrasse de Florian Fortarôme et dégustèrent une glace commandée par Wayne. Le garçon aux cheveux blancs avait insisté pour payer leur consommation et Harry n'allait pas s'en plaindre. C'était gentil de sa part de payer.
Les filles présentes commencèrent à piailler et à chuchoter avec excitation, le tout sous les regards confus et appréhensif des garçons.
« Aw c'est trop chou. C'est un rendez-vous ! » entendit-on à la table des Poufsouffles.
Okay... après mûre réflexion, mieux valait ne pas s'en mêler, d'accord ?
Alors qu'ils regardaient la foule de sorciers – un peu moins importante que quelques heures plus tôt-, évoluer dans la rue, tout en partageant leur coupe glacée, Harry prit son sac d'achats et en sortit un vieux livre poussiéreux.
« Regarde ce que j'ai trouvé au fond des rayons de Fleury & Bott. Je crois que le propriétaire ne s'en souvenait même pas. »
Wayne prit délicatement le livre des frêles mains du Survivant pour observer l'ouvrage. C'était un vieux bouquin qui datait de plusieurs siècles à en croire la petite inscription presque invisible sur le première page. Le papier décrépi des pages bruissaient sous ses doigts alors qu'il les feuilletait avec attention.
« Ça semble... ancien. » dit Miles Bletchley.
« Harry, chuchota-t-il.
_ Oui ? Répondit le petit brun en se penchant en avant.
_ Je crois que c'est un grimoire sur une lignée de nécromanciens. » susurra-t-il.
Il y eut une pause. Les jeunes sorciers étaient pour la plupart curieux et appréhensif tandis que les adultes (britanniques) affichaient pour la plupart un air horrifié. La chose était bien différente pour Madame Maxime et la délégation bulgare ( comprenant directeur, étudiant, ministre et conseillers ), lesquels avaient l'air admiratifs et curieux.
Les yeux d'Harry s'illuminèrent. Il avait pris depuis peu un intérêt particulièrement pour cette branche de la magie. En fait, c'était Wayne qui l'avait intéressé à cette branche. Il ne voulait pas ramener ses parents ou quelque autre bêtise que cela puisse être. Il ne voulait même pas vraiment ramener de morts à la vie. Il était juste fasciné par l'essence même de cette magie. Il voulait tout en connaître.
« Il semblerait que vous deux ayez un rapport particulier à la Mort. fit Luna, de sa voix fluette. Je pense que vous êtes spéciaux. »
Certains avaient l'air pensifs. Les Serdaigles secouèrent la tête. C'était juste Loufoca. Mais, à leur grande surprise, Potter et Hopkins hochèrent solennellement la tête en écoutant Luna leur chuchoter quelque chose à l'oreille. Cela paraissait sérieux.
« D'accord. Nous le ferons. » les entendit-on dire à la fin.
Ils décidèrent de remettre leurs pensées à plus tard.
« Fin du Flashaback. » annonça la voix.
Harry fut écarté de ses pensées quand Wayne le secoua doucement en lui chuchotant qu'ils étaient arrivés. Le petit brun se redressa, et s'écarta de son fauteuil humain. Il avait peut-être zoné un peu plus longtemps qu'il ne le pensait s'il avait fini par s'assoupir sur l'albinos. Les deux Serdaigles étaient déjà partis quand ils descendirent à leur tour de la calèche et, après une brève caresse sur l'encolure des sombrals, les deux petits Serpentards se mirent en route pour le château qui se dressait devant eux. Alors qu'ils arrivaient dans le Hall, ils faillirent se heurter à Flint et au reste de l'équipe de Quidditch de Serpentard.
Marcus poussa un soupir. Il avait comme l'impression qu'il allait être mentionné beaucoup plus souvent maintenant. C'était peut-être juste une impression mais... Oh et bien...
« Hey les p'tits, vous n'êtes pas encore entrés ? »
Le petit brun cligna des yeux.
_ Nous sommes devant vous, répondit Harry, d'un ton plat.
Terence pouffa de rire.
« Je crois que tu devrais t'abstenir ce genre de questions inutiles avec eux, Marcus. » chuchota-t-il, les yeux brillant d'amusement.
Marcus grommela dans sa barbe imaginaire.
Adrian Pucey pouffa de rire tandis que Miles Bletchley et les autres membres de l'équipe gloussaient. Même Flint afficha un léger sourire. Certes.. la question était peut-être un peu inutile.
_ Err - ouais, passez devant les petits.
« Pas sûr que ça leur ait plu. » ricana Kalid, de Poufsouffle.
Harry fit la moue, il n'était pas si p'tit que ça.
Plus de quatre cent paires d'yeux se posèrent sur lui.
Ben... si, quand même. Il n'était pas bien grand.
La moue de Harry s'accentua.
Wayne lui tapota la tête avec réconfort, quoique l'albinos doutait fortement que son ami grandisse encore beaucoup. Ils s'installèrent à leur table – l'équipe de Serpentard les rejoignant quelques secondes plus tard_, juste à temps pour voir McGonagall débouler avec une file de premières années. Ils reçurent trois Serpentards avant qu'une petite blonde au regard rêveur n'attire leur attention.
Harry tourna la tête vers Luna. Ça ne pouvait être qu'elle. Y avait pas moyen que ce soit quelqu'un d'autre. Harry avait toujours su que Luna était spéciale.
Pendant ce temps aux différentes table, les quelques blondes de troisième année, se demandaient si c'était elles qui avaient attiré l'attention du Survivant.
Harry leva les yeux, pour tomber dans les yeux gris-bleus céruléens de la fillette. Wayne aussi regardait la blondinette, un vague intérêt brillant dans ses yeux carmin. C'était la première personne qu'ils trouvaient réellement digne d'intérêt. L'équipe de Quidditch de leur maison était sympa bien sûr, et digne d'intérêt, mais ça n'était qu'en 'parlant', en restant avec eux et en apprenant à les connaître qu'ils avaient commencé à éprouver de l'intérêt pour les autres, pas juste au premier regard.
Harry afficha un sourire penaud et évita de regarder la table des Serpentards.
Deux blondes ruminèrent sombrement; elles n'avaient pas les yeux bleus.
Ça ne voulait pas dire qu'ils n'étaient pas... bons. Bizarrement, les deux deuxième années en étaient venus à la conclusion qu'il ''aimaient'' l'équipe de Serpentard.
Si vous aviez jeté un coup d'œil à l'équipe de Serpentard à ce moment-là ( minus Malfoy bien sûr ), vous les auriez vu rosir en entendant cela.
Alors, bien sûr, les fangirls et les quelques yaoists présentes ne les loupèrent pas et roucoulèrent à ce constat.
« Quel est son nom ? » demanda-t-il soudainement.
Flint s'interrompit dans sa conversation avec Lucian Bole et Adrian Pucey pour suivre le regard des membres du Duo Mystère et haussa un sourcil, intrigué :
« C'est Luna Lovegood, une sang-pure, fille de Pandora et Xenophilius Lovegood, l'éditeur du Chicaneur. »
Une vague de silence s'abattit dans la Grande Salle. Les délégations ne comprenaient pas pourquoi tout le monde paraissait si choqué en apprenant l'identité de la petite blonde.
Harry tourna la tête vers la blondinette assise à la table de Serdaigle et gloussa en agitant la main dans sa direction. Luna sourit et lui retourna le geste.
Les autres se regardèrent dans le blanc des yeux. Wayne afficha un rictus amusé. Hermione renifla avec dédain. De son avis, le Chicaneur était un ramassis d'ordures.
Beaucoup pensent que leur famille a été maudite et atteinte de folie mais il y a des rumeurs qui courent.. ils disent que.. que les femmes promises à cette lignée ou provenant de cette lignée sont -
_ Des voyantes... » murmurèrent les deux verts et argents de seconde année.
La voix eut bien raison de s'interrompre parce que sitôt eut-elle/il lut cette ligne qu'un déferlement de murmures traversa la salle.
Luna souriait d'un air rêveur, ignorant volontairement tous les regards posés sur sa personne et Harry pouffa de rire devant l'air révolté qu'affichait Hermione. La lionne détestait tout ce qui avait trait à la divination.
Autour d'eux cependant, les élèves chuchotaient avec animation, beaucoup partageant des théories sur Luna. Apparemment, cette théorie de la voyante ( ou quelque chose du genre ) expliquait bien des choses quant à son comportement.
Il y eut un bref silence dans leur région avant que Flint ne se reprenne, visiblement surpris.
_ Comment savez-vous ?
_ Ce n'est pas comme si c'était réellement écrit quelque part, poursuivit Miles. C'est surtout des rumeurs qui courent d'une famille à une autre.
_ Ses yeux, chuchota Wayne.
Adrian haussa un sourcil.
_ Quoi ?
_ Ses yeux, reprit Wayne.
_ Ils sont bleus, cerclés d'argent, expliqua Harry.
Oh oui, songea Terence. Il connnaissait cette hypothèse. Il en avait entendu parler quelques années plus tôt quand il avait accompagné ses papa(s) à un gala à l'ambassade arménienne.
Ça n'était pas une hypothèse certifiée mais on disait que tous les voyants avaient des cercles argentés dans leur yeux. Et quels yeux... Quand les yeux de la jeune fille se posèrent sur lui, Harry sentit l'acceptation chaleureuse et un lien sembla les lier tous les deux – tous les trois en comptant Wayne.
Harry se sentit frétiller. Il aimait Luna. Elle était toujours gentille avec lui et il l'accompagnait parfois pour nourrir les Sombrals. Pour une raison quelconque, il parvenait à les voir depuis ses mésaventures avec les Détraqueurs.
Il n'allait pas s'en plaindre: les Sombrals étaient d'adorables créatures mal comprises de son avis.
C'était comme.. Harry n'était pas vraiment sûr : il n'était pas bon avec les sentiments mais... peut-être.. comme – comme un animal de compagnie ?
…
Comment dire...
Roger Davies tourna lentement la tête vers Harry Potter pour voir ce dernier cligner des yeux d'un air perplexe, clairement confus.
Luna pencha la tête sur le coté puis haussa les épaules.
_ Ça ne me dérange pas.
Son commentaire apporta des regards incrédules mais Harry se contenta de s'esclaffer, un sourire lumineux aux lèvres tandis que Wayne affichait un sourire amusé.
Tous trois savaient à quoi elle se référait.
Harry avait eu un animal de compagnie avant Hedwige. Et bien, techniquement, ça n'était pas réellement un animal de compagnie. C'était juste une souris qui l'avait suivi lorsqu'il s'était échappé de l'orphelinat après avoir été une fois de plus ramené pour être un enfant ''adorable mais trop calme''.
« Une souris ? Tu as eu une souris ? » demanda Wayne alors qu'il tournait la tête vers Harry.
Celui-ci inclina la tête sur le côté.
_ Tu sais que tout ce qui est arrivé dans l'autre dimension n'est pas forcément arrivé dans celle-ci ?
Wayne afficha un sourire embarrassé, ayant complètement oublié cela. Même si c'était un peu évident étant donné qu'il était à Poufsouffle et que Harry était à Gryffondor et donc, qu'aucun d'eux n'était à Serpentard.
_ Mais oui, j'avais une souris apprivoisée chez les Durlsey, quand j'avais sept ans, fit Harry.
Son sourire devint triste.
_ Dudley l'a écrasé avec son vélo, révéla-t-il d'un ton sinistre.
Harry ne comprendrait jamais. De son avis, les adultes étaient stupides. Il avait entendu beaucoup de parents dans les rues ou à Privet Drive se plaindre de leurs enfants, parce qu'ils faisaient trop de bruit ou n'écoutaient jamais. Il avait appris que pour ne pas être battu par l'oncle Vernon, il devait écouter la tante Petunia. Au final, ses familles d'accueil n'avaient tout simplement pas su assumer un enfant 'traumatisé' par son passé. Du moins, pour les familles qui ne l'avaient pas laissé tomber après l'avoir encore plus malmené. Sous la table, la main d'Harry vint trouver celle de Wayne. Le susnommé le regarda un instant avant de serrer sa main en réconfort.
/
Graham Montague tourna la tête vers la table des Poufsouffles, seulement pour voir le petit Survivant rougir doucement en entendant la dernière ligne.
Aw ~ il était adorable ! … Hum... Attendez, ça n'était pas ce qu'il voulait dire. Hm. Il ne voulait rien dire du tout.
Plus tard ce soir-là, quand ils furent tous confortablement installés dans la salle commune, après avoir souhaité la bienvenue aux nouvelles recrues, Harry repensa à la fin du Tri. Ginnevra Weasley – Agathe Delarue leur avait dit que c'était son nom_, avait semblé dévastée par sa répartition à Gryffondor et avait adressé à la table des vert et argent un regard empli de regret.
Des regards étranges volèrent en direction de Ginny tandis que celle-ci rougissait de colère et d'embarras. Inutile de le préciser, ce teint rosâtre ne lui allait pas du tout.
« Quoi ?
_ Tu es obsédée Weaslette, faut te faire soigner. »
Cette pique venait manifestement de Pansy Parkinson qui, bien qu'elle-même état un peu garce sur les bords, se savait pourvue de meilleures manières que la Weaslette.
Et elle au moins, n'était pas connue comme la dernière des catins et ce à l'âge de treize ans.
Ginny ouvrit la bouche pour riposter mais McGonagall les devança :
« Assez. Cinq points en moins, chacune. »
Harry ne savait pas pourquoi et Wayne, après avoir adressé un regard noir dans le dos de la rouquine, lui avait dit de ne pas s'en préoccuper.
Marcus Flint renifla, une lueur d'amusement brillant dans son regard sombre. Bien sûr qu'il dirait ça. Il n'avait aucun mal à imaginer le comportement possessif de l'actuel Poufsouffle, alors en Serpentard...
Harry avait acquiescé : de toute façon le destin de cette fille ne le concernait pas.
Ginny en piailla d'indignation. Commet ça, son destin ne le concernait pas ? Bien sûr que son destin le concernait ! Ginny était sa future femme ! Ils étaient faits l'un pour l'autre ! Même Dumbledore le disait !
Le chemin jusqu'à la salle commune avait été peuplé de discussion : la majorité critiquait le choix du professeur de DCFM. La majorité semblait croire qu'il était un incompétent et une fraude en plus d'être stupide et incroyablement narcissique, d'autres, une minorité, pensait qu'il était incroyablement beau et courageux.
Adrian renifla avec dédain. Lockhart était le plus con de tous les profs de DCFM qu'ils aient eu jusqu'ici, devant Quirrell ( il fallait le faire ! ).
Il avait du mal à croire que certains aient été suffisamment stupide pour tomber pour son sourire niais.
Quand on leur avait posé la question, Wayne et Harry avaient été concis et direct : l'homme était un demeuré de première catégorie. Il fallait l'interner avant qu'il ne blesse quelqu'un.
Terence s'étrangla de rire en entendant cela. Un coup d'oeil à ses amis lui confirma que ceux-ci étaient tout aussi amusé que lui.
En face de lui, à plusieurs table de cela, il avisa le regard outré de Granger. Visiblement, même après que celle-ci ait compris que Lockhart avait été un crétin fraudeur, elle éprouvait toujours une sorte d'adoration fanatique pour les figures d'autorités. Erk.
Cela leur avait valu le regard noir de quelques jeunes filles mais aussi beaucoup de regard approbateurs. Puis, Wayne s'était assis sur un fauteuil et avait tendu la main à Harry pour le faire asseoir sur ses genoux.
Un bruit soudain fit tourner une bonne cinquantaine de tête vers la table des blaireau, seulement pour voir Potter enterrer son visage rougissant dans ses mains. Aw ~ Potter était embarrassé ! C'était ador – err... Non, non, rien du tout.
Inconscient des regards curieux des premières années, le petit brun posa sa tête contre le torse de son ami et nicha son nez dans le cou de celui-ci. L'un des bras de Wayne s'enroula autour de sa taille et il enfonça son nez dans la chevelure en bataille de son ami. Harry soupira d'aise et se lova contre l'albinos, toujours inconscient des regards de part et d'autre de la salle.
« C'est moi où ils sont encore plus câlins que l'an dernier ? » s'enquit innocemment Adrian.
''Oh mon dieu.'' chuchota Harry en posant l'une de ses mais sur sa joue.
Elle était chaude. Il savait qu'il devait arborer une belle teinte coquelicot et il n'avait vraiment pas besoin de croiser le sourire amusé de Montague !
Marcus secoua la tête. Cela ne servait à rien de faire ce genre de subjection avec Wayne Hopkins et Harry Potter. Ces deux-là étaient tout-à-fait différents du commun des mortels et ne correspondaient à personne avant eux. Aussi, émettre des hypothèses sur leur relation était inutile puisque, de l'avis du préfet, ces deux-là étaient encore trop inconscients et 'innocents' pour s'intéresser à ces choses-là.
/
« Est-ce que c'est bientôt fini ? » chuchota Harry.
Il ne parlait bien sûr pas du livre mais de ces moments intimes qu'il considérait comme embarrassants. Il aurait préféré être le seul à lire cela.
Wayne lui tapota doucement le dos en guise de réconfort. Il n'était pas spécialement bon à rassurer les gens mais ça ne le dérangeait pas avec Harry.
3 septembre 1992, lut la voix.
Heh ~
Wayne et Harry prenaient le petit déjeuner à la table de leur maison, en compagnie de l'équipe de Quidditch ainsi que quelques élèves de leur année. C'était un événement anodin mais cela le fut moins lorsqu'un Gryffondor aventureux se glissa vers la table des vert et argent.
Huh ? Ça, ça n'était définitivement pas anodin comme l'avait reconté la voix.
Wayne plissa le nez lorsqu'il reconnut la rouquine de la répartition. C'était la cadette Weasley, la dernière de la Fratrie ( ouf ) et Wayne ne l'aimait pas.
Ginny chercha du regard cet enfoiré de weirdos et lui adressa un regard hautain qui n'eut aucun effet puisque celui-ci ne la remarqua même pas.
Ça n'était pas parce qu'elle ne cessait de regarder Harry, non. C'est parce qu'elle ressemblait davantage Ronald qu'à ses frères aînés, les jumeaux Fred et George. . . . Bon d'accord, peut-être un peu beaucoup aussi pour ça.
Un sourire supérieur étira les lèvres de la rouquine en question. Nul doute croyait-elle que la suite de la 'scène' allait jouer en sa faveur.
Nul doute pensait-elle que le Harry de l'autre monde allait lui accorder toute son attention.
Wayne n'aimait pas comment la fillette tournait autour de son ami. Harry était à lui, elle n'avait qu'à se mêler de ses affaires. Ce qui le rassurait était que, bien que Harry soit totalement inconscient de l'intérêt que lui portait la fillette, il ne semblait pas vouloir partager son temps avec elle. Selon lui, elle était ennuyeuse. Pas qu'il ne lui ait jamais parlé directement, mais il avait dû apprendre prendre des raccourcis rallongés pour l'éviter quand elle était décidée à le traquer dans les couloirs.
Les 'amis' de Ginny – comprenant ses trois camarades de dortoir, ainsi que Colin Creevey-, gloussèrent en entendant cela. Il faut croire que le comportement horripilant de la cadette Weasley avait même fini par faire fuir ses amis. Il faut dire, ceux-ci en avaient marre d'être menacés du maléfice de Chauve-Furie.
Cette dernière arborait un air outré et la seule chose qui l'empêchait d'exploser et d'exposer ses sentiments sur la question était l'emprise que Hermione avait sur elle alors qu'elle lui chuchotait à l'oreille.
Et maintenant elle était là, face à eux.
_Tu es Harry Potter ? demanda abruptement la petite Ginny.
_ Il doit y avoir erreur sur la personne, répondit Harry d'un ton plat. Je suis Harry Hopkins.
Adrian reposa brusquement son verre de jus de citrouille sur la table et parvint difficilement à avaler sa gorgée avant de s'étrangler de rire face à ce qu'il avait entendu. Oh seigneur, c'était tellement amusant. Il pouvait voir d'ici le regard perplexe du petit Survivant. Visiblement, celui-ci n'avait pas encore compris le possible malentendu qui allait sans aucun doute naître suite à cette confession. Un coup de coude dans les côtes – courtoisie de Vaisey, lui fit tourner la tête vers la table des Poufsouffles où il avisa le sourire satisfait de Wayne Hopkins.
Bien sûr, il n'était pas surpris de constater que l'autre garçon était plus que ravi d'entendre ces mots sortir de la bouche de l'autre Harry.
À sa table plusieurs personnes s'étranglèrent avec leur bouchée/gorgée, choqués, avant d'éclater de rire. Dans son innocence, Potter ne se rendait probablement pas compte de ce qu'il venait d'insinuer.
Deux étudiants de Durmstrang pouffèrent de rire en entendant cela. Ils balayèrent la salle du regard, visiblement à la recherche des deux garçons en question, quand ils avisèrent une tâche blanche et reconnurent la chevelure neige de Hopkins, via la description transmise par le livre un peu plus tôt. Oh. Ils étaient vraiment adorables.
La fillette avisa leurs mains liées sous la table et rougit de colère avant de se détourner et partir sans un regard.
_ Rude, commenta Wayne, en observant le départ de la rouquine.
Ginny lui adressa un regard noir.
Ça n'était pas lui qui allait la retenir. Pas même un jour depuis son arrivée et elle essayait déjà d'accaparer l'attention d'Harry. Heureusement, elle ne semblait pas avoir compris que Harry Hopkins et Harry Potter étaient une seule et même personne.
Adrian secoua la tête en entendant cela. La Weaslette de l'autre monde devait vraiment être stupide et naïve si elle n'avait pas fait le lien. Était-elle aussi stupide dans leur monde ? Oh et bien, ça n'était pas son problème.
Il semblerait que Harry ait été convainquant.
Harry haussa les épaules et se contenta de hocher la tête lorsque Adrian lui demanda s'il voulait de la confiture de fraise. Il pourrait s'en inquiéter plus tard.
_ 3 décembre 1992, lut la voix.
Harry se redressa doucement contre son dossier humain et adressa un sourire timide à Wayne.
Harry fit la moue alors que l'infirmière lui répétait une énième fois qu'il devait rester allongé aussi longtemps que possible.
Harry fronça les sourcils. Pourquoi est-ce que son autre lui se trouvait à l'infirmerie ? Cela devait être assez sérieux si Poppy lui ordonnait de rester allonger et de bouger le moins possible.
Il sentit Wayne se figer dans son dos et le bras enroulé autour de sa taille raffermit sa prise.
Weasley ne s'en tirerait pas comme ça.
Blanc.
Il y eut un silence. Harry ferma les yeux et compta dans sa tête.. finalement, ce fut George qui parla le premier.
« … Quoi... ? »
Les jumeaux tournèrent lentement la tête vers le frère cadet, le regard orageux.
Ron tressaillit et manqua d'aller se cacher dans les jupons de Hermione quand il croisa le regard presque meurtrier de Fred ( ou était-ce George ? Il n'était jamais sûr ).
Ron poussa un couinement terrifié et lâcha la première chose qui lui vint à l'esprit :
« Ce n'est pas arrivé dans ce monde ! »
Si cela sembla calmer la majorité des personnes présentes – bien que pour une raison quelconque il pouvait sentir les regards noirs de plusieurs Serpentards en plus du Poufsouffle Hopkins-, ça ne fut pas suffisant pour apaiser les jumeaux.
Fred barra les dents.
« Parce que Harry t'a laissé faire ce que tu voulais jusqu'ici. Mais qu'est-ce qui va se passer maintenant qu'il commence à s'éloigner de vous et à se faire d'autres amis ? »
Visiblement, c'était l'une de leurs craintes à en juger par les regards nerveux et irrités qu'échangèrent Ron et Hermione.
Et malheureusement pour eux, plusieurs personnes remarquèrent cet échange visuel.
Dès que l'infirmière eut tiré les rideaux autour de lit de Harry et fut repartie à son bureau, Wayne, qui était resté au chevet d'Harry depuis son arrivée à l'infirmerie, quitta son fauteuil près du lit du blessé et monta sur le lit pour s'allonger à côté du petit brun. Harry avait un bandeau autour de la tête. On lui avait appliqué un baume sur le crâne pour le guérir de la commotion cérébrale mais Wayne refusait de quitter son ami ainsi, aussi vulnérable..
Ron frissonna quand il croisa le regard profondément noir de Fred. Il voulait crier de frustration. Ils n'avaient aucune preuve que son alter-ego était responsable de la blessure de l'autre Harry, honnêtement ! Comme si le livre n'attendait que cette pensée pour l'achever, la mystérieuse voix reprit.
Weasley allait souffrir une fois que Wayne lui aurait mis la main dessus. Le rouquin avait tout de même été sévèrement puni pour ses actions. McGonagall et Snape étaient furieux.
Plus d'un élève cilla en entendant cela. Faire face à l'un des deux en colère était déjà terrifiant, mais alors les deux.. Ils n'enviaient pas Weasley de l'autre monde. En fait, à en juger par le regard suspicieux et sévère que McGonagall posait sur Weasley (Ronald) depuis le début de la soirée, ils n'enviaient pas ce Ron-là non plus.
La directrice adjointe n'avait même pas réagi quand Snape avait débarqué dans la Grande Salle à l'heure du déjeuner et avait retiré une centaine de points à Gryffondor à cause de Weasley. Quand les lions avaient hurlé au scandale, McGonagall les avait fait taire d'un regard sévère et les Gryffons avaient compris que quoi qu'ait fait Ron, la perte de points était entièrement justifiée.
Les Gryffondors gémirent malgré eux.
Il n'avait pas fallu longtemps pour que l'histoire fasse le tour du château : Weasley avait pris Harry au dépourvu, dans un de ses moments où le garçon se perdait dans son esprit.
Harry inclina la tête sur le côté en entendant cela. Il ne serait pas surpris que Ron l'attaque pour lui faire payer son insolence.
C'était à cet instant qu'il avait frappé, profitant également de l'absence de Wayne – ce dernier était un peu devant avec l'équipe de Quidditch, Harry ayant dû retourner sur ses pas pour récupérer un essai dans le bureau de ce bon à rien de Lockhart.
« Flashback. » annonça la voix.
Oh tiens, c'était nouveau ça.
Harry venait tout juste d'arriver au niveau des escaliers quand il sentit des mains se plaquer dans son dos et le pousser en avant.
Le regard noir de Fred s'assombrit encore si c'était seulement possible.
Sachant ce qui allait arriver, Harry ferma les yeux. Il avait beau être habile avec la magie sans baguette mais même lui avait ses moments de panique et cela lui rappelait trop un épisode d'un accident passé avec Dudley.
Harry cilla. Il y avait définitivement déjà eu un 'incident' de ce genre avec Dudley et son gang de sales morveux persécuteurs.
La chute, elle arriva au ralenti et en fait, Harry ne ressentit presque aucune douleur avant d'atteindre le sol. Puis elle débarqua, se déchargea dans son corps quand sa tête heurta violemment le sol et il sentit un liquide s'écouler derrière sa tête.
Ron commençait à craindre pour sa vie. Il savait que les jumeaux étaient sur protecteur avec Harry, ce dont il ne comprenait pas. C'était LUI leur petit frère, pas Harry !
Mais ça n'était pas juste les jumeaux. C'était aussi Hopkins et les fans du Survivant, ainsi que ( étonnamment ) des Serpentards et les Gryffondors.
Ron n'était pas content.
Trop occupé à regarder la scène depuis le haut des marches, comme hypnotisé, Ronald ne remarqua pas que les cris des Serpentards avaient attiré l'attention des plus hautes... instances.
« Idiot. » chuchota Adrian.
Quand on était responsable de quelque chose, on ne reste pas sur les lieux du crime. Pas qu'il souhaitait que le rouquin s'en tire, non.
Bien sûr, Wayne et l'équipe de Serpentard s'étaient retournés dès qu'ils avaient entendu le cri desurprise d'Harry et le son de plusieurs choses ( un sac et un corps ) dévalant les escaliers : ça n'était tellement pas habituel d'entendre Potter crier.
Terence inclina la te^te sur le côté. Non, même dans leur monde, il ne pensait pas avoir jamais entendu Potter crier. Potter était... Potter était calme et réservé.
Wayne écarquilla les yeux d'horreur lorsqu'il vit le corps de son ami valdinguer dans les escaliers et il resta figé de stupeur et d'effroi quand le petit corps frêle se brisa contre les marches froides et dures.
Wayne tressaillit et pressa le frêle corps de Harry contre lui. Il ne voulait jamais faire face à une scène pareille dans ce monde. Il ne voulait pas voir Harry ainsi. Il ne savait pas ce qu'il ferait si ça venait à Harry. Il péterait probablement un câble.
Ce ne fut que quand il stoppa sa chute au bas des marches que son cerveau se remit en marches et il se précipita auprès du petit brun, sans attendre les autres Serpentards qui, de toute évidence, le suivaient. Il s'accroupit à côté de son ami et posa la tête sur ses genoux lorsqu'il comprit qu'il était inconscient.
« Harry. »
Mais Harry ne réagit pas.
La bile remonta dans sa gorge alors que Wayne se forçait au calme. Le livre était tout de même un peu épais et semblait se concentrer majoritairement sur lui et Harry. L'alter ego de Harry ne pouvait pas être mort maintenant. Ça ne se pouvait pas.
Wayne serra les poings; il refusait même de songer à cette hypothèse. Harry allait bien, que ce soit leur Harry, ou celui de l'autre monde.
Il ne pouvait en être autrement. Si c'était le cas... Wayne ne le supporterait pas. Son regard assombrit se posa sur Weasley (Ronald) et ses lèvres remuèrent en silence. Si Weasley ( celui de leur monde ) faisait un coup pareil à Harry, Wayne... Wayne le tuerait.
Wayne ferma les yeux et suréleva un peu la tête brune. Son esprit devint brumeux quand il nota la présence de sang. Il aimait le sang et le sang de Harry était si joli.
Marcus contempla l'envie soudaine de laisser reposer sa tête contre le bois de la table. Ces gosses allait mettre ses nerfs à rude épreuve. Et il n'était même pas proche d'eux !
Il y en avait sur ses mains et sur ses doigts ! Et quand Wayne se pencha en avant pour frotter sa joue contre la chevelure de son ami, il en eut aussi bien quelques gouttes sur le visage. Il s'apprêtait à plonger dans une douce folie quand son attention revint sur Harry et qu'il se secoua. Harry était plus important. Et c'était le sang de Harry. Le sang de Harry devait rester dans le corps de son ami.
Ooh, songea Harry. Wayne était adorable ! Harry se redressa et tourna la tête vers son ami. Un léger rougissement saupoudra ses joues alors qu'il se penchait en avant pour embrasser la joue droite du Poufsouffle. Ce dernier sentit son visage chauffer suite au baiser.
Harry venait-il... Harry venait-il de poser ses lèvres sur sa joue ? Oh.
Plus loin, à la table des Serpentard, Terence ricana alors qu'il ramassait la mâchoire de Cassius. Honnêtement, être aussi adorable ( Harry & Wayne ) devrait être interdit.
Le groupe d'anciennes amies de Ginny gloussèrent quand elles avisèrent la scène et il s'en fallut de peu pour qu'elles couinent de joie en voyant le petit brun faire le second pas ( Wayne avait fait le premier pas en invitant Harry à la table des Poufsouffles ).
L'albinos hocha la tête pour lui-même, ignorant ses aînés qui étaient à côté de lui. Il leva les yeux vers le haut des escaliers pour voir que Bole et Bletchley avaient été en mesure d'attraper Ronald alors qu'il s'apprêtait à fuir – et à rentrer dans les professeurs McGonagall et Snape_, lesquels venaient d'arriver sur les lieux, alertés par les cris.
Lucian Bole inclina la tête sur le côté. Tiens, il était mentionné. Est-ce que c'était une coïncidence ou cela voulait-il dire que son autre lui allait se rapprocher des p'tits ?
Harry avait été transporté par Flint bien que Wayne ait été réticent à le lâcher.
Wayne sentit ses joues rosir légèrement, de même que Marcus, lequel était taquiné sans merci par ses camarades de Serpentard.
Pour la première fois, Wayne avait compris un autre sentiment qu'il éprouvait parfois lorsque Harry n'allait pas bien ou était en danger – ce qui n'arrivait heureusement pas si souvent puisqu'ils étaient bien trop intelligents pour se mettre en danger même quand ils faisaient de mauvaises choses. L'inquiétude. C'était ce que Bletchley lui avait dit en tout cas, et comme Bletchley était empathe, Wayne pensait pouvoir lui faire 'confiance' à ce sujet.
Miles cligna des yeux quand un peu moins de cinq cents paires d'yeux se posèrent sur lui.
« Oui je suis empathe et alors ? Y a un problème avec ça ? »
Presque tout le monde secoua la tête.
Sur ce sujet tout du moins.
Miles poussa un petit cri indigné avant de porter la main devant sa bouche. Non, il ne venait pas juste de perdre le contrôle de ses réactions. Pas du tout !
Wayne ne savait pas trop quelles étaient les autres sanctions que les professeurs avaient infligé à Weasey mais il espérait que la belette ( Malfoy semblait aimer assez le rouquin pour lui donner un surnom affectueux )
Malfoy et Weasley (n°6) échangèrent un regard horrifié avant de pivoter comme un seul homme vers Hopkins, prêt à expulser un flot d'insultes dans sa direction. Wayne les stoppa net d'un geste de la main pour dire stop.
« Alter-ego. »
La vérité, c'est qu'il n'en pensait pas moins, mais il ne comptait pas le leur faire savoir directement.
Les autres se contentèrent de pouffer de rire, d'autant plus que ils avisèrent les expressions des deux concernés.
avait été expulsée.
Ron grommela sombrement mais n'osa trop rien dire quand il croisa les regards sombres de plusieurs élèves. Il n'avait pas perdu espoir que son alter-ego devienne ami avec le Survivan et le fasse revenir dans le droit chemin.
Quoiqu'il en doutait sincèrement. Oh, il savait que McGonagall en serait capable et que Snape l'exigerait sûrement, mais avec le vieux sénile... il pouvait au moins espérer qu'un des héritiers en ait parlé à leurs parents. Il savait que certains pères -ou même mères_, étaient au Conseil des Gouverneurs de Poudlard.
Adar Vaisey grimaça en entendant cela. Il était sûr de dire qu'avec Dumbledore aux commandes, les Gryffondors étaient rarement punis quand ils étaient en faute. Même alors, la punition était généralement beaucoup moins sévère que pour les autres élèves. En fait, la seule fois où il avait vu Dumbledore laisser les professeurs punir un ou plusieurs Gryffondors était quand Potter & co avaient été surpris hors de leur dortoir en 1991. Et là, la punition avait paru vraiment hors norme.
Ce fut un léger mouvement qui le sortit de ses pensées et il ouvrit les yeux pour voir que Harry était réveillé et l'observait avec un regard perdu. Wayne le mit rapidement au courant de tout ce qui s'était passé et de l'identité de son agresseur. Harry faisait la moue quand il eut terminé. D'autant plus que le petit brun venait d'apprendre qu'il devrait au moins rester trois jours à l'infirmerie ! Le garçon soupira de dépit, mais au moins, Wayne était avec lui. En parlant de ça...
Harry commença à prendre des couleurs; il était presque certain d'avoir deviner ce que s'apprêtait à faire son alter ego. Les quelques élèves qui l'observaient du coin de l'oeil penchèrent la tête sur le côté avec curiosité quand ils le virent rougir sans raison apparente.
Bah, ils comprendraient bien assez tôt.
Harry raffermit sa prise sur la chemise de l'albinos et tira un peu dessus. En réponse, Wayne baissa un peu la tête lorsqu'il se pencha vers Harry avec un regard curieux et le petit brun leva la sienne pour poser ses lèvres sur la joue pâle de l'autre garçon.
Les 'amies' de Ginny – Marissa Clark, Eliana Kennedy, Charlotte Winstlock et Daniella Finsberg-, couinèrent presque de joie en entendant cela. En moins de dix minutes, elles avaient vu, en direct, Harry Potter embrasser Wayne Hopkins sur la joue et juste après cela, elles avaient entendu leur alter-ego de Serpentard faire la même chose ! C'était merveilleux, juste parfait !
Wayne rosit légèrement alors qu'il baissait les yeux vers Harry. Il pencha la tête en avant pour lui chuchoter à l'oreille :
« J'ai beaucoup aimé, Harry. Peut-être qu'on devrait faire ça plus souvent ? »
Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il aimerait aller plus loin. Il n'avait pas besoin de le dire cependant, Harry le lisait dans ses yeux. Les yeux du petit brun flashèrent d'un éclat violet et Wayne cligna des yeux sous la surprise. Oh, Harry n'était pas complètement humain.
C'était la première fois que l'un offrait un baiser ( sur la joue ) à l'autre. Bien sûr, il était déjà arrivé que Wayne pose ses lèvres dans la chevelure de Harry ou inversement, mais jamais sur la joue !
« Miles m'a dit que tu avais été le premier venir. Merci d'avoir réagit aussi vite, Wayne. »
/
Harry geignit, embarrassé. Autant ça ne le dérangerait pas d'entendre ça s'ils étaient seuls, autant savoir toutes ces paires d'yeux posées sur eux l'embarrassait au plus haut point.
« Aw ~ vous êtes adorables. » les taquina Grant Page qui, bien que plus âgé et à Serdaigle, s'était installé à la table des blaireaux pour être à côté de son ami Ben Rivery.
_ Chut. » ronchonna Harry.
Ça n'aida en rien les commentaires sur sa mignardise(1).
Quand Harry revint en cours, il faisait encore la moue.
"Aw ~" fit Terence, avant de pouvoir s'en empêcher.
Il ignora résolument tous les regards amusés de ses camarades serpents. Ils étaient de gros hypocrites s'ils niaient penser la même chose.
À cause de Weasley, il n'avait pas pu assister à l'ouverture du club de duel comme le reste de l'école.
Yup, ce bouquin devait détester Weasley (le sixième fils en tout cas).
Heureusement, Adrian lui avait montré ses souvenirs. Apparemment, Malfoy s'était fait un devoir de montrer à Weasley que c'était une mauvaise idée d'attaquer un Serpentard puisque toute la maison veillait sur chaque serpent. Pour cela, Malfoy avait envoyé un Serpent sur Weasley et l'insupportable rouquin ( selon Flint ) avait passé au moins un quart d'heure à courir, traqué par la bête, et stoppé juste avant que le serpent ne le morde.
Malfoy afficha un sourire satisfait tandis que Ron lui jetait un regard noir, ayant momentanément oublié son dédain pour Hopkins alors qu'il se concentrait sur le visqueux serpent et fils de mangemort assis de l'autre côté de la salle.
« Maudit mage noir. » chuchota-t-il dans sa barbe.
Fred et George, qui l'avaient entendu, ne purent que secouer la tête en l'entendant marmonner ainsi.
Et dire qu'ils avaient un jour cru pouvoir le sortir de sous le joug de leur mère. Mais comment sauver quelqu'un qui refusait d'être aidé et était toujours certain d'avoir raison ?
Quel dommage ! Harry se demandait quel effet cela faisait, d'être mordu par un Taïpan du Désert. . . . Et bien, le serpent invoqué par Draco était en fait un Oxyuranus scutellatus d'après Gemma Farley, qui avait une fascination presque malsaine pour tous les reptiles dangereux. Harry savait qu'il avait une bonne raison d'apprécier la préfète de septième année.
La septième année en question cligna des yeux puis afficha un léger sourire quand elle entendit la dernière phrase. Elle ignora les regards posés sur elle. Maintenant qu'ils connaissaient sa passion secrète pour les serpents, ils auraient d'autant plus de raisons de la craindre.
Le petit brun se laissa traîner hors de la salle de cours de DCFM par Wayne, ignorant les petites bestioles qui sautillaient encore n'importe où. On aurait pu croire qu'après la première séance, l'homme n'aurait pas recommencé... et bien non. Il y en a qui n'apprennent jamais.
Sila poussa un soupir irrité quand il entendit la née-moldue, Granger, réprimander le jeune Potter . Étonnamment, celui-ci se redressa et adressa à sa camarade ( et, tout du moins c'est ce qu'il avait entendu plus tôt, amie ) un regard noir.
« Que je sache il nous a fait la même en seconde année Hermione et même après avoir appris qu'il était une fraude, tu le considère toujours comme un dieu ? »
Un murmure traversa la salle. Les membres des délégations avaient entendu parler de l'internement de Lockhart mais ils ignoraient que ce dernier était une fraude. Comment se faisait-il que personne n'était au courant ?
Ce soir-là dans la salle commune, c'est un Duo drainé et en manque d'énergie qui se laissa tomber sur l'un des canapé. Miles et Adrian ne pouvaient presque plus respirer tant ils riaient de l'expression choquée et incrédule de Flint lorsque les deux deuxième années se roulèrent en boule contre lui, plus tactiles que jamais auparavant.
Marcus leva les yeux quand il crut entendre un faible couinement et il aperçut le regard vibrant de Potter, ainsi que les rougeurs qui enflammaient ses joues.
Aw !
Non. Non, il ne venait pas juste de – Non. Ça n'était pas arrivé.
Il ignora royalement les sourires goguenards de ses camarades et amis.
Marcus roula des yeux. Il n'était pas un doudou, nom d'une chouette !
Miles se laissa tomber contre Jason Urquhart alors qu'il se laissait finalement vaincre par son amusement et éclatait de rire, brisant irrémédiablement l'image de fiers et froids Serpentards, aux yeux du reste du corps étudiant.
« Tais-toi. » souffla Marcus.
Son ordre n'eut aucun effet. Pire, il pouvait distinctement voir le reste de ses amis avoir un mal fou à contrôler leur amusement.
Urgh.
Pourtant, le cinquième année ne les vira pas. Il grogna à peine lorsque Harry bougea et se lova un peu plus contre son ventre, Wayne suivant le mouvement dans le dos du petit brun. Le duo s'était allongé en 'cuillère' et avait posé leurs têtes sur les genoux du préfet mâle de 5è année. Quand ce fut l'heure de se coucher en revanche... Disons simplement que l'on découvrit, si ça n'était pas déjà le cas, que Marcus Flint avait un cœur.
Marcus poussa un grognement alors que Harry affichait un sourire vindicatif. Ah ah ! Il n'était pas le seul à devoir subir cet embarras ! Finalement !
# Parce qu'il ne les réveilla même pas. Il soudoya simplement Adrian avec des cartes de collection de Chocogrenouille ( faisant efficacement taire son rire ) pour transporter l'un des deux garçons. #
Adrian pouffa de rire en entendant ça alors que plusieurs ventre se mettaient subitement à grogner. Ils avaient mangé il y a moins d'une heure...
Harry dialoguait avec des voix dans un couloir isolé lorsque Wayne vint le rejoindre.
Tous ceux qui ignoraient ce qui s'était produit en 1992 ou le fait que le Survivant soit fourchelangue tournèrent la tête vers lui quand ils entendirent cela. Était-il dingue ? Logiquement, ils devraient se souvenir que tout ce qui se produisait dans l'autre monde ne s'était pas forcément produit dans le sien.
« Regarde ce que j'ai trouvé dans les affaires de Weaslette. »
Harry détourna son attention du mur d'où semblait provenir la voix pour tomber sur un petit carnet noir.
_ Qu'est-ce que c'est ? Attends, pourquoi et comment t'es-tu trouvé à proximité des affaires de la fillette ?
Un regard rageur flasha quelques instant sur le visage pâle de Weaslette. Visiblement, elle ne digérait pas le fait d'être appelé 'fillette' par le Survivant.
Leslie Lemarbre de Serdaigle, poussa un soupir amusé. Ça lui apprendrait à cette petite idiote.
La fillette... c'était ainsi que Harry se référait à elle. Ça n'était pas spécialement méchant, c'est juste qu'il ne se souvenait pas de son nom et que, de toute façon, cette fille ne lui revenait pas.
Le regard de Ginny se fit d'autant plus noir et elle fusilla du regard toute personne posant les yeux sur elle. Finalement, elle tourna la tête vers la table des Poufsouffles et papillonna des cils en direction de Harry.
« Je ne suis pas juste une 'fillette' Harry, pas vrai ? »
Il était clair qu'elle essayait de faire une revendication publique sur le Survivant mais elle fut humiliée quand celui-ci lui adressa un regard plat.
_ Non, tu es aussi la sœur de Ron. Mais tu es quand même une fillette.
Embarrassée, elle ignora résolument les sourires goguenards que bon nombre d'étudiants lui adressèrent et reporta son attention sur ce maudit bouquin.
Il n'aimait pas la façon dont elle regardait Wayne. C'était la même façon dont Haymitch regardait Gaëtan avant de le virer du Squat, deux jours plus tard, parce qu'il ne ramenait pas assez de choses pour survivre dans les rues. Harry n'avait jamais revu Gaëtan. L'adolescent pouvait aussi bien être mort qu'adopté pour ce qu'il en savait.
Ce n'était pas qu'il en avait grand-chose à faire de l'autre garçon, il ne l'avait pas vu depuis bien des années et ne l'avait connu que quelques mois mais.. et bien.. Gaëtan avait partagé son pain avec lui le premier soir où Harry avait trouvé refuge au Squat.
Harry cligna des yeux mais ne réagit guère plus que cela.
_ C'est un journal. Un journal magique. Je l'ai testé. Il est rempli de magie sombre. Je ne sais pas comment Weaslette a pu mettre la main là-dessus.
Un déclic se fit dans l'esprit d'Harry.
« Oooh ~ Tu te souviens de cette fois-là, sur le Chemin de Traverse ? »
McGonagall poussa un soupir épuisé et adressa un regard sévère à son lionceau et au blaireau.
_ Puis-je savoir pourquoi vous ne semblez pas sur le point d'avertir les autorités compétentes ?
Elle ignora les regards incrédules qui volèrent dans sa direction.
Wayne se redressa et jaugea la directrice adjointe d'un regard plat, un sourcil relevé.
_ Et bien étant donné ce qu'ont déjà fait nos alter ego, je suis surpris que vous vous posiez la question, professeur.
Harry se redressa à son tour.
_ D'ailleurs, je crois me souvenir avoir fait quelque chose du genre en première année et nous n'avons pas été pris au sérieux.
Un murmure remonta le long de la salle alors que McGonagall pâlissait, perdant son assurance habituelle.
Wayne embrassa Harry sur le haut du crâne. Le Gryffondor pouvait se révéler être un véritable petit bâtard vindicatif quand il le voulait.
Weaslette avait eu le culot de récupérer le journal. Le Duo n'était pas encore tout à fait certain de comment elle s'y était pris mais cela devait être lorsqu'ils étaient hors de la salle commune parce que la fillette ne connaissait pas leur mot de passe... et bien, si elle avait été fourchelangue, elle aurait effectivement pu entrer mais ça n'était pas le cas, évidemment. Wayne et Harry avaient pris de l'intérêt pour le journal de Riddle. Un certain Tom Riddle. C'est que... le journal bourré de magie sombre parlait ! Il répondait. Très intéressant.
Ginny pâlit quand le sujet du journal fut abordé un peu plus en profondeur. Elle n'avait vraiment pas envie de lire là-dessus.
Ça lui allait quand on lisait sur Harry mais dès qu'on lisait sur les événements de cette année-là, ça n'allait plus.
Wayne et Harry étaient lovés l'un contre l'autre dans le lit du premier, les mains liées ensemble et lisant un manga populaire qu'ils avaient réussi à se procurer avant leur retour à Poudlard.
Alors que les quelques fanas de manga présents à Poudlard se redressaient avec intérêt en entendant cela ( et jetaient un coup d'oeil aux deux garçons, lesquels arboraient de légers sourires à la mention des bouquins japonais ), Miles Bletchley tourna la tête vers Harry et Wayne et évidemment, le petit brun arborait un teint coquelicot qui lui allait à ravir.
« Nous devons récupérer le journal, confia Wayne tout en regardant les images du bouquin. Qui sait ce que cette petite sotte pourrait décider d'en faire.
_ Humm. »
Le garçon aux cheveux blancs détourna son attention du livre qu'il tenait dans ses bras tendus pour leur permettre de lire à tous les deux, seulement pour trouver Harry somnolant contre lui. Avec un léger sourire, le garçon ferma le livre et le posa sur sa table de nuit.
Adrian ne fut pas surpris d'entendre un faible grognement en provenance de la table des jaunes et noirs. Autant Potter devait être embarrassé, autant Adrian pensait que les démonstrations d'affection des alter ego de Potter & Hopkins étaient adorables.
Tant pis, ils liraient la suite de Berserk(1) un autre jour.
Leo et Julius Fernandez échangèrent un regard en entendant cela. Après tout, ils lisaient Berserk.
Le garçon observa quelques instants son ami, endormi, pressé tout contre lui. Les cheveux noirs de Harry avaient encore poussé et lui arrivaient presque dans le cou à présent. Wayne ne pensait pas comprendre un jour comment l'autre garçon parvenait à les maintenir en dégradé épique et stylisé sans utiliser ni charmes, ni ciseaux.
Harry passa une main dans ses cheveux. Il s'était demandé, plus tôt dans l'année, s'il devait les laisser pousser. Il n'était pas encore parvenu à une décision pour le moment.
D'un geste de la main de l'albinos, la lumière de la lampe de chevet s'éteignit et Wayne roula sur le côté pour envelopper un bras autour de la taille du plus petit et poser un baiser sur le front de celui-ci.
/
« Aw ~ » chuchota Parvati Patil, en gloussa avec Lavander.
Elle ignora résolument les regards plus que noirs de Granger et Ron. Honnêtement, elle ignorait comment Harry faisait pour être ami avec ces deux-là et sympathisait avec les jumeaux pour devoir supporter leur persécuteur de petit-frère.
Quand Potter descendit brusquement les escaliers menant aux dortoirs et attrapa le bras de Hopkins – qui l'avait attendu sur un fauteuil de la salle commune_, pour filer sans un mot hors de la pièce, les Serpentards surent que quelque chose se passait.
« Il se passe quoi ? »
Harry cligna des yeux et étouffa un bâillement derrière sa main. Wayne cela mignon. Ça n'était pas censé être mignon.
« C'était l'année où il y a eu tous ces cas de pétrification. »
Bien entendu, tous ceux qui n'avaient aucune connaissance de cette histoire – c'est à dire les délégations et tous les sorciers extérieurs à Poudlard-, hoquetèrent en entendant cela.
En même temps, après les trois premiers cas de pétrification, tout le monde était sur le qui-vive. Miss Norris, Nick Quasi-Sans-Tête et Colin Creevey avaient d'abord été attaqués et l'on avait retrouvé la veille le corps pétrifié de Pénélope Clearwater dans le couloir de l'aile ouest du deuxième étage.
Colin Creevey pâlit quand il se souvint des yeux jaunes qui l'avaient figés sur place, au travers de son appareil photo.
Être à Poudlard dans une telle atmosphère n'était guère rassurant, encore moins quand Potter et Hopkins s'absentaient aussi souvent. Ils n'iraient pas dire qu'ils étaient inquiets, non... juste... et bien... concernés.
Lisa Turpin (Serdaigle, 4°) et Gemma Farley (Serpentard, 7°) roulèrent des yeux en entendant cela alors que des gloussements se faisaient entendre de part et d'autre de la salle.
« Honnêtement, admettez-le, vous êtes inquiets. »
Les Serpentards affichèrent une mine indignée mais personne – hormis mini Malfoy et quelques rares-, nièrent la chose.
Les deux jeunes femmes arborèrent un rictus satisfait.
Bien qu'ils soient en deuxième année, les deux garçons n'étaient pas plus grands que les petites recrues et semblaient toujours si... fragiles d'une certaine façon. Terence n'aimait pas trop savoir deux des leurs – le Duo en plus de cela, seuls dans les couloirs, mais au moins, il pouvait se rassurer en sachant qu'aucun ne laisserait l'autre hors de sa vue, et encore moins depuis l'accident /attaque!/ de Harry.
Le petit brun jeta un coup d'oeil à la table des Serpentards et rougit adorablement quand il croisa les regards de plusieurs d'entre eux. Marcus poussa un soupir et se frotta l'arête(2) du nez quand il tomba sur les orbes profondémet vertes du lionceau. Salazar, donnez-leur la force de résister...
Quelque part en dessus de Poudlard, le portrait d'un certain Fourchelangue s'illumina et un rire riche et chaleureux se répercuta dans la pièce.
Les Serpentards avaient pris plaisir à s'en prendre vicieusement aux Gryffondors – ceux qui regardaient le Duo d'une façon qui ne leur plaisait pas_, durant les cours de potions ou de métamorphose pour les faire échouer. Ça n'était tout de même pas leur faute s'ils ne pensaient pas à protéger leur travail durant les pratiques ? Marcus soupira profondément et s'étira les muscles avant de se redresser.
« Entraînement de Quidditch, les feignasses ! Allons-y. »
Bon nombre de personne pouffèrent de rire en entendant l'ordre de Flint.
Ils avaient visiblement du mal à imaginer une scène de ce genre dans l'antre des Serpents.
Wayne se laissa traîner, sans poser de question, sachant très bien que Harry lui répondrait dès qu'ils seraient hors de portée des tableaux espions. C'était le Baron Sanglant qui leur avait parlé de la particularité de certains portraits ou plutôt, de leur proximité vis-à-vis d'un certain directeur.
Les étudiants s'agitèrent en entendant cela alors que les Serpentards grimaçaient avec mécontentement à ce souvenir. Leur chef de maison et leurs parents les mettaient pour la plupart en garde à ce sujet.
C'était toujours difficile de rester sur ses gardes autour des portraits ( et autour de certains plus que d'autre ) mais ils étaient parvenus à s'y habituer. Ça n'en restait pas moins irritant. C'était une véritable invasion de la vie privée.
Harry était en soi heureux de ne pas encore avoir eu de rencontre avec le professeur Dumbledore mais il n'était pas assez stupide pour penser qu'une telle chose durerait. Ils atteignirent le deuxième étage au bout de cinq minute et Harry les dirigea dans le couloir désert. Wayne savait pourquoi personne n'y passait jamais : au bout du couloir, il y avait les toilettes des filles du deuxième étage, rebaptisé officieusement les ''Toilettes de Mimi Geignarde''.
« Qui est Mimi ? » demanda un élève de Durmstrang.
_ C'est un fantôme. Une vraie pleurnicharde, fit Cho Chang.
Harry fronça les sourcils et décida d'y ajouter son grain de sel.
_ Son nom de naissance est Myrtle Warren. Elle avait quatorze ans quand elle a été tuée en 1943. C'était la première victime du Basilic.
Naturellement, alors que les élèves de Poudlard s'interrogeaient sur sa connaissance des secrets de Poudlard, d'autres se redressèrent brutalement en entendant le mot 'basilic'. Un Basilic ?! Ici, à Poudlard ? Un sentiment de malaise les prit aux tripes.
Et comment diable se faisait-il qu'un enfant avait les réponses à ces questions et pas les enseignants ?
« Harry, pourquoi allons-nous vers les toilettes des filles ?
_ J'ai trouvé l'entrée ! Couina Harry, presque excité et si différent de son habituel ton plat et morne.
_ L'entrée ? Répéta Wayne, intrigué.
_ De la célèbre Chambre des Secret ! Wayne, depuis que cette histoire de pétrification a commencé nous fait des recherches là-dessus.
_ Oh tu veux dire.. la Chambre Secrète de Salazar Serpentard.
_ Oui ! S'exclama Harry, d'un ton enjoué, en guidant son ami. La Chambre des Secrets. »
« Est-ce que l'entrée a été trouvée ? » Demanda Igor Karkaroff.
Tous les étudiants ayant été à Poudlard en 1992, tournèrent la tête vers Harry, montrant ainsi que oui, ça avait été le cas et que Harry avait été le principal concerné.
Le petit brun se contenta de hocher paresseusement la tête et un murmure choqué et un brin envieux se répandit dans la vaste pièce.
Il y eut un bref silence alors que Wayne se laissait entraîner puis il rattrapa le pas de son ami et marcha à ses côtés, leurs mains toujours liées. Il se demandait encore parfois comment Harry parvenait à avoir l'air aussi excité en gardant un visage blanc.
Cassius tourna la tête vers Harry. Il était difficile de l'imaginer impassible puisque Potter était un véritable livre ouvert. Il semblait incapable de réellement masquer ses émotions. Sûr, il les cachait souvent, modelait un sourire même quand il était triste ou en colère mais pour les Serpentards, il était facile de dire que c'était faux.
_ Et comment l'as-tu trouvé ?
_ J'ai suivi les voix.
_ Les voix ?
Harry refusa de répondre aux questions muettes. Il avait déjà été persécuté pendant plusieurs mois en seconde année quand on avait découvert qu'il était fourchelangue, il refusait de subir ça une seconde fois.
Harry fit la moue lorsqu'il vit le regard sceptique de Wayne.
_ Pas les voix dans ma tête, j'ai dépassé ça depuis longtemps. Elles provenaient des murs.
« Des murs ? »
Wayne secoua la tête. Il savait que ça n'était pas des voix imaginaires provenant de la tête d'Harry, parce que Harry avait déjà vécu cela avant – il parle des voix dans la tête, pas des voix dans les murs_, et qu'il n'avait pas réagit de la même façon. C'était la voix dans sa tête qui lui avait suggéré le feu pour se débarrasser des Dursley quand il essayait désespérément de se défaire des chaînes à ses chevilles. Harry lui avait raconté sa vie d'avant, tout comme Wayne l'avait fait. Wayne savait que ça n'était pas juste des 'voix'. Harry entendait quelque chose depuis la rentrée. Quelque chose de potentiellement dangereux pour eux. Et Wayne s'était juré de protéger Harry quoiqu'il arrive.
Wayne prit Harry dans ses bras et fusilla du regard toute personne regardant suspicieusement le petit brun, un ''fuck off'' au bord des lèvres.
Un léger sourire étira les lèvres de Graham Montague quand il jaugea le comportement de l'albinos. Il savait que Hopkins allait se montrer possessif mais même lui ne s'attendait pas à ce que cela arrive aussi tôt.
Graham zona un peu et ne se reprit que quand la voix annonça que Har – Potter s'était arrêté devant un robinet avec un motif de serpent. Oh.
Oh !
« Ouvre-toi. » siffla-t-il.
Il avait vaguement hésité à dire des choses comme ''Sésame, ouvre-toi'' mais avait décidé d'aller au plus simple.
Les sang-purs étaient bien en entendu confus, au contraire des sorciers ayant vécu dans le monde moldu. Ceux-ci pouffèrent de rire hormis quelques uns qui roulèrent des yeux.
À vrai dire, il -
_ Tu... commença Wayne avec quelque chose ressemblant à du choc et de l'envie. Tu es fourchelangue ?
_ Hum ?
Harry détourna les yeux du robinet qui s'ouvrait pour dévoiler l'entrée de la Chambre des Secrets pour observer le regard carmin de son ami.
_ Fourchelangue. Tu parles la langue des Serpents.
Un murmure choqué parcourut la foule puis une étudiante de Beauxbâtons porta son attention sur Harry.
« Comment peux-tu ignorer le langage que tu parles ? »
Harry consentit à lui répondre parce que, malgré la sécheresse de la question, la jeune fille ne l'avait pas posé avec dédain et supériorité mais plus avec choc qu'autre chose.
_ Je ne savais pas que je ne parlais pas anglais. Je ne m'en étais pas rendu compte.
_ Oh.
Néanmoins, et au grand choc des sorciers britanniques, les membres des délégations et invités étrangers n'étaient pas effrayés et n'affichaient aucune réaction négative. Si quelque chose, ils étaient extatique. Quand un des laquais de Fudge les interrogea là-dessus, il eut droit à des regards incrédules, presque outragés.
« Pourquoi diable serions-nous effrayés ? Demanda un conseiller du ministre bulgare avec un accent à couper au couteau. Les foucherlangues sont très appréciés parmi les briseurs de sorts et Guérisseurs.
Si cela ne causa pas un énorme choc dans les fondations de la communauté magique de Grande-Bretagne.
Les délégations ( étudiants et contingent d'adultes ) commençaient à comprendre pourquoi le Survivant avait eu l'air si nerveux. Honnêtement, que se passait-il dans la tête de ces gens ? Bientôt, on leur dirait qu'il faudra éviter tous les allemands blonds aux yeux bleus sous prétexte qu'ils étaient les préférés Hitler et Grindelwald !
Harry fit une pause et ses yeux s'écarquillèrent brièvement avant qu'il ne regagne un visage impassible ou presque.
_ Je ne savais pas. Huh.. c'est utile en tout cas. Je me demandais pourquoi j'avais réussi à l'ouvrir tout-à-l'heure alors que seuls des fourchelangues étaient censés en être capables.
_ C'est génial Harry, susurra le plus âgé, dans le silence de la pièce. C'est merveilleux.
Les membres des délégations acquiescèrent solennellement et les élèves de Poudlard présents en 1992 se sentirent tout à coup honteux face à leurs réactions de l'époque.
Le petit brun se mordit la lèvre inférieure puis acquiesça solennellement. C'était une merveilleuse chose. Cela leur serait certainement utile dans le futur. Bien sûr, Harry savait déjà qu'il pouvait parler aux serpents, il l'avait fait quand il était plus jeune : quand l'oncle Vernon l'enfermait dehors la nuit. Il avait souvent parlé aux serpents, mais quand il avait appris que le monde magique existait, il avait pensé que c'était une chose courante et en fait, il en était presque venu à oublier ce fait. Alors, bien sûr, quand lui et Wayne avaient fait des recherches sur la Chambre des Secrets, Harry n'avait même plus songé à cette étrange capacité. Il n'avait pas cru que ces deux faits-là étaient liés.
Harry hocha la tête, répondant ainsi à toutes les questions qu'on s'apprêtait à lui poser. Oui, il avait aussi parlé à des serpents dans le jardin des Dursley. Il ne rajouta pas qu'il avait accidentellement libéré un boa constrictor au zoo.
« Vous reviendrez, n'est-ce pas ? »
Les deux Serpentards se détournèrent de l'entrée pour fixer le corps flottant et translucide de Myrtle qui les regardait avec un air curieux. Ce qui les intrigua davantage c'est que le fantôme semblait rougir. Ce qui était impossible. Elle était morte après tout.
_ Vous – vous n'êtes pas comme les autres garçons. Les autres – les élèves, ils se moquent toujours de moi. Même le professeur vampire est méchant avec moi.
« Professeur -
_ Vampire ? » firent les jumeaux Weasley.
Ils échangèrent un regard espiègle et Snape retint un gémissement de désespoir. Oh Merlin...
« Combien tu paris qu'elle parle de Snape ? Fit l'un.
_ Trop évident, je ne parierai même pas, cher frère. » fit l'autre.
Les lèvres de Wayne se recourbèrent en un bref sourire amusé alors qu'il captait la référence à Snape et il hocha la tête avec approbation. Il n'avait pas grand chose contre l'homme, en fait, il l'appréciait presque et il ne pensait même pas que appeler quelqu'un un ''vampire'' soit une insulte mais il reconnaissait que leur chef de maison ressemblait vraiment aux clichés typique que les moldus se faisaient des vampires.
Les lèvres de Wayne se recourbèrent en un sourire narquois alors qu'il avisait l'air constipé de Snape. Tiens, ça lui apprendra à traîter Harry comme de la merde. Snape tressaillit presque quand il avisa le rictus du gamin Hopkins. Il était un agent double, il savait que ce genre de 'sourire' ne disait rien qui vaille pour lui.
_ Bien sûr Mimi, répondit Harry, adressant un sourire resplendissant à la fille fantôme.
Mimi rougit et sourit timidement avant d'aller se réfugier dans ses toilettes.
_ Je ne dirais pas que vous étiez là, sinon ils ne vous laisseront plus revenir et je serai encore toute seule.
Harry et Wayne échangèrent un regard complice. Et bien, cela effaçait tout problème qu'ils auraient potentiellement pu avoir autrement.
_ Merci Mimi. Nous reviendrons te voir bientôt.
Un rire cristallin leur répondit et les deux garçons se penchèrent vers l'entrée.
« J'en reviens toujours pas... marmonna Miles Bletchley. L'entrée de la prestigieuse et célèbre Chambre des Secrets se situe dans les toilettes des filles. »
Cette déclaration permit aux étudiants – en particulier les Serpentards, de procéder l'information et cela eut lieu à une série de recrachage, crachotage, étouffements etc...
Visiblement, c'était un choc.
Harry esquissa un sourire alors qu'il se retenait de glousser, parce que Harry Potter ne gloussait pas. Non, madame !
Wayne grimaça faiblement. C'était trop sombre pour y voir quoique ce soit, mais s'il devait parier, il dirait que ça descendait en toboggan. Du coup, le garçon s'assit au bord et tendit la main pour l'inviter à le rejoindre. Harry plissa les yeux mais prit la main de son ami et avança prudemment jusqu'à lui. Wayne bougea subtilement pour lui permettre de s'asseoir entre ses jambes et il passa ses bras autour de la taille du petit brun ( à peine plus petit que lui mais plus petit quand même ) pour le retenir et ne pas être séparé de lui.
Les deux garçons ignorèrent résolument les rictus narquois de Graham Montague et Cassius Warrington.
Ils savaient très bien que les deux Serpentards les observaient en silence, depuis la table des Serpentards, de même que probablement une bonne centaine de paires d'yeux, les autres étant concentrés sur le livre ouvert sur le présentoir.
Il nota avec satisfaction le teint rosé qu'arboraient les joues d'Harry avant d'approcher ses lèvres de son oreille :
« Oh mon dieu... » chuchota Harry en tournant la tête pour enterrer son visage rougissant contre l'épaule de l'albinos.
Un léger rire quitta les lèvres de ce dernier mais il laissa Harry se noyer dans l'embarras du moment. Il faut dire, Harry était absolument adorable, ainsi.
« Prêt ?
_ Oui. »
Et ils tombèrent. Wayne leur donna un peu d'élan avant qu'ils ne tombent dans le trou. Comme prédit heureusement, le 'chemin' semblait être un tuyau et ils glissèrent sans soucis tout au long de la descente. Harry semblait profiter pleinement du voyage, souriant à la vitesse et la fraîcheur qui frappait son visage tandis que les bras de Wayne se resserraient brièvement autour de sa taille. Yup, c'était merveilleux.
Malgré lui, malgré l'embarras qu'il ressentait face à cette invasion de la vie privée de son alter ego, Harry ne put s'empêcher de sourire quand il entendit cela. Il regarda timidement Wayne et son sourire s'élargit quand il vit le sourire plaisant de l'autre garçon.
La voix s'interrompit et quand elle ne reprit pas, Harry sut que c'était la fin de la partie 1 du chapitre 2.
Puis la voix se fit entendre à nouveau, plus masculine qu'androgyne cette fois-ci et prit la parole, à la surprise générale :
« Oh, veuillez m'excuser mais j'ai à faire. Je suis sûr que l'un de vous se portera volontaire pour lire le prochain chapitre. Bye ! »
Il y eut un drôle de bruit en arrière plan et on entendit la voix ruminer sombrement contre des « âmes vagabondes qui s'étaient échappées d'Elysium » puis, plus rien.
Curieux, Harry haussa un sourcil mais il doutait d'avoir un jour la réponse à ses questions, aussi, il se contenta de se rasseoir correctement contre son ami tandis que Kevin Entwhistle se portait volontaire pour lire le prochain chapitre, battant de justesse Miss Delacour ( c'était probablement pour le mieux, ils ne tenaient pas à avoir la majorité des mâles zonant et bavant pendant toute la durée du prochain chapitre ).
1/ Donc, j'ai actuellement écrit ce passage en anglais une première fois avant de le réécrire en français et j'avais écris la phrase avec 'cuteness' mais il n'y avait pas vraiment d'équivalent en français qui entrait bien dans le contexte donc bon.
2/ Okay, okay, j'essaie de ne plus faire cette erreur d'orthographe et d'écrire 'arrête' au lieu de 'arête' mais c'est pas facile, vous savez.
Note : Je sais qu'on dirait que c'est un recueil HP ou HP/KHR mais ce n'est pas uniquement ça. Il y aura d'autres crossover HP, j'ai des idées mais je ne les ai pas encore écrit.
En tout cas, j'ai un Summon à moitié écrit ( Naruto/HP ) et je pensais faire des crossovers type HP/K-project ( ça fait si longtemps que je n'ai pas vu l'anime, je crois que j'ai besoin d'un rafraîchissement ) ou HP/Karneval – je ne sais pas si vous connaissez ces deux animes.
• Peut-être HP/PJO et quelques autres.
• J'ai commencé à travailler sur un CreepyPasta!Harry ( mais rien de vraiment graphique parce que les scènes de tortures se sont déjà produites ).
Bref, je ne sais pas encore si je vais les écrire, mais tout ça pour dire que ça n'est pas juste un seul type de crossover. Bu-bye
PS : J'envisage d'insérer un sommaire du recueil au début du premier chapitre. Est-ce que ce serait utile ou non ?
Publié le : 17 février 2020
