T4 – Former Slytherin!Harry
[Bashing + Naive!McGonagall]
Relationship/Friendship : Harry & Terence Higgs - Harry & Marcus Flint – Adrian Pucey & Harry – Cassius Warrington & Harry – Harry & Lucian Bole – Peregrine Derrick & Harry – Graham Montague & Harry - OFC & Harry - Future Slytherin Quidditch Team/Harry ( no Drarry )
• Pre-slash
• Agent!Assassin!Harry – Agent!Tracker!OFC – Sick Harry – intelligence agency – Obscurial Harry - Slytherin!Harry
• Modern Tech
Mots : ~ 13,500
Watching 2 ~ La Fleur d'Orion
Part I : À nos actes manqués
Les flammes de la Coupe s'agitèrent une fois de plus. Les élèves échangèrent des murmures nerveux, s'attendant une fois de plus à entendre un nom. Pas même cinq minutes plus tôt, le nom du Survivant était sorti de cette même coupe. On n'avait pas revu Potter depuis la fin de sa première année en 1992, car celui-ci n'était pas revenu pour sa seconde année. Potter avait été réparti à Serpentard à l'époque alors, forcément, la plupart des élèves s'étaient montrés plus ou moins durs avec lui, malgré son statut de Survivant.
Même à Serpentard, il avait été plus ou moins ostracisé tout au long de l'année. Seuls quelques élèves de troisième et quatrième année étaient devenus amis avec lui. Quand il n'était pas réapparu pour faire sa seconde année cependant, les gens avaient dû admettre que cela avait crée un certain vide au sain de Poudlard. Pas que Potter ait été un fauteur de trouble ou quoi – en fait si quelque chose il avait plutôt été timide et réservé-, mais son absence avait certainement été remarquée. Il y avait eu des tas de rumeurs à ce sujet, mais rien d'officiel. Les murmures à son sujet avaient finir par se tarir, mais ils n'avaient jamais complètement disparus. Les 'amis' du Survivant ( les quelques anciens troisième et quatrième année ) avaient refusé d'aborder le sujet et personne ne savaient ce qu'ils en pensaient ou même s'ils en savaient plus qu'eux sur la disparition de Potter.
Plusieurs petites boules de flammes s'échappèrent de la coupe et flottèrent à plusieurs mètres du sol, le tout sous les regards curieux et appréhensifs.
Les organisateurs en restèrent bouche bée quand la sphère forma un écran géant immatériel ( pas aussi gros que l'écran magique de la Coupe du Monde de Quidditch mais d'une belle proportion malgré tout ) au dessus des tables. Ils s'étaient attendus à ce que le garçon soit transporté et à ce qu'ils puissent poursuivre les choses. Si cet 'écran' apparaissait, cela voulait dire que soit le garçon était sous d'épaisses et puissantes barrières magiques – et donc inaccessible à la Coupe ( ce qui était inquiétant parce que la Coupe de Feu était un ancien artefact très puissante ) ou pire; il était mort.
La sphère magique s'illumina, sous les regards curieux et émerveillés des jeunes sorciers. Après tout, ça n'était pas quelque chose qui arrivait tous les jours.
Une scène se forma. C'était une petite chambre sombre et d'aspect désuet. La fenêtre était barrée, comme dans une prison et une petite figure trônait sur une vieux matelas. Il n'y avait rien d'autre, si ce n'est une chouette blanche aisément reconnaissable.
Des chuchotements s'élevèrent dans la salle. Même si Potter avait seulement dû recevoir deux ou trois lettres au cours de l'année ( les Serpentards savaient qu'il s'agissait de lettres de Gringotts ), la chouette de Potter venait souvent se poser devant son maître à l'heure du déjeuner.
L'angle changea et se porta sur celui qu'ils reconnurent comme un étant Potter.
Potter lève la tête à cet instant et le champ de vision s'élargit à nouveau.
Terence s'étrangla de stupeur ( et peut-être aussi d'horreur ). Harry – Harry était recouvert de bleus. Il avait des contusions sur le visage, ainsi qu'un œil au beurre noir ( oui, il connaissait cette expression ) et des bleus sur ses jambes nues. Il portait un t-shirt blanc trop grand, avec un short noir et des chaussettes blanches. Il avait aussi des bleus sur les bras et il y avait clairement une empreinte de main autour de son poignet. Il faisait peine à voir.
Terence déglutit lentement, alors qu'une horrifiante révélation éclairait son esprit :
Harry avait été abusé.
Harry. Avait. Été. Abusé. C'était pour cette raison qu'il avait été aussi petit, aussi calme et réservé, aussi... timide. C'était pour ça qu'il ne portait que des vêtements de seconde-main trop grand. Malfoy s'était suffisamment moqué à ce sujet. Personne n'avait jamais tiré les bonnes conclusions. Après tout, tout le monde savait ( ou pensait savoir ) que le Survivant était aimé et chéri par sa famille moldue.
Terence résista à l'envie de se gifler. Oh, comment avait-il pu louper ça ? Il jeta un coup d'oeil à Marcus, Cassius et Adrian, seulement pour voir la même expression sinistre et horrifiée qu'il était certain d'arborer. Ils avaient été les seuls à parler à Harry sur une base régulière ( bien que Peregrine et Lucian soient aussi amicaux envers Harry ) et à le considérer comme un ami. Enfin... oui... comme un ami ( même si Marcus refusait de l'admettre ). Il n'avait pas su comment réagir quand Harry n'était pas réapparu à la rentrée septembre 92. Il n'avait même pas osé envoyer de lettres, persuadé que celui-ci avait ignoré ses missives. Il sentit le regret monter et se bloquer au fond de sa gorge. Peut-être aurait-il dû. Peut-être que Harry aurait fini par répondre.
Un bruit soudain le rappela à l'ordre et il leva les yeux vers la sphère pour voir ce que personne n'avait remarqué avant. À vrai dire, tout le monde était un peu choqué de voir l'état du Survivant.
« C'est quoi... ce bordel... » entendit-il Lucian Bole murmurer, les yeux écarquillés de stupeur.
Il y avait une trappe. Une chatière. À la porte. Il y avait une chatière à la porte de la chambre de Harry. Ceux qui ignoraient ce qu'était une chatière, furent outragés d'en apprendre le sens et l'utilité, dans ce contexte-là.
Un bras passa et déposa une assiette peu garnie.
Les yeux de Terence s'étrécirent. Il observa la façon dont Harry se déplaça prudemment vers la porte et ramassa le plateau qu'il ramena vers le lit – enfin, le lit, c'était généreux, plutôt le matelas. Hedwig fit cliquer son bec contre sa cage. Elle aussi semblait bien frêle.
« C'est tout ce qu'on a Hedwig. Il va falloir faire avec. »
Un murmure parcourut la salle alors qu'ils regardaient tous le garçon partager son maigre repas avec son familier. C'était une honte, un scandale ! Terence n'eut pas besoin de tourner la tête pour deviner que c'était Fudge et Crouch qui s'indignaient à ce sujet.
Harry se redressa subitement et s'approcha de la porte. Il semblait avoir entendu quelque chose. Il jeta un regard à sa chouette quand celle-ci piailla faiblement et lui demanda de se calmer.
« Je dois voir. Ouvre-toi... s'il te plaît. »murmura-t-il en posant sa palme contre la porte.
Il y eut un clique et la porte s'ouvrit. Terence savait qu'elle avait été auparavant verrouillée. C'était facile à deviner. C'est pourquoi il ne fut pas surpris quand des murmures choqués et admiratifs s'élevèrent.
Harry se faufila sans un bruit dans les escaliers et se glissa contre la porte entrouverte.
À l'intérieur du salon-cuisine, deux adultes parlaient.
« Charlie est venu me parler aujourd'hui. Il trouve le morveux à son goût. Il est même prêt à payer pour qu'on lui laisse le garçon. »
L'angle changea et ils virent Harry se figer et virer au blanc en quelques secondes.
Terence était... Terence était horrifié. Si le sujet n'était pas suffisamment horrible comme ça, il n'avait aucun mal à deviner qui était le 'Garçon' en question.
« Vernon, tu es sûr... ?
_ Je t'ai déjà dit que je ne voulais pas de ça dans la maison ! Quand il faisait ces choses bizarres, c'était déjà limite mais maintenant... maintenant il va dans une école pour apprendre la magie ?! Ce sont des sornettes et je refuse d'abriter une anormalité sous mon toit. Nous avons essayer de détruire cette chose mais ça n'a pas fonctionné. Charlie veut le garçon. Il offre 10,000 £. »
À sa gauche, il entendit vaguement Adrian jurer violemment sous sa barbe imaginaire. Il était lui-même à deux doigts d'en faire de même. Terence sentit la bile remonter dans sa gorge et prit une lente inspiration pour se calmer. Il n'eut pas besoin de tourner la tête vers les autres tables pour deviner les regards horrifiés de ses camarades et des enseignants/organisateurs/invités. Inconsciemment, il tourna la tête vers la table des professeurs pour jeter un regard assassin au directeur de Poudlard, quand il tomba sur le regard pâle et troublé de son chef de Maison. Terence savait pourquoi il était ainsi; le directeur de la Maison Serpentard avait été particulièrement dur avec l'ancien première année. Il savait – avait entendu ses deux papa en parler-, que leur professeur de Potions ne s'était jamais entendu avec les Maraudeurs ( dont le père de Harry ). Pire, ils s'étaient haïs. Chaque 'farce', chaque agression était rendue puissance deux à son assaillant, tant et si bien que les deux partis étaient autant fautif les uns que les autres. Snape semblait avoir reporté sa haine envers James Potter, sur Harry.
Alors, bien sûr, voir toutes ses (probables) idées préconçues être sauvagement détruites ainsi ne devait pas être facile pour le maître des Potions.
Terence renifla avec dédain. Il n'allait pas plaindre son chef de maison. Ce dernier s'était vraiment acharné sur Harry.
Sur ''l'écran'', on vit Harry prendre une lente inspiration tremblante puis déglutir en silence avant de faire demi-tour. Il s'arrêta devant la porte du placard sous l'escalier et laissa planer sa main au-dessus de la poignée, sans la toucher pour autant. Lentement, ses doigts se crispèrent et il fit tourner un peu son poignet, comme s'il voulait ouvrir la porte. Et... Et la porte se déverrouilla. Sans que Harry n'ait touché la poignée.
Terence cligna des yeux sous le choc. Était-ce... était-ce vraiment de la magie accidentelle ? Il jeta un coup d'oeil vers la table des invités et vit que Madame Bones avait haussé les sourcils de surprise. Terence savait déjà que Harry n'aurait pas de problèmes; ils étaient, après tout, en droit d'utiliser la magie lorsque leur vie était en danger. Et la vie de Harry avait définitivement été en danger chez ses gens-là. Et peut-être pas uniquement sa vie, à bien y réfléchir.
D'aileurs, il n'avait pas utilisé sa baguette, donc bon... techniquement, il n'était pas en infraction.
Harry pénétra sans un bruit dans le petit placard. Une personne un peu plus grande n'aurait jamais réussi à entrer. Là, enfermées dans le placard, se trouvaient toutes les affaires de Harry.
Un grondement remonta dans sa gorge et Terence sursauta presque quand il se rendit compte que ce bruit menaçant venait de lui. D'ailleurs, plusieurs de ses camarades lui adressèrent un regard nerveux. Son grondement devint davantage menaçant quand l'angle changea et qu'il vit une feuille de papier avec des mots, accroché au mur avec un morceau de scotch: Chambre de Harry.
C'était une écriture enfantine, tremblante un peu, comme quelqu'un qui apprenait à écrire.
Harry avait dormi là. Harry... avait dormi là. Il y avait même un petit matelas tout défoncé sous la grosse valise de Harry.
À ses côtés, Adrian murmura une série d'insultes à en faire rougir les sirènes. Terence n'était pas aveugle cependant; il n'avait aucun mal à voir la tension dans le corps de son ami, ses jointures blanches, à force de serrer les poings ou encore la contraction de sa mâchoire. Adrian était furieux.
Terence n'était pas aveugle. Il savait bien qu'il n'était pas le seul à qui Harry avait manqué.
Et si... et si quelque chose était arrivé à Harry ? ( C'était l'une de ses vieilles craintes. Que quelque chose soit arrivé au petit brun. ) Et si son oncle l'avait vraiment vendu et qu'ils n'en avaient jamais rien su ?! La peur s'insinua plus rapidement et ses entrailles se resserrèrent (si c'était même possible) alors qu'il commençait à se ronger les ongles sans même s'en rendre compte.
Il ignora les murmures horrifiés qui suivirent la découverte du 'dessin' et se concentra sur Harry, lequel était à genoux devant ses valises.
Le petit brun posa ses mains sur les sacs de voyages et valise et ferma les yeux, l'air visiblement concentré.
Terence fut à peine surpris quand il les vit rétrécir suffisamment pour entrer sans mal dans les poches de pantalon du jeune sorcier.
Quand il eut récupéré toutes ses affaires, Harry se redressa et sortit du placard, fermant la porte derrière lui sans un bruit puis remontant les escaliers à pas de loup, grimaçant à peine sous la douleur. Il rentra dans sa chambre et fila vers son lit. S'accroupissant, il souleva une planche de parquet et retira ce qui sembla être ses plus importantes possessions.
Adrian ignora les cris de surprise et les murmures envieux quand Harry sortit du plancher ce qui sembla être une cape d'invisibilité. Son regard était rivé sur les autres items. Il y avait une photo de ses parents, une seule(1), ainsi que sa baguette et un cadre photo. Il ne vit pas quelle était la photographie car le cadre était retourné, mais Harry semblait tout aussi prudent avec la photo encadrée, qu'avec celle de ses parents, alors qu'il rangeait ses maigres possessions dans ses poches.
Il s'approcha d'Hedwig et crocheta la serrure.
« Nous partons, Hedwig. »
La chouette blanche dodelina de la tête et hoo-hoota doucement.
_ Non. Non ne reviendrons pas, cette fois-ci.
Il y avait une telle finalité, une telle détermination dans la voix du petit brun, que personne ne douta de ses propos. De toute façon, ils savaient tous que le Survivant avait été porté disparu à cette période là.
Le poursuiveur de l'équipe de Quidditch ne quitta pas la sphère des yeux, quand il vit Harry délivrer sa chouette, puis qu'il fit fondre les barreaux de sa fenêtre ( quelle genre de personne faut-il être pour emprisonner l'enfant dont on a la garde ? Évidemment... le genre de personne à vendre un enfant. ) rien qu'en posant la paume de sa main contre les barreaux.
La chouette passa en premier, seulement pour se poser sur le toit. Harry jeta un coup d'oeil dehors, vit que personne n'était à l'extérieur ( en même temps, le temps n'était pas terrible ce jour-là ) et il enjamba la fenêtre.
« Qu'est-ce que – commença Peregrine, seulement pour être rabroué par ses camarades.
_ Il va sauter. » fit distraitement Terence, son ton indiquant clairement son état d'esprit.
Harry escalada la fenêtre et descendit précautionneusement sur un ou deux mètres, en s'accrochant à la gouttière et aux plantes grimpantes puis finit par se résoudre à sauter.
Terence grimaça en même temps que Harry quand ce dernier atterrit avec une roulade et se redressa en serrant les dents. Il n'avait pas oublié tous les bleus qu'arborait Harry.
Une autre scène flasha alors que le duo sorcier-familier quittait la rue moldue.
Ils se trouvaient tout à coup à Gringotts et ils eurent droit à plusieurs scènes se déroulant en rapide flashs successifs. Il n'y avait pas de bruit, juste une successions d'images en accéléré.
• Harry en pleine conversation avec son manager, les sourcils froncés alors qu'il avait les yeux rivés sur des documents.
• Harry, pâle, semblant sur le point de prendre une importante décision.
• Harry dans une salle de rituel, à genoux, les main liées dans son dos, au centre d'un pentagramme.
À ce point-là, les chuchotements explosèrent dans la salle.
« Qu'est-ce qui se passe ?! »
Il fallut l'intervention de McGonagall avant que le calme revienne et que l'un des invités, un briseur de sorts, ne prenne la parole afin d'expliquer :
« Ils se trouvent dans l'une des salles de rituel. Je dirais la salle de purge.
_ De purge ?
_ Oui. C'est là que vous devez allez si vous êtes sous l'influence de potions ou de sorts de compulsion ou autre. C'est aussi là que vous pouvez allez si vous avez des blocs posés sur votre magie. La raison pour laquelle ils lui ont lié les mains dans le dos est que le rituel provoque des brûlures – tout est psychologique-, et la personne subissant la purge essaie souvent de se frotter l'endroit, généralement les yeux, avec excès. La force utilisé est généralement suffisante pour provoquer d'inquiétantes blessures. »
Les murmures devinrent un peu plus fort.
« C'est rare que la personne soit liée cependant. »
Malfoy fit un commentaire désobligeant vis à vis de Potter et le briseur de sort lui offrit un regard froid.
_ Au contraire. En lui liant les mains dans le dos, les gobelins s'assurent de la sécurité du garçon. Ils ne font généralement pas cela. Après tout, ils haïssent les sorciers odieux et irrespectueux donc si le sorcier se blesse de façon permanente, ils s'en fichent un peu.
Draco se sentit insulté mais il garda le silence quand il vit le regard de son père. Mieczyslaw Miel était un homme influent qu'il valait mieux ne pas se mettre à dos.
Les images reprirent subitement, mettant efficacement un terme à la conversation.
• Harry, au sol, hurlant de douleur alors qu'une masse sombre – ayant la terrifiante forme d'un visage monstrueux-, se dressant au-dessus du petit brun alors qu'il s'échappait de la cicatrice du garçon.
• Harry, allongé dans un lit d'infirmerie, en pleine conversation avec deux gobelins.
Cette fois-ci, l'image fut accompagnée de faibles mots chuchotés. Il était question 'd'horcruxes' et de 'destruction'.
Mes rares personnes à savoir ce qu'était un horcruxe pâlirent quand elles comprirent ce qui venait de leur être dévoilé.
Deux langues-de-plomb en particulier échangèrent un regard significatif quand ils virent l'air pâle et mécontent de Dumbledore.
Les voici à nouveau dans le bureau du manager des Potter – qui se trouve être le second gobelin le plus important après le directeur de la banque.
« Je vais me rendre au Japon. »
''Au Japon ?'' répéta Cho Chang, à la table de Serdaigle. Pour une Serdaigle, elle n'était pas très vive, si elle ne pouvait pas comprendre une phrase aussi simple que celle-ci, songea Adrian.
Et non, il ne la détestait pas à cause des sourires charmeurs qu'elle n'avait cessé d'envoyer à Harry durant la première année de celui-ci. Pas du tout. Heureusement que le petit brun était complètement inconscient des tentatives de drague des autres.
Le gobelin haussa un sourcil et Harry rosit légèrement.
_ J'ai... Un autre membre de ma famille vit là-bas.
_ Ah oui, la seconde héritière directe de Ignotus Peverell, après vous.
Il y eut un blanc. Rien que du silence. Puis, la salle sembla exploser en chuchotements ( cela semblait être un thème récurrent ). Les sorciers avaient tendance à oublier que le dernier fils Peverell ( étonnamment, il s'agissait de l'héritier ) s'était marié avait eu trois enfants – toutes des filles. Une s'était mariée avec Romuald Potter, une autre avait épousé un noble japonais et la dernière était décédée avant de pouvoir quitter le nid. On pouvait croire la lignée Peverell éteinte, mais il n'en était rien. Légalement, par droit du sang et par droit de Magie, autant les Potter que les descendants du noble japonais pouvaient porter ce nom et gérer le titre d'Héritier Peverell.
Harry acquiesça.
_ Elle m'avait déjà proposé de venir vivre avec elle.
_ Dumbledore va envoyer ses chiens fidèles pour vous retrouver, fit le gobelin. Quand il apprendra votre... disparition.
Terence s'étrangla de rire devant l'air indigné de McGonagall. Par contre, il n'eut pas le temps de faire plus car, l'instant d'après, quelque chose d'insensé se produisit.
Harry, doux, timide et courtois, Harry, afficha un rictus positivement narquois, presque féral.
Terence n'avait jamais vu Harry de la sorte. Même quand Malfoy le tournait en dérision, Harry avait conservé un regard plat, un brin timide. Peut-être qu'en fait... il n'avait pas jugé le morveux Malfoy digne de son dédain.
À en juger par les expressions stupéfaites de ses camarades, ceux-ci se trouvaient tout aussi surpris que lui face au changement de comportement radical du garçon. En même temps, à bien y réfléchir, le petit devait compter sur son instinct de survie à ce moment-là et ce genre de comportement pourrait bien lui avoir sauver la vie.
Harry avait-il quelque chose contre Dumbledore ? De toute l'année qu'il avait passé en compagnie du petit brun, celui-ci n'avait jamais lâché d'information au sujet de ses vues sur Dumbledore ou Vous-Savez-Qui. Très Serpentard, en effet.
« Il peut toujours essayer. Il s'attendra à ce que je voyage par moyen sorcier. Et si jamais ils venaient à me chercher du côté moldu, ils s'attendront à voir un petit brun aux yeux verts, accompagné d'une chouette blanche. » expliqua calmement le garçon.
Le gobelin refléta son rictus.
Terence était complètement mesmérisé par le sourire positivement vicieux du petit brun.
_ Et que comptez-vous faire ?
Le sourire de Harry s'élargit et ils sortit plusieurs items de sa poche. Seuls les nés-moldus reconnurent la teinture temporaire pour ce qu'elle était, de même que la boîte de lentilles de contact.
« Je suis prêt à faire beaucoup d'efforts pour passer inaperçu. »
/
Ils ne savaient pas trop comment, mais lorsque la prochaine scène se matérialisa, la magie les informa que c'était le même jour, seulement quelques heures plus tard. Terence ignora le tiraillement dans sa poitrine. Ça n'était pas la première fois qu'il pensait à Harry depuis la disparition de ce dernier.
/
Ils se trouvaient dans le Hall de Gringotts. Dumbledore et l'un de ses fidèles étaient en train de se disputer assez bruyamment avec l'un des gobelins au guichet.
« Ce doit être une erreur. Je veux juste retirer un peu d'argent.
_ Et je vous dis, Mr Dumbledore, que cette clé n'est plus valable.
Terence inclina la tête sur le côté. Il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il n'allait pas aimer la suite de cette conversation et que, peut-être, l'apparition de Dumbledore était l'une des causes du départ, non, de la fugue de Harry ( ce dernier n'avait jamais dit au revoir ).
_ Ça n'est pas possible -
_ Vous outrepassez vos droits en ces lieux, sorcier ! Master Ragnok a ordonné une révision des anciennes voûtes et nous avons trouvé des irrégularités avec la voûtes de confiance du jeune héritier Potter. En raison de cela, toutes les clés liées à cette voûte seront détruites. Maintenant auriez-vous l'amabilité de me dire comment vous vous êtes trouvé en possession de cette clé ?
Les yeux de Cassius s'étrécirent. Il pouvait voir ses camarades tirer leurs propres conclusions face à ce qu'ils étaient en train d'entendre.
Il pouvait également voir Madame Bones presser ses lèvres en une fine ligne puis lancer un regard suspicieux à Dumbledore avant de coucher quelques lignes sur un rouleau de parchemin.
Dumbledore bafouilla d'indignation et échoua à donner une réponse alors que trois gobelins le poussaient vers la sortie après avoir subtilisé la clé. Il interféra quand l'un d'eux lui fit savoir qu'ils ne parvenaient pas à entrer en contact avec le jeune Potter ( ce qui était de toute évidence un mensonge, réalisa plus tard Terence ). Alors qu'il continuait à se disputer avec les banquiers, le Chef Warlock heurta quelque chose.
Terence cligna des yeux.
C'était une jeune fille aux cheveux d'or mi-long et aux jolis yeux bleus. Sur son épaule était perché un faucon noir, au regard intelligent et dédaigneux.
Terence n'était pas spécialement attiré par les filles, mais il devait admettre qu'elle était mignonne. Jusqu'à ce qu'elle ouvre la bouche en tout cas ( quoi que la tête de Dumbledore était hilarante ).
« Vous pouvez pas regarder où vous allez, le vieux ?! »
Il manqua de s'étouffer de rire, de même que plusieurs de ses camarades alors que quelques pro-Dumbledore s'indignaient.
Elle lui adressa un regard infiniment hautain puis hocha respectueusement la tête vers les gobelins ( ce que les gobelins lui rendirent, amusés pour une quelconque raison ) et quitta la banque sans un regard en arrière.
Dumbledore fronça les sourcils. Il avait détesté le manque de respect de cette sale morveuse. Il la détestait toujours, même s'il n'avait jamais revu la maudite gamine.
Amelia Bones, assise à la table des invités, prit de nouvelles notes et échangea quelques mots avec ses collègues et employés. Ils devraient aller interroger Dumbledore plus tard et voir de quoi il en retournait exactement. Elle savait que le directeur de Poudlard pouvait échapper à beaucoup d'ennuis grâce à son influence, mais elle s'était promise de le voir un jour assis à la chaise des accusés pour les crimes qu'il avait commis, avant sa mort à lui ou à elle.
/
Ils étaient dans un aéroport.
Le sourire de Luna s'élargit quand elle vit les caractères japonais gravés sur les écriteaux.
« Harry va se plaire ici. »
Les gens la regardèrent étrangement. Dommage qu'elle ait été la seule à deviner où ils se trouvaient et ce qu'il en était réellement.
La blondinette qui avait rembarré Dumbledore avait un sac à dos, dans son dos, lissant nerveusement sa longue jupe alors qu'elle balayait l'aéroport du regard.
Les sang-purs avaient dû admettre qu'ils avaient été extrêmement choqué et un brin admiratifs quand on leur avait expliqué ce qu'était un aéroport et à quoi servait un avion.
Son regard se fixa sur un point.
À une vingtaine de mètres devant elle, se tenait une petite asiatique aux longs cheveux rouge sang.
« Euh, p'tite question. Qui est la blondinette et en quoi est-elle importante ? Questionna Lucian Bole.
Luna gloussa, s'attirant des regards étranges voire moqueurs pour les plus ignorants.
_ C'est vrai qu'elle est très bien déguisée. Mais je suis sûr que tu vas bientôt la reconnaître.
_ De quoi elle parle, Loony ? »
Amelia Bones jeta un regard sévère à Miss Chang mais se garda de dire quoi que ce soit parce que la sphère défilait toujours.
Les Serpentards cependant jetèrent un long regard à Lovegood. Elle semblait en savoir plus qu'eux sur toute cette affaire. Pourtant, elle n'avait jamais rencontré Potter.
Leurs regards se rencontrèrent, puis la redhead pivota et prit une direction, la blondinette la suivant de loin sans donner l'impression de la traquer.
Elles entrèrent dans les toilettes pour femmes et la redhead alla s'adosser contre une des portes de toilettes alors que la petite blonde s'enfermait dans l'une d'elle.
Adrian haussa un sourcil et échangea un regard avec Terence, lequel arborait un air pensif. Qu'est-ce que ça avait à voir avec Harry ? Il vit le regard de Ter s'écarquiller, comme s'il venait subitement de comprendre quelque chose et comptait lui poser la question lorsque celui-ci lui fit signe de reporter son action sur la sphère magique.
Une nouvelle image se superposa, leur indiquant qu'ils venaient de sauter quelques minutes et la porte des toilettes dans laquelle la petite blonde s'était enfermée, s'ouvrit à nouveau.
Mais ce fut Harry ( un Harry aux cheveux étrangement verts ) qui en sortit. Harry, tenant un sac à dos dans une main et une longue perruque blonde dans l'autre.
Adrian était sur le cul. Il jeta un coup d'oeil vers Terence, lequel arborait un sourire victorieux, puis vers ses camarades, qui ne pouvaient pas être plus ébahis qu'ils ne l'étaient présentement. Il ignora les cris de stupeur qui s'échappèrent de bon nombre de leurs camarades alors qu'il gardait les yeux rivés sur l'écran. Harry... il avait réellement pensé que la blondinette était... et bien... une fille. Harry avait vraiment bien joué son rôle.
Marcus parvint finalement à reprendre le dessus sur son choc et balaya la salle d'un regard neutre. Les Gryffondors étaient sur le cul ( rien de surprenant ), les Serdaigles, choqués et intéressés, les Poufsouffles étaient davantage admiratifs et amusés et... il n'allait même pas s'attarder sur les réactions des membres de sa maison. La table des invités et celle des enseignants étaient des plus intéressantes en revanche. Dumbledore semblait s'être étranglé avec une goutte de citron et Snape avait perdu son air impassible. McGonagall était complètement dépassée. Les langues-de-plombs chuchotaient entre eux, certains arborant une expression particulièrement amusée.
Le regard de Terence s'éclaircit :
« Comment savais-tu ça, Lovegood ? »
L'attention se concentra sur la blondinette en un temps record. Ils venaient de réaliser que le jeune Higgs avait raison: Luna Lovegood avait compris la supercherie depuis le début.
Luna lui offrit un sourire rêveur :
« Je l'ai vu. »
Cela... ne répondait pas vraiment à leurs questions. Seuls certains s'interrogèrent... Était-il possible... Se pouvait-il que la jeune Lovegood soit... si non voyante, clairvoyante.. ?
Le garçon adressa un long regard à la redhead avant de déclarer :
« Ne parlons pas de ça à qui que que ce soit.
(Un rictus étira les lèvres de la jeune fille alors qu'il s'affairait à retirer le maquillage de son visage)
_ Tu étais mignonne en fille. »
L'ombre d'un sourire étira les lèvres de Terence. C'est vrai. Harry était mignon en fille. Mais il était bien plus adorable au naturel.
Harry geignit et sembla considérer l'idée de s'assommer avec le mur, décida contre et vint enlacer sa cousine.
_ J'ai une question par contre, pourquoi as-tu les cheveux verts ?
C'était en effet la question que beaucoup de gens se posaient même si aucun n'avait osé la poser à voix haute, de peur de se faire rabrouer à nouveau.
Harry haussa les épaules :
« Juste une précaution. Au cas où le déguisement ne serait pas suffisamment convainquant.
_ Oh je peux t'assurer qu'il l'était. Griphook m'a fait savoir qu'il avait vu Lucius Malfoy baver en te regardant. »
Draco s'indigna en entendant cela, de même que le Malfoy en question alors que certains ricanaient et d'autres adressaient un regard sévère, presque dégoûté vers Malfoy. Potter – ou plutôt, la 'jeune fille', semblait avoir à peine douze ans. De ce fait, voir un homme mature baver devant un enfant, même pas encore vraiment adolescent était... brrr...
Amelia prit de nouvelles notes et échangea quelques mots avec ses subalternes. Antonin Dolohov et Augustus Rookwood – anciens mangemorts non marqués et jamais arrêtés-, reniflèrent et accordèrent un bref regard hautain à Lucius. Ils n'étaient peut-être pas des exemples à suivre et ils avaient peut-être une préférence pour des partenaires jeunes, mais ils n'avaient jamais eu de relations ou même 'baver' devant quelqu'un de moins de seize ans ( ce qui, en soit, était déjà assez mauvais selon la société ).
_ Non, sérieusement, fit Bole, à Lovegood. Comment as-tu su ?
Luna afficha un sourire serein.
_ L'aura de Harry est douce, mais empreinte d'amertume. Elle est unique.
Et bien... Cela expliquait en effet pourquoi Lovegood ne semblait jamais regarder vraiment la ou les personnes à qui elle parlait, dans les yeux.
Harry frissonna d'effroi.
_ Il y a des choses que je n'avais vraiment pas besoin de savoir. Genre... jamais.
Terence gloussa avant de plaquer une main contre ses lèvres, choqué. Ses papa lui envoyèrent un regard amusé.
Lucius Malfoy s'indigna un peu plus alors que Draco poussait un soupir de soulagement.
Harry était installé dans sa nouvelle chambre, assis sur une chaise à roulettes, de couleur rouge, les yeux fixés sur un écran d'ordinateur et des livres ouverts, éparpillés sur le bureau.
Adrian se mordit les lèvres pour ne pas sourire. C'était l'une des scènes qu'ils avaient souvent pu voir dans la salle commune de Serpentard. Comme beaucoup aimaient ignorer Harry, à cause de son statut de Survivant ( ou de sang-mêlé ), le petit brun s'était toujours trouvé un coin isolé dans la salle commune et il profitait du calme pour lire tranquillement dans son coin.
Les sang-purs, cependant perplexes quant à l'appareil étrange et manifestement moldus, se trouvèrent fort intéressés et un brin admiratifs ( même s'ils le nieraient jusqu'à la fin ) par l'ingéniosité des moldus.
Il semblait que la scène avait débuté en plein milieu d'une conversation entre lui et sa cousine ( dont on ignorait toujours le nom ), laquelle était adossée contre l'encadré de la porte.
_ Je n'ai pas d'amis là-bas, Aki.
Ah, ils avaient finalement un nom à mettre sur le visage de la redhead.
Terence ravala la boule qui grossissait dans sa gorge. Il savait très bien à quoi se référait le 'là-bas'. Harry ne les avait-il donc jamais considéré comme des amis ?
Aki haussa un sourcil.
_ Si c'était vrai, tu n'aurais pas une photo de toi avec d'autres garçons. Et tu n'aurais pas pris la peine de l'accrocher au mur de ta chambre quand bien même tu n'as installé aucune autre décoration. Arrête de nier.
L'angle changea un peu et on vit un cadre photo mais avec les rayons du soleil, impossible de savoir de quelle photo il s'agissait.
La boule dans sa gorge éclata. Oh. Il n'aurait pas dû se faire des scènes si vite. Harry était timide et avait toujours paru très ignorant sur le sujet de l'amitié.
Terence n'avait pas besoin de voir la photo pour savoir de quoi il s'agissait. Elle avait été prise fin mars, par une belle journée ensoleillée. Lui, Harry et les autres étaient au bord du lac quand Lucian avait décrété qu'ils devaient immortaliser le moment. Marcus avait été ronchon mais il avait fini par accepter et tout le monde avait été secrètement ravi ( et chacun avait eu droit à sa copie ).
T'es pas obligé de m'en dire plus, poursuivit Aki, mais arrête de te faire du mal comme ça.
Elle avait l'air réellement concernée. Terence l'apprécia d'autant plus.
Tourna brusquement sur sa chaise à roulettes.
_ Écoutes, commença-t-il, le visage crispé. Je ne pouvais pas envoyer de courrier parce que je ne pouvais prendre le risque que mon oncle ou ma tante voit Hedwig à l'extérieur de sa cage, mais... C'est possible que l'un d'eux ait eu une raison ou quoi. Mais tous les sept ? J'ai envoyé des lettres dès que j'ai pu. J'avais cru comprendre que c'était normal entre amis, de s'envoyer des lettres. Alors s'ils n'en ont pas envoyé, c'est que manifestement, je me suis planté. Je vais pas... J'vais pas les supplier pour une réponse.
Un air confus étira les traits de Terence. Il avait toujours cru que c'était Harry qui les avait ignoré... même s'il avait fini par comprendre au cours du visionnage que non, c'était à cause de ses relatifs mais... Mais il avait quand même cru que Harry avait reçu ses lettres.
_ Mais... On lui a [pourtant] envoyé des lettres, fit Peregrine Derrick, confus.
Dans le silence de la salle, on l'entendit parfaitement et les murmures reprirent de plus bel.
Gabriel et Michael Higgs échangèrent un bref regard en voyant l'air peiné de leur fils. Ils savaient qu'il avait été morose pendant l'été 1992 et Terence leur avait dit qu'un de ses amis ignorait ses lettres. Il n'avait pas précisé lequel. Ils comprenaient maintenant pourquoi; Harry Potter était une figure proéminente du monde sorcier, malgré son jeune âge.
La prochaine image remplaça la précédente scène sans laisser quiconque interrompre le processus et l'on vit 'Aki' et Harry, dans un salon. La redhead était allongée par terre, sur le ventre, entourée de livres ouverts éparpillés sur le sol. Harry, lui, était allongé sur un fauteuil, la tête en bas, lisant apparemment un livre.
« J'ai entendu dire que les examens d'entrée sont très difficiles, fit soudain Harry.
_ C'est vrai, fit Aki. Mais je suis sûr que tu vas les réussir. Il faut juste que tu arrêtes de saboter ton propre travail. »
Harry baissa son livre et offrit un sourire penaud à la japonaise.
_ Tu es au courant ?
Aki leva les yeux de son bouquin d'histoire et haussa un sourcil dans sa direction.
_ Raven ( ''Raven ?'' ), j'étais dans le couloir quand ton oncle a menacé de te battre si tu obtenais de meilleurs résultats que leur précieux fils.
Elle murmura quelque chose en japonais et Harry pouffa de rire.
Minerva McGonagall se redressa subitement, comme si elle venait d'être giflée. Elle avait été déçue quand le jeune Potter n'avait pas été réparti à Gryffondor, et l'avait été d'autant plus quand il s'était révélé être un bon élève mais sans plus; après tout, ses parents avaient été d'excellents étudiants. Il s'avérait maintenant que c'était seulement le résultat d'un traumatisme passé ? La honte et l'embarras prirent le dessus sur la colère qu'elle ressentait face aux Dursley.
_ Crois-le ou non, mais oncle Vernon n'a pas levé la main sur moi pendant plus d'un mois après que tu aies menacé de le castrer.
Aki était en train de récolter des points bonus chez certains aînés de Serpentard, suite à ces propos.
_ J'aurais préféré qu'il ne te touche plus du tout,ronchonna-t-elle, malgré tout.
Harry secoua la tête avec exaspération, l'air de dire que c'était une demande impossible.
Adrian serra les poings. Aucun enfant ne devrait penser ainsi ( et certainement pas Harry, poursuivit une petite voix dans sa tête ).
Si j'avais su qu'il ne m'avait pas pris au sérieux -
_ Il t'as pris au sérieux, l'interrompit Harry. La preuve, il a cessé de me battre pendant un temps.
_ Je serais allée te chercher et t'aurais ramené avec moi au Japon si j'avais su, continua Aki.
Harry lui lança un regard de biais.
_ N'as-tu pas toi même admis que tu avais des assassins à tes trousses ?
''Quoi !?''
_ Non, ça c'est arrivé seulement après. Mais je suis contente que tu n'aies pas été présent quand c'est arrivé.
''Quand quoi est arrivé ? Fit un élève.
_ Chut, le réprimanda l'un de ses camarades. C'est évident qu'ils évitent le sujet. Maintenant tais-toi, j'aimerai entendre la suite.''
Il y eut un POP soudain et les deux adolescents sautèrent et atterrirent dos à dos, prêts à se défendre d'une attaque.
Antonin Dolohov échangea un sourcil avec Rabastan Lestrange. Les deux gamins étaient très réactifs. En tant que langue-de-plombs ( personne ne savait que le plus jeune Lestrange était en fait membre du Département des Mystères, à temps partiel ), les deux hommes devaient savoir se battre, c'était attendu de tous les membres de DM, à quelques exceptions près.
''Do – Dobby ?''
Ça, ça venait de Malfoy (Jr). Dobby était leur ancien elfe de maison mais son père l'avait renvoyé après une bêtise de trop, il y a quelques années de cela.
Terence et Miles échangèrent un regard étrange avec Adrian.
Harry cligna des yeux, l'air de ne pas savoir comment réagir alors que Aki haussait un sourcil et se relaxait légèrement, sans pour autant baisser sa garde.
« Et dire que j'étais certaine que les protections autour du manoir étaient au top. Ça m'apprendra tiens; ne jamais sous-estimer la magie des Elfes de Maison. »
C'était... C'était étonnamment vrai... Oh Merlin, comment se faisait-il qu'ils continuaient à sous-estimer leurs esclaves alors qu'ils leur ordonnaient toujours de faire ce qu'ils ne savaient ( ou ne voulaient ) pas faire ?
Malfoy père et fils reniflèrent d'un air hautain tandis que Lady Malfoy leur adressait un regard de biais. Elle espérait vraiment que Draco se reprenne et change avant de devenir une copie conforme de son géniteur.
Pendant les quelques prochaines minutes, les deux adolescents ( pré-ado dans le cas de Harry ) s'acharnent à arracher des réponses de Dobby tout en essayant de l'empêcher de se punir. Puis Harry procéda à s'interroger sur le retard de l'Angleterre Magique sur le monde moldu étant donné que l'esclavage avait été aboli en 1833 en Angleterre.
Cette déclaration en particulier apporta son lot de regards consternés chez les sang-purs. Après tout, la plupart se pensaient toujours si supérieurs et en avance par rapport aux moldus. Même Arthur Weasley, qui était si fasciné par le monde non-magique avait du mal à accepter le fait que les non-maj étaient peut-être bien plus avancés qu'eux.
« Harry Potter ne doit pas retourner à Poudlard.. Un danger plane. Harry Potter sera en danger s'il va à Poudlard cette année. »
Si quelqu'un avait regardé Lucius à cet instant, il aurait remarqué l'air courroucé et furibond de l'aristocrate.
Une chance, personne ne regarda dans sa direction. Ils étaient bien trop focalisés sur la sphère magique. Pourquoi ? Pourquoi cet elfe inconnu était-il donc venu prévenir le Survivant ? Quel danger ? Attendez-,non, les élèves de Poudlard savaient de quel danger l'elfe parlait. Mais... à qui appartenait cet elfe ? Comment pouvait-il déjà savoir que Poudlard allait être le théâtre d'un nouveau drame ( pas de mort, certes, mais tout de même ).
Les deux cousins essayèrent d'arracher des informations à l'elfe mais abandonnèrent quand celui-ci essaya de se punir en se frappant avec le mobilier.
Les quelques familles qui possédaient des elfes de maison et ne les traitaient pas comme des déchets, grimacèrent en voyant cela. Ça, c'était le signe que le ou les maîtres de cet elfes lui avai(en)t ordonné de se punir physiquement. C'était barbare.
Finalement, Harry poussa un soupir.
_ Merci de m'avoir prévenu dans ce cas, mais je ne comptais pas retourner à Poudlard.
Il y avait une telle finalité dans sa voix... mais ça n'était pas tout. Il y avait aussi un brin de tristesse. Terence savait que Harry n'avait aucun amour pour les autres résidents de Poudlard mais il savait aussi que Harry avait aimé le château, la magie environnante et qu'il avait aimé le temps passé avec eux.
Son cœur se serra un peu plus. Malgré le ton triste, il y avait aussi une certaine détermination dans sa voix.
Dobby disparut dans un pop peu après et, à sa place, il y avait tout une pile de lettres. Les yeux de Harry s'écarquillèrent.
« Le p'tit bâtard... » murmura Lucian Bole en regardant le tas de lettres.
Ils pouvaient clairement reconnaître les noms ou le style d'écriture d'Adrian, Terence, Cassius, Miles, même Marcus, Graham et Peregrine. Il y avait aussi trois lettres de Harry pour ses camarades. Apparemment, l'elfe de maison avait intercepté aussi le courrier que Harry avait envoyé après avoir fugué de chez les Dursley.
Harry vint s'accroupir et ramassa délicatement le tas de lettres qu'il serra contre sa poitrine alors qu'un éclat de réalisation illuminait ses traits.
/
Un tendre sourire étira les lèvres de Terence. Même s'il refusait de l'avouer, Harry était vraiment adorable parfois.
Harry était dans sa chambre, assis sur la chaise à roulettes de son bureau. Une jambe reposait sur l'un des pieds de la chaise tandis que son autre jambe était repliée. Les lettres qu'il avait reçu de ses camarades étaient proprement empilées dans le coin de son bureau et l'une d'entre elle était ouverte et dépliée à côté de lui. Devant lui se trouvait un rouleau de parchemin et une plume.
Le seul mot qui avait été couché sur le parchemin était : « Ter », le début du prénom de Terence.
Ce dernier se sentit rougir. Harry était manifestement en pleine concentration et cherchait quoi écrire. Il était le premier à qui Harry s'apprêtait à répondre ( quoi que Terence n'avait jamais vu l'ombre d'une lettre mise à part les cartes postales anonymes que lui et ses amis continuaient de recevoi - … Oh. … OH ! ).
Terence fronça les sourcils quand il le vit se masser les tempes, une expression douloureuse étirant ses traits.
Il posa sa plume contre le papier, l'air pensif. Un soupir las quitta ses lèvres et il reposa la plume dans l'encrier avant de se redresser.
Le froncement de sourcils de Terence s'accentua quand il vit Harry tanguer et se frotter à nouveau les tempes.
« Il a pas l'air bien, Adrix. » chuchota-t-il à l'oreille d'Adrian Pucey.
Les yeux de ce dernier s'étrécirent et il nota les regards inquiets et/ou suspicieux de leurs camarades.
_ Je pense qu'il y a un truc qui cloche, dit-il en empruntant l'une des expression moldue que son ami Terence avait volé aux jumeaux Weasley.
/
Nouveau flash, nouvelle scène. Instinctivement ( probablement via magie ), ils savaient que cette scène devait s'être déroulée il y a environ un an, quelque part en 1993, mais c'était étrange, car Harry paraissait plus vieux... plus vieux qu'un gamin de douze ans. Il en faisait au moins quatorze. Son visage s'était aminci, ses traits étaient toujours doux mais son regard était devenu perçant et il y avait quelque chose de dangereux qui ressortait dans son aura.
Ils étaient... À vrai dire, Terence n'avait aucune idée d'où se trouvait Harry, mais à en juger par la blouse qu'il portait, il dirait qu'il devait se trouver dans un hôpital. Il avait aussi de larges cernes sous les yeux.
Que diable... Qu'est-ce que c'était que cette chose ?
« Tu n'as rien à faire. Tu dois juste rester immobile, dit un autre gars alors qu'il injectait quelque chose à l'ancien Serpentard.
_ Facile à dire. » marmonna nerveusement Harry.
''Est-ce que quelqu'un peut me dire ce que c'est que cette chose ?'' demanda impatiemment Terence, ayant finalement perdu le peu de patience qu'il avait pour commencer ( et il en avait étonnamment bien plus que ses camarades ).
Hermione Granger leva la main, comme si elle était dans une foutue salle de classe et leur adressa un regard infiniment hautain alors qu'elle leur répondait :
« Il est manifestement en train de passer un scanner.
_ D'accord... et qu'est-ce que qu'un scanner ?
_ C'est un appareil d'imagerie médicale qui consiste à mesurer l'absorption des rayons X par les tissus puis, par traitement informatique, à numériser et enfin reconstruire des images 2D ou 3D des structures anatomiques. Pour acquérir les données, on emploie la technique d'analyse tomographique ou « par coupes », en soumettant le patient au balayage d'un faisceau de rayons X. »
Terence cligna des yeux. Okay, ça, ça sortait directement d'un bouquin ou quelque chose du genre. Il savait que Granger avait tendance à réciter ce qu'elle apprenait... par cœur. Et il n'avait toujours pas compris ce que c'était. Enfin, pas vraiment.
Il la coupa en plein exposé de connaissances :
« Donc en fait, c'est un examen médical, c'est ça ? »
Granger lui lança un regard noir, auquel il répondit par un des siens ( il avait pas le temps pour ça, bordel. Il voulait savoir ce qui arrivait à Harry ! ) et elle finit par hocher la tête avec réticence.
Harry s'allongea sur la table et veilla à ne pas bouger alors que l'examen débutait.
Terence agrippa la main d'Adrian. Il ne savait pas pourquoi, mais ça avait l'air intimidant. Et Harry... Harry était tout seul. Sûr, il y avait le médecin, mais il était dans la pièce d'à côté. Harry lui, était tout seul.
Plusieurs flashs successifs suivirent et montrèrent Harry passant divers examens médicaux. Il avait de larges cernes sous les yeux et des veines rouges étaient visibles dans le blanc de ses yeux.
/
Ils se trouvaient désormais dans un bureau. Le même gars qui avait injecté quelque chose à Harry se trouvait désormais face au petit brun. Il avait une expression désolée au visage et Terence sentit la peur s'insinuer en lui et serrer son cœur dans un étau.
Harry éclata d'un rire sans humour et renifla alors qu'il secouait la tête.
_ Même à plus de 5,000 km de distance, ils parviennent toujours à foutre ma vie en l'air...
Il ne fallait pas être un génie pour deviner qu'il parlait de ses anciens gardiens. Quoique, au vu des regards confus de certains, c'était peut-être parce que Terence le connaissait mieux que la plupart.
_ Alors doc, y a -t-il un remède pour ça ?
_ Le traitement -
_ Un remède, doc. Y en a -t-il un ?
C'était la chose avec Harry. Les gens avaient tendance à oublier qu'il avait été réparti à Serpentard étant donné qu'il n'était resté qu'un an à Poudlard et que son apparence physique était pure et ingénue. Les Serpentards n'étaient pas facilement manipulés avec des mots.
Le docteur, qui semblait bien connaître Harry, ferma les yeux quelques secondes et cela suffit à faire grandir la peur en Terence.
_ Ils n'en ont pas encore découvert.
L'expression sur le visage de Harry ne changea pas mais il prit une lente inspiration et se mordilla la lèvre inférieure alors qu'un sourire sans joie apparaissait sur son visage.
C'était tout le contraire avec Terence, qui affichait à présent une expression horrifiée. Ses papa, qui avaient eux aussi l'air nerveux, lui adressèrent un regard inquiet. Autour de lui, il pouvait entendre les murmures et chuchotement mais ils étaient comme en sourdine. Il devait être en train de rêver. Ça n'était pas possible. C'était un cauchemar.
_ Le traite -
_ Tu m'as déjà expliqué en quoi consistait le traitement, Nate.
Harry se massa les tempes et murmura un 'désolé' auquel le jeune médecin répondit par un petit sourire.
_ Dis-moi, tu me donnes combien de temps approximativement... sans le traitement ?
Adrian lui serra la main en retour, ses grands doigts enlaçant les siens.
Le regard du médecin n'était guère rassurant.
« Honnêtement je ne peux pas donner d'estimation précise. Ça varie d'un patient à l'autre.
_ Nate.
_ … Ce serait un miracle si tu étais en vie pour célébrer ton vingtième anniversaire. »
Aviez-vous déjà eu l'impression de vous noyer ? Ou mieux ( pire ), vous êtes-vous déjà réellement noyé ? C'était le sentiment que ressentait Cassius alors qu'il fixait la sphère magique, sans vraiment la voir. Il n'arrivait pas à respirer. Il était au bord d'une attaque de panique.
Il se déplaça sur le banc, quand il vit Terence du coin de l'oeil. Le jeune homme en question avait des larmes au coin des yeux. Adrian serra un peu plus fort la main de Terence quand l'autre garçon laissa échapper un sanglot, ses grands yeux bleus-verts fixés sur la sphère magique.
Cassius ravala la boule qui se formait dans sa gorge alors qu'il attrapait l'autre main de son ami et la serrait dans la sienne. Ils avaient tous considéré Harry comme leur ami, leur protégé ( le considérait toujours ainsi en fait, même s'ils n'avaient plus eu de nouvelles après la première année du petit Survivant ).
Qu'ils le reconnaissent ou non, ils avaient tous été touchés par le manque de correspondance ainsi que la disparition du garçon. Terence avait été le plus touché, probablement parce qu'il était le plus sensible d'entre eux et probablement le plus proche du plus jeune. Quand ils pensaient que Harry ignorait leurs lettres, ils en avaient un peu voulu au petit brun, pour blesser Terence ( lequel considérait Harry comme le petit frère qu'il n'avait jamais eu ), mais quand il n'était pas revenu faire sa deuxième année, ils étaient réellement devenus inquiets. Et comme Harry n'avait pas répondu à leurs lettres, ils avaient juste arrêtés, blessés dans leur amour propre et dans leur orgueil.
Peut-être auraient-ils dû juste mettre un peu plus d'ardeur dans leurs lettres et ne pas abandonné passé octobre. Terence avait continué à écrire des lettres mais Adrian savait qu'il ne les avait jamais envoyé.
_ Okay... fit lentement Harry.
_ Raven, commença le médecin.
Raven ? D'où ça venait ça ? Est-ce que... Terence n'avait-il pas appelé Harry ainsi une fois ? À cause du nid d'oiseau qu'étaient les cheveux noirs du petit brun ?
Je sais que le traitement ne donne pas envie mais ça te donnerait plus de temps.
_ Et quoi ? Quelques années de plus ? J'veux pas quelques années de plus si c'est pour les passer à l'hôpital, branché à des machines et à peine conscient tellement je serai shooté aux pilules, réfuta le concerné.
[Ils ne le savaient pas mais Raven (/Harry) avait pris le temps de réfléchir depuis qu'il avait compris que quelque chose clochait chez lui et qu'il était peut-être atteint de quelque chose de grave. Il avait longuement réfléchi à ce qu'il ferait, si ce quelque chose n'avait pas de remède connu à ce jour et il avait décidé qu'il ne voulait pas de longs traitement à l'hôpital. Maintenant qu'il savait de quoi il souffrait et qu'il savait en quoi consistait le 'traitement' il refusait de signer pour ça. Il préférait n'avoir que quelques années plutôt que vivre plus longtemps mais sans arrêt à l'hosto, dérivant entre plusieurs état d'inconscience grâce aux puissants anti-douleurs et autres.]
Harry prit une brève pause puis poursuivit, le regard rivés sur les documents posés sur le bureau.
_ Si... Si je n'avais pas été purgé des potions de compulsion... dit-il doucement.
Le regard de Graham Montague s'étrécit alors qu'il échangeait un regard sombre avec ses camarades. Ce qu'impliquait leur cadet était grave. S'il avait en effet été 'drogué' à son insu, via potions de compulsion, la ou les personnes responsables de ça allaient le payer très cher. C'était, après tout, un crime, dans leur monde. Après tout, on pouvait vous faire faire bien des choses sous l'influence d'un sort ou d'une potion de compulsion. Ce genre de potions étaient aussi très réglementées mais, si l'on savait où aller, il était facile de s'en procurer.
,j'aurai probablement accepté le traitement, juste pour ne pas décevoir qui que ce soit, continua-t-il avec un sourire froid. Mais... je ne suis plus sous leur influence et... Tu sais quoi ? Déclara-t-il en se levant. Je refuse de m'enchaîner à un lit d'hôpital.
Terence enterra son visage dans le cou d'Adrian alors que la sphère tourbillonnait sur elle-même, signe qu'une autre scène allait leur être révélée. Il s'en fichait que tout le monde puisse le voir dans cet état; ce qui venait de lui être révélé venait de bouleverser son univers.
Cassius serra les poings quand ils entendit certaines personnes – des adultes!-, chuchoter entre eux que ça n'était pas possible, que le Survivant ne pouvait pas possiblement être atteint d'une maladie incurable parce que – surprise!-, il était le Survivant. Harry détestait ça. Cassius le savait. Quand Harry était dans sa première année, il affichait une moue irritée chaque fois que quelqu'un mettrait son titre sur le tapis.
Ils étaient dans un dōjō – du moins c'est ce qu'ils comprirent d'après les chuchotis de plusieurs nés-moldus. C'était... ils sentaient que cela s'était produit avant l'examen médical ( ce qui était étrange parce qu'ils avaient instinctivement su que la scène de l'hôpital s'était produit en 1993 et donc quelques mois seulement après la disparition de Harry et que, là maintenant, Harry semblait beaucoup plus jeune qu'à l'hôpital (nda : ce sera expliqué plus tard).)
La redhead de l'autre fois – Aki-, se tenait face à Harry, tous deux vêtus de la même façon.
« T'es prêt ? Je ne vais pas y aller doucement parce qu'on est cousins.
_ C'est bien pour ça que j'ai demandé à ce que tu sois mon entraîneur, Aki, rétorqua Harry. Je sais que certains n'auraient pas osé attaquer à pleine force. »
Aki afficha un rictus amusé puis tous deux s'inclinèrent face à l'autre avant que la redhead n'attaque subitement.
Terence couina de surprise et d'indignation alors que Graham camouflait un rire derrière une toux des plus douteuses.
Il cacha sa surprise quand il vit Harry esquiver la première salve d'attaques avec aisance et dextérité.
Il ne savait pas pourquoi; Harry lui avait toujours paru si fragile, il ne s'attendait pas à ce que le petit brun sache se battre.
Un sentiment de fierté l'envahit quand, après été mis au tapis par un coup particulièrement douloureux, dans l'estomac, le petit Serpentard se redressa avec détermination, reprit une posture défensive face à son adversaire/entraîneur et dit : « Encore. »
C'était quelque chose d'admirable: Harry - Raven, n'avait jamais été du genre à abandonner après un premier échec.
Harry et sa cousine se tenaient debout devant une grande tour à l'architecture très moderne. Ils étaient tous deux vêtus de noir, une tenue passe partout mais chic et légèrement moulante. Ça les mettait en avaleur,songea le jeune Higgs alors qu'il détaillait le petit brun, d'un regard intéressé ( et il était bien trop concentré pour se rendre compte de la façon dont il regardait son ami ).
« Tu es sûr que c'est ce que tu veux ? » demanda la redhead.
Ils échangèrent un regard et levèrent les yeux vers le symbole qui surplombait l'immense building. C'était un oiseau en argent, prenant son envol.
Les murmures explosèrent à la table des invités. Peu connaissaient ce symbole mais certains privilégiés du DMLE ainsi que tous les membres du Département des Mystères connaissaient l'importance de ce blason. C'était l'emblème de l'Envol, une agence de renseignement internationale, divisée en plusieurs branches implantées dans diverses coins du Globe, plus particulièrement au Japon, en France et en Amérique du Nord car les trois membres fondateurs de l'agence étaient respectivement français, japonais et américain. L'Envol était une agence formant et employant espions, hitmen et agents secrets, lesquels étaient ensuite divisés en deux professions distinctes: Assassins et Traqueurs (/Trackers). Leurs missions pouvaient être simple garde du corps ou assassinat, ou encore traque. Tout dépendait de ce qu'on attendait d'eux. Il y avait aussi des rumeurs courant sur les membres de l'Envol. Apparemment, certains d'entre eux étaient des enfants, ou tout du moins des adolescents.
Raven prit une profonde inspiration puis accorda un léger sourire à sa cousine alors qu'il hochait la tête :
« Oui. Je suis sûr. »
Sur ce, ils se dirigèrent tous deux vers l'entrée.
La scène changea. Aki pouvait être vue marchant à toute allure dans un couloir presque désert, flanqué par deux adolescents mâles et un homme adulte. Tous arboraient un air inquiet mais la redhead avait également l'air étrangement déterminée.
« Faîtes évacuer le bâtiment. Si on vous demande pourquoi, donnez-leur le code Bleu.
_ Aki, tu es sûr -
_ Il ne me fera pas de mal. »
Elle ne lui laissa pas le temps d'argumenter et lui adressa un regard sévère.
_ Sortez d'ici et rendez-vous dans le bâtiment principal avec les autres. C'est le protocole.
_ Le protocole indique que tout le monde doit évacuer, argumenta le brun, Jeff.
_ Quelqu'un doit rester pour le calmer et l'assister une fois qu'il sera revenu dans son état normal. Rejoignez les autres vous trois.
Terence commençait à le sentir mal.
La jeune fille sortit un badge de la poche intérieure de sa veste et le fit passer dans le lecteur. Une petite lumière verte s'anima un instant puis la porte se déverrouilla et s'ouvrit. Aki ne perdit pas une seconde et entra dans la pièce sécurisée.
C'était, semble-t-il, une vaste salle d'entraînement. Adrian n'avait aucune idée de ce qui était en train de se produire, mais il avait un mauvais pressentiment. Il échangea un regard inquiet avec son père, puis avec ses amis. L'atmosphère était tendue et chargée d'électricité. Il regarda la scène; la redhead était occupée à balayer la salle d'un regard calme et calculateur, mais elle ne pouvait dissimuler l'inquiétude au coin de ses yeux. Il y eut un bruit sourd au fond de la pièce et la jeune femme se hâta de passer par la porte pour se retrouver dans une autre partie du terrain d'entraînement.
Plusieurs personnes hoquetèrent.
Adrian comprenait pourquoi.
Là, accroché à l'un des murs de la salle, se tenait une... il n'était pas certain de ce que c'était. C'était comme une... gigantesque masse sombre et animée. Une sorte de nuage noir se tordant et distordant dans tous les sens alors qu'il planait en vol stationnaire, à quelques mètres du sol.
Adrian n'avait jamais rien vu de tel. C'était terrifiant.
« Un Obscurus... » entendit-il, venant d'un des langues-de-plomb.
Des chuchotement éclatèrent à la table des invités alors que les professeurs eux-même échangeaient des regards alarmés. La plupart pensaient que les Obscurus avaient tous disparus. Seuls les plus intéressés et informés savaient qu'il en existaient toujours dans différentes parties du globes et que les pauvres Obscurials se cachaient car, dans beaucoup de pays, il n'existait pas de lois pour les protéger et, s'ils ne savaient pas contrôler l'Obscurus qui était en eux, ils pouvaient être abattus. Certains ignoraient apparemment que cela ne faisait qu'augmenter le stress et la peur de l'Obscurial en question, et rendait la situation encore pire.
Malgré le danger que pouvait représenter les Obscurus/Obscurials, ils n'étaient pas 'étudiés' à Poudlard et, à en juger par la tête que faisaient les étudiants français, ça n'était pas non plus un sujet d'étude à Beauxbâtons.
Il y eut un bruit sourd, quelque part dans une autre salle, et le bruit se réverbéra sur les autres murs.
Le nuage de fumée sursauta et s'agita violemment alors qu'il se précipitait au travers de la salle, détruisant tout sur son passage. Les murs résistèrent mais d'importantes craquelures apparurent suite à sa rencontre avec l'Obscurial.
La redhead ne quitta pas la masse sombre des yeux. Elle était inquiète, mais rien n'indiquait qu'elle était terrifiée.
Elle attendit que l'Obscurus se soit bien défoulé sur l'équipement avant d'ouvrir la bouche:
« H – Harry ? »
…
Comment dire...
Terence s'étrangla avec sa salive sous le choc en entendant le nom qui s'échappa des lèvres de le jeune asiatique.
Graham Montague hoqueta de surprise alors que Adrian serrait un peu plus fortement la main de Terence.
Les yeux de Marcus étaient écarquillés au possible alors qu'il comprenait les implications de ce qu'ils venaient de voir, de ce qu'ils étaient en train de voir.
Il y eut un crash, quelque part à la table des invités mais Cassius les ignora complètement. Il échangea un regard sombre avec Lucian Bole et Peregrine Derrick alors que le reste de la salle explosait en murmures.
La masse sombre fonça contre un mur avant de se calmer momentanément et elle flotta à quelques mètres du sol.
La petite japonaise fit quelques pas en avant mais ne chercha pas à pénétrer dans l'espace personnel de l'obscurial.
_ Harry... tu n'avais pas perdu le contrôle depuis des mois.
Son ton n'était pas accusateur, c'était une simple déclaration mais l'obscurus s'agita un peu plus. La petite redhead plaça lentement sa main à l'intérieur de sa veste et en ressortit plusieurs poignards qu'elle déposa doucement au sol.
« Harry... c'est moi. Tu sais que c'est moi. Respire, je ne vais pas t'attaquer et il n'y a personne d'autre dans la pièce. Respire. »
Une larme roula le long de la joue de Terence quand il vit la masse sombre réagir aux paroles de la redhead, tout comme il avait réagi au nom. Parce que, au vu de sa réaction face aux mots de la jeune fille, il s'agissait bel et bien de Harry. Et Terence ne savait pas comment réagir à la nouvelle que son petit protégé était un Obscurial. Et il n'en avait jamais rien su. Pour être franc, il était fort probable que Harry non plus n'en ait rien su jusqu'à son départ d'Angleterre. Il avait dû vite comprendre que certaines choses n'étaient pas considérées comme 'normales' même dans le monde sorcier.
Et ce qui était inconnu, en Grande-Bretagne Magique tout du moins, était souvent vu comme une menace. En Angleterre et en Écosse, les obscurus étaient très rares aujourd'hui, et quand ils étaient sous le radar du gouvernement, les officiels se chargeaient vite de les faire disparaître, ou, dans le meilleur des cas, de les transférer incognito dans un autre pays pour qu'ils ne soient plus sous leurs charges. Cela signifiaient généralement qu'ils ne seraient pas blâmés pour les problèmes causés par les obscurus. Ils ignoraient que les obscurials étaient aidés. En France, aux États-Unis, au Japon, au Vietnam, en Italie et dans tant d'autres pays... Ils avaient outrepassé leur peur de l'inconnu et avaient décidé d'aider les enfants devenus les hôtes d'obscurus mais l'aide qu'ils leur apportaient restait encore trop peu dans certains pays. Le Japon, l'Espagne et l'Italie étaient pour l'instant les pays les plus avancés en ce qui concernait les progrès faits pour aider les Obscurials.
Cela prit du temps, un long moment, mais Aki parvint éventuellement à calmer la masse sombre qu'était Harry.
À présent, Terence pouvait même voir les émeraudes qu'étaient les yeux de Harry, au travers de la masse sombre et informe.
L'Obscurus se dissolut finalement et laissa la place à Harry. Le petit brun était à genoux, tremblant, agité de soubresauts alors que le garçon passait sa manche sur ses yeux afin de cacher ses larmes.
Ça n'était pas la peine. Ni lui, ni la redhead, ni personne d'autre n'était aveugle ( il aurait bien pensé 'stupide' mais il savait que beaucoup à Poudlard étaient des idiots patentés ).
_ Harry ?
Harry ne répondit pas. Il renifla un peu pathétiquement et lui tendit une enveloppe décachetée, avec le blason de Poudlard, ainsi qu'une feuille chiffonnée que la redhead s'empressa de scanner avant de pousser une série de jurons particulièrement colorés.
_ Cet enfoiré de bâtard de m -
Le petit brun renifla avec amusement mais cela se termina un peu en un sanglot.
_ Tu sais, il ne m'a jamais adressé la parole. Pas un seul mot. Quand j'ai été réparti à Serpentard, j'ai bien vu que ce bâtard n'était pas content. C'est cet enfoiré qui m'a placé chez les Dursley. Et quand je me suis enfin tiré chez ces monstres, il ose m'envoyer une putain de lettre pour me faire savoir que j'ai mal agi et que c'était extrêmement irresponsable de ma part de quitter mon aimante famille ?! Siffla-t-il avec hargne.
Terence tressaillit. Le reste de Poudlard se figea. Potter ne jurait jamais ( en fait, il parlait même très peu ). C'était l'une des premières choses qu'ils avaient remarqué – autre le fait qu'il se démarquait complètement du reste de ses camarades de Serpentard comme d'une ballerine au milieu de danseurs de hip hop. Harry ne jurait jamais.
Pour qu'il jure autant en quelques phrases, il fallait que cette personne l'ait réellement mise en colère.
… Attendez... Qu'est-ce que c'était que ça ? Harry savait qui l'avait placé chez ses anciens tuteurs ? La colère commença à monter alors qu'il se creusait la tête pour trouver qui pourrait être suffisamment stupide pour faire une chose pareille – placer un enfant sorcier avec des moldus-, et un seul nom lui vint à l'esprit: Albus Dumbledore.
Bien sûr, il n'y avait que ce vieux bâtard sénile pour penser qu'une telle imbécillité était la chose à faire.
Quand Harry leva finalement les yeux, Miles recula instinctivement; il y avait une telle haine, un tel mépris dans son regard. Et comme, grâce à ''l'écran'' on avait l'impression d'être juste en face de lui, on avait l'impression d'être la cible de ce regard. Miles gela. Il savait que ça n'était pas vrai; ça n'était pas lui que Harry assassinait du regard. En fait, même dans la scène, la personne que Harry haïssait n'était pas présente, mais cela n'empêchait pas le petit brun d'être pris de pulsions meurtrières.
_ Il savait... chuchota-t-il.
Aki lui adressa un regard indescriptible.
Terence fronça les sourcils. La japonaise semblait savoir de quoi parlait leur cadet. Lui n'en avait absolument aucune idée. Qui savait quoi ? Non, attendez... Que savait Dumbledore ?
_ Il savait ce que les Dursley me faisaient.
_ Il paiera pour ses crimes, Raven. Je te le promets.
Son regard était déterminé, son ton, plus que sérieux. C'était une vraie promesse.
Contrairement à Terence, tout le monde ne savait pas l'avenir de quelle personne était menacé par cette promesse.
« Je ne comprends pas comment on est censé faire tout ça en seulement deux mois. »
Adrian sursauta; il n'avait pas remarqué qu'une nouvelle scène s'était reformée dans la sphère magique.
Harry était avec sa cousine, la petite redhead japonaise et tous deux étaient assis, chacun dans un fauteuil confortable, face à une vaste bibliothèque truffées de bouquins.
Aki afficha un sourire carnassier et adressa à son cousin un regard espiègle.
« J'ai un truc à te montrer. J'attendais que tu me poses la question. »
Les deux adolescents se redressèrent et quittèrent le salon en courant.
La scène tourbillonna sur elle-même et se reforma en une fraction de seconde.
Les deux jeunes gens marchaient avec hâte dans les couloirs de l'Envol ( Terence n'était pas sûr de comment il pouvait savoir qu'il s'agissait du QG de l'organisation mais il supposait que la sphère magique en était fautive ).
Ils entrèrent dans un département très gardé.
Cassius n'avait aucune idée de ce qu'était le département en question car la gravure inscrite sur la plaque de la porte était en caractère japonais et la sphère n'avait pas jugé utile de leur traduire la chose ( ou peut-être souhaitait-'elle' ne pas créer de brèche dans la sécurité de l'organisation en question ).
Après avoir passé un dédale de couloirs, les deux jeunes gens durent franchir la sécurité mise en place par le personnel.
Miles savait que cette organisation c'était pas de la rigolade, mais en voyant l'important dispositif de sécurité mis en place par l'Envol, il comprit aussi que celle du Ministère de la Magie anglais n'était pas au top.
Il n'était pas le seul à penser ainsi, à en juger par les regards nerveux et les chuchotements qui agitaient la table des invités.
« Quel genre de surprise, Aki ?
_ Tu vas adorer. »
Raven ne posa pas davantage de questions.
Miles jeta un regard assassin aux trois quarts de la salle quand ils les entendit chuchoter en posant tout un tas de questions. Si ces abrutis l'empêchaient d'écouter ce qui se passait, il les ciblerait pour ses prochaines farces, ils pouvaient en être sûrs.
Ils s'arrêtèrent face à une large double-porte en bois ( ou tout du moins, qui semblait être en bois ), où était gravé un motif de sablier.
Elle scanna son badge, puis inclina la tête en avant pour la reconnaissance faciale et la porte s'ouvrit d'elle-même pour les laisser entrer.
« C'est l'un de nos secrets les mieux gardés. Ceci est la Salle du Temps, la Time Room comme on dit. Je te laisse imaginer ce qu'elle fait. » dit-elle d'un ton plat, qui couvrait un sourire excité.
Il y eut un bref silence alors que la scène tourbillonnait à nouveau sur elle-même.
''Est-ce que je rêve ? Dîtes-moi que je rêve.'' fit Roger Davies, abasourdi.
Lui, comme beaucoup d'autres, avait d'ores et déjà compris à quoi servait la salle du temps.
Dans le coin des langues-de-plomb, Dolohov et Rookwood pouvaient être vus discutant avec animation avec leurs collègues. Personne ne pouvait être sûr de ce dont ils parlaient – les membres du Département des Mystères étaient toujours extrêmement prudents quand ils discutaient de choses liées au DM en public et il était impossible de leur tirer les vers du nez-, mais ils semblaient très excités et enthousiastes.
La sphère magique forma une nouvelle scène. Ils étaient dans la chambre de Raven. Celui-ci était assis sur sa chaise à roulettes rouge tandis qu'un mécheux brun, Jeff, était assis au sol, adossé contre le lit du plus jeune.
« Écoute, je ne sais rien d'eux, à part leurs noms et le fait que je ressemble à mon père et que j'ai les yeux de ma mère. C'est tout. Je ne sais pas s'ils travaillaient avant de mourir ou s'ils étudiaient quelque chose. Je ne sais pas quelles étaient leurs matières préférées ou qui étaient leurs meilleurs amis.
Ceux qui avaient été proches de James et/ou Lily à l'époque de Poudlard, baissèrent la tête avec honte. Avec tout ce qui s'était passé après la chute de Vous-Savez-Qui, ils ne s'étaient pas vraiment souciés du Survivant. Il faut dire, on leur avait assuré qu'il avait atterri dans une famille aimante qui le chérissait.
Et ça n'était pas comme s'ils auraient pu tirer les vers du nez à ce vieux sénile de Dumbledore.
Je ne sais strictement rien d'eux. Ce sont des étrangers.
Ces mots brisèrent quelque chose en Miles. Il savait que Harry ne parlait jamais de ses parents. Il avait cru que c'était parce qu'il savait que ce serait mal vu de parler de sorciers pro-light dans l'antre de serpents mais en fait... c'était peut-être juste parce qu'il ne savait rien d'eux.
Et, c'est okay. Ça me va de ne pas savoir. J'ai appris il y a très longtemps que ce genre d'information(s) viendra toujours avec un prix. Je ne suis pas sûr d'être prêt à le payer.
Antonin Dolohov hocha la tête avec approbation. C'était triste de voir un enfant être dénié ce genre de choses mais il savait aussi que beaucoup de personnes pourraient profiter de ce manque chez le Survivant pour gagner quelque chose en retour, en échange d'informations sur James et Lily.
Il savait par exemple, que Dumbledore n'hésiterait pas à harponner Harry avec ce genre de choses. La seule chose qui l'avait empêché d'approcher le garçon avant sa disparition est ( il pense ) le fait que celui-ci ait été réparti à Serpentard. Cela avait dû rendre Dumbledore méfiant. Après tout, il était plus difficile de manipuler un Serpentard. Même si l'apparence et le caractère du garçon avaient dû calmer le vieil homme.
Raven s'interrompit un instant posa un regard distant sur la fenêtre de sa chambre.
_ Les gens qui connaissaient mes parents me haïraient sûrement pour ça mais... ils ne me manquent pas.
À la table des Gryffondors, Weasley – le plus jeune mâle-, poussa une exclamation victorieux, qui fut de courte durée quand le petit brun à l'écran poursuivit :
« Tu ne peux pas te languir de quelque chose dont tu ne te souviens même pas. Ils ne peuvent pas me manquer en tant que personnes, puisque je ne me souviens pas d'eux... mais... ce qu'ils représentent me manque, j'imagine; des adultes en qui je pourrais avoir confiance, qui prendraient soin de moi et me protégeraient. Je n'ai jamais accordé ma confiance aux adultes et... je ne crois pas en être jamais capable. »
McGonagall avait l'air horrifié. Terence ravala un rictus satisfait. Elle avait beau réprimander Snape chaque fois que ce dernier favorisait ses Serpentards, elle n'était pas non plus toute blanche, elle-même. Même si elle essayait de le cacher, cela se voyait qu'elle était méfiante vis à vis des vert et argent. Cette méfiance instinctive influençait en retour le comportement de ses lionceaux.
À la table des enseignants, Minerva prit la parole après s'être remise de son choc :
« Quand il reviendra, nous devrions lui parler de ses parents. J'ignorais qu'il ne savait rien d'eux. »
Depuis sa place, Filius Flitwick secoua la tête avec exaspération.
_ Ça ne marchera pas, Minerva.
Pomona et Septima hochèrent la tête avec approbation mais laissèrent leur petit collègue poursuivre :
« Mr Potter vient juste de dire que les informations viennent toujours avec un prix et, que vous vouliez l'admettre ou non, vous attendez quelque chose en retour. De plus, je doute que le garçon revienne à Poudlard, même si vous parveniez – et ce serait un miracle!-, à le retrouver.
_ Mais c'est insensé ! Les Potter sont toujours diplômés de Poudlard !
_ Et parfois, briser la chaîne n'est pas plus mal. De plus, les écoles magique d'Asie sont très avancées par rapport aux écoles européennes. Même l'ICW l'a admis.
_ Il n'y a qu'à voir les démonstrations de magie sans baguette de Mr Potter et Miss Aki. »
Cela boucha le coin à McGonagall.
Harry était assis à son bureau, dans sa chambre et mettait un point final à une missive adressée à « Ter ».
Terence fronça les sourcils. Peut-être qu'il se trompait. Peut-être que cette lettre ne lui était pas adressée parce que, hormis les cartes postales anonymes, il n'avait jamais rien reçu de Harry après la disparition de ce dernier.
Il plia délicatement la missive, se leva de sa chaise de bureau et vint se poster devant l'un de ses meubles de rangement. Il ouvrit l'un des tiroirs et sortit une épaisse liasse de feuillets. Il retira le clip qui les maintenait ensemble et glissa sa plus récente missive qu'il plaça à la suite de la dernière en date. Ceci fait, il replaça le clip qui les maintenait ensemble et rangea la liasse à l'intérieur du tiroir qu'il referma. Il marcha jusqu'à son bureau, rangea sa chaise à roulettes contre son bureau puis quitta la pièce.
Terence ignora les murmures. Les autres ne savaient – pour la plupart-, ce que signifiait cette scène, mais lui savait. Cela voulait dire que Harry avait pris le temps de leur écrire, à lui et aux autres, même s'il n'avait jamais envoyé les lettres en question. Cela voulait dire que Harry pouvait le nier autant qu'il voulait, il ne les avait pas oublié.
Sur la séquence, Harry semblait avoir bien plus que quatorze ans, mais après avoir vu la scène de la Salle du Temps, Adrian n'était pas surpris. Ça ne l'étonnerait pas que Harry soit plus âgé qu'il ne devrait l'être.
Quand la sphère tourbillonna sur elle-même et qu'un autre décor se forma, Terence se pencha en avant. Peregrine et Lucian se redressèrent, intéressés.
Ils surent instinctivement que cela se passait en 1993, pendant ce qui aurait été la troisième année de Harry.
Aki, Harry, Jeff, Dylan et plusieurs autres jeunes gens étaient tous installés autour d'un grande table ovale, dans une salle de conférence.
« Bon, c'est quoi l'urgence ?
_ Gyuuki-sama a contacté le boss sur demande de Donatello et Smith.
( ils se redressèrent brusquement à cela. )
_ Les dirigeants de l'ICW ?
Un murmure parcourut la salle.
_ De façon non-officielle, oui. Il y a eu un vote err... non officiel quand Albus Dumbledore a décidé d'ignorer une énième convocation à une session avec l'ICW.
Amelia Bones et plusieurs têtes de Départements du Ministère tournèrent vivement la tête vers Dumbledore en entendant cela et virent quelque chose qu'ils n'avaient pas vu depuis longtemps; de la colère ?
Augustus Rookwood glissa un peu plus loin sur son siège, s'éloignant de la chef du DJM et se rapprochant de son collègue et ami, Antonin, quand il entendit Amelia maugréer sombrement à l'encontre de Dumbledore. Il ignorait que la femme pouvait jurer ainsi.
Il semblerait qu'on ait une nouvelle mission, fit un jeune homme aux cheveux châtain roux.
Les cousins ( Aki, Harry, Jeff & Dylan ) échangèrent un regard complice.
_ Qu'est-ce que c'est ?
_ D'après les informations compilées dans ce dossier par certains membres de l'ICW, il semblerait que Sirius Black n'ait jamais reçu de procès. Autrement dit, il est tout à fait possible que le gouvernement magique anglais ait enfermé un innocent dans l'une des pires prisons magiques du monde.
Il y eut un bref silence, le temps que tout le monde digère ce qu'ils venaient d'entendre.
« NON ! NON ET NON ! BLACK EST UN FOU DÉRANGÉ COUPABLE DE MEURTRE ! C'ÉTAIT UN PARTISAN DE VOUS-SAVEZ-QUI. »
Inutile de vous demander qui avait dit cela. Ça n'était pas Umbridge, mais son supérieur, Cornelius Fudge.
Rookwood adressa un regard infiniment hautain au Ministre britannique.
_ La ferme !
Umbridge s'indigna mais elle n'eut pas l'occasion de trouver le coupable car la sphère se défigea et la scène se poursuivit.
Harry, qui jusque-là arborait un air indifférent, presque ennuyé, se redressa brusquement, ses yeux verts perçants concentré sur son aîné.
_ Quoi ? Comment ça ?
_ Il n'y a rien, aucune enquête, aucune véritable preuve que Black a tué tous ces moldus ou était le bras-droit de Voldemort.
[frissons]
Il ne porte pas la marque des Ténèbres sur son bras ou toute autre partie de son corps. Ils avaient juste vraiment besoin d'un bouc émissaire.
Les employés du Ministères – minus quelques uns-, s'indignèrent en entendant cela.
_ Est-ce qu'on a des preuves qu'il est innocent ? S'enquit Harry, d'une voix neutre.
_ Non. C'est pour cela qu'on va l'interroger sous les plus brefs délais. Avec veritaserum et serment d'Artemis
Il y eut des hoquets de stupeur. Le serment d'Artemis était un serment de vérité; l'un des serments magiques les plus inviolables au monde. Briser ce serment, ça n'était pas seulement souffrir d'une mort violente, non, c'était sentir sa magie être drainée de son corps, sentir son énergie vitale le quitter et surtout, c'était condamner le reste de sa lignée.
Cela prouvait qu'ils prenaient cette affaire très au sérieux et, si Black avait refusé ce procès, cela aurait été une preuve irréfutable qu'il avait quelque chose à cacher ( pas qu'il aurait effectivement pu refuser ).
Écoutez-moi bien, c'est une demande directe de l'ICW. Ils pourraient ordonner au ministre britannique d'ouvrir une nouvelle enquête sur Black au sujet des meurtres qu'il a soit-disant commis et au sujet de la mort des Potter,
Raven conserva un regard froid.
_ Cependant, ils pensent que Fudge et ses laquais pourraient bien décider d'agir avec des moyens... risqués, pour faire étouffer l'affaire.
Le regard émeraude de Harry devint glacé.
_ Comme faire disparaître le détenu ou le voir mourir dans d'étranges circonstances ?
Sa voix glaciale fit frissonner les sorciers.
Ce qu'il impliquait en revanche, acheva de les choquer. Pourtant, cela ne devrait pas. Après tout, la moitié d'entre eux au moins ne se faisaient pas d'illusion et savaient ce qui se passait réellement à l'intérieur d'un gouvernement.
_ Ils comptent sur nous pour amener Black au siège de l'ICW en Italie. Son procès se tiendra à la Cour Suprême.
_ Et que veulent-ils qu'on fasse ? Qu'on le kidnappe et le fasse sortir ni vu ni connu de Grande-Bretagne ? S'enquit Harry d'un ton cynique.
_ C'est exactement ce qu'ils veulent qu'on fasse, rétorqua l'autre jeune homme, amusé.
…
« Pardon ?! »
Hey, voici donc la première partie de La Fleur d'Orion ( le titre sera expliqué dans la seconde partie ). Je ne sais pas ce que je fais : est-ce que le prochain chapitre devrait être la seconde partie de la Fleur d'Orion ou la suite de Hogwarts Reads H&W ?
Pour ce qui est du Summon Naruto/HP, on m'a demandé une suite. Je ne sais pas encore si je vais l'écrire ou non. Bien que ce soit tentant, je ne suis pas sûr de vraiment maîtriser l'univers de Naruto. J'y réfléchis mais je ne promets rien.
Je sais que vous devez en avoir assez d'entendre parler du Covid-19 ( dieu sait que je n'en peux moi-même plus ) donc je vais seulement dire ceci : prenez soin de vous et des vôtres et ne faîtes pas de folie. Soyez prudent et à bientôt.
Publié le : 19 mars 2020
