Univers : Harry Potter + PJO -se produit quelques années avant le Tome 1 de PJO donc pas de Percy

Note : J'avais prévu que Annabath, Grover et Talia soient des bébés à l'époque et donc pas là mais après j'ai pensé au fait que Harry est dans l'équipe de Quidditch et je me suis dit... bon, si Harry avait sauvé Thalia, peut-être que Zeus pourrait se montrer indulgent et laisser son neveu planer dans les airs...Donc Thalia est sauvée – vous saviez déjà que c'était un UA.

J'ai changé quelques truc:Thalia est née 1983 (non 1987), Annabeth en 1985 et Luke 1982.

la plupart des demi-dieux sont des OCs.

Hadrian est le nom de naissance d'Harry ici. Hadrian était le nom d'un ancêtre Potter et Harry était le nom du père de Lily. Ils ont donc choisi 'Hadrian' pour pouvoir le raccourcir par Harry. Peu de personne l'appellent Hadrian cependant.

C'est tellement étrange de ne pas écrire de Bashing Ron, Mione et pourtant c'est le cas ici !

Comme ça se produit avant les livres, vous pouvez choisir si Luke est avec Cronos ou non.

Résumé : Le nom d'Harry sort de la Coupe de Feu mais celui-ci n'est pas retourné faire sa quatrième année à Poudlard et a été reporté disparu. L'apparition d'un livret pourrait bien leur apporter quelques réponses... ainsi que son lot de nouvelles questions !

Relationships : pré FGHP - Harry & Fenrir – Hary & Dionysus - Harry & Slytherins

Characters : HP – Poseidon – Fenrir - Slytherins – TH – AP – Dolohov – Lestrange – Evan Rosier – Original Characters – Dionysus - Ron – Mione –

Tags : Good Ron & Hermione – Albus Bashing – Reading the books – except it's a fanfic – a fanfic I just wrote for this. - Demigod HP – Demigod Son of Hecate Fenrir – Timeline What Timeline – Thalia Lives – Watching – Actually no but there might be a bit of watching – Reading - Not Canon Compliant – Pre-Relationship – Aged down character (Fenrir) – Screen Watching - Good DE – Some of them anyway – Headpats -

En gras – lecture, écrit passé simple

En italique – description de ce qui est montré à l'écran, écrit au présent


[Reading & Watching] Coming Home - I

Valerius Montague se demanda s'il avait fait une erreur en se proposant pour lire. Le livret n'était pas bien gros et il était apparu peu après que le nom du Survivant soit sorti de la Coupe. Il était impossible que Harry Potter ait mis son nom puisqu'il n'avait pas mis les pieds à Poudlard depuis juin dernier. Il était également peu probable qu'il ait demandé à quelqu'un de mettre son nom puisque l'annonce du Tournois n'avait été faite qu'il y a un mois et que Potter n'était jamais réapparu à Poudlard (il avait officiellement été reporté disparu au mois d'août).

D'après les langues-de-plombs cependant, ce livret était censé leur apporter des réponses. Ce vieux sénile de Dumbledore (oui, Valerius était fortement influencé par son frère aîné, Graham) avait bien essayé de s'accaparer le livre mais ils s'étaient tous bien rendus compte que les mots n'apparaîtraient pas s'ils n'étaient pas lus à voix haute dans la Grande Salle avec toutes les personnes qui avaient été présentes lors du tirage. C'est pourquoi, le lendemain soir du tirage des noms, tous étaient à nouveau présents dans la Grande Salle de Poudlard.

Le jeune Serpentard frotta ses mains moites contre son uniforme puis balaya la salle d'un rapide coup d'oeil. Cinq cents personnes lui faisaient face (environ 350 élèves de Poudlard + les délégations, enseignants et invités) et certains chuchotaient avec anticipation.

Valerius déglutit puis ouvrit le livret. Les mots s'inscrivirent d'eux-même alors qu'il s'éclaircissait la gorge.

Harry jeta un coup d'oeil à la fenêtre du compartiment tandis que Ron et Hermione partageaient leurs projets de vacances. Quand ils lui avaient demandé ce qu'il comptait faire avec sa famille, il s'était montré vague.

Antonin Dolohov inclina la tête sur le côté.

La vérité, c'est qu'il ne comptait pas retourner chez ses relatifs.

À la table des invités – à laquelle s'étaient joints les enseignants- Albus Dumbledore fronça les sourcils tandis que Minerva lui adressait un regard en coin, les lèvres pressée en une fine ligne. Elle lui avait dit que ces gens étaient les pires moldus imaginables ! Bien sûr, elle n'avait pas longtemps argumenté. Après tout, il s'agissait de son mentor.

Debout devant un lutrin, Valerius fit une pause. Oh.

Oh.

Oh ça allait être un choc pour la communauté sorcière. Oh. Dumbledore n'allait pas aimer ça.

C'était tout aussi bien ainsi puisque les Dursley le détestaient même si, soyons honnête, Harry les détestait peut-être plus encore.

Un remous agita la salle et à la table des invités, des regards volèrent vers Dumbledore. Dumbledore, qui leur avait toujours assuré que la famille de sang du Survivant adorait leur neveu et vice-versa. Dumbledore, qui allait devoir supporter un interrogatoire en règle par le DMLE quand tout cela serait fini, à en croire le regard perçant d'Amélia Bones.

« Albus ! » siffla Minerva alors même que Severus jetait un regard ennuyé au directeur.

Autant il n'aimait pas Potter, autant il était vrai qu'il avait juré un serment magique de protéger le fils de Lily. Laisser ce dernier chez des gardiens abusifs ne remplissait pas son rôle de protecteur. Même s'il ignorait tout de l'abus (et quelle honte. Il était censé savoir repérer les signes. Après tout, bon nombre de ses serpents avaient été abusés parle passé). D'ailleurs qui étaient les Dursley ?

Relatifs...

Relatifs...

Oh.

Severus tourna la tête si vite que Pomona eut mal pour lui quand elle entendit un craquement. Il se souvenait avoir entendu de Minerva que la sœur de Lily avait épousé un certain quelque-chose-Dursley.

« Petunia ? Persifla l'homme. Vous avez laisser le morveux chez Petunia ? »

Sa voix porta à peine mais les personnes les plus proches l'entendirent, dont Amelia Bones et quelques Langues-de-plomb et Aurors.

« Allons Severus, mon garçon. Je sais que tu ne t'entendais pas avec -

_ Non, Albus, l'interrompit le maître des Potions. Petunia était le pire choix que vous auriez pu désigner pour élever un enfant magique. Je doute fort que Lily aurait approuvé. »

Valerius jeta un regard nerveux autour de lui et reprit la lecture quand il jugea la salle suffisamment calme pour se faire entendre.

10 ans d'abus physique et moral pouvait engendrer ce genre de sentiments.

Il tressaillit presque quand la salle explosa en murmures. Il s'y était attendu mais tout de même.

Ron, Hermione et les jumeaux échangèrent un regard sombre. Ils savaient que Harry n'aurait jamais voulu que cette information ne voit le jour mais ils ne pouvaient s'empêcher de penser que c'était pour le mieux. Avec un peu de chance, un adulte ferait ENFIN quelque chose à ce sujet.

À la table des Serpentards, Adrian attrapa le poignet de Terence alors que celui-ci semblait essayer d'empoigner quelque chose d'invisible.

Étant donné que son ami avait toujours exprimer l'envie de prendre Potter dans une étreinte de koala et de ne pas le laisser filer, Adrian imaginait que c'était une de ces fois-là.

« Ter, redescends sur terre. »

Terence fit la moue.

« Mais – mais -...

_ Je sais. Écoutes, si Potter revient, tu pourras lui faire autant de câlins que tu veux. »

Cela sembla mollifier un peu le jeune Higgs.

Adrian secoua la tête avec amusement.

« N'empêche, marmonna Terence. J'vous avais dit qu'il y avait quelque chose qui clochait. »

Marcus Flint et ses camarades grimacèrent. Quatre ans plus tôt quand le Survivant avait été réparti à Gryffondor, Terence leur avait dit qu'il y avait quelque chose d'étrange chez le garçon; qu'il était trop petit, trop frêle et qu'il tressaillait face aux mouvements brusques et bruits trop forts.

Personne ne l'avait écouté.

« Ouais.. »

À la table des invités, Madame Bones prit un rouleau de parchemin et enchanta une plume pour noter les points importants, et alors qu'elle-même prenait des notes sur l'abus dont avait apparemment souffert le Survivant. À en juger par les expressions sur les visages de la directrice adjointe, du directeur et des élèves qu'elle savait être proches du Survivant, elle savait que c'était un euphémisme et que c'était probablement vraiment mauvais. En fait, elle était furieuse à l'idée que le directeur et son adjointe aient été au courant et n'aient rien fait pour changer cela. Après tout, Minerva McGonagall pouvait pester autant qu'elle le pouvait, mais si elle en savait autant qu'elle ne le laissait entendre, alors elle aurait dû faire quelque chose plus tôt et non pas... suivre bêtement le directeur comme un loyal serviteur.


Valerius s'apprêtait à reprendre la lecture quand il avisa ce qui suivait et il fit une drôle de tête avant de regarder les enseignants.

« Euh, il y a une... et bien ce n'est pas un gros mot mais c'est une insulte – err... je la lis ? »

Il reçut un regard pincé de McGonagall ainsi qu'une approbation du professeur Flitwick et il haussa les épaules.

Donc non, il ne comptait pas retourner chez ses relatifs. Apparemment, quand ce vieux sénile de Dumbledore disait quelque chose, il s'attendait à ce que tout le monde obéisse sans poser de question.

À la table des Serpentards, Marcus s'esclaffa avant de pouvoir se contenir alors que Malfoy s'étranglait de stupeur.

Minerva pinça les lèvres mais se garda bien de dire quelque chose. Après la révélation précédente, il lui faudrait un certain temps avant d'ouvrir la bouche à nouveau.

Hermione ouvrit la bouche pour sermonner Harry puis la referma sans rien dire parce que 1/ Harry n'était pas présent et 2/ Dum – le professeur Dumbledore s'était récemment révélé moins... grandiose qu'elle ne l'imaginait et elle ne comptait pas le défendre.

Elle devait vraiment y réfléchir à tête reposée mais elle ne cessait de reporter la chose à plus tard parce qu'elle ne voulait pas douter des figures d'autorités. Le directeur toujours paru si bon pour Hermione ! Bien sûr, il lui avait aussi posé des tas de questions sur Harry et maintenant elle se rendait compte qu'elle avait peut-être livré des choses que son ami aurait préféré garder privé.

C'était peut-être pour cette raison qu'il ne lui disait pas tout. Parce qu'il savait que le directeur était bon avec les mots et qu'il savait faire parler les gens sans avoir à les menacer.

À la table des invités, les sections Neutre et Noire étaient sur le cul. Le Survivant avait toujours été dépeint comme le protégé du Grand Dumbledore alors c'était un choc d'apprendre qu'il n'en était rien (et que le garçon n'était peut-être pas la marionnette du vieux chnoque). La section Light était toute aussi surprise quoi que, tout comme les deux autres section, certains étaient agréablement surpris (d'autres, pas tellement – mais ça c'était les fanatiques de Dumbles et il n'y en avait pas tant que ça).

Techniquement, Harry allait passer l'été en famille... mais ça n'était pas les personnes auxquelles ce cher directeur s'attendait. Ça arrangeait Harry. S'il y avait bien une chose qu'il avait appris depuis son introduction dans le monde magique, c'était de ne pas faire confiance aux adultes et encore moins aux vieux bâtards barbus qui pensaient tout savoir.

Valerius fit une pause pour s'assurer qu'il n'éclaterait pas de rire à un moment impromptu et il fit de son mieux pour ne pas regarder la table des invités, où se trouvait le directeur.

Albus fronça sévèrement les sourcils. Il avait pourtant cru que Harry lui faisait confiance et l'admirait. Sûr, le garçon avait bien failli être envoyé à Serpentard mais Albus n'avait pas pu se faire avoir à ce point, n'est-ce pas ? Et d'ailleurs... famille ? Quelle famille ? Il ne s'entendait pas avec les Malfoy et bien que les Potter aient pas mal d'autres liens distants avec d'autres lignées sorcières, il en aurait sûrement entendu parler si Harry avait passé ses Étés dans le monde magique !

Bien qu'entendre le garçon se référer à Dumbledore comme un 'vieux bâtard barbu' soit amusant, certains ne manquèrent pas le fait que l'enfant ne faisait pas confiance aux adultes et ça... ça c'était embêtant. Pas surprenant, mais embêtant tout de même.

C'était une chance que les gobelins lui aient donné un portoloin international (ça avait valu les heures de paperasse au moins) parce que bien qu'il ait l'accord de son oncle Z pour voler dans le ciel, il n'avait pas l'intention de tenter le diable en montant dans un avion. Nope. Sans lui.

« Oncle Z ? » fit Lisa Turpin de Serdaigle.

Miles Bletchley pencha la tête sur le côté.

« Donné ? Ils lui ont donné un portoloin ? Ils le lui ont pas fait payer ? » chuchota-t-il d'un air incrédule.

Ses camarades de classes, amis et alliés étaient tous aussi abasourdis.

Oh, les gobelins devaient vraiment apprécier Potter s'ils ne lui avaient pas fait payer le portoloin. Cela en soit en disait long sur le caractère du garçon. Peu de personnes avaient le respect des gobelins après tout.

Le froncement de sourcils d'Albus s'approfondit. Le garçon avait quitté le pays ? Et il n'en avait jamais rien su ? Comment cela était-il possible ?

« Pourquoi ne veut-il pas être dans les airs ? C'est un attrapeur ? Questionna Terence Higgs.

_ Peut-être qu'il a peur des avions, suggéra Tracey Davis.

_ Mais pourquoi doit-il avoir la permission de son oncle ?

_ Je sais pas, peut-être que son oncle s'inquiète de sa sécurité ou quelque chose du genre. »

Tracey disait ça mais elle avait pourtant l'impression qu'il s'agissait d'une toute autre raison.

Le mystère Potter ne faisait que s'épaissir.

Le train commença à ralentir. Harry esquissa un sourire alors que Ron et Hermione continuaient de se chamailler.

Ah, les querelles entre Weasley et Granger étaient connues de tout Poudlard. Elles rivalisaient presque avec les disputes entre Weasley et Malfoy.

Il fut difficile de convaincre Mrs Weasley qu'elle n'avait pas besoin de rencontrer ses relatifs – Harry ignorait pourquoi elle voulait tant les rencontrer puisqu'elle n'avait même pas cru ses enfants quand ils lui avaient parlé des barreaux et de la chatière dans la 'prison' d'Harry, un an plus tôt.

« Attends – tends-tends... Est-ce que j'ai bien entendu ? » commença Evan Rosier, avocat en droit pénal et membre du Wizengamot, le teint pâle.

Amélia Bones prit un air pincé alors qu'elle regardait sa plume enchantée transcrire ce qui était lu.

« Oui... Vous avez bien entendu.

_ Oh. »

Autour de lui, les gens s'agitaient et des regards coulissèrent vers Dumbledore dont l'expression guillerette s'effritait à mesure que lecture avançait.

Les jumeaux Weasley grimacèrent à la mention de la 'chambre' de Harry. Ça, c'était une chose à laquelle qu'ils n'aimaient pas penser. Ça les rendait toujours furieux et ils n'aimaient pas être furieux. Furieux après les Dursleys pour condamné Harry à des années d'Enfer, furieux contre leur mère pour ne pas les avoir cru. Furieux contre Dumbledore bien sûr, pour les plans qu'il avait et pour avoir forcé Harry chez des moldus abusifs. Ils étaient aussi un peu en colère contre McGonagall, après avoir appris d'Harry, qu'elle avait été présente la nuit où Dumbledore l'avait abandonné sur le seuil de la porte des Dursley et n'avait pas vraiment bataillé pour dissuader Dumbles de sa décision.

Et puis, les Dursleys n'étaient même pas à la gare de toute façon. C'était un accord commun qu'ils avaient passé depuis que Harry avait commencé à étudier à Poudlard; moins ils se voyaient, mieux c'était. L'été suivant sa première année avait été la seule exception et cet été-là avait conforté Harry à passer cet accord.

Terry Boot fronça les sourcils. Ils ne pouvaient imaginer se sentir ainsi envers les membres de sa famille. Là encore, du peu qu'il avait entendu et vu (il avait aperçu l'oncle d'Harry Potter à la fin de leur première année) les relatifs du Survivant n'étaient guère des plus plaisants. C'était un euphémisme au vu de ce qu'il venait d'entendre.

Le plus dur allait être de quitter le district magique. Avec la magie ambiante, il était facile de passer inaperçu mais dès qu'il était dans le monde non-magique, il était une proie facile à repérer pour les monstres.

Antonin inclina la tête sur le côté, pensif. Pourquoi cela lui rappelait-il quelque chose ?

Draco renifla. Potter faisait bien d'avoir peur; s'il ne faisait pas attention, les anciens partisans du Seigneur des Ténèbres pourraient bien décider de lui faire payer son affront.

Ce qu'il n'avait pas entendu mais que d'autres avaient noté était que Potter ne se sentait pas tellement en danger dans le monde magique mais qu'il le serait une fois dans le monde non-magique. Quoi que soient ces 'monstres', la magie ambiante suffisait à camoufler le garçon quand il était entouré de sorciers ou de créatures magiques mais pas quand il était chez des moldus.

Cela voulait-il dire qu'il avait été attaqué avant ? Mais par quoi ? Des loups-garous ? Non. Ils en auraient entendu parlé. Et les meutes de loups-garous n'auraient pas voulu risquer les nouvelles libertés qu'ils avaient gagné avec les récentes lois passées.

Mais il restait néanmoins les loups solitaires...

Ou des vampires... Ou d'autres créatures des ténèbres (ou autres pour ceux qui n'étaient pas trop biaisés).

« T'es sûr que tu ne peux pas rester avec nous ? » s'enquit Ron alors qu'ils récupéraient leurs bagages.

Il avait l'air inquiet. Harry savait qu'il se souvenait de l'été dernier.

« T'inquiète, on s'évite avec les Dursleys. »

Il lui aurait bien dit qu'il ne passait pas ses vacances avec eux mais il avait entendu de Ron que Dumbledore avait la fâcheuse tendance à visiter sa famille pendant les vacances. Et s'il faisait confiance à Ron et aux jumeaux, il n'en étaient rien des autres.

Ron et les jumeaux esquissèrent un sourire puis Ron haussa un sourcil à Hermione qui arborait un air blessé.

« Tu sais qu'il n'a pas pensé ton nom parce que tu n'étais pas mentionnée là, Mione ? Il disait qu'il ne faisait pas confiance aux autres et à Dumbledore, c'est tout. »

Oh.

Les joues de Hermione se colorèrent d'embarras alors que les trois mâle Weasley pouffaient de rire. Eux-même savaient qu'ils ne devaient pas se sentir mal ou en colère pour leur père; ils savaient très bien que Harry avait du mal à faire confiance aux gens et il n'avait rencontré Mr Weasley que deux fois. Alors certes, il avait passé plusieurs semaines avec eux avant sa première année et ils avaient tous passé une semaine au Chaudron Baveur avant leur troisième année mais ça n'était pas beaucoup, surtout quand on prenait en compte que leur père passait pas mal de temps au Ministère.

Hermione et Harry passèrent ensemble la barrière les séparant du monde moldu et ils ne tardèrent pas à se séparer quand Hermione aperçut ses parents.

Hermione sourit à la mention de ses parents. Elle ne pouvait pas les voir beaucoup mais elle les aimait et ils lui manquaient terriblement. Harry aussi lui manquait terriblement. Elle s'inquiétait de ne pas recevoir de nouvelles même si elle comprenait. Après tout, les jumeaux lui avaient dit qu'ils s'inquiétaient que leur courrier soit filtré à Poudlard. De temps à autres, les jumeaux recevaient un hibou d'Harry parce que les jumeaux étaient habitués à commander des trucs par hiboux et donc il n'était pas surprenant de voix un hibou postier se poser devant eux. Il serait plus étrange de voir un hibou ou une chouette inconnue se poser devant Hermione et Ron quand ces deux-là utilisaient Errol ( et Harry savait mieux que d'utiliser Hedwige pour envoyer du courrier à Poudlard).

Dès qu'il fut seul, il se hâta dans un coin isolé, près des toilettes et il attrapa son pendentif d'une main ferme:

« Eleuthería ế Thánatos ! » murmura-t-il.

La sensation familière de voyage par portoloin le prit aux tripes et il trébucha en atterrissant.

« Heh ?

_ Questcequiladit ? »

Hermione cligna des yeux puis tourna la tête quand ses camarades lui demandèrent si elle savait ce qu'il avait dit.

« 'Eleuthería ế Thánatos !' ça fait parti d'un poème grec. Ça veut dire ''À la vie, à la mort !'', expliqua-t-elle. Ce doit être le mot de passe d'activation du portoloin. »

_ Je ne savais pas qu'il était fan de culture grecque, » fit Katie Bell en clignant des yeux.

Hermione, Ron, Neville et les jumeaux tournèrent la tête vers elle et les autres Gryffondors confus.

« On le savait, » dirent-ils en choeur avant de cligner des eux et d'échanger des regards en coin.

Terence pouffa de rire; il avait cru comprendre que Potter n'était pas très bon avec les méthodes de transport magiques.

Harry sortit des drachmes de la poche de son pantalon. Son portoloin l'avait déposé au siège du MACUSA, à New York et Harry devait se rendre au camp qui se situait à Long Island – soit environ 6km de là. Fort heureusement, il disposait d'un moyen de transport qui desservait un certain nombre de personnes, dont les sang-mêlés. Et ce moyen de transport n'avait rien à envier au Knight Bus.

À la mention de drachmes et de sang-mêlés, Miles Bletchley écarquilla les yeux. Oh. Oh ! Miles était un descendant d'Hypnos et il avait toujours été capable de voir au travers de la Brume. Potter était – Oh.

Potter était un sang-mêlé.

« C'est quoi un drachme ? s'enquit un jeune Serdaigle de première année.

_ C'est l'ancienne monnaie grecque,» fit l'une de ses aînées.

L'explication fournie apporta davantage de questions; comment se faisait-il que Potter avait de la monnaie grecque sur lui surtout si ça n'était même pas la monnaie actuelle.

« Il me semble que la drachme est toujours utilisée pourtant, » fit un autre.

Oh et en plus ils n'étaient même pas d'accord.

Draco fronça les sourcils.

« Pourquoi diable servent-ils les sang-mêlés ? C'est quoi cette histoire ? Les américains sont vraiment bizarres.

_ Idiot, » souffla Miles.

Ses camarades lui jetèrent un regard en coin alors que Mini Malfoy s'indignait.

« Toi, tu sais quelque chose qu'on ignore, » fit Terence en le regardant avec curiosité.

Miles leur offrit un sourire énigmatique qui leur fit grincer des dents. Même Adrian Pucey et Vincent Carrow lui adressèrent un regard noir.

« Suis-je le seul à me demander ce qu'il fait à New York ? » s'enquit un Serdaigle dans l'assemblée.

Les autres se contentèrent de hausser les épaules. Ils n'étaient guère plus avancés que lui.

D'autres encore pâlirent à la mention du Knight Bus. Oh. Oh ils le sentaient mal.

« Stêthi 'Ô hárma diabolês »

Là-dessus une bonne partie des élèves pivotèrent vers Hermione mais celle-ci haussa les épaules, toute aussi confuse qu'eux.

« Je n'en ai aucune idée. »

Amélia Bones et Augustus Rookwood eux se tournèrent vers Antonin Dolohov et celui-ci cligna des yeux.

« Il appelle le Chariot de la damnation. Drôle de nom pour un moyen de transport. »

En même temps, tout ce qu'ils étaient en train de lire était plutôt étrange et intriguant.

Le bruit caractéristique d'une voiture déboulant à vive allure se fit entendre et la vision d'Harry fut remplie de brume pendant de brèves secondes. Quand la brume disparut, une voiture se tenait là. Elle ressemblait en tout point à un taxi new-yorkais mis à part qu'elle était grise et non jaune.

« Est-ce que c'est un moyen de transport magique ? s'enquit Theodore Nott.

_ Ça m'étonnerait. Les américains utilisent majoritairement des bus magiques qui se fondent dans la masse parmi les bus moldus, » fit Urquhart.

N'empêche si ça n'était pas ça, qu'est-ce que c'était ? Et puis, ça n'était pas comme si Jason était un expert en moyen de transports magiques américains donc peut-être qu'il se trompait.

Harry avait neuf ans la première fois qu'il avait pris le Char de la damnation – qui était juste appelé Taxi des sœurs Grises pour les gens normaux- et il s'était à l'époque juré de ne jamais remonter dedans.

Résultat, il le prenait chaque année pour venir et repartir du camp.

Ron pouffa de rire. Il aurait dû s'attendre à quelque chose du genre. Si ce taxi avait quoi que ce soit de similaire au Knight Bus alors il comprenait pourquoi Harry (un mini Harry de neuf ans) n'aurait plus jamais voulu le prendre. Là encore, comme il s'agissait d'Harry, il n'était pas surpris de savoir qu'il continuait d'utiliser ce moyen de transport. Après tout, Harry était un junkie d'adrénaline. Même s'il refusait de l'avouer. Il était encore dans sa période de déni.

Le taxi ressemblait à une épave. N'importe quelle personne censée refuserait de monter à l'intérieure car elle semblait sur le point de s'effondrer en pièces mais Harry savait que le véhicule était bien plus solide qu'il n'y paraissait.

« Allez, allez on monte dans le taxi, » retentit une voix nasillarde depuis l'intérieur du véhicule.

Antonin ignorait pourquoi il était nerveux.

Harry obéit et monta dans le taxi (ayant rétréci sa malle et la cage vide d'Hedwig avant son départ de Poudlard).

À l'avant du taxi se trouvaient trois femmes qui lui tournaient le dos.

« Trois ? » marmonna Antonin en fronçant les sourcils.

Il n'était pas spécialiste des choses moldues mais était-ce normal pour une voiture d'avoir trois places à l'avant ?

« Ah, Hadrian, mon p'tit. Comment était ton année ?

_ Euh... riche en événement, » répondit l'adolescent.

Comment vous dire que quelques semaines plus tôt il avait été confronté à Sirius Black et à un Peter Pettigrew bien vivant, avait appris que son parrain était innocent et que le véritable coupable avait été Pettigrew tout du long ? Après ça, avoir la confirmation que leur ministre était un incompétent ne l'avait même pas surpris.

Amelia renifla avec amusement alors que Fudge rougissait d'indignation et ne fut que plus embarrassé encore quand pas mal d'employés ministériel et membres du Wizengamot semblèrent hocher la tête en accord avec les propos du garçon.

Les employés ministériel ne purent s'empêcher de secouer la tête avec honte à la mention de Sirius Black. Le soit-disant bras-droit de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom avait reçu un procès sous Veritaserum et Pensine quelques semaines plus tôt au MACUSA. Il avait été trouvé innocent. Les journaux du monde entier en faisaient les gorges chaudes.

Et depuis, le ministère anglais croulait sous les beuglantes et articles négatifs.

Les membres des délégations étrangères échangèrent des messes basses en apprenant que le Survivant été confronté au terrifiant mangemort (et bien à ce moment-là il était représenté ainsi) sur les terres de Poudlard.

Vraiment, qu'en était-il de « l'endroit le plus sûr de Grande-Bretagne mise-à-part Gringotts » ? Ha !

Anger, Wasp et Tempest étaient les conductrices et propriétaires du Char de la Damnation et Harry n'avait aucune idée de ce qu'elles étaient mais il ne comptait pas leur poser la question. Ils s'entendaient bien parce que Harry n'avait jamais été malade dans leur véhicule (un exploit au vu de leur façon de conduire) et qu'il n'avait jamais critiqué leurs prouesses au volant.

Harry resserra sa prise sur son siège – il n'y avait pas de ceinture.

« Il n'y a pas de ceinture !? » s'écria Hermione, avec de grands yeux ronds.

Fred et George eux, affichaient de larges sourires, comme si lire cette ligne leur avait donné une idée de génie pour un nouveau produit de farces et attrapes. C'était peut-être le cas.

À la table des Poufsouffles, c'était une toute autre histoire.

« Elles ont des noms bizarres, fit Ernie MacMillan en se frottant les yeux.

_ Parce que 'Poudlard' et 'Pré-au-Lard' ce sont des noms normaux pour toi ? Hannah Abbott commenta à son tour.

_ Ben ce sont des endroits, c'est pas grave. »

Hannah secoua la tête, un léger sourire aux lèvres.

Étant donné qu'aucune d'elle ne pouvait voir et qu'elles partageaient un œil pour trois, Harry était quelque peu impressionné qu'il n'y ait pas eu de mort.

« ... »

Terence cligna des yeux.

« Attendez, quoi ? »

Miles pouffa de rire.

« Elles se partagent un œil.

_ Oui... C'est bien ce que je pensais avoir entendu. Comment diable est-ce possible ?

_ On vit dans le monde magique et tu te poses la question ? »

Terence lui jeta un regard mauvais puis avisa le rictus amusé sur les lèvres de Miles.

Celui-ci savait quelque chose. Il en était sûr !

Quelques secondes plus tard, le taxi passa un champ de fraises et ne tarda pas à s'arrêter à la lisière de la forêt.

Harry descendit de voiture et fixa la forêt d'un regard scrutateur.

« Bonne chance pour rester en vie, p'tit ! »

Il détestait le fait qu'elles aient raison. Il lui restait moins d'un kilomètre à parcourir pour arriver à destination mais il lui fallait traverser les bois. Et c'était la zone la plus dangereuse pour lui et tous ceux qui voulaient se rendre au camp.

Miles avait entendu parlé d'un camp pour demi-dieux mais il ignorait jusqu'à présent où il se trouvait.

Ron se rongeait presque les ongles sous le stress alors que Hermione avait entré ses doigts dans sa bouche pour tenter de contenir son angoisse.

Les vacances d'Été étaient censées être relaxantes. Harry n'était pas censé être en danger !

Fred et George non plus ne riaient pas; ils étaient bien trop nerveux pour ça !

Le taxi démarra au quart de tour, se recouvrant aussitôt d'un épais rideau de brume avant de partir en trombe vers le centre de New York. Resté seul, il observa le couvert des arbres et prit une profonde inspiration avant de se lancer dans les bois. Rien de bon n'arriverait s'il restait trop longtemps à découvert.

Severus fronça les sourcils. Autant il voulait penser que le morveux Potter était paranoïaque autant toutes ces années à jouer les agents doubles pendant la première guerre lui avaient appris à être constamment sur ses gardes et à approuver un temps soit peu le comportement du garçon.

« Suis-je le seul à être perdu ? » s'enquit Justin Finch-Fletchley.

Ses camarades haussèrent les épaules sans répondre. Autant ils étaient quelques peu perplexes, autant ils comprenaient plus ou moins que l'adolescent se sentait en danger et voulait rejoindre 'le camp' aussitôt que possible.

Chaque bruissement de feuilles lui faisait regarder par-dessus son épaule. Il venait d'apercevoir au loin l'arche menant au camp quand un bruit retentit et qu'il se figea.

Evan Rosier se figea lui aussi. Il était tellement fixé sur l'histoire qu'il sursauta quand une main se posa sur son épaule.

« N'oublies pas de respirer, » lui dit Antonin, un léger sourire aux lèvres.

Evan ronchonna mais obtempéra.

Un rugissement lointain résonna dans la forêt et le cœur d'Harry rata un battement. Il n'attendit pas; il bondit et s'élança au travers des bois. Il pouvait entendre la créature se rapprocher à grande vitesse. Il ne se retourna pas. Il n'en eut pas besoin. Quelque chose bondit au-dessus de lui et le stoppa net dans sa course. Il n'était qu'à quelques centaines de mètres du camp ! Mais il était sous le couvert des arbres et il ignorait si les autres avaient remarqué l'agitation – signe qu'un des leurs était probablement attaqué par un monstre.

Hermione agrippa le bras de Ron sous la crainte et le rouquin ne réagit même pas, trop inquiet qu'il était pour leur meilleur-ami.

Fred et George échangèrent un regard inquiet. L'heure n'était plus à la plaisanterie. Certes, ils avaient reçu des lettres d'Harry depuis la rentrée mais soyons sérieux. Si Harry avait été blessé au cours de l'Été, il ne leur en aurait jamais parlé.

Le cœur battant, il glissa sa main sur le bracelet qui ne le quittait jamais et fit tourner le diamant bleu à deux reprises. L'action déclencha la transformation et il se retrouva aussitôt avec une dague en main.

C'était un cadeau de son père, enchanté par les soins de Lady H. (*)

Valerius s'interrompit pour prendre une gorgée de son verre de jus de citrouille (ça ne le de désaltéra pas vraiment mais bon).

« Lady H ? Sérieusement c'est quoi son truc avec les prénoms en initiales ?

_ Les noms ont un pouvoir, fit Luna Lovegood d'une voix rêveuse.

_ Qu'est-ce qu'elle raconte encore, Loony ? Fit Marietta Edgecombe, sans voir le regard d'avertissement que lui lança le professeur Flitwick.

_ Non, elle a raison, intervint Miles Bletchley de Serpentard. Les noms ont un pouvoir. Ceux-là en particulier. »

Des regards curieux glissèrent vers Bletchley. Que savait-il donc que eux ignoraient ? Et comment se faisait-il que Miss Lovegood savait ces choses-là, elle aussi ?

Les autres étaient plus préoccupés par le fait que James Potter ait offert une dague à son fils.

James Potter était mort.

Enfin, peut-être l'avait-il laissé dans la voûte du garçon en attendant qu'il la trouve ?

Oui, c'était probablement ça.

Après tout, James Potter était mort.

L'adolescent frémit quand il avisa la créature qui lui faisait face et il soupira d'agacement en fixant le monstre avec incrédulité.

Devenaient-ils sérieusement de plus en plus gros à mesure qu'ils se reformaient !?

C'était vraiment injuste.

« Reformer ? Qu'est-ce qu'il veut dire par 'reformer' ? Comme un groupe de musique ? »

Terence s'esclaffa à la comparaison de Vincent Crabbe.

_ D'une certaine façon, j'en doute.

Attendez, est-ce que ça voulait dire qu'il avait déjà fait face à ce monstre !?

Harry resserra sa prise sur sa dague quand il vit le molosse camper sur ses pattes, prêt à attaquer.

Ron ne desserra pas la mâchoire alors qu'il écoutait le p'tit – Montague ?- lire comment Harry s'était défendu face à l'attaque d'un chien géant puis poignarder la bête en enfonçant son arme blanche dans la mâchoire de la créature alors que celle-ci avait la gueule béante pour le mordre.

Il frissonna.

Tout autour de lui, les gens – élèves et adultes- chuchotaient avec excitation sur ce qu'ils venaient d'entendre. Harry Potter était vraiment quelqu'un d'unique. Mais comment se faisait-il qu'ils n'avaient jamais entendu parlé de ces attaques ? Comment se faisait-il que Potter savait à quoi s'attendre ? Que cachait-il donc ?

Ron renifla. Harry était une personne. Il avait le droit à une privée lui aussi.

Valerius s'apprêtait à reprendre la lecture après avoir bu quelques gorgées de jus de citrouille lorsqu'il vit trois langues-de-plomb approcher après avoir été interpellés par d'autres employés ministériel.

Ceux-ci inspectèrent le livret pendant un petit moment avant que l'un d'eux ne commence à jeter de nouveaux sortilèges sur le bouquin.

L'un des Langues-de-plomb – Blade – pivota vers Valerius et le reste de l'assemblée avant de prendre la parole tandis que ses deux confrères se lançaient dans une longue incantation en latin et que le livret était encerclé par un filament doré :

« Le sortilège est un prototype. Il n'est pas encore très avancé alors même si on ne peut pas tout voir, on pourra peut-être apercevoir quelques scènes, fit un Langue-de-plomb alors que ses collègues incantaient sous leur souffle.

Quand ils eurent fini, un écran de fumée se dressa dans la Grande Salle, près de là où se trouvait Valerius Montague. Un décor apparut petit à petit et les élèves hoquetèrent quand ils virent la scène; Harry Potter se dressait devant un énorme chien noir – pas un cerbère non, mais un chien du même genre, juste un peu plus petit et pourvu d'une seule tête.

La bête était morte et le Survivant avait un bras en sang, sa chemise étant déchirée par endroits.

/ L'adolescent s'accroupit face à la créature et murmure quelque chose en grec puis le monstre s'effrite lentement en cendres dorées.

Antonin, qui parlait plutôt bien la langue cligna des yeux puis les écarquilla. Potter venait de faire une offrande à Artemis, la déesse de la chasse... Quoi ?

L'écran zooma légèrement et ils virent qu'il tenait quelque chose dans sa main.

C'était un croc. Un large croc (si Harry avait été présent, il aurait songé que bien qu'il soit moins impressionnant qu'un croc de Basilic, c'était tout de même assez gros. Et ça avait entaillé sa peau, tout près de son autre cicatrice – merci Mr, Madame Basilic).

/ Soudain, des cris attirent l'attention du garçon et il tourne la tête vers l'arche indiquant l'entrée de la Colonie des Sang-mêlé et il sourit alors qu'il commence à sprinter vers le camp. /

Hermione esquissa un sourire quand elle vit Harry sourire. C'était un vrai sourire, pas un rictus, pas un faux sourire. Un vrai de vrai. Elle était contente que Harry soit heureux là où il passait son temps. Même si avant elle aurait auparavant probablement désapprouvé. En même temps, avant, elle pensait que Dumbledore avait toujours raison.

Qu'elle avait été naïve par le passé.

Enfin ! Cette époque était révolue.

Et c'était pour le mieux.

Elle jeta un regard à Ron et sourit tendrement. Elle avait ses défauts, Ron avait les siens mais le rouquin avait pris en maturité au cours des derniers mois. Ils comprenaient que Harry ait ses secrets; il avait un droit de vie privée lui aussi. Être une célébrité ne devrait pas changer ce fait.

L'écran de brume se figea mais ne disparut pas. Ils verraient probablement d'autres scènes plus tard.

Quand Harry passa enfin la barrière séparant la Colonie des Sang-Mêlé du reste du monde, sa chemise était en lambeaux et un long filet de sang roulait le long de son bras mais il arborait un sourire victorieux et tenait dans sa main une dent de Hellhound.

Ron afficha un large sourire, fier de son meilleur-ami. Hermione grimaça à la vue de la nouvelle blessure qu'arborait Harry. Certes, la scène n'était plus affichée à l'écran mais elle l'avait bien vu.

Quelques personnes déglutirent. Un Hellhound ? Ça avait sonnait dangereux. En même temps, de ce qu'ils avaient pu voir, c'était dangereux. Probablement classifié dans la catégorie XXXXX.

(Au moins maintenant il savait ce que Luna avait voulu dire quand elle lui avait dit de faire attention aux crocs. Il ne douterait plus jamais d'elle, promis.

En entendant le nom de Lovegood, bon nombre sursautèrent et jetèrent un regard incrédule au livre, puis à la demoiselle en question.

Loony ? Loony Lovegood !?

Non, sûrement, ça ne pouvait qu'être une autre personne. Probablement quelqu'un à l'extérieur de Poudlard. Potter connaissait-il même Loony ? Non, assurément, pensa Marietta en secouant la tête.

Honnêtement, il ne comprenait pas pourquoi les gens à Poudlard l'appelait 'Loony'. C'était vraiment méchant de leur part.

… Donc c'était bien d'elle que Potter parlait, songea Roger Davies, en sixième année à Serdaigle.

Filius fronça les sourcils entendant le 'surnom' dont avait écopé l'un de ses aiglons. Il l'avait déjà entendu quelques mois plus tôt mais il n'avait jamais su qui avait été surnommé ainsi. Maintenant qu'il le savait, il allait devoir faire quelque chose à ce sujet, surtout si propres aiglons prenaient part à la persécution de Miss Lovegood (ou de n'importe quel autre étudiant)

Là encore, s'il y avait une chose qu'il avait appris très tôt c'est que les enfants pouvaient être cruels entre eux. Et Poudlard n'était pas différent.)

Evan grimaça en se souvenant de ses années à Poudlard. Oh, il avait été majoritairement épargné, étant un héritier de haut standing, mais il avait tout de même été plusieurs fois pris pour cible par les Maraudeurs.

Il se demandait si l'Héritier Potter avait entendu parlé de ce que son père et ses amis faisaient quand ils étaient à Poudlard. Nan, sûrement pas. Il se demanda comment il réagirait – mal probablement. Evan avait entendu dire que le jeune Potter réagissait très mal quand il voyait des actes de persécution. Étant donné la façon dont il avait probablement grandi, ça n'était pas une grande surprise.

Il décida qu'il valait probablement mieux que l'adolescent ne sache rien du passé d'intimidateur de son père. Ça n'apporterait rien de bon. Là encore, songea-t-il alors que son regard coulissait vers le Maître des Potions de Poudlard, si Severus était même un tant soit peu comme son plus jeune lui, alors il était fort possible qu'il se soit déjà chargé d'en parler au garçon.

Severus était un homme si amer.

Laura et Nathaniel furent les premiers à l'atteindre et lui sautèrent dessus. Harry trébucha en arrière mais son dos rencontra une résistance et il entendit la voix familière de Joshua – une montagne de muscle de la cabine Ares.

« Je me disais bien avoir reconnu notre petit Aegir. »

Harry rougit doucement. Les autres campeurs s'étaient tous mis à lui donner des surnoms sur le thème de l'océan mais il appréciait Aegir. C'était toujours mieux que Limpet ou Amberjack.

« Pourquoi est-ce qu'ils l'appellent par des noms liés à l'océan ? » s'enquit Ginny avec une grimace confuse.

Ron haussa les épaules, bien conscient malgré lui d'avoir l'attention d'une partie de la Grande Salle.

« Harry est à l'aise dans l'eau. C'est probablement lié à ça.

_ Ah bon ? Je croyais qu'il détestait l'eau ? Il évite toujours le Lac Noir, rétorqua Ginny.

_ Nah, t'y es pas du tout. »

Lui, Hermione, Neville et les jumeaux savaient pourquoi Harry évitait le Lac Noir quand il faisait beau. C'était parce que dans ces moments-là, les autres étudiants sortaient dehors et pour une raison inconnue (pour eux en tout cas) Harry pouvait comprendre les êtres de l'eau et il ne tenait pas être à une nouvelle fois pris pour un cinglé en répondant aux créatures marines.

Antonin Dolohov pencha une nouvelle fois la tête sur le côté. Aegir était un dieu de la mythologie nordique représentant la Mer. L'eau semblait être un élément majoritairement présent dans la vie du jeune Potter.

« Limpet ? Qui appellerait quelqu'un Limpet ? » fit doucement Cedric Diggory avec un sourire amusé.

_ Des amis embarrassants, » répondit son meilleur-ami Khalid.

« Josh ! »

L'écran s'éclaircit et ils virent quelques personnes encerclant Harry Potter et le saluant chaleureusement – comme des amis ne s'étant pas vus depuis longtemps.

/ Le garçon bâti comme un quarterback derrière lui indique du menton le croc que Harry tient.

« Un butin de guerre ?

_ En effet.

_ On a entendu des grognements mais nos meilleurs archers ne sont pas encore arrivés. Enfin, tu es là maintenant.

_ J'ai pas vraiment eu le temps de dégainer mon arc, » rétorque Harry d'une voix douce.

Le dénommé 'Josh' esquisse un sourire amusé et lui ébouriffe les cheveux.

« J'ignorais que Harry savait tirer à l'arc, » chuchota Hermione.

Ron haussa les épaules.

_ On ne lui a jamais posé la question.

À la table des invités, Evan Rosier haussa un sourcil, l'air intrigué.

« Un butin de guerre ? »

Ses associés n'étaient guère avancés sur la question.

« Peut-être comme un souvenir de victoire, j'imagine. Je me demande plutôt comment il a réussi à faire disparaître le cadavre de la créature.

_ On aurait dit qu'il faisait une offrande en suivant d'ancien rites, » commenta doucement Rabastan Lestrange depuis sa place à côté de son frère aîné, Rodolphus.

Les deux hommes avaient été libérés d'Azkaban en 1986 après avoir été entendus sous veritaserum. Certes, ils avaient été forcés de prendre la marque des ténèbres sous la pression de leur père qui s'inquiétait que le Seigneur des Ténèbres ne tuent ses fils, mais ils n'avaient jamais volontairement servi ce fou furieux. Et ni eux ni Barty n'étaient en rien responsables de ce qui était arrivé aux Longbottom – comme le reste du monde l'avait apprit lors du procès des frères Lestrange. Barty Crouch Sr avait été obligé de se retirer pendant un long moment après le procès quand les gens avaient appris qu'il avait envoyé son propre fils à Azkaban sans même lui laisser la chance de se défendre lors d'un procès.

Alors maintenant qu'on avait appris qu'il était arrivé la même chose à Sirius Black, ça faisait un peu trop pour Crouch. Le vieil homme n'avait pas pu conserver sa place au Ministère après cela.

(Personne outre Crouch Sr ne le savait mais Barty n'était pas mort. Et après l'annonce de son innocence, il n'avait pas eu d'autre choix que de garder son fils sous imperium comme il l'avait fait depuis sa 'mort'. Autant le dire tout de suite, il était très effrayé depuis qu'il avait appris que Barty avait brisé son contrôle et s'était échappé.).

Leur oncle, Rowan Lestrange, hocha la tête en accord avec les propos de Rabastan tandis que Remington, leur père conversait avec Lord Nott

L'écran dégela.

« Est-ce que les autres sont arrivés ? » demande Harry alors que les deux autres campeurs l'enlacent brièvement avant de se reculer.

Josh hausse les épaules.

« Ils arrivent tous au compte-goutte. Le trio est là par contre. Ils vont sauter de joie quand ils sauront que tu es enfin arrivé.

_ J'irai les voir après avoir signalé mon arrivée à Mr D. C'est surprenant qu'il ne soit pas à sa place habituelle, dit Harry en jetant un coup d'oeil vers le perron d'une maison un peu plus loin.

_ Apparemment, il a essayé de négocier un écourtement de sa punition avec son cher papa et il a écopé d'une addition de dix ans. »

Les quatre adolescent éclatent de rire à cela.

Evan pencha la tête sur le côté. C'était frustrant d'avoir l'impression de ne comprendre que la moitié de la conversation.

Une punition ? Une punition pour quoi ? Et quel genre de parent donnait une punition aussi longue ? Ah, peut-être une de ces créatures qui vivaient extrêmement longtemps.

« Et Chiron, où est-il ? »

Était-ce une façon de s'immerger complètement dans le thème grec ? Était-ce un surnom donné à un animateur ? Songea Antonin avant de secouer la tête. Non, c'était plus que ça mais... était-ce réellement... ne se faisait-il pas des films ?

« Ah, jeune Hadrian. Je vois que tu es arrivé ! s'exclame une nouvelle voix. J'ai entendu l'agitation mais tu en avais déjà fini avec ce Hellhound quand Demetri et Sullivan ont pris leurs arcs. Beau travail. »

Terence sentit sa mâchoire se décrocher quand il avisa un centaure. Il ignorait pourquoi il était aussi choqué – ça n'était pas comme s'il n'avait jamais vu de centaure ! Il y avait une harde de centaures dans la Forêt Interdite mais ceux-ci ne se laissaient pas facilement approcher, non. C'était peut-être parce que même s'ils avaient vu beaucoup de choses plus ou moins magiques jusqu'ici, il avait pensé que le camp était un endroit non magique ou peut-être un camp regroupant uniquement des sorciers de sang-mêlé (même si Miles avait dit que 'Sang-mêlé' n'avait pas le même sens ici).

« Hadrian ? Son nom est Harry ! » s'écria un Poufsouffle de troisième année, bien vite approuvé par d'autres.

Ron et Hermione roulèrent des yeux.

« Son vrai nom est Hadrian. Hadrian en hommage à son arrière-grand-père du côté de son père. Harry pour son grand-père du côté de sa mère. Le nom qui figure sur son acte de naissance est 'Hadrian'. Ses parents ont juste décidé de le raccourcir comme 'Harry' pour rendre hommage à ses deux ancêtres, » fit Hermione, sur un ton pédagogue.

Tous l'écoutèrent avec attention et se trouvèrent fort surpris par l'information.

« Comment savez-vous ça, tous les deux ?

_ Harry nous l'a dit. »

Le 'Nous sommes ses meilleurs-amis, bien sûr qu'il nous l'a dit' passa sous silence mais il aurait tout autant bien pu être crié.

/ Le regard d'Harry s'éclaire alors qu'il se hâte vers le centaure qui est accompagné d'un autre homme barbu.

« Chiron ! Mr D !

_ Oh, en voilà encore un autre. L'été ne fait que commencer et je suis déjà épuisé. Où trouvent-ils l'énergie d'être aussi heureux ?» marmonne l'inconnu avant de prendre une gorgée de sa canette de Coca light.

George s'esclaffa.

''Il me fait penser à Snape pour une raison inconnue ?''

Ses camarades rirent en entendant ça.

Draco fronça les sourcils en avisant ce que tenait l'homme. Était-ce une boisson moldue ?

_ Je sais que vous êtes heureux de me voir, Mr D, » dit Harry avec un rictus amusé.

_ Balivernes ! »

Le garçon rit.

Terence ne fut pas le seul à prendre des couleurs en entendant le jeune Potter éclater de rire. C'était si pur ! Il n'avait jamais entendu Potter rire ainsi. En fait, il n'était pas sûr d'avoir jamais entendu Potter rire.

Il se demandait si les deux autres membres du Trio d'Or l'avaient déjà entendu ainsi.

Ron, Hermione et les jumeaux clignèrent des yeux. Certes, ils avaient déjà entendu Harry rire ainsi, mais ça n'avait jamais été... ainsi. Son rire était habituellement contrôlé... Là... il avait l'air d'un enfant – d'un adolescent normal.

C'était... C'était agréable de le voir ainsi.

'Mr D' était un homme pas très grand et un petit peu enveloppé. Il avait des cheveux bouclés bruns tirant presque sur le violet et des petits yeux noirs perçants. Il était vêtu d'une chemise à manche courtes à motifs de peau de panthère et il portait des chaussures de course rouge.

Il n'avait pas l'air effrayant du tout, juste ronchon et rancunier.

/ Harry virevolte vers l'homme en question, un méga sourire aux lèvres.

« Hey Mr D ! J'ai quelque chose pour vous. Ça m'a pris des heures de recherches mais... Tada !S'exclame Harry d'un ton joyeux en tendant un verre rempli de... quelque chose à l'homme.

Le dénommé Mr D hausse un sourcil et Harry sourit, sautillant presque avec excitation et anticipation.

« Ça a un goût d'alcool mais ce n'est pas de l'alcool ! Oncle Z ne devrait pas être trop furieux. Il ne faut pas en abuser par contre. »

Les yeux de Seamus pétillèrent. Oh ça n'était clairement pas le sortilège qu'il essayait de produire depuis son entrée dans le monde sorcier (changer un verre d'eau en verre de rhum) mais ça s'en rapprochait tout de même ! Peut-être devrait-il chercher ce sortilège-là ! Quoi que, il voulait vraiment expériencer une cuite digne de ce nom.

/ Mr D hausse un sourcil, curieux et un brin sceptique puis accepte la concoction tendue et prend une gorgée.

Après un instant de silence, il affiche un air surpris :

« C'est... C'est plutôt agréable. »

Le visage d'Harry s'illumine.

« Ça veut dire que j'ai gagné notre paris, Mr D !

_ … J'imagine que c'est le cas.

Les yeux d'Antonin Dolohov s'écarquillèrent. Chiron. Mr D. Lady H. Des sang-mêlé. Comment avait-il pu ne pas faire le lien plus tôt !? Il avait pourtant bien entendu des rumeurs, il y a bien des années. Bien sûr, ces rumeurs n'avaient jamais été prouvées mais il avait entendu des choses dans le Département des Mystères.

(Soupir) Très bien, très bien. Allez file, Hadrian, et va mettre des affaires dans ta cabine. »

Harry pouffe de rire.

« Vous savez Mr D. Hadrian est mon vrai prénom. Donc techniquement, vous avez dit le bon nom ! »

L'expression sur le visage de 'Mr D' était hilarante. Apparemment, l'homme avait l'habitude de prononcer le mauvais nom et semblait le faire exprès pour irriter les campeurs.

« Peu importe, Harold. Shoo ~ »

Chiron les regarde amusé et s'esclaffe doucement quand Harry éclate de rire et s'élance plus loin dans le campement.

L'écran se gela alors qu'ils avaient une vue aérienne du camp et Valerius s'éclaircit la gorge alors qu'il posait les yeux sur une nouvelle page du livre. Des mots s'inscrivaient encore quand il commença à lire.

S'il se souvenait bien, les vacances d'Été commençait dans quelques jours en Amérique, aussi Harry ne fut pas surpris de voir que le camp était encore assez vide. Il y avait toujours quelques campeurs qui restaient ici à l'année mais ils étaient assez peu. La plupart commençaient à arriver maintenant. Il salua les personnes qu'il rencontra sur son chemin et rit quand Dalan – le satyre qui lui avait fait visité le camp quand il avait huit ans- fit une double prise en l'avisant et courut à sa rencontre.

À l'écran, ils virent Harry parler avec un jeune satyre à la peau mate et aux yeux ambrés. Il semblait avoir une vingtaine d'années et portait une veste ouverte. Son torse était majoritairement à découvert et il ne portait pas de pantalon – logique. Deux petites cornes dépassaient de ses cheveux crépus.

Ils n'entendirent pas la conversation entre les deux mâles mais il se doutèrent que c'était juste une histoire de rattraper le temps perdu et de prendre des nouvelles.

Ils se séparèrent à quelques pas de la cabine d'Harry. Il était le seul occupant de la cabine – ce qui était un peu triste mais il devait juste attendre l'arrivée de Fen.

''Fen ?'' répéta lentement Ron avec un léger froncement de sourcil.

Il arborait un air confus qui se refléta sur le visage d'Hermione. La jeune fille secoua la tête mais ils n'étaient guère surpris; Harry évitait de leur parler de sa vie en dehors de Poudlard parce qu'aucun d'eux ne maîtrisait l'Occlumancie. Fred et George pouvaient détecter une intrusion mentale et étaient assez chaotiques pour chasser quelqu'un de leur esprit, aussi en savaient-ils légèrement plus.

« C'est un ami proche d'Harry. »

Élèves et invités affichèrent un air admiratif en voyant les bungalows. Une dizaine de cabines se situaient au milieu du terrain, formant un grand oméga grec (Ω) quand ils eurent une nouvelle fois une vue aérienne du campement. Il y avait de drôles de symboles sur chacune des cabines. Seuls Antonin et les férus de mythologie grecque reconnurent certains des symboles pour ce qu'ils étaient.

Hermione en reconnut quelques uns et songea que ce camp devait instruire les fans de mythologie grecque mais il lui faudrait sans doute encore quelques informations avant qu'elle ne comprenne ce qu'était réellement cet endroit. Et ce qu'était réellement l'un de ses meilleur-amis.

Le bungalow face auquel se tenait Harry était assez large mais plus petit que celui qui arborait un large éclair sur la façade. Le bâtiment était taillé en pierre grise et incrusté de coraux. Il était magnifique et il avait lui aussi ce thème de la mer, tout comme Harry Potter qui semblait abonné à ce thème.

Arrivé dans son bungalow, Harry déposa sa malle par terre et appuya sur un bouton pour lui redonner sa taille originale puis il se laissa tomber sur son lit.

Ah. 'Home, sweet home'.

Terence laissa échapper un bruit admiratif en voyant l'intérieur du bungalow. Les parois étaient d'un blanc nacre et plusieurs lits étaient superposés avec des draps en soie.

Au milieu du salon, il y avait une sorte de trappe circulaire et quand Harry (qui s'était entre temps relevé) se pencha pour l'ouvrir, Terence se rendit compte que la trappe donnait directement sur l'eau. La cabine devait probablement donner sur un lac ou une plage pour tout ce qu'il en savait. Woah, c'était trop cool !

À l'écran, ils virent l'adolescent agripper sa chemise et la retirer lentement avec une grimace.

Les yeux de Terence s'écarquillèrent et un grondement remonta dans sa gorge. Adrian jura doucement sous son souffle alors que leurs camarades fixaient l'écran d'un air incrédule (en l'espace d'une soirée, toutes leurs idées préconçues sur le Survivant venaient de faner. Non, elles venaient d'être brisées, anéanties. Pour certaines, c'était pour le mieux mais celle-ci... ils auraient préféré ne pas voir la théorie de Terence se confirmer ainsi).

Le dos de Potter était recouvert de cicatrices. Ça n'était pas – c'était pour la plupart des petites cicatrices fines mais elles étaient présentes. Elles étaient bien là. Il y avait quelques marques de morsures mais d'autres avaient clairement été faites par un type d'armes ainsi que de ceinture et donc très certainement d'origine humaines. Il y avait aussi quelques longues marques de griffures. L'une d'elles était particulièrement impressionnante; trois longues marques traversaient son dos en diagonale. Cette cicatrice devait bien faire quinze centimètres de long et elle était encore d'un rouge assez vif, signe qu'elle n'était pas si vieille que ça (quoi que, la célèbre cicatrice en forme d'éclair de Potter avait treize ans et était toujours d'une vive couleur, comme si elle avait saigné récemment. Mais bon, une cicatrice provenant de la Malédiction de la Mort, c'était un variant inconnu). Quand ils virent le torse de Potter, ils furent seulement un peu rassurés de voir moins de marques. Il avait quelques cicatrices sur le torse et une plus longue sur son bras.

Ce qui attira l'attention de Terence cependant, c'était le magnifique tatouage qui ornait le torse de Potter, juste au-dessus de son cœur. Un compas de navigation ornait le torse du Survivant. Il était très joli et incroyablement détaillé. La seule pointe de couleur présente dans le tatouage était un peu de bleu au niveau de l'encre qui était relié au compas.

/ L'adolescent s'assied au sol, à côté du trou circulaire révélé par la trappe. Ses jambes trempent dans l'eau. /

Neville cligna des yeux quand il vit Harry se jeter un l'eau. Il ignorait pourquoi il était surpris, il n'aurait pas dû. Harry profitait toujours de la moindre occasion pour se retrouver dans l'eau. Il semblait préférer le type de nage utilisé par les apnéistes (oui, Harry avait parlé à ses amis sang-purs de choses et d'autres venant du monde moldus, en particulier tout ce qui avait trait à l'eau ou à la mythologie grecque). Il nageait en étirant ses bras devant lui alors que son corps suivait en ondulant. Comme une sirène un peu.

« Euh, il n'est pas encore à court d'air, là ? » s'enquit Lisa Turpin avec un regard de biche égarée.

_ Peut-être qu'il a jeté un sort de tête-en-bulle ? Suggéra Marietta Edgecombe.

_ Non, on l'aurait vu faire. On verrait au moins une légère distorsion de l'air autour de sa tête et il n'a pas le droit de jeter de sortilège en dehors de l'école. Il aurait eu un avertissement.

_ Tu as raison pour les deux premiers argument mais pas le dernier. Il est dit qu'il y a une barrière séparant le camp du reste du monde. Peut-être que la barrière permet aussi aux sorciers d'utiliser la magie sans être repéré. »

Après tout, les sorciers mineurs pouvaient utiliser la magie en dehors de Poudlard s'ils avaient l'accord de leurs gardiens ou étaient supervisés. Ça et, bien sûr, qu'ils n'étaient pas vu par des moldus.

/ Il nage plusieurs centaines de mètres et sourit d'un air lumineux quand quelques poissons viennent à sa rencontre.

« Petit Prince !

_ Lenny ! Kiroia ! »

Harry s'arrête, content de flotter sur place alors que les quelques poissons présents se pressent autour de lui.

Terence cligna des yeux.

''Petit prince ?''

Miles, lui, n'était pas stupide. Entre ça, la fixation de Potter avec tout ce qui avait trait à l'eau et le bungalow marqué d'un trident, il savait que l'adolescent était le fils d'un des Trois Grands. Ce qui était... dingue. Là encore, s'il en croyait les rumeurs, Lord Z était le premier à avoir brisé leur serment de ne plus avoir d'enfants donc peut-être n'était-ce pas si surprenant de voir qu'un autre frangin avait brisé sa promesse.

''C'est moi où il a une conversation avec les poissons, comme si c'était normal ?'' fit Sophie-Anne Perks, de Gryffondor en clignant des yeux.

''C'est moi ou on vient d'entendre un poisson parler ?'' renchérit Parvati Patil.

''Je suis plus surprise qu'on ait entendu Harry parler comme si c'était normal. Il ne s'est même pas étouffé ni rien. C'est comme s'il pouvait respirer sous l'eau,'' fit Seamus.

Ça n'était pas 'comme si'. C'était clairement le cas.

Qu'était donc Harry ? Une créature de l'eau ? Une sirène... Euh... Un triton ? Mais non, il n'avait pas de queue de poisson, pas d'écaille non plus.

À l'écran, Harry disait aux poissons qu'il se re familiarisait avec le lac et les poissons ne tardèrent pas à le suivre l'adolescent alors qu'il nageait paresseusement dans les profondeurs de l'eau.

Finalement, quand l'adolescent sortit de l'eau, plus d'une heure s'était écoulée et il affichait un air serein avec ses cheveux aplatis contre son crâne et l'eau dégoulinant le long de son corps.

Evan Rosier se sentit rougir en voyant cela. Ça n'était pas – il n'était pas – non ! Il n'était pas émoustillé !

Néanmoins, ils notèrent tous une chose -puisque l'écran se focalisa un instant dessus : c'était que la blessure au bras du garçon avait disparu. N'en subsistait plus qu'une fine trace de morsure qui avait parfaitement guérie.

Étrange.

L'écran gela à nouveau et Valerius récupéra le livret, l'ouvrant à la page marquée.

Ce soir-là, quand Harry quitta son bungalow pour rejoindre le Pavillon-réfectoire, il croisa Cala et Milena, deux des Nymphes qui résidaient au camp et les salua d'un hochement de tête. Il ne se demanda pas pourquoi elle riaient en leur regardant ou pourquoi elles papillonnaient des yeux. Trois années passées à Poudlard lui avaient appris à ignorer le comportement étrange de certaines personnes.

Valerius s'interrompit brièvement, un léger sourire aux lèvres alors que d'autres riaient avec amusement. Il ignorait que Potter était aussi... ingénu sur certains sujets. N'avait-il vraiment aucune idée de l'effet qu'il avait sur beaucoup de gens ? Il était certain que les deux nymphes trouvaient Potter attractif ou adorable.

Une image apparut à l'écran et regards approbateurs voire envieux apparurent sur certains visages quand ils virent l'endroit où les campeurs prenaient leurs repas.

Le 'pavillon' était en réalité une zone à l'extérieure, encadrée par des colonnes grecques, sur une colline qui surplombait la mer. Il n'y avait pas de mur, ils étaient à l'extérieur et la vue était agréable. D'anciennes torches jaillissaient des colonnes et illuminaient l'espace de restauration. Une bonne dizaine de tables occupaient l'espace et un grand brasier en bronze se trouvait au centre du réfectoire.

Valerius, qui jusque-là fixait l'écran d'un air rêveur, se reprit.

Quelques campeurs étaient déjà présents. L'une des tables était plus occupée que les autres.

« Harry !

_ Ooh, notre petit Eldoris est revenu à la maison. » (1)

''Eldoris ?''

''Il me semble qu'il était mentionné que les autres campeurs ont commencé à donner à Harry des surnoms liés à la mer ou à l'océan. Je ne sais pas à quoi ça se réfère mais c'est probablement quelque chose du genre,'' fit Hermione.

Ron et les garçons hoquetèrent, faussement choqués.

''Hermione Granger ? Ne sait pas quelque chose ? Et l'admettre ? Impossible !''

Hermione roula des yeux mais l'ombre d'un sourire figurait sur son visage.

''Tais-toi donc et regardons ce qui se passe. Je ne pense pas que Harry sera ravi de savoir que tout le monde en a appris un peu plus sur lui mais puisqu'il n'y a rien à faire pour arrêter ça, autant en apprendre plus nous aussi.''

Harry esquissa un franc sourire alors qu'il laissait Eddy lui ébouriffer les cheveux. Soudain, un cri attira son attention et quelque chose sauta sur son dos, l'envoyant presque valser contre la table.

« Harry ! »

Oh, il connaissait cette voix.

/ Sur l'écran, Deux pré-adolescent et une jeune fille apparaissent au réfectoire. La plus jeune – une petite fille aux cheveux blonds et au regard gris intelligent, est celle qui a sauté sur Harry avec un cri de joie. Les deux autres enfants ont l'air tout aussi enjoués mais ils se contiennent mieux.

« Anna' !

_ Et nous, on compte pour du beurre ? Plaisante le garçon.

_ Bien sûr que nous, comment pourrai-je oublier le grand Luke Castellan et notre chasseuse (pas d'Artémis, mais dans le sens où elle est bonne chasseuse) Thalia ? »

La dénommée Thalia rigole alors qu'elle vient enlacer Harry.

L'écran pausa une fois encore et Valerius se secoua.

Thalia Grace, Luke Castellan et Annabeth Chase. Harry les avait rencontré deux ans plus tôt. À l'époque il avait presque douze ans, Luke en avait 10, Thalia, 9 et Annabeth venait d'avoir sept ans.

Terence roucoula en pensant à tous ces enfants, et à Harry Potter – qui était bien plus frêle et chétif deux ans plus tôt (pas qu'il n'était plus frêle mais il s'était un peu étoffé depuis).

Si vous écoutiez Thalia et Annabeth vous auriez droit à un récit épique racontant comment Harry les avait sauvé, elles, Luke et Grover, des Furies envoyées après Thalia pour la tuer. Si vous écoutiez Harry, il était parvenu à les sauver purement par chance et la seule raison pour laquelle il n'y avait pas eu de mort était pur entêtement de leur part.

Oncle H. Antonin aurait pu pleurer (bon, pas vraiment mais l'idée était là). Qui, parmi les dieux, était susceptible de contrôler des furies ? Antonin s'y connaissait un peu en mythologie. Les furies étaient connues comme les « Chiennes d'Hadès » donc vraiment. Oncle H...

Comment avait-il pu ne pas faire le lien plus tôt avec les divinités, uh. Il était déçu de lui-même.

Mais... Mais si Potter s'adressait à Hadès en l'appelant « oncle » cela devait signifier que... Oh Merlin.

Il devait faire une tête puisque Madame Bones et Lord Ogden lui adressèrent un regard étrange.

''Tout va bien, Lord Dolohov ?''

Il avait repris le titre de Lord il y a quelques mois – son père étant trop vieux pour assumer ses responsabilités au Wizengamot, il avait décidé de se retirer et de laisser son fils gérer tout cela. Après tout, Antonin II ème du nom était suffisamment âgé et responsable pour gérer toutes ces choses et son père (Antonin Ier) pouvait à peine quitter son lit à présent.

''Tout... Tout va bien, j'ai juste... réalisé quelque chose à propos de l'Héritier Potter. Je suis juste sous le choc.''

Lord Ogden haussa un sourcil intéressé mais il ne dit rien. Il se doutait bien que Dolohov comptait les laisser mariner.

Madame Bones inclina la tête sur le côté.

''Et j'imagine que vous n'allez rien nous dire ?''

Antonin secoua la tête avec un rictus amusé.

''Même si je vous le disais je ne pense que vous me croiriez.''

Tiens donc ? Ce devait être vraiment gros, alors.

Autour d'eux, des chuchotements excités parcoururent les tables.

''Sauvé? Il les a sauvé ?''

Padma Patil jeta un regard torve à Elucain Abbott. On n'avait pas idée d'être aussi énergique et excité tard le soir (il n'était que vingt heures mais tout de même).

''Je ne sais pas pourquoi tu es si surpris. Potter a déjà sauvé des gens à Poudlard.''

''Ce ne sont que des rumeurs.''

''Ça cesse d'être des rumeurs quand les professeurs les confirment. Potter et Weasley ont reçu les honneurs quand la Chambre des Secrets a été ouverte, il y a deux ans.''

Roger Davies pencha la tête sur le côté.

''On n'a jamais su ce qui était réellement arrivé, d'ailleurs. Tout ce qu'on a su c'est que le coupable avait été trouvé et c'est tout.''

C'était vrai. Ils n'avaient jamais su ce qui était arrivé. Juste qu'une élève avait été enlevée et plus tard retrouvée saine et sauve. Vu que Harry Potter et Ron Weasley avaient reçu les honneurs peu après, ils avaient juste supposé qu'ils avaient trouvé le responsable de toutes ces attaques.

Romilda Vane et Ginny Weasley soupirèrent rêveusement. Elles savaient que Harry était LE prince charmant de leurs rêves.

Ça ou peut-être que Oncle H s'était réellement adouci. Un frisson le prit et il il renifla avec amusement. Ha ! Comme si !

Oncle H, songea Antonin avec un sourire nerveux.

C'était définitivement Hadès.

Hadès était réputé pour ses furies, pas Héphaïstos ou Hermès.

Et si Oncle H était Hadès... et que le parent divin de Harry Potter était son père alors ça signifiait probablement Zeus ou Poséidon... s'il ne se trompait – en même temps il ne s'y connaissait pas des masses en mythologie grecque.

À Suivre...


Promis, Fenrir débarque au second chapitre.

1/ Surnoms sur le thème de la Mer/des océans :

• Aegir = Dieu ou géant nordique de la Mer

• Eldoris = prénom « de la mer »

*= Hécate, pas Hestia ou une autre déesse.

- Histoire également postée sur ao3.


Hey, ça fait un petit moment - j'ai eu quelques problèmes de santé qui m'ont empêché de me concentrer sur l'écriture donc j'ai un peu laissé de côté mes fics mais rien n'est abandonné et voici donc un nouveau texte. La seconde partie n'est pas encore terminée. J'ignore si ce sera une histoire en deux ou trois chapitres mais on verra bien. J'espère que vous avez apprécié et n'hésitez pas à dire ce que vous en avez pensé. Bonne journée.


Posté le: 3 juin 2022