Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "Crochet" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.


En sentant la sensation familière d'un crochet dans son nombril, Cédric Diggory comprit immédiatement que le trophée était un portoloin.

Il se demanda vaguement si c'était normal, puis il ouvrit les yeux qu'il avait fermés sans s'en apercevoir pendant le voyage. Incrédule, il se rendit compte qu'ils étaient dans un cimetière lugubre et sombre, seuls. Il n'y avait pas de public, ici, et pas la moindre présence humaine. Il frissonna, inquiet, essayant de comprendre ce qui se passait.

Le jeune Harry Potter était tombé au sol à l'atterrissage et semblait aussi perplexe que lui. Baguette en main, mais pointée vers le bas, Cédric murmura, indécis.

— Tu savais toi que c'était un portoloin ?

Le Gryffondor le regarda, puis secoua négativement la tête, un peu effrayé.

Cédric soupira et se demanda une fois de plus pour quelle raison Dumbledore avait laissé le garçon participer. Bien sûr, Harry Potter avait fait ses preuves. Il s'en était sorti magistralement, confirmant qu'il était loin d'être aussi idiot que certains le prétendaient.

Cédric aurait dû lui en vouloir de lui voler la vedette, alors qu'il avait été choisi pour être le champion de Poudlard et que pour une fois sa maison pouvait exceller. Les Poufsouffle n'étaient pas souvent sur le devant de la scène et c'était l'occasion rêvée de montrer qu'ils n'étaient pas quantité négligeable. Que le courage n'était pas réservé aux Gryffondor, que l'ambition n'était pas uniquement pour les Serpentard ou que l'intelligence ne brillait pas que chez les Serdaigle.

Mais Cédric avait commencé à apprécier sincèrement le jeune Gryffondor quand ce dernier était venu pour lui révéler ce que serait la première tâche. Visiblement, les élèves de Durmstrang et Beaubâtons avaient été mis au courant, Harry l'avait appris, mais personne n'avait pensé au champion de Poudlard, pas même Dumbledore, alors que tout ça se produisait sous son nez.

Il avait admiré la performance de Harry face au dragon, émerveillé malgré lui de la combativité de ce gosse. Son jeune âge ne l'avait pas arrêté, il ne s'était pas figé sous la peur… Harry s'était juste lancé avec son regard décidé, et il avait montré qu'il était un candidat à part entière.

Il l'avait aidé pour décoder l'énigme de l'œuf d'or, et il n'avait pas été vraiment étonné de voir que Harry était le premier arrivé près de leurs camarades enlevés, mais qu'il était déterminé à sauver tout le monde, sans se préoccuper des points ou de sa place dans le classement.

En apercevant une silhouette sombre avancer vers eux, Cédric cligna des yeux et revint au présent. Il se rapprocha de Harry, comme pour le protéger. Le jeune garçon semblait perdu et nerveux, regardant autour de lui, la main crispée sur sa baguette.

D'un coup, il laissa échapper un gémissement de douleur et porta la main à sa célèbre cicatrice.

Cédric ébaucha un geste pour lui poser la main sur l'épaule, pour l'aider, quand Harry hurla.

— Va-t'en ! C'est un piège ! Cours !

Cédric hésita. Il croyait Harry, même s'il ne voyait pas le danger. Cependant, il ne voulait pas le laisser seul, l'abandonner. Le désespoir dans la voix du plus jeune l'effrayait plus que ce vieux cimetière plein d'ombres et il esquissa un mouvement de recul, sans lâcher l'épaule de Harry.

Ce dernier le poussa en direction du portoloin, paniqué, et Cédric pensa aller chercher les secours. Ils avaient besoin d'aide. Harry avait besoin d'aide.

Il se tourna et il n'eut le temps que d'un pas avant d'entendre deux mots qui lui glacèrent le sang.

— Avada Kedavra.

Il sentit le sort le frapper dans le dos et il bascula, les yeux grands ouverts. La dernière chose qu'il entendit fut le hurlement de désespoir de Harry, son cri de détresse et de colère, et il souhaita de toutes ses forces que quelqu'un vienne au secours du jeune garçon. Harry le méritait après tout.

Puis, ce fut le noir, le néant.

Cédric Diggory était mort avant même que son corps ne touche le sol glacé.