Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "Chalet" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.


Depuis la fin de la guerre, Harry dépérissait. Il se sentait vide, avec l'impression qu'il n'avait plus le moindre but dans sa vie. Il ne s'en plaignait pas bien sûr, mais ses amis l'avaient noté.

Excédée par son inaction, par sa façon de se laisser sombrer dans la dépression, Hermione décida de prendre les choses en main. Une semaine de vacances loin de tout permettrait à Harry de se reprendre. Et elle pouvait provoquer le destin en ajoutant une invitée imprévue : il lui suffirait d'expédier Ginny près de Harry et le tour serait joué…

Permettre à Harry de quitter Poudlard fut une formalité. Le monde magique devait tellement à leur Sauveur qu'une semaine de vacances loin de tout n'était pas cher payé pour le remercier.

Ils avaient choisi un délicieux chalet à la montagne, isolé de tout, mais comportant tout le confort. Harry pourrait s'y ressourcer, s'y reposer et surtout, il n'aurait pas à craindre le regard des autres.

Une fois Harry expédié loin de tout, Hermione enchanta elle-même le portoloin pour que Ginny puisse le rejoindre. Elle s'interrogeait sur la façon dont elle pourrait le lui donner sans que la volcanique rousse se doute de la manœuvre, demandant l'aide de Ron en se plaignant de ne pas trouver d'idée satisfaisante.

Le jeune homme, voyant sa sœur arriver face à eux, haussa les épaules et attrapa le portoloin. Il le lança en direction de Ginny, ainsi, à l'instant où sa sœur l'attraperait, elle rejoindrait leur meilleur ami.

Cependant, ils ne pouvaient pas prévoir que Drago Malefoy passerait à cet instant et qu'il tendrait la main pour attraper ce que Ron avait lancé, par réflexe, uniquement pour les agacer.

Hermione et Ron regardèrent avec horreur Drago Malefoy disparaître sous leurs yeux…

Lorsque la belette avait lancé quelque chose, Drago avait levé le bras pour le rattraper. Il ne pouvait pas oublier des années à s'opposer et l'idée que le rouquin hurlerait le satisfaisait hautement — surtout en l'absence de Potter.

Il sentit la sensation d'un portoloin et il écarquilla les yeux, regrettant son geste. La seconde d'après, il arrivait face à Potter, sans un endroit inconnu.

Il regarda autour de lui d'un œil rond, ignorant l'expression outrée du brun, puis il marmonna.

— Un chalet ? Sérieusement, Potter ?

Ce dernier souffla puis se détourna, semblant indifférent.

— Tu t'en plaindras à Hermione, elle pensait que… ça serait agréable.

Drago renifla.

— Vu ta tête d'inferi, ça ne m'étonne pas qu'ils t'aient expédié loin de Poudlard en même temps. Tu te souviens au moins que ce sont les gentils qui ont gagné ? Pas besoin de déprimer !

Harry soupira, fatigué.

— Qu'est-ce que tu fais là ?

Malicieux, le Serpentard haussa les épaules.

— Je n'étais pas prévu au programme. Mais j'ai intercepté un portoloin sans savoir ce que c'était. Tu aurais dû passer une semaine de lune de miel avec ta belette femelle… Il est évident que je suis un meilleur choix !

Le brun grimaça, puis secoua la tête.

— Très bien, Malefoy. Tu t'es bien amusé à mes dépens, maintenant tu peux rentrer à Poudlard.

Son camarade leva un sourcil moqueur.

— Parce que tu penses que je n'ai pas déjà essayé ? Il semblerait, très cher héros du monde magique, que nous soyons coincés ici. Ça ressemble aux stupides histoires romantiques moldues, ça, forcément une idée de Granger.

Harry fronça les sourcils.

— De quoi tu parles ?

— Par pitié, Potter ! Toi, la rouquine, un chalet, la neige, isolés de tout… Tu veux un dessin sur ce qu'ils espéraient ?

Le jeune homme se laissa aller dans un fauteuil avec un gémissement agacé. Joueur, Drago s'approcha et se pencha au-dessus de lui, le coinçant dans son siège.

— Mais on peut collaborer et leur faire regretter leur petit plan stupide…

Un éclair d'intérêt passa dans le regard vert et Drago ricana. Harry capitula immédiatement.

— Comment ?

— Toi, moi, un chalet, la neige, isolés de tout…

Harry cligna des yeux, perplexe. Drago soupira.

— Ce que tu peux être… naïf. Laissons-les imaginer que j'ai remplacé la rouquine dans ton cœur et ils vont être… dévastés.

Harry ouvrit la bouche — probablement pour protester — puis la referma immédiatement, les sourcils froncés. Il murmura, pensivement.

— Je vais probablement le regretter, mais j'ai bien envie de leur faire passer l'envie de se mêler de ma vie…

Avec un large sourire satisfait, Drago se pencha pour l'embrasser sur la joue, faisant rougir Harry.

— Parfait. Nous allons donc devenir très proches tous les deux…