Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "diamant" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.
Suite de « dentelle » — « fanfreluche » — « belle » - « sceau »…
« Maintenant ».
Ce mot se répétait dans l'esprit de Harry comme un mantra, à chaque pas, impatient de voir enfin Drago Malefoy. Il aurait peut-être dû s'inquiéter de cette nouvelle obsession ou même de l'idée stupide de le rejoindre seul dans la salle de bain des préfets alors qu'ils avaient toujours été ennemis.
Cependant, il était bien trop impatient pour se méfier.
Il déverrouilla la porte de la salle de bain des préfets en murmurant le mot de passe et se glissa à l'intérieur, le cœur battant. Il pensait être le premier arrivé, ce qui lui laisserait le temps de se calmer un peu, mais Drago était déjà là, assis sur le banc au bord du bassin, pieds nus, l'attendant calmement.
Après avoir jeté un coup d'œil au Serpentard, notant qu'il était seul comme promis, Harry referma la porte derrière lui et la verrouilla, refusant qu'ils soient dérangés. Il ne pourrait pas supporter la frustration de devoir reporter leur petit rendez-vous, il avait tant attendu pour le voir que c'était devenu… vital. Pour sa santé mentale au moins.
Drago le regarda entrer, avec un demi-sourire narquois. Cependant, il semblait extrêmement nerveux et Harry lui sourit à son tour, comme pour le rassurer. Il n'avait pas l'intention de le blesser, loin de là.
Il essuya ses mains moites sur son pantalon puis il se sentit obligé de préciser.
— Je ne veux pas t'humilier. Je veux juste voir… te voir. Je… je ne compte pas me moquer de toi.
Le Serpentard le dévisagea longuement, comme pour s'assurer de sa sincérité, puis il hocha la tête, avec un air résigné, et il se leva, commençant à dénouer sa cravate tranquillement.
Harry cligna des yeux et s'appuya sur la porte derrière lui, n'étant pas certain de pouvoir rester debout tant il tremblait d'excitation et d'impatience. Rien n'aurait pu lui faire détourner le regard du Serpentard, pas même le retour de Voldemort en personne.
Il haleta lorsque la cravate tomba au sol et il desserra la sienne, avec l'impression d'étouffer.
Drago murmura, joueur.
— Je n'aurais pas imaginé que tu sois un voyeur, Potter.
Ses yeux brillèrent comme des diamants, comme s'il était fasciné par les réactions de Harry. Lui non plus ne le quittait pas des yeux, piégé par le regard vert si intense.
Le Gryffondor haussa les épaules brusquement et passa la langue sur ses lèvres alors que Drago déboutonnait lentement sa chemise. Il avait cru que le Serpentard se contenterait de lui montrer le sous-vêtement, rapidement et sans un mot, mais il préférait nettement sa façon de faire, cette façon de se déshabiller lentement devant lui, de s'exposer peu à peu, entièrement.
Drago se débarrassa de sa chemise d'un coup d'épaule avec un sourire moqueur. Harry déglutit puis répondit enfin, dans un souffle.
— Je ne pensais pas non plus. Mais je n'arrête pas d'y penser.
Drago se pencha, en le fixant, les yeux plus brillants que jamais.
— Dis-moi, Potter, tu rêves de moi ?
Harry déglutit et hocha lentement la tête, sans le quitter des yeux. Il aurait probablement dû se sentir gêné, mais ce n'était pas le cas. Ils se connaissaient, après tout.
Cette fois, ce fut Drago qui vacilla et il recula d'un pas, prenant soudain conscience qu'il était torse nu devant Harry Potter. Il se recroquevilla soudain comme pour cacher son bras marqué, regrettant d'avoir voulu provoquer son rival.
Harry sembla comprendre ce qui le gênait puisqu'il avança soudain vers lui et il lui agrippa le bras, exposant la marque des ténèbres, sans la moindre hésitation.
— Ça ne change rien.
Drago frissonna violemment et rougit, les yeux baissés, les épaules basses. Harry caressa le tatouage ignoble, avec douceur, sans la moindre crainte. La chair de poule recouvrit le bras du jeune homme et il hocha lentement la tête. Puis, il recula d'un pas, ses mains tremblantes s'arrêtant à la ceinture de son pantalon.
Harry ne le quitta pas des yeux. Il était littéralement hypnotisé par les doigts si pâles qui déboutonnaient les boutons du pantalon, un par un, découvrant ce qu'il portait dessous.
Finalement, le pantalon glissa le long des jambes minces, dévoilant la culotte de dentelle. Cette culotte qui avait envahi ses rêves, ses pensées, chaque instant de sa vie depuis qu'il en avait appris l'existence.
Harry déglutit, incapable de détourner les yeux, avec la sensation de brûler de l'intérieur.
C'était pourtant une simple culotte en dentelle noire, à la coupe sage. Rien d'affriolant, hormis ce lacis délicat contrastant avec la peau laiteuse.
Drago rougit sous le regard vert si intense, n'osant pas faire le moindre mouvement. Il voyait les yeux de Harry le détailler et il n'avait jamais vécu quelque chose d'aussi érotique… alors qu'il n'y avait pas le moindre contact entre eux.
Hypnotisé, Harry approcha, haletant, et il tendit la main, lentement, laissant à Drago le temps de reculer ou de le repousser. Le Serpentard cependant ne bougeait pas. C'était à la fois effrayant et exaltant de mettre le Sauveur du monde magique dans cet état, à cause d'un pari perdu et d'un gage qu'il avait vécu comme une humiliation la première fois.
En cet instant pourtant, il ne se sentait pas le moins du monde humilié. Bien au contraire. Il ne s'était jamais senti aussi vivant sous le regard émeraude.
Lorsque la main de Harry, brûlante, toucha son torse, il frissonna violemment. Cependant, il le laissa faire, alors que son cœur s'emballait. La main glissa jusqu'à la culotte, lentement, puis retraça un motif de la dentelle, en un effleurement léger.
Harry sourit — sans la moindre moquerie, juste un sourire doux, un de ces sourires que Drago n'aurait jamais espéré recevoir — puis murmura avec une pointe de tendresse dans la voix.
— Ça te va si bien…
Drago ne put retenir un léger gémissement. Il ne comprenait pas pourquoi il n'avait jamais vu Harry de cette façon, pourquoi il n'avait jamais ressenti cette fièvre en sa présence.
Harry leva les yeux pour accrocher le regard de Drago, émeraude contre diamant. Face à son regard plein d'envie, Drago leva la main et agrippa la chemise de celui qui fut son rival pour l'attirer à lui. Un léger souffle échappa à Harry et leurs lèvres se rencontrèrent enfin, avec une fièvre prévisible.
Après un long baiser, Harry eut un léger sourire, bouche contre bouche avec Drago et murmura.
— Tu la porteras à nouveau ? Pour moi ?
Drago laissa échapper un léger rire en se collant un peu plus contre le Gryffondor, tirant de lui un gémissement satisfait.
— Quand tu veux.
