Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "voleur" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.


— C'est lui ! C'est Potter, le sale voleur !

Harry sursauta aux hurlements de son cousin et fit volte-face, évitant par miracle une bourrade de l'oncle Vernon. Dudley lui lança un regard mauvais, le pointant toujours du doigt.

Le jeune homme se rendit compte que son oncle et sa tante le fixaient, attendant probablement une réaction de sa part. Il déglutit et secoua la tête.

— Je n'ai rien fait !

Vernon plissa les yeux tandis que Pétunia croisait les bras sur sa poitrine. Dudley ricana.

— T'es un voleur !

Inconsciemment, Harry se redressa, refusant d'être une fois de plus accusé sans preuve.

Vernon avança en tendant la main pour agripper l'épaule frêle de son neveu, mais Harry l'esquiva en reculant, légèrement effrayé par le regard mauvais de l'homme obèse. Presque plaintivement, il répéta.

— Je n'ai rien fait !

Cette fois, Vernon poussa un véritable rugissement de rage.

— Tu insinues peut-être que mon Dudley est un menteur ? Tu n'es que de la vermine ! C'est peut-être ça que tu apprends dans ton école de monstres, mais je ne veux pas de ça ici !

Harry tressaillit, refusant de penser à Poudlard tant la rentrée lui semblait loin. En cet instant, il ne voyait pas vraiment la différence entre tomber aux mains des Mangemorts ou rester dans sa famille moldue.

Dudley eut un sourire mauvais, avant de donner le coup de grâce.

— Je l'ai vu avec ces trucs ! Des trucs précieux, des bijoux ! C'est un voleur !

Harry eut l'impression qu'une pierre lui tombait dans l'estomac. Pour son anniversaire, Sirius lui avait envoyé une lourde gourmette en or, gravée à son nom ainsi qu'un collier délicatement ouvragé qui avait appartenu à sa mère. Il y avait également la chevalière aux armoiries des Potter, son héritage d'après son parrain.

Il avait dissimulé le tout, bien évidemment, mais son cousin avait dû l'espionner et voir ses précieux cadeaux.

Quoi qu'il dise, son oncle et sa tante refuseraient de croire qu'il avait reçu des cadeaux ou qu'il puisse avoir hérité de quelque chose venant de ses parents. Ils s'en empareraient, prétextant probablement que c'était le paiement pour l'avoir accueilli toutes ces années.

Il secoua la tête en se mordant la langue pour ne pas répliquer, conscient qu'il était en mauvaise posture.

Vernon grogna, son triple menton tremblant alors qu'il serrait les poings, l'air mauvais.

— Je vais fouiller ta chambre, garçon. Et si je trouve quoi que ce soit, je te jure que tu vas le sentir passer.

Dudley ricana, satisfait.

Harry pensa à Sirius, à son parrain, qui lui avait fait jurer de l'appeler au moindre problème. Qu'il viendrait le chercher s'il se sentait en danger, quoi que puisse en dire Dumbledore.

Il était resté silencieux sur la façon dont il était traité, sur les corvées incessantes, sur le peu de nourriture qu'il recevait. Bien sûr, Sirius se doutait de quelque chose, mais ils ne pouvaient pas défier Dumbledore comme ça.

L'idée même que Sirius l'aimait assez pour risquer sa liberté chèrement acquise le rassura et il plissa les yeux, fixant son oncle avec mépris.

— Je suppose que vous vous souvenez de mon parrain Sirius ? Vous savez, celui qui s'est échappé de prison et qui a juré de me protéger ?

Le sourire de Dudley se fana et il recula contre le mur, les mains sur son large postérieur. Pétunia hoqueta en plaquant ses mains sur sa bouche tandis que Vernon prenait une intéressante teinte aubergine.

Harry laissa un long moment de silence, supportant les regards haineux. Puis, il haussa les épaules.

— Dudley a probablement espionné et vu ce qu'il m'avait envoyé pour que je le garde quelques jours. Il devait venir les chercher cette semaine. Il pourra confirmer que je n'ai rien volé…

Pétunia agrippa le bras de son mari, mortellement pâle, et le fixa en secouant la tête d'un air presque désespéré. Vernon semblait lutter entre la peur et l'envie de frapper Harry, puis il recula d'un pas, capitulant.

Après tout, il avait vu l'avis de recherche de ce Sirius. Il avait tué des gens, des gens normaux, sans magie comme eux. Et il semblait attaché au petit monstre qu'il était obligé de garder chez eux.

Il se méfiait des anormaux et plus encore des anormaux criminels… alors il tendit le doigt vers les escaliers.

— Dans ta chambre ! Tu n'en sortiras plus des vacances. Je ne veux plus voir ta tête de délinquant jusqu'à ce que tu repartes dans ton école d'anormaux !

Harry fila sans demander son reste, esquivant d'un geste adroit le bras de Vernon qui tenta de le frapper au passage. Il croisa le regard de Dudley et il leva un sourcil, le défiant de faire la moindre remarque.

Enfin, il grimpa les escaliers à toute vitesse et entra dans la misérable chambre qui lui était attribuée avec un soupir de soulagement. Il serait peut-être enfermé, mais Hedwige pourrait faire des allers-retours pour lui apporter de la nourriture. Surtout, il allait pouvoir utiliser les miroirs à double sens de Sirius pour le prévenir de la situation et son parrain trouverait probablement une façon d'adoucir la fin de son été.