Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "grandiose" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.
Lorsque son nom avait jailli de la coupe de feu, Harry avait paniqué. Il ne comprenait pas pourquoi il était appelé, il ne savait même pas comment son nom avait pu atterrir sur ce morceau de parchemin.
Il déglutit, mal à l'aise, alors que tout le monde le fixait. Le regard de Dumbledore était dur, presque furieux et Harry tourna la tête vers Ron, espérant y trouver un soutien.
À la place, le regard de son meilleur ami était plein de rage contenue et de jalousie, le fixant comme s'il était un insecte répugnant.
Bégayant presque, il murmura.
— Je ne comprends pas, je…
Indifférent, Dumbledore le coupa, avec un geste brusque de la main.
— Peu importe, monsieur Potter. Suivez-nous immédiatement.
Harry sentit les larmes lui brûler les yeux, mais il les empêcha de couler, de toutes ses forces, trop honteux de la situation pour en plus s'effondrer en public.
Sur le passage, il croisa le regard de Malefoy et le regard gris semblait plein d'incompréhension… Il fallait que son meilleur ami l'accuse et que ce soit son rival de toujours qui doute de la situation.
Dumbledore lui attrapa l'épaule et il grimaça, résigné à encore une fois être sur le devant de la scène.
Lorsque Harry rentra à la tour Gryffondor, plusieurs heures plus tard, il était totalement démoralisé. Il avait protesté, juré et supplié, mais il devait participer à ce foutu tournoi.
Dumbledore avait semblé douter de sa parole, lorsqu'il avait assuré qu'il n'avait jamais mis son nom dans la coupe, même pour plaisanter et Rogue l'avait appuyé, arguant qu'il était loin d'être assez doué pour jeter un sort de confusion à un objet magique d'une telle puissance.
Dumbledore avait semblé légèrement honteux et s'était radouci, mais pour Harry le mal était fait. Il ne pourrait plus faire confiance au directeur, pas après qu'il ait douté de lui de cette façon.
Compte tenu de l'heure, il pensait trouver la salle commune vide, mais Hermione et Ron l'attendaient. Immédiatement, Hermione se jeta dans ses bras, l'air soucieux. Elle le serra un peu plus fort qu'à son habitude et Harry comprit en voyant le visage rouge de Ron.
Ce dernier cracha, vexé.
— Tu aurais pu me le dire !
Harry cligna des yeux.
— Quoi ?
— Toujours tout pour toi, le grandiose survivant ! Celui qui passe dans le journal chaque semaine, qui a la richesse et tout ce qu'il désire !
Harry hoqueta et recula d'un pas, alors que Ron reprenait, hurlant presque. Hermione avait jeté un sort de silence au début de sa diatribe et Harry lui en était reconnaissant : au moins toute la maison Gryffondor ne serait pas au courant de leur dispute.
— Tu ne pouvais pas laisser un peu d'attention aux autres ? Juste un peu ? Bien sûr que non ! Il fallait que tu sois cette année encore à l'honneur !
Après les accusations de Dumbledore et la colère de ne pas pouvoir se libérer de cette participation au tournoi, Harry vit rouge. Il bouscula sèchement Ron.
— Tu ne t'es même pas demandé si c'était bien moi qui avait mis mon nom ?
— Qui d'autre ? Tout est toujours pour toi !
Les larmes de rage brûlèrent les yeux de Harry et il secoua la tête.
— Bien sûr. C'est tellement bien d'être célèbre. Se faire insulter dans le journal, risquer sa vie chaque année. N'oublions pas mes parents assassinés ! Mais avec l'argent que j'ai, ça change tout, non ? Et bien non, espèce d'imbécile ! Tout l'or de Gringotts ne fera pas revenir mes parents ! Tout l'or de Gringotts ne me protégera pas de Voldemort !
Un éclair de doute passa dans le regard de Ron, mais il secoua la tête, aveuglé par sa jalousie.
— Et c'est pour ça que tu as mis ton nom ? Pour prouver à tous que tu étais un pauvre petit orphelin riche, mais malheureux ? Pour montrer que tu étais grandiose en toutes circonstances ?
Harry fut envahi de souvenirs de son enfance déplorable, alors que Ron avait été aimé et choyé. Furieux de cette jalousie stupide, il lança son poing dans l'estomac de son tout premier ami, préférant rester seul plutôt que de supporter ce genre de remarques. Il avait assez de Dudley pour ça…
Hermione plaqua les mains sur sa bouche, catastrophée, et se précipita vers Ron pour l'aider, tout en jetant un regard désolé à Harry. Ce dernier secoua la tête, amer. Il savait que Hermione était amoureuse de Ron, bien qu'elle refuse de l'avouer. C'était évident qu'elle resterait près de lui…
Il se sentit plus seul que jamais et monta dans son dortoir à pas lents, tête basse, se demandant ce qui l'attendait dans les jours à venir…
