Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "ensanglanter" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.


— Merde, Granger, je ne pensais pas que ton offre d'hospitalité comprenait ensanglanter ton parquet.

Hermione siffla entre ses dents, visiblement furieuse, et elle repoussa ses cheveux en arrière alors qu'elle se penchait vers lui pour examiner sa blessure. Près d'elle, Ron le fixait, les sourcils froncés.

Drago Malefoy prit une inspiration sifflante et retint un juron. Il vacilla et il ne résista pas quand Hermione Granger le força à s'asseoir sur le sofa. Il grogna juste, plissant les yeux sous la douleur.
Hermione commença à déboutonner sa chemise et il ricana, luttant pour ne pas perdre connaissance.
— Je n'avais jamais imaginé que tu me déshabillerais pendant que ton copain regarde… Je ne te voyais pas comme ça, Granger.

Il eut le plaisir de voir Ron Weasley s'empourprer. Cependant, Hermione le morigéna, d'un ton absent.
— Ferme-la, Malefoy. Tu devrais être à Sainte-Mangouste.

Drago ferma les yeux, s'autorisant une seconde de faiblesse, laissant la douleur obscurcir son esprit. Puis, il se reprit et serra les dents.
— Hors de question. Ils ne m'auraient pas laissé partir, j'ai besoin que tu me rafistoles pour aller chercher ce foutu abruti.

Il sentit les doigts d'Hermione faire une pause, mais elle se ressaisit rapidement et poursuivit ses soins, ne laissant échapper qu'un reniflement désapprobateur.
Ron se pencha.
— Je peux y aller seul, Malefoy.

Drago le fusilla du regard, avant de grommeler.
— Hors de question, Weasmoche. Tu sais parfaitement que seul, c'est un foutu traquenard et que tu n'as plus l'autorité pour intervenir depuis que tu as quitté les Aurors.

Hermione émit un nouveau reniflement et Drago ne savait pas à qui elle donnait raison. Il tressaillit alors qu'elle passait de l'essence de dictame sur la plaie, mais il n'émit pas le moindre son. Ron reprit, boudeur.
— Peu importe cette connerie d'autorité ou non. On parle de Harry. Je ne laisse pas mon meilleur ami en danger, pendant que…

Hermione lui lança un regard noir.
— Ron !

Il y eut un bref silence, puis Hermione ressaisit, crachant presque entre ses dents.
— Malefoy aurait dû être à Sainte-Mangouste, mais il a raison sur le point que tu ne peux pas juste te jeter face au danger sans réfléchir. Cependant, si vous pensez que je vais vous laisser y aller sans moi, vous faites erreur…

Ron s'empourpra de nouveau, visiblement en désaccord avec sa petite amie. Drago réagit toutefois avant lui, mettant ce soudain manque de retenue sur le compte de la douleur ou de la perte de sang.
— Mais Potter m'a dit que tu étais enceinte !

Drago nota avec fascination que toute couleur disparut tout d'un coup du visage de Ron tandis que Hermione lui lançait un regard pensif, continuant de le soigner. D'une voix neutre, elle murmura, interrogative.
— Il t'a dit ça ?

Drago évita le regard de la brune, mal à l'aise, comme s'il était tombé dans un piège qu'il ne comprenait pas. Il haussa les épaules, réprimant un gémissement de douleur au mouvement un peu trop brusque.
— Ouais. Un truc d'équipiers quoi. On se… parle.

Il se concentra sur sa blessure, que Hermione était en train de recouvrir d'un pansement. La jeune femme resta silencieuse quelques instants, puis elle reprit en terminant de bander son torse.
— Je vois ça. C'est étrange, parce qu'en dehors de Harry, personne d'autre n'est au courant. Pas même la famille. Il sera le parrain, je suppose que tu le sais ?

Drago se redressa un brin trop rapidement et il dut combattre un léger vertige. Il commença à reboutonner sa chemise, les mains un peu tremblantes. Il finit par hocher la tête.
— Ouais il l'a mentionné. Écoute Granger, je sais que tu es parfaitement capable de te défendre, mais si Potter te voit là-bas, il va devenir incontrôlable. Tu sais comment il est… Je veux dire… il va…
— Se mettre en danger ?
Hermione avait complété sa phrase d'une voix douce et Drago déglutit avant de hocher la tête.

Elle se mordilla la lèvre et grogna.
— N'allez pas vous faire tuer tous les deux. Et ramenez-moi Harry. Bon sang, je n'arrive pas à croire que je vous laisse y aller sans moi…

Drago fit quelques pas pour s'assurer qu'il tenait debout et but la potion énergisante tendue par Hermione. Il croisa le regard plein de gratitude de Weasley et il l'ignora. Il n'avait pas besoin de sa sympathie, il voulait juste qu'ils aillent tirer son coéquipier des ennuis dans lesquels il s'était plongé.

Lorsqu'il avait transplané en direction de la maison Weasley, Potter allait bien, mais il était acculé par trois attaquants. Ils enquêtaient depuis plusieurs semaines sur un trafic d'artefacts emplis de magie noire sans avoir réellement de résultats. Jusqu'à la veille.
Soudain, ils avaient eu une piste, un de leurs informateurs leur avait signalé un entrepôt qui servait de lieu de rencontre pour le groupe qu'ils cherchaient. Bien évidemment, ils ne s'étaient pas précipités tête baissée comme Potter voulait le faire. Cependant, même avec les précautions d'usage, ils étaient bel et bien tombés dans un guet-apens.

Drago grogna légèrement en songeant que Potter allait être intenable après ça. Ce foutu Gryffondor n'aurait de cesse de lui répéter qu'avec prudence ou sans, si ça finissait par un piège, autant foncer plus rapidement pour avoir l'effet de surprise. Ou toute autre stupidité dont il était coutumier.

Décidant qu'il était aussi prêt que possible, Drago jeta un bref coup d'œil en direction de Weasley, qui semblait plongé dans une conversation chuchotée intense avec sa moitié. Il souffla, faussement agacé.
— Tu viens maintenant Weasley ? Ou tu attends que tout soit terminé ?

Il ignora le regard noir du rouquin et sortit de la maison. Hermione les accompagna durant quelques pas, se mordillant la lèvre. Puis, elle les retint, leur attrapant chacun un bras, ses yeux allant de l'un à l'autre.
— Soyez prudents, tous les deux. Ok ?

Drago sembla perplexe et elle insista, en le fixant.
— Toi aussi, Malefoy. Ramène Harry.

Il déglutit et détourna les yeux, se dégageant de sa prise, puis il agrippa le biceps de Ron.
— Prêt Weasley ?
Le rouquin hocha sèchement la tête, baguette en main, l'air belliqueux.

L'instant d'après, ils arrivaient en plein enfer, au milieu des sorts qui fusaient.