Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "débile" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.


Pansy Parkinson donna un violent coup de pied dans la malle qui traînait dans la salle commune en marmonnant un juron, ignorant les regards narquois de ses camarades.
Elle renifla en croisant Drago et donna un coup d'épaule à Blaise pour passer, ignorant ses protestations.
— Vous êtes tous des débiles !

La rage qu'elle ressentait ne diminuait pas, pas alors qu'elle se sentait totalement humiliée.

Goyle et Crabbe ricanaient comme les idiots qu'ils étaient et elle leur lança un regard assassin, les poings serrés, rêvant de les frapper.
Elle allait monter dans le dortoir des filles, là où ils ne pourraient pas la suivre, mais Drago lui attrapa le bras.
— Une seconde, Pansy.

Elle se dégagea brusquement, mais elle s'immobilisa, attendant de voir ce qu'il voulait, le goût amer de la bile dans la gorge.

Depuis aussi longtemps qu'elle pouvait se souvenir, elle avait pensé être amoureuse de Drago Malefoy. Leurs familles se voyaient souvent et ils avaient grandi ensemble. Pansy s'était laissée séduire par cet idiot, imaginant que ses railleries permanentes étaient un signe d'intérêt.

Elle se rendait désormais compte que c'était uniquement un signe de mépris, au mieux. Elle était persuadée que Drago Malefoy n'avait jamais été son ami, il s'était juste servi d'elle.

La colère qu'elle ressentait l'aida à retenir les larmes brûlantes qui menaçaient de couler de ses yeux, mais elle leva le menton en signe de défi, refusant de montrer à quel point elle était blessée.
Croisant les bras sur sa poitrine, elle fit un pas en arrière et balaya la salle commune des yeux, une moue méprisante sur les lèvres.
— Qu'est-ce que tu veux, Malefoy ?

Drago grimaça et il renifla, agacé.
— Pas la peine de te mettre dans cet état, Pansy. C'était uniquement une plaisanterie.

Au lieu de hurler comme lorsqu'elle était plus jeune, Pansy leva un sourcil méprisant et répliqua tranquillement, d'une voix glaciale.
— Tu es le seul à trouver ça drôle.
Son regard se porta sur les deux débiles qui suivaient Drago partout et elle ricana, avant d'ajouter, acide.
— Enfin. Toi et tes singes savants.

Drago fronça les sourcils, perdant sa bonne humeur. Derrière lui, Blaise sourit, appréciant visiblement le spectacle et Théo, en retrait, lui adressa un clin d'œil complice. Ce discret soutien fut suffisant pour la faire se sentir bien mieux, lui permettant de garder la tête haute.
Son camarade grogna sèchement, visiblement vexé qu'elle ne soit pas à ses pieds comme toujours.
— Il n'y a pas de quoi fouetter un niffleur, Pansy. C'était juste une blague.

Avec un rictus méprisant, Pansy se redressa.
— Une blague ? Utiliser la magie pour jeter quelqu'un sur moi, ce n'est pas drôle, surtout lorsqu'il s'agit d'humilier cette personne.

Drago ricana, ne semblant pas se rendre compte que ses camarades ne le soutenaient pas tant que ça.
— C'est toujours amusant d'humilier des Gryffondors.

La jeune fille le regarda avec dégoût et se demanda s'il avait toujours été aussi stupide. Elle secoua la tête avant de sourire méchamment.
— C'était peut-être ton but, d'humilier Longdubas en le projetant sur moi, puis en hurlant à tout va qu'il m'avait embrassée. Mais je ne suis pas certaine qu'il soit réellement celui dont la réputation va souffrir.

Drago plissa les yeux et la dévisagea, soudain méfiant. Après tout, il avait suffisamment malmené Pansy pour qu'elle ait retenu quelques-uns de ses petits tours et la jeune fille pouvait être une véritable vipère lorsqu'elle le voulait.
Victorieuse, elle se pencha légèrement vers lui, comme pour lui confier un secret, mais elle éleva la voix lorsqu'elle reprit la parole, décidée à faire profiter toute la salle commune de ses confidences.
— Après tout, ta petite… « plaisanterie » m'a permis de découvrir que Longdubas embrassait bien mieux que toi. Puisqu'il est un sang pur, issu d'une famille noble, il est donc bien meilleur que toi, mon cher.

Drago émit un son entre le grognement et le couinement, les yeux écarquillés, tandis que Pansy souriait, satisfaite. Elle épousseta sa manche distraitement pour chasser une poussière imaginaire et elle conclut tranquillement.
— J'ai dans l'idée que l'héritier Longdubas va devenir un parti bien plus intéressant que toi dans les semaines à venir. J'imagine que ce n'était pas ton objectif, mais j'irais lui dire en personne qu'il te doit cette popularité… inattendue.

Sans attendre, Pansy fit volte-face et monta les escaliers montant au dortoir des filles. Elle avait à peine passé le seuil de son dortoir qu'elle entendait le hurlement de colère de Drago et elle se permit un sourire victorieux.
D'un coup, sa colère était envolée et elle savourait sa douce vengeance. En se précipitant sur son lit avec un livre, elle se jura que si Drago voulait être de nouveau proche d'elle, d'une façon ou d'une autre, il devrait ramper longtemps avant qu'elle ne lui accorde de l'attention.