Cet os est écrit pour un jeu du FoF, il fallait le rédiger sur le thème "confier" en une heure. Pour plus de précisions vous pouvez m'envoyer un mp.


Allongé sur le dessus de son lit, en travers, Harry regardait le ciel de lit d'un air morne. Il était resté dans le dortoir en prétextant être fatigué. Après avoir hésité une fraction de seconde, Ron avait fini par partir au pas de course pour aller jouer au Quidditch.

Il entendit des pas s'approcher de lui, mais il n'eut aucune réaction. Le matelas grinça lorsque quelqu'un s'y installa et la voix de Neville s'éleva.
— Tout va bien, Harry ?

En silence, Harry haussa les épaules, froissant le couvre-lit sous lui.

Neville resta silencieux quelques secondes, puis il chuchota, d'un ton incertain.
— Tu sais… je sais que je ne suis pas ton ami comme Ron, mais je suis là si tu as besoin de parler. Je veux dire… je ne répéterai jamais ce que tu me dis.

Harry se redressa, les sourcils froncés.
— Bien sûr que tu es mon ami, Nev ! Et je sais que je peux me confier à toi. C'est juste que…

Harry hésita, puis soupira.
— J'en ai assez que Dumbledore me cache des choses sans cesse. Ça semble probablement stupide de me plaindre comme ça, alors qu'il se passe tant de choses, mais…

Neville l'interrompit en le fixant gravement.
— Harry. Tu sais que je te soutiens ? Je veux dire, si tu as besoin de moi, tu as juste à me demander et je te suivrais. Je suis… plutôt bien placé pour… enfin mes parents, tu sais…

Harry se rembrunit et détourna la tête.
— Je suis désolé.

Neville écarquilla les yeux, l'air horrifié, puis il secoua la tête.
— Non, attends ! Tu ne comprends pas. Je veux dire, je peux donner mon avis sur cette guerre, puisque j'ai comme toi perdu mes parents. Et ce n'est pas stupide ou n'importe quoi d'autre de te plaindre. Tu es jeté en pâture au monde magique alors que tu ne reçois aucune information… à ta place, il y a longtemps que j'aurais cessé de me battre pour eux !

Harry regarda Neville avec surprise et le jeune homme lui adressa un petit sourire malicieux en haussant les épaules.
— Ma grand-mère est plutôt terrifiante, mais au moins, elle a un solide sens de la justice. Elle répond à chaque question que j'ai. Dumbledore lui a reproché d'être trop brutale, mais elle l'a renvoyé en le houspillant…

Harry laissa échapper un rire incrédule.
— Ta grand-mère a…
— Ouais. Elle a grondé Dumbledore comme s'il était un gamin immature. C'était plutôt amusant à voir en fait.

Harry secoua la tête, toute sa tristesse oubliée.
— J'adore ta grand-mère, Nev. Vraiment.

Neville ricana et les deux amis échangèrent un regard complice. Après quelques instants, Neville reprit, un peu hésitant.
— Il n'y a pas que ça, n'est-ce pas ?

Harry se frotta le visage, puis il avoua enfin la raison de son mal-être.
— Tu sais que mon parrain est… était innocent et qu'il s'est échappé d'Azkaban. J'ai demandé à ce qu'il soit innocenté, mais personne ne semble s'en soucier. Ce qui fait que je ne peux pas vivre avec lui comme nous le voudrions tous les deux.

Neville grimaça.
— Ouais, je t'ai entendu évoquer ta famille moldue, ça n'a pas l'air d'être… agréable.

Le regard de Harry se perdit dans le vague, puis il souffla doucement.
— C'est de pire en pire. Ils me détestent réellement.

Neville l'agrippa maladroitement pour le serrer contre lui.
— Je suis désolé, Harry. Je… je ne peux rien te promettre, mais je peux en parler à ma grand-mère ? De ton parrain je veux dire ? Parce qu'elle est au Magenmagot, tu sais. Elle côtoie pas mal de monde qui a un certain poids dans la politique du monde magique. Bien évidemment, elle ne pourra pas faire de miracles, mais peut-être que ça aiderait ?

Harry cligna des yeux pour chasser les larmes qui commençaient à poindre en regardant Neville avec reconnaissance.
— Tu ferais ça ?
Neville lui sourit.
— Bien sûr. J'ai eu de la chance d'avoir ma grand-mère pour prendre soin de moi, contrairement à toi. Mais si ça avait été l'inverse… et bien, j'aimerais que quelqu'un puisse m'aider.

Harry lui adressa un large sourire en se frottant maladroitement les yeux. Puis, il le regarda longuement et il déclara, pleinement sincère.
— Ne laisse jamais personne te dire que tu n'es pas un sorcier extraordinaire, Nev. Parce que tu es vraiment quelqu'un de génial.