Bonjour, Bonsoir tout le monde ! Ceci est ma première fanfiction. J'ai choisi Pirates des Caraïbes pour commencer car c'est sujet sur lequel je suis à l'aise. De base, j'aime beaucoup cette période représentant le symbole même de la liberté alors quand j'ai vu les films à leurs sorties, je suis tombée sous le charme de cette trilogie puis saga. Et puis, j'ai apprécié le personnage de Barbossa. Pour ma part il est le vrai pirate qu'on peut trouver dans l'histoire. Il en est l'essence même. Ni méchant complètement, ni gentil totalement. Il n'hésites d'ailleurs pas à tuer et piller pour obtenir ce qu'il veut et n'en est pas un enfant de cœur. Bref, tout ça pour dire que cette fanfiction se concentrera sur mon OC qu'on ne découvre pas dans ce chapitre d'introduction et sur Hector Barbossa donc. On aura l'éternel Elisabeth/William en fond et pourquoi pas un petit cheap avec Jack dans les chapitres à venir, j'ai pas encore décidé.
Tout l'univers et les personnages ne m'appartiennent pas évidemment et son l'entière propriété de Disney. Seul mon OC est ma création donc on touche pas, hihi.
Enjoy !
Et n'hésitez pas à laisser un commentaire, un avis constructif, bref ce que vous en pensez ! Cœur sur vous ! ~
Margaret Turner n'était pas dupe. Lorsque son mari partit en mer ce jour là, elle savait au plus profond d'elle même qu'elle ne le reverrait plus jamais. Pourquoi lui avoir donné cette pièce d'or si étrange dans ce cas ? Elle n'était pas dupe. Elle savait qu'elle allait avoir du mal à subvenir aux besoins de son enfant à naître. Peut être même deux, vu la rondeur exagérée de son ventre. Mais elle n'avait pas vraiment le choix. Heureusement pour elle, tout espoir n'était pas perdu. Elle avait des amis dans ce vieux port grouillant d'Angleterre.
Depuis que les routes commerciales avaient été établies vers les Amériques, ce port avait pris de l'importance et de l'influence. Les gens cherchant fortune et meilleure vie au nouveau continent s'échouaient ici en attendant d'embarquer. Toute sortes de personnes traînaient donc dans la ville et sur les quais. C'était comme ça qu'elle avait rencontré son mari à l'époque : William Turner. Elle vendait ses pommes de terre sur le port. Pomme de terre qu'elle cultivait dans la ferme familiale. La ferme prospérait depuis que les voyages s'intensifiaient. Facile à emmener en mer, facile à conserver et à manger, elle était la denrée de base des marins. Et d'une autre partie naviguant sur les flots. Les pirates étaient souvent présent, se mêlant à la foule, cachant leurs interdits aux yeux de la milice qui avait déjà bien trop à faire avec la criminalité grandissante de la ville. Se soucier des marins naviguant sous pavillon noir étaient vraiment le cadet de leurs soucis.
Margaret ne cherchait pas non plus à faire la distinction. De l'argent était de l'argent. Car depuis que les denrées des terres nouvelles étaient venues sur la place du quai, ces pommes de terre ne se vendaient plus très bien. Comment lutter contre le sucre, le maïs et le chocolat pour les denrées les plus rare ? Et depuis que la terre ne voulait plus produire comme avant, la production était en baisse et la ferme ne cessaient de se dégrader. Mais Margaret résistait malgré tout et depuis que ce marin était venu lui chercher sa cargaison régulièrement, elle s'était mise à espérer sa visite. Cet homme dont elle s'était éprise, cet homme qui la faisait rire et lui redonner la joie de vivre dans un avenir sombre et incertain, cet homme là, même si la marque au fer rouge en forme de « P » sur son poignet indiquait qu'il était un pirate, elle s'en fichait. Il était gentil avec elle et achetait sa nourriture. C'était tout ce dont elle avait besoin.
Et puis, après l'avoir courtisé comme un véritable gentleman malgré son statut de simple roturière, elle finit par l'épouser et adopter son nom. Margaret Turner. Cela sonnait bien à ses oreilles délicates. Et de ce mariage et cette union, un être commença à grandir dans son ventre. Elle ne s'était jamais vu dans un miroir. Elle était trop pauvre pour pouvoir en acheter un. Mais son mari lui avait trouvé un petit miroir que l'on tenait avec une poignée. Elle tentait tant bien que mal de se regarder dedans en l'accrochant entre deux lattes de bois qui recouvrait le mur de sa chambre. Un calme paisible régnait à ce moment là. Comme si tout ses problèmes et ses maux disparaissaient par magie. Margaret toucha son ventre rond sous sa jupe en laine épaisse et sale. Elle avait de la terre jusque sur les joues, ses mains en étaient recouvertes. Mais malgré la saleté qui recouvrait son corps, elle se trouvait belle à cet instant. Mais ce petit moment de bonheur fut vite coupé par son mari qui était rentré.
D'habitude, il la prenait toujours dans ses bras, l'embrassait avec fougue et passion et se retrouvait sous les draps comme deux amants, comme si ils étaient les seuls sur terre. Mais pas cette fois là.
Cette fois là, il n'y eu ni embrassade, ni amour. Il y avait de la peur et de l'empressement dans la voix de son mari. Il l'attrapa violemment par les bras pour capter son attention au maximum. Le stress lui faisait serrer ses doigts autour de ses bras pourtant musclé par la culture de la pomme de terre.
« Margaret, écoute moi attentivement. Je vais devoir repartir immédiatement. Des personnes dangereuses sont à ma poursuite. Je dois régler ça mais je ne veux pas te mettre en danger alors je dois partir tout de suite, tu comprends ? Si ils savent que je suis venue ici, tu ne seras plus en sécurité et tu devras abandonner la ferme, tu comprends ?
-William, arrête, tu me fais peur. Qu'est ce qui se passe ?
- Je suis désolé mais je ne peux rien t'expliquer. Donne ce médaillon à notre enfant. Cachez vous loin d'un port. Ne t'approche pas de l'océan ou des mers ou il te retrouvera.
- Mais qui me retrouvera ? William, je t'en prie, explique moi !
- Je … je ne peux pas. Moins tu en sais, plus tu seras en sécurité. N'oublie pas, ne va plus dans le port, reste à la ferme. Margaret, je … je t'aime. Ne l'oublie pas. Ne m'oublie pas. »
A ces mots, William embrassa sa femme. Et elle sut. Elle sut à cet instant, en voyant sa silhouette claudicante s'éloigner de sa maison que c'était la dernière fois qu'elle voyait son mari. Elle serra la pièce d'or si fort dans ces mains qu'elle semblait se graver à jamais dans la paume de sa main. Il était évident que jamais, elle n'oubliera son mari. Et qu'elle chérirait pour deux, leur enfant à naître.
Margaret avait suivit les conseils de son mari. Elle portait la pièce en permanence sur elle, bien caché dans les tissus de son corset de laine et son voile sur les épaules. La seule chose qui montrait qu'elle portait quelque chose était cette chaîne fine en or qu'on pouvait apercevoir à certains moments. Cela faisait déjà deux mois que son mari était parti et aucune trace de lui. Elle ne l'espérait pas trop. Il s'était déjà absenté bien plus longtemps et même si elle a su que quelque chose de grave arrivait, elle ne pouvait perdre cet espoir de voir l'homme qu'elle aimait revenir vers elle. Elle avait des amis pour la soutenir. Elle s'était lié d'amitié avec la veuve de la ferme voisine, Mary. Grâce à elle, et leur amitiés naissantes, elle a pu sortir de nouveau et rencontrer d'autres femmes. Toutes veuves ou dont les maris n'étaient jamais revenu. Elles comprenaient le cœur brisé inavoué de Margaret et cela lui faisait du bien. Enfin, elle pouvait être comprise. Et alors que ses amis discutaient sur le muret de sa ferme, elle sentit les premières contractions alors qu'elle se pliait pour remuer la terre. Elle souffla un coup, hoquetant de douleur, se tenant au manche de sa bêche. Et la deuxième contraction arriva quelques minutes plus tard, cette fois ci plus violente. Elle appela Mary qui l'aida à se déplacer vers son lit. Margaret allait accoucher.
Ann, une amie était partie chercher une sage femme pour aider Margaret et cela faisait maintenant plusieurs heures qu'elle travaillait. Elle était à bout de souffle alors que dans un énième effort, elle poussa pour entendre dans un soulagement, les cris de son enfant. Tous se réjouirent pour Margaret. C'était un fils. Elle était si heureuse. Mais la sage femme la rappela à son bonheur. Le travail n'était pas terminé. Un deuxième enfant était là. Des jumeaux ? Etait ce possible ? Dans un sens, elle n'avait jamais trouvé normal la taille de son ventre. Alors, elle continua son effort, malgré la douleur et les tremblements de ses jambes qu'elle ne sentait plus. Et les cris d'un deuxième enfant vint. Il s'agissait cette fois ci d'une fille. Un sourire radieux traversa le visage de Margaret depuis deux longs mois. Elle avait deux enfants. Des jumeaux. Un garçon qu'elle baptisa William, en souvenir de son père. Et une fille, qu'elle nomma Adelina.
Deux êtres qu'elle aima au premier regard.
Bon, une petite introduction donc ! On se retrouve bientôt pour le premier chapitre. On est pas très loin de la malédiction du Black Pearl mais je voulais vraiment donner un background à William et sa sœur jumelle. A très bientôt !
Perséphone ~
