Me revoilà pour le prochain chapitre ! On commence à entrer dans le vif du sujet tout doucement ! J'espère que cela vous plaira et n'hésitez pas à laisser un petit commentaire à la fin ! Comme d'habitude, les personnages ne m'appartiennent pas, sauf mon OC, Adelina.


Elizabeth Swann était la fille du gouverneur nouvellement nommé de Port Royal. Elle connaissait du haut de ses huit ans, son statut particulier et notamment le nouveau statut de son père. C'est ainsi qu'elle s'est retrouvée sur ce navire en partance pour la mer des caraïbes. Elle avait entendues certaines nobles à la cour royale parler de ce pays chaud et humide. Beaucoup de personnes tentaient d'y faire fortune sans succès et finissait dans la piraterie. Des hors la loi épris de liberté. Pour Elizabeth qui a vécu toute sa jeune vie bridée par les mœurs, les protocoles et toute autres formes de torture, elle s'était déjà demandée ce que cela ferait de rencontrer un vrai pirate. Elle les admirait beaucoup, en secret.

Son père, le Gouverneur Swann n'était pas dupe face à l'attrait soudain de sa fille pour ces brigands. Il l'avait même déjà surprise en train d'espionner les membres de l'équipage et en apprendre plus sur les pirates et les marins. Mais il la remerciait silencieusement de ne pas en faire un étalage. Que se serait il passé si sa fille décidait soudainement de se comporter comme un garçon ? Que dirait on à la cour de ce comportement inapproprié ? Il avait hâte d'être arrivé pour mettre tout cela derrière lui et élever sa fille comme il se doit avec des précepteurs digne de ce nom. Mais ce matin là, le soleil avait fait place à une purée de pois. Pour éviter les quelques récifs présent, l'allure avait été ralenti au minimum. Il y avait un calme qui régnait sur le pont. Trop pesant pour être normal. Elizabeth en avait profité pour s'éclipser vers la proue du bateau et ainsi être tranquille pour chanter la chanson qu'elle avait mis tant de temps à retenir. Une chanson que les marins fredonnait parfois sur le navire.

« Yo ho, nous sommes les pirates les forbans... On rançonne, on ravage ! On pille, on vole ! » Elle était prête à continuer mais une main lourde se posa sur son épaule la faisant sursauter et se retourner vivement. C'était le quartier maître Gibbs qui s'était pratiquement abaisser à son niveau pour lui murmurer ces quelques mots :

« Tout doux m'am'zelle... Ces satanés pirates écument les flots... » Gibbs regardait devant lui sans fixer la jeune fille avant de braquer ses yeux sur elle et de finir, « Vous voulez quand même pas qu'ils nous tombent dessus ? »

Elizabeth était plus repoussée par l'aspect sale de Maître Gibbs que par ses paroles mais elle s'abstenait de le mentionner. Elle se retourna définitivement quand un autre homme prit la parole à la place de l'enfant.

« Monsieur Gibbs ! Ça ira comme ça. »

Le ton était claquant et sans appel. Il s'agissait de Norrington. Un homme qu'elle trouvait ennuyeux tant il était à cheval sur les principes, les codes et les bonnes manières. Elle le trouvait comme son père : rabat-joie. Gibbs se défendit en la pointant du doigt.

« Elle chantait une chanson de pirate ! Et ça porte malheur de chanter sur les pirates quand on patauge dans un brouillard surnaturel... C'est moi qui vous l'dit ! »

Norrington ferma les yeux un instant. Cet enfant allait lui causer plus de problèmes qu'il le pensait. Pourquoi diable les femmes, même miniature causait tant de soucis ? « Nous vous en remercions. Disposez. »

Gibbs préféra ne pas discuter un ordre direct et s'éloigna avec un « A vos ordres », grognon. Toute la scène se déroulait sous le regard accusateur du Gouverneur qui fixait sa fille. Elizabeth ne semblait pas sentir de culpabilité. Mais Gibbs continua, trop grognon pour laisser passer cet écart également. « Ca porte malheur aussi d'avoir une femme à bord... Même une femme miniature. » Norrington soupira un coup. Il avait eut la même réflexion et se maudissait de penser comme un homme comme Gibbs. Ce dernier but dans sa fiole. Elizabeth sentant les regards se poser sur elle, préféra se défendre un instant avec toute l'insouciance d'une enfant de huit ans.

« Je crois que se serait merveilleux de rencontrer un pirate ! »

Norrington sourit à cette remarque et s'approcha de la jeune fille pour tomber à son niveau. Elizabeth le fixa et suivit son regard pour se tourner vers l'océan devant eux.

« Vous avez tord Mademoiselle Swann. Se sont tous des êtres méprisables et corrompus. Je veux faire en sorte que chaque marin qui navigue sous pavillon noir ou porte la marque des pirates reçoivent ce qu'il mérite.. » Il tourna son regard vers Elizabeth et sourit doucement à l'enfant avant de continuer « Un saut dans le vide suivit d'un arrêt rapide. »

Elizabeth n'avait pas compris cette dernière phrase. Elle chercha de la compréhension autour d'elle et tomba sur le quartier maître qui écoutait la conversation et ce dernier mima un pendu. Elizabeth eut un hoquet de dégoût et de peur. Pouvait on vraiment tuer un homme juste parce qu'il était un pirate ? C'était impensable pour elle ! Son père vit le regard effrayée de sa fille et vint alors à sa rescousse, cherchant ses mots auprès de Norrington.

« Lieutenant Norrington, j'apprécie votre ferveur, malheureusement, je dois me préoccuper des effets que ce sujet pourrait produire sur ma fille. »

Le lieutenant en question déglutit face à l'intervention soudaine du Gouverneur et préféra s'en aller en s'excusant auprès de l'autorité que représentait le père de Elizabeth. Mais celle ci ne se démonta pas et continua de parler pour rassurer son père :

« -En fait, je trouve tout cela fascinant moi !

-Oui, c'est ce qui m'inquiète justement. »

Son père s'en alla, la laissant seule de nouveau sur la proue. Elle voulait rassurer son père et voilà comment on la remerciait ? On s'inquiétait trop pour elle. Même si elle n'avait que huit ans, elle était plus forte que son père le pensait. Mais elle préféra se taire. Les bonnes manières lui disait de le faire. Aussi, elle reprit sa position initiale, prête à continuer à chanter, même si Gibbs lui disait de ne pas le faire. Elle ne chantait pas fort de toute façon, qu'est ce qui pourrait arriver de mal ?

C'est là, que dans la brume, apparut sur l'eau, une ombrelle, joliment ouvragée, en train de flotter, à la dérive et à la merci des courant. Elle observa l'ombrelle, la suivit depuis le pont, curieuse. Elle regarda l'objet s'éloigner et être ballottée par les vagues formée par le passage du navire, quand elle tourna la tête de nouveau vers l'avant du bateau et de se rendre compte qu'un petit garçon et une petite fille flottait sur un grand morceau de bois, tout deux inconscient. Ni une ni deux, elle inspira un grand coup, l'adrénaline montant dans ses veines et s'exclama haut et fort pour que les marins près d'elle l'entende :

« Regardez ! Des enfants ! Il y a des enfants sur l'eau ! »

Heureusement, c'était son père et le lieutenant Norrington qui était pas très loin d'elle. Elle pointa du doigt la direction à suivre et les deux hommes s'approchèrent du bords, suivit de près par Gibbs et quelques marins.

« Une vie à tribord ! Un homme à la mer ! »

Le pont sembla soudain s'animer par la présence des deux enfants inconscient et déjà des marins descendait le long de la coque pour remonter les deux enfants à bord. Elizabeth ne pouvait pas voir grand chose de là où elle se situait. Elle se tritura les ongles, inquiète alors que tous s'affairait autour des enfants. Les avait-elle repérée à temps ?

« Sainte Marie mère de Dieu... » souffla Gibbs. Elle suivit son regard et se retourna pour voir alors le reste d'un navire en feu en train de sombrer dans la mer. Son père demanda au capitaine son avis :

« -Que s'est il passé ?
-Sûrement les réserves de poudre. Les vaisseaux marchands sont lourdement armés. »

Un silence se fit après les paroles de Norrington. Après tout, il avait sûrement raison. Mais Gibbs semblait être en désaccord avec le jeune homme et l'exprima. « Cela leur à réussi vraiment ! Tout le monde y pense mais moi je l'dit. Des pirates ! »

Le gouverneur pouffa et ria du marin. « Nul ne peut le prouver ! C'est... c'est sans doute un accident ! »

Mais Norrington semblait tout de même sur ses gardes. Il demanda au second d'alerter le capitaine et donna quelques ordres dont Elizabeth ne comprit pas grand chose. Elle s'approcha des enfants et notamment du garçon ? Il avait un pendentif autour du coup. Mais son père la devança et lui demanda avec un sourire doux au visage. Toujours ce sourire. Quand il ne faisait pas les gros yeux accusateur à sa fille. Il annonça alors comme une décision prioritaire et un ordre déguisé :

« Elizabeth, j'aimerai que tu accompagnes ces petits. Que tu prennes soin d'eux. Tu en seras responsable. »

Elizabeth fit un signe de tête d'affirmation à son père et suivit les deux enfants transportés par des marins. Le petit garçon était beau. La jeune fille aussi et les deux se tenait la main. Elle les observa un temps et caressa les cheveux du garçon comme le faisait sa mère à l'époque avec elle. Mais le garçon se réveilla d'un bond et attrapa le poignet de Elizabeth. Elle sursauta avant de se calmer face à la panique évidente du garçon. Elle tenta de le rassurer d'une voix douce.

« Il y a pas de danger... Je m'appelle Elizabeth Swann. »

« Will Turner. Et ma sœur, Adelina. » Il tourna son regard quelques secondes vers la jeune fille blonde et serra la main qui se trouvait dans la sienne et regarda de nouveau Elizabeth. Il peinait à rester éveillé. La jeune fille finit par lui annoncer comme une promesse :

« Je veillerai sur toi Will. »

Will Turner finit par retomber dans l'inconscience alors que Elizabeth remarqua alors la chaîne présente autour de son cou. Elle tritura doucement la chaîne et sortit un médaillon d'or de la chemise du garçon. Elle inspira un grand coup sans pouvoir souffler. Le médaillon était forcément celui d'un pirate avec la tête de mort gravés dessus ! Elle s'exclama trop fort peut être. « Tu es un pirate ! »

« A t-il dit quelque chose ? »

Le ton autoritaire la fit sursauter et se retourner vivement, arrachant la chaîne autour du cou de Will. Elle cacha le médaillon dans son dos pour voir Norrington la regarder suspicieusement. Elle essaya tant bien que mal de reprendre une certaine contenance et expliqua alors à Norrington.

« Il s'appelle William Turner et c'est sa sœur, Adelina. Je n'ai rien découvert d'autre. »

« Bien, emmenez les. »

Les enfants furent mis sur des couchettes dans les cales et Elizabeth en profita pour s'éloigner de la ferveur du pont et rejoindre la poupe du navire. De là, elle pourrait observer le médaillon qui lui brûlait les doigts. Elle s'était promise de le rendre à Will quand il sera réveillé, loin des regards indiscrets. Elle tourna le médaillon dans sa main et le leva. Il brillait et scintillait de mille feux. Il venait sûrement d'un trésor ! Mais au loin, elle aperçut, dans la brume surnaturelle, la forme d'un bateau. Un bateau avec des voiles noires déchirées. Qui portait le pavillon noir. Elle prit soudainement peur et ferma les yeux pour ne plus voir ce navire pirate et elle se réveilla soudainement.


Pourquoi se souvenait elle de cela ? Elle ne le savait pas. Cela faisait déjà dix ans qu'elle avait quittée l'Angleterre pour rejoindre Port Royal. Elle avait oubliée, avec le temps, la plupart des détails de la rencontre avec les jumeaux Turner mais elle n'oubliera jamais leurs rencontre. Mais maintenant qu'elle en avait rêvée, beaucoup de détails lui revenait. Elle se souvint alors qu'elle n'avait jamais rendue le médaillon à William. Il était en sécurité, dans le faux fonds de sa commode qu'elle avait réalisée avec Adelina. Un sourire se dessina sur ses lèvres délicates quand elle posa ses yeux sur sa commode. Elle finit par se lever et ouvrir le fond secret. Il n'avait pas bougé de là. Elle l'attrapa du bout des doigts comme un secret inavoué. De la poussière le recouvrait. Elle passa son doigt sur le médaillon pour révéler son éclat. Il était si étrange et ne ressemblait en rien à ce qu'elle avait pu voir dans les livres de la grande bibliothèque. Alors elle avait tout simplement abandonnée avec le fil des années.

Elle observa son reflet dans le miroir et passa la chaine cassée autour de son cou. Elle réussit à bloquer les deux morceaux ensemble et observa le médaillon et ses reflets à la lueur de la bougie autour de son cou fin et de sa poitrine. Elle avait dix huit ans maintenant. Peut être pourra t-elle devenir pirate elle aussi pour échapper à un avenir dont elle ne voulait pas ?

Elle fut interrompue dans son flot de pensée par des coups données à la porte. On toquait et elle avait le médaillon autour du cou. Eh mince !

« Elizabeth ! »

Ah, en plus c'était son père ! Elle se précipita à son lit pour attraper sa robe de chambre. Si il toquait c'est qu'il était déjà tard ! Et elle avait trop dormi. L'appel de son père reprit alors que les coups à la porte se firent encore. Elizabeth renversa un bougeoir au passage mais elle n'avait pas le temps de le ramasser. Le bruit sourd inquiéta son père.

« Elizabeth ! Peut on entrer ? »

Elle s'exclama alors, enfermant à la hâte le médaillon dans sa robe de nuit.

« Oui ! »

La porte s'ouvrit alors sur son père et deux femmes de chambre. Ces dernières s'activèrent pour ouvrir les volets sous le regard taquin de son père.

« Ooohh... Encore endormie à cette heure ? C'est une journée merveilleuse ! »

Elle ferma les yeux sous la lumière soudaine des rideaux qu'on tiraient et des fenêtres qu'on ouvraient. Les femmes de chambre n'étaient pas là sous les ordres d'Elizabeth sinon elle les aurait déjà renvoyée pour la laisser dormir encore un peu !

« Et.. j'ai un présent pour toi ! »

Une troisième femme de chambre entra, tenant une boite immense. Elle la présenta au Gouverneur qui l'ouvrit pour présenter à Elizabeth un bustier doré magnifique. Elizabeth croisa le regard de la jeune fille qui tenait la boite. Elle lui sourit doucement, alors que la femme de chambre lui rendit son sourire. Elizabeth attrapa la robe et s'exclama:

« Oh, elle est magnifique ! » Elle se dirigea vers le paravent pour se changer l'enfiler mais se ravisa et se tourna vers son père, suspicieuse. « Pourrais je savoir en quel honneur ? »

« Est ce qu'un père a besoin d'un prétexte pour être fou de sa fille ? »

Elizabeth sourit chaleureusement à son père et reprit son chemin. Le gouverneur fit signe aux femmes de chambre d'aller aider Elizabeth à se changer. Ces dernières suivirent la jeune noble et l'aidèrent à se changer pendant que le père dévoila ses véritables intentions, incapable de mentir plus longtemps, tellement il était excité à l'idée de l'annonce qu'il avait à faire à sa fille.

« A vrai dire, j'espérais que tu acceptes de la porter pour la cérémonie tout à l'heure. »

« La cérémonie ? »

« La cérémonie de promotion du capitaine Norrington. »

Elizabeth passa sa tête sur le côté du paravent pour fixer son père, un regard accusateur et une voix qui se voulait reprochant : « Je m'en doutais ! »

« Du commodore Norrington ! Il le sera prochainement. Un homme distingué , tu ne trouves pas ? »

Elizabeth n'écoutait déjà plus. Les deux femmes de chambres serrait son corset avec force et le collier lui compressait la poitrine. Elle hoqueta quand on lui serra la taille, incapable de réfléchir pour le coup. Et puis, Norrington ne l'avait jamais intéressée. Elle préférait William, même si elle ne se l'avouait pas totalement. Elle fixa alors la blonde à qui elle à sourit tout à l'heure. Il s'agissait de sa sœur : Adelina. William avait été donné à un maitre forgeron et Adelina avait fini au palais du Gouverneur et servait Elizabeth. Les deux jeunes femmes du même âge s'entendait très bien et dès que Adelina avait du temps libre, elle venait discrètement dans la chambre de la jeune femme pour discuter de tout et de rien. Elizabeth était ravie d'en apprendre plus sur William à travers les récits de sa sœur et semblait déjà le connaître alors qu'il ne se parlait que quelques fois quand William venait voir Adelina.

Devant le silence de sa fille, le Gouverneur reprit. « Il te trouve à son gout. »

Elizabeth haleta quand on serra cette fois ci le haut de son corset. Son père s'inquiéta.

« Elizabeth, tout se passe bien ? »

« C'est difficile à dire... »

« Il parait que c'est à la dernière mode à Londres ! »

« Eh bien les femmes de Londres doivent avoir appris à ne pas respirer ! »

Adelina pouffa silencieusement face aux problèmes de la jeune femme et au final, était bien contente de ne pas devoir subir ce genre de torture. Le simple corsage qui lui servait de sous-vêtement était déjà pour elle, de trop. Le gouverneur fut appelé en bas et laissa sa fille au soin des femmes de chambres. Dès que le gouverneur fut parti, Elizabeth renvoya la deuxième femme de chambre pour être seule avec Adelina, son amie.

« Est ce vraiment obligée que se soit si serré ? »

« Tu as entendu ton père, c'est la dernière mode à Londres ! » Adelina imita la voix noble et snob du gouverneur et Elizabeth esquissa un sourire face aux pitrerie de la blonde. Elle appréciait beaucoup la jeune femme. Aussi, elle ne put s'empêcher de lui parler de son rêve.

« J'ai rêvé de toi cette nuit. Et de William. Tu te souviens, du jour de notre rencontre. »

Elizabeth n'eut pas l'effet recherché. Adelina se braqua soudainement, perdant son sourire. Une mine triste s'afficha sur le visage de miss Turner avant de finalement disparaître pour laisser une émotion neutre. « Je n'oublierai jamais ce jour Lizbeth. Ton père et toi, vous nous avez sauvé. On vous doit nos vies. »

Elizabeth ne s'attendait pas à cette remarque mais garda le silence. Elle voyait bien que cela gênait la blonde. Une fois habillée, elle descendit en bas, tenant son éventail devant son décolletée. Adelina prit un autre chemin pour rejoindre les femmes de chambre, laissant la jeune femme descendre seule les marches qui menaient à l'entrée du domaine.

« Oh, Elizabeth ! Tu es éblouissante ! »

Son père ne tarit jamais d'éloge quand il s'agit de sa fille. Mais cette dernière avait remarqué William et ne put s'empêcher de sourire en le voyant et de descendre les escaliers en plongeant son regard dans le sien.

« William ! Je suis si heureuse de vous voir !»

Elle descendit rapidement les dernières marches et continua de parler sous le regard horrifié de son père qui trouva ses paroles fortes déplacées.

« J'ai même rêvé de vous hier soir ! »

« Rêvé de moi ? » William n'en revenait pas. Elizabeth était un ange pour lui. Elle était le visage qui l'avait sorti d'affaire. Elle prenait soin de lui et de sa sœur, elle était une sainte tombée du ciel au bon moment. Et qu'est ce qu'elle était jolie. Alors, il ne put empêcher son cœur de battre la chamade quand elle s'était exprimée si vivement.

« Elizabeth, est il réellement convenable... »

« Du jour de notre rencontre, vous vous souvenez ? » La fille coupa la parole au père. Si ce dernier pouvait disparaître maintenant, elle en serait ravie.

« Comment l'oublier, mademoiselle... »

« Combien de fois devrais je vous dire de m'appeler Elizabeth ? » Secrètement, elle avait envie d'entendre William prononcer son nom, juste une fois. Sa sœur le faisait bien, qu'est ce qui pouvait retenir William ? Peut être qu'il ne l'aimait pas et restait simplement polie avec elle ? Soudainement, elle eut des doutes sur le jeune forgeron.

« Au moins une fois de plus, mademoiselle. Comme toujours. » William avait murmuré ces derniers mots. Il était subjugué par la beauté de la jeune femme et n'arrivait pas à décrocher ces yeux d'elle.

« Là, tu vois, au moins ce garçon à le sens des convenances ! A présent, il faut vraiment que nous partions. » Son père prit l'épée que William avait surement ramené et appela sa fille. Elizabeth, frustrée de ne pas obtenir ni de Adelina ce qu'elle voulait, ni de William, elle finit par déclarer d'un ton froid à William, blessé dans son orgeuil :

« Au revoir, Monsieur Turner. »

Elle s'était surement trompé et William ne s'intéressait pas à elle. C'était surement une mauvaise interprétation. Aussi, elle préféra tourner les talons et sortir pour suivre son père. Mais une fois dans la voiture, elle ne put s'empêcher de tourner son regard pour observer William qui la regardait. Pourquoi restait il ainsi à la fixer ?

« Au revoir, Elizabeth. »

Mais trop tard. Elizabeth était déjà partie pour rejoindre le fort, là où se déroulait la cérémonie. Et si son père lui avait acheté une telle robe, c'était pour tout autre chose. Elle n'était pas dupe. Le capitaine Norrington allait lui faire sa demande. Elle en était certaine à présent. Mais la présence du collier lui rappela qu'elle avait toujours William Turner dans son cœur. Et qu'elle ne le laisserai pas être accusé de piraterie. Alors, elle se mordit la lèvre inférieure, triturant son éventail dans la voiture, trop inquiète pour William pour être totalement disponible pour Norrington.


C'est un chapitre un peu plus long ! On découvrira définitivement le caractère de Adelina dans le prochain chapitre avec un petit aperçu de notre cher Jack Sparrow national ! hihi

J'espère que ce chapitre vous a plu, à très bientôt pour la suite !

Perséphone ! ~