Tsuna se sentit émergé. Son doux sommeil qu'il avait eu jusqu'à présent arrivait à son terme et il savait qu'il devra à la suite se lever et vaquer à ses occupations.

Il passa sa main sur ses draps en soie, et les toucha légèrement. Il se retourna et se coucha sur son flanc droit. Il se sentait bien. Ses couvertures dégageaient une odeur légère de fleurs et étaient si frais. Laissant passer de ses lèvres un gémissement de contentement il bougea encore pour s'enfoncer plus profondément.

Alors qu'il allait de nouveau se laisser engloutir dans son cocon de bien-être que représentait le sommeil -seul moment où il était réellement apaisé et avait droit au calme-. Il se souvint de quelque chose et se redressa précipitamment.

À quel moment s'était-il couché ?

Il essaya de se souvenir des événements qui précédait son réveil. Il se voyait monter les escaliers pour finalement sombrer. Il grimaça légèrement quand il pensa au fait qu'il devait s'être retrouvé étendu au sol dans l'un des couloirs du manoir.

Il regarda sa tenue et vit qu'il avait été changé. Son costume cravate avait été troqué contre un large t-shirt et un short. Il leva la tête et laissa son regard vagabonder à travers la grande pièce. Ses yeux déjà habitué à la quasi l'obscurité offerte par les fins rideaux de sa baie vitrée, qui laissait filtrer les rayons de lumières de la lune. Il remarqua une tête avec des cheveux clair, très clair. Il se rapprocha et compris que c'était Gokudera.

Il était à genoux sur le sol à côté de son lit, le haut de son corps sur l'allié du marchand de sable, et avait sa tête enfouie dans ses bras. Il avait sûrement dû veiller sur lui jusqu'à tomber de fatigue. Il pensa au fait qu'il devrait le remercier plus tard, avant de décider à se diriger vers la salle d'eaux annexé à sa chambre.

Il se mit à traverser son lit king size à quatre pattes avant d'arriver à son bout. Il se mit debout, et un énième vertige le pris. Il ne savait pas le quantième était-ce mais il commençait franchement à en avoir marre. Il pénétra dans l'habitacle et ferma la porte derrière lui avant d'allumer la lumière venant du lustre majestueux.

D'abord éblouît, ce qu'il vit par la suite n'était pas mélioratif. Son teint était plus pâle qu'à l'accoutumée, et des cernes noirs berçaient ses yeux venant contraster. Ses yeux bruns n'avaient plus le même éclat. Ses cheveux, eux, il ne servait à rien de s'en occuper. Ils étaient pire que d'habitude.

Il leva sa main gauche à son visage tandis que la droite s'appuyait au meuble du lavabo au marbre blanc. Il toucha son visage et s'attarda quand même sur ses cheveux. Il laissa finalement sa main retombée avant qu'une nausée ne le prenne. Il se dirigea vers les toilettes pressé, et vomit. Il revit son dernier repas. Alors qu'il pensait avoir finit, la porte de la salle de bain s'ouvrît pour laisser apparaître le gardien de la tempête. Alerté par les bruits d'eructation.

- Juudaime... il laissa sa phrase en suspend se doutant que son boss n'avait sûrement pas envie de parler actuellement.

Tsuna leva la tête et le regarda. L'on pouvait voir dans ses yeux une réelle inquiétude à son égard. Il tenta un sourire se voulant rassurant, mais ne fit qu'une grimace avant que son visage ne se redirige vers les toilettes. Pour continuer l'action qu'il faisait avant l'intrusion de cette tierce personne. Il sentit une main lui caresser le dos et lança un regard à Gokudera qui c'était abaissé à son niveau. Il essuya d'un revers de la main la salive au coin de sa bouche puis se releva pour se rincer la cavité buccale.

Tsuna avait sentit tout du long, le regard dans son dos qui ne le lâcha pas un instant. Il avait suivi de près ses lents et longs déplacements effectués dans le but de n'avoir de nouveaux hauts-le-cœur. Bien qu'il était sûr que son estomac ne contenait plus de nourriture.

- Gokudera-kun, merci.

Le hélé ne sût comment répondre. En fait il ne savait même pas de quoi parlais son boss. Il ne savait pourquoi il le remerciait. Tsuna se sentit donc obliger de préciser pour lui faire prendre conscience.

- Ah non Juudaime ne me remercier pas c'est tout à fait normal. Il se précipita pour lui rappeler son allégeance éternelle. Ce qui provoqua un sourire chez le Décimo.

- Est-ce que... il hésita un peu, c'est toi qui m'a trouvé ?

- Oui nous étions en train de-, il fut coupé.

- Nous ? L'interrogea-t-il directement.

- Oui uniquement moi et cet idiot de base-baller.

Un sentiment de soulagement gonfla la poitrine du parrain. Il était rassuré d'avoir été retrouvé par ces deux-là. Il imagina la réaction de l'arcobaleno du soleil si celui-ci avait eu vent de ses mésaventures. Il aurait sûrement subi un de ses célèbres entraînements -nommé tortures par sa raison de victime, si longues, fastidieuse et douloureuses- dans le but de l'endurcir.

Un voile de nostalgie le prit avant qu'il ne se ressaisisse.

Qui aurait crût qu'un jour il chérirait ces moments ? Il entendit en arrière fond les paroles de son ami lui racontant une énième dispute avec Yamamoto, et sourit. Il se redressa pour regarder Gokudera qui semblait exténuer.

- Tu devrais aller te coucher et dormir, il mit la main sur son épaule avant de le faire se tourner pour sortir de la salle. L'arrivée étant son lit. Ce serait plus simple. Tu as déjà assez fait il ne faudrait pas que tu t'écroules toi aussi.

Gokudera voulu repousser l'offre mais il ne le pût. Il ne pouvait pas dormir sur son lit. Le regard que lui lança son supérieur lui fit comprendre qu'il ne pouvait pas s'opposer.

- Yamamoto est dans sa chambre non ?

Il posa la question ne l'ayant vu à ses côtés comme Gokudera. Ce dernier répondait avec une voix quelque peu hargneuse.

- Oui il était un peu bizarre. J'ai chassé cet idiot en disant que sa sale face serait une désagréable vue au réveil.

Tsuna rit un peu et guida son ami jusqu'à son lit avant de le border. Gokudera gêner se retrouva donc allonger et s'endormît aussitôt, tandis que Tsuna chercha un élément pour lui indiquer l'heure. 4h26. Il n'arrivait pas à se rendormir.

Tout ces mal-être le gênaient. Les vertiges, crises de nerfs, hauts-le-cœur, et la fatigue ne le quittait pas. Il alla à son salon privé annexé, et s'assit sur l'un des fauteuils richement à décorés.

Il ressentait ce vide dans sa poitrine. Il ne faisait que grandir. Il avait l'impression qu'il lui pompait quelque chose d'essentiel. Il n'avait plus la même sensation qu'auparavant.

Cette chaleur qui avait été écorchée, de la même manière que les pierres c'étaient fendues.

Il laissait sa main sur son torse et le passa en revu. Lassé, il ce laissa sombrer dans ses souvenirs et démons du passé. Lorsque tout ses problèmes de la mafia ne l'affublaient pas encore. Ses journées passés avec ses amis à Namimori, et Reborn qui était encore présent. Il pensait et ressassait sa vie comme cherchant un bilan. Une preuve que son existence avait compté et n'avait été nulle. Que ses choix à présent faits, comme la destruction des anneaux Vongola impacteraient, serviraient.

Dérivant dans ses fantômes, il s'oublia et le matin fit son chemin avec l'aube. Il ne pouvait rester plus longtemps là. Il étouffait. Il décida de faire sa toilette et de se préparer immédiatement pour aller dans son bureau.

Attablé sur l'un des nombreux dossiers qui jonchaient la table, il réprima un bâillement. Il ne pouvait appeler ce qu'il avait traversé une nuit. Bien trop épuisé cela faisait quelques temps qu'il repassait et ressassait encore et encore les mêmes lignes. Elles ne s'imprimaient pas dans son esprit.

Il passa une main sur son front pour défroisser les plis, provoqués par sa concentration inexistante. Il se mit à taper du bout de son capuchon -fixé sur le haut de son stylo dont la position est inversé à l'usuelle- de manière équivalente, tel un métronome. Il n'avait réussi que très peu à travailler et avait cru bon de de changer plusieurs fois de stratégies.

D'abord il avait pensé à commencer par les dossiers les plus complexes et se vider l'esprit. Ensuite cela avait évolué sur les plus simples, mais finalement infructueuse. Suivi par la revue d'une ancienne réunion concernant la gestion des affaires monétaires de la famiglia -mon Dieu, qu'est-ce qu'il avait eu envie de couper les vivre à la Varia la première fois qu'il avait vu l'argent dépensé dans l'alcool. Une véritable addiction ! Mais il c'était retenu. Loin de lui l'envie de voir débarquer un Xanxus énervé-.

Puis quand il commença à voir les chiffres danser devant lui. Lui rappelant ses heures de mathématiques à Namimori, où l'on lui suspectait d'être dyslexique. Il décida de s'arrêter. Il n'était pas en condition. Il se mit à réfléchir à une solution pour s'apaiser, et repensa à une ancienne discussion avec Gokudera. Les joues légèrement rouge de gêne il se mit en position de lotus. Il ne pensait pas faire ça un jour.

Le jour où son ami était venu le voir avec toute une rubrique d'article il y a quelques années, Tsuna n'y avait d'abord pas cru. Il pensa en premier à une blague cocasse de son ami dans l'optique de le charier un peu. Seulement ça serait se tromper sur son fidèle bras droit. Jamais il n'oserait se moquer de son Juudaime. Il était sérieux, extrêmement sérieux.

Les documents basés sur le yoga exploraient : les différentes positions, les muscles visés, les effets produits, et le matériel.

L'héritier n'avait pas oser repousser son cadeau et avec accepté. Le présent c'était vu donner suite à un rhumatisme musculaire, qui était survenu quelques jours auparavant. Il n'était pas encore habitué à sa prise de fonction, et les nouvelles responsabilités qui l'accablaient. Son cerveau avait saturé et son poignet avait subit une inflation, non habitué à tant apposer sa signature. Suivi de son omoplate avec une douleur de contraction musculaire. Ce souvenir d'il y a 6 ans était assez cocasse en soi.

Il garda la position de lotus durant vingt minutes, chronométrées par sa montre à son poignet gauche. Puis, il se décida de refaire le même cheminement. Inlassablement. Jusqu'à avoir traité un nombre de documents qu'il estimerait conséquent pour ne pas prendre de retard, et se laisser dépasser.

A son quatrième cycle, il comprit qu'il ne réussirait pas. Il lança un regard à sa "pile" de documents effectués. Si l'on pouvait considérer ainsi, les huit dossiers de papiers agrafés, bien qu'il soit présent dans son bureau depuis deux heures et demi. Il leva la tête quand il entendit de petits coups sur la double porte en bois, anciennement mitonner. À la suite de son ouverture Gokudera rentra et fut en instant devant lui.

- Juudaime, vous allez bien ? Je vous ai cherché partout.

À sa suite rentra Yamamoto et son éternel sourire sur les lèvres. Il arpenta toute la longueur de la pièce, d'un pas traînant. Sa main grattait l'arrière de sa tête de manière leste, quand il arriva devant le bureau en bois de chêne massif.

- Allons, allons, il s'agirait de ne pas te presser ainsi Gokudera je ne pense pas qu'il puisse s'envoler d'un coup. Quoique... il laissa sa phrase en suspend et se mit à rire.

- Tais-toi imbécile de bien heureux. Il pesta à l'encontre du sportif pour se re-concentrer sur l'object de sa présence. Juudaime êtes-vous sûr d'allez bien ?

Bien qu'en pleine séance de dispute contre sa victime favorite, il ne put y mettre son zèle habituel. La soirée d'hier et toute la nuit avait suffit à lui donner une peur bleue. Il continua sur sa lancé se rapprochant en même temps qu'il l'interrogeait.

Yamamoto derrière lui, toujours aussi souriant que d'habitude avait pourtant une attitude étrange. Il fixait Tsuna comme s'il voulait détecter une anomalie chez lui. Il gardait une certaine distance et semblait éviter le contact visuel.

- Avez-vous mangé ? Vous n'êtes pas trop fatigué ? Son regard s'aventura sur les dossiers effectués et il grimaça. Vous devriez me laissez tout faire et uniquement signer.

- Gokudera tu ne lui laisses même pas le temps de répondre, et puis tu le couve comme une mère poule. Il s'orienta vers le questionne et son expression changea encore. Tsuna tu ne devrais pas te forcer. Cependant il ne le regarda toujours pas dans les yeux.

- Ça va merci.

Bien que tous deux virent le mensonge du Vongola ils n'insistèrent pas. Il n'allait pas le forcer. Il se mirent donc à l'aider et ainsi se finir la journée.

Tsuna forçait. Énormément même pour ne pas somnoler. Deux jours passèrent et ils furent les plus longs de sa vie.

Il s'endormait. Cependant quand il se réveillait, il n'avait pas la sensation de s'être reposé. Comme si il n'avait jamais fermé l'œil. Il commençait la nouvelle journée avec la même fatigue que la veille.

Un vide se propageait dans son cœur. Il ressemblait à un zombie, et malgré les mises en gardes de ses gardiens, il s'obstinait. Entre temps, Talbot était parti un air triste accompagnant son visage.

L'on lui avait même proposer d'appeler Shamal. Il aurait été utile bien qu'avec habituelles ses ruminées. Je-soigne-pas-les-hommes-mais-c'est-bien-parce-que-c'est-toi.

Le cinquième jour après la destruction des anneaux, c'est là que l'homme derrière la figure vit sa limite.

Le Décimo Vongola comprit qu'il ne pourrait plus continuer ainsi. Il alla jusqu'à son bureau de manière journalière. Pour finalement s'endormir sur le meuble. Ses amis quand ils le virent se dirent d'abord que ça ne pourrait lui faire que le plus grand bien. Mais, comme il en fallait bien un. Tsuna ne se réveillait plus. Qu'importait les techniques utilisées. Il fût porter jusqu'à sa chambre, et la décision de faire venir Shamal fût sans appels.

Les jours qui passèrent furent anormalement calmes. Les habituels cris et dispute des gardiens n'étaient plus. Pas même l'ombre d'un combat. Et se n'était pas l'envie qui bouillonnait dans les tripes d'Hibari qui en faisait défaut. Les railleries conventionnelles de Mukuro avaient perdues leurs panaches.

Tout tournaient aux ralenti. Identique aux battements de cœurs du malade. Les jours passèrent et les humeurs se firent maussades. Finalement rempli d'irritation des disputes éclatèrent. Yamamoto ne pouvait pas les calmer, son sourire avait disparu lui aussi depuis bien longtemps. Il avait été le premier à désespérer.

Quand Shamal arriva ils crurent tous à la redemption. Tsuna allait se réveiller. Il l'ausculta avant de déclarer qu'il devrait s'entretenir avec lui refusant de parler aux gardiens. Et les jours continuèrent de défiler. À l'aube du sixième jour, un mouvement de bras. Puis il se réveilla. Il avait passé en tout six jours allongé dans ces draps. Sans montrer aucun signe d'amélioration.

Il se redressa et regarda autour de lui. Il se sentait enfin reposé. La sensation de chaleur c'était stabilisé. Il l'avait senti baisser. Mais à présent elle était bien présente, affaiblie mais présente. Gokudera était encore à son chevet. Il espéra que ça ne devienne pas une habitude. Il le réveilla avec une caresse sur la joue et se dernier se jeta littéralement sur lui. Il le serra, non rectification, l'étouffa dans ses bras. Il ne s'excusa même pas du contact intime qu'il avait créer, comme à l'accoutumée.

- J'ai eu si peur. S'il vous plaît ne me faites plus jamais ça.

Il se revoyait à rester le regardé. Seulement regarder. Il ne pouvait rien faire. Et il n'en était que trop marqué. Ses entrailles c'étaient liés. Une boule était né dans sa gorge et refusait de s'y déloger. La vision de son boss, que dis-je, de son premier et si vieil ami l'avait marqué. Et elle était affreuse. Le voir allongé des heures entières, des jours entiers sans un mouvement de sa part. Même pas un tremblement de paupière, ou quand bien même un mouvement d'un seul doigt. Il y était resté malgré le temps, le bruit, la températures.

Immobile.

Cela résonnait dans son crâne. Il avait eu la sensation que sa personne était inerte. Sans plus aucuns espoirs, le corps se glaçant. Son âme si put qu'elle ne saurait être vu s'échappant de son corps. Cette peau presque livide. Ce corps immobile qui le trompait vis à vis de sa rigidité.

Morte.

Il avait tant voulut le secouer pour le voir réagir et se réveiller. Ces yeux caramels. Ce sourire si chaleureux et bon. Comment avait-il put le laisser faire ça ? Il aurait dû l'arrêter. S'affirmer. Ne pas abandonner et le laisser faire. Le retenir lorsqu'il l'avait vu partir avec Talbot. Parce que dans son cœur au cours de cette quasi-semaine il l'avait imaginer partir. S'en aller pour toujours.

Coupable.

Si il ne c'était jamais réveillé, tout aurait été de sa faute. Il avait eu un flash qui lui avait fait confondre le cadavre de sa mère, et le corps endormi de son ami. Cela tordit douloureusement son cœur. Il eut l'impression que les rares personnes à qui il tenait ne ferait que s'en aller. Inexorablement elle lui était toute arrachée, et lui restait là. À les observer partir et se lamenter.

Il se leva aussitôt et ramena Shamal dans la minute qui suivit. Tsuna n'avait pas eu le temps d'en placer une. Aussi, il ne le pouvait pas. Sa gorge était si sèche.

Tout en prenant un fauteuil du salon personnel qu'il tira jusqu'à la chambre, le médecin lui donna un verre d'eau. Il s'assit de manière à se que son torse rencontre le dossier de l'object, en face du malade.

- Bah dis donc Tsuna tu t'es mis dans une belle merde. Il regarda la voûte céleste visible par les rideaux qui avaient été tirés. Puis, il posa son coude sur le dossier et appuya son menton sur la paume de sa main. T'as bien fait de te réveiller en pleine nuit on aurait jamais eu le temps de tout se dire sinon. On peut être seul si tu veux mais ce serait mieux si tu avais quelqu'un sur qui te reposer.

- Eh le vieux tu vas vite cracher le morceau ou tu comptes rester tourner autour du pot encore longtemps !

Il ne tenait plus en place, ces jours avaient été si long et ils arrivaient enfin à leurs termes. Il saurait enfin enfin le mal qui accablait son ami. Tsuna s'était réveillé, il pouvait dès à présent reprendre ses habitudes.

- Oh calme-toi. Toujours bon à brailler celui-là. Tu veux que je te rappelle l'heure espèce d'imbecile d'élève !

Ils allaient repartir dans une énième dispute quand un raclement de gorge les stoppa. Shamal se retourna vers celui qui l'eut provoqué avant de commencer à parler.

- On va faire simple. Ces derniers jours ou tu étais réveillé tu étais étrangement tout le temps fatigué. Il attendit un signe d'approbation avant de continuer. Bah en fait c'est tout simple, tu faisais une anémie sans en faire une. Tu avais les symptômes pourtant tu n'es pas en manque de sang. Pourquoi ? Me dirais-tu alors. C'est là que la partie complexe commence. Il souffla un coup avant de continuer. Il semblerait que la destruction des anneaux ait créé une anomalie dans la production de tes flammes. Elles auraient baissé abruptement. Ce qui t'aurait par conséquent affaiblit et créer une sensation de manque. Sans flammes ta température corporelle à chuter. L'altération a provoqué un déséquilibre qui a touché tout ton corps et plus précisément ton cœur. Dans le cœur, la production de l'hémoglobine aurait subi des dommages. Il fallait donc une phase de stabilisation durant laquelle ton corps essayerait de s'adapter et de réparer les dommages. La phase de sommeil que tu as donc vécu n'est qu'une phase de stabilisation. Durant quelques temps ça va aller, mais ça va recommencer à baisser. Elle va continuer de décroître au fur et à mesure. Je n'ai pas de médicaments pour stopper ça, mes mousquitos te seront inutiles, je n'ait pas rencontré de maladies inverse avec une surproduction de flammes. Il marmonna la suite dans sa barbe. D'abord la mafia est devenue trop bizarre avec les flammes et tout ces trucs de boîtes. Il s'éclaircit la gorge, et recommença à parler à voix haute. Cependant je peux ralentir la décadence. Inverser la tendance n'est pas impossible. Il faudrait juste trouver la solution. Cependant il n'y a que très peu de chances.

À la fin de sa tirade, il regarda les deux autres occupants pour observer leurs réactions. Tsuna était calme, étrangement calme. Comme si il sentait que quelque chose comme ca allait arriver. Comme si il l'avait déjà deviné. Après tout son instinct avait dû le prévenir non ? Puis il regarda Gokudera qui à chaque seconde son froncement de sourcils s'amplifiait.

- Mais... Mais, pourquoi c'est uniquement le Juudaime qui ressens ces effets ?

- Quoi, de la destruction des anneaux ? Au début je me disait que c'est parce que c'était lui qui a détruit les anneaux. Mais ça collait pas. Je vous ait donc fait un prélèvement sanguin à chacun de vous, -il grimaça quand il repensa aux épreuves qu'il avait dû traverser pour- et je me suis rendu compte que ses cellules agissaient d'une certaine manière. Sûrement lié au sang des Vongola. Il haussa les épaules. Conclusion tu vas continuer de t'affaiblir jusqu'à mourir en même temps que tes flammes.

Puis il eu un mouvement et Shamal se retrouva plaquer au mur dès que sa dernière phrase franchit les barrières de ses lèvres. Le col de sa blouse de médecin froissée par deux mains.

- T'étais sensé apporter une solution, pas juste déballer le problème. Gokudera le toisait avec rage.

- Je l'ai déjà dit je peux retarder ça mais pas plus.

- Je m'attendais à ça. La dernière phrase fila dans l'air et les déstabilisa quelque peut. Je me disais bien que quelque chose dans le genre allait arriver ça ne m'étonne pas trop.

Tsuna souriait, il ne se sentait pas mal. Aussi c'était sa décision et il n'avait plus qu'à lui d'en assumé les conséquences. Il avait choisi de faire cela pour limiter les batailles à venir. Tant que son objectif était atteint il n'avait pas de problèmes.

C'est vrai qu'on lui répétait souvent d'être trop bon. Mais il était ainsi et ne pouvait rien y changer.

_

Fin du deuxième chapitre les amis. Fiou il m'aura pris une semaine de vacances. Je sais que Tsuna qui meurt c'est pas facile, mais ne vous inquiétez pas.

Je ne pense pas que le troisième chapitre sortira aussi vite vu que ma deuxième semaine de vacances fini bientôt et avec la fin du trimestre et les épreuves en français je n'aurais plus beaucoup de temps. Mais j'essayerais le plus possible de publier quand je pourrais. Une chose est sûre par contre il sera plus gaie.