Law commençait à perdre foi en l'humanité.

Les faits divers des journaux étaient remplis d'histoires parfois farfelues sur les méfaits des hommes, qui étaient capables du pire lorsqu'ils souffraient, ou désiraient la vengeance. Ils planifiaient leur coup à l'avance, ou le faisaient sur un coup de tête ; on avait presque l'impression qu'ils se battaient pour l'Oscar du meurtrier le plus créatif.

Mais il n'y avait pas toujours besoin d'une histoire glauque pour que l'espèce humaine soit la plus désespérante qui soit ; il suffisait parfois de les voir agir au quotidien, ou poster leur avis sur les réseaux sociaux pour comprendre que l'évolution n'avait pas fais l'effort de toucher tous les individus.

Il avait devant lui un bel exemple de décadence.

La jeune femme qui venait de sonner à sa porte était un cliché assez évident : elle avait une longue chevelure bleue marine, des yeux bleus également, et un petit nez pointu. Elle portait une tenue très légère composée d'un top presque transparent et un jean taille basse qui laissaient voir ses sous-vêtements en dentelle noire. Elle avait de belles formes aguicheuses, et sa posture montrait qu'elle savait les mettre en valeur. Ses joues étaient gonflées parce qu'elle boudait, et même si elle n'avait pas prononcé beaucoup de mots, le chirurgien avait trouvé ça suffisant pour trouver sa voix plus insupportable que toutes les autres.

Les bras croisés sur son torse, Law pencha légèrement la tête sur le côté et haussa un sourcil de curiosité.

-Tu veux bien répéter ce que tu viens de me dire.
-Je veux que vous quittiez votre fiancé.

Les gens ne connaissaient-ils plus l'humilité et le respect de l'autre ? Au moins, cette fille n'avait pas froid aux yeux.

-Sur quel motif ?
-Je l'aime !
-Oui, je l'avais supposé, vu ta requête...
-Depuis la première fois que je l'ai vu, quand il a réparé ma voiture, j'ai tout de suite craqué ! Et je sais que je pourrais l'aimer et lui donner tout l'amour qu'il mérite !

"Ce n'est qu'une gamine", pensa Law en passant une main dans ses cheveux. Elle tenait le discours d'une adolescente vivant une amourette de lycée, et d'ailleurs, il la trouvait très jeune, clairement pas de son âge. Elle voulait vivre sa passion sans tout prendre en considération, elle ne se rendait pas compte...

-Écoute...quel est ton nom déjà ?
-Porche.
-D'accord. Tu ne peux pas aller chez les gens comme ça et leur demander de rompre leurs fiançailles. Ce ne sont pas des choses qui se font...
-Vous ne comprenez pas ! Je n'arriverai pas à vivre sans lui !

Elle sortit son téléphone portable de sa poche et le tendit vers Law. Elle souhaitait sans doute lui montrer son fond d'écran, qui était une photo de Kid travaillant au garage ; l'horloge murale derrière lui indiquait l'heure et la date, et le brun sut ainsi que la photo datait de la semaine dernière.

-C'est ce jour-là que vous vous êtes rencontrés ?
-Oui, et depuis je ne pense qu'à lui ! Et je sais que je lui ai plu aussi ! C'est pour ça que je l'ai suivi jusque chez lui.

Là, ça virait déjà à l'obsession malsaine, et c'était très inquiétant. D'un geste brusque, il claqua la porte dans son dos, tandis que son regard se fit plus froid. Il devait se méfier d'elle, et l'empêcher de pousser plus loin cette histoire sans lendemain.

-Tu dois partir.
-Quoi ?! Non, je...
-Je n'ai pas l'intention de le quitter, et même si c'est dur, tu n'as aucune chance avec Kid.
-Vous dites ça parce que vous avez peur de moi, et qu'il me préfère à vous !
-Tu es loin d'être son genre, et je ne me sentirai jamais inférieur à quelqu'un comme toi.

Repoussant ses cheveux en arrière d'un geste machinal de la main, elle le gratifia d'un regard hautain avant de le montrer du doigt, son autre main reposant sur sa hanche.

-Je ne perdrai pas ce combat pour son amour.

Elle se retourna, faisant tournoyant ses cheveux, avant de s'éloigner d'une démarche sûre d'elle. Il ne la quitta pas des yeux tant qu'elle n'avait pas disparu au coin de la rue. Et même après, il resta quelques secondes sur son palier sans bouger.

Au bout d'un moment, il prit conscience qu'il était toujours là, et que ses poings étaient serrés fermement. Un sentiment brûlant l'envahissait, un sentiment qu'il avait peur d'identifier comme étant de la jalousie. Il ne savait pas exactement à quel point il pouvait considérer que Kid était le sien. Cependant, même si ce n'était pas pour lui-même qu'il le faisait, il devait empêcher Porche de s'enfoncer dans cet idylle sans queue ni tête, au moins pour elle. Ce genre d'histoire ne finissait jamais bien.

Néanmoins, tout ceci lui faisait se poser une question inattendue : comment se sentirait-il si Kid sortait avec quelqu'un d'autre que lui ?

Il secoua la tête pour chasser ces pensées et rentra chez lui pour se préparer à aller travailler.


-Bon sang Luffy, qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête ?!
-Bah ça me semblait une bonne idée sur le moment...

Il se prit un coup de torchon sur le coin du nez en réponse. Ace était très fâché à cause de ce qu'il s'était passé la veille, lui reprochant son inconscience d'avoir laissé Haiko sous la responsabilité d'un homme qu'ils connaissaient à peine. Et ça faisait à peine deux minutes qu'il avait commencé à faire la vaisselle qu'il l'engueulait déjà à en perdre haleine. Assis à la table de la cuisine et dessinant avec son neveu préféré, Luffy ne pouvait que subir ce sermon avec une petite moue triste.

-Tout s'est bien passé, non ?
-Ça aurait pu mal finir ! Ça aurait pu être un pédophile, ou un tueur en série ou...un mafieux chelou ou...
-Un policier sexy et fort qui a de l'intérêt pour toi et qui se moque que tu sois divorcé avec un enfant ?
-Oh je te vois venir, espèce de petite fouine !

Ce dernier mot fit ricaner Haiko, qui savait que son père avait envie de prononcer une insulte plus grossière que ça, mais se retenait pour lui. Or il savait aussi que cette retenue n'allait pas durer très longtemps, l'homme ayant tendance à ne pas faire vraiment attention à ce qu'il laisse échapper lorsqu'il est en colère, ou gêné. Luffy le savait aussi, et il avait très envie de le pousser dans cette voie.

Ace coupa l'eau, secoua ses mains et se tourna vers son frère en le pointant du doigt.

-T'es comme Sabo, et comme Shanks ! Ça te plaît de jouer les entremetteurs !
-Oui je l'avoue.
-Roh tu m'agaces ! Il est hors de question que je finisse avec Marco, c'est clair ?
-Haiko m'a pourtant dis que vous aviez passé une bonne soirée hier.

Ace rougit et jeta un coup d'œil à son fils qui fit mine d'être incroyablement concentré sur son dessin. Il soupira et se massa la nuque en détournant son regard vers la fenêtre.

-On a juste bu un verre chez lui...
-C'était qu'un premier rendez-vous.
-Même pas vrai ! C'était pas un rendez-vous ! Et jamais je sortirai avec lui !
-Pourquoi pas ?
-On est beaucoup trop différents. Et puis à notre rencontre, il a failli m'arrêter. Et je n'ai pas le temps de me lancer dans une nouvelle relation. Et...et il est...chiant, même s'il a de belles fesses pour compenser...mais les fesses ne font pas tout !

Luffy haussa les épaules, peu convaincu ; ça devait bien compter un peu si son frère avait remarqué que le blond avait un beau cul. Soudain, ils entendirent des coups à la porte. Ace quitta la cuisine pour aller ouvrir. Son frère le suivit du regard, avant de se tourner vers Haiko en lui montrant fièrement son dessin.

-Regarde ce que j'ai fais !
-C'est magnifique tonton.
-Shishi, merci !

Le petit garçon lui sourit, et alors que son oncle prenait une nouvelle feuille afin de débuter un nouveau dessin, il se mit à réfléchir à ce qu'avait bien pu tenter de représenter Luffy ; il supposait que c'était un animal, et il aurait sans doute plus de facilité à deviner s'il pouvait différencier le devant du derrière.

Arrivé dans l'entrée, Ace inspira un grand coup pour se remettre de la discussion qu'il venait d'avoir avant d'ouvrir la porte. Malheureusement, la personne qui se tenait devant lui ne fit que lui faire perdre tout ses moyens. Sa main se serra sur la poignée de la porte, ses yeux s'écarquillèrent légèrement, et il se mit à bégayer comme un adolescent.

-M...M...Marco !
-Salut Ace.

Les mains dans les poches de sa tenue d'agent des forces de l'ordre, Marco avait une posture plutôt décontractée et un sourire charmeur aux lèvres. Le brun baissa inconsciemment son regard vers ses fesses, mais la conversation qu'il a eu avec son frère s'imposa à sa mémoire, et il recentra son attention sur le visage de son voisin.

-Qu'est-ce que tu veux ?
-Je voulais savoir si tu étais libre pour qu'on se fasse un resto un de ces jours.
-Oh euh...ça aurait été avec plaisir mais je suis très occupé en ce moment...

Marco pencha la tête sur le côté, feignant une moue attristée, en réalité amusée.

-Tu ne veux pas dîner avec moi ?
-C'est pas contre toi, c'est juste que...je ne suis pas...intéressé par une nouvelle relation.
-Qu'est-ce qui te dis que c'est mon cas ?
-Oh bah je...je croyais que tu me proposais un rencard.

Il rougit, un peu penaud. Marco rit doucement et passa nonchalamment une main dans cheveux.

-En fait, c'est bien le cas.
-Hein ?
-Je te drague, Ace. Enfin, j'essaie, mais on dirait que ça ne fonctionne pas vraiment.

Ace secoua la tête, surpris. Cet homme venait à l'instant de lui annoncer qu'il le draguait, et aussi loin que remontaient ses souvenirs, il lui semblait bien que ça n'était jamais arrivé auparavant. Pourtant, il lui avait fais une très mauvaise première impression ; qu'est-ce qui avait bien pu l'attirer chez lui pour qu'il soit devant sa porte aujourd'hui afin de l'inviter à un rendez-vous en dépit du fait qu'il était un homme avec de nombreux problèmes, qu'ils s'étaient rencontrés alors qu'il espionnait son ex dans un buisson, et que son frère lui avait laissé la garde d'un enfant pas plus tard qu'hier ?! Marco n'était décidément pas un homme sensé, ou alors il avait un goût prononcé pour les choses bizarres.

-Écoute Marco, je pense pas que ce soit une bonne idée.
-Pourquoi ça ?
-Je suis pas quelqu'un de facile à vivre. Tu sais pas dans quoi tu t'embarquerais avec moi.
-Tant qu'on n'espionne pas ton ex-mari tous les dimanches matin en étant à quatre pattes dans un buisson, ça me va.

Ace ricana honteusement, et écarta une mèche qui retombait sur son visage. Marco le trouva très mignon à cet instant, mais il avait bien compris qu'il n'était pas à l'aise avec cette idée, et il ne voulait pas le forcer même s'il avait très envie que leur relation avance, au moins dans le sens de l'amitié si le brun ne voulait vraiment pas de nouvelle histoire d'amour. Il fit un pas en arrière, mais une voix joyeuse parvint à leurs oreilles alors qu'une petite tête blonde apparaissait aux côtés du pompier.

-Marco !
-Salut bonhomme ! T'as l'air en pleine forme.

Se baissant pour se mettre à son niveau, Marco sourit à Haiko en tendant la main pour lui ébouriffer les cheveux. Le jeune garçon se mit à rire, les yeux brillant. Passer une bonne partie de la journée de la veille ensemble avait créé un lien entre eux ; Marco le trouvait bien élevé et créatif bien que trop sournois pour son âge. Haiko, lui, se sentait en sécurité prêt de ce gentil monsieur, et avait apprécié de lui parler, parce qu'il l'écoutait avec attention. Chose que son autre père, du temps où il était là, n'avait jamais faite.

-Tu es venu pour papa ?
-Oui mais je crois que lui n'a pas très envie de me voir.
-Moi je crois qu'il t'aime bien. Il a dit que tu avais de belles fesses.
-AAAAAAAH Haiko ! Et si tu allais jouer avec tonton Luffy, mon chaton...
-D'accord ! Au revoir Marco !
-Au revoir mon grand.

L'enfant repartit comme il était venu rejoindre son oncle qui riait si fort que tout le quartier l'avait sans doute entendu. Rouge de gêne, Ace se mit à se tortiller sur place, tandis que Marco se redressait et lui adressait un sourire amusé.

-"De belles fesses" ?
-Vous pouvez oublier ça ?
-Acceptez de dîner avec moi et je le ferai.
-C'est d'accord, mais ne vous faites pas d'illusion ! C'est seulement pour qu'on soit quitte à nouveau.

Il salua rapidement le blond avant de refermer la porte, ayant visiblement envie de mettre fin à ce moment plus que gênant. Marco rentra chez lui, le sourire aux lèvres, toute résolution de ne pas insister abandonnée, et le souvenir bien ancré d'un compliment très apprécié sur son postérieur qu'il n'était pas prêt d'oublier.


À l'hôpital Merry, dans la ville de Syrop, les visites sont autorisées du lundi au dimanche, de 9h à 20h sans interruption. Cet établissement était réputé pour avoir de célèbres médecins compétant et professionnels spécialisés dans les maladies rares. La zone était séparée en deux parties ; l'une étant la clinique où l'on soignait les patients, et l'autre étant consacrée à la recherche. La ville de Syrop n'était ni très grande ni très touristique, mais elle n'était qu'à une heure de route de Fuchsia, ce qui arrangeait bien Usopp étant donné qu'il passait environ 5 heures à l'hôpital Merry par semaine.

Il était originaire de Syrop, où il avait vécu avec sa mère jusqu'à ce qu'elle ne meurt de maladie à cause de sa constitution fragile. Son père, Yasopp, était un policier mort dans l'exercice de ses fonctions alors qu'il était tout petit. Il avait été pris en charge par un orphelinat jusqu'à sa majorité, et une fois adulte et diplômé, il avait décidé de déménager à Fuchsia.

Mais du temps où il a vécu ici, à Syrop, il s'était fait une amie très chère, Kaya, avec qui il était resté en contact pendant toutes ces années.

Kaya avait une maladie rare, et c'était pour la voir qu'il venait une fois par semaine à l'hôpital. Tous les dimanches à 9h précise, il entrait dans le hall, saluait la direction, et se rendait dans sa chambre où elle l'attendait avec impatience. C'était un rituel qu'ils respectaient depuis deux ans maintenant, et qui n'était pas prêt de changer.

Ce matin, lorsqu'il entra dans la pièce et la salua d'une voix joyeuse, elle lui adressa un sourire encore plus grand que d'habitude, parce qu'aujourd'hui, elle savait exactement quelles nouvelles elle désirait avoir sur sa vie à Fuchsia. Assise sur une chaise devant sa fenêtre, elle avait passé la dernière heure à rêver d'une vie, une vie qui ne serait pas la sienne, mais celle de son meilleur ami. La vie qu'elle espère pour lui, et dont elle aimerait vraiment savoir si elle était envisageable, si elle était possible. Pour ça, elle attendait depuis quelques semaines maintenant qu'il vienne lui parler d'une personne en particulier.

-Salut Kaya !
-Je suis contente de te revoir, Usopp !
-Comment vas-tu aujourd'hui ?
-Je me sens bien.
-Tant mieux !

Il alla la serrer dans ses bras, et après un chaste baiser sur le front, il se saisit d'une chaise et s'assit en face d'elle. Il prit l'une de ses mains dans les siennes, trouvant sa peau très pâle en comparaison de la sienne.

-Comment avance ton traitement ?
-Il y a des progrès.
-Tu me dis toujours la même chose. Si seulement on avait assez pour payer ton opération, ça serait fini une bonne fois pour toute...
-Ne soit pas si pessimiste Usopp. Je te suis très reconnaissante de te donner autant pour moi. Tu n'es pas obligé...
-Ce n'est pas encore assez. Mon travail ne rapporte pas beaucoup.

Il caressa la dos de sa main du pouce, en douceur, comme une excuse silencieuse de ne pas être en mesure de faire plus pour elle. Une opération était en effet possible pour la guérir, mais elle coûtait cher. Ils n'avaient pas les moyens, mais depuis deux ans, Usopp prenait tous les travaux à sa mesure pour lui permettre de rapporter des fonds. Il en manquait encore une grosse somme, mais heureusement pour lui, il était tombé sur Sanji et sa maison, ce qui lui permettait d'avoir une rentrée d'argent constante pendant un moment.

Kaya serra sa main et se pencha vers lui, un doux sourire aux lèvres.

-Tu penses à Sanji, je me trompe ?
-Comment t'as deviné ?!
-Tu as une lueur qui brille dans tes yeux chaque fois que tu penses à lui. Je l'ai remarqué dès la première fois que tu m'as parlé de lui.

Le jeune homme rougit et ricana en se grattant la nuque avec gêne. Il était un peu étonné qu'il soit si facilement lisible à ce sujet.

-Parle-moi de Sanji, Usopp. Comment va-t-il ?
-Malheureusement, pas très bien.
-Que s'est-il passé ?
-On a appris un truc hier...quelque chose d'horrible. Enfin, ça dépend dans quel sens on le prend...
-Tu peux me raconter ?

Il hésita un instant, mais se dit qu'il avait bien besoin de l'avis d'une tierce personne sur la situation. Et puis, ce n'était pas comme si Kaya allait le raconter à quelqu'un. Très peu de gens venaient la voir, en tout cas personne qui ne connaisse Sanji en dehors de lui, et elle savait très bien gardé les secrets. Il lui en avait confié pas mal depuis tout ce temps.

Alors il lui raconta tout : la lettre, le mariage arrangé, et les reproches de Shuraiya sur leur rapprochement. Lorsqu'il parlait de l'homme d'affaire, sa voix se faisait dure, coléreuse. Alors que lorsqu'il parlait de Sanji, il prenait inconsciemment un air rêveur. C'était une différence de ton que Kaya remarquait très aisément, elle qui le connaissait si bien.

-J'arrive pas à croire qu'il ait fait une telle chose à Sanji ! C'est vrai quoi, rien ne l'oblige à être un bon mari, mais il le fait quand même ! Shuraiya pourrait essayer de lui rendre la pareille.
-Ce n'est pas une situation facile.
-Si tu voyais à quel point il a l'air malheureux avec lui. Mais parfois, il arrive à sourire franchement. Je le vois ! Surtout quand il cuisine, et qu'on le complimente sur ce qu'il a préparé ! On n'a pas nécessairement besoin de dire quelque chose, en fait. S'il voit qu'on est heureux de manger, son visage s'illumine et...
-Usopp, tu es amoureux de lui n'est-ce pas ?

Il s'arrêta, réfléchit quelques instants, et repensa à ce qu'il venait de dire. Les mots qu'il avait employé, toutes ces choses qu'il avait remarqué chez Sanji durant les jours qu'il a passé à travailler chez lui, à lui raconter des histoires, à partager un repas avec lui. Il avait cherché à le connaître, à apprendre chacune des facettes de sa personnalité, et il avait encore tellement à apprendre. Il ne voulait pas s'arrêter là.

-Oui, je l'aime.
-Tu as toutes tes chances.
-Tu dis ça parce que tu ne le connais pas.
-Je pense le connaître autant que toi. Tu me parle tout le temps de lui. Et j'aime ça à vrai dire.
-C'est gentil, mais il est beaucoup trop bien pour moi.

Elle lui jeta un regard désapprobateur, mais elle savait que quoi qu'elle dirait, elle ne parviendrait pas à le faire changer d'avis.

-Je suis pas comme Shuraiya.
-Et c'est une bonne chose, non ?
-Ce que je veux dire, c'est que j'ai pas son nom, son job, et encore moins son portefeuille. Je suis juste un artiste orphelin méconnu et pauvre.
-Tu exagères. Je suis certaine que tu as la seule chose importante que recherche Sanji chez un amant.

Elle posa sa deuxième main sur son épaule, la caressant avec tendresse pour le rassurer.

-Tu prends en considération ce qu'il aime et ce qu'il ressent. Tu cherches à connaître qui il est vraiment, quelle est sa nature, ce qui le fait souffrir, ce qui le fait rire...tu peux lui apporter ce que Shuraiya ne lui donnera jamais : de l'amour.
-Tu me conseilles de sortir avec lui ? Alors qu'il est marié ?
-Je dis simplement qu'il serait bien mieux avec toi qu'avec son mari actuel.

Il soupira, pas vraiment de son avis. L'amour, c'était bien, mais c'était pas suffisant. Comment être sûr de pouvoir donner à Sanji tout ce dont il avait besoin, tout ce qu'il méritait d'avoir ? Kaya glissa sa main dans ses cheveux qu'elle caressa affectueusement.

-Quelle que soit ta décision Usopp, l'important est que tu sois prudent. Tout ce que je veux moi, c'est ton bonheur. Et si c'est avec cet homme que tu l'auras, alors je ne t'arrêterai pas.

Il la remercia d'un sourire et la prit dans ses bras. Puis pour leur changer les idées, il lui proposa d'aller faire une balade dehors. Il faisait beau et doux, et prendre l'air, même pas longtemps, ferait sûrement du bien à la jeune femme. Elle accepta et ils sortirent, se baladant dans les jardins et riant des histoires loufoques de l'artiste. Les heures passèrent à une vitesse folle, et trop tôt, il dû la laisser pour aller travailler. Il la serra fort contre lui en promettant de revenir la semaine prochaine, puis quitta l'hôpital avec l'habituel sentiment de nostalgie qu'il ressentait lorsqu'il partait de Syrop.

Et, quand il arriva chez Sanji, comme il le lui avait juré la veille, et qu'il le vit sourire, les battements frénétiques de son cœur le confortèrent dans l'idée qu'il n'atteindrait pas le bonheur sans lui.


-Je ne comprendrais jamais ce type !

En bougonnant, Nami glissa ses pièces dans l'une des machines à café à disposition sur le campus de l'université. Robin était avec elle, et comme elles avaient fini leur journée de travail, elles n'avaient plus qu'à prendre la direction du parking, monter dans la voiture de Nami, qui les avait emmenées ce matin, et retourner à Fuchsia auprès de leurs partenaires de vie respectifs pour passer une soirée agréable et tranquille. Le lundi étant la journée la plus difficile de la semaine, en partie parce qu'elle était également la première, Nami prenait toujours un café en arrivant et en repartant. Elle évitait le reste du temps, car le café de l'université était loin d'être de qualité. Si on lui annonçait que dire que c'était du jus de chaussette n'était pas qu'une expression, elle ne serait franchement pas étonnée.

Une fois son gobelet en main, elles prirent la direction de la sortie, vers le parking des professeurs. Le sujet de discussion du jour était, sans grand étonnement, leur nouveau directeur qui n'était pas du tout au goût de la rouquine.

-Je sais que ce n'est que son premier jour et qu'il lui faut le temps de s'y faire. Mais il a quand même l'air mal parti.
-Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
-Il a passé au moins cinq minutes à essayer d'ouvrir la porte de son bureau, ce matin.

Elle était d'ailleurs arrivée en retard à son cours car elle avait tenu à le chronométrer pour savoir combien de temps il allait mettre avant d'y arriver. Cinq minutes n'était qu'une légère exagération, il avait en réalité mis quatre minutes et trente huit secondes seulement.

-J'ai entendu des étudiants dire qu'il avait demandé à près de neuf personnes pour trouver son chemin vers la cafétéria.
-Ils ont toujours tendance à grossir les choses, on ne peut pas vraiment accorder de crédits à ce genre de rumeur.
-Vu le bonhomme, je ne serais pas choquée.

Robin laissa échapper un rire léger. Ce qui ne l'étonnait pas, elle, c'était que Nami trouve le moindre prétexte pour se moquer de Spandam. Elle avait même certainement d'autres exemples en tête qu'elle serait ravie de partager, et si elle le prenait à faire la moindre erreur, surtout si ça lui coûtait son poste, elle n'hésiterait pas à en parler au rectorat. On pouvait trouver ça cruel de sa part, mais Nami savait qu'elle ne parviendrait jamais à aimer Spandam à cause du tort qu'il a causé à Ace et Haiko.

-Il faut lui laisser une chance, Nami. Il peut avoir changer.
-Je ne suis pas sûre que ce genre de gens change un jour.
-Eh bien, avec moi, il a été plutôt gentil aujourd'hui, bien que maladroit.

Fronçant les sourcils, Nami tourna la tête vers elle.

-Il est venu te voir ?
-Oui, il m'a demandé de lui faire visiter le campus. Il m'a posé quelques questions sur mon cours.
-Fais gaffe, il est peut-être intéressé par toi.
-Je suis mariée.
-Tu crois que ça l'arrêtera ?

Robin secoua la tête avec amusement et caressa doucement le bras de son amie.

-Nami, tu as un avis arrêté sur lui parce qu'il est l'ex-mari d'Ace. Tant qu'il n'a rien fait de mal, on ne peut pas le blâmer.
-Tu as raison. Mais reste sur tes gardes. J'ai un mauvais pressentiment en ce qui le concerne...

Arrivée au niveau d'une poubelle, elle jeta son gobelet vide avec empressement, heureuse de s'en débarrasser. Elles arrivèrent ensuite jusqu'à la voiture de Nami et s'y engouffrèrent, heureuses de pouvoir rentrer chez elles. La rousse mit le contact, s'assura qu'il n'y avait personne dans les environs, puis recula et quitta le parking, s'engageant sur la route de Fuchsia.


En se garant dans l'allée de sa petite maison, Law eut la très mauvaise surprise de voir que Porche était revenue. C'était pourtant la veille qu'il lui avait dis de rester à l'écart de son fiancé, mais de toute évidence, elle se moquait autant de la morale que de ses conseils. Penchée par-dessus leur clôture, un doigt enroulant distraitement une de ses mèches de cheveux, et un sourire aguicheur aux lèvres, elle avait le regard fixé sur les lèvres de Kid. Lui parlait et parlait, Law ne savait pas de quoi. Mais vu qu'il avait l'air passionné, ça devait sans doute avoir un rapport avec son travail.

Mais bon sang, ne pouvait-il pas prendre conscience de la situation ?!

Il laissa tomber sa tête sur son volant, prenant une profonde inspiration. Il était fatigué de sa journée et n'avait franchement pas envie de s'occuper de ça maintenant. Mais d'un autre côté, il ne pouvait pas se laisser faire par cette gamine. Or de question d'y aller de main morte si elle avait décidé d'ignorer son premier avertissement.

Il coupa le moteur de sa voiture, saisit ses affaires et s'extirpa du véhicule. Il claqua sa portière suffisamment fort pour signaler sa présence avant de rejoindre Kid. Le roux lui sourit en le voyant s'approcher, à l'inverse de Porche qui le regarda de haut. Law lui adressa un regard noir pour toute réponse.

-Porche, je te présente Law, mon fiancé.
-Enchantée, dit-elle en se redressant gracieusement.
-Law, voici Porche. C'est une de mes clientes.

Le chirurgien hocha la tête, et doucement, il se saisit de la main de Kid. Le roux baissa la tête vers lui, étonné par son initiative. Il glissa son regard vers la jeune femme, et la première hypothèse qui lui vint à l'esprit fut que Law voulait marquer son territoire face à l'ennemi. Il ne voyait pas en quoi il pouvait se sentir menacé, mais il le lui demanderait plus tard. Pour l'instant, il devait le rassurer.

-On était en train de parler de toi.
-De moi, s'étonna Law.
-Ouais. Tu vois, Porche est dans les études, et je lui disais que toi tu avais fais médecine, et que c'était loin d'être simple. Mais ça vaut le coup ! Aujourd'hui, t'es un chirurgien de renom !

Il caressa de son pouce le dos de la main de Law, comme pour lui envoyer un message : "Je te trouve exceptionnel, ne doute pas de toi." C'était donc de lui qu'il parlait avec tant de passion ? C'était parce qu'il se souciait de lui qu'il n'avait pas posé de question sur leur proximité. C'était leur discussion de l'autre soir qui l'avait changé à ce point ?

Law savait que ce qu'il vivait n'était pas facile, mais il savait aussi qu'il avait de la chance que ce soit avec Kid qu'il soit obligé de traverser cette épreuve. Parce que même si Kid faisait parti des personnes les plus bornées et impitoyables qu'il connaisse, il accordait plus d'importance au bien-être de ceux qui comptaient pour lui qu'à toute autre chose. Et le fait que ce soit lui, ça lui donnait la force de croire que tout irait pour le mieux.

Law regarda Porche, et eut l'impression qu'elle le mettait au défi. Il pouvait décider de déclarer le début des hostilités, par un simple geste, et pour lui, un seul était le bon.

Il relâcha la main de Kid et se plaça devant lui, plongeant son regard dans le sien. Il se mit sur la pointe des pieds, passa ses bras autour de son cou, ferma les yeux, et déposa tendrement ses lèvres sur celles du roux. Kid écarquilla les yeux alors que son cœur manquait un battement ; il ne savait pas quoi faire, s'il devait répondre, ou le serrer contre lui. Il avait trop peur que, s'il bougeait, tout s'arrête subitement.

Et malheureusement, même en ne faisant rien, ce moment dû prendre fin. Law se retira et lui sourit mystérieusement avant de jeter un regard en coin à Porche, qui était rouge de gêne, les mains crispées sur la barrière comme si elle rêvait de l'arracher sauvagement.

-À une autre fois.

Et suite à ça, il rentra chez lui avec un ineffaçable air satisfait sur le visage. Il ne savait pas encore quels mots mettre sur toutes ces émotions qu'il ressentait, ni quel avenir la vie lui réservait, mais il savait que ce qu'il venait de faire à l'instant était l'une des meilleures idées qu'il ait jamais eu.

Kid ne lui demanda pas pourquoi il lui avait pris la main, ni pourquoi il l'avait embrassé. À quoi ça servait de poser la question ? Il l'avait fais, et même s'ils ne pouvaient, pas ou ne voulaient pas, mettre des termes précis sur ce qu'ils avaient ressentis lors de ce putain de baiser beaucoup trop court, le fait est qu'ils avaient aimé.

Et peu importait où irait leur relation, tant qu'elle allait quelque part.


Luffy était arrivé chez lui depuis dix bonnes minutes déjà, mais il n'était pas encore rentré chez lui. Il en avait envie, parce que vraiment, il adorait sa maison. Il s'y sentait trop bien. Pourtant il était là, adossé à sa voiture, la tête levée vers le ciel étoilé, pour réfléchir.

Il ne réfléchissait pas vraiment en général, ça faisait vite mal à la tête. Mais là, il fallait qu'il le fasse, parce qu'Ace n'allait pas le faire. Il pensait à la relation entre Marco et son frère, si tant était qu'on pouvait appeler ça une relation. C'était tellement compliqué, là où ça pourrait être si simple. Pourquoi les gens devaient-ils toujours rendre les choses difficiles, et se voiler la face au lieu de juste reconnaître qu'ils éprouvaient des sentiments forts qui les dépassaient parfois ?

Il n'était pas doué pour mentir, c'était peut-être pour ça qu'il ne s'était jamais menti à lui-même. S'il éprouvait quelque chose, et qu'il devait le dire à quelqu'un, alors il irait le lui dire sans détour, sans passer par des images. Les choses seront ce qu'il décidera qu'elles seront, un point c'est tout.

Et si Ace était amoureux, d'un proviseur ou d'un policier, que son mariage dure ou non, il devait saisir les chances qui se présentaient à lui, c'était ainsi qu'il voyait les choses. Et il déplorait que son frère ne soit pas de son avis.

Quoi qu'il en soit, se prendre la tête pour ça tout seul dans son jardin à une heure aussi tardive ne risquait pas d'arranger les choses, d'autant plus qu'il n'était pas concerné en soit. Il se tapota les joues pour se reprendre, prit une grande inspiration, puis sortit ses clés de sa poche et rentra chez lui.

Cependant, à peine eut-il fermé la porte qu'il sentit une lourdeur désagréable dans l'atmosphère. Quelque chose n'allait pas, son instinct cherchait à le prévenir d'un danger. Il devait agir comme d'habitude, et le détail changeant lui apparaîtrait clairement.

Il posa ses clefs à leur endroit habituel, retira ses chaussures et accrocha sa veste sur une patère au mur. Son regard fut attiré par le miroir accroché dans l'entrée, et il y remarqua une masse sombre qui n'avait rien à faire ici. Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'il parvint à l'identifier.

Il y avait un homme chez lui.

Un inconnu tentait de se cacher dans son salon ; peut-être attendait-il qu'il y entre pour l'agresser. Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui vouloir ? Voulait-il le cambrioler ? Sachant qu'un policier vivait juste à côté, ce n'était sans doute pas la chose la plus intelligente à faire. À moins que son objectif ne soit de le tuer. Était-il envoyé par quelqu'un ? Était-il envoyé par...non, c'était impossible.

Il ne devait prendre aucun risque. De toute évidence, il ne savait pas qu'il l'avait remarqué. Il pouvait essayer de le prendre par surprise. Il avait juste à entrer dans le salon comme si de rien n'était, et dès qu'il se mettrait à bouger, il lui sauterait dessus pour le maîtriser. Et ensuite...il aviserait.

Sûr de son plan, il passa d'abord par la cuisine pour chercher quelque chose à grignoter. Si l'homme qui était là le surveillait depuis quelques jours, il valait mieux qu'il respecte ses habitudes. Une fois qu'il eut trouvé de quoi remplir en partie son estomac, il marcha nonchalamment jusqu'au salon.

Il fit à peine quelques pas avant de percevoir le mouvement de l'inconnu. Il n'était pas assez prudent. En souriant, Luffy évita son coup de poing et tourna à moitié le haut de son corps afin de lui porter un coup au visage. Il ne manqua pas sa cible, et son adversaire s'écrasa au sol. Il se mit en position, prêt à se battre lorsqu'il se relèverait, mais l'agresseur ne bougea plus.

-Oi, t'es mort ?

Il s'acroupit et mit l'homme sur le dos. Il respirait encore, mais il avait dû mal tomber, et était maintenant inconscient.

-Quoi c'est tout ?!

Bon, il devait trouver quoi faire du corps, à présent, et ce avant qu'il ne se réveille. Il fallait qu'il l'attache, mais il n'avait pas de menottes. Zoro devrait sans doute en avoir. D'ailleurs, il était policier ! Il savait sans doute quoi faire de ce genre de cas ! Il devait lui amener ce type !

Il fonça dans l'entrée pour remettre ses chaussures et sa veste, puis ouvrit la porte. Il attrapa l'homme par les chevilles et le tira dehors. Après avoir fermé sa porte à clé, en espérant que personne d'autre n'entrerait en son absence, il traîna l'inconscient jusque chez son voisin. Il toqua à la porte et signala à Zoro que c'était lui, espérant qu'il n'était pas sorti.

Le Roronoa vint lui ouvrir, l'air un peu fatigué, mais le gars allongé par terre suffit à le réveiller complètement.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?!
-Il est entré chez moi par effraction. Il m'a sauté dessus mais je l'ai assommé, et je sais pas quoi faire maintenant.
-Rentrons-le à l'intérieur, je vais le fouiller.

Ils le portèrent à deux et le positionnèrent sur le tapis dans le séjour de Zoro. Ce dernier enfila une paire de gants, puis attacha les poignets de l'homme avant de commencer à le fouiller. Luffy le regarda faire avec attention.

-Qu'est-ce que tu cherches ?
-S'il a une arme sur lui. Ça aggravera son cas s'il en a une.
-Je ne pense pas qu'il en ait une, il s'en serait servi si c'était le cas.
-Ça dépend de ses motivations. Est-ce que tu le reconnais ?
-Non, j'l'ai jamais vu avant.

Zoro hocha la tête et continua ses fouilles. Soudain, il remarqua une montre à son poignet, une montre un peu particulière, ornée d'un symbole qu'il avait déjà vu avant. Il fronça les sourcils et se releva pour se tourner vers Luffy.

-On l'emmène au poste. Monte dans la voiture et prévient Shanks qu'on arrive. Il est de service ce soir.
-Il y a un problème ?
-Je ne sais pas. Mais dans tous les cas, il faut que tu fasses une déposition.

Luffy hocha la tête et sortit son portable pour composer le numéro de Shanks. Il le prévint de leur arrivée tout en allant s'asseoir dans la voiture de son ami. Zoro prit l'homme dans ses bras et alla le mettre sur la banquette arrière de son véhicule avant de monter à bord à son tour et de prendre la direction du poste.

Shanks et Marco les attendait en salle d'interrogatoire à leur arrivée. Ils attachèrent l'agresseur à une chaise, attendant qu'il se réveille pour lui poser des questions. Durant ce temps, Luffy fit sa déposition, racontant avec suffisamment de détails tout ce qu'il s'était passé.

-Il t'a volé quelque chose, demanda Shanks.
-J'ai pas regardé, mais je crois que non.
-J'ai rien trouvé en le fouillant, déclara Zoro. Enfin presque rien.
-C'est-à-dire ?

Le jeune agent alla vers l'inconscient et saisit son poignet, désignant la montre du doigt. Marco et Shanks n'eurent besoin que d'une seconde pour reconnaître la marque.

-Demalo Black, grogna Shanks.
-C'est un de ces hommes, sans doute, dit Marco. J'ignorais qu'il était de retour.
-Qu'est-ce qu'il veut cette fois-ci ?
-Je l'ignore, mais on a intérêt à être prudent.
-Qui est cet homme, intervint Luffy.

Les trois policiers se tournèrent vers lui, puis se regardèrent entre eux. Devaient-il tout lui raconter ? Ce serait le mettre plus en danger qu'il ne l'ait déjà. Luffy vit leur hésitation dans leurs yeux, et fit un pas en avant avec détermination.

-Ce gars est entré chez moi, et rien ne nous dit qu'il n'y en aura pas d'autres. Je suis déjà impliqué dans cette histoire, alors j'ai le droit de savoir ce qu'il se passe.
-Très bien, accepta Marco. C'est entendu.

Il soupira et alla fermer la porte de la salle.

-On va tout te dire.


La co-auteur aime les belles fesses de Marco.

L'intrigue policière débute dans ce chapitre, mais ne vous faites pas d'illusion, ça ne sera pas quelque chose de très complexe (en tout cas à mes yeux), en partie parce que ce n'est pas l'intrigue principale.

J'espère que la petite scène de Marco et Ace rattrape celle du chapitre précédent XD
La prochaine vous plaira sûrement encore plus.

Au cas où vous vous demanderiez pourquoi Porche, sachez que c'est parce que j'ai trouvé sa voix particulièrement agaçante (co-auteur : encore une que tu déteste sans raison valable...), et qu'elle m'avait ainsi semblé parfaite pour le rôle.

Le mystère Kaya est enfin élucidé, et nous aurons d'autres occasions de la revoir au cours de la fiction, toujours en tant que défenseuse du UsoSan, rassurez-vous !

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