Petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit en une heure pour la 115e nuit du FoF sur le thème "hanter". Le Fof est un forum permettant de discuter, s'amuser, participer à des défis... et vous pouvez le retrouver dans mes favs.

Ce texte répond aussi à plusieurs défis de la Gazette : le Si tu l'oses 807 (gel), le défi fou 65 (Drago/Astoria), le défis des citations contes des royaumes 35 (]Elle] se ramassa légèrement sur elle-même, prête à combattre, mais sans se soucier de couvrir sa glorieuse nudité. Du regard, [elle] cherchait aux alentours ce qu'[elle] pourrait bien utiliser comme arme. [Il] ne l'en apprécia que plus.), le collectionner les pop Wolverine (écrire sur le gel de Drago), collection restreinte (que du dialogue) et Pick a card (écrire sur les Malefoy)


Personnage : Drago

Contexte : post livre

Merci à Marina, Angelica, Plume, Sigognac, LycorisSnape, Elayan, Wizzette, Joy Misty Holy, Oceanna,Turand et Destrange

pour leurs reviews sur les chapitres précédents !

Et contrairement au chapitre sur la Fête des mères qui était plus sérieux, celui-ci relève d'un craquage complet créé par mon cerveau fatigué de mes cours de XVIII...


- Monsieur Malefoy ?

- …

- Monsieur Malefoy, cela fait maintenant dix minutes que vous êtes ici sans rien dire. Ne haussez pas les épaules comme cela, s'il vous plaît, je ne fais qu'énoncer un fait. Vous allez vous enfermer dans ce mutisme pendant longtemps ?

- …

- Je vois. Vous faites à votre aise. Je vous rappellerai simplement que si vous avez pris rendez-vous avec moi, c'est pour parler. Du moins, c'est le principe d'une séance avec un psychologue. À moins que vous ne soyez trop lâche ? lança la dite psychologue, en espérant que titiller le blond le tirerai de son mutisme.

- Je ne suis pas lâche ! s'insurgea ce dernier, tombant en plein dans le piège tendu par son interlocutrice. Simplement trop... bouleversé.

- C'est normal, la rassura la psychologue. Parler n'est jamais aisé, mais se confier fait souvent du bien. Vous pourriez par exemple me dire pourquoi vous êtes ici ?

- Ce n'est pas votre rôle de deviner ? renifla hautainement Drago.

- Très bien, si vous voulez jouer à ça... Votre narcissisme démesuré ?

- Ce n'est pas parce que mes cheveux sont magnifiques et que j'en suis conscient que je suis quelqu'un de narcissique ou imbu de sa personne. Cela fait simplement de moi quelqu'un de réaliste.

- Votre problème d'addiction au gel et autres produits capillaires ?

- Mes cheveux méritent toute leur attention.

- Votre manifeste manque de confiance en vous que vous cachez derrière des propos insultants ?

- Si vous faîtes référence à ma compétition avec la Miss-Je-Sais-Tout, je peux vous assurer que j'ai pleinement confiance en moi.

- Elle était pourtant major de promotion, ce qui vous irritait beaucoup, non ?

- Ce n'est pas pour autant qu'elle était meilleure que moi. Elle était simplement avantagée par Dumbledore, comme tous les abruti de sa stupide maison ! Dix points pour Gryffondor, commença-t-il à imiter, youhou, vous gagnez la coupe même si l'année est terminée, ahah, feinte!

- Très bien, concéda la psy en levant les yeux au ciel. Le traumatisme que vous avez eu à être transformé en fouine devant tous vos camarades de classe ?

- Hé ! Comment vous savez ça ?

- Tout le monde le sait. Alors monsieur Malefoy, je continue cette liste aussi inutile que désagréable pour vous, ou vous me dites pourquoi vous êtes réellement ici ?

- D'accord... accepta Drago, résigné. Je viens parce que je suis... hanté.

- Hanté ? Par un fantôme ?

- Non. Par des images de mon passé et que j'aimerai oublier.

- Je vois. Pourriez vous me les décrire ? demanda le docteur.

- Non. Les images que j'ai en tête sont trop horribles, répondit avec peine Drago. Mais elles me hantent sans cesse. À chaque fois que je ferme les yeux, elles s'imposent à mon esprit. La nuit, je me réveille en sursaut. Et même si je ne me souviens plus du contenu de mes cauchemars, je sais que ce sont elles qui les ont causé. Je ne sais pas quoi faire pour m'en débarrasser.

- Peut-être pourriez vous déménager ? proposa la psychologue.

- Et bien c'est vrai que c'est devenu assez gênant depuis que ma mère s'est amourachée de cet imbécile de Lockhart... si j'avais su qu'il allait séduire ma mère en reprenant ses esprits, je n'aurais jamais inventé ce remède pour l'amnésie ! Remarquez, rajouta-t-il pour lui même, je ne serai pas contre une petite dose d'oubliettes pour oubliez cette fois où je suis rentré dans leur chambre et...

- Oui cela a dû faire un choc, concéda la psychologue tout en le coupant. Mais je voulais surtout parler de l'occupation du Manoir par Vous-Savez-Qui et les horreurs que vous avez dû y voir. Vous en éloigner dans un nouveau chez vous pourrait vous faire du bien.

- Oh... et bien oui, j'ai vu des choses... désagréables oui, mais... ça va plutôt bien en fait. J'associe plus la maison à mes souvenirs d'enfance que à la guerre. Et pour les images en elles mêmes, je tiens plutôt bien le coup pour tout vous dire.

- Je ne comprends pas... Si ne se sont pas les images de la guerre qui vous hantent, de quoi s'agit-il ?

- DfanavecAryter, grommela-t-il dans un soupir exagérément dramatique et parfaitement incompréhensible.

- Pardon ?

- Des fanart avec Harry Potter, clarifia-t-il.

- Je... je ne sais pas ce que c'est. Expliquez moi depuis le début.

oOoOo

- On dira ce que l'on voudra, mais la technologie moldue est tout de même bien intéressante ! s'exclama Astoria. L'on peut y trouver ce que l'on veut et... chéri ?

- Oui ? demanda le dit chéri depuis la salle de bain.

- Tu peux venir ici s'il te plaît ? Immédiatement, ordonna-t-elle d'un ton qui ne souffrait aucune protestation.

- Que se passe-t-il ? demanda un Drago essoufflé, du shampoing pour « un rendu naturel et brillant » plein les yeux.

- Si tu voulais me tromper avec Harry Potter, tu aurais au moins pu avoir la décence de ne pas en faire étalage dans la presse moldue ! s'écria-t-elle en lui donnant une gifle monumentale.

- Aie ! s'écria Drago avant de reprendre, paniqué : quoi ? Harry Potter ? Mais... non ! Non ! Non, jamais ! Que... Potter ? Mais d'où vas-tu inventer cela ?

oOoOo

- Nous avons finit par nous rendre compte que l'article qu'avait cru lire Astoria n'était en réalité que des « fanfiction », termina d'expliquer Drago. Ce sont des histoires, inventées par des moldus, qui mettent en scène des personnes qu'ils aiment.

- Et comment sont ces histoires ? demanda la psychologue, visiblement intéressée.

- Horribles, répondit Drago en coupant court à son excitation. Elles racontent n'importe quoi !

- Voyons, ça ne peut pas être si horrible que ça...

- Oh si. J'ai apporté un extrait, pour que vous compreniez. Herm, s'échauffa-t-il la voix avant de lire : « Harry se ramassa légèrement sur lui-même, prêt à combattre, mais sans se soucier de couvrir sa glorieuse nudité. Du regard, Harry cherchait aux alentours ce qu'il pourrait bien utiliser comme arme. Drago ne l'en apprécia que plus. » C'est complètement délirant ! Comme si j'allais apprécier la soi-disante glorieuse nudité de Potter ! Mais n'importe quoi !

- C'est vrai que c'est plutôt étrange, concéda la psychologue (tout en notant mentalement le nom de cette « fanfiction » parce que elle, cela l'intéressait plutôt bien de découvrir la glorieuse nudité du célèbre Harry Potter)

- Et encore... ce n'est pas finit... dans certaines histoires, les auteurs me mettent avec Loufoca ! Comme si j'allais me marier avec une foldingue pareille ! Ou Ginny Weasley... c'est une Weasley pardi ! Et ce n'est pas le pire : certaines histoires me mettent en scène avec Severus – ce qui est totalement glauque – ou pire ! Mon père ! C'est mon Père, bordel !

- Je vois... je comprends que cela vous perturbe grandement. Et donc... quel est le lien avec les images qui vous hantent tant ?

oOoOo

- Mais voyons Astoria, je te jure que je ne tromperai jamais ! Et encore moins avec Potter !

- Pourquoi « encore moins » ?

- Je...

- Parce que « encore moins » ça insinue le fait que tu pourrais le faire « encore plus » avec d'autres... comme avec Pansy, non ?

- Pansy a été un coup d'un soir à l'école ! Ces articles sont complètement bidons ! Voyons Astoria, tu sais aussi bien qu'on ne peut pas se fier à ce qui écrivent ces journaux assoiffés de ragots !

- Les journaux ne sont pas fiables, admit Astoria faisaint croire un instant à Drago qu'il s'en était sorti, avant qu'elle ne rajoute : mais les images, oui.

- De quoi tu... demanda-t-il avant de s'interrompre dans un très inélégant « aaaaaaaaaaaah » et de s'évanouir sous le choc.

oOoOo

- Je n'arrive pas à me débarrasser de ces fichues images... murmura Drago, qui peinait maintenant à parler tellement le souvenir était douloureux. Je revois encore et toujours ces griboullis, montrant Potter et moi... je...

- Tenez, dit la psychologue en lui tenant un mouchoir (et en se promettant, toujours mentalement, de consulter ces fameux « fanart »). Ca va aller. Vous êtes fort, vous pourrez vous en remettre.

- Vous croyez ? demanda Drago entre deux larmes.

- Bien sûr. Et pour cela, il faut combattre le mal par le mal.

- Je dois écrire une fanfiction décrivant la vie sexuelle des auteurs de manière très explicite et fantasmée ?

- Euh... vous pouvez, si cela vous fait du bien. Mais surtout, vous devez affronter vos peurs et lire une fanfiction qui vous fera du bien et vous permettra de vous réconcilier avec cette pratique. Choisissez quelque chose qui ne vous concerne pas, qui soit mignon et vous fasse du bien.

- Si vous le dites docteur, s'exécuta Drago qui chercha une histoire à lire. À ça y'est, j'ai trouvé quelque chose qui réponde à vos critères. Ça s'appelle « un chaton tout choupi ». Les histoires de chaton, c'est forcément mignon, non ?

- Bien évidement, acquiesça le docteur. Je vous souhaite une bonne lecture Monsieur Malefoy, et un bon rétablissement.

- Merci à vous, répondit Drago – qui ne se doutait pas encore que non, les histoires de chaton, ce n'était pas forcément mignon, et qu'il n'allait pas tarder à regretter sa naïveté et à maudire tous les fanfictionneurs !


Note (de fin) : Pour comprendre pleinement la chute, allez lire "Sorcellerie et incompréhensions", un excellent receuil de Destrange. Le texte en question est le 41e, appelé "un chaton tout choupi". Et oui Destrange, je ne m'en suis toujours pas remise (mais promis les autres qui passent par là et qui ne connaissent pas, ça vaut la lecture!)

Sinon je dois dire que je me suis bien amusée à torturer ce pauvre Drago.